• Dans l’Éducation nationale, aucune évaluation n’est innocente (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/167390/education-nationale-evaluations-standardisees-but

    L’article le plus sensé et complet sur la question par Louise Tourret.

    Des centaines de milliers d’élèves, en CP, CE1, sixième et seconde, vont devoir se soumettre à des évaluations standardisées d’ici au mois d’octobre. Les objectifs annoncés sont multiples : mieux comprendre leurs difficultés, établir le profil des classes et des écoles, et recueillir –même si on l’entend moins souvent– des données sur les générations d’élèves. Mais cette opération n’est pas forcément bénéfique pour l’école, ni même pour les élèves.

    #éducation #évaluation

    https://seenthis.net/messages/724466 via Pierre Coutil


  • Catégorisation des problèmes en #mathématiques, un enjeu langagier majeur
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/mathematiques-en-education-prioritaire/categorisation-des-problemes-en-mathematiques-un-enjeu-

    Faut-il travailler des catégorisations de problèmes en #Formation et/ou dans la classe avec les élèves ? Si oui, lesquelles ? Intérêts/limites de ce travail ? Et la schématisation, quel rôle joue-t-elle dans l’enseignement de la résolution de problèmes en mathématiques ? Ces questions préoccupent les formateurs et les enseignants. Le Centre Alain Savary a sollicité les points de vue de chercheurs en #Didactique des mathématiques et en #psychologie_cognitive pour tenter de comprendre où sont les controverses.

    #sciences #recherche #Éducation_prioritaire #langages #apprentissage #Travail_enseignant #élémentaire #Conscience_disciplinaire #langues_et_langage #école #Difficulté_scolaire #Cycle_3 #Document


  • Catégorisation des problèmes en #mathématiques, un enjeu langagier majeur
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/ressources/theme-1-perspectives-pedagogiques-et-educatives/travailler-sur-ce-qui-donnent-lieu-a-de-fortes-inegalites/mathematiques-en-education-prioritaire/categorisation-des-problemes-en-mathematiques-un-enjeu-

    Faut-il travailler des catégorisations de problèmes en #Formation et/ou dans la classe avec les élèves ? Si oui, lesquelles ? Intérêts/limites de ce travail ? Et la schématisation, quel rôle joue-t-elle dans l’enseignement de la résolution de problèmes en mathématiques ? Ces questions préoccupent les formateurs et les enseignants. Le Centre Alain Savary a sollicité les points de vue de chercheurs en #Didactique des mathématiques et en #psychologie_cognitive pour tenter de comprendre où sont les controverses.

    #sciences #recherche #Éducation_prioritaire #langages #apprentissage #Travail_enseignant #élémentaire #Conscience_disciplinaire #langues_et_langage #école #Difficulté_scolaire #Cycle_3 #Document


  • Rentrée scolaire, tout le monde il est content !
    https://la-bas.org/5223

    https://la-bas.org/squelettes-dist/puce.gif

    Rentrée scolaire, le ministre est content, le président est content. « - Une vraie réussite monsieur le ministre, C’est grâce à vous monsieur le président, oh, bien sur, il y a un peu de grogne ça et là, à Argenteuil quelque part en banlieue, le collège est en grève, monsieur le président, Ah oui ? L’on se demande bien pourquoi ! » C’est vrai, ça, pourquoi ? Sophie Simonot est allée voir...Continuer la lecture…

    #Radio #Luttes #Société #Éducation
    https://la-bas.org/audio.api/free/aW5sYnM6Ly9mb2xkZXItNDI0MTkvbXAzLTQ3Ni80Mzg1OC1yZXBvcnRhZ2VfZ3JldmVfY29sbGVnZV9yb3Vzc2VhdV8tX2V4dHJhaXQubXAz/43858-reportage_greve_college_rousseau_-_extrait.mp3


  • Nouvelle rumeur mensongère sur des cours d’éducation sexuelle à l’école (Le Monde)
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/28/nouvelle-rumeur-mensongere-sur-des-cours-d-education-sexuelle-a-l-ecole_5346

    Une publication alarmiste, partagée des milliers de fois sur Facebook, a affirmé, à tort, dévoiler le contenu de séances d’éducation sexuelle.

