• De #créteil à #Martigues, il faut « faire redescendre le pouvoir vers les citoyens »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260317/de-creteil-martigues-il-faut-faire-redescendre-le-pouvoir-vers-les-citoyen

    Le quartier du Mont-Mesly, à Créteil © Patrick Artinian Fin de parcours auprès d’un électorat de #gauche désabusé. L’accumulation des pouvoirs, le clientélisme et la corruption de quelques-uns déconsidèrent l’ensemble de élus, quand les citoyens, eux, doivent se débattre avec des pouvoirs publics de plus en plus distants.

    #France #abstention #démocratie #élection_présidentielle_2017 #électorat_populaire #FN #Givors #ouvriers #Pétrochimie #Transparence


  • Quand les élites déconsidèrent le travail
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220317/quand-les-elites-deconsiderent-le-travail

    © Patrick Artinian La désindustrialisation, puis la mondialisation, ont laissé sur le carreau des centaines de milliers de Français à qui l’on n’offre désormais que des “Mac jobs”. La #gauche au pouvoir a participé de ces transformations, sans rien proposer comme alternative.

    #France #abstention #créteil #élection_présidentielle_2017 #électorat_populaire #FN #Givors #Martigues #ouvriers #Pétrochimie


  • Trois villes de #gauche et un sentiment d’abandon
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190317/trois-villes-de-gauche-et-un-sentiment-dabandon

    Martigues, le chenal d’entrée dans l’étang de Berre © Patrick Artinian Au travers de trois villes françaises, #créteil, #Givors et #Martigues, nous sommes partis à la rencontre d’un électorat d’ouvriers, d’employés, de petits patrons d’industrie et de chômeurs, autrefois acquis à la gauche et qui, aujourd’hui, oscille entre l’abstention, la tentation des extrêmes et un rejet atterré de la politique.

    #France #abstention #élection_présidentielle_2017 #électorat_populaire #FN #ouvriers


  • #créteil, #Givors, #Martigues, trois villes de #gauche et un sentiment d’abandon
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190317/creteil-givors-martigues-trois-villes-de-gauche-et-un-sentiment-dabandon

    Au travers de trois villes françaises, Créteil, Givors et Martigues, nous sommes partis à la rencontre d’un électorat d’ouvriers, d’employés, de petits patrons d’industrie et de chômeurs, autrefois acquis à la gauche et qui, aujourd’hui, oscille entre l’abstention, la tentation des extrêmes et un rejet atterré de la politique.

    #France #abstention #élection_présidentielle_2017 #électorat_populaire #FN #ouvriers


  • ÉLECTIONS PARTOUT, DÉMOCRATIE NULLE PART : DE HITLER A TRUMP
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article849

    L’exemple le plus frappant, qui devrait à lui seul décourager les gens, est celui d’Adolf Hitler. Le führer, responsable de la pire idéologie que l’humanité ait connu, leader d’un régime d’une extrême violence fut porté au pouvoir par les urnes. Déjà en 1932, Hitler faisait un score de 36,7 % aux élections présidentielles. En juillet de la même année il atteint 37,27 % aux élections législatives, son parti, le NSDAP, parti NAZI, remportant 230 sièges au Reichstag, l’Assemblée allemande.

    Le président refuse de nommer Hitler chancelier, participant encore plus à permettre l’agitation d’Hitler dans tout le pays. De toute façon la machine infernale était en marche. Hitler est fait chancelier après de nouvelles élections législatives et des hésitations en janvier 1933. Ce fut le prélude à la barbarie qui suivit. En 1933, lors des élections législative Hitler et son parti le parti national-socialiste (parti NAZI) font un score 43,9% et remportent 288 sièges au reichstag.

