• Aïda et l’éternelle faute des femmes

    C’est un prénom d’emprunt qui pourrait bien devenir un symbole. Rapportée par le Maine libre jeudi, l’histoire d’#Aïda a suscité une vague d’indignation jusqu’au secrétariat d’Etat de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Victime de violences conjugales régulières, Aïda, 30 ans aujourd’hui, est paraplégique depuis ce soir d’août 2013, lorsque son mari l’a poussée par la fenêtre du deuxième étage. Ce soir-là, les policiers interviennent au domicile du couple pour une altercation entre le compagnon de la jeune femme et l’un de ses amis. Il est conseillé à Aïda de quitter cet appartement, ce qu’elle fait dans la nuit. Elle alerte le Samu social et quelques amis. En vain. Et il est trop tard pour prendre un train et rallier Alençon où elle a de la famille. Alors, faute de solution d’hébergement, elle retourne chez elle.

    Son compagnon la brutalise et finit par la défenestrer. Il écope pour cela de 15 ans de prison. La cour d’assises fixe en outre la provision pour l’indemnisation de la victime à 90 000 euros. Et c’est là que tout se corse : les avocats de la jeune femme saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) pour que l’Etat, via le Fonds de garantie des victimes (FGTI), verse cette provision. Mais l’organisme ne propose qu’une indemnisation partielle, estimant qu’Aïda a commis une faute civile en retournant à son domicile. Les conseils de la jeune femme contestent cette décision et en appellent à la Civi. Même réponse : arguant d’un partage de responsabilité, elle propose 67 500 euros en février dernier. Un appel sera examiné en mai. L’outrage ne réside pas tant dans la somme (intégralement réglée à Aïda) que dans l’argumentaire avancé. Interpellé sur Twitter, le fonds de garantie a souligné que « la loi prévoit que la victime qui contribue, par sa faute, à son dommage peut voir son droit à l’indemnisation réduit ». « Par sa faute » ? Cette position n’est pas sans rappeler une question absurde sans cesse renvoyée aux victimes : pourquoi ne pas quitter ce bourreau ? La poser, c’est d’abord faire abstraction des mécanismes à l’œuvre dans l’immense majorité des cas de violences conjugales : emprise psychologique, isolement, perte de confiance en soi, honte…

    C’est surtout culpabiliser une fois de plus la victime d’un processus de domination sexiste profondément ancré qui conduit à banaliser bien des violences dont les femmes sont la cible première. Combien de victimes de viol se voient questionner sur leur attitude ou leur tenue vestimentaire ? En mars 2016, un sondage réalisé par l’Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie montrait qu’il se trouve encore 27 % des Français pour juger qu’une femme victime de viol est en partie responsable de ce qui lui arrive si elle a flirté, s’est montrée séductrice ou a accepté de se rendre chez un inconnu. Depuis, certes, il y a eu #MeToo. Mais le cas d’Aïda prouve que la honte n’a pas forcément changé de camp.

    https://medias.liberation.fr/photo/1184586-000_19l4l9.jpg?modified_at=1546630064&width=960#.jpg
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/04/aida-et-l-eternelle-faute-des-femmes_1701105
    #femmes #viol #viols #responsabilité #culpabilisation #domination #violence_sexuelle #sexisme #domination_masculine #tenue_vestimentaire #habits

    https://seenthis.net/messages/749252 via CDB_77


  • Les « travailleuses pauvres » sont de plus en plus nombreuses - La Croix
    https://www.la-croix.com/Economie/Social/travailleuses-pauvres-sont-nombreuses-2018-12-17-1200990100
    https://img.aws.la-

    [...]« La France compte plus de deux millions de #travailleurs_pauvres et traverse une crise sans précédent de son modèle social. La situation est préoccupante pour les #femmes », souligne Pauline Leclère, responsable de campagne « justice fiscale et inégalités » chez Oxfam France, à l’initiative du rapport Travailler et être pauvre : les femmes en première ligne, publié lundi 17 décembre, et qui présente notamment le cas de Daphné.

