#égologie

  • « Ça commence par moi », quelle blague (par Kevin Amara) – Le Partage
    http://partage-le.com/2018/10/ca-commence-par-moi-quelle-blague-par-kevin-amara

    Dimanche 3 mars 2019

    Ce dimanche matin, en me levant, j’ai ressenti une envie pressante de changer le monde. Pas une journée ne passe sans qu’on entende parler de fonte des glaces, de réchauffement climatique, d’érosion des sols, d’acidification des espèces… je m’embrouille mais en tout cas, tous les jours, on sait un peu plus que la veille que le château brûle, et on ne fait rien. Je ne veux plus de cette passivité. Je veux arrêter avec cette sidération qui m’empêche d’avancer. Je veux et je vais faire quelque chose. Changer le monde, ça commence par se changer soi-même. C’est ce qu’ils disent tous. J’ai vraiment l’impression que tout le monde se conscientise en ce moment. Les chanteurs chantent à propos du changement climatique, les youtubeurs font des vidéos sur la surchauffe des serveurs, les stars de l’industrie du cinéma agissent en se mobilisant pour qu’on se mobilise : bref, je sens bien qu’il y a un sursaut collectif, et je veux en être.

    #égologie

    https://seenthis.net/messages/732909 via Sombre


  • Quand le «manger mieux» creuse la fracture alimentaire | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/169200/alimentation-manger-mieux-philosophie-individualisme-inegalites-classes
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/manger_mieux_individualisme.jpg

    Auprès des participantes et participants, elle a constaté un effet pervers des appels à consommer bio : « Avec le débat sur le bio et les pesticides, certaines personnes utilisent cette information selon laquelle les fruits et légumes peuvent contribuer à l’apport de contaminants pour ne plus en acheter et ne plus en donner à leurs enfants. On marche un peu sur la tête. On a oublié de dire que manger des fruits et légumes qui ne sont pas bios, c’est mieux que de ne pas en manger du tout, ou en quantité trop faible. »

    Les prix élevés du bio –79% plus cher que le conventionnel pour un panier de fruits et légumes, selon une étude de 2017 de l’UFC-Que choisir– rebutent les ménages au budget serré, d’autant plus lorsqu’ils sont touchés par la précarité alimentaire, qui concerne une personne sur cinq en France, d’après un récent baromètre Ipsos-Secours populaire.

    Christophe Brusset n’en est que trop conscient : « Je viens d’un milieu ouvrier et pauvre, je sais ce que c’est que de jongler avec les fins de mois. J’ai connu ça toute ma jeunesse. » C’est pourquoi son « guide », présenté dans Et maintenant, on mange quoi ?, s’attache à montrer la voie vers les produits les « moins pires » en supermarché, sans augmenter le montant du ticket de caisse. Hors de question pour lui de « culpabiliser » les consommateurs et consommatrices : « C’est l’industrie qui est coupable, ce ne sont pas les clients. »

    #égologie #alimentation

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  • Une machine à fabriquer de l’impuissance - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Fabriquer-de-l-impuissance

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/Bouquins/.P1030334_m.jpg

    Retour sur la tournée #Égologie et les discussions intéressantes à ce sujet. cc @touti et @rastapopoulos et @sandburg même si les trucs les plus intéressants se sont passés dans des montagnes peuplées de chevelu·es.

    Dans une montagne un peu plus loin, une autre nous raconte son activité de conseillère conjugale de culture féministe. Nous sommes dans les Cévennes de l’illustre Pierre Rabhi et l’influence est palpable. Les femmes engagées dans des démarches écolo-spirituelles n’y sont pas plus qu’ailleurs, et pas plus que les autres, à l’abri de la violence masculine dans le couple. Sauf que celles-ci sont spécialement vulnérables, incapables de se dresser contre un compagnon qui les tient sous emprise ou exerce sur elles une violence économique ou matérielle. On leur a dit, répété, que chacun·e pouvait se prendre en main (1) et qu’il fallait arrêter de « toujours blâmer les autres ». Elles sont battues ? Ce n’est pas sa faute à lui, ce sont elles qui ont dû louper quelque chose. Et de stage d’une quelconque thérapie alternative en lecture d’un bouquin de Pierre Rabhi, elles sont incapables de reconnaître qu’elles ne sont pas responsables de la relation violente et incapables de s’enfuir, tout bêtement. Ça tombe bien, les autorités lorgnent sur les démarches de reconstruction du couple dans les cas de violence conjugale, ça coûte moins cher que de s’assurer qu’un foyer attend toutes les femmes battues, sans revenu ou sans tissu social solide (souvent conséquences de la maltraitance) quand elles arrivent à sortir des griffes de leur mec (2).

    Ainsi, un angle d’attaque qui promettait d’éviter l’impuissance (car nous ne savons pas encore comment éradiquer le patriarcat ni lutter contre cet envahissement par les substances toxiques que l’industrie et la recherche ne semblent pas vouloir arrêter d’inventer), finit en puissant outil d’acceptation de la saleté qui nous entoure. Les personnes en colère, les chieuses et les énervés ont offert plus de bataillons pour se battre contre l’abjection dans ce monde que les adeptes du développement personnel. Leur « négativité » est au fond plus prometteuse.

    Edit : finalement, je garde pour moi (et pour vous) cette histoire d’affiche inspirée par le bouquin.
    http://blog.ecologie-politique.eu/public/Bouquins/.P1030331_m.jpg

    https://seenthis.net/messages/714536 via aude_v


  • Ce qui est bien, avec les pailles, c’est que le capitalisme peut difficilement être blâmé pour leur présence dans les océans. On trouvera d’abord toi, le ou la coupable qui sirotes innocemment ton verre plein de glaçons, ensuite l’immonde cabaretier ou cabaretière qui l’a imposée dans ton verre (alors que tu sais boire en évitant les glaçons ou que tu es devenu·e « no déchets » et que tu en as une en métal que tu as achetée lors de tes dernières vacances au soleil, à dix heures d’avion) et finalement il se trouvera bien une usine de pailles à blâmer. Pendant ce temps, de multiples substances arrivent sur le marché (donc l’environnement) sans être proprement évaluées, pendant ce temps aucune des substances qui font crever les abeilles n’est interdite sauf pour l’usage domestique, pendant ce temps les porte-containers et les poids-lourds continuent à sillonner le monde pour transporter les marchandises, pendant ce temps on continue à produire des déchets nucléaires qu’on ne sait pas stocker, pendant ce temps la déforestation continue pour donner à bouffer de la barbaque et de l’huile à l’industrie (alimentaire ou du carburant). Mais les écolos s’occupent à pointer du doigt les pailles. C’est la feel-good campagne, celle qui te fais croire que tu ne vis pas tout à fait dans un monde de merde qui obéit à la loi du profit, que tu n’es pas le ministre qui dit oui-oui à toutes les merdes anti-écolo et que tu peux faire des choses dans ton coin, façon #égologie. Va crever, gentil·le écolo qui m’emmerdes avec tes pailles. (Je dis ça, et je croise plein de gens démuni·es devant le truc et qui se sont lancé·es dans le défi de vivre sans paille, si ça leur fait plaisir... Mais être une grosse ONG ou Hulot et se soucier de pailles !)

    #zéro_déchet de merde #plastique #déchets #océans #eau

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    https://seenthis.net/messages/712158 via aude_v