• Peut-on faire supprimer son nom des archives des journaux ?
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/10/peut-on-faire-supprimer-son-nom-des-archives-des-journaux_4947516_4408996.ht

    Lorsque les services juridiques des journaux refusent d’accéder à leur demande, il arrive qu’ils saisissent la justice. Une quinzaine d’ordonnances de référé ont été rendues depuis deux ans : elles privilégient tantôt le droit à l’#information, tantôt le droit à la #vie_privée. Le 12 mai dernier, la Cour de cassation a mis fin à cette cacophonie jurisprudentielle. Elle avait été saisie par deux anciens traders, Stéphane et Pascal D., fondateurs de la société de courtage Mercury Capital Markets. Ils se plaignaient de ce que, lorsqu’on tapait leurs nom et prénom, on tombait sur un article du site Lesechos.fr intitulé « Le Conseil d’Etat réduit la sanction des frères D. à un blâme », publié en 2006. Ils estimaient que le titre était « tendancieux », du fait qu’il « insistait sur le maintien d’une sanction » plutôt que sur l’annulation de la mesure d’interdiction professionnelle prise en 2003 par le Conseil des marchés financiers, et qu’il les empêchait de retrouver un emploi.

    Ils avaient demandé que le site Web des Echos supprime de ses critères d’indexation leurs nom et prénom. Ils avaient fait valoir qu’une telle désindexation n’avait pas d’incidence sur l’article et ne portait pas atteinte à la liberté de la presse. Mais elle leur avait été refusée. La cour d’appel de Paris, qu’ils avaient saisie, les avait déboutés, en observant que « ni le titre ni l’article ne contenaient la moindre inexactitude ». Elle avait jugé qu’imposer à un organe de presse de « supprimer de son site Internet dédié à l’archivage de ses articles (…) l’information elle-même (…) ou d’en restreindre l’accès en modifiant le référencement habituel excéderait les restrictions qui peuvent être apportées à la liberté de la presse ». La Cour de cassation a validé son arrêt.

    Outre-Quiévrain, les frères auraient pu obtenir un jugement inverse. En effet, la Cour de cassation belge a jugé, le 29 avril, que le journal Le Soir avait commis une faute en refusant d’accéder à la demande d’anonymisation d’un article réédité sous forme d’archive électronique en 2008. L’article, publié initialement en 1994, relatait la manière dont un médecin, sous l’influence de l’alcool, venait de provoquer un accident de la circulation ayant entraîné la mort de deux personnes. La Cour de cassation belge a jugé que le "#droit_à_l'oubli numérique « fait » partie intégrante du droit au respect de la vie privée", garanti par la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Et aussi que la protection de ce droit « justifiait une ingérence dans le droit à la liberté d’expression ».

    Deux cours suprêmes viennent donc de rendre deux jugements opposés. On ne peut que souhaiter que les frères D. et Le Soir soumettent leurs affaires à la Cour européenne des droits de l’homme, à Strasbourg, et que celle-ci rende un arbitrage.

    L’arrêt de la cour de Cassation : https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000032532166

    http://seenthis.net/messages/504769 via tbn


  • Des milliers de caméras de surveillance piratées pour mener des attaques informatiques

    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/28/des-milliers-de-cameras-de-surveillance-piratees-pour-mener-des-attaques-inf

    Certaines caméras de surveillance ne se contentent pas de filmer et de transférer leurs images à leur propriétaire. L’entreprise américaine de sécurité informatique Sucuri a récemment découvert que 25 000 d’entre elles, disséminées partout dans le monde, servaient aussi à mener des attaques informatiques.

    http://s1.lemde.fr/image/2016/06/28/644x322/4959451_3_f785_25-000-cameras-de-surveillance-disseminees-pa_215cdbdabf99a68c647ec9edeead3d31.jpg

    L’entreprise s’en est rendu compte après avoir été appelée à l’aide par une petite bijouterie, dont le site Internet était victime d’une attaque DDOS (Distributed Denial of Service), explique Sucuri dans un billet de blog publié lundi 27 juin. Ce type d’attaque, très répandue, consiste à saturer un serveur de requêtes, ce qui a pour effet de rendre le site qui y est hébergé inaccessible. Mais en creusant un peu plus profondément, l’entreprise a découvert que ces requêtes – jusqu’à 50 000 par seconde – étaient envoyées par des caméras de surveillance connectées à Internet.

    « Ce n’est pas nouveau que des pirates utilisent des objets connectés pour lancer des attaques DDOS, explique Daniel Cid, le fondateur de Sucuri, sur le blog de l’entreprise. Mais nous n’en avions jamais analysé qui ne se basaient que sur des caméras de surveillance et qui étaient capables de générer cette quantité de requêtes. » Le développement des objets connectés est une aubaine pour les pirates informatiques : leur système de sécurité est souvent limité et leurs propriétaires tardent à installer les mises à jour qui permettent de colmater certaines failles.

    http://seenthis.net/messages/504284 via enuncombatdouteux


  • #Qwant, le petit moteur de recherche anonyme qui monte
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/22/qwant-le-petit-moteur-de-recherche-anonyme-qui-monte_4955968_4408996.html

    Eric Leandri insiste sur la dimension éthique et sociétale de son aventure : « Avec notre technologie, nous pourrions gagner beaucoup d’argent en faisant du marketing de pointe, mais ce n’est pas notre intention. Nous voulons montrer qu’on peut gagner sa vie tout en ayant une pratique éthique, propre, respectueuse des droits et des modes de vie des Européens. Face à ceux qui veulent surveiller tout le monde tout le temps, nous proposons un autre projet de société, fondé sur la liberté individuelle. »

    Par souci de transparence, Qwant a publié le code-source des logiciels utilisés par son service pour interagir avec les machines des utilisateurs : « Les gens qui savent lire le code peuvent vérifier que tout fonctionne réellement sans collecte de données. » En ce qui concerne les algorithmes de production des résultats, c’est plus compliqué : « Si nous les publions aujourd’hui, les spécialistes du référencement découvriraient notre méthode, et trouveraient des moyens pour favoriser artificiellement tel ou tel site. Nous travaillons sur une solution technique ambitieuse : dès 2017, nous espérons publier en #open-source des algorithmes qui ne seront pas détournables, grâce à notre système d’intelligence artificielle et à la technique de la “blockchain” [répertoire distribué infalsifiable]. »

    #moteur_de_recherche #données_personnelles

    http://seenthis.net/messages/502577 via odilon


  • Une #intelligence_artificielle écrit le #scénario d’un court-métrage
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/10/une-intelligence-artificielle-ecrit-le-scenario-d-un-court-metrage_4947819_4

    Résultat : un film hors du commun, dont le scénario manque clairement de cohérence, tout comme les dialogues. « Dans un futur où règne le chômage de masse, les jeunes gens sont forcés de vendre du sang », déclare le personnage principal. « Tu devrais voir le garçon et te taire, lui répond son interlocutrice. Je suis celle qui était censée avoir 100 ans. »

    #IA #génératif #film @elsa

    http://seenthis.net/messages/498674 via Fil