    La limite de l’exercice est que le rapport s’appuie sur des données issues de sources multiples, voire contradictoires… « Sur un sujet aussi important, il faudrait pouvoir disposer d’indicateurs #statistiques permettant d’évaluer avec précision l’ampleur des #inégalités », reconnaît Pauline Leclère.

    78 % des #emplois_à_temps_partiel occupés par des femmes

    Selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, la part de femmes en activité professionnelle et pauvres dans l’hexagone est passée de 5,6 % à 7,3 % entre 2006 et 2017 (1). Les femmes se retrouvent principalement dans des secteurs qui proposent de nombreux emplois à temps partiel, correspondant aux métiers les moins valorisés et rémunérés. Par exemple les métiers du #nettoyage, du #commerce et du #service_à_la_personne. Parmi les employés non qualifiés, 49 % des femmes sont à temps partiel, contre 21 % des hommes.

    En 2017, les femmes occupaient 70 % des #CDD et des emplois intérimaires et 78 % des emplois à temps partiel. Ce type d’emplois « provoque une insertion discontinue sur le marché du travail et une dégradation des #conditions_de_vie des femmes (#horaires_atypiques, #emplois_pénibles …). Cela entrave la consolidation de l’expérience professionnelle ou conduit même à une dépréciation des compétences », souligne le rapport.

    Difficulté à combiner vie professionnelle et vie de famille

    Les emplois précaires affectent l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale. Dans les métiers peu qualifiés comme l’aide à la personne ou la #garde_d’enfants, les #travailleuses ont souvent des horaires courts et combinent plusieurs employeurs. Ainsi, 85 % des salariés ayant plus d’un employeur sont des femmes.

    « Pourtant, parmi les actifs souhaitant travailler plus, 75 % sont des travailleuses, souligne Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde France. Il y a beaucoup d’idées reçues sur ces mères de famille vivant des #aides_sociales. La réalité est toute autre, puisqu’elles préfèrent exercer un #emploi même s’il ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins. »

    Un million de travailleuses à la tête d’une famille monoparentale vit sous le seuil de pauvreté

    « À la faiblesse du #revenu du travail peut s’ajouter un facteur démographique, car pour mesurer les niveaux de vie, on tient compte des revenus de l’ensemble du ménage. Ainsi, une femme qui doit faire vivre une famille avec un seul smic se situe largement en dessous du seuil de pauvreté », constate l’Observatoire des inégalités.

    En France, les femmes à la tête d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par ce phénomène : parmi celles qui travaillent, près d’un quart vit sous le seuil de pauvreté, soit un million de femmes.

    Romane Ganneval


    (1) Eurostat fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 026 € en 2016. En France, le seuil de pauvreté est fixé par l’Insee à la moitié du revenu médian, soit 855 € par mois pour une personne seule.

    #travail #intérim #précarité #droit_au_chômage #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #prime_d'activité

    https://seenthis.net/messages/744975 via colporteur


  • Lionel Maurel : « On doit pouvoir quitter Facebook sans perdre les liens qu’on y a créés »
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/29/lionel-maurel-on-doit-pouvoir-quitter-facebook-sans-perdre-les-liens-qu-o

    Pour le juriste Lionel Maurel, l’approche individualiste de la protection des données personnelles ne permet pas d’appréhender la dimension sociale qu’exploitent les grandes plateformes du Net. Il appelle à la mise en place d’un droit à la migration collective. En 1978, la loi informatique et libertés introduisait dans le droit français la notion de « donnée à caractère personnel ». Quarante ans plus tard, l’entrée en application, en mai dernier, du règlement général sur la protection des données (RGPD) a (...)

    #Airbnb #Facebook #algorithme #domination #LaQuadratureduNet #Mastodon_ #OiseauxDePassage

    https://medias.liberation.fr/photo/1176092-general-data-protection-regulation-gdpr-concept.jpg

    https://seenthis.net/messages/742022 via etraces


  • Gafams : et si la révolution venait de l’intérieur ?
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/gafams-et-si-la-revolution-venait-de-linterieur

    Présenter de vraies excuses nécessite d’apporter une modification réelle à ce qui a provoqué le problème à l’origine de son remords. Mais pour les entreprises de technologie, présenter des excuses tient plutôt du stratagème pour ne rien faire. C’est ce que dit en substance Josh Constine (@joshconstine) sur TechCrunch, qui n’est pas vraiment la publication la plus critique de l’innovation. Les modèles commerciaux des entreprises sont souvent en conflit avec la façon dont nous souhaitons qu’elles agissent, (...)

