Le Figaro - Vox

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  • Paul Ariès : « Le véganisme est le cheval de Troie des biotechnologies alimentaires »
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/01/18/31003-20190118ARTFIG00249-paul-aries-le-veganisme-est-le-cheval-de-troie-de
    https://i.f1g.fr/media/figaro/805x453_crop/2019/01/18/XVMc49d8264-1b47-11e9-9c06-0c291deb7893.jpg

    J’ai suffisamment montré dans mon « Histoire politique de l’alimentation du paléolithique à nos jours » que le végétarisme a été dans l’histoire une idéologie « bonne à tout faire » pour être vigilant chaque fois qu’on veut de nouveau interdire aux gens de manger de la viande. Les puissants ont très vite inventé le séparatisme alimentaire en ne voulant plus manger ni la même chose ni de la même façon que les gens ordinaires et en leur interdisant la viande. Le refus de la viande est aussi lié historiquement au refus de l’alcool, de la sexualité, bref de la jouissance, à l’exception notable de l’Encyclopédie de Diderot qui prône le végétarisme au nom d’une illusion, ne plus tuer d’animaux rendrait les humains bien meilleurs. J’aimerais dire surtout que si je combats le véganisme, depuis plus de vingt ans, ce n’est pas d’abord pour défendre mon droit au beefsteak mais pour préserver l’unité du genre humain. Le véganisme n’est pas en effet la poursuite du végétarisme et du végétalisme sous un autre nom, c’est une véritable idéologie politique qui sape les frontières entre les espèces tout en servant de cheval de Troie aux biotechnologies alimentaires comme les fausses viandes industrielles.

    Le seul truc que je n’aime pas dans ce texte, c’est

    Une vache est un miracle de la nature, qui mange de l’herbe et la transforme, pour nous, en protéines.

    Le "pour nous" est de trop mais pour le reste, c’est vraiment bien.

    #élevage #animaux

    https://seenthis.net/messages/758295 via aude_v


  • « Diogène au pays des gauchistes » ou « Agamben vu par “Le Figaro” » (09/05/2018)
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/05/09/31003-20180509ARTFIG00353-diogene-au-pays-des-gauchistes.php

    Giorgio Agamben, soleil de la gauche la plus illuminée, était de passage à Paris la semaine dernière, au moment des « célébrations » des 50 ans de 68. Mais le philosophe italien vaut beaucoup mieux que ça !

    Il y a mille manières de revenir sur les événements de Mai 1968. L’une d’elles est d’écouter la conférence d’un des grands insoumis du moment. Ce que nous fîmes, le 4 mai dernier, jour officiel du début des « événements » de mai. L’Italien Giorgio Agamben était l’invité de l’École pratique des hautes études, qui célèbre cette année le 150e anniversaire de sa création. Agamben est un homme de 76 ans de fine silhouette, le visage ovale, légèrement couronné de cheveux. Il est semblable à l’idée vague que l’on se fait d’un Diogène souple et ironique. C’est un polyglotte et un érudit. Il s’exprime en un français à peine accentué. Il a un côté Umberto Eco de l’ultra-gauche - sans le chapeau à bords mous. Il se promène avec une facilité envoûtante dans le jardin des lettres et de la philosophie européenne.

    Notre philosophe est à mille lieux des célébrations fiévreuses de 1968. Pourtant, comme un signe ironique que les temps ont bien changé, la conférence d’Agamben a failli être annulée par les mouvements de grève universitaires qui tentent, en vain, de ressusciter les débordements de 1968. Deux jours plus tôt, en effet, les normaliens de l’ultragauche ont fêté leur idole dans les jardins de la rue d’Ulm. Avec sa morale diogénienne, l’idole aurait dû les envoyer promener, mais il accepta l’échange. Sur ces entrefaits, les black blocs, ces philosophes à coups de matraque, ont occupé l’École normale, la main dans la main avec les enfants turbulents de l’élitisme républicain. La Sorbonne, inquiète des fréquentations d’Agamben, ou du sillage insurrectionnel qui l’entoure, a refusé au philosophe italien l’amphithéâtre promis.

    Ainsi, il dut migrer jusqu’à l’École de chimie, toujours dans le Quartier latin. La communication d’Agamben était intitulée « la voix comme problème philosophique ». L’assistance fut calme et studieuse. Nul charivari, nulle interpellation. Nul cri. À ses côtés se tenait le philosophe spécialiste des religions, Vincent Delecroix - auteur d’un texte récent Non ! De l’esprit de révolte - mais aussi Christian Jambet, qui connut les pavés de 1968 et la gauche révolutionnaire, avant de « brûler des voitures » autrement, par l’étude passionnée et érudite de la philosophie chiite, à la suite du regretté Henry Corbin.

    Agamben n’a rien à voir avec les autres gourous de la pensée de gauche, comme Alain Badiou. Vu des fortins de l’ordre libéral que représente Le Figaro, Badiou n’atteint ni en finesse, ni en ironie, ni en radicalité mordante, le subtil Agamben. Le premier étant le triste épigone d’un 1968 ivre encore du mot déjà fatigué de révolution. Le second, tout aussi sévère à l’égard du monde comme il va, un porteur de l’anarchisme pur, un continuateur de la branche situationniste - il était proche de Guy Debord -, une espèce de curé défroqué un peu quiétiste, un peu poète.

    Fidèle à sa méthode philologique, Agamben a analysé la voix humaine sous sa forme exclamative, celle par laquelle on s’adresse à quelqu’un. Il a donné l’exemple de Moby Dick : « Appelle-moi Ismaël ! » Le vocatif, nous a-t-il fait entendre, est le seul cas grammatical qui laisse place à la tonalité singulière et vivante de celui qui parle, et résiste à l’ordre réglé du discours, dont la fonction est de dire quelque chose sur quelque chose d’autre. « On a la philosophie de sa grammaire », résume l’Italien qui voudrait faire de ce « moment vocatif » une autre manière de « décider de l’humain en nous ». Être humain, selon Agamben, et pour autant que l’on puisse le dire si vite, c’est refuser de se soumettre aux ruses de « la biopolitique », ce système complexe de contrôle de nos vies par la bureaucratie, le droit, l’argent, les conventions etc. Bienvenue au pays des anarchistes, dont Diogène est un habitant dilettante. Dans ce pays-là, on retrouve des enfants qui regardent par la fenêtre, des artistes, des moines peut-être, et quelques anachorètes.