    Jusqu’à 25% d’élèves absent·e·s en ce jour de rentrée : l’absentéisme habituel, les billets-retour-décalés-donc-moins-chers et surtout… cette rumeur insensée qui revient avec un impact nouveau. Des parents qui viennent mettre sous le nez des enseignant·e·s des vidéos complotistes, des familles avec qui nous avons de bons rapports d’habitude qui viennent, inquiètes vérifier que tout cela est faux, des familles qui évoquent au téléphone leur refus de remettre leur enfant à l’école dans de telles conditions et l’existence de consignes de boycott de la rentrée issues des réseaux sociaux.
    Les bras me tombent.

    #éducation #médias #réseaux_sociaux #complotisme #éducation_sexuelle #théorie_du_genre #bulshiterie

    https://seenthis.net/messages/719394 via Pierre Coutil


  • Relations École-Familles livret ressource
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/relations-ecole-familles/dispositifs/relations-ecole-familles-livret-ressource

    Cette publication « Relations École-Familles de la #maternelle au lycée » est le résultats de travaux conduits en séminaire par des praticiens, des formateurs et des chercheurs à partir de #dispositifs pérennes qui ont fait leur preuve sur plusieurs années. C’est une ressource qui permet de nourrir l’action et la réflexion sur les relations entre enseignant(s)-parent(s), École et Familles de milieux populaires.

    #recherche #Éducation_prioritaire #Travail_enseignant #école-familles #Lycée_Professionnel #Formation #accueil_parents #élèves_allophones #accompagnement #collège #Document




  • Suisse : Interdite d’études à cause de ses parents au social cht/nxp - 26 juillet 2018 - 20min.ch
    http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Interdite-d-etudes-a-cause-de-ses-parents-au-social-14435581

    La commune de Kerns (OW) a voulu interdire à une jeune fille de 16 ans de fréquenter une école secondaire car ses parents sont à l’aide sociale. C’est légal.

    L’affaire défraie la chronique outre-Sarine : une jeune fille de 16 ans s’est vu interdire l’école de culture générale par la commune de Kerns, dans le canton d’Obwald. Motif : ses parents, d’origine érythréenne, sont à l’aide sociale, rapporte le site Watsonjeudi.

    Les autorités ont signifié leur décision à la famille dans une lettre écrite dans laquelle elles précisent qu’un enfant dont la famille est au social doit pouvoir subvenir à ses besoins le plus vite possible grâce à l’éducation. La commune a du coup conseillé à la jeune fille de se lancer dans un apprentissage dans le domaine de la santé. Et si elle persiste dans son idée de suivre l’école souhaitée, l’allocation mensuelle de ses parents sera réduite de 400 francs.
    http://www.20min.ch/dyim/089f8c/M600,1000/images/content/1/4/4/14435581/9/topelement.jpg
    Il aura fallu l’intervention d’un avocat et des mois de querelles juridiques pour que les autorités de Kerns reviennent en arrière sur leur décision et permettent à la jeune fille de suivre la formation de son choix. Elle fréquente aujourd’hui l’école cantonale à Sarnen et ses bonnes notes lui permettront d’intégrer ensuite le gymnase.

    La commune était dans son droit
    Pourtant, souligne le site Watson, la commune de Kerns était dans son droit de refuser des études à la jeune Erythréenne. « C’est aux communes de décider si l’aide sociale doit financer ou non une formation supérieure pour un jeune bénéficiaire », explique Corinne Hutmacher-Perret, assistante de recherche à la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS). Il n’existe pas de législation nationale, rappelle-t-elle. Et les lignes directrices - non contraignantes - de la CSIAS laissent la question ouverte, remarque-t-elle.

    Le service social de Kerns n’a pas souhaité, lui, commenter en détails l’affaire de la jeune fille pour des raisons de protection des données. Le secrétaire de la commune, Roland Bösch, souligne toutefois que l’éducation doit permettre à un enfant d’utiliser toutes ses capacités pour atteindre l’indépendance financière. « Mais si le droit au libre choix de la profession est inscrit dans la Constitution fédérale, il ne donne pas le droit aux parents et encore moins à l’Etat de financer n’importe quelle éducation, selon les souhaits de l’enfant », nuance-t-il dans Watson.

    Selon lui, il faut veiller à la bonne adéquation du soutien de l’Etat aux jeunes à l’aide sociale. « Si un objectif professionnel peut être atteint aussi bien par un apprentissage que par la fréquentation d’une école secondaire technique, la première option est généralement préférable », estime Roland Bösch. « Le service social a estimé que Rahel pouvait obtenir la profession qu’elle souhaitait grâce à un apprentissage et n’avait pas besoin d’un diplôme d’une école secondaire ».