    #Google #Airbnb #eBay #Facebook #GoogleSearch #Lyft #Uber #Dragonfly #drone #données #publicité #BigData #GAFAM #profiling #ProjectMaven #bénéfices #censure #militarisation (...)

    ##publicité ##domination
    /assets/images/logo_ia.png

    https://seenthis.net/messages/739352 via etraces


  • Harcèlement sexuel : dans la foulée de Google, Facebook, eBay et Airbnb changent leurs règles
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/13/harcelement-sexuel-dans-la-foulee-de-google-facebook-ebay-et-airbnb-changent

    Ces entreprises ont mis fin à la « clause d’arbitrage » obligatoire, qui impose aux employés de régler les affaires de harcèlement sexuel en interne, plutôt que devant les tribunaux. La grande mobilisation des employés de Google, le 1er novembre, contre le harcèlement sexuel, a donné des résultats au-delà des frontières de l’entreprise. Lundi 12 novembre, Airbnb et eBay, deux énormes plates-formes du Web, ont annoncé dans les colonnes de Buzzfeed qu’elles mettaient fin à la « clause d’arbitrage » (...)

    #Google #Airbnb #eBay #Facebook #travail #harcèlement

    https://img.lemde.fr/2018/10/18/291/0/3499/1749/1440/720/60/0/6de5aef_FW1_EBAY-AMAZON-COM-_1018_11.jpg

    https://seenthis.net/messages/735830 via etraces


  • Square, Airbnb, And eBay Just Said They Would End Forced Arbitration For Sexual Harassment Claims
    https://www.buzzfeednews.com/article/daveyalba/tech-companies-end-forced-arbitration-airbnb-ebay

    Tesla and Netflix declined to comment. Slack said it was “undertaking a careful review” of its policies. Many major tech companies have long preferred to force employees to settle sexual harassment claims in private arbitration — a policy that shields firms from the embarrassing prospect of workers airing their grievances in open court, and also tends to result in lower-cost settlements. In the past, mandated arbitration has effectively silenced women speaking out about their experiences of (...)

    #Google #Airbnb #eBay #Facebook #Square #travail #harcèlement

    https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2018-11/12/12/enhanced/buzzfeed-prod-web-02/original-9619-1542043938-3.jpg

    https://seenthis.net/messages/735836 via etraces


  • Amazonisme : le travail à la tâche est-il un projet d’avenir ?
    https://usbeketrica.com/article/amazonisme-le-travail-a-la-tache-est-il-un-projet-d-avenir

    Après la fin de la civilisation de l’écrit, la fin de l’école de masse, la fin du respect de la vie privée et la fin de l’acceptation de la mort, voici le cinquième volet de la série sur les « parenthèses refermées » par la révolution numérique. Jean-Dominique Séval, directeur général adjoint de l’IDATE Digiworld, think tank européen spécialisé dans l’économie numérique, explore cette fois la façon dont le numérique referme la parenthèse du travail salarié. Un statut qui n’aura duré finalement qu’à peine deux (...)

    #Airbnb #Alibaba.com #Amazon #AmazonMechanicalTurk #Uber #Deliveroo #travail #DidiChuxing

    https://static.usbeketrica.com/images/thumb_840xh/5be5747b2b932.jpg

    https://seenthis.net/messages/734947 via etraces


  • Début de la constitution d’une #métaliste sur le sujet #migrations et #développement

    Déconstruction de l’idée : augmentation du #développement pour freiner la migration (et notamment l’émigration), en lien aussi avec la question du #codéveloppement :
    https://seenthis.net/messages/526083
    https://seenthis.net/messages/448596

    Ici des liens sur aide au développement comme moyen de freiner l’immigration, mais sans pour autant être critiques sur ce sujet (#root_causes) :
    https://seenthis.net/messages/614952
    https://seenthis.net/messages/538851
    https://seenthis.net/messages/536665
    https://seenthis.net/messages/487453
    https://seenthis.net/messages/461710

