• Allions-nous, réinventons la vie ensemble et décolonisons l’imaginaire de l’exploration #MissionStarTrekTerre ! Nous sommes tous des terrestres sur la même terre, respirant le même air, buvant la même eau. « Redécouvir la terre », un texte fondamental de Pierre Charbonnier, Bruno Latour et Baptiste Morizot, 2017 http://traces.revues.org/7071 #ElitesHorsSol
    #terre #sol #classe #géoclasse #viesurterre #capitalisme #déni #climat #biodiversité #vivant #nonhumains #animés #politique #diplomatie #effondrement #collapsologie #mondialisation #écologie #inégalité #giletsjaunes #Trump #Macron #youth4climate #cohabitation #permaculture


  • Une France qui se tient sage

    Aveugles et hostiles à l’intelligence d’un mouvement qui retourne contre le néo-pouvoir les #valeurs qu’on lui inculque (#disruption, #mobilité, #agilité) et qui renvoie la #police à sa #violence archaïque (#blindés, #voltigeurs et #police_montée), les médias auront été les meilleurs #chiens_de_garde du #pouvoir et de la police, mais aussi les révélateurs du mépris des #élites et des journalistes pour les gilets jaunes, ces ploucs défavorisés : Cnews invitant #Patrick_Sébastien qui connaît ces gens-là, Le Monde les traitant d’« #invisibles » (mais aux yeux de qui ?), des philosophes contrits qui auraient préféré voir surgir un autre #peuple, plus jeune et plus mixte, congédiant ce peuple-ci comme beauf et FN. Et tous ces #experts nous expliquant que la #révolte a lieu grâce au changement d’#algorithme de #Facebook accentuant le rôle des « groupes », comme si les gens n’étaient pas capables de s’assembler tout seuls, et qu’il fallait bien une intelligence supérieure pour les sortir de leur bêtise. Merci M. Zuckerberg d’illuminer nos campagnes. Or le #mouvement est d’abord un mouvement de #rond-point, de #proximité et de #rencontres, qui provoque une extraordinaire redistribution des rôles.

    Le récit raconté par les médias était répugnant. La #TV s’est encore une fois ridiculisée face à #Internet. D’un côté cette image terrifiante présentée comme sécurisante au JT de 20 h, le 15 décembre, de manifestants devant l’Opéra qu’on empêche de rejoindre les Champs sous l’œil de la police montée prête à charger. De l’autre la profusion sauvage des « vidéos de #violences_policières », qui à force deviennent un genre en soi. Au Burger King à Paris, une femme est matraquée au sol, à Biarritz, en marge de tout mouvement de foule, une autre est frappée au visage par un tir de flash-ball. D’abord on empêche de manifester, puis on parque dans une fan zone, ensuite on gaze, et la semaine suivante on interdit les casques, masques et lunettes, indices de « radicalisation ». Des #CRS caparaçonnés en Robocop visent la tête nue de gilets jaunes auxquels on retire le droit de se protéger. Résultat : 170 personnes à l’hôpital à Paris le 8 décembre. 24 plaintes de photographes et journalistes. #Intimidation totale des manifestants. Et la honte : Paris se refermant sur lui-même comme un château-fort face aux hordes de manants.

