#élitisme

  • #Suicides à l’#hôpital : mourir pour être entendu
    http://www.parismatch.com/Actu/Societe/suicides-a-l-hopital-mourir-pour-etre-entendu-1391846
    http://resize1-parismatch.ladmedia.fr/r/940,628/l/logo/w/dpmvkmQ5u0fsJNBrcdvUhDoyd3FzK2g2YjlEYnpVNzJxTXpiWE1nPT0=/img/var/news/storage/images/paris-match/actu/societe/suicides-a-l-hopital-mourir-pour-etre-entendu-1391846/23056166-1-fre-FR/suicides-a-l-hopital-mourir-pour-etre-entendu.jpg

    La #rentabilité ne fait-elle pas partie du service public ?
    Pas en #médecine. C’est une hérésie. Comment oser dire : “Toi, tu as un cancer un peu métastasé, tu n’es pas prioritaire.”

    Le système de santé était-il obsolète ?
    Pas du tout ! On a des centres de recherche et des secteurs dont l’innovation est reconnue dans le monde entier. Certes, des services devaient être réformés, en lien avec l’évolution des besoins, mais le gouvernement a imposé brutalement sa volonté de réforme. En outre, côté médical, on favorise une course à l’#élitisme. La figure charismatique du professeur des universités-­praticien hospitalier (PU-PH), au sommet de la #hiérarchie, et les usages féodaux d’un autre temps perdurent. Le PU-PH a le pouvoir d’écraser celui qui est trop brillant, surtout en fin de carrière, pour rester le référent. Inversement, le vieux chef de service qui aura tout transmis va se faire dégager par son élève. Quant au directeur omnipotent, il peut casser un service pour le donner à son protégé et asseoir ainsi son pouvoir au sein de l’établissement. Cette lutte clanique brise la chaîne humaine d’une équipe médicale. Le #harcèlement moral entre médecins est terrible, dû à leur formation, très concurrentielle : dès la première année de médecine, ils doivent se positionner dans des systèmes de parrainage. Ensuite, leurs propos restent d’une grande cruauté quand ils intègrent l’hôpital qui devient un bassin de moqueries, d’humiliations et d’isolement, intenables pour qui ne joue pas le jeu.

    #organisation

    https://seenthis.net/messages/648363 via Agnès Maillard


  • Concours, classement, « grandes écoles » : les ingrédients de la faillite française - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1476417-concours-classement-grandes-ecoles-les-ingredients-de-la-f

    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/5131355414036.jpg

    Oui, mais comment font alors ces pays dotés d’un enseignement supérieur vers lequel se ruent les étudiants du monde entier et qui ne pratiquent pas le concours ? Écoutons Ramanantsoa :

    « Là où il n’existe pas de concours aussi difficiles, c’est le travail assidu, pendant plusieurs années (…) qui fait office de sélection. »

    Ramanantsoa entendait plaider pour l’excellence associé aux concours, il vient d’en dévoiler le secret : il force à beaucoup s’investir pour réussir le saut d’obstacles puis, une fois le concours passé, pas de « travail assidu » mais une longue sieste généralement de trois ans au Club Méditerranée.

    Éloge involontaire du dilettantisme par l’ancien patron de HEC qui associe avec l’excellence l’exact contraire de ce que doit être une formation intellectuelle entre 19 et 24 ans, à savoir une exploration intellectuelle sans limite, exigeante, avec élimination naturelle, au fil des cinq ans d’études, de ceux qui se trouvaient là parce que poussés par papa et maman.

    #éducation #élitisme #inégalités

    http://seenthis.net/messages/457344 via Mona


  • «L’offre scolaire reste profondément inégale» (Libération)
    http://www.liberation.fr/france/2016/01/25/l-offre-scolaire-reste-profondement-inegale_1428920

    Pour lancer la discussion, voici quatre thèmes parmi bien d’autres possibles. Derrière un décor républicain et national homogène, l’offre scolaire reste profondément inégale. Le lycéen français coûte environ 30 % de plus que son camarade de l’OCDE, l’élève de l’école élémentaire environ 20 % de moins. Or, c’est à l’école élémentaire que se cristallisent les inégalités ; près de 20 % des élèves y sont en grande difficulté. Pourrons-nous choisir l’école élémentaire et le collège qui doit en être aujourd’hui le prolongement ? A l’heure où les parents choisissent l’établissement, la filière et les options qui leur semblent les meilleurs, comment garantir une qualité de l’école telle que personne n’ait intérêt à fuir les établissements populaires ? Il ne suffit pas de multiplier les « dispositifs » spéciaux dont nous sommes les champions, il faut s’assurer de la stabilité des équipes éducatives, reconnaître la difficulté des conditions de travail, revoir les modes d’affectation des enseignants. Une légende dorée entoure la nostalgie de l’école républicaine, mais on ne peut ignorer le poids d’une tradition scolaire profondément élitiste. Il s’agit non pas de refuser la formation d’élites scolaires dont les compétences sont utiles à tous, mais de rompre avec une culture commandée par la production des élites, obsédée par le tri des élèves en fonction d’une « voie royale » qui condamne la plupart d’entre eux à des orientations négatives et à un sentiment endémique d’échec et d’incompétence. Enfin, si nous voulons véritablement créer des communautés éducatives, nous avons besoin d’établissements capables d’éduquer les élèves, de leur donner une expérience réelle de la solidarité et de la tolérance, plutôt que d’affirmer des valeurs et des principes que, bien souvent, la vie scolaire dément sans même le savoir.

    #éducation #inégalités #primaire #secondaire #élitisme

    http://seenthis.net/messages/456561 via Heautontimoroumenos