    La question des #remittances :
    https://seenthis.net/tag/remittances

    Il faudra faire une longue liste du lien toujours plus étroit entre #aide_au_développement et migrations (#conditionnalité de l’aide)...
    https://seenthis.net/messages/719752
    https://seenthis.net/messages/564720
    https://seenthis.net/messages/385634

    Dans le documentaire (produit par Arte) « Etats africains, portiers de l’Europe » on parle aussi de conditionnalité de l’aide :
    https://www.youtube.com/watch?v=IUSIi-qP2pY


    https://seenthis.net/messages/691948
    https://seenthis.net/messages/660235
    https://seenthis.net/messages/647177
    https://seenthis.net/messages/641888
    https://seenthis.net/messages/633324
    https://seenthis.net/messages/528689
    #Afghanistan

    Et l’opacité des fonds pour le développement, qui, en réalité, sont utilisés en grande mesure pour fermer les frontières :
    https://seenthis.net/messages/641297
    https://seenthis.net/messages/580567
    #fonds_fiduciaire_d’urgence #trust_fund #fonds_pour_l'afrique
    https://seenthis.net/messages/601336
    https://seenthis.net/messages/550025
    https://seenthis.net/messages/423516

    Et sur la part croissante du budget des Etats consacrée aux dépenses en matière de #contrôles_frontaliers au détriment des fonds pour le développement
    https://seenthis.net/messages/608653

    Des guides/manuels/rapports qui déconstruisent les #mythes et #préjugés en lien avec migrations & développement :
    https://seenthis.net/messages/733048

    Liens sur les budgets nationaux (européens) de la #coopération_internationale au développement et le fait que dans ce budget les frais d’#accueil des #réfugiés et #demandeurs_d'asile sur le territoire y est inclus :
    https://seenthis.net/messages/480592
    https://seenthis.net/messages/430853
    https://seenthis.net/messages/388606
    #coopération_au_développement

    Quand les Etats financent, via l’aide au développement aussi, des dictateurs...
    Erythrée :
    https://seenthis.net/messages/405308
    https://seenthis.net/messages/318425
    Mais il y a aussi du matériel sur cette métaliste en lien avec l’#externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749

    Une synthèse graphique de @reka :
    https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH598/remittancesjb7e7-22414.jpg
    https://seenthis.net/messages/311344

    ping @isskein @kg

    https://seenthis.net/messages/733358 via CDB_77


  • La politique, la loi et l’Etat, l’obéissance
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6272.html

    Le mardi 26 février 2019, à 18 heures, à la Bibliothèque Méjanes, 8, rue des Allumettes à #Aix_en_Provence, Geoffroy de Lagasnerie présentera son nouveau livre La Politique, la loi et l’Etat, l’obéissance. Geoffroy de Lagasnerie est philosophe et sociologue. Il est également agrégé de sciences économiques et sociales. d.bruet@orange.fr / 06 42 37 78 55

    Aix en Provence


  • La politique, la loi et l’Etat, l’obéissance
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6272.html

    Le mardi 26 février 2019, à 18 heures, à la Bibliothèque Méjanes, 8, rue des Allumettes à #Aix_en_Provence, Geoffroy de Lagasnerie présentera son nouveau livre La Politique, la loi et l’Etat, l’obéissance. Geoffroy de Lagasnerie est philosophe et sociologue. Il est également agrégé de sciences économiques et sociales. d.bruet@orange.fr / 06 42 37 78 55

    Aix en Provence


  • Une histoire populaire de la France
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6200.html

    Le mardi 5 février 2019 à 18 heures, à la Bibliothèque Méjanes, 8, rue des Allumettes, Gérard Noiriel* interviendra autour de son livre Une histoire populaire de la France – De la guerre de Cent Ans à nos jours (Editions Agone – septembre 2018). La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est pourquoi, dans cette histoire populaire de la France, (...)

