• Un financier qu’on aimerait voir s’écraser en plein vol - Le site du journal Le Postillon
    https://www.lepostillon.org/Un-financier-qu-on-aimerait-voir-s-ecraser-en-plein-vol.html

    Game of drones
    Un financier qu’on aimerait voir s’écraser en plein vol

    Delta Drone est une entreprise d’origine grenobloise qui fabrique des drones. Enfin, c’est ce qu’on croyait, parce qu’on gobait bêtement les articles de presse reprenant les communiqués de la boîte. Mais la presse économique est une des plus grosses productrices de fausses nouvelles (fake news en globish).
    En fait, Delta Drone n’est plus qu’un instrument financier très rentable, ne produisant rien si ce n’est de la spéculation. Le Postillon vous propose un voyage dans le monde des drones policiers, de la Bourse et des gigantesques magouilles financières autorisées par la loi.

    #bourse #drones #enfumage

    https://seenthis.net/messages/787047 via Sombre


  • Procès Emmaüs : Le Postillon relaxé

    Le 26 mars dernier, on passait en procès au tribunal de Grenoble, après avoir été attaqué pour diffamation par Emmaüs Grenoble. Plus précisément par François Potin et Jean-Pierre Polidori, respectivement président et responsable d’Emmaüs Grenoble, dont les actes avaient été critiqués dans un article paru dans Le Postillon n°47 (automne 2018).

    Autant dire que quand on a reçu les citations à comparaître, on n’a pas été très fier. Avoir un procès contre un grand élu ou patron, c’est presque glorieux. Contre Emmaüs, c’est assez dépitant.

    Alors à l’époque, on leur avait écrit un mail, aux deux responsables d’Emmaüs.

    "On avait depuis longtemps entendu la rumeur d’une attaque judiciaire, mais on se disait « non, ce serait stupide de leur part ».

    En attendant, on n’avait pas mis l’article en question sur Internet, comme on aurait dû le faire il y a trois semaines. Parce que comme mentionné dans l’article ce n’était pas un « plaisir » pour nous d’écrire un article sur Emmaüs : attaquer une structure sociale, c’est pas notre ligne éditoriale. Seulement, vu tous les témoignages parvenus, on ne pouvait pas éviter ce sujet. On l’a fait de la manière qu’on a estimé la plus juste - et on sait que vous n’êtes pas d’accord avec cette « justesse ». On l’a fait en espérant « rafraîchir des idées » et apaiser la situation, sans vouloir s’étendre sur ce sujet et faire de la lutte contre les dirigeants d’Emmaüs un étendard. Ne pas mettre l’article sur Internet était aussi une manière de montrer cette volonté : sans existence numérique dans trois mois tout le monde aura oublié ce papier et vous pourrez continuer vos activités sans autre question dérangeante.

    Visiblement, vous ne voulez pas en rester là. On n’est pas bien placé pour juger, mais on pense que ce n’est pas stratégique de votre part.

    Car si vous nous attaquez, on va mettre l’article sur Internet, coller des affiches qui parleront de ce sujet, faire des nouveaux dessins, des nouvelles caricatures : dans les prochains mois, on parlera forcément beaucoup d’Emmaüs, et donc de vous.

    Quelle que soit l’issue du procès, je ne pense pas que cela vous fasse de la bonne publicité. Surtout qu’on est confiants à propos de la solidité de notre dossier.

    Si en revanche vous abandonnez les poursuites, on ne parlera plus d’Emmaüs les prochains temps. Peut-être la meilleure des choses pour tout le monde."

    C’était une sorte de tentative de conciliation. Mais on a jamais eu de réponse à ce mail. Ou plutôt si : on a reçu une lettre recommandée de l’avocat d’Emmaüs nous expliquant que ses clients avaient pris ce mail comme une « menace ».

    D’ailleurs il s’en est même servi pendant sa plaidoirie, en s’insurgeant contre nos « méthodes ». S’il est insupportable pour lui qu’on puisse diffamer Emmaüs, il n’a contredit aucun des faits énoncés dans notre article, et pour cause : on n’a fait que retranscrire la vérité.
    Son argumentaire n’a pas convaincu madame la juge : ce 14 mai, elle nous a entièrement relaxés.
    De plus elle a condamné François Potin et Jean-Pierre Polidori à nous verser 1000 euros chacun en guise de « dommages et intérêts ». Comme nous nous y étions engagés, nous reverserons cette somme, une fois déduits nos frais de justice, à Emmaüs.