    #Ecole #guerre_aux_pauvres #Suisse #Kerns #Education #Ecole #aide_sociale

    https://seenthis.net/messages/710793 via BCE 106,6 Mhz


  • Des lycéens de Détroit portent plainte contre l’Etat de Michigan parce que dans leurs écoles, les éleves n’apprennent même pas à lire.

    Detroit’s Right to Literacy Case and U.S. School Reform - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/education/archive/2018/07/no-right-become-literate/564545
    https://cdn.theatlantic.com/assets/media/img/mt/2018/07/AP_17020810281879/facebook.jpg?1530896517

    What to do when a school is infested with vermin, when textbooks are outdated, when students can’t even read? Perhaps the answer is sue the government.

    That’s what seven students in Detroit have done. Their class-action suit filed against the state of Michigan asserts that education is a basic right, and that they have been denied it.

    .../...Michigan’s courts have generally refused to take on education-rights cases. That’s largely because the language on education in its constitution is even more vague and limited than that in the constitutions of many other states, some of whose courts have been very active in adjudicating suits about how schools are funded. States including Arkansas and Delaware, for example, constitutionally require the provision of “general” or “efficient” education, while states such as Colorado and Idaho stipulate that education be “thorough” or “uniform.” A few states, like Virginia, mention quality. And one state—Montana—guarantees “equality of educational opportunity” for all its residents. It also requires in its statutes that all schools provide a sound foundation for literacy in kids’ early years.

    In Michigan, though, children’s right to education is simply about access—schools essentially only need to be in operation for that right to be fulfilled...

    #éducation #education #Etats_Unis #USA #The_Atlantic #illéttrisme #literacy #constitution

    https://seenthis.net/messages/709649 via David Sharp


  • Dans cette école, enfants des bidonvilles et enfants de privilégiés apprennent ensemble
    https://www.equaltimes.org/dans-cette-ecole-enfants-des

    Les mains serrées sur un anneau métallique, Wailyn, jeune dominicain en classe élémentaire, s’apprête de bon matin à mettre toute son énergie pour pousser le long portail d’entrée de son école. Du lundi au vendredi, il emprunte chaque matin un chemin récemment bétonné depuis la Cienega, un des (...)

    #Education_populaire_et_pédagogies_alternatives



  • Contribuer à un logiciel libre dans une formation en école d’ingénieur
    https://framablog.org/2018/07/07/contribuer-a-un-logiciel-libre-dans-une-formation-en-ecole-dingenieur

    Des étudiants de l’Université de Technologie de #Compiègne effectuent, dans le cadre de leur cursus, des Travaux de Laboratoire consistant à avancer sur des tickets du #Projet Framadate (qui n’en manque pas), avec le soutien de leur enseignant Stéphane Crozat … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Framasoft #Libres_Logiciels #Libres_Services #Code #Contribution #contributopia #Éducation #Informatique #Musique_Libre #Universite


  • Parcoursup, coulisses d’une réforme précipitée - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/07/05/parcoursup-coulisses-d-une-reforme-precipitee_1664445

    Au moment où sont dévoilés les résultats du bac, plus de 300 000 jeunes sont sans affectation définitive. Avec l’impression de faire les frais d’une stratégie bulldozer visant à éviter toute contestation.

    Les résultats du #bac, qui tombent ce vendredi, vont-ils faire du ménage dans les listes d’attente de Parcoursup ? Jeudi, ils étaient encore 350 000 à ne pas savoir ce qu’ils deviendraient à la prochaine rentrée, dans moins de deux mois. Aujourd’hui, 220 000 ont une proposition, mais n’ont pas validé définitivement leur choix dans l’espoir de remonter sur les listes d’attente de leurs autres vœux. 130 000 n’ont, eux, rien du tout : ils ont parfois écopé de « non » dans les filières sélectives et collectionnent les « en attente » pour leurs demandes en fac. Enfin, 68 000 ont abandonné la procédure.

    La semaine dernière, devant la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, (r)assurait de sa voix calme et convaincante : « Chacun pourra accéder à une formation qui lui correspond. » Mais les listes d’attente patinent, évoluant à la vitesse d’un escargot. Stressant pour les candidats et leurs familles, qui, en prime, ont ce sentiment pénible d’essuyer les plâtres.

    Le nouveau système d’affectation, radicalement différent de l’ancien, a été mis en place à toute allure, en l’espace de quelques mois. Le 22 novembre, le projet de loi était présenté en Conseil des ministres. Deux mois plus tard, le 21 janvier, la nouvelle plateforme Parcoursup entrait en application… avant même le vote de la loi. Pourquoi être allé aussi vite ? Pourquoi ne pas avoir pris le temps ?