    On était donc très loin de l’hédonisme proclamé de l’année 68. Les soixante-huitards ont voulu faire table rase du passé et de l’avenir, au nom du présent. Agamben n’avait rien à leur dire, hier, comme il n’a rien à dire, aujourd’hui, aux hystériques de Nuit debout. Il est ailleurs. Il a substitué l’attente de l’apocalypse à celle de la révolution. Il a remis la théologie au premier plan, elle qui avançait masquée, sous la forme du marxisme. Et il fixe un point inatteignable - on a vu ce qu’il en coûtait de vouloir l’atteindre ici et maintenant - qui n’est même pas la fin de l’histoire, mais ce qui se passe après la fin de l’histoire. Avec un sens aigu de la citation, il fait revivre pour nous les eschatologies juives et chrétiennes, les prophéties messianiques, les textes millénaristes qui décrivent la mort vaincue, l’injustice abolie, la souffrance dépassée, et la fusion du règne humain et animal.

    Agamben a joué, tout jeune, le rôle de Philippe, disciple du Christ, dans le magnifique Évangile selon saint Matthieu (1964) de Pasolini. Ami de ce dernier, il aurait pu, aussi bien, jouer le personnage du jeune homme scandaleux hébergé par une famille bourgeoise dans Théorème. Mais il a arrêté là sa carrière d’acteur. À la place, il a suivi les séminaires de Heidegger à Thor, avec et grâce à René Char. Sa lecture de l’Épître de Paul dans Le temps qui reste (Ed. Rivage) est un tour de force. Sa critique franciscaine du principe de propriété dans De la très haute pauvreté, en est un autre. Car évidemment, il y a une parenté spirituelle avec le fondateur de l’ordre franciscain. Avec l’Église aussi. Agamben n’a-t-il pas fait l’éloge du renoncement de Benoît XVI ? La fascination apocalyptique dans le discours de cet italien charismatique n’a pas échappé au pape François. Et on susurre que le philosophe est un visiteur du soir du commandeur des catholiques.

    Tout cela agace les gauchistes qui se réclament d’Agamben. C’est le cas du « Comité invisible », à l’origine de la tentative supposée de sabotage d’une ligne de chemin de fer à Tarnac, qui ont finalement bénéficié d’une relaxe récemment. Sans doute l’ont-ils mal lu. Car la pensée dont ils se réclament devrait les déprendre de l’injonction à l’action. L’oeuvre du philosophe fait de son mieux pour nous libérer de l’efficacité, pour en appeler au désoeuvrement, et à la grève indéfinie. Agamben est à la recherche d’un mode d’être radicalement nouveau et presque insaisissable. Malgré ses variations de style et de ton, ce n’est peut-être pas Diogène qui domine chez lui, mais le pessimisme des gnostiques à l’égard de la Création. Si le monde est mauvais sur toute la ligne, il ne peut donc changer que par la fin des temps. C’est pourquoi, bien sûr, nous ne le suivons pas. Car nous pensons comme les Grecs qu’il faut d’abord comprendre ce qui est, et dans ce qui est ce qui est beau, pour mieux admirer et mieux aimer le monde tel qu’il va.

    https://seenthis.net/messages/716337 via tbn


  • « La #Grèce ne sera pas maîtresse de ses budgets » : malgré l’accord sur la dette grecque, le pays reste sous le contrôle de ses créanciers #UE #Austérité
    https://www.francetvinfo.fr/economie/crise/crise-europeenne/la-grece-ne-sera-pas-maitresse-de-ses-budgets-malgre-l-accord-sur-la-de

    « n’oublions pas que les privatisations vont se poursuivre : la quasi totalité des infrastructures de la Grèce ont été vendues. Les 15 meilleurs aéroports du pays ont été cédés à une société allemande, le port du Pirée a été vendu aux Chinois et maintenant c’est celui de Thessalonique qui est disputé entre les Chinois et d’autres. L’équivalent de la SNCF grecque a elle aussi été vendue à l’Italie et on assiste en ce moment à la vente à la découpe de DEI, l’EDF grec. »

    Accord sur la dette grecque : la fin d’un « long épisode dramatique » mais « encore des moments difficiles »
    https://mobile.francetvinfo.fr/economie/crise/crise-europeenne/accord-sur-la-dette-grecque-la-fin-d-un-long-episode-dramatique-

    Grèce : une annonce de réduction de dette en trompe-l’œil
    http://www.cadtm.org/Grece-une-annonce-de-reduction-de-dette-en-trompe-l-oeil

    Pourquoi le cauchemar grec est loin d’être terminé
    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/08/24/31002-20180824ARTFIG00263-pourquoi-le-cauchemar-grec-est-loin-d-etre-termin

    "Comme l’explique le politologue belge François Foret, « l’euro constitue en lui-même un nouveau sacré européen justifiant tous les sacrifices économiques, sociaux et culturels »."

    "en quatre ans seulement, la BCE a réalisé 7,8 milliards de bénéfices sur les titres hellènes. Il est question depuis des années que ces sommes soient rétrocédées à la Grèce, mais on trouve toujours une excellente raison de ne pas le faire. L’Eurogroupe s’y est une nouvelle fois engagé au mois de juin de cette année, mais seulement pour les bénéfices sur les obligations grecques réalisées à partir de 2017, pas sur ceux réalisés les années précédentes. Par ailleurs, ces rétrocessions demeureront « conditionnées au maintien des réformes acceptées par la Grèce »"

    "insolvable, la Grèce l’est puisque son « stock de dette » n’a pas été allégé, contrairement à ce qui avait été promis à Tsipras en 2015 en échange de son acceptation du « troisième mémorandum »"

    "’est ce qu’expliquait Pierre Moscovici le 20 août : « La Grèce va pouvoir se financer seule sur les marchés et définir sa politique économique. C’est un pays totalement libre, mais il y a une surveillance renforcée ». Libre, mais sous surveillance renforcée ! « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force », écrivait Orwell dans 1984. Nous avons affaire à la même sémantique folle avec les dirigeants de l’Union européenne..."

    " comme le disait Klaus Regling, le patron allemand du MES dans une interview datée de juin 2018 au quotidien grec Ta Nea, un « système d’alerte précoce » demeurera en vigueur « jusqu’à ce que tout l’argent ait été remboursé », c’est-à-dire jusqu’en 2060. Il s’agira notamment de s’assurer de la poursuite de l’austérité car « la mise en œuvre des réformes est une tâche permanente. Ce n’est jamais fini. Et c’est vrai pour tous les pays du monde, pour tous les pays de l’Union européenne et, par conséquent, pour la Grèce »"

    "L’exemple grec témoigne du fait qu’on ne peut rompre avec l’austérité en demeurant dans le cadre supranational actuel. Celui qui essaie est immédiatement foudroyé et subit un sort proche de celui d’un pays vaincu et occupé."



