• They Know What You Watched Last Night
    https://www.nytimes.com/2019/10/25/business/media/streaming-data-collection-privacy.html

    A spate of streaming services are on their way from major tech and entertainment companies, promising viewers a trove of binge-worthy new shows and movies. There’s something for advertisers, too : your personal data. Recent deals involving the media conglomerate AT&T, the streaming device seller Roku, the advertising giant Publicis and other companies have expanded the surveillance infrastructure that operates in the background of streaming services. While viewers focus on the action (...)

    #Disney #Apple #Google #Publicis #AT&T #Amazon #Facebook #Netflix #streaming #algorithme #marketing #profiling #publicité #CenterforDigitalDemocracy #Roku #Xandr #Verizon #NBCUniversal #BigData #données #Clypd #Vizio (...)

    ##AT&T ##publicité ##SambaTV
    https://static01.nyt.com/images/2019/10/26/business/25STREAMINGADS1-print/25STREAMINGADS1-print-facebookJumbo-v2.jpg

    https://seenthis.net/messages/808038 via etraces




  • Pour imposer la reconnaissance faciale, l’État et les industriels main dans la main
    https://www.laquadrature.net/2019/10/25/pour-imposer-la-reconnaissance-faciale-letat-et-les-industriels-main-d

    L’inévitable débat sur la reconnaissance faciale arrive enfin en France, et le gouvernement esquisse sa réponse. Dans un entretien paru dans Le Monde du 15 octobre, le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O, ancien cadre du groupe Safran, a notamment estimé qu’« expérimenter » la reconnaissance faciale était « nécessaire pour que nos industriels progressent ». Mais cette prise de parole au plus haut niveau politique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Car depuis des mois, notes et rapports officiels (...)

    #Idemia #Thalès #algorithme #facial #comportement #émotions #biométrie #reconnaissance #firme #surveillance #LaQuadratureduNet (...)

    ##CNIL
    https://www.laquadrature.net/wp-content/uploads/sites/8/2019/10/daniel-tomlinson-8jg6uPEuL6g-unsplash.png

    https://seenthis.net/messages/807914 via etraces


  • *Bugeaud : bourreau des « indigènes » algériens et ennemi de la République*

    Ni statue, ni avenue ! Bugeaud ? Une insulte permanente à l’émancipation des peuples et aux Algériens en particulier, et à la République qu’il a toujours combattue et haïe. Si scandale il y a, il n’est pas dans le fait d’exiger que ses statues disparaissent et que son nom soit effacé de l’avenue parisienne qui l’honore encore, mais dans l’existence même de ces hommages toujours rendus au bâtisseur sanglant de la France coloniale et à l’ennemi de l’égalité, de la liberté et de la fraternité.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/09/05/bugeaud-bourreau-des-indigenes-algeriens-et-ennemi-de-l

    #colonisation


  • Framapétitions est mort, vive #pytition !
    https://framablog.org/2019/10/25/framapetitions-est-mort-vive-pytition

    Dans le cadre de notre campagne « Dégooglisons Internet », nous nous étions engagés à produire, parmi 30 autres services, une alternative aux plateformes de #pétition telles que Change ou Avaaz. Cet engagement n’a pas été tenu. Pourquoi ? Cet article fait partie … Lire la suite­­

    #Carnets #Contributopia #Antipub #Change.org #Communaute #contributopia #Degooglisons #framapetitions #GAFAM #Planet #RAP #RezoTIC



  • La leçon des élections canadiennes n’est pas tellement la reconduction de Justin Trudeau au poste de Premier ministre, mais plutôt la montée du parti du Bloc Québécois au Québec, grâce à la mise en avant d’un programme raciste sous couvert de nationalisme et de laïcité. Ici aussi l’islamophobie permet de gagner des voix, et de renforcer les milices fascistes. C’est bien triste...