    Peu après l’Assemblée vote les pleins pouvoirs à Hitler et le parti NAZI devient parti unique. Cette séquence politique est au cœur d’un contexte particulier qui nous parle aujourd’hui. L’Allemagne de l’époque est en proie à une crise économique qui plonge les Allemands dans la misère. Le chômage est très élevé et les gens sont désespérés. Les politiciens de tout bord font preuve d’une incompétence évidente. Ils sont incapables de trouver des solutions, trop occupés à essayer de sauvegarder le système et leurs propres avantages. Ils militent pour leur pouvoir.

    Au final, leurs tentatives de lutter contre les nazis se soldent par des échecs. Ils se contentent de les stigmatiser et tentent de les ostraciser, quitte à ne même pas respecter les lois qu’ils sont censés représenter (refus de Von Hindenburg de nommer Hitler chancelier). Cela sert les nazis qui deviennent de fait plus populaires et peuvent brandir ces preuves de la corruption des politiques.

    Cette histoire, bien que connue, ne semble pas avoir servi de leçon à l’humanité.

    Aujourd’hui les élections ont tellement perdu de sens que dans de nombreux régimes autoritaires sont organisées des élections plus saugrenues les unes que les autres. Le but étant de légitimer ces régimes souvent sanguinaires et liberticides et leur passer un vernis « démocratique ».

    Régulièrement l’État nord-coréen organise des élections... En mars 2014 ont eu lieu les élections parlementaires dans cette dictature. Le parti unique remporta tous les sièges, et pour cause, il a été le seul à présenter des candidats, qui n’ont donc eu aucun mal à se faire élire. Cependant on ne peut que constater leur « légitimité électorale », le taux de participation ayant frisé les 100 %. Ce serait risible si ce régime ne maintenait pas sa population dans la plus grande misère sociale et mentale.

    Dernièrement, on a pu voir la tenue d’élections en … Syrie organisées par le régime de Bashar El Assad, responsable de la destruction du pays, de la mort de centaines de milliers de personnes et de l’exil de millions d’autres. Le 3 juin 2014, l’élection présidentielle voit la réélection de Bashar El Assad avec 89 % des voix et un taux de participation de 73,42 % … de ceux qui ne sont ni morts ni en exil. N’ayant pas peur du ridicule, le régime a rempilé pour les élections législatives en avril dernier. Le parti Baas, a remporté 80 % des sièges... un plébiscite pour ce régime « démocratique ». La Russie a salué ces élections « conforme à la Constitution syrienne actuelle » selon elle.

    Aux États-Unis, encore une fois, les urnes ont accouché d’un phénomène qui est bien loin de la « démocratie » annoncée. Même si les soupçons de fraude électorale sont plus que lourds, il n’en reste pas moins que le vote Trump est clairement le vote de l’échec des politiciens classique et que des millions de voix se sont portées sur Trump pensant qu’il représentait – ce qui est tout à fait faux – la critique de l’establishment, ces « élites » coupées de toute réalité sociale (comme l’autre, avec ses croissants à 10 centimes), qui exaspèrent la population.

    Ici même, en France, la montée du Front National au fil du temps devrait poser quelques questions. Depuis 2002 et la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, son parti suit une pente ascendante apparemment inexorable. Et les partis classiques et leurs représentants nous font le chantage du « si vous ne votez pas pour nous vous aurez droit aux fascistes du FN ». Plus le temps passe et plus leurs programmes se vident de leur substance. Ils semblent incapables de répondre aux enjeux actuels, et plus précisément à ceux apparus à la suite de la crise économique de 2008. Face aux problèmes bien réels qui touchent notre société, comme le chômage et la pauvreté, la réponse des politiciens de gauche et de droite consiste à défendre leurs intérêts propres, à nous pondre des lois de plus en plus liberticides, et à brandir la menace de l’extrême-droite.

