• Les réseaux sociaux russes, lanceurs d’alerte de la catastrophe de #Norilsk
    https://images.theconversation.com/files/342125/original/file-20200616-23266-1ghc046.jpg?ixlib=rb-1.1.0&rect=17%2C12%2C1137%2C781&q=45&auto=format&w=926&fit=clip#.jpg

    Le 3 juin, le président russe Vladimir Poutine a déclaré l’#état_d’urgence au niveau fédéral, après la fuite le 29 mai d’au moins 20 000 tonnes de #diesel dans une rivière du Grand Nord. La catastrophe a été provoquée par l’effondrement d’un réservoir de la #centrale_thermique de Norilsk, en #Sibérie orientale.

    À Vladimir Potanine, dirigeant de l’entreprise en cause Norilsk Nickel (premier producteur de nickel au monde), le chef du Kremlin a adressé les reproches suivants : « Pourquoi les agences gouvernementales n’ont-elles été mises au courant que deux jours après les faits ? Allons-nous apprendre les situations d’urgence sur les réseaux sociaux ? »

    Ce sont en effet des vidéos postées par des citoyens sur les #réseaux_sociaux qui ont alerté les autorités sur le drame. Depuis des années en Russie, ils constituent un canal de communication important pour les experts et les écologistes qui cherchent à alerter sur les #catastrophes_industrielles et les conséquences du #changement_climatique. Cela offre à la #société_civile une mine d’informations et un espace où s’expriment les critiques sur le manque d’action et d’anticipation de l’État et des entreprises face à ces situations d’urgence.

    Cette nouvelle catastrophe a suscité grâce aux réseaux une attention médiatique nouvelle, pour ces régions isolées où des drames écologiques se jouent régulièrement.
    https://www.youtube.com/watch?v=0kakLGwXGzM&feature=emb_logo

    Un temps précieux perdu

    Précisons que la catastrophe du 29 mai est particulièrement préoccupante. Plus encore que le pétrole, le diesel est extrêmement toxique et les sauveteurs de #Mourmansk, spécialisés dans la #dépollution, ne sont arrivés sur place que 40 heures après la catastrophe du fait du délai entre la survenue de l’#effondrement et l’alerte. Un retard qui n’a permis de récupérer qu’une infime quantité de diesel.

    La majeure partie du carburant a coulé au fond de la rivière #Ambarnaïa et déjà atteint le #lac_Piassino. Le #carburant est en train de se dissoudre dans l’#eau ce qui rend sa collecte difficile et il n’est pas non plus envisageable de le brûler, ce qui libérerait des substances toxiques en quantité trop importante.

    L’#Arctique ne compte par ailleurs ni route ni réservoir pour collecter les #déchets. En construire près des zones polluées est impossible, la #toundra étant marécageuse et impraticable. Les sites de déversement ne sont donc atteignables que par hélicoptère et l’été dans l’Arctique étant très court, le temps presse.

    Rappelons que le #Grand_Nord fait continuellement la triste expérience de la #pollution par le #pétrole, lors de son exploitation et de son acheminement.

    https://images.theconversation.com/files/342130/original/file-20200616-23231-1tcxpth.jpg?ixlib=rb-1.1.0&q=45&auto=format&w=600&h=400&fit=crop&dpr=1#.jpg

    Succession de catastrophes

    La région de Norilsk n’en est en effet pas à son premier #désastre_écologique. Dans cette zone industrielle, les #rivières revêtent déjà toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, non seulement à cause des #hydrocarbures mais également d’autres #activités_industrielles (rejets de #métaux_lourds et de #dioxyde_de_souffre de la #mine de #nickel et du centre industriel métallurgique).

    Convoquée à l’occasion de la fuite massive, la mémoire d’Internet met en lumière les catastrophes passées. En 2016, la rivière #Daldykan à Norilsk avait elle aussi pris un aspect rouge. Les autorités locales et fédérales et les médias locaux avaient alors gardé le silence pendant plusieurs jours. Après avoir nié l’accident, #Norilsk_Nickel avait fini par l’admettre une semaine plus tard tout en assurant que le phénomène ne présentait aucun danger pour l’#environnement. Sous la pression de la société civile locale, images à l’appui, les autorités avaient été poussées à ouvrir une enquête.

    Et il y a seulement trois mois, le 4 mars, dans la même région, près de 100 tonnes de diesel se répandaient dans les glaces de la rivière #Angara après la rupture d’un #pipeline.

    Ces catastrophes lointaines, qui surviennent dans des régions peu peuplées, n’attirent généralement pas l’attention médiatique. Celle de Norilsk, par son ampleur et sa portée internationale, suscite une prise de conscience nouvelle.