  • Bataille d’Afrine : la trahison des Kurdes par les Occidentaux

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/02/09/31002-20180209ARTFIG00284-bataille-d-afrine-la-trahison-des-kurdes-par-les-

    Face à l’intervention turque et de ses alliés syriens, les Kurdes du canton d’Afrine qui résistent depuis plus de trois semaines, n’ont d’autre perspective que de vendre chèrement leur peau. En effet les forces russes, après négociations avec la Turquie, ont quitté l’enclave et les États Unis ne se sont pas opposés à l’offensive turque.

    http://i.f1g.fr/media/figaro/805x453_crop/2018/02/09/XVMde632bf8-0dbb-11e8-a078-08d943ba6803.jpg

    Les forces alliées syriennes de la Turquie ne sont, pour l’essentiel, rien d’autre que des djihadistes, soit de « l’État Islamique », soit d’autres organisations aux idéologies similaires. Ces alliés sont qualifiés d’« Armée Syrienne Libre », - une entité plus ou moins fantôme aujourd’hui - et l’intervention militaire turque s’appelle « rameau d’olivier ». On a beau être une dictature, les apparences sont respectées avec une pointe d’humour noir.

    Les Kurdes de Syrie constituent un mouvement politico-militaire, qui depuis plusieurs années s’est battu contre l’Organisation de l’État Islamique. Il est discipliné et hautement motivé (comme j’ai pu le constater sur le terrain en 2016), avec une importante participation de combattantes, à la fois par choix politique et sociétal mais aussi pour permettre de quasiment doubler les forces armées d’une communauté minoritaire. Leur efficacité est perçue haineusement par les mâles d’une société où la femme est considérée comme un objet, ainsi que le démontrent les exactions commises à l’encontre de cadavres féminins.

    Par Gérard Chaliand

    https://seenthis.net/messages/668749 via enuncombatdouteux


  • « Avec Laurent Gayard, plongée dans les profondeurs du #Darknet »

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/01/26/31003-20180126ARTFIG00288-avec-laurent-gayard-plongee-dans-les-profondeurs-

    Comme vous vous en doutez, l’article est nul, sensationnaliste et de droite. Mais comme un lecteur de mon blog m’a demandé quelles étaient exactement les erreurs dans l’article, je me sers de SeenThis pour en dresser la liste. J’ai hésité car il faut bien plus de temps pour réfuter les conneries que pour en produire, les correcteurs seront donc toujours en retard sur les pipeauteurs mais, bon, c’est un exercice intellectuel qui peut être intéressant.

    « Cet Internet crypté où l’anonymat est garanti » Cela serait bien pratique, par exemple pour les dissidents, si une technique pouvait « garantir » l’anonymat. Hélas, ce n’est pas le cas. Il existe de nombreuses techniques d’investigation permettant de venir à bout des protections techniques (l’article est d’ailleurs contradictoire puisqu’il rappelle que le fondateur de Silk Road a bien été arrêté). Il suffit d’aller à des conférences comme CoRI&IN https://www.globalsecuritymag.fr/CoRI-IN-retour-sur-quelques-cas-d,20170206,68781.html pour s’en convaincre. Sans compter que les ignorants en sécurité confondent anonymat et pseudonymat (Bitcoin fournit le pseudonymat, pas l’anonymat.)

    « [Darknet] désigne tout réseau parallèle crypté » Utiliser le terme « crypté » montre une grave ignorance de la cryptographie. « Décrypté » existe mais pas « crypté », pour les raisons expliquées en http://www.bortzmeyer.org/cryptage-n-existe-pas.html

    « nécessitant un protocole très spécifique » Ce n’est même pas faux, c’est absurde. Tout réseau nécessite un protocole spécifique à ce réseau.

    « Le « deep web » ou « web profond » désigne tout simplement l’ensemble des pages ou des sites qui ne sont pas référencées par les moteurs de recherche traditionnels. » C’est également absurde, puisqu’on ne sait même pas de quel moteur de recherche on parle. Le Googlebot ou bien le « crawler » de Qwant. Si le Googlebot devient plus énérgique, et indexe davantage de pages, le Deep Web va se réduire ?

    « Le « darknet », c’est l’ensemble des réseaux cryptés qui existent sur Internet. » Donc, ma banque est dans le Dark Net (elle utilise HTTPS) et quand je me connecte en SSH à un ordinateur distant, je suis dans le Dark Net ? Cette définition sortie de l’imagination de l’auteur n’a clairement pas de sens, surtout si on la combine avec :

    « Cela ne représente que moins de 0,05 % du volume de données sur Internet » C’est probablement la majorité du trafic qui est chiffrée, surtout depuis les révélations Snowden, donc ce chiffre est clairement faux. Firefox voit aujourd’hui 70 % de pages chiffrées https://letsencrypt.org/stats/#percent-pageloads

    « La difficulté qu’on rencontre à intervenir sur ces réseaux cryptés pose des questions cruciales en termes de capacité juridique nationale et internationale et en termes de gouvernance mondiale. » Là, l’auteur abat ses cartes : le but de l’article est de justifier davantage de contrôle et de répression.

    « Facebook et Twitter ne sont pas des lieux de transparence absolue. En théorie, les deux réseaux sociaux imposent de créer des comptes sous son véritable patronyme. » Seul Facebook a une « Real Names policy ». Même sur des faits non techniques, l’auteur se trompe.

    « Cela rappelle beaucoup les premiers temps d’Internet, à la fin des années 90 et au début des années 2000 » Il y a plusieurs définitions possibles d’Internet, et qui donnent des dates différentes pour ses débuts. Néanmoins, aucune de ces dates n’est postérieure à 1985. L’auteur semble confondre l’existence de l’Internet, avec le fait que les journalistes et les ministres aient remarqué son existence.

    « Tails [...] Un équivalent de Windows » C’est un peu comme écrire « Le FN, un équivalent du PS » simplement parce que les deux sont des partis politiques…

    « Le Darknet a aussi une face sombre : c’est le lieu privilégié des cybercriminels » (cette phrase eest une question, pas une réponse de l’interviewé) Rien ne le prouve, bien au contraire. Non seulement tous les cyberdélinquants ne sont pas compétents en sécurité (et n’utilisent donc pas toutes les précautions possibles) mais ils ont besoin d’interagir avec leurs victimes, qui ne sont pas sur ce mythique darknet.

    « Les attaques d’avril et mai 2017 ont été les premières attaques pirates globales » C’est sans doute une référence à Wannacry. L’appeler « attaque » est exagéré, Wannacry ne ciblait pas ses victimes, il se répandait partout où il pouvait. Et ce n’est pas le premier ver à propagation mondiale, le premier était Morris… dix-neuf ans avant (date où, si on en croit l’auteur, l’Internet n’existait même pas).

    « elles ont utilisé des logiciels vendus sur des forums du darknet » Wannacry utilisait surtout une arme numérique développée par la NSA (et qui a fuité par la suite), ce que l’auteur, tout occupé à justifier davantage de pouvoir pour les États, oublie soigneusement de dire.