    Face à ces politiques si éloignées des besoins, face à cette situation apparemment sans solution, les gens se tournent vers … l’extrême droite. Et l’appel à faire barrage à chaque élection alimente la rhétorique paranoïaque du FN et le fait encore progresser ; élection après élection. Le travail de fond contre l’extrême- droite, auquel nous avons appelé si souvent n’a jamais été fait ni par le pouvoir, ni par la gauche ni par l’extrême-gauche. Le résultat de cette incurie est là, parfaitement prévisible, comme nous l’avions écrit, en 2002, entre les deux tours du duel Chirac / Le Pen, cette élection s’étant traduite par le triomphe de Chirac (grâce à toute la gauche et à l’essentiel de l’extrême-gauche) avec un score de république bananière (82,21 %), ce qui lui laissa les mains totalement libres pour poursuivre sa politique antisociale et introniser sur la scène politique des intrigants comme Sarkozy.

    Nous reproduisons ici https://seenthis.net/messages/550469, pour rafraîchir la mémoire, ce que nous avons écrit en 2002, entre les deux tours, dans un numéro spécial de notre journal.

    Article d’@Anarchosyndicalisme ! n°152 déc 2016 - Janv 2017
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article844

    #abstention

    https://seenthis.net/messages/550475 via Anarchosyndicalisme !


  • https://twitter.com/brianklaas/status/803531509273661440

    The scariest chart nobody knows about. The declining belief, by age, that it is “essential” to live in a democracy.

    https://pbs.twimg.com/media/Cya3jNDWEAAO1aw.jpg

    Le plus effrayant n’est peut-être pas ce déclin de la foi dans la #démocratie, mais ce que constituent aujourd’hui les démocraties, à savoir des systèmes faussement représentatifs et faussement égalitaires. Auquel cas c’est à corréler avec l’augmentation des #abstentions et cela signifie tout l’inverse (une pensée que la démocratie devrait être autre chose que la forme qu’elle prend dans les pays capitalistes contemporains). Bref : est-ce une crise de la démocracie ou une crise de la représentation ?

    https://seenthis.net/messages/547224 via intempestive


  • Le Parti de Gauche » #Glyphosate : le gouvernement nous a menti !
    https://www.lepartidegauche.fr/communique/glyphosate-le-gouvernement-nous-menti-34850

    Ce lundi la Commission européenne a une nouvelle fois échoué à prendre une décision sur le glyphosate. En effet elle devait aujourd’hui renouveler, ou pas, l’autorisation de cette substance pour une période de 12 à 18 mois, mais la majorité qualifiée n’a pas pu être atteinte lors du vote.

    Et alors que la France s’était engagée à voter contre l’autorisation de cette substance nocive pour l’environnement et la santé humaine, nous apprenons qu’elle s’est abstenue !

    Encore une fois le gouvernement Valls-Hollande nous a menti !

    Un nouveau vote aura lieu le 20 juin. Je réclame que la France vote contre comme elle s’y est engagée !

    Je croyais que l’#abstention, c’est pas bien !

    http://seenthis.net/messages/497522 via Agnès Maillard


  • Emprunts toxiques : certains élus locaux savaient ce qu’ils faisaient
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/emprunts-toxiques-certains-elus-locaux-savaient-ce-qu-ils-faisaient-556222
    http://static.latribune.fr/full_width/556221/musee-lyon.jpg

    D’une part, il apparaît que les maires ont d’autant plus recours à des emprunts structurés qu’ils ont un haut niveau d’études. Les maires anciens hauts-fonctionnaires sont par exemple les plus nombreux à contracter des emprunts structurés, alors même qu’on peut estimer qu’ils sont mieux à même que d’autres de comprendre le fonctionnement de ces emprunts. De même, les plus grandes collectivités territoriales souscrivent davantage à des emprunts structurés que les plus petites, alors même qu’elles disposent généralement d’une administration plus qualifiée et ont plus facilement accès aux services de cabinets de conseil spécialisés.

    #Subprimes #Corruption #Abstention #OnVautMieuxQueÇa #Crise #Finance #Luttedesclasses


  • Présidentielle au #Portugal : la déroute du #PS fait le jeu du premier ministre
    https://www.mediapart.fr/journal/international/250116/presidentielle-au-portugal-la-deroute-du-ps-fait-le-jeu-du-premier-ministr

    Le professeur #Marcelo_Rebelo_de_Sousa a été élu, au premier tour, président de la République du Portugal. Une victoire attendue face à une gauche éclatée et à laquelle le PS du Premier ministre #Antonio_Costa, son ancien étudiant, aura apporté sa pierre.