    État incapable et entreprises négligentes

    La catastrophe réveille les débats sur les réseaux sociaux russes autour de la gestion du risque environnemental et l’absence totale de responsabilisation des entreprises polluantes en Russie. Les principes de pollueur-payeur, de prévention et de précaution, si difficiles à faire appliquer en France, n’y existent tout simplement pas.

    Les monstres de l’industrie (pétrole, gaz naturel et divers métaux) échappent au contrôle de l’État. Pour preuve, les services d’inspection fédéraux n’ont même pas été admis sur place par les vigiles de Norilsk Nickel, comme l’a déploré Svetlana Radionova, la responsable du Service fédéral de contrôle des ressources naturelles et de la protection de l’environnement, le 30 mai dernier sur son compte Facebook.

    Cette fuite constitue pourtant la plus grande catastrophe environnementale qu’a connue l’Arctique. Dans cette région, la #décomposition_biologique des produits issus du pétrole est extrêmement lente et pourrait prendre au moins 10 ans. Un drame qui aura des répercussions sur les milieux arctiques, déjà très vulnérables : comme l’expliquait en 2018 la géographe Yvette Vaguet,« Les #lichens peuvent nécessiter jusqu’à 30 ans pour repousser et un saule nain peut ici être vieux d’un siècle ».

    https://images.theconversation.com/files/342129/original/file-20200616-23276-j8ush6.jpg?ixlib=rb-1.1.0&q=45&auto=format&w=600&h=400&fit=crop&dpr=1#.jpg

    Fonte du #permafrost et catastrophes industrielles

    Depuis des années, des chercheurs spécialistes de l’Arctique tentent d’alerter via les réseaux sociaux, faute d’une prise de conscience dans la classe politique. On ne compte plus les dommages causés par le changement climatique aux écosystèmes : les feux de forêt se multiplient, la couverture neigeuse diminue fortement et l’épaisseur de la glace dans la #mer_de_Kara rétrécit de plus en plus rapidement – elle a commencé cette année à fondre un mois plus tôt que d’habitude.

    Les régions de Russie à permafrost, cette combinaison de glace et de terre qui représente environ 60 % de la masse terrestre du pays, ne peuvent plus supporter la même charge que dans les années 1980. Or la plupart des structures construites à l’époque soviétique pour l’exploitation des ressources n’ont jamais été remplacées, alors même que le problème est connu de longue date.

    Dans la région de Norilsk, la fonte du permafrost entraîne donc l’affaissement des installations, comme l’avait déjà alerté un rapport du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, publié en 2018. La catastrophe du 29 mai en est la conséquence directe, provoquée par l’effondrement d’un des piliers du réservoir que la compagnie n’avait jamais remplacé depuis 1985.

    La #faune et la #flore du Grand Nord menacées

    Parmi les avertissements adressés par les chercheurs sur les réseaux sociaux, une préoccupation revient régulièrement, celle des effets du changement climatique et des activités humaines sur la faune et la flore du Grand Nord.

    La région de #Taimyr, dont Norilsk est la capitale, a déjà déploré la disparition d’un emblématique renne sauvage : en l’espace de 15 ans, 40 % des animaux du plus grand troupeau sauvage de rennes au monde ont disparu.

    En cette période de crue printanière, le diesel répandu par la catastrophe va imprégner tous les pâturages de #cerfs de la plaine inondable. Or la #chasse – au #cerf notamment – constitue avec la #pêche le principal moyen de subsistance des peuples indigènes de Taimyr. Sur les sites et les pages Internet où échangent ces populations, l’inquiétude est palpable. Gennady Shchukin, chef de la communauté #Dolgan, militant et adjoint du conseil de district #Dolgano-Nenets, a d’ailleurs publié sur les réseaux sociaux une lettre adressée au président Poutine et à différents hauts fonctionnaires pour réclamer une enquête publique et transparente et faire part de sa préoccupation.

    « Les cerfs ne survivront pas lorsqu’ils traverseront la rivière. Le diesel se déposera sur le corps de l’animal. Il ne survivra pas à l’hiver. L’animal ne pourra pas se débarrasser de ce film, et il ne pourra pas se réchauffer. Nous ne pourrons pas non plus vendre cette viande car elle aura une odeur de diesel. Les cerfs mourront et se décomposeront dans cette mer de diesel, dans la toundra. Le même sort attend les oiseaux et les poissons de l’Arctique. »

    Une autre voix, celle d’Alexander Kolotov, président de l’ONG écologiste Plotina.Net, résume ainsi la situation.