    Les médias n’agissent pas que par obéissance, mais par perplexité et bêtise, parce qu’il leur manque une case : la case politique. Habitués à commenter des stratégies électorales, ils ne comprennent pas quand émerge un #fait_politique, ils ne le voient pas. Ils répètent que le mouvement n’est pas politique (alors qu’il n’est pas partisan, ce n’est pas la même chose). À la place, on le moralise (la violence, c’est mal !), on le judiciarise. On le scinde : les bons manifestants (qui se tiennent sages) et les mauvais (qui cassent). On parle de casseurs en mélangeant les pilleurs qui en profitent et les manifestants en colère qui se demandent jusqu’où ils sont prêts à aller. Pire encore : on militarise le conflit. Les médias ont parlé de scènes de guerre (quand parfois brûlaient juste une poubelle et un sapin de Noël), fantasmé la guerre civile, épouvantail agité par un État irresponsable qui comptait bien monter les uns contre les autres (« il va y avoir des morts ! »). La police a sorti les chiens, joué aux cow-boys avec ses LBD40, des flash-balls augmentés. Un quart de Paris a été transformé en ville morte, 46 stations de métro fermées le 15 décembre. Il fallait y être pour voir les gilets jaunes transformés en âmes errantes cherchant un endroit où se retrouver. Et on s’étonne de la colère du peuple alors qu’on le traite en ennemi ?

    Le contrechamp logique est la vidéo inouïe des lycéens de Saint-Exupéry à #Mantes-la-Jolie, qui dit l’ambition de ce pouvoir de plus en plus autoritaire. Une France qui se tient sage comme une image. La #banlieue ressemblait soudain aux pires fantasmes de BFM, TF1 ou LCI : à la Syrie. Une voix sinistre se félicitait en sifflotant : « Voilà une classe qui se tient sage, faudra balancer à leurs profs, je pense ils ont jamais vu ça. » Des #images « choquantes » ont dit les médias : ça n’engage à rien. Même ce planqué de Blanquer l’a dit. Alors qu’elles sont monstrueuses, inadmissibles, inexcusables. Les journalistes ont appris à l’école à ne pas donner leur avis, à recueillir les propos, citer les réseaux sociaux et réciter les éléments de langage. Des lycéens ont été agenouillés comme attendant une balle dans la tête, et jetés au milieu des poubelles, comme des détritus. Quelle leçon le petit coq français sur son fumier va-t-il encore vouloir donner au monde en matière de droits de l’homme ?

    https://www.cahiersducinema.com/wp-content/uploads/2018/12/751-300x287.jpg
    https://www.cahiersducinema.com/produit/edito-n751-janvier-2019-une-france-qui-se-tient-sage

    #médias #gilets_jaunes #presse #journalisme #catégorisation #bons_manifestants #mauvais_manifestants #casseurs
    ping @davduf @reka @fil

    https://seenthis.net/messages/749238 via CDB_77


  • Je suis également exaspérée par la condescendance pseudo intello à l’égard de ceux qu’on appelle les gens, la province, la France périphérique, les territoires, car on pourrait aussi les appeler les Français mécontents, les Européens déçus et ne pas oublier que parmi eux/nous il y a aussi des électeurs (ou pas), des "petits" chefs d’entreprises qui font vivre le pays :

    "Je voyais sur les photos qui accompagnaient les articles des corps qui n’apparaissent presque jamais dans l’espace public et médiatique, des corps souffrants, ravagés par le travail, par la fatigue, par la faim, par l’humiliation permanente des dominants à l’égard des dominés, par l’exclusion sociale et géographique, je voyais des corps fatigués, des mains fatiguées, des dos broyés, des regards épuisés."

    Edouard Louis : ”Chaque personne qui insultait un gilet jaune insultait mon père” https://www.lesinrocks.com/2018/12/04/actualite/edouard-louis-chaque-personne-qui-insultait-un-gilet-jaune-insultait-mon

    #GiletsJaunes #condescendance #eliteintello #meprisdeclasse


  • L’ostentation, tout en nuance
    http://www.laviedesidees.fr/L-ostentation-tout-en-nuance.html

    Les classes dominantes affichent traditionnellement leur supériorité par le faste de leurs dépenses. Selon Elizabeth Currid-Halkett, l’affirmation statutaire est en pleine mutation et passe désormais par des signes beaucoup plus discrets, où la #distinction vient remplacer l’ostentation.