    #International #abstention #Bloco #élections_présidentielles #europe #Maria_de_Belem_Roseira #Marisa_Matias



  • Comprendre les abstentionnistes (plutôt que les injurier)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/131215/comprendre-les-abstentionnistes-plutot-que-les-injurier-0

    Au lendemain du triomphe du FN, certains ont accablé les abstentionnistes. L’abstention a pourtant des raisons structurelles qu’il faut d’autant plus chercher à saisir que celle des classes populaires affecte singulièrement la gauche de gauche.

    #France #Fil_d'actualités #abstention #élections #élections_régionales #politique



  • Élire ou s’abstenir ? Le #piège du #système_électoral
    http://4emesinge.com/elire-ou-sabstenir-le-piege-du-systeme-electoral

    À chaque #élection, nous avons la même musique qui tourne en boucle. Il va falloir faire notre devoir de citoyen, il va falloir encore une fois jouer à ce “jeu”, que l’on soit pour ou contre il faudra y jouer. Et comme à chaque élection, une grande partie des citoyens ne veulent plus jouer à ce jeu, soit parce qu’ils […]

    #Articles #Billet_d'humeur #Politique #abstention #aristocratie #démocratie #vote


  • Comme ça s’esbaudit sur les plateaux, comme ça dégringole des nues dans les rédactions, comme les communicants tombent en pâmoison ! Après des mois et des mois à jouer sur les plus basses peurs sécuritaires, ethnocentrées et nationalistes, les médias découvrent avec stupeur que le Front National a réalisé une progression somme toute impressionnante, atteignant les six millions d’électeurs au premier tour.

    Dernier article du blog prends ta tête à deux mains sur les #élections_régionales, le #Front_National et l’#abstention générale. Le #vote quoi.

    https://prendstateteadeuxmains.wordpress.com/2015/12/08/elections-regionales-premier-tour-a-propos-du-prem


  • Le deuil de la démocratie représentative | Grise Bouille
    http://grisebouille.net/le-deuil-de-la-democratie-representative

    Moi, j’ai passé le cap. Je suis à l’étape 5, à l’acceptation. La démocratie représentative est morte, point. Que cela soit une bonne chose ou non, l’avenir le dira, mais le fait demeure : ce système est mort. Tu penses que retourner à l’étape de marchandage, c’est garder de l’espoir et qu’accepter la mort de notre système, c’est le désespoir. Je ne suis pas d’accord. Faire son deuil, c’est bien. C’est même nécessaire pour passer à autre chose et, enfin, avancer.
    La démocratie est morte, vive la démocratie !

    Tu remarqueras que je persiste à ajouter «  représentative  » quand je parle de mort de la démocratie. Parce que je ne crois pas que la démocratie elle-même soit morte : je pense que la démocratie réelle n’a jamais vécu en France. Le système dans lequel nous vivons se rapproche plus d’une «  aristocratie élective  » : nous sélectionnons nos dirigeants dans un panel d’élites autoproclamées qui ne change jamais, là où la démocratie voudrait que les citoyens soient tour à tour dirigeants et dirigés. Le simple fait que l’on parle de «  classe politique  » est le déni même de la notion de représentation qui est censée faire fonctionner notre démocratie représentative : la logique voudrait que ces politiciens soient issus des mêmes classes qu’ils dirigent. Attention, ne crachons pas dans la soupe, notre système est bien mieux qu’une dictature, à n’en pas douter. Mais ça n’est pas une démocratie. Je te renvoie à ce sujet à ce documentaire, J’ai pas voté, que tout le monde devrait voir avant de sauter à la gorge des abstentionnistes.