    Une étincelle et le ministère embraye

    Tout s’est emballé l’été dernier en quelques heures. Certes, l’incendie couvait. La situation est en effet tendue depuis plusieurs années. Conséquence du baby-boom des années 2000, plus de 30 000 étudiants supplémentaires déboulent chaque année dans l’enseignement supérieur et le nombre de places ouvertes dans les formations, en fac, comme en BTS ou classe prépa, ne suit pas… Jusqu’alors, l’algorithme #APB était paramétré de telle sorte qu’en dernier recours, les candidats étaient départagés par tirage au sort. Ainsi, 8 900 élèves ont été déboutés de leur premier vœu dans leur académie. Ils étaient 5 300 dans ce cas en 2016 et 7 500 en 2015. Cette pratique, très critiquée et critiquable, touchait depuis des années les filières les plus demandées, comme Staps (sports) ou psycho, sans que cela n’émeuve outre mesure. Mais voilà que l’année dernière, une étincelle a tout dynamité.

    C’était le 8 juin. Un article, publié sur le site internet de l’Etudiant. « Exclusif. 857 candidats ont été victimes du premier tirage au sort en première année commune aux études de santé (Paces) en Ile-de-France. » Le ministère embraye dans la seconde. Un communiqué, daté du 9 juin au matin, annonce une réunion de crise. Les doyens des sept facs de santé franciliennes sont convoqués fissa pour « trouver une solution ». Jean-Luc Dumas, doyen de la fac de médecine de Bobigny jusqu’à peu, raconte : « Il y a eu un vent de panique. Quand je suis arrivé au ministère, j’ai d’emblée proposé d’accueillir 250 élèves supplémentaires, je pouvais le faire, les locaux le permettaient. » Les autres doyens suivent. « En un quart d’heure, le problème était réglé. » Rien que d’y repenser, cette histoire le met en pétard : « On a fait porter à la médecine le chapeau du problème des capacités d’accueil saturées. Or, il n’en était rien. Nous avions la place. On a utilisé l’émotion d’un possible tirage au sort en médecine pour justifier l’urgence de cette réforme. » L’histoire de Parcoursup ressemble à un coup politique de maître. Ou de chance. Ou les deux.

    En réalité, les places n’ont jamais manqué en première année de #médecine en Ile-de-France, et le tirage au sort n’a pas été utilisé. Des efforts pour pousser les murs n’étaient même pas nécessaires. Jean-Luc Dumas l’a compris après-coup. Le problème était en fait technique, lié à un changement de paramétrage d’APB, qui incluait désormais dans l’entonnoir initial les élèves en réorientation ou venant de l’étranger. « Sauf que les places que nous réservions d’ordinaire pour ces élèves n’avaient pas été numériquement versées aux autres », explique l’ancien doyen. Le chiffre des refusés s’est naturellement dégonflé, façon neige au soleil. A l’université de Versailles, il est même resté au bout du compte 70 places vacantes, raconte le doyen de l’UFR de santé, Djillali Annane. Lui aussi reconnaît, à mots mesurés, « qu’il y a eu un peu d’affolement pour pas grand-chose. Il faut se replacer dans le contexte. La nouvelle équipe venait d’arriver au ministère, ils ont vu monter la polémique, certainement n’ont-ils pas eu le recul nécessaire. » Jean-Luc Dumas est plus incisif : « Tout s’est emballé, la pression sociétale était très forte, d’accord. Mais le fond de ma réflexion : il y avait une volonté politique de certains de faire exploser le système. »

    Quelques heures après la réunion, nouveau communiqué de Frédérique Vidal. « La ministre salue l’engagement de tous les acteurs qui ont rendu cette solution possible. » Puis :« La situation de la filière Paces d’Ile-de-France illustre les limites du système APB. Frédérique Vidal s’est clairement exprimée sur la nécessité de réduire au maximum les effets du tirage au sort pour la rentrée 2017, et de mettre fin au classement aléatoire, qui n’est ni juste ni souhaitable pour la rentrée 2018. » La presse nationale entretient le feu, « Des lycéens tirés au sort pour entrer en médecine » (le Monde), « APB : les ratés en médecine » (le Figaro).