    La morale de cette histoire, c’est qu’il vaut mieux suivre les conseils du Postillon. Si messieurs Potin et Polidori hésitent à faire appel, on espère qu’ils tireront les leçons de cette morale.

    Afin que chacun puisse se faire son avis, nous mettons donc l’article incriminé en ligne. Bonne lecture !

    https://www.lepostillon.org/Ou-va-Emmaus-Grenoble-1027.html

    https://seenthis.net/messages/780878 via Le Postillon


  • Infiltration bienveillante

    J’ai rencontré les derniers fans de Macron

    408 417. C’est le nombre d’adhérents revendiqué par la République en marche (Rem). Le Postillon en est : on a cliqué sur le site d’En marche pendant la campagne présidentielle, et hop ! Une adhésion, une ! Depuis, on reçoit les mails des camarades du parti, les éléments de langage des grands chefs pour échanger avec les tontons au repas de Noël, les vœux des députés et les invitations à des réunions super passionnantes sur l’Europe.
    À l’automne, plus convaincus que jamais, on a voulu voir ces réunions en vrai. Notre reportrice a traversé quelques joyeusetés : la désignation chaotique d’un référent en septembre, une formation des Jeunes avec Macron de toute la région le 1er décembre, jour de la grosse mobilisation des gilets jaunes. Et pour finir, un repas de Noël à cinq. Bonne ambiance intimiste, dont les marcheurs ont l’habitude : le parti majoritaire, qui revendique 5 000 adhérents en Isère, a du mal à attirer plus de vingt personnes dans la vie réelle.

    voir la suite de cet article bienveillant sur https://www.lepostillon.org/J-ai-rencontre-les-derniers-fans-de-Macron.html

    #Macronistesanonymes #Bienveillanceforever #Jveuxdessoldats #startupcabinetelephonique

    https://seenthis.net/messages/773308 via Le Postillon


  • Comment La Poste tente de constituer une base de données géante sur « tous les Français » (Basta)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15864-comment-la-poste-tente-de-constituer-une-base-de-donnees-geante-sur

    Si vous voulez savoir comment son utilisé nos données vous avez des documentaires sur le Big Data en informations complémentaires sous l’article.

    Une entreprise française sait beaucoup de choses sur vous : où vous habitez, quand vous déménagez, de combien de membres se compose votre famille, quel type de colis vous recevez et de qui… Cette entreprise, c’est La Poste, déjà connue pour revendre des fichiers d’adresses à des entreprises pour leurs prospections commerciales. Un nouveau cap pourrait être franchi : La Poste a racheté une start-up grenobloise spécialisée dans l’intelligence artificielle, qui permet de collecter et d’organiser des milliards de données personnelles. Le Postillon, journal local isérois partenaire de Basta !, a enquêté sur ces pratiques. Ou comment l’ex-établissement public (...)

    https://www.lepostillon.org/-Hiver-2019-.html


  • Comme un mal-être à la Poste – Épisode 1

    La ligne de front postale

    Connaissez-vous les chargés de clientèle ? Avant que la Poste ne se mette à la novlangue, on appelait ça des guichetiers. Vous savez, ce sont ces êtres humains pas encore totalement remplacés par des machines qui vous accueillent dans les bureaux de poste pas encore fermés. Dominique en fait partie. Et le pire c’est qu’il aime bien ce métier. Malgré les insultes, les coups, les nouvelles machines toujours en panne et l’extension du domaine de la solitude. Il nous livre ce témoignage.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/La-ligne-de-front-postale.html

    #BanquePostale #Guichet #Montéedestensions

    https://seenthis.net/messages/730684 via Le Postillon


  • Indics : la charge d’un flic

    Parfois la police ne raconte pas la vérité. Ce n’est pas un militant anti-flics qui vous le dit, mais un policier de terrain. Alain Devigne est gardien de la paix à Grenoble depuis 1986. Depuis vingt ans, il signale « des comportements malhonnêtes, des moralités douteuses et des méthodes illégales », notamment à propos des relations troubles entre flics et indicateurs.