    #Recensions

    / #élites, distinction, #consommation

    https://seenthis.net/messages/692844 via La Vie des idées


  • Le fétichisme de l’ordre
    http://www.laviedesidees.fr/Retour-sur-la-catastrophe-allemande.html

    Dans un recueil d’articles enfin traduit en français, Norbert Elias critique les errements de ses compatriotes, essentiellement les #élites allemandes, incapables de s’émanciper des modèles anciens et de la rigidité des structures sociales. Dans ces conditions, peut-on parler d’un habitus national ?

    Livres & études

    / élites, #Etat, #guerre_mondiale

    #Livres_&_études

    https://seenthis.net/messages/649475 via La Vie des idées


  • Emmanuel Todd : « La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire »
    Par Sonya Faure et Cécile Daumas — 6 septembre 2017

    Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative. Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe.

    Trump, Brexit, Macron. Vous analysez les bouleversements au sein des démocraties moins comme les résultats d’une fracture sociale que d’une fracture éducative…
    Nous vivons une phase décisive : l’émergence pleine et entière d’une nouvelle confrontation fondée sur les différences d’éducation. Jusqu’ici, la vieille démocratie reposait sur un système social fondé sur l’alphabétisation de masse mais très peu de gens avaient fait des études supérieures. Cela impliquait que les gens d’en haut s’adressaient aux gens simples pour exister socialement - même les dominants et même la droite. On a cru que la propagation de l’éducation supérieure était un pas en avant dans l’émancipation, l’esprit de Mai 68 finalement. Mais on n’a pas vu venir le fait que tout le monde n’allait pas faire des études supérieures : selon les pays, entre 25 % et 50 % des jeunes générations font des études supérieures, et dans la plupart d’entre eux leur nombre commence à stagner. Les sociétés ont ainsi adopté une structure éducative stratifiée. « En haut »,une élite de masse (en gros, un tiers de la population) qui s’est repliée sur elle-même : les diplômés du supérieur sont assez nombreux pour vivre entre eux. Symétriquement, les gens restés calés au niveau de l’instruction primaire se sont aussi repliés. Ce processus de fragmentation sociale s’est généralisé au point de faire émerger un affrontement des élites et du peuple. La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht. Les élites « savaient », et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté « non ». Ce phénomène de fracture éducative arrive à maturité.

    La lutte des classes sociales est remplacée par la lutte entre les classes éducatives ?
    Oui, même si revenus et éducation sont fortement corrélés. La meilleure variable pour observer les différences entre les groupes est aujourd’hui le niveau éducatif. Les électeurs du Brexit, du FN ou de Trump sont les gens d’en bas (même si le vote Trump a été plus fort qu’on ne l’a dit dans les classes supérieures), qui ont leur rationalité : la mortalité des Américains est en hausse, et même si les économistes répètent que le libre-échange, c’est formidable, les électeurs pensent le contraire et votent pour le protectionnisme.

    Les trois grandes démocraties occidentales ont réagi différemment à cet affrontement entre élite et peuple…
    En Grande-Bretagne, il s’est passé un petit miracle : le Brexit a été accepté par les élites, et le Parti conservateur applique le vote des milieux populaires. C’est pour moi le signe d’une démocratie qui fonctionne : les élites prennent en charge les décisions du peuple. Ce n’est pas du populisme car le populisme, c’est un peuple qui n’a plus d’élites. David Goodhart, le fondateur de la revue libérale de gauche Prospect, parle de « populisme décent », une magnifique expression. Les Etats-Unis sont, eux, dans une situation de schizophrénie dynamique. Les milieux populaires, furibards et peu éduqués, ont gagné l’élection, une partie des élites l’a acceptée (Trump lui-même fait partie de l’élite économique et le Parti républicain n’a pas explosé) mais l’autre moitié de l’Amérique avec l’establishmentla refuse. C’est un pays où règne donc un système de double pouvoir : on ne sait plus qui gouverne. En France, nous sommes dans une situation maximale de représentation zéro des milieux populaires. Le FN reste un parti paria, un parti sans élites. Le débat du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en a été la parfaite mise en scène. A son insu, Marine Le Pen a exprimé l’état de domination intellectuelle et symbolique de son électorat qui est, de plus en plus, peu éduqué, populaire, ouvrier. La dissociation entre les classes sociales est à son maximum. L’absence de solidarité entre les groupes sociaux est typique de la dissociation d’une nation.