    #Aix_en_Provence


  • Une histoire populaire de la France
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6200.html

    Le mardi 5 février 2019 à 18 heures, à la Bibliothèque Méjanes, 8, rue des Allumettes, Gérard Noiriel* interviendra autour de son livre Une histoire populaire de la France – De la guerre de Cent Ans à nos jours (Editions Agone – septembre 2018). La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est pourquoi, dans cette histoire populaire de la France, (...)

    #Aix_en_Provence


  • Palantir : livre-t-on nos secrets à nos alliés américains ?
    https://www.franceculture.fr/numerique/palantir-livre-t-nos-secrets-a-nos-allies-americains

    Une société américaine d’analyse de données, Palantir, travaille pour le compte des services antiterroristes français, et des entreprises stratégiques, comme Airbus. Existe-t-il des risques de fuites de données vers les États-Unis ? Enquête sur l’une des start-up les plus puissantes du monde. 23 mai 2018. Une cinquantaine de patrons de géants du numérique sont invités par le chef de l’État, Emmanuel Macron, lors d’une réunion baptisée Tech for good. Parmi eux, un homme aux cheveux en bataille : Alexander (...)

    #Airbus #CambridgeAnalytica #Boeing #Palantir #Facebook #Paypal #algorithme #Predpol #criminalité #écoutes #données #métadonnées #web #surveillance #BigData #NSA #CIA (...)

    ##criminalité ##FBI
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/09/9f724d98-30b3-47c9-b9f0-5f1293ca2fa0/738_gettyimages-874781456.jpg

    https://seenthis.net/messages/723729 via etraces


  • Comprendre la doctrine Macron sur les revenus des salariés, retraités, chômeurs Olivier Passet - 4 Septembre 2018 - Xerfi
    http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-Comprendre-la-doctrine-Macron-sur-les-revenus-de

    Sur le papier, il y a une doctrine derrière les arbitrages budgétaires du gouvernement : privilégier les revenus du travail à ceux de l’inactivité. Et effectivement, lorsque l’on regarde les contours du projet de loi de finance 2019, c’est bien les revenus de la dépendance et certaines aides sociales que rogne en priorité le gouvernement.
     
    Des choix en ligne avec la doctrine 
Les pensions de retraites, l’ensemble des prestations familiales et les aides personnalisées au logement (APL), ne seraient pas indexées sur l’inflation. Elles ne progresseraient que de 0,3% en 2019 et 2020. Ce coup de frein n’est pas anecdotique. Dans un contexte où l’inflation devrait se situer entre 1,5 et 2% en 2019, le pouvoir d’achat de ces prestations sera sérieusement laminé. De l’ordre de 1,5%. Un nouveau coup dur pour les retraités notamment. La dégressivité des allocations chômage devrait également être posée sur la table des négociations avec les partenaires sociaux. Là, ce sont les chômeurs cadre qui sont en première ligne. Le gouvernement devrait encore poursuivre sa cure d’amaigrissement des emplois aidés non marchands. Après une baisse de 120 000 en 2018, leur contingent devrait encore diminuer de 25 000 en 2019. Autrement dit, l’emploi aidé non marchand est considéré comme un dispositif inefficace qui s’assimile à du chômage déguisé, ou plus crûment à de l’inactivité rémunérée. Seuls seront sanctuarisés le RSA, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés, c’est-à-dire les aides ciblées sur les plus vulnérables. Conformément au modèle beveridgien.

    VIDEO https://player.vimeo.com/video/287073249

    A contrario, le gouvernement entend booster le pouvoir d’achat des salariés en supprimant les cotisations salariales sur les heures sup. C’est un transfert de 2 milliards à destination des actifs en emploi. La prime d’activité, qui fournit un complément de revenu aux travailleurs pauvres, incitant le retour à l’emploi sur des mini-jobs sera elle aussi revalorisée.

     
Les choix opérés sont donc bien en ligne avec la doctrine. Et derrière cette doctrine il y a deux idées-forces : 1/ le chômage a un fort contenu volontaire en France. Les entreprises souffriraient de l’étroitesse de l’offre de travail ; 2/la rémunération trop généreuse des personnes en situation de dépendance, des 16 millions de retraités notamment, mais aussi des juniors (à travers l’érosion des allocations familiale, de l’allocation de rentrée scolaire, de la prime de naissance, du complément de libre choix du mode de garde), à quoi s’ajoute une assurance chômage qui couvre à proportion du dernier salaire induit un charge sur le coût du travail, qui nuit à la compétitivité du travail.
     