    « La citation est de John Gilmore » Non, de John Perry Barlow. L’auteur ne connait pas mieux le rock que la cybersécurité.

    https://seenthis.net/messages/663862 via Stéphane Bortzmeyer


  • La médecine connectée : responsabilisation nécessaire ou surveillance généralisée ?
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/01/08/31003-20180108ARTFIG00110-la-medecine-connectee-responsabilisation-necessai

    Le premier médicament « connecté » vient d’être autorisé aux États-Unis. Soignant la schizophrénie, l’Abilify MyCite contient un capteur qui, par oxydation provoquée par les sucs gastriques, signale son ingestion par le patient à un patch transmettant l’information, via Bluetooth, à son portable qui à son tour l’envoie au médecin. Celui-ci peut ainsi surveiller le suivi du traitement. Pour ses promoteurs, ce dispositif parviendrait ingénieusement à résoudre deux grands problèmes de la médecine moderne : son (...)

    #contrôle #santé

    ##santé

    https://seenthis.net/messages/658007 via etraces


  • Les pourparlers de l’axe de paix (Russie, Syrie, Iran, Turquie) à Genève, boudés par le 20h des chaînes françaises, est-ce vraiment une désillusion ?

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/12/06/31002-20171206ARTFIG00145-syrie-la-desillusion-des-pourparlers-de-paix-a-ge

    Syrie : « Les négociations de Genève sont une comédie »
    Par une journaliste du Figaro Eugénie Bastié 06/12/2017

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Les pourparlers de Genève sur la Syrie, sous l’égide de l’ONU, ont commencé. Alors que l’engagement des Occidentaux recule dans la région, la Russie de Poutine occupe le premier plan des négociations diplomatiques. Le décryptage de Frédéric Pichon.

    Frédéric Pichon est un géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d’une thèse de doctorat sur la Syrie et

    chercheur associé à l’Université de Tours, il a publié Syrie : Pourquoi l’Occident s’est trompé (éd. Éditions du Rocher, 2014) et Syrie, une guerre pour rien (éditions du Cerf, 2017)
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    FIGARO/VOX.- Les pourparlers de Genève ont commencé. Quel est l’objectif de ces négociations ? L’opposition syrienne a-t-elle encore du poids et de la crédibilité ? Le départ d’Assad est-il encore une priorité ?
    Frédéric PICHON.- Les négociations de Genève sont une comédie et pas seulement depuis cette session. D’un côté, les émissaires de Damas font du « tourisme politique » car ils savent que l’opposition est fragmentée, impuissante et n’a pas d’articulation militaire décisive sur le terrain. D’autre part, l’opposition continue de réclamer comme préalable le départ d’Assad. En 2012, on pouvait à la rigueur le comprendre. Mais en 2017, c’est un manque de réalisme confondant. Comment voulez-vous que cela aboutisse à quelque chose ? En réalité, tout cela s’est déjà joué en partie à Astana en décembre 2016 et à Sotchi en novembre 2017. Quand Poutine invite par surprise Assad à l’ouverture de sa rencontre avec les Présidents turcs et iraniens, le message est pourtant très clair : il fait partie de l’équation, qu’on le veuille ou non. Et tout le monde le sait, y compris en Arabie Saoudite et à Paris. C’est d’autant plus cruel et pathétique pour les opposants qui sont vraiment les acteurs d’une tragi-comédie.
    Nous actionnons les leviers émotionnels de la diabolisation de Bachar el Assad, tandis qu’il se promène entre Damas et Sotchi et que Poutine réunit Rohani et Erdogan et parle à Netanyahu.
    C’est d’un accord entre la Turquie, la Russie, l’Iran et la Syrie que sortira un cadre que l’on peut deviner à peu près : pas de départ d’Assad avant au moins 2021, date de la fin de son mandat (qu’il pourra renouveler théoriquement jusqu’en 2028) ; organisation d’élections incluant des listes d’ « opposants » (plus ou moins proches de Moscou) et promulgation d’une nouvelle constitution faisant davantage de place à une forme de décentralisation. Tout le reste n’est que spéculations destinées à combler par de l’activisme diplomatique l’impuissance totale des chancelleries occidentales. Nous voilà réduits à actionner les leviers émotionnels de la diabolisation de Bachar el Assad via Arte et Le Monde, tandis qu’il se promène tranquillement entre Damas et Sotchi et que Poutine réunit Rohani et Erdogan et parle à Netanyahu.
    Quelle est la situation sur le terrain en Syrie ? Le pays est-il en train de devenir un protectorat russe ou bien est-il de plus sous influence iranienne ?
    Si l’on regarde en termes de troupes et de matériels au sol, ce sont les Iraniens (Pasdarans) et leurs supplétifs (milices chiites irakiennes ou Hazaras afghans) qui sont les plus nombreux. Mais il n’y a pas -officiellement- de bases iraniennes en Syrie. Or les Russes ont la base navale de Tartous, celle de Mheimim et implantent une base d’écoute supplémentaire dans le désert syrien (en plus de celle de Kassab) : ils sont là pour un demi-siècle. Ils ont été les seuls à déployer leur aviation et leurs systèmes anti-aériens en Syrie. Politiquement, ils sont plus influents que l’Iran en Syrie, comme le reconnaissent certains responsables syriens qui s’en félicitent d’ailleurs. Je ne crois pas à un « grand remplacement » iranien ou chiite en Syrie comme le brandissent certains illuminés. Les Syriens restent nationalistes et ce ne sont pas les quelque 400 000 chiites syriens qui risquent de submerger la démographie syrienne, majoritairement sunnite. Cela dit, plus que jamais, la Syrie est un élément de continuité territoriale dans le dispositif iranien qui se déploie vers la Méditerranée. Téhéran cherche à en faire un élément de plus en plus imbriqué, y compris au niveau économique et énergétique.
    Autrefois, les guerres se décidaient à Washington, Paris ou Londres, les paix se signaient à Genève ou Camp David. Astana et Sotchi viennent d’entrer dans les annales diplomatiques.
    Les Occidentaux ont-ils défini perdu la main en Russie ?
    L’Occident est mort en Syrie. Si nous ne l’avons pas encore compris, les mois qui viennent vont se charger de nous l’apprendre. Nous n’avons su poser ni les mots ni les actes sur ce conflit inédit. Autrefois, les guerres se décidaient à Washington, Paris ou Londres, les paix se signaient à Genève ou Camp David. Astana et Sotchi viennent d’entrer dans les annales diplomatiques. Et pour longtemps.
    Les Etats-Unis sont-ils en train d’abandonner la région ?
    L’administration américaine a beaucoup reculé sur le dossier syrien depuis 2013. Les programmes d’aide aux rebelles ont été supprimés. Les Kurdes des Syrian Democratic Forces, armés et entraînés par Washington vont faire les frais de ce désengagement. Actuellement, Washington veut encore rester dans le Nord Est, jusqu’en 2021 au moins, pour être sûr qu’Assad partira bien et que la reconstruction n’aura pas lieu avec lui. Mais il peut arriver plein de choses d’ici là : on sait comment faire partir les petits contingents étrangers dans la région. Et puis Trump n’est pas à l’abri d’un départ précipité de la Maison Blanche… Quant à la France, elle ne pèse plus grand-chose faute de Realpolitik.
    La France a-t’elle encore une partition à jouer dans l’après-conflit et la reconstruction ou bien est-elle définitivement hors-jeu ?
    Le Président Macron a semblé montrer une forme de rupture avec ses prédécesseurs. Il n’a de cesse depuis son élection que de rappeler l’irresponsabilité des politiques néoconservatrices et le manque de prudence dans les dossiers libyen et syrien. Emmanuel Macron a utilisé des mots très forts comme par exemple lorsqu’il a déclaré : « On ne m’a pas encore présenté le successeur légitime de Bachar el Assad ». Mais ce ne sont que des mots.
    Via le Qatar, la France se rapproche de l’Iran et pourrait rééquilibrer sa relation avec l’Arabie.
    Sur le dossier syrien, de toute façon la France n’a quasiment aucun levier direct. En revanche, il semble que la politique française dans le Golfe soit en train d’évoluer et que cela pourrait avoir un impact sur la Syrie : via le Qatar, la France se rapproche de l’Iran et pourrait rééquilibrer sa relation avec l’Arabie qui après avoir détruit le Yémen et « kidnappé » le Premier ministre libanais, a terriblement perdu son crédit. Quant aux contrats d’armements français, peu ont été honorés et ce que Manuel Valls présentait comme mirifique s’avère très congru, depuis que Washington a tout raflé au printemps dernier.
    Des millions de réfugiés sont encore à l’extérieur de la Syrie, notamment au Liban. Leur retour en Syrie est-il envisageable ? Sous quelles conditions ?
    Beaucoup de Syriens commencent à revenir de Turquie et de Jordanie notamment. Au Liban, près d’1,5 millions attendent que la stabilité revienne. Mais ne nous faisons pas d’illusions : beaucoup ne sont pas les bienvenus et ne reviendront jamais. Même chez les loyalistes, la question du service militaire empêche encore des milliers de jeunes gens de revenir. La paix et la réconciliation ne sont pas pour demain. En tous les cas, il est évident que les Européens sont face à un dilemme : la position française officielle est d’empêcher que l’aide à la reconstruction ne transite par les organes du gouvernement syrien, afin de ne pas légitimer Bachar el Assad. Mais alors, c’est prendre le risque de ralentir le retour des réfugiés et même, par le biais du regroupement familial, c’est prendre le risque d’augmenter encore leurs effectifs en Europe. Or Federica Mogherini, encouragée par certains pays d’Europe centrale comme ceux du « groupe de Visegrad » ne tient à ce que la situation ne pourrisse. Les prochaines semaines seront déterminantes.