    En 2016, suite à certaines de ses plaintes, une information judiciaire a été ouverte où il est partie civile. Non soumis au secret de l’instruction, il parle. Beaucoup. De son histoire et du « travail » (la machination) qu’on a monté contre lui. De la manière dont sa hiérarchie le fait passer pour un « fou ». Il évoque également l’affaire Neyret et les relations entre certains policiers grenoblois et des indicateurs criminels, l’incidence que cette relation a sur quelques événements et procès. Son témoignage laisse apparaître une autre version de quelques-uns des grands faits-divers grenoblois de ces dernières années : le go fast Bessame, le braquage de la bijouterie Delatour à Saint-Egrève ou le braquage du casino d’Uriage ayant précédé les émeutes de la Villeneuve en 2010. Une « déposition » passionnante et instructive.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/Indics-la-charge-d-un-flic.html

    Extrait :
    "C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort côté population ou police. Face à un gars comme Boudouda, on s’écarte, on le laisse passer, on ne prend pas de risque, on n’essaye pas de le piéger, on sait que de toute façon la cavale ne durera pas…
    Si les choses avaient été faites dans les règles, Boudouda ne serait pas mort mais en prison, il n’y aurait pas eu les émeutes de la Villeneuve, et pas le « discours de Grenoble » de Sarkozy."

    #Balancetonpote #Indics #Neyret #DiscoursdeGrenoble

    https://seenthis.net/messages/724860 via Le Postillon


  • Réponse à des colibris

    extrait :
    Alors, Maria et Hugo, trois possibilités :
    Soit c’est une bonne blague (en tout cas, on a bien rigolé).

    Soit vous n’avez jamais lu Le Postillon et ce mail est à considérer comme un simple spam, sauf que vous avez pris la peine de changer l’en-tête pour qu’on se sente réellement concernés. Merci pour la politesse, et comme vous ne nous lisez pas, ce qui va suivre ne devrait pas vous faire de peine. Tant mieux : on a horreur de faire de la peine aux petits colibris qui sont plein de bonne volonté.

    Soit vous nous avez lu et vous avez cru qu’on blaguait au sujet des VAE (les vélos-moteurs dits vélos « électriques »). Alors, Maria et Hugo, on ne blaguait pas. Ce qui va suivre, vous allez le lire et ça va vous faire un peu de peine, mais au fond c’est pour votre bien. Vous avez cinq mois pour parcourir même pas 3 000 kilomètres, vous semblez jeunes et en pleine forme (vous êtes profs de plongée quand même), pourquoi aller mendier des vélomoteurs électriques au lieu de promouvoir un autre « mode de déplacement durable & actif » comme... le vélo tout court ? Vous avez l’air de quoi, franchement, à soutenir l’extraction de minerai pour les batteries, la pollution nucléaire et l’obsolescence programmée ?

    Lire l’article en entier sur :
    https://www.lepostillon.org/Reponse-a-des-colibris.html

    #Colibris #métauxrares #chacunsapart #VAE

    https://seenthis.net/messages/674584 via Le Postillon


  • Les Makers m’écœurent

    Connaissez-vous le DIY (pour Do it yourself , c’est à dire littéralement « fais-le toi-même ») ? Il désigne une manière de faire, relativement autonome, sans dépendre d’institutions ou de grandes marques.
    Il y a dix ans, on entendait parler du DIY à Grenoble uniquement autour du mouvement punk. Les concerts organisés dans des squats, c’était DIY. Les brochures faites avec une machine à écrire, des ciseaux, de la colle et une photocopieuse, c’était DIY.
    La bouffe à prix libre faite à partir de légumes récupérés sur le marché, c’était DIY.
    Mais depuis les imprimantes 3D et les « fab labs », le DIY s’est institutionnalisé et est maintenant promu par les geeks branchés. Reportage au salon Maker Faire, à Grenoble, où le DIY s’infiltre jusque dans les courses de drones.

    Une gamine s’émerveille et crie « oh ! Un drone ! » comme si elle venait de voir un bébé renard. D’autres enfants pointent l’engin du doigt quand celui-ci, piloté par un type branché (grosses lunettes, barbe, tatouages...), s’en va planer au-dessus du parking de Grand Place.