    Un raisonnement contestable 
La première assertion concernant le caractère massif du chômage volontaire est très contestable. Elle ne mérite pas qu’on s’y attarde. Elle n’est pas attestée empiriquement. Cette composante est minoritaire, et il est clair qu’après 10 ans de croissance molle, la réduction du chômage passe d’abord par un raffermissement de l’activité. Les années récentes ont montré que la job machine, loin d’être bloquée, s’anime dès que l’activité dépasse 1 à 1,5% de croissance.

     
La seconde assertion en revanche est beaucoup plus recevable. Oui, le financement des différentes formes de dépendance (senior, junior) induit un coût pour l’ensemble des agents économiques parmi les plus élevés des pays développés. Oui, son financement pèse in fine sur le coût du travail. Et oui, il existe un certain nombre de travaux convergents attestant que le coin socialo-fiscal élevé en France, pèse négativement sur le niveau de l’emploi. Les cotisations retraites sont certes du revenu différé, voire le chômage. Elles pourraient en théorie diminuer les revendications salariales des salariés. C’est vrai dans un monde parfait. Ce mécanisme joue certes en France, mais partiellement du fait de la rigidité des salaires, à laquelle participe le Smic.
     
Ceci étant dit, il ne suffit pas de diminuer les revenus de la dépendance pour booster l’emploi. Encore faut-il un choc simultané et significatif de diminution du coût du travail. Or ce n’est pas le cas. Même si la réforme du CICE entraine un double chèque en 2019, cette baisse n’est pas extrapolable et n’affectera pas le comportement d’embauche. Encore faut-il aussi que l’impact négatif sur l’activité de la réduction du pouvoir d’achat des dépendants soit compensé par un moteur externe puissant, où une dynamique cyclique robuste. Et là encore ce n’est pas le cas. Bref, comme souvent en économie, le timing compte autant que la doctrine. Et là paradoxalement, le gouvernement est en train d’enrayer une job machine qui paraissait pourtant bien repartie.

    #en_marche #revenus #Emploi #salaires #travail #Retraité #Chômeurs, #Aides sociales #croissance #doctrine

    https://seenthis.net/messages/720465 via BCE 106,6 Mhz


  • Le délire occidental et ses conséquences
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6022.html

    Le jeudi 22 novembre 2018 à 18 heures, à la Cité du Livre (salle Jules Isaac), Dany-Robert Dufour* interviendra sur le thème de « Le délire occidental et ses conséquences ». Et si la raison occidentale était devenue délirante ? Si tel était le cas, alors il faudrait entreprendre séance tenante une « psychanalyse » de ce délire occidental. Dany-Robert Dufour s’en donne les moyens. Il part de ce que Descartes proposait dans Le discours de la méthode, fondement de la raison moderne : que (...)

    #Aix_en_Provence

    • Et franchement Descartes c’est un vieux crouton, c’est vraiment pas la peine de faire parler les momies pour faire de la philosophie. Le monde occidental est saoul, complétement bourrer, ivre de délires etyl’hic ! Supprimons l’alcool en nous supprimerons les problèmes. Parole


  • Pourquoi la technologie n’est pas démocratique et comment elle peut le devenir
    http://maisouvaleweb.fr/technologie-nest-democratique-devenir

    « Les effets sociaux de la technologie sont-ils vraiment si complexes qu’absolument personne ne puisse les prévoir, et encore moins mener une action susceptible de les orienter ? » demande Richard Sclove, dans Choix technologiques, choix de société (Descartes & Cie). Le fondateur du Loka Institute, qui milite depuis plusieurs années en faveur de la démocratie technique livrait il y a quinze ans déjà une analyse profonde des technologies, ces institutions non élues qui structurent nos vies. (...)