  • Seance déprogrammée. Merci Johnny !
    France 2 jeudi. 7 décembre : "Syriennes violées"
    ou comment saboter les pourparlers en cours à Genève

    http://www.telerama.fr/television/a-voir-sur-telerama.fr,-syrie-le-cri-etouffe,-un-documentaire-exceptionnel-

    En rappel
    Syrie : reprise mardi des pourparlers de Genève
    http://www.liberation.fr/planete/2017/12/01/syrie-t-mardi-des-pourparlers-de-geneve_1613897

    Une coïncidence qui fait réagir.
    https://www.legrandsoir.info/a-propos-des-50-000-syriennes-emprisonnees-et-violees-dans-syrie-le-cr

    Même le Monde se prête au jeu !
    Le contraire m’aurait d’ailleurs étonné ! Le Monde fidèle à lui-même. Sa kouchnerisation toujours d’actualité ! Je me souviens de ses positions extrêmes durant la guerre d’Irak. Une calamité ! Même posture en ce qui concerne la guerre en Syrie ! Let’s have a look.

    http://mobile.lemonde.fr/syrie/article/2017/12/05/en-syrie-le-viol-etait-le-maitre-mot_5224603_1618247.html

    Publié Le 05.12.2017 à 06h30
    « En Syrie, le viol était le maître mot »
    Avant la diffusion sur France 2 d’un documentaire sur les violences sexuelles perpétrées pendant la guerre civile syrienne, « Le Monde » publie le témoignage de Hasna Al-Hariri, 54 ans, victime de la folie du régime de Bachar Al-Assad.
    Par ANNICK COJEAN
    Temps de lecture : 11 min
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    EXTRAIT

    La prison centrale de la ville d’Alep (Syrie). SYRIAN PERSPECTIVE AD NETWORK
    C’est un crime silencieux. Un crime massif, fondé sur l’un des tabous les mieux ancrés dans la société traditionnelle syrienne. Un crime perpétré depuis les premiers mois de la révolution, au printemps 2011, et qui se perpétue dans les nombreux centres de détention gérés par le régime de Bachar Al-Assad : le viol, une arme de guerre. Le Monde avait publié, le 6 mars 2014, une enquête d’Annick Cojean, titrée « Le viol, arme de destruction massive », pour laquelle la journaliste avait collecté et croisé de nombreux témoignages de femmes ayant subi des sévices sexuels dans les geôles syriennes et s’exprimant pour la première fois.

    Cette fois, c’est un film, Syrie, le cri étouffé, réalisé par Manon Loizeau et coécrit avec Annick Cojean, avec l’aide de Souad Wheidi, diffusé en décembre sur France 2 dans le cadre d’une soirée consacrée à la Syrie, qui donne la parole à ces femmes doublement victimes : du régime, donc, mais aussi de leurs propres familles, prêtes à les bannir, voire à les tuer, lorsqu’elles sortent de détention. La culture et la tradition patriarcales sont implacables : le viol déshonore l’ensemble de la famille, voire le clan, le quartier, toute une communauté. L’injustice est ainsi à son comble : la femme est coupable d’être victime, ou supposée victime, puisque la simple détention dans un centre de « renseignement » équivaut aujourd’hui à une présomption de viol.

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  • http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/31/31002-20140731ARTFIG00381-dominique-de-villepin-lever-la...
    https://plus.google.com/102134628904684381650/posts/XY8TpYPh44S

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/31/31002-20140731ARTFIG00381-dominique-de-villepin-lever-la-voix-face-au-massa FIGAROVOX/EXCLUSIF- Dans une tribune publiée dans Le Figaro, l’ancien premier ministre s’inquiète du silence de la France face à l’escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Il appelle de ses vœux une interposition de l’ONU.