    La France insoumise est-elle une tentative de renouer le contact entre élite et peuple ?
    Elle est le phénomène électoral intéressant de cette dernière élection. Il m’intéresse d’autant plus que je n’y croyais pas du tout ! Les électeurs de Mélenchon sont jeunes comme ceux du FN. Mais ce qui est vraiment original dans l’électorat de Mélenchon, c’est son caractère transclassiciste. Ouvriers, employés, professions intermédiaires, diplômés du supérieur : toutes les catégories sociales y sont représentées. En ce sens, les progrès de La France insoumise ne seraient pas une nouvelle forme de gauchisme, mais exactement l’inverse : une certaine forme de réconciliation des catégories sociales et éducatives françaises. Reste à savoir si Mélenchon a dans la tête ce qu’il faut pour gérer une telle réconciliation.

    Et Emmanuel Macron ?
    On ne peut pas savoir ce qu’il y a dans la tête de Macron : il est jeune et trop instable, son parcours professionnel l’a montré. Il est pour l’instant sur une trajectoire de conformisme absolu. Réformer, flexibiliser, accepter la gestion allemande de la monnaie… une direction qui amène inévitablement à un ou deux points de chômage supplémentaires en fin de quinquennat. Pour Macron, poursuivre dans cette voie, c’est accepter de disparaître politiquement à 40 ans. Une hollandisation éclair.

    Vous êtes un homme de gauche, comment voyez-vous sa situation aujourd’hui ?
    Je ne suis pas très optimiste ! L’une des grandes faiblesses de la science politique est de réfléchir aux citoyens comme à des êtres abstraits. Mais quand on décrypte, comme je le fais, des variables sociologiques, on arrive à la conclusion qu’il existe un subconscient inégalitaire dans notre société. La stratification éducative, je l’ai dit, a provoqué une fermeture du groupe des éduqués supérieurs sur lui-même. La crétinisation politico-sociale des mieux éduqués est un phénomène extraordinaire. Le vieillissement de la population va aussi dans le sens d’une préférence pour l’inégalité. Que devient la démocratie quand les gens sont en moyenne beaucoup plus âgés et riches ? Dans le logiciel de La France insoumise, il y a la révolte. Mais des révolutions au sens mélenchoniste dans un pays où l’âge médian de la population atteint les 40 ans, je n’en ai jamais vu. Les peuples qui font des révolutions ont 25 ans d’âge médian. La société française semble dans une impasse.

    Vous êtes de plus en plus critique sur l’Europe. Dans votre livre, vous craignez une dérive autoritaire du continent…
    Je suis arrivé au bout de ma réflexion. Comment exprimer ces choses-là gentiment… Je ne veux surtout plus adopter la posture du mec arrogant. Que se passe-t-il en Europe ? L’Allemagne meurt démographiquement mais elle conserve un niveau d’efficacité économique et politique prodigieux. Elle a pris le contrôle de la zone euro. Je pense que les historiens du futur parleront du choix de l’euro comme d’une option stratégique inimaginable. Comme de la ligne Maginot en 1940. L’euro ne marche pas, mais il s’est installé dans les esprits pour des raisons idéologiques, et on ne peut pas en sortir. Autour de l’Allemagne, les pays latins sont en train de dépérir, avec des taux de chômage ahurissants, et les pays de l’Europe de l’Est ont vu chuter leur taux de natalité, signe d’une grande angoisse. Les inégalités sont plus fortes au sein de l’espace économique et social européen - entre les revenus allemands et roumains - qu’au sein du monde anglo-saxon qu’on dénonce toujours comme étant le summum de l’inégalité.