    Des gens sont morts pour qu’on puisse voter ? Non, ils sont morts parce qu’ils voulaient donner au peuple le droit à s’autodéterminer, parce qu’ils voulaient la démocratie. Est-ce qu’on pense sérieusement, en voyant la grande foire à neuneu que sont les campagnes électorales, que c’est pour cela que des gens sont morts ? Pour que des guignols cravatés paradent pendant des semaines pour que nous allions tous, la mort dans l’âme, désigner celui dont on espère qu’il nous entubera le moins ? Je trouve ce système bien plus insultant pour la mémoire des combattants de la démocratie que l’abstention.

    #abstention #merci #démocratie #autoritarisme

    http://seenthis.net/messages/437644 via odilon


  • Les Inrocks - “L’abstention des classes populaires est tout à fait logique”
    http://www.lesinrocks.com/2015/12/03/actualite/labstention-des-classes-populaires-est-tout-à-fait-logique-11791601

    En règle général le score du FN augmente en proportion en raison de l’abstention. Brandir ce risque pour appeler au vote, voire à la fusion des listes de droite et de gauche dans le Nord, est-il encore efficace ?

    Il est vrai que l’abstention provoque une augmentation des pourcentages du FN. On commente d’ailleurs trop souvent ces chiffres impressionnants sans les rapporter à l’ensemble du corps électoral, ce qui conduit à des constats erronés du type “un Français sur trois vote Front national”. En réalité, la colère et le désespoir des Français conduisent bien plus vers l’abstention que vers le vote Front national !

    On peut s’interroger sur le soin qui est déployé par les responsables politiques socialistes et Républicains, et maintenant le président du Medef, à exagérer le poids du Front national. Pour les partis dominants, c’est une façon efficace de renvoyer la critique de leurs politiques à une colère fascisante qu’il faudrait à tout prix fuir. Le ras-le-bol vis-à-vis de la classe politique, qui n’a pourtant rien d’irrationnel, est ainsi associé à une rhétorique du “tous pourris”, intrinsèquement liée au FN, et donc forcément honteuse. Ensuite, la menace leur permet de s’ériger en représentants de la stabilité contre le chaos. Ils incarneraient en quelque sorte le moindre mal, à défaut de proposer le mieux. Cette stratégie est ainsi devenue le noyau central du Parti Socialiste. On peut d’ailleurs tout à fait penser que si Manuel Valls brandit en permanence la menace FN, c’est pour rester maître du jeu à gauche et empêcher la naissance d’alternatives à sa politique, au sein de son parti comme du côté de la gauche radicale. On dit aux électeurs : “toute dispersion ferait gagner le FN, alors restez dans les rangs.”

    Or, non seulement cette stratégie dissimule mal son hypocrisie, mais en plus elle crédite le Front national, pourtant un parti de notables qui n’a rien de révolutionnaire sur le plan économique, d’une aura subversive et “anti-système”. En s’alliant à Pierre Gattaz, le président du Medef, pour dénoncer l’inanité du programme de Marine Le Pen, Manuel Valls lui a fait un formidable cadeau : devenir l’ennemie déclarée des élites politico-économiques.

    Les jeunes et les classes populaires sont souvent les catégories qui s’abstiennent le plus massivement. Pourquoi ?

    L’abstention des jeunes est un sujet de préoccupation pour les politiques, parce qu’obtenir le vote des jeunes c’est se donner une image moderne et dynamique. Les taux d’abstention spectaculaires chez les jeunes (aux Européennes de 2014 les trois quarts des jeunes n’ont pas voté) sont souvent mis sur le compte d’un prétendu individualisme. C’est le cliché du jeune rivé sur son smartphone, plus préoccupé de la satisfaction de ses plaisirs égoïstes que du bien commun. C’est évidemment faux.