    Des groupes montréalais dénoncent le « racisme » du Bloc québécois et de la CAQ
    Lela Savic, Métro (Montréal), le 23 octobre 2019
    https://journalmetro.com/actualites/montreal/2390610/des-groupes-montrealais-denoncent-le-racisme-du-bloc-quebecois-et-de-l

    https://journalmetro.com/wp-content/uploads/2019/10/Safa-Chebbi-Mostafa-Henaway-Marlihan-Lopez-manifestation-anti-racisme05.jpg?w=860

    #Canada #Québec #Elections_2019 #Bloc_Québécois #CAQ #racisme #islamophobie

    https://seenthis.net/messages/807699 via Dror@sinehebdo


  • Tou-te-s sur twitter ou tout contre twitter ?
    ... Mais est-ce bien la question ?

    La concomitance d’une mini masto-shitstorm, d’un billet de blog vengeur et de deux arte-ra-pistes me semble assez intéressante pour ramener ça par icite.

    1/ 18/09 : Dopamine (8/8)Twitter : https://www.arte.tv/fr/videos/085801-008-A/dopamine-8-8

    2/ 23/09 : Casus Boloss : Diplomatie : https://www.arte.tv/fr/videos/087070-008-A/casus-boloss-diplomatie

    3/ 05/10 : demande de conseils pour une passerelle twitter vers mastodon : https://mamot.fr/@Valk/102909561960031734

    4/ 18/10 : Twitter, mon amour : https://www.dadall.info/article711/twitter-mon-amour


    Bon, pour moi ça a plutôt fait 1/ 3 / 2 / 4 /

    Nous avons donc : début octobre, après avoir passé pas mal de temps à tenter de m’éloigner de #facebook et d’y limiter au mes interactions familiales (ça c’est fait !) et amicales (c’est compliqué !), je ne me sens pas plus à l’aise dans le fait d’être essentiellement présente sur #twitter plutôt que sur #mastodon (et ici), mais rien n’y fait, l’essentiel de la base de ma nourriture informative directe est dans le nid de l’oiseau bleu, pas sur le pelage du mamout bleu, dont certains choix vont même totalement à l’encontre de mes besoins.
    Je décide donc d’activer une passerelle entre les deux pour avoir plus d’interactions sur le second, m’y ancrer un peu plus, et renvoyer vers mastodon plutôt que twitter quand il me prend de faire des « thread ». Je demande un peu conseil sur la forme (pas sur le fond, sachant très bien pourquoi que je fais ça) : c’est le point 3/
    Après plusieurs avis arrivent quelques pouets moralisateurs en mode « oui mais non mastodon n’est pas une poubelle de twitter, on l’a pas créé pour ça ». J’ai coupé court assez vite (et assez vénère) à ce qui pour moi est un non-débat, j’y reviens plus bas...

    S’en suit, semble-t-il, d’autres pouets par-ci par-là, sur ce qu’est et n’est pas mastodon et ses règles, en tout cas dans la vision idéale de certains, et pourquoi importer twitter sur mastodon c’est Le Mal.

    Ma matière première, depuis longtemps et en essayant de m’y tenir, c’est un mix entre éduc pop et medias-libres. C’est faire passer des infos depuis la base, depuis celleux qui agissent pour changer les choses et qui participent à des luttes émancipatrices qui me semblent importantes ou qui prennent le temps de témoigner. Faire passer et parfois décrypter, le faire pas uniquement sur des plateformes protégées, ou de spécialistes, mais là où il y a plus de diversité. J’essaye de trouver un équilibre pour que ce que je « créé » avec de la valeur ajouté aie comme source un support libre, mais souvent l’équilibre est rompu par la nécessité de faire vite, particulièrement pour les débunkages comme ceux des hôpitaux Necker et de la Pitié-Salpétrière, par exemple, et parfois même, après grosse réflexion, twitter est LE support adéquat, comme quand je l’ai sciemment choisi pour dénoncer l’infox du JDD à partir d’une de mes photos... J’aurai aimé, d’ailleurs, pouvoir mener cette dénonciation de manipulation plus loin, j’ai tenté d’en faire un article fouillé, complet, mais force est de constater une fois de plus que ce type d’écriture, journalistique pour le coup, me demande une gymnastique intellectuelle au delà de mes capacités.