    « On parle de la fac de médecine… à Paris ! C’est malheureux, mais c’est comme ça en France : toute la presse nationale - parisienne - a foncé, tête baissée. Le ministère a ajouté un peu d’huile sur le feu, et le tour était joué. La réforme légitimée », résume, avec une once de cynisme, un observateur aux premières loges. Maintenant que la partie est jouée (gagnée ?), les langues se délient. Un proche de Jean-Michel #Blanquer, le ministre de l’Education, abonde : « On va dire qu’il y a eu une utilisation exagérée d’un épisode pour présenter une réforme comme nécessaire, alors que des ajustements à l’ancien système auraient peut-être suffi. Le discours a pris dans l’opinion. Ils ont foncé, il ne fallait pas louper le coche. » Une fenêtre d’opportunité en or, comme on dit dans les amphis de sciences politiques où l’on décortique l’action publique. En plus, coup de bol pour Macron, pile à ce moment-là, l’Unef, deuxième syndicat étudiant, est empêtré dans des histoires internes de harcèlement sexuel, donc tout à fait incapable d’organiser la rébellion. La mise en demeure de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui reproche à l’algorithme APB de déterminer le sort des élèves « sans intervention humaine », est le coup de grâce.

    Le Parlement regarde le train passer

    La ministre a un boulevard. Elle rappelle quand même en catastrophe l’ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem pour piloter concrètement la réforme. Le ministère navigue à vue et à toute vitesse. Le rythme imposé par « l’urgence » est redoutablement efficace. Les fameux « attendus », ces compétences estimées nécessaires pour réussir sa licence, sont publiés le 12 décembre. Les équipes universitaires ont alors un petit mois pour éventuellement les amender, mais avec les fêtes de fin d’année, la plupart n’ont pas le temps de se retourner. Ni même de saisir ce qui était en train de se jouer. D’autant qu’au démarrage, la plupart des enseignants-chercheurs étaient favorables à une réforme, partageant la même envie d’avoir une prise sur le choix de leurs futurs élèves.

    Les parlementaires, aussi, ont regardé le train passer. Un collaborateur se remémore ce calendrier « totalement dingue », ces vingt jours (et les nuits courtes) entre la découverte du texte de loi et son examen en séance à l’Assemblée. Express pour décrypter un texte et lire entre les lignes. Régis Juanico, député du groupe socialiste : « On a voté à l’aveugle, clairement. Sous les apparences qu’il fallait aller vite pour des aspects techniques, nous n’avions que très peu d’informations sur la façon dont le système allait fonctionner, sur l’existence d’algorithmes locaux par exemple. Nous n’avions aucune étude d’impact. » Le texte sera adopté à l’Assemblée en un jour et demi, sans réel débat. Quand le projet débarque au Sénat, les 810 000 élèves sont déjà en train d’inscrire leurs vœux dans Parcoursup… La loi est entrée en application avant même d’en être une.

    Les socialistes, insoumis et communistes vitupèrent, en portant la question devant le Conseil constitutionnel. L’argument n’a même pas été repris dans la réponse des « sages ». La loi ORE (relative à l’orientation et à la réussite des étudiants) est publiée au Journal officiel le 9 mars. Dans les facs, les enseignants-chercheurs - même les enthousiastes du début - commencent à tiquer sur ces nouvelles règles du jeu, très variables dans l’application d’une fac à l’autre. Dans les amphis, les étudiants se réveillent doucement : des universités sont bloquées, d’autres perturbées, la mobilisation s’agrippe à celle des cheminots. Mais sans coordination nationale, le mouvement étudiant ne parvient pas à avoir assez de visibilité pour mettre en difficulté la ministre. Et puis, il est tard. Le système s’applique déjà, les dés sont jetés. Au même moment, Frédérique Vidal et son équipe ont une tout autre angoisse, bien plus terre à terre : que l’algorithme #Parcoursup mouline, sans plantage.

    « L’opinion publique ne l’a pas mesuré, mais aucune analyse de convergence n’a été faite en amont. Aucune modélisation des données », assure un observateur. Dans les colonnes de Libé, le 5 juin, le think-tank Terra Nova s’étonnait qu’on ose ce genre « d’expérience grandeur nature ». Effectivement, 810 000 jeunes citoyens, ça fait beaucoup de cobayes

    Désespérant mais nécessaire à savoir. Ce gouvernement n’est qu’un ramassis de vautours prêts à dépecer le moindre dispositif qui n’œuvre pas suffisamment au maintien de l’élite en place.