    Mais le but de l’Union est, à terme, de faire converger les conditions de vie…
    Les gouvernements élus dans les pays faibles ne peuvent plus changer les règles. Mais est-ce une surprise ? Il faut étudier l’inconscient des sociétés européennes : il y a, dans la zone euro, une prédominance de régions dont la structure familiale traditionnelle était la famille souche, ce système paysan dans lequel on choisissait un héritier unique, et dont les valeurs étaient inégalitaires, autoritaires. Au fond, mon analyse des couches subconscientes de l’Europe retombe sur un lieu commun historique : qui, dans les années 30, aurait décrit l’Europe continentale comme le lieu de l’épanouissement de la démocratie libérale ? Les berceaux de la démocratie sont le monde anglo-saxon et le Bassin parisien. Pour le reste, les contributions modernes à la politique de la zone euro, c’est Salazar, Pétain, Franco, Hitler, Dollfuss…

    Est-ce que ça condamne l’idéal européen ?
    Compte tenu du potentiel anthropologique et post-religieux de l’Europe continentale, il aurait été ridicule de s’imaginer qu’après le repli anglo-américain de la zone, car c’est cela qu’on vient de vivre sur le plan géopolitique, une réelle démocratie pourrait perdurer. Ce qui ré émerge aujourd’hui, ce sont les traditions propres du continent européen, et elles ne sont pas propices à la démocratie libérale. La France pourrait porter des valeurs démocratiques et égalitaires… mais la France n’est plus autonome.

    Le risque pour l’Europe, c’est l’autoritarisme ?
    Même si la démocratie disparaît, ça ne veut pas dire qu’on va vers le totalitarisme, ni qu’on perd la liberté d’expression, et que la vie devient insupportable pour tout le monde. Mais ce qui est insupportable dans le stade post-démocratique actuel, c’est que la vie reste plutôt agréable pour les gens d’en haut tandis qu’une autre partie de la population est condamnée à la marginalité. Peut-être que le système explosera. Peut-être que la France retrouvera son autonomie et, comme les Britanniques, une façon de reformer une nation, avec ce que ça suppose de solidarité entre les classes sociales.

    Vous intervenez aujourd’hui en tant qu’historien, polémiste ?
    Je suis beaucoup intervenu, parfois de manière polémique, dans le débat public. Mais, avec ce livre, j’ai voulu revenir au plaisir de l’observation historique, sans prendre partie. Je suis à la fois un citoyen qui s’énerve parce que je suis toujours dans le camp des perdants, et qu’à force, c’est agaçant, mais je suis aussi un historien. Et ce qui est bien, c’est que même quand le « citoyen » perd, l’histoire, elle, continue. Je pense que la démocratie est éteinte en Europe. Le gros de l’histoire humaine, ce n’est pas la démocratie. L’une de ses tendances lourdes est au contraire l’extinction de la démocratie. En Grèce, en France, les gens votent, et tout le monde s’en moque. Pour un citoyen, c’est tout de même embêtant. Pour un Français qui se pense français, c’est carrément humiliant. Mais un historien sait qu’il y a une vie après la démocratie.

    http://www.liberation.fr/debats/2017/09/06/emmanuel-todd-la-cretinisation-des-mieux-eduques-est-extraordinaire_15946

    #Démocratie #europe #union_européenne #euro #Famille #Education #élite #gréce #france #allemagne #Emmanuel_Todd

    https://seenthis.net/messages/630764 via BCE 106,6 Mhz


  • Constituyente Indígena: el gran aprieto para la #élite_política chilena – Por Claudio Fuentes S.
    http://www.nodal.am/2017/05/constituyente-indigena-gran-aprieto-la-elite-politica-chilena-claudio-fuentes-