    Clairement, mes sources sont fréquemment sur des réseaux sociaux marchands et même si elles se déplacent un peu, facebook demeure hélas l’outil le plus fréquemment utilisé (#snapchat le supplante seulement chez les plus jeunes, le mouvement commence à se voir d’ailleurs).
    Clairement aussi, les algorithmes créent des bulles qui ne me font pas avoir une audience large, qui biaisent beaucoup, mais je crois toujours à la pollinisation (pas celle de Natacha, plutôt celle de Camille !)
    Twitter au milieu de tout ça est devenu une sorte de fil d’agences de presse géant, et tout ce qui « fait l’information » s’y retrouve. Dans la lignée de l’analyse d’Arte (le point 2/ ) j’y observe d’ailleurs, avec inquiétude, la campagne publicitaire que se fait, avec succès, un Alexandre Benalla (et comment celleux qui s’en moquent participent à cette campagne) tout comme j’y vois avec satisfaction de réels contre-pouvoirs s’organiser, comme l’opération de documentation-punk de @davduf, qui a tout pigé à l’outil...

    Tout ça pour dire que je suis (comme Dardel) plutôt lucide sur les effets pervers de ces réseaux marchands et leurs fonctionnements (point 1/ et multiples publications par icite) mais que recevoir des réponses comme celles qui m’ont été faites sur mastodon, et qui sont rassemblées dans le texte du point 4/, ça m’a d’abord énervée, bien sûr, mais ça a surtout souligné ce que je déplore chez une partie des libristes : une saleté d’élitisme de pré carré qui préfère couper les passerelles plutôt que les utiliser. J’avais eut la même sensation en lisant cet article sur #Darktable alors que je tentais de quitter Adobe : Je n’ai pas besoin de savoir comment marche un moteur pour conduire une voiture : https://darktable.fr/2019/06/je-nai-pas-besoin-de-savoir-comment-marche-un-moteur-pour-conduire-une-voi (attention, titre trompeur !) : cette manière de moquer et mépriser le mécréant plutôt que faire avec en restant conscient qu’une bêtise ou une fainéantise d’esprit ne peuvent tout expliquer, ça a le don de m’exaspérer. Cette manière de confondre outil et intention aussi.

    Parce que le plus important, avant tout, n’est-ce pas l’INTENTION ?

    Voilà. Fallait que je pose ça quelque part.
    Je me moque de Twitter et ne me fait aucune illusion, les choix de son fondateur sont de plus en plus capitalistes, même s’il reste encore un parfum d’ambiance libertaire de sa création qui lui faisait, à l’époque, préférer l’absence totale de censure plutôt qu’une censure orientée... mais quand on devient la caisse de résonance d’un Trump, on n’a guère de leçon de conduite à donner, c’est clair.
    J’ai participé à ce qui fait s’effondrer lentement mais surement la confiance en facebook. A un micro-micro-niveau, j’ai râlé des années durant sur celleux qui ne publiaient que sur ce réseau-là leurs textes de fond anticapitalistes, tout en impulsant une manière de faire « exemplaire » à une « grosse page » militante. Ça c’est fait. Et je compte bien continuer dans le même esprit sur chaque outil qui me semblera bon d’utiliser pour ne pas informer qu’un seul type de public, celui qui a bien tout compris. Je ne suis surtout pas en train de critiquer des initiatives comme #framasoft, #crabgrass et autres #medias_libres, etc., bien au contraire, j’en ai terriblement besoin quand, une fois de temps en temps, une personne se tourne vers moi et me demande comment faire pour s’y créer un compte et un réseau. C’est rare, y’en n’a pas un sur cent, mais pourtant ça existe... Et c’est pour ça aussi que j’y reste !

    https://seenthis.net/messages/807708 via ¿’ ValK.