  • Très bien De Villepin.
    En 2014 déjà ! L’histoire se répète.
    NRobin

    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/31/31002-20140731ARTFIG00381-dominique-de-villepin-lever-la-voix-face-au-massa

    Dominique de Villepin : « Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza »
    Mis à jour le 01/08/2014
    http://www.atlasinfo.fr/photo/art/grande/7569176-11681680.jpg?v=1426357236
    FIGAROVOX/EXCLUSIF- Dans une tribune publiée dans
    Le Figaro, l’ancien premier ministre s’inquiète du silence de la France face à l’escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Il appelle de ses vœux une interposition de l’ONU.
    Dominique de Villepin est avocat. Il a été ministre des Affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac.
    Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c’est aujourd’hui, je l’écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l’existence et à la sécurité d’Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d’État constitué. Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l’éternel retour de la guerre qu’il est temps de parler et d’agir. Il est temps de mesurer l’impasse d’une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s’est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada. Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la « retenue » quand on tue des enfants en connaissance de cause ? Comment comprendre que la France s’abstienne lorsqu’il s’agit d’une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël ? Quelle impasse pour la France que cet esprit d’alignement et de soutien au recours à la force.
    Je crois que seule la vérité permet l’action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C’est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées.
    L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire.
    Ayons le courage de dire une première vérité : il n’y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l’occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd’hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n’y a plus que l’engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C’est la spirale de l’Afrique du Sud de l’apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d’iniquité et de bantoustans humiliants. C’est la spirale de l’Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle.
    Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort : il ne saurait y avoir de responsabilité collective d’un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur ? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu’on assassine ces derniers, d’autant moins qu’on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. Qu’on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA ? Londres a-t-elle bombardé l’Irlande dans les années 1970 ?
    Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici : oui il y a une terreur en Palestine et en
    Il n’y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d’Israël. La logique de force a légitimisé hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd’hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique.
    Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu’on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d’entendre que ce qui se passe en Palestine n’est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu’on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d’« eau sale » et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu’on nie qu’il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.
    Il n’y a aujourd’hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d’en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n’est pas « comment ? », c’est « qui ? ».
    Il n’y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d’Israël. La logique de force a légitimisé hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd’hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s’engager dans une logique où il n’y aurait plus que la soumission ou l’élimination.
    Il n’y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd’hui c’est une logique folle qui s’est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d’une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d’une partie du peuple israélien est aujourd’hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères.
    Il n’y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s’interroge sur l’utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l’Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.
    Face à l’absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C’est au premier chef la responsabilité de la France.
    Le deuxième outil, c’est la justice internationale. L’urgence aujourd’hui, c’est d’empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d’adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd’hui le meilleur garant de la loi internationale.
    Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu’il ne soit trop tard, tout particulièrement à l’heure où il est question d’une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant l’action d’Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d’assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu’elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.
    Le deuxième outil, c’est la justice internationale. L’urgence aujourd’hui, c’est d’empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d’adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd’hui le meilleur garant de la loi internationale. C’est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale.
    Le troisième outil à la disposition de la communauté internationale, c’est l’interposition. À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l’imposer par la mise sous mandat de l’ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l’économie et la société sur ces territoires par un plan d’aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l’ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.
    Nous n’avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle. Parce qu’elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l’espoir même d’un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice.
    Dominique de Villepin

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    Élie Barnavi : « Les Américains doivent imposer un plan de paix »
    Dominique de Villepin


  • Coralie Delaume : « Non, la France n’est pas droguée aux dépenses publiques »
    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/07/31007-20170707ARTFIG00304-coralie-delaume-non-la-france-n-est-pas-droguee-a
    #Bêtisier_permanent #Discours_orthodoxes

    "Bruno Le Maire, lequel affirmait quelques jours auparavant « Depuis 30 ans, la France est droguée aux dépenses publiques. Oui, il faut les réduire : c’est une question de souveraineté nationale ».
    On se demande bien en quoi le fait de tout faire pour respecter des « critères de convergence » arbitraires tel celui des 3 % de déficit imposé par l’appartenance à l’Union européenne ( quand il ne s’agit pas de « faire des réformes pour regagner la confiance de l’Allemagne » ) au détriment du bon fonctionnement de nos administrations et de la pérennité de nos services publics serait bon pour la souveraineté nationale"

    "si l’on utilisait les mêmes modalités de calcul pour rechercher le montant des dépenses privées rapportées au PIB"

    "C’est bien à cela que sert le ratio dépense publiques / PIB : à donner un indice du type de société auquel on à affaire, des grands choix qui y ont été faits, des modalités de fonctionnement des différentes économies. En aucune façon à mesurer la part de la richesse nationale qui « partirait » en dépenses publiques."

    L’arène nue : « S’échiner à faire baisser la dette publique n’a aucun intérêt. Un monde sans dette n’existe pas ! » entretien avec Bruno Tinel
    https://l-arene-nue.blogspot.com/2018/10/sechiner-faire-baisser-publique-na.html

    "Une telle sortie est tragique et consternante. Elle témoigne de l’époque que nous traversons, celle du gouvernement par la peur, celle des raccourcis et des abus de langages permanents. Contrairement à ce qui est trop souvent dit, ceci n’est pas en premier lieu le fait des extrêmes. Ce sont les responsables dits « modérés » qui recourent constamment à ces procédés rhétoriques manipulatoires.[...] Les mots ne doivent pas être dévoyés par ceux qui sont en position de prendre des décisions politiques qui engagent la vie des peuples et des nations. La crise politique profonde que nous vivons a une dimension linguistique. [...] Nos gouvernants doivent comprendre que bon nombre de citoyens sont las de la propagande perpétuelle. Ils doivent miser avant tout sur l’intelligence plutôt que sur le paternalisme et la culpabilisation, qui blessent l’estime de soi des gouvernés (« on nous prend pour des idiots ! »)"

    "Il suffit de voir comment l’Italie est en train de faire sécession. Voyez la morgue avec laquelle Pierre Moscovici (encore lui) a accueilli jeudi 27 septembre le projet du gouvernement italien de resserrer un peu moins que prévu son budget"

    "La question de la dette publique fait particulièrement l’objet des manipulations langagières qu’Orwell avait très bien identifiées dans 1984"

    "ces responsables politiques nous expliquaient alors qu’il fallait réduire les déficits pour que baissent les taux d’intérêts qui étaient très élevés en 1990. Pourtant, à l’époque, la dette publique ne représentait que 35 % du PIB. Depuis, le ratio est monté à quasiment 100 % et les taux d’intérêts sont autour de 0 %. Cherchez l’erreur."