    La suite sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-Makers-m-ecoeurent.html

    #makers #diy #fablabs #coursededrone

    https://seenthis.net/messages/614535 via Le Postillon


  • Pas foncièrement surpris mais bon... https://www.lepostillon.org/Arnaque-ethique-au-Credit-cooperatif.html...
    https://plus.google.com/102134628904684381650/posts/SgpxkHQZLhg

    Pas foncièrement surpris mais bon...https://www.lepostillon.org/Arnaque-ethique-au-Credit-cooperatif.html Au Postillon, comme plein de gens à la recherche d’une banque « moins pire », on a un compte au Crédit coopératif. On n’a jamais eu beaucoup d’illusions sur cette banque, mais on croyait jusqu’à peu que cette structure se tenait quand même un peu éloignée des affres du capitalisme moderne. Sur le site internet de cette « banque coopérative et engagée », on peut d’ailleurs lire qu’elle agit pour « une société où l’homme et son environnement (...)


  • Arnaque éthique au Crédit coopératif

    Au Postillon, comme plein de gens à la recherche d’une banque « moins pire », on a un compte au Crédit coopératif. On n’a jamais eu beaucoup d’illusions sur cette banque, mais on croyait jusqu’à peu que cette structure se tenait quand même un peu éloignée des affres du capitalisme moderne. Sur le site internet de cette « banque coopérative et engagée », on peut d’ailleurs lire qu’elle agit pour « une société où l’homme et son environnement priment sur le capital ».
    Alors on est allé voir de plus près. Et patatras. Les « investissements socialement responsables » que propose la banque servent en fait à financer des entreprises comme Coca-Cola, Carrefour et Vinci. La « finance collaborative » permet avant tout à des riches de payer moins d’impôts, et comme toutes les autres banques, le Crédit coopératif pousse aussi ses clients à s’endetter.

    Voir la suite sur : https://www.lepostillon.org/Arnaque-ethique-au-Credit-cooperatif.html

    #CréditCoopératif #financeéthique #arnaque

    https://seenthis.net/messages/611489 via Le Postillon


  • Les start-up : la vraie France des assistés

    Le grand timonier Macron veut faire de la France une "start-up nation".
    Dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. C’est ce qu’ils appellent le fameux « modèle grenoblois ». Un modèle qui encense la R&D (recherche et développement) et l’esprit entrepreneurial, tout en reposant sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Aujourd’hui, Le Postillon vous raconte l’histoire d’Ebikelabs, une jeune start-up sur laquelle pèsent des soupçons de trafic d’influence avec des élus de la Métro (voir www.lepostillon.org/Le-trafic-d-influence-co-construit.html). Elle promeut le « vélo électrique connecté », et a été fondée par un certain Maël Bosson, qui désire « sauver la démocratie par les start-up ». Bienvenue dans ce petit monde innovant où l’argent public coule à flots.

    Voir la suite de cet article sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-start-up-la-vraie-France-des-assistes.html

    #Pillagedelargentpublic #StartupNation #véloélectrique #modèlegrenoblois

    https://seenthis.net/messages/608472 via Le Postillon


  • Ineptes tablettes

    C’est Noël après l’heure. Les élèves de cinquième de quinze collèges de l’Isère vont recevoir des tablettes numériques. Un cadeau du Conseil départemental, très fier de lancer son « Plan numérique », visant à terme à mettre dans les mains de chaque collégien un nouveau joujou numérique. Au XXIème siècle, toute l’ambition des classes dirigeantes, en l’occurrence ici la majorité Les Républicains du département, à propos des jeunes et de l’éducation consiste à les abreuver de gadgets technologiques. Quitte à gaspiller des millions d’euros d’argent public pour le plus grand bonheur de la multinationale Apple, qui s’apprête à embrigader plein de futurs clients.
    Ces tablettes vont servir à « lutter contre les inégalités et améliorer les apprentissages », assurent les communicants en ayant l’air d’y croire. Le Postillon pense exactement l’inverse et dresse, avec l’aide d’une enseignante concernée, les principaux enseignements de cette ineptie.

    https://www.lepostillon.org/Ineptes-tablettes.html

    #FuckApple
    #Tablettesaucollège
    #Delathuneilyena

    https://seenthis.net/messages/597768 via Le Postillon


  • Lettre au futur étudiant de Sciences-Po Grenoble

    Pipeau-litiquement correct

    Ils sont partout. Dans les mairies, les conseils départementaux, les banques, les associations, les structures de l’économie sociale et solidaire : dans la cuvette on peut tomber dessus à n’importe quel coin de rue. « Ils », ce sont les anciens élèves de Sciences Po Grenoble. Ils sont souvent cadres ou dirigeants, ou les deux, et savent généralement bien parler. Quand on les côtoie un peu, on se rend vite compte qu’ils peuvent même parler de tout, alors que leurs connaissances sur bien des sujets sont proches du rien : le sobriquet facile de Sciences-Pipeau est amplement mérité. Deux anciens élèves sont venus toquer à la porte du Postillon pour mettre en garde leurs potentiels successeurs.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/Pipeau-litiquement-correct.html