    #éducation #sélection #manipulation #discrimination #loi_ORE #vidal

    https://seenthis.net/messages/706984 via ninachani


  • Catégorisation des problèmes en #mathématiques, un enjeu langagier majeur
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/ressources/theme-1-perspectives-pedagogiques-et-educatives/travailler-sur-ce-qui-donnent-lieu-a-de-fortes-inegalites/mathematiques-en-education-prioritaire/categorisation-des-problemes-en-mathematiques-de-quoi-p

    Faut-il travailler des catégorisations de problèmes en #Formation et/ou dans la classe avec les élèves ? Si oui, lesquelles ? Intérêts/limites de ce travail ? Et la schématisation, quel rôle joue-t-elle dans l’enseignement de la résolution de problèmes en mathématiques ? Ces questions préoccupent les formateurs et les enseignants. Le Centre Alain Savary a sollicité les points de vue de chercheurs en #Didactique des mathématiques et en #psychologie_cognitive pour tenter de comprendre où sont les controverses.

    #sciences #recherche #Éducation_prioritaire #langages #apprentissage #Travail_enseignant #élémentaire #Conscience_disciplinaire #langues_et_langage #école #Difficulté_scolaire #Cycle_3 #Document


  • Comment une poignée d’élus bloquent une #Alimentation saine pour tous les enfants
    https://www.bastamag.net/Comment-une-poignee-d-elus-bloquent-une-alimentation-saine-pour-les-enfant

    C’était l’une des mesures emblématiques du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation : atteindre 20 % de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2022. Adopté en première lecture par les députés le 30 mai, cet objectif inscrit dans l’article 11 du projet de loi a été supprimé lors de son examen en Commission des Affaires économiques le 14 juin. Trente sénateurs du groupe Les Républicains ont en effet porté un amendement qui conserve le seuil de 50 % de produits de qualité et (...)

    En bref

    / Alimentation, Quelle agriculture pour demain ?, #Alimentation_et_agriculture_biologique, #Conservateurs, #Education, Services (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ? #Services_publics

    https://seenthis.net/messages/703769 via Basta !


  • Socialisation ou Incorporation des Structures Sociales
    https://secession.fr/socialisation-et-dispositions
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2018/06/socialisation.jpg

    Socialisation : Intériorisation de Dispositions

    La socialisation est souvent définie comme le processus qui permet d’établir une personne à l’intérieur d’une société ou d’un groupe social. Un courant de la sociologie l’envisage, plus précisément, comme l’intériorisation de manières de faire ou de penser.

    #sociologie #anthropologie #social #societe #education


  • Ils rêvent de bâtir des universités autogérées
    https://www.streetpress.com/sujet/1529574879-ils-revent-de-batir-des-universites-auto-gerees

    Si nous bâtissions nous-même l’université de nos rêves ? C’est le projet porté par un « un collège d’enseignants et d’étudiants » soutenus par des élus de gauche. Ils ont jeté leur dévolu sur un terrain, mais ils ont encore 2 ou 3 bricoles à gérer...ReportagesThe College (...)

    #Education_populaire_et_pédagogies_alternatives


  • PDMQC : évaluer l’aide apportée aux élèves de cycle 2 en REP
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/maitres-surnumeraires/evaluer-laide-apportee-aux-eleves-de-cycle-2-en-rep

    Conseillers pédagogiques à Cluses (74), Aude Valéro et Eric Sonzogni ont mis en place les conditions de l’accompagnement et de l’évaluation du travail mis en oeuvre avec les écoles travaillant dans le cadre du dispositif « Plus de maitres que de classes ». Verdict en graphiques.

    #Éducation_prioritaire #Travail_enseignant #écrire #Didactique #Formation #accompagnement #Difficulté_scolaire #intermétier #travail_collectif #évaluation #Document


  • Mathilde Larrère : « Il y a deux Républiques ! »
    https://www.revue-ballast.fr/mathilde-larrere-il-y-a-deux-republiques

    La révolution et la République : gros morceaux que voici. La première paraît tenir du rêve impossible ou ravive trop souvent de lointaines visions de guillotine en place publique ; la seconde est devenue le terrain de jeu favori des opulents et des mafieux, du parti unique des affaires (LR-En Marche-PS) à l’extrême droite… « Républicain, oui ; mais ce mot ne précise rien », lançait déjà Proudhon. Pour en discuter ou en débattre, nous sollicitons l’historienne Mathilde Larrère, chroniqueuse pour Arrêt sur images ainsi que Mediapart et directrice de l’ouvrage collectif Révolutions — Quand les peuples font l’Histoire. Celle qui ferrailla avec Manuel Valls à propos de la figure de Marianne et dispense chaque semaine sur Twitter des « fils » historiques et politiques afin de rendre l’Histoire accessible au plus grand nombre en jure : « Tout est possible, partout, à tout moment. »

    #histoire #revolution #enseignement #education_populaire

    https://seenthis.net/messages/700269 via ¿’ ValK.