  • 5 journalistes détenus en Algérie, pour le délit de couverture du #Hirak
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3670

    Ecouter l’article. Les autorités algériennes détiennent 5 journalistes pour des raisons fallacieuses. Contrairement aux discours livrés avec d’incessants matraquages, ce sont là de graves atteintes aux libertés constitutionnelles. Et elles dénotent les vraies intentions des actuels dirigeants, de ne pas répondre à l’aspiration populaire d’une Algérie en rupture avec la « kléptocratie » addictive à la « hogra ». 1 - Le mois dernier, le tribunal de première instance du Bir Mourad Rais d’Alger a accusé le (...)

    mouvement social, monde, revendications, actions, politique, syndicat, lutte, travail, ouvriers,

    / censure, presse, journaux, dictature, expressions, liberté, journaliste, poète, poésie, livre, écrits, Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, (...)

    #mouvement_social,monde,_revendications,_actions,_politique,_syndicat,_lutte,_travail,_ouvriers, #censure,_presse,_journaux,_dictature,_expressions,_liberté #_journaliste,_poète,_poésie,_livre,_écrits #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société





  • Le peuple chilien debout contre la dictature Pinera, appuyée par le régime Macron #chilesomostodos
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/le-peuple-chilien-debout-contre-la-dictature-pinera-appuyee-pa

    https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2019/10/191023-chili-manifestation-prensa-latina-300x300.jpg

    Au moins 15 morts, des centaines d’arrestations, le régime Pinera montre sa nature de dictature du capitalisme. L’institut national pour les droits de l’homme au Chili a confirmé qu’il enquête sur des témoignages de tortures commis par le régime Pinera. Selon INDH, il y a au moins 15 morts, tués par les balles de la […] L’article Le peuple chilien debout contre la dictature Pinera, appuyée par le régime Macron #chilesomostodos est apparu en premier sur INITIATIVE COMMUNISTE.



  • L’état de Julian Assange, devant les juges anglais, reflète le violent capitalisme.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3669

    Les persécutions ne paraissent pas à autrui. Leur douleur n’est ressentie que par les victimes qui les subissent. L’état psychique et de santé dans lequel est paru Julian Assange devant les juges anglais relate les conditions très dures de sa détention. Savoir si le Royaume-Uni va l’extrader vers les États-Unis pour y subir un simulacre de procès. Alors que déjà, entre les mains de la justice américaine et ses amis, c’est sytématiquement le traitement atroce et de l’isolement infini. Aux Etats-Unis la (...)

    international, suivi, grand événement, internationaux, monde, continent, Etats, conflits, paix,

    / censure, presse, journaux, dictature, expressions, liberté, journaliste, poète, poésie, livre, écrits, (...)

    #international,_suivi,_grand_événement,_internationaux,_monde,_continent,_Etats,_conflits,_paix, #censure,_presse,_journaux,_dictature,_expressions,_liberté #_journaliste,_poète,_poésie,_livre,_écrits #Wikileaks


  • Pourquoi nous ne voulons pas que Google nous paie pour référencer nos articles
    https://www.numerama.com/politique/563444-pourquoi-nous-le-voulons-pas-que-google-nous-paie-pour-referencer-n

    Nous ne voulons pas que Google nous paie pour enrichir les liens qu’il référence. Alors que les voix qui soutiennent cette redevance n’ont jamais été aussi fortes et médiatisées, Numerama a choisi d’expliquer les raisons pour lesquelles nous trouvons qu’elle est absurde. L’économie des médias est un sujet qui n’entre pas exactement dans notre ligne éditoriale. Par la force des choses, étant un média 100 % indépendant qui vit du web et rémunère 8 journalistes en CDI à temps plein, dans une entreprise qui en (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #copyright

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/10/numerama-google-news.jpg

    https://seenthis.net/messages/807587 via etraces


  • Comment les tribunaux se transforment en champ de bataille contre les crimes et abus des #Multinationales
    https://www.bastamag.net/Climat-Total-Lafarge-terrorisme-Syrie-BNP-Soudan-corruption-Vinci-coupe-du

    Lafarge et la Syrie, Total et le réchauffement climatique, BNP Paribas et le Soudan, Vinci et le Qatar... Les procédures judiciaires ciblant les activités douteuses des grandes entreprises françaises à l’étranger se multiplient. Tour d’horizon de plusieurs procès et affaires en cours. Il pleut des procédures judiciaires contre les multinationales. Ce 23 octobre, les Amis de la Terre France, Survie et quatre ONG locales assignent en référé Total devant un juge français pour empêcher des « violations (...) #Résister

    / A la une, #Climat, Multinationales, #Droits_fondamentaux, #Justice

    https://seenthis.net/messages/807507 via Basta !