    #SciencesPo

    https://seenthis.net/messages/595977 via Le Postillon

    • Il y a aussi la Science Popo, d’Alexis Leclef Prononcer Leclé.
      De l’utilité sociale du divin canular démocratique (Science POPO)
      Cours de Science Popo Sur Radio Campus Lille ! Leçon (8)

      Bizarre chose que la religion, qui glorifie ce qui n’existe pas... Ou plutôt qui, au travers de la glorification de ce qui n’existe pas, justifie, approuve et bénit une forme d’organisation sociale qui, pour couvrir ce qu’elle a d’inacceptable, a besoin de créer des illusions à glorifier !
      (Article d’Alexis Leclef paru dans Le Bateau ivre / El Batia moûrt soû, n° 66, nov. 2011)

      Le christianisme en est l’illustration par excellence. Pendant un millénaire et demi, il a fait vénérer aux pauvres leur seigneur féodal comme des ouailles moutonnièrement bêlantes vénèrent sans broncher le Seigneur théologal. Voltaire ne s’y est pas trompé, pour qui « il est infiniment plus utile d’avoir une religion, même mauvaise, que de n’en avoir point du tout ».

      Ni Napoléon, pour qui, selon le mot célèbre qu’on lui attribue, « un curé vaut dix gendarmes », éloquent résumé des raisons pour lesquelles le capitalisme n’a jamais depuis lors renoncé complaisamment à se servir de ce genre de bienfaits qu’offre une Église issue d’un autre temps.Vénérer ce qui n’est pas pour justifier ce qui est, telle est bien en effet la fonction sociale de la religion : masquer des injustices terrestres crevant pourtant les yeux en priant un Dieu céleste illusoire et invisible, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

      De même que le Dieu chrétien, à l’instar de tous les dieux, est pure chimère, la démocratie élevée au rang de nouveau Dieu créateur de l’organisation sociale est vaste blague. Les mots existent, mais les saintes choses qu’ils expriment ne sont, auraient si bien dit Jean Meslier, qu’« illusions et impostures ». Le canular est cependant bien utile et il n’est rien d’étonnant que la science popo la vénère comme l’alpha et l’oméga, le principe et la fin de toute organisation sociale.

      C’est en son nom par exemple que ce sont opérées, à grand renfort de canonnières, ces croisades modernes qu’ont été les expéditions coloniales du XIXe siècle. Elles étaient justifiées par le « fardeau de l’homme blanc », souci philanthropique s’il en est d’y exporter la « civilisation », cet autre nom aux saveurs maintenant désuètes par lequel on la désignait alors.

      C’est au nom de cette même démocratie qu’aujourd’hui encore l’on jauge, en toute conformité avec les préceptes popoliniens, les États qui ne font pas partie de la terre d’élection singulièrement bénie de Popo qu’est le monde occidental : ces États issus tout droit du paganisme, et qui en portent encore tant de stigmates, font-ils enfin allégeance aux formes imposées de la démocratie par définition parlementaire, ou restent-ils au contraire embourbés dans leur mécréance originelle ?

      Et gare à ceux qui n’ont pas appris par cœur le catéchisme qui est de servir sans broncher les intérêts du monde riche et justement dévot ! Car à la moindre divergence avec ces États pieusement démocratiques, à la moindre velléité d’indépendance suspecte, un ouragan de bombes s’abattra sur eux ! En toute impunité. L’impunité qui sied à ceux qui sont dans le « bon droit », parce que leurs valeurs sont autoproclamées bonnes, fussent-elles assénées à coup de pilonnages massifs et par l’occupation militaire.
      Ainsi se permet-on de nos jours de bombarder allègrement la Libye au nom de l’humanisme, pour sauver des vies » dit-on, même si on en supprime bien plus sous les décombres des bombes de l’OTAN infiniment plus puissantes et meurtrières... mais larguées pour la bonne cause.