    #Airbnb #Waze #domination #solutionnisme

    http://maisouvaleweb.fr/wp-content/uploads/2018/07/Democracy-not-found.jpg

    https://seenthis.net/messages/719636 via etraces


  • Prochain arrêt : Utopia
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6143.html

    Le jeudi 25 octobre à 20 h 30, au cinéma Le Mazarin à Aix-en-Provence, projection-débat du film de Apostolos Karakasis Prochain arrêt : Utopia, en présence de Marco Gastine, producteur du film et Claude Paraponaris, directeur de Recherche LEST - CNRS. Lors de la fermeture de l’usine grecque de matériaux de construction, Vio.Me, à Thessalonique, 70 employés courent le risque de ne plus jamais trouver de travail. Ils décident alors d’occuper l’usine et de la faire fonctionner (...)

    #Aix_en_Provence


  • Le marché de la démocratie participative
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6023.html

    Le mardi 16 octobre (date à confirmer), à la Cité du Livre, salle Jules Isaac, Magali Nonjon* interviendra sur le thème de « Le marché de la démocratie participative ». Aujourd’hui la démocratie participative ne s’affiche plus seulement dans les discours, elle s’incarne dans des règles juridiques, des dispositifs participatifs, des services administratifs, des échanges marchands, etc. Les militants d’hier sont pour l’essentiel concurrencés par des professionnels (agents publics, (...)

    #Aix_en_Provence


  • Prochain arrêt : Utopia
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6143.html

    Le jeudi 25 octobre à 20 h 30, au cinéma Le Mazarin à Aix-en-Provence, projection-débat du film de Apostolos Karakasis Prochain arrêt : Utopia, en présence de Marco Gastine, producteur du film et Claude Paraponaris, directeur de Recherche LEST - CNRS. Lors de la fermeture de l’usine grecque de matériaux de construction, Vio.Me, à Thessalonique, 70 employés courent le risque de ne plus jamais trouver de travail. Ils décident alors d’occuper l’usine et de la faire fonctionner (...)

    #Aix_en_Provence


  • Le délire occidental et ses conséquences
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6022.html

    Le jeudi 22 novembre 2018 à 18 heures, à la Cité du Livre (salle Jules Isaac), Dany-Robert Dufour* interviendra sur le thème de « Le délire occidental et ses conséquences ». Et si la raison occidentale était devenue délirante ? Si tel était le cas, alors il faudrait entreprendre séance tenante une « psychanalyse » de ce délire occidental. Dany-Robert Dufour s’en donne les moyens. Il part de ce que Descartes proposait dans Le discours de la méthode, fondement de la raison moderne : que (...)

    #Aix_en_Provence


  • Airbnb attaque la mairie de New York pour « abus de pouvoir »
    https://www.nextinpact.com/brief/airbnb-attaque-la-mairie-de-new-york-pour---abus-de-pouvoir---5063.htm

    Le 6 août dernier, la ville adoptait un arrêté obligeant les sites proposant des hébergements de courtes durées à communiquer la liste de leurs transactions. Si les changements sont programmés pour le 2 février 2019, Airbnb ne compte pas attendre les bras croisés. Dans sa plainte, relayée par Recode, la plateforme assigne en justice la mairie pour « abus de pouvoir » estimant « que l’arrêté viole la Constitution en réclamant des données privées fournies par ses utilisateurs et qu’elle s’est engagée à ne (...)

    #Airbnb #domination #procès

    https://cdn2.nextinpact.com/images/bd/wide-linked-media/2573.jpg

    https://seenthis.net/messages/717660 via etraces


  • Le ministre flamand du Tourisme met Airbnb à l’amende car il refuse de transmettre les données des locataires
    http://www.lalibre.be/economie/digital/le-ministre-flamand-du-tourisme-met-airbnb-a-l-amende-car-il-refuse-de-trans

    Le ministre flamand du Tourisme, Ben Weyts (N-VA), va mettre à l’amende la plate-forme de location de logements Airbnb, car celle-ci refuse de transmettre les données des locataires flamands aux services d’inspection. Le montant précis de l’amende, ne pouvant pas dépasser les 25.000 euros, doit être établi la semaine prochaine, selon la presse flamande. Les services d’inspection ont besoin des données des locataires flamands Airbnb, notamment pour effectuer les contrôles autour des normes incendie. (...)