  • Amazon Wants to Surveil Your Dog
    https://www.nytimes.com/2019/10/01/opinion/amazon-privacy.html?rref=collection%2Fspotlightcollection%2Fprivacy-project

    “Amazon is building the infrastructure to monitor us all,” a privacy advocate says. We’re in the middle of a digital privacy reckoning. Even the tech companies are taking notice. Facebook is reportedly pivoting its social network inward to private groups. Google is tightening privacy restrictions on its Chrome browser and its voice assistants. Apple has started putting privacy front and center in its advertising campaigns. And then there’s Amazon, which is, uh, trying to strap the surveillance (...)

    #Amazon #algorithme #capteur #domotique #InternetOfThings #surveillance

    https://static01.nyt.com/images/2019/10/07/opinion/01warzelWeb/01warzelWeb-facebookJumbo.jpg

    https://seenthis.net/messages/807555 via etraces




  • #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

    https://seenthis.net/messages/807318 via kaparia


  • Fake news et manipulations médiatiques
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/Fake-news-et-manipulations-mediatiques.html

    Le vendredi 17 janvier 2020, à 18 heures, au Théâtre des 3 Conques à Conques sur Orbiel : « Fake news et manipulations médiatiques », avec Mathias Reymond, co-animateur d’ACRIMED (ACtion-CRitique-MEDias), auteur de Au nom de la démocratie, votez bien ! coédité par Agone et Acrimed. Information déformée, mensonge par omission ou simple propagande, les « fausses nouvelles » existent depuis que la presse existe. Si elles prennent de l’ampleur avec l’émergence des réseaux sociaux, elles sont aussi de plus en (...)

    #Carcassonne

    « https://agone.org/contrefeux/aunomdelademocratievotezbien »
    « http://saisondes3conques.fr/index.php/informations »


  • *Un Caillou dans la chaussure coloniale !*

    Cinquante ans après la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France, le pasteur protestant et ethnologue Maurice Leenhardt débarque en 1902 sur le Caillou. Le maire de Nouméa lui demande : « Que venez-vous faire ici ? Dans dix ans il n’y aura plus un seul Kanak ! » En effet d’une population estimée à environ 55 000 individus en 1853, il n’en reste que la moitié, 27 000 ! Et le pouvoir colonial escomptait que la question kanak « se règle d’elle-même », enfin pas vraiment sur fond de massacres, de maladies, de désespoirs. A l’époque des « événements » des années 80, la nation kanak comptait environ 60 000 âmes ; aujourd’hui elle compte plus de 100 000 personnes, et fières de l’être, quelle victoire en soi !

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/10/22/un-caillou-dans-la-chaussure-coloniale

    #international #kanaky #colonisation


  • *Introduction de Xavier Espinet et Mariana Sanchez : Catalogne. La république libre. An 01*

    Dans la vie des sociétés, il y a des événements dont la portée laisse entrevoir, sinon un nouvel horizon, tout au moins une altération profonde des imaginaires, des mémoires, des consciences. Des événements qui, une fois leurs premiers feux éteints, laissent couver dans le souvenir la certitude d’avoir été, pleinement et avec les autres, protagoniste d’une histoire singulière. Des événements qui débordent et, échappant aux leviers étriqués de la politique institutionnelle, actualisent une puissance aussi enfouie que déterminée. Des événements qui soudent, et dont l’éclat nous libère de l’individualisme mesquin qui gangrène nos sociétés. Des événements, enfin, où les mots « ensemble » et « fraternité » semblent reprendre tout leur sens.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/10/22/introduction-de-xavier-espinet-et-mariana-sanchez-catal

    #international #catalogne