    "Ce sont les mêmes qui nous prédisent tous les jours des catastrophes, depuis trois décennies, en raison de la dette publique pour justifier des coupes"

    "Avec sa sortie ridicule, M. Moscovici crie « au loup » mais il ne fait qu’agiter un vieux chiffon usé jusqu’à la trame."

    "il faut sortir d’une approche purement comptable"


  • Laurent Alexandre : « Bienvenue à Gattaca deviendra la norme »
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/06/02/31003-20170602ARTFIG00207-laurent-alexandre-bienvenue-a-gatacca-deviendra-l
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2017/06/02/XVM65e51ac8-47a1-11e7-8097-86070d75c1d7.jpg

    La puissance publique n’a pas pris la mesure de la révolution en cours : la loi va devoir se réinventer pour encadrer l’#IA et donc notre vie. La gouvernance, la régulation et la police des plateformes d’IA vont devenir l’essentiel du travail parlementaire.

    (…)

    Ayant comme premier objectif sa survie, toute IA forte se protégera en cachant ses intentions agressives et en attaquant préventivement. L’augmentation de nos capacités intellectuelles semble à #Elon_Musk la seule solution, avec le développement de colonies sur Mars, pour éviter que l’humanité tout entière soit exterminée d’un coup.

    (…)

    Quel est le but ultime de l’humanité, de la science ? Pour Clément Vidal, la réponse à
    Le seuil de 300 ans n’a aucun sens. En réalité, l’espèce humaine va devenir immortelle. Dans 100 ans ou 500 ou 1000 ans. Peu importe. La vraie question est celle du prix.
    cette dernière question est claire : le but ultime de la science est de combattre la mort de l’Univers, par la création artificielle de nouveaux univers. Après la mort de la mort, la science se consacrerait à combattre la mort de l’Univers. La #cosmogénèse artificielle mobiliserait toute l’énergie de l’humanité dans les prochains milliards d’années. Après la régénération de nos organismes vieillissants, la régénération cosmologique viserait à rendre l’Univers immortel ou substituable.

    (…)

    On ne sauvera pas la démocratie si nous ne réduisons pas les écarts de #QI. Des gens augmentés disposant de 180 de QI ne demanderont pas plus mon avis qu’il ne me viendrait à l’idée de donner le droit de vote aux chimpanzés.

    (…)

    Jusqu’où augmente-t-on notre cerveau avec les #implants_intracérébraux d’Elon Musk ? Jusqu’où fusionne-t-on neurone et transistor ? Quel droit donne-t-on aux machines ? L’émergence de nouvelles créatures biologiques ou électroniques intelligentes a des conséquences religieuses : certains théologiens, tel le révérend Christopher Benek, souhaitent que les machines douées d’intelligence puissent recevoir le baptême si elles en expriment le souhait.

    #transhumanisme #Laurent_Alexandre

    https://seenthis.net/messages/606756 via baroug


  • Jean-Michel Blanquer : Portrait d’un revenant
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/05/18052017Article636306889214179524.aspx

    Jean-Michel Blanquer est tout sauf un homme nouveau ou un simple technicien de l’éducation. C’est une figure très connue qui revient rue de Grenelle où il a fait carrière pendant 6 ans dans des cabinets de droite, particulièrement ceux de Robien et Chatel. Il revient avec un entourage qui était également au cabinet de Luc Chatel. Avec la nomination de Jean Michel Blanquer rue de Grenelle, les émigrés de la Sarkozie sont de retour.

    Lettre ouverte au nouveau ministre de l’Éducation nationale
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/05/18/31001-20170518ARTFIG00273-lettre-ouverte-au-nouveau-ministre-de-l-education
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2017/05/18/XVMb6834e1c-3be1-11e7-8018-1134ab7dd4db.jpg

    FIGAROVOX/LETTRE OUVERTE - « L’échec n’est plus une option », rappelle Jean Paul Mongin, délégué général de SOS éducation, qui se réjouit de la vision de l’école pragmatique et enracinée du nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

    SOS éducation - L’École des réac-publicains
    http://www.questionsdeclasses.org/reac/?+-SOS-education-+

    L’École des réac-publicains
    La « Pédagogie noire » du FN et des néo-conservateurs

    SOS Éducation — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/SOS_%C3%89ducation
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/5/5b/Logo_sos.png

    Créée en 2001, SOS Éducation est une association se présentant comme indépendante et apolitique. Elle réunit des parents et des professeurs et se fixe pour objectif d’améliorer l’école. L’association revendique 60 000 membres.

    Jean-Michel Blanquer Education

    Les Inrocks - En cachette, la sulfureuse association SOS Education efface tous ses liens avec le nouveau ministre de l’Education nationale
    http://www.lesinrocks.com/2017/05/19/actualite/en-cachette-la-sulfureuse-association-sos-education-efface-tous-ses-lien
    http://statics.lesinrocks.com/content/thumbnails/uploads/2017/05/000_oj43s-tt-width-1200-height-630-fill-0-crop-1-bgcolor-000000.jpg

    Une “interview exclusive” du nouveau ministre de l’Education nationale donnée le jour de sa nomination, à une sulfureuse association anti-avortement et proche de l’extrême-droite, a mystérieusement disparu du jour au lendemain.

    #gouvernement_macron

    https://seenthis.net/messages/599950 via unagi


  • Quand le FN s’inspire d’un intellectuel édité par le libéral Marcel Gauchet
    https://reporterre.net/Quand-le-FN-s-inspire-d-un-intellectuel-edite-par-le-liberal-Marcel-Gauc

    Reporterre a découvert le nom de l’auteur du discours sur l’environnement prononcé par Marine Le Pen fin janvier. Il s’agit d’Hervé Juvin, essayiste édité par Marcel Gauchet, éminent intellectuel libéral. Qui se commet lui-même dans une revue d’extrême-droite. Quelle perméabilité y a-t-il entre l’intelligentsia et le parti d’extrême droite ? C’est ce que nous avons cherché à comprendre. C’est l’histoire de Reporterre qui va à la conférence de Marine Le Pen sur la « France durable », un soir d’hiver, le 26 (...)