    Los conceptos vertidos en esta sección no reflejan necesariamente la línea editorial de Nodal. Consideramos importante que se conozcan porque contribuyen...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #Chile #Pueblos_Originarios #chile #indígenas #pueblos_originarios


  • Le catalogue français de l’optimisation fiscale
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/240517/le-catalogue-francais-de-loptimisation-fiscale

    On trouve de tout à #Malte, du « parrain des parrains » Michel Tomi en passant par l’héritier de #Chanel et le patron des magasins #Gifi. Entre optimisation fiscale, affaires et conflits d’intérêts, révélations sur les personnalités françaises qui ont logé leur argent dans la petite île.

    #Economie #Alain_Kitller #Christian_Latouche #David_Wertheimer #élite #évasion_fiscale #Fiducial #Kepler_Cheuvreux #Laurent_Quirin #Monderer #paradis_fiscaux #Philippe_Ginestet #Rugby_Europe





  • Pourquoi la bulle politico-médiatique n’a pas vu venir Trump ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/101116/pourquoi-la-bulle-politico-mediatique-n-pas-vu-venir-trump

    Les médias se sont délectés du phénomène Trump, mais sans s’intéresser à ses électeurs. © Thomas Cantaloube Depuis plusieurs décennies, des Américains d’opinions différentes cohabitent sans coexister dans le même pays. Et les #élites urbaines et intellectuelles, qu’elles soient de droite ou de gauche, ont toutes vu en Trump un bouffon, une star de la télé-réalité incapable et indigne d’exercer les plus hautes fonctions de la nation. À tort, elles ont pris l’habitude de penser que tout le monde se comportait comme elles.

    #International #Donald_Trump #électorat #Etats-Unis #Hillary_Clinton #rejet_des_élites #Républicains


  • Pourquoi la bulle politico-médiatique n’a pas vu venir Trump ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/101116/pourquoi-la-bulle-politico-mediatique-na-pas-vu-venir-trump

    Les médias se sont délectés du phénomène Trump, mais sans s’intéresser à ses électeurs. © Thomas Cantaloube Depuis plusieurs décennies, des Américains d’opinions différentes cohabitent sans coexister dans le même pays. Et les #élites urbaines et intellectuelles, qu’elles soient de droite ou de gauche, ont toutes vu en Trump un bouffon, une star de la télé-réalité incapable et indigne d’exercer les plus hautes fonctions de la nation. À tort, elles ont pris l’habitude de penser que tout le monde se comportait comme elles.

    #International #Donald_Trump #électorat #Etats-Unis #Hillary_Clinton #rejet_des_élites #Républicains


  • « La #politique je n’y connais rien » : Pourquoi la #compétence politique n’existe pas – FRUSTRATION
    http://www.frustrationlarevue.fr/?p=968
    http://www.frustrationlarevue.fr/wp-content/uploads/2016/09/Couverture_FR8-middle.png

    « Moi je n’y connais pas grand-chose en politique ». Qui n’a pas déjà entendu cette réaction de la part de parents, d’amis, de collègues, lorsqu’une discussion sur les grands problèmes du pays ou du monde est lancée ? Beaucoup de gens se censurent et s’estiment trop incompétents pour avoir un avis sur notre #système économique, nos institutions, nos lois en général. Si l’on côtoie des gens diplômés ou des militants politiques, on entend également ce genre de constat mais pour les autres cette fois-ci : « les gens ne sont pas compétents » pour décider sur telle ou telle question, et il ne faudrait pas multiplier les référendums car non seulement nos concitoyens ne comprendraient pas toujours les enjeux mais en plus ils risqueraient d’y exprimer leurs plus bas instincts.