      Imaginerait-on à l’inverse que ce pays dirigé par un tyran sans foi ni loi pousse sa barbarie à bombarder les capitales occidentales ? C’est un ouragan de feu et de plutonium qui en réplique le dévasterait, au regard duquel l’Apocalypse semblerait une comptine pour enfants. Mais que l’on bombarde les villes libyennes, quoi de plus normal, puisque cela se fait au nom de la démocratie et avec la bénédiction de l’humanisme !

      Tant il est vrai que croire à Dieu permet de s’octroyer des licences en ce bas monde, celles de faire impunément ce qui est réprouvé et réprimé dans le chef des mécréants. Les crimes, les massacres et les génocides sont permis s’ils sont faits au nom de Dieu, et l’on peut même pousser la magnanimité à les perpétrer pour « le bien » des peuples qui en sont les victimes – et le salut de l’âme de ceux des leurs qui ne sont plus.

      Les adorateurs de cette autre mystification révérée sous le nom de démocratie justifient de même ce droit régalien. Popo en fait quant à lui, c’est son rôle, immodérément et inconditionnellement l’éloge ! Contre toute évidence.Depuis quand d’ailleurs l’impérialisme se préoccuperait-il d’autre chose que de ses intérêts économiques et stratégiques ?

      Dans la féodalité, le Dieu imaginaire vénéré par le christianisme permettait de justifier l’oppression et de la faire accepter par ceux qui en sont les victimes. Aujourd’hui, c’est la tout aussi imaginaire démocratie vantée par la science popo qui en a repris la fonction, celle de couvrir de son emballage idéologique jusqu’aux plus barbares horreurs, aux plus criminels forfaits et aux plus inhumaines turpitudes.
      Ainsi s’explique en fin de compte pourquoi ce qui n’a pas d’existence a cependant son utilité. Et pourquoi, pour le bénéfice des puissants et l’assujettissement des autres, il est voué un culte à une démocratie qui n’a de réelle que le nom.

      http://www.campuslille.com/index.php/entry/de-l-utilite-sociale-du-divin-canular-democratique-science-popo

      #SciencesPopo


  • Quand les puissants tentent de bâillonner l’information
    https://reporterre.net/Quand-les-puissants-tentent-de-baillonner-l-information

    Au sein du collectif Informer n’est pas un délit, Reporterre participe à la journée de l’information indépendante. Une information menacée par la multiplication des « poursuites bâillons », procédures judiciaires menées contre les médias afin de les faire taire. Et qui concernent souvent des enquêtes sur l’environnement. Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance Les grands groupes, qui multiplient les poursuites judiciaires contre les médias et les journalistes, menacent la liberté de la presse. Si, le (...)

    #Info

    / #Libertés

    « https://informernestpasundelit.org »
    « https://www.fichier-pdf.fr/2013/05/23/a-deneault-noir-canada-ou-le-canada-dans-la-mafiafrique »
    « http://www.ingeta.com/retour-sur-actu-le-livre-noir-canada-pillage-corruption-et-criminalite-en-af »
    « http://www.bastamag.net/Bollore-Credit-agricole-Louis »
    « http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/05/01016-20110205ARTFIG00401-denis-robert-gagne-son-ultime-bataille-contre-cle »
    « http://www.bertrandgobin.fr »
    « http://www.soutienbertrandgobin.com »
    « https://www.lepostillon.org/Enfin-un-proces.html »
    « https://multinationales.org/IMG/pdf/pass14_frbd.pdf »
    « http://www.lesinrocks.com/2016/07/31/actualite/bollore-utilise-t-harcelement-judiciaire-faire-taire-journalistes-118563 »
    « http://hudoc.echr.coe.int/eng?i=001-62533 »
    « https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070722 »
    « https://www.casp.net/california-anti-slapp-first-amendment-law-resources/statutes/c-c-p-section-425-16 »
    « http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2009C12F.PDF »
    « http://www.aqlpa.com/actualites/poursuites-bâillons-slapp »
    « https://www.rcfp.org/slapp-stick-fighting-frivolous-lawsuits-against-journalists »
    « https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-165291-le-lanceur-dalerte-et-la-loi-sapin-ii-2059339.php »


  • Le vaillant bimestriel grenoblois continue à réveiller l’Isère
    https://reporterre.net/Le-vaillant-bimestriel-grenoblois-continue-a-reveiller-l-Isere

    Au sommaire du numéro 39 du journal de Grenoble et sa cuvette : Pourquoi les bibliothèques ont été sacrifiées Comment payer votre visite Google avec le droit à la formation Un combat à charges Gilles Chabert, le gredin dauphinois La grande radiation « On fait plus du gardiennage que de l’animation » Ensemble, réduisons les pics de pollution. Pipeau-litiquement correct Ineptes tablettes Comment les collégiens avalent déjà des pilules électroniques La fac veut (...)