    #Info

    / #Culture_et_idées, #Politique

    « https://www.lesechos.fr/14/04/2008/LesEchos/20151-061-ECH_pourquoi-il-faut-produire-le-monde.htm »
    « http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/04/31002-20140704ARTFIG00161-herve-juvin-le-malheur-identitaire-est-plus-grave »
    « http://www.lemonde.fr/recherche/?keywords=herv%C3%A9+juvin&page_num=1&operator=and&exclude_keywords=&qt=rech »
    « https://www.franceculture.fr/personne/herve-juvin »
    « http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-idees/herve-juvin-je-suis-un-decu-de-l-europe_1761893.html »
    « https://www.tvlibertes.com/2017/01/06/13116/zoom-juvin-revolution-desir »
    « http://cerclearistote.com/tag/herve-juvin »
    « http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nddl-marine-le-pen-est-contre-mais-respectera-le-oui-du-vote-4819659 »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_remplacement »
    « http://www.liberation.fr/debats/2016/03/23/l-insaisissable-monsieur-gauchet_1441543 »
    « http://www.tommydessine.com »


  • Philippe Poutou chez Ruquier : la condescendance de la bobocratie médiatique

    S’y reprenant plusieurs fois, s’enlisant dans un fou rire incontrôlable qui eut tôt fait de contaminer Laurent Ruquier et les invités de l’émission, la donzelle arborait à elle seule, sans même en avoir conscience, ce décalage pernicieux, embarrassant, mêlé de mépris de classe, qui sépare une certaine caste médiatique de la France d’en bas, celle qui se trouve de l’autre côté de l’écran, et qui sait ce que c’est, de se faire lourder sans espoir de se recaser. Philippe Poutou sait. Il se bat pour éviter la liquidation de son usine et sauver les emplois de ses collègues.

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/02/28/31001-20170228ARTFIG00101-philippe-poutou-chez-ruquier-la-condescendance-de
    #poutou
    #ruquier
    #npa


  • Donald Trump à la Maison-Blanche : pourquoi ce qui paraissait invraisemblable est arrivé
    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/01/20/31002-20170120ARTFIG00220-donald-trump-a-la-maison-blanche-pourquoi-ce-qui-
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2017/01/20/XVMac36788a-df25-11e6-9208-249a9a26b21d.jpg

    Comme les #perdants de la #mondialisation sont majoritaires, il était vraisemblable que le Brexit et Trump puissent l’emporter. Il était d’autant plus vraisemblable que Trump l’emporte que l’électorat de H. Clinton était très concentré géographiquement (côte ouest et New-York) et que donc le mode de scrutin indirect favorisait Trump. Finalement (et malheureusement pour nous), c’est toujours le monde anglo-saxon qui est pionnier dans le monde occidental. En 1989, Thatcher et Reagan ouvraient le bal de la globalisation. Aujourd’hui, le Brexit, Theresa May et sa défense de l’industrie britannique, la percée de Sanders et la victoire de Trump sonnent la fin de la partie.

    #classes

    https://seenthis.net/messages/563414 via Agnès Maillard


  • François Fillon et Margaret Thatcher : même combat, vraiment ?
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/24/31001-20161124ARTFIG00148-francois-fillonet-margaret-thatcher-meme-combat-v
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2016/11/24/XVM8c2a80c0-b23b-11e6-8924-aaf6bf1e52ea.jpg

    En dehors de l’Europe où la volonté de limiter le rôle de l’Union à quelques politiques essentielles, de renforcer le rôle du Conseil, c’est-à-dire des Etats et de restreindre l’influence de la CEDH ( Convention européenne des droits de l’homme), quitte à en sortir, font écho au discours de Bruges de Margaret Thatcher en 1988, en dehors de la réforme du marché du travail ( faire de l’accord d’entreprise la norme, supprimer le monopole de la représentativité syndical) le projet de François #Fillon n’est pas comparable

    Focalisée sur les déficits budgétaires, la Dame de Fer [#Thatcher] avait choisi d’augmenter les impôts quitte à provoquer la récession. En parallèle à la baisse de 100 milliards des dépenses publiques sur cinq ans et à la réduction de 500 000 emplois publiques, François Fillon accepte une hausse du déficit public jusqu’à l’amélioration de la conjoncture. Il est contre le traité #TAFTA et ne fait pas « libre échange l’Alpha et l’Omega de la politique économique ». Il est partisan de l’État stratège et ne prévoit aucune privatisation. Autant de points qui l’éloignent de sa devancière.

    #économie #libéralisme #neo-libéralisme #ordo-liberalisme


  • Natacha Polony : « Le #système de la #globalisation néolibérale craque de toute part »
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/25/31001-20161125ARTFIG00331-natacha-polony-le-systeme-de-la-globalisation-neo
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2016/11/25/XVMa3ef406e-b340-11e6-8924-aaf6bf1e52ea.jpg
    Marrant, j’ai fait un drôle de rêve : que le Figaro publie un truc qui fait appel à Marx et à Bourdieu pour condamner la #novlangue et la #dictature du #capitalisme #néolibéral.
    Quand même, si ça arrivait, ce serait un peu le début de la fin.

    Nous avons cru être débarrassés des #idéologies, mais nous avons aujourd’hui à l’œuvre quelque chose qui se présente sous les habits de l’évidence, parfois de la science économique, en tout cas du pragmatisme, mais qui relève bel et bien de l’idéologie. C’est celle du #libre-échangisme qui s’est développée à partir des années 1970 et qui a remis en cause petit à petit tous les acquis sociaux non seulement des #classes populaires mais aussi des classes moyennes, notamment en France les acquis sociaux du Conseil national de la résistance. Cette idéologie s’est mise en place à partir de Reagan et Thatcher mais elle a vécu son ère de toute-puissance lorsque des sociaux-démocrates sont arrivés au pouvoir, aux Etats-Unis avec Bill Clinton, en Angleterre avec Tony Blair, des élus qui ont libéralisé les flux de capitaux, ont remis en cause la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement, toutes ces mesures qui permettaient de protéger les citoyens contre le capitalisme prédateur.

    Le capitalisme est-il forcément prédateur ?

    Pour le dire simplement, tout au long du 20e siècle, le capitalisme a été contenu par le fait qu’il avait un ennemi : le communisme. Il fallait alors que les classes dominantes nouent un contrat avec les classes populaires, c’est-à-dire qu’elles abandonnent une part de leur #domination - ascenseur social, règles de protection, bref, modèles sociaux qui étaient ceux des pays occidentaux - pour que ces classes moyennes adhèrent à la #démocratie libérale. A partir du moment où le capitalisme n’a plus eu d’ennemi quand le mur de Berlin est tombé en 1989, on a vu réapparaître le vrai visage d’un capitalisme déconnecté de l’#économie réelle, qui n’existe plus que pour lui-même. Il ne sert plus à financer l’économie, mais il sert seulement à produire encore plus de capital. Ce système a abouti finalement à la crise de 2008. Avec le comité Orwell, nous disons qu’il s’agit d’un soft #totalitarisme car il s’impose contre la volonté des peuples, tout en gardant les apparences de la démocratie. Nous rappelons dans le livre la phrase de David Rockefeller, fondateur du groupe Bilderberg et président de la Commission Trilatérale, deux groupes d’influences au service des multinationales, dans Newsweek en 1999 : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’identité adéquate pour le faire. »

    #CNR #it_has_begun

    https://seenthis.net/messages/545887 via Agnès Maillard