    Il faut dire que nous sommes tous élevés avec l’idée que la politique est une affaire de grands esprits et que le peuple se trompe souvent. Notre classe politique nous le rappelle régulièrement : encore dernièrement, lorsque les citoyens britanniques ont voté pour la sortie de l’Union européenne (le brexit), une grande partie du personnel politique et des #éditorialistes français s’est récriée d’une même voix : il ne fallait pas leur demander c’était bien trop sérieux ! Alain Minc, conseiller du pouvoir français depuis des décennies, a exprimé franchement le préjugé : « le Brexit, c’est la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués ». Cette croyance en la #supériorité de quelques-uns sur la masse est un argument massue pour notre #élite, qui peut faire passer en force de nombreuses lois contre l’opinion de la majorité des gens sous prétexte que ceux-ci n’y connaîtraient rien et ne seraient pas aptes à penser le long terme. À Frustration, nous défendons depuis notre premier numéro l’idée que nous sommes tous à égalité face à la politique et que « les gens éduqués » ne sont en rien supérieurs aux « gens peu formés » pour prendre les décisions. Pour que ceux qui se sentent incompétents arrêtent de se censurer et qu’on cesse de suivre aveuglément les « gens cultivés » de tout bord, nous montrons ici que la compétence politique, ça n’existe pas.

    #hiérarchie

    https://seenthis.net/messages/532478 via Agnès Maillard


  • #Kpop is back – Madjid Ben Chikh, Tokyo | Le Blog de Suppaiku
    http://madjidbenchikh.fr/kpop-is-back
    https://www.youtube.com/watch?list=PL3uJINgzkx5ZQtbSjXKvxdKxOgYrBmC0_&v=lpwG8f9nt4s

    La « #musique sérieuse » est une musique d’#élite, une musique élaborée pour ceux qui ont de l’argent, du temps et ce prestige particulier des « gens qui savent », « le monde », comme on disait autrefois. Le spectre des « musiques sérieuses » s’est étonnamment élargie dans la seconde moitié du 20ème siècle, chaque génération apportant à un courant musical du moment sa touche élaborée. Le jazz, par exemple, musique éminemment populaire dans les années 20-30, tout droit sortie des quartiers de relégation raciale des USA, est ainsi devenue la crème de la musique blanche intellectuelle, de celle qu’on écoute après avoir été raconter sa vie à son psy. Aujourd’hui, il y a du rock sérieux, de la house sérieuse qu’on peut écouter après 40 ans en fond sonore à la maison en plaignant les jeunes qui n’ont vraiment pas de chance c’était tellement mieux avant…

    (…)

    On vit une époque morne à crever, je ne vois pas pourquoi je me priverai de ça. C’est de la #culture de maintenant, je suis parfaitement conscient que c’est de la #lessive de maison de disque, mais je ne vois pas pourquoi je m’en priverais, c’est notre époque, et cela vient de la neuvième puissance économique mondiale, de là où on fabrique vos téléphones, vos télévisions, votre machine à laver et peut-être même aussi votre voiture. Je ne comprends pas bien, de toute façon, ce dédain pour la musique populaire.

    Et quand je vois le niveau des daubes que la bande FM française vous inflige, j’avoue, je ne vois pas d’autre explication qu’une bonne dose d’ignorance crasse pour ne pas vous mettre à la KPop, ni même à la "pop libanaise (le Liban, c’est un peu le UK du monde arabe, en musique). Et peut être même une bonne petite dose d’eurocentrisme, ben oui, les niaqwés y peuv’ pas faire des trucs bien, fokikopi, c’est pas original, hein…

    http://seenthis.net/messages/499454 via Agnès Maillard


  • Pourquoi les élites écoutent du hip-hop
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/201215/pourquoi-les-elites-ecoutent-du-hip-hop

    « Il faut que tout change pour que rien ne change. » La célèbre phrase du Guépard s’applique aux métamorphoses récentes de l’élite américaine. Entretien avec #Shamus_Khan, professeur à Columbia, sur les stratégies mises en œuvre pour relégitimer les privilèges et produire un contexte culturel évitant la contestation des inégalités croissantes.