    « Je pense qu’un déversement de diesel de cette ampleur montre que nous ne disposons pas actuellement de technologies suffisamment sophistiquées pour faire face à des catastrophes d’une telle ampleur. Et cela soulève la question suivante : dans quelle mesure devrions-nous continuer à envahir et vouloir dompter l’Arctique, si nous ne pouvons faire face à la catastrophe ? »

    Sur l’Internet russe, des informations circulent, des alertes sont lancées, des critiques sont adressées. On y découvre effectivement les situations d’urgence… mais aussi l’histoire des catastrophes industrielles d’une région, leurs effets à long terme et l’incurie de l’État en la matière.

    https://theconversation.com/les-reseaux-sociaux-russes-lanceurs-dalerte-de-la-catastrophe-de-no
    #peuples_autochtones

    https://seenthis.net/messages/861876 via CDB_77


  • Une étude, publiée dans Nature Geoscience, relève d’importantes inexactitudes dans la plupart des représentations actuelles du cycle de l’eau.

    Les scientifiques ont également compilé les dernières estimations de l’eau sur Terre à partir de plus de 80 études qui montrent à quel point l’influence des #activités_humaines sur l’eau est devenue considérable : nous utilisons l’équivalent de plus de la moitié de l’#eau qui coule dans toutes les #rivières du monde, soit 24 000 km3 par an, principalement pour l’#élevage du #bétail.

    Hormis les activités humaines, d’autres importantes inexactitudes existent sur ces représentations, poursuit Gilles Pinay. Notamment, la plupart des pluies que l’on reçoit sur Terre ne vient pas directement de la mer, comme le laissent croire les représentations actuelles. Les deux-tiers sont en fait dues à de l’#évapotranspiration par les #plantes et les #sols, ce qui génère de la vapeur qui est poussée par le #vent vers d’autres bassins versants où l’eau retombe.

    https://www.univ-rennes1.fr/actualites/attention-la-representation-de-notre-impact-sur-le-cycle-de-

    https://www.revue-ein.com/actualite/des-scientifiques-plaident-pour-une-nouvelle-representation-du-cycle-de-l

    https://seenthis.net/messages/801748 via ant1


  • Semaine de la presse et des médias dans l’école
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6498.html

    our la troisième année, les Amis du Monde diplomatique ont décidé de participer à la Semaine de la presse et des médias dans l’école du 18 au 23 mars 2019. Le Monde diplomatique a mandaté officiellement l’association auprès du CLEMI pour le représenter. Dans ce cadre, elle propose aux établissements scolaires des interventions sur des thèmes relatifs au Monde diplomatique, à l’indépendance de la presse et au thème de la SPME : « L’information sans frontières ? ». Pour tout (...)

    #Activités

    / #Super_Une


  • Semaine de la presse et des médias dans l’école
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6498.html

    our la troisième année, les Amis du Monde diplomatique ont décidé de participer à la Semaine de la presse et des médias dans l’école du 18 au 23 mars 2019. Le Monde diplomatique a mandaté officiellement l’association auprès du CLEMI pour le représenter. Dans ce cadre, elle propose aux établissements scolaires des interventions sur des thèmes relatifs au Monde diplomatique, à l’indépendance de la presse et au thème de la SPME : « L’information sans frontières ? ». Pour tout (...)

    #Activités

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  • #activités_de_conseil chez les députés : une mesure clé repoussée à 2022
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050917/activites-de-conseil-chez-les-deputes-une-mesure-cle-repoussee-2022

    Bientôt promulguées, les lois « confiance » prétendent encadrer les activités de conseil des députés. En réalité, la principale mesure affichée par le gouvernement s’appliquera en 2022 seulement. « Supercherie ! », dénonce le PS.

    #France #conflits_d'intérêts #Delphine_Batho #moralisation #Nicole_Belloubet #parlement


  • #activités_de_conseil chez les députés : une mesure clef repoussée à 2022
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050917/activites-de-conseil-chez-les-deputes-une-mesure-clef-repoussee-2022

    Bientôt promulguées, les lois « confiance » prétendent encadrer les activités de conseil des députés. En réalité, la principale mesure affichée par le gouvernement s’appliquera en 2022 seulement. « Supercherie ! », dénonce le PS.

    #France #conflits_d'intérêts #Delphine_Batho #moralisation #Nicole_Belloubet #parlement


  • See Human Impact in an X-Ray of the Ocean
    http://www.nationalgeographic.com/magazine/2017/04/explore-human-impact-on-oceans
    http://www.nationalgeographic.com/interactive-assets/nggraphics/ngm-EXWatermap/build-2017-03-24_16-23-15/img/ai2html-graphic-mobile.png

    The map above is essentially an x-ray of the ocean, and the colors show where it’s feeling the most impact from human activity. The darker the area, the more stressed the waters are by fishing, shipping, the destabilizing effects of climate change, or all three.