  • De quelle #éducation aux #Médias avons-nous besoin ?
    http://www.internetactu.net/2018/06/06/de-quelle-education-aux-medias-avons-nous-besoin

    Lors du dernier SXSW consacré à l’éducation, la chercheuse américaine danah boyd (@zephoria) a, comme à son habitude, délivré une très intéressante conférence sur la question de l’éducation aux médias (vidéo) devant un parterre de spécialistes. Intéressante parce qu’elle remettait en question certaines approches faciles ou rapides de la façon (...)

    #Articles #Débats #Enjeux #Recherches #désinformation

    https://seenthis.net/messages/700132 via InternetActu [RSS]


  • *Rapport aux savoirs et égalité des sexes*

    Aujourd’hui, la mixité scolaire en France va de soi. Elle fait partie de l’institution scolaire française et elle paraît naturelle à tout le monde. Elle paraît tellement naturelle, elle va tellement de soi que, jusqu’à une date récente, personne en France ne songeait à s’interroger sur cette question, pas plus les responsables du système éducatif ou les chercheurs que les usagers (élèves, parents, enseignants).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/05/29/rapport-aux-savoirs-et-egalite-des-sexes

    #féminisme #education


  • Parcoursup : « Sept refus et trois "en attente", j’ai encore rien dit à mes parents » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/05/23/parcoursup-sept-refus-et-trois-en-attente-j-ai-encore-rien-dit-a-mes-pare

    Élèves, profs, enseignants-chercheurs… Tous sont en première ligne face à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, qui se met en place à toute vitesse. « Libération » leur donne la parole pour qu’ils racontent les bouleversements en cours. Aujourd’hui, Salem, 17 ans.

    Aujourd’hui, Salem, 17 ans, en terminale ES au lycée Jean Dautet, à La Rochelle

    « Sur dix vœux, j’ai sept refus et on m’a mis sur liste d’attente pour les trois autres vœux dans des universités. J’avais demandé des DUT d’informatique et de techniques de commercialisation. Et l’université, en droit et en informatique. Être sur liste d’attente pour des facs, c’est quand même affolant.

    Je ne suis pas un élève très mauvais, ni très bon, je suis un élève moyen qui donne de lui-même, ma moyenne générale tourne autour de 10-12. J’ai de bonnes notes en maths et mes appréciations sont bonnes. J’ai juste raté un trimestre sur deux ans.

    Je n’appréhendais pas vraiment l’arrivée des réponses, d’ailleurs je ne me suis pas précipité à 18 heures pour voir ce qu’il en était, puisque je m’étais dit que j’allais être accepté au moins dans une université sans difficulté. J’espérais même avoir une chance d’être sur liste d’attente pour les DUT, même si je ne suis pas prioritaire pour ces formations. Là, c’est un « non » catégorique. J’aurais aimé avoir un entretien au moins pour montrer ma motivation et qu’ils se basent sur autre chose que des notes et des appréciations.

    Je n’ai pas encore annoncé la nouvelle à mes parents. Ils vont percevoir ça comme un échec scolaire et j’ai peur qu’ils soient déçus. On se projette dans le futur et quand on n’a rien, le retour à la réalité est plutôt désagréable. Je garde l’espoir de remonter dans la liste d’attente et d’être accepté dans une des universités. Beaucoup ont demandé des facs en roue de secours, donc des places vont se libérer, mais ça m’énerve de savoir que même si je suis accepté, c’est par défaut.

    J’ai vu qu’on pouvait voir sa place sur les listes d’attente. Pour la fac de droit, je suis 598e sur 1040 (pour 300 places), pour celle d’informatique 355e sur 532 (pour 140 places disponibles) et la troisième en informatique à Pau 236e sur 251 (pour 30 places disponibles). Cela donne une idée, mais finalement ça m’inquiète encore plus. Le système est d’autant plus pervers que les réponses arrivent avant le bac. J’ai déjà un ami qui m’a dit que ça le décourageait. Ceux qui ont été acceptés, ça les motive bien sûr à décrocher le diplôme, mais quand on essuie des refus, qu’on est en attente, c’est plutôt l’inverse.