    #On_en_parle

    « https://www.lepostillon.org/-Fevrier-Mars-2017-.html »


  • Quand je dis « start-up », vous dites « week-end » ! - Le site du journal Le Postillon
    https://www.lepostillon.org/Quand-je-dis-start-up-vous-dites-week-end.html

    À Grenoble les événements conviviaux autour des nouvelles technologies pullulent presque autant que la pyrale du buis. Pas une semaine ne se passe sans un « apéro pitch » (voir Le Postillon n°30), un « apéro entrepreneur », un « business club café », une soirée « beer & biz », ou autre moment liant alcool, high-tech et vénalité. Tenez par exemple, mi-octobre il y avait le « Start-Up Week-end », qui a réuni une centaine de personnes pendant 48 heures. Nos deux reporters, Bouquetin-Transpirant et Renard-Reniflant, se sont incrustés à la soirée d’ouverture et y ont même apporté leur touche espiègle. Où l’on voit que dans ce genre de moment, on peut proposer n’importe quelle idée de business, même les plus scandaleuses.

    Nos amis grenoblois du Postillon sont toujours à pied d’oeuvre, malgré les problèmes judiciaires rencontrés dernièrement...


  • Quand je dis « start-up », vous dites « week-end » !

    À Grenoble les événements conviviaux autour des nouvelles technologies pullulent presque autant que la pyrale du buis. Pas une semaine ne se passe sans un « apéro pitch » (voir Le Postillon n°30), un « apéro entrepreneur », un « business club café », une soirée « beer & biz », ou autre moment liant alcool, high-tech et vénalité. Tenez par exemple, mi-octobre il y avait le « Start-Up Week-end », qui a réuni une centaine de personnes pendant 48 heures. Nos deux reporters, Bouquetin-Transpirant et Renard-Reniflant, se sont incrustés à la soirée d’ouverture et y ont même apporté leur touche espiègle. Où l’on voit que dans ce genre de moment, on peut proposer n’importe quelle idée de business, même les plus scandaleuses.

    voir la suite sur https://www.lepostillon.org/Quand-je-dis-start-up-vous-dites-week-end.html

    https://seenthis.net/messages/572465 via Le Postillon


  • Enfin un procès !

    C’est avec une émotion non dissimulée que toute l’équipe du Postillon a la joie de vous faire part de l’arrivée de son premier procès. Il a deux petits noms « Injure » et « Diffamation », et la paternité est à aller rechercher du côté de Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et président de la Métropole de Grenoble, et de sa directrice de cabinet Yveline Denat.

    Un premier procès est une étape très importante dans le développement d’un petit journal local indépendant. Chacun sait que cela permet de faire un maximum de publicité, d’augmenter les ventes et de prouver son utilité. Cependant, la recherche du procès est un art très délicat : il ne faut pas se faire poursuivre par une personne insignifiante (un procès contre un responsable d’union de quartier ou un obscur conseiller municipal est ainsi à éviter), ni pour des attaques trop bêtes (se faire poursuivre pour avoir écrit « le maire est une sous-merde crapuleuse crypto-fasciste » est également à proscrire). Cela fait six ans et demi que Le Postillon cherchait à tâtons un procès intéressant : ce procès contre le président de la Métropole est donc une consécration.

    (...)
    Nous invitons le tout-Grenoble à un « vernissage judiciaire » à l’ occasion de ce procès. Ça se passe le mercredi 29 juin, entre midi et 13h30, devant le palais de Justice. Il y aura des nappes blanches, du vin d’honneur et des petits fours. Venez comme vous êtes !

    Voir la suite de l’article sur :
    https://www.lepostillon.org/Enfin-un-proces.html

    Et lire aussi cette interview pleine de philosophie :
    https://haro-grenoble.info/spip.php?article76

    #Proces #LePostillon #Ferrari #Champagne #pressepaspareille

    http://seenthis.net/messages/502789 via Le Postillon