    Such a map is rare. The vastness and depth of the ocean make it notoriously difficult to study. But in 2008 a team of researchers used satellite images and modeling software to make a complete portrait of human effects on the ocean. Five years later they did it again, capturing a comprehensive view of an ocean in transition. Among the revelations: Two-thirds of the ocean shows increased strain from human-related factors, such as fishing and climate change. And more than three-quarters of coastal waters suffer from climate change and increases in the effects of harmful land-based activities, including pollution. In all, the researchers classified more than 40 percent of the ocean as “heavily impacted” by human activity.

    #océan #pêche #climat #pollution #activités_humaines #cartographie

    https://seenthis.net/messages/596992 via odilon


  • Concours étudiants 2016
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article4694.html

    Étudiant, vous voulez comprendre le monde, pour le faire comprendre. Vous rêvez de mener une enquête pour porter « la plume dans la plaie », en démontant les ressorts inconnus d’un phénomène ou d’un événement. Vous aimeriez témoigner de votre temps, d’injustices méconnues ou d’approches ignorées, portées par des hommes et des femmes en mouvement. Reconnu dans le monde entier, avec ces 50 éditions en 28 langues, Le Monde diplomatique vous ouvre ses colonnes. Pas (...)

    #Activités


  • La hausse « atypique » des demandeurs d’emploi qui travaillent
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/26/la-hausse-atypique-des-demandeurs-d-emploi-qui-travaillent_4818205_823448.ht

    C’est une donnée qui retient rarement l’attention lorsque les chiffres du #chômage sont publiés, à la fin de chaque mois. La ministre du travail, Myriam El Khomri, n’y a pas fait la moindre allusion dans le communiqué qu’elle a diffusé, le 26 octobre, pour commenter la dernière batterie d’indicateurs sur les demandeurs d’emploi. Une discrétion sans doute liée au fait que cette statistique continue de progresser à un rythme soutenu : elle porte sur les personnes qui recherchent un emploi tout en ayant déjà un poste.

    Alors que les chiffres d’#octobre ont été publiés jeudi soir, le nombre de ces demandeurs d’emploi, considérés comme étant en « #activité_réduite » (catégories B et C), s’élevait à près de 1,875 million en septembre, contre un peu plus de 1,683 million un an auparavant, soit une hausse de 11,38 %. En se focalisant sur la catégorie C (les demandeurs d’emploi qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois), l’accroissement est encore plus fort : +14,8 % en douze mois. Des pourcentages qui font tache, comparés à l’évolution du nombre d’inscrits à #Pôle_emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois écoulé (catégorie A) : – 0,7 % entre août et septembre ; + 3,1 % depuis un an.

    Dans le flot grossissant des demandeurs d’emploi en activité réduite, il y a Emeline, qui témoigne sous un prénom d’emprunt. Licenciée en 2013 de la société de composants électroniques où elle était employée depuis dix-neuf ans comme traductrice, elle n’a pas retrouvé de situation stable, depuis. Elle a décroché des #missions auprès de plusieurs institutions prestigieuses : les Nations unies, Sciences Po Paris, HEC... « Cela reste trop épisodique, regrette-t-elle. Je n’ai aucune visibilité. Le côté irrégulier est inquiétant. » (...)