    Si les jeunes votent moins c’est avant tout parce qu’ils se sont émancipés par rapport au légitimisme du vote : quand les candidats ou les programmes ne conviennent pas, ils n’hésitent pas à s’abstenir. Chez leurs aînés il y a encore un attachement sentimental à certains partis et une forme d’habitude ancrée avec les années. Les jeunes jugent davantage sur pièce. Or les politiques menées ne leur sont pas favorables : leurs conditions de vie se sont dégradées, le passage à l’âge adulte et la prise d’autonomie sont de plus en plus difficiles. De ce point de vue, les jeunes ont une attitude très rationnelle vis-à-vis du vote, ce qui explique qu’ils décrochent plus vite que leurs aînés quand ça ne va pas.

    Quant aux classes populaires, qui effectivement s’abstiennent bien plus que les classes supérieures, leur attitude est tout à fait logique au regard des politiques menées depuis trente ans et plus particulièrement ces dix dernières années. Ces politiques ont toutes eu des effets contraires aux intérêts des plus pauvres. D’abord, leur incapacité à endiguer le chômage massif qui ravage notre pays depuis les années 1990 a surtout nuit aux ouvriers et aux employés. Ensuite, ils sont les grands perdants de l’augmentation des inégalités que les gouvernements successifs ont provoquée.

    Sous prétexte de compétitivité et de politique de croissance, ils ont appauvri et précarisé les salariés et offert un soutien sans faille aux grandes entreprises et à l’actionnariat français avec des effets bien réels. Ainsi, entre 2008 et 2012, alors que les 10 % les plus riches ont vu leurs revenus annuels augmenter, ceux des 40 % du bas de l’échelle ont connu une baisse annuelle de 400 à 500 euros.

    Or, cette montée des inégalités n’est pas un simple dommage collatéral ou un accident de parcours : La plupart des partis politiques institutionnels entretiennent sciemment un clientélisme oligarchique qui comporte deux volets. Un volet rhétorique qui consiste en la valorisation systématique des plus riches, entrepreneurs et actionnaires, sous prétexte de leur contribution décisive à la croissance, tandis que sont dévalorisés les plus pauvres, salariés et chômeurs, qui sont décrits comme “assistés” ou rétifs aux innovations.

    Et un volet pratique qui est la mise en place de manière plus ou moins visible d’une redistribution des richesses vers le haut et d’une destruction du modèle social et de services publics au bénéfice des grandes entreprises. On parle souvent des bénéfices des privatisations en termes d’allégement de la dette publique, mais on parle moins de ce qu’elles rapportent aux grandes entreprises qui s’en partagent les plus beaux morceaux, comme dernièrement avec les autoroutes françaises

    Face à un tel constat, comment s’étonner que les classes populaires majoritaires décident de ne plus créditer de leurs voix des partis politiques dominants qui appliquent tous des politiques contraires à leurs intérêts ? Quant aux alternatives possibles, elles ne sont guère convaincantes : le Front National ne se démarque pas fondamentalement de la doxa économique dominante et la gauche radicale reste chroniquement divisée. Il semble donc qu’à l’heure actuelle, l’abstention reste, hélas, un choix tout à fait rationnel pour tous les perdants des politiques oligarchiques, c’est-à-dire la grande majorité des Français.

    #abstention #élection

    http://seenthis.net/messages/436305 via cie813


  • Dominique Tonin, qui habite en Haute-Vienne, veut être candidat à la présidence en 2017

    Avec son mouvement Démocratie, Dominique Tonin veut une sixième République basée sur la démocratie directe et la fin du carriérisme politique.

    « Je suis un citoyen lambda qui est inquiet pour le lendemain, tout simplement. Je me suis donné une mission : il faut redonner le pouvoir au peuple. » Demokratos en grec, d’où le nom de son mouvement Démocratie, fondé en 2011. Sosie de Sean Penn, Dominique Tonin vit et travaille près d’Ambazac. Il y a longtemps, il a déjà passé 20 ans en Haute-Vienne, à la CRS 20, avant de rejoindre le commissariat d’Ajaccio pendant… 20 ans. Devenu agent immobilier, il veut se présenter à l’élection présidentielle pour la deuxième fois.