    #Culture-Idées #Culture #diversité #domination #école #élite #Essais #Méritocratie #ouverture #Pierre_Bourdieu #reproduction_sociale #Université


  • Le nouvel élitisme des réseaux sociaux
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/10/13/nouvel-elitisme-reseaux-sociaux-261630

    Mike Elgan, pour Computer World, nous explique que la nouvelle tendance des réseaux sociaux est l’élitisme. Pas l’élitisme qui émerge spontanément de l’inégalité des interactions entre utilisateurs, mais un élitisme intentionnel, favorisant certains utilisateurs plutôt que d’autres. Longtemps, les nouveaux médias ont été caractérisés par leur caractère participatif et égalitaire. Tout le monde avait accès aux mêmes outils et fonctionnalités. Certes, l’influence des uns n’était pas celle des autres. Mais chacun pouvait parler à tous. En cela, les nouveaux...

    #élites #riches


  • Mr. Robot (2015), épisode pilote : quand l’expression « révolution numérique » prend un tout autre sens…
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/mr-robot-2015-episode-pilote-quand-lexpression-revolution-numer

    Mr. Robot, voici le nom d’une nouvelle série dont le pilote a été dévoilé il y a quelques jours sur la chaîne états-unienne USA Network. Au programme : Elliot, ingénieur sécurité le jour et pirate informatique la nuit, est un jeune homme souffrant de phobie sociale. Isolé, il n’est pas pour autant coupé du monde qu’il […]

    #Séries #capitalisme #élites #hacker #réseaux_sociaux #surveillance

    http://seenthis.net/messages/377480 via le cinéma est politique


  • Le Bondy Blog est dans le New York Times
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/05/bondy-blog-est-new-york-times-260122

    Le New York Times du 4 juillet consacre un long article au Bondy Blog, média en ligne créé en 2005, au moment des émeutes en banlieue, qui se fixe pour but de porter un autre regard sur les quartiers populaires et de porter la voix de leurs habitants. Pour le quotidien américain, il est « le mégaphone parisien des sans-voix ». L’article, enthousiaste, souligne ainsi la qualité et l’engagement des articles : « Même si la qualité des reportages sur le blog est reconnue, les contributeurs cherchent avant tout à donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Et ils n’ont pas peur d’exprimer...

    #blogs #Jeunes #banlieues #élites


  • Pourquoi autant d’adolescents de Palo Alto se suicident
    http://www.lemonde.fr/m-au-long/article/2015/06/19/pourquoi-autant-d-adolescents-de-palo-alto-se-suicident_4657638_4497305.html

    A Palo Alto, le débat s’est rapidement focalisé sur la pression scolaire. De nombreux adolescents et parents de la ville de 66 000 habitants ont dénoncé les trop longues heures de devoirs après les journées de classe, les examens qui s’enchaînent et le culte de la performance. Ces quinze dernières années, « un nuage toxique s’est formé au-dessus de l’école, rendant la vie au lycée difficile », analyse Marc Vincenti, ancien professeur d’anglais à Gunn aujourd’hui à la retraite et à l’origine, avec une lycéenne de la ville, d’un projet qui veut changer le système scolaire. Savethe2008 (« Sauvez les 2 008 », en référence au nombre d’élèves et professeurs de Gunn), s’attaque en six points aux sources du « nuage » auquel il fait référence : du trop-plein de devoirs à l’effet nocif des téléphones portables, en passant par la tricherie omniprésente (certains parents sont prêts à tout pour que leurs enfants soient les meilleurs, même à payer des professeurs particuliers, en général des étudiants, afin qu’ils écrivent leurs dissertations). Marc Vincenti présente ses propositions depuis huit mois au comité municipal chargé de l’éducation. A ce jour, il n’a eu aucun retour.

    #suicide #silicon_valley #élite #ados #bêtes_à_concours

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