    Des demandeurs d’emploi dans cette situation, l’association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) en prend des dizaines sous son aile. « Nos bénévoles accompagnent plutôt des personnes ayant pu retrouver un #CDD de plus d’un mois », explique son président, Gilles de Labarre. Bien souvent, le poste qu’elles occupent est nettement moins bien rémunéré que celui qu’elles ont perdu : « Elles se sont remises dans le circuit de l’emploi mais au prix d’une dévalorisation monétaire d’au moins 30 %, rapporte M. de Labarre. Elles l’ont fait dans le but d’éviter de tomber dans la #pauvreté et, pour certaines d’entre elles, afin de ne pas perdre leur logement. »
    L’accroissement du nombre de demandeurs d’emplois en activité réduite ne date pas d’hier, comme le rappelle Pierre Cavard, directeur des études à l’Unédic : « Il a débuté dans les années 1990 et s’est amplifié, en particulier après 2008 », précise-t-il. On en dénombrait un peu plus de 600 000 en 1996 (contre 1,875 million aujourd’hui), d’après les études du ministère de l’emploi. Cette tendance met en lumière deux phénomènes, pour Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est – Marne-la-Vallée : « La #précarité dans laquelle est plongée une part croissante des inscrits à Pôle emploi et le fait que les personnes concernées considèrent qu’il vaut mieux occuper un poste, même si c’est à temps partiel ou pour de courtes périodes, plutôt que d’être totalement en dehors du monde du travail. »
    Comment expliquer cette montée des effectifs dans les catégories B et C de Pôle emploi ? Membre du Conseil d’analyse économique (CAE), Corinne Prost pense qu’elle « est, en partie, imputable aux règles inscrites dans les conventions de l’#Unédic ». Celles-ci permettent, à certaines conditions, de cumuler revenus d’activités et indemnités versées par l’#assurance-chômage. « Les partenaires sociaux, qui gèrent le dispositif, ont mis en place de telles dispositions pour couvrir au mieux les personnes occupant un poste à temps partiel ou pour de courtes périodes, poursuit Mme Prost. Ainsi, ceux qui travaillent une semaine sur deux gagnent presque autant que s’ils étaient employés à temps plein – grâce au complément de ressources apporté par l’Unédic. »

    « Coûts massifs »
    Ce faisant, le système a favorisé le développement de ce type de contrats, selon elle. « Les #salariés comme les employeurs peuvent y trouver leur compte mais pas le régime d’assurance-chômage pour qui les coûts sont massifs. » Une analyse qu’elle et l’économiste Pierre Cahuc avaient développé dans une note publiée le 7 octobre, sous l’égide du CAE.
    Mais leurs conclusions ne font pas l’unanimité. « Elles relèvent plus d’une hypothèse que d’une démonstration », estime Pierre Cavard, en soulignant que « les études du ministère du travail lient la hausse du nombre des inscrits dans les catégories B et Ce à la montée des contrats courts et de l’#intérim ».
    Fin juin, alors qu’il était encore ministre du travail, François Rebsamen avait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’analyser « les causes conjoncturelles et structurelles susceptibles d’expliquer » la hausse « atypique », à ses yeux, des demandeurs d’emplois relevant de la catégorie C. Son rapport, qui était attendu pour septembre, devrait être rendu prochainement, indique-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri.

    #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

    http://seenthis.net/messages/433529 via colporteur


  • Résultat du concours étudiants 2015
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article4637.html

    Le concours étudiants 2015 du Monde diplomatique a été remporté par Aziz El Massassi, journaliste, ancien étudiant du master de journalisme de l’université d’Aix-Marseille, pour son article « La presse égyptienne mise au pas ». Aziz El Massassi a participé au concours via les AMD-Aix-en-Provence. L’article sera publié dans le Diplo de novembre.

    #Activités


  • Les Rendez-vous de l’histoire 2015
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article4589.html

    La 18e édition des Rendez-vous de l’histoire se déroulera du 8 au 11 octobre à la Halle aux Grains et en divers lieux de la ville de Blois. Thème 2015 : Les Empires. Le programme en sur le site du RDV-Histoire Au programme : débats et conférences, le plus grand salon européen du livre d’histoire (150 éditeurs et plus de 200 auteurs), un cycle cinéma (plus de 50 fictions et documentaires), ainsi que des animations en ville (concerts, cafés littéraires, dîners historiques...). Festival en (...)

    #Activités

    / Une


  • Un rapport d’information du Sénat propose de flexibiliser les modes de #garde - Localtis.info un service Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250269089098&cid=1250269081647

    Il souligne également le « lien évident » entre la #politique familiale et l’#activité féminine. Il cite en exemple l’évolution du taux d’activité des #femmes avec deux #enfants. Celui-ci a progressé de 25 points entre 1975 et 1994, avant de chuter brutalement de 15 points entre 1994 et 1997. La raison tient à l’extension de l’allocation parentale d’éducation (APE) aux parents de deux enfants en juillet 1994, qui a « entraîné un retrait massif des mères concernées du marché du #travail ». A l’inverse, la création de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) en 2004 et le crédit d’impôt pour frais de garde en 2005 et 2006 ont eu une influence positive sur le taux d’#emploi des femmes.
    Dans ce lien entre nombre d’enfants et activité féminine, les modes de garde jouent un rôle essentiel, sur lequel le rapport s’attarde très longuement. Tout en soulignant l’importance et la grande diversité du dispositif français, la mission d’information lui prête néanmoins des « limites qui empêchent la montée en puissance de la convention d’objectifs et de gestion (COG) 2013-2017 ».

    http://seenthis.net/messages/381406 via Agnès Maillard