    Qu’est-ce qui vous amène à vous porter candidat à la Présidence de la République ? « Je voudrais qu’on sorte des ornières de la politique qu’on connaît aujourd’hui et redonner au peuple sa souveraineté. Une souveraineté volée et violée par les parlementaires et le système politique en général. En 2005, par exemple, on a méprisé l’avis du peuple français sur le traité européen de Maastricht. Il a été bafoué dans sa légitimité et il est grand temps de la restaurer. Selon moi, 2017 sera la dernière chance de pouvoir le faire… En 2017, si tout va mal, nous aurons les mêmes candidats : Sarkozy, Hollande, Le Pen,… Et le système perdurera. S’il n’y a pas un changement de cap radical, ce sera le chaos ?! Je suis convaincu que les gens attendent autre chose. Pour preuve, la #défiance pour le personnel politique et ces 50 à 60 % d’#abstention… La démobilisation du peuple français est selon moi principalement due au fait qu’on se fout de sa gueule ! »

    Et que propose le mouvement “Démocratie” pour changer cela ? « Il s’agit de revenir aux principes de la démocratie athénienne, de la démocratie directe. Comme le dit #Étienne_Chouard, un de mes mentors, la #démocratie_représentative est un oxymore. Elle sert des élus serviles, qui obéissent à l’idéologie de leurs #partis et aux lobbies, notamment de la #finance. Et ce ne sont pas quelques élus contestataires qui changeront la donne… »

    Et “vous, président”, comment comptez-vous procéder ? « Si je suis élu Président de la République, je remets immédiatement l’ensemble de mes #pouvoirs entre les mains du peuple. J’organiserai ensuite la constitution d’un groupe parlementaire par tirage au sort, car notre mouvement entend réduire le nombre d’élus en France. Il faut savoir que le pays en compte aujourd’hui 635.000 et qu’ils ne remplissent plus leur rôle ?! Ils seraient donc remplacés par des citoyens tirés au sort, sur la base du #volontariat. Le #carriérisme politique est un cancer généralisé, et on devrait commencer par interdire le cumul des mandats et fixer une limite d’âge. Tout cela implique de réécrire la #Constitution pour fonder une sixième République. Tous les choix politiques seraient définis après consultation du peuple, par référendum. Selon moi, on ne peut pas décider à la place du peuple. Ce n’est pas le rôle du Président de la République. »

    En 2012, vous aviez dû renoncer à vous présenter, faute de parrainages. Comment comptez-vous vous y prendre pour 2017 ? « Le système électoral actuel est gênant pour moi, notamment l’obligation d’obtenir ces 500 parrainages. J’aurais préféré le principe des 150.000 signatures de citoyens proposé par Lionel Jospin, mais jamais adopté… Il va donc falloir quadriller la France avec tous ceux qui sont en concordance avec notre mouvement pour aller chasser les parrainages. C’est une des raisons qui m’ont amené à réhabiter en Limousin, pour être au centre de la France. »

    Vous parlez de rétablissement de la souveraineté. Dans le contexte européen, que pensez-vous de la situation en Grèce ou en Espagne ? « Je pense toujours au peuple. Je trouve que ce qui se passe en Grèce est affligeant ?! On préfère se retourner contre le peuple grec, plutôt que contre les responsables de cette catastrophe… Même chose en Espagne. Les mouvements #Syriza et #Podemos ont des démarches purement démocratiques, et je cherche d’ailleurs à établir des contacts avec eux. Les peuples européens sont aujourd’hui opprimés et ils ont intérêt à se coaliser pour faire plier la finance internationale qui confisque la démocratie. »

    Propos recueillis
    par Sylvain Compère

    http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2015/08/07/dominique-tonin-qui-habite-en-haute-vienne-veut-etre-candidat-a-la-presi

    #élections #présidentielles_2017

    http://seenthis.net/messages/412829 via La Taupe