    Ça perturbe également nos révisions. Je trouve ça complètement ridicule de regarder sans cesse sur Parcoursup pour voir si on a gagné des places ou non. Certains ont envie de réviser, de se débarrasser de ça et d’avoir l’esprit tranquille. En plus, c’est contraignant, si on est accepté, mais qu’on n’a pas validé notre choix [dans les 7 jours, ndlr], on peut se retrouver sans rien. Du coup, on va être obligé de regarder tous les jours.

    Le plus angoissant est de se dire : "Si je n’ai rien à la fin de la semaine, qu’est-ce que je fais l’an prochain ?" Je sais qu’on peut avoir des réponses jusqu’en septembre, mais c’est angoissant. J’aimerais passer un été tranquille. »
    Marlène Thomas

    Tout ça veut donc dire, contrairement aux annonces officielles (mais on a l’habitude de leurs mensonges érigés en technique de communication), qu’un postulant peut tout à fait se retrouver sans aucune solution et n’être accepté nulle part même quand il met des vœux pour des formations à l’université.
    #parcoursup #enseignement_supérieur #sélection #discrimination #éducation

    https://seenthis.net/messages/696485 via ninachani


  • Le jeune président de la Start-up Nation était en fait un vieux con comme les autres. affordance.info
    http://www.affordance.info/mon_weblog/2018/05/jeune-president-vieux-con.html

    Je partage à peu près autant les idées d’Emmanuel Macron que la déclaration d’impôt de Patrick Balkany. Mais il est deux points sur lesquels j’espérais que la raison puisse l’emporter sur mes convictions. Primo il était « jeune ». Et deuxio il ne se ferait pas prendre le mulot dans le bon coin puisqu’à l’instar du proctologue, il voyait du digital partout. 

    Et puis il y eut #Parcoursup. Alors là j’avoue qu’au delà de l’algorithme tout moisi, en plus de faire bien pire que le déjà sinistre APB, ma sidération fut totale. Tout le monde savait que la fin de la hiérarchisation des voeux allait causer un bordel innommable. Tout le monde l’avait expliqué et démontré. En tout cas tous les gens sérieux. Mais je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas qu’un gouvernement et un ministère puissent en toute connaissance de cause assumer le fait que sur les 750 000 lycéens de terminale, plus de 400 000 d’entre eux soient « en attente » ou « sans affectation » alors que le démarrage des épreuves du bac était fixé au 8 juin. Je ne comprenais pas davantage, sauf à vouloir littéralement mettre le feu aux lycées et à la jeunesse, que ce même gouvernement assume et revendique l’éventuel déblocage de places en université « au fil de l’eau » : c’est à dire qu’il puisse choisir de distiller le stress au jour le jour pour que cette jeunesse là n’ait jamais de répit. Et puis d’un coup j’ai compris. La logique du truc m’est apparue.

    J’ai compris que le projet politique de notre jeune président était de semer une graine : celle de l’humiliation quotidienne, celle de l’intranquillité permanente qui fait grandir la résignation qui, à son tour, façonnera le corps et l’âme de la chair à Managers dont a besoin le patronat. Et puis bien sûr, la graine de la concurrence. Toujours mettre les gens en concurrence.

    Le lendemain des résultats de Parcoursup il y eut des classes entières de terminale où aucun, je dis bien aucun lycéen n’avait autre chose que « refusé » ou « en attente ». Je vous laisse juste imaginer l’ambiance et la tête du prof y débarquant le matin. Et si l’imagination vous fait défaut alors allez voir sur Twitter, sur Facebook, ou dans les journaux. 

    Donnez-moi les explications que vous voudrez mais les faits sont têtus : plus de la moitié d’une classe d’âge s’est trouvée, à 15 jours de l’examen du baccalauréat, avec un avenir qui indiquait « refusé » ou « en attente ». On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. Mais l’on n’a pas davantage envie d’être « refusé » ou « en attente » comme seule alternative sérieuse.

    #concurrence #management #éducation #capital_humain

    https://seenthis.net/messages/696982 via colporteur


  • #Funkwhale, les baleines mélomanes libres et décentralisées
    https://framablog.org/2018/05/25/funkwhale-les-baleines-melomanes-libres-et-decentralisees

    Aujourd’hui nous laissons bien volontiers les commandes à Narf, une étudiante actuellement en stage chez Framasoft. Sa mission porte sur la vulgarisation des concepts de « fédération », notamment au travers de PeerTube, mais aussi plus largement du protocole ActivityPub. Afin de … Lire la suite­­

    #Contributopia #Fédération #Internet_et_société #Interview #Communaute #Éducation #EliotBerriot #GrooveShark #Internet #Soundcloud