    #Airbnb #consommation #surveillance

    https://t1.llb.be/-2iZQUBbrlK_ZEJv4sLUiHA7W0U=/0x0:5568x2784/620x310/5b6e7a9155324d3f13e0d743.jpg

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  • Suisse : Interdite d’études à cause de ses parents au social cht/nxp - 26 juillet 2018 - 20min.ch
    http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Interdite-d-etudes-a-cause-de-ses-parents-au-social-14435581

    La commune de Kerns (OW) a voulu interdire à une jeune fille de 16 ans de fréquenter une école secondaire car ses parents sont à l’aide sociale. C’est légal.

    L’affaire défraie la chronique outre-Sarine : une jeune fille de 16 ans s’est vu interdire l’école de culture générale par la commune de Kerns, dans le canton d’Obwald. Motif : ses parents, d’origine érythréenne, sont à l’aide sociale, rapporte le site Watsonjeudi.

    Les autorités ont signifié leur décision à la famille dans une lettre écrite dans laquelle elles précisent qu’un enfant dont la famille est au social doit pouvoir subvenir à ses besoins le plus vite possible grâce à l’éducation. La commune a du coup conseillé à la jeune fille de se lancer dans un apprentissage dans le domaine de la santé. Et si elle persiste dans son idée de suivre l’école souhaitée, l’allocation mensuelle de ses parents sera réduite de 400 francs.
    http://www.20min.ch/dyim/089f8c/M600,1000/images/content/1/4/4/14435581/9/topelement.jpg
    Il aura fallu l’intervention d’un avocat et des mois de querelles juridiques pour que les autorités de Kerns reviennent en arrière sur leur décision et permettent à la jeune fille de suivre la formation de son choix. Elle fréquente aujourd’hui l’école cantonale à Sarnen et ses bonnes notes lui permettront d’intégrer ensuite le gymnase.

    La commune était dans son droit
    Pourtant, souligne le site Watson, la commune de Kerns était dans son droit de refuser des études à la jeune Erythréenne. « C’est aux communes de décider si l’aide sociale doit financer ou non une formation supérieure pour un jeune bénéficiaire », explique Corinne Hutmacher-Perret, assistante de recherche à la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS). Il n’existe pas de législation nationale, rappelle-t-elle. Et les lignes directrices - non contraignantes - de la CSIAS laissent la question ouverte, remarque-t-elle.

    Le service social de Kerns n’a pas souhaité, lui, commenter en détails l’affaire de la jeune fille pour des raisons de protection des données. Le secrétaire de la commune, Roland Bösch, souligne toutefois que l’éducation doit permettre à un enfant d’utiliser toutes ses capacités pour atteindre l’indépendance financière. « Mais si le droit au libre choix de la profession est inscrit dans la Constitution fédérale, il ne donne pas le droit aux parents et encore moins à l’Etat de financer n’importe quelle éducation, selon les souhaits de l’enfant », nuance-t-il dans Watson.

    Selon lui, il faut veiller à la bonne adéquation du soutien de l’Etat aux jeunes à l’aide sociale. « Si un objectif professionnel peut être atteint aussi bien par un apprentissage que par la fréquentation d’une école secondaire technique, la première option est généralement préférable », estime Roland Bösch. « Le service social a estimé que Rahel pouvait obtenir la profession qu’elle souhaitait grâce à un apprentissage et n’avait pas besoin d’un diplôme d’une école secondaire ».

    #Ecole #guerre_aux_pauvres #Suisse #Kerns #Education #Ecole #aide_sociale

    https://seenthis.net/messages/710793 via BCE 106,6 Mhz


  • Un jeune libriste part à l’asso des mauvaises habitudes
    https://framablog.org/2018/07/04/un-jeune-libriste-part-a-lasso-des-mauvaises-habitudes

    Neil vient de finir un #Stage d’étudiant au terme duquel il a réussi à faire adopter des outils libres à une #Association. Il livre ici le récit de ses tribulations, c’est amusant et édifiant… On aimerait bien qu’il y en … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Libres_Logiciels #Libres_Services #Migration #adhérents #aide #Asso #base_de_données #BTS #ciné #LibreOffice #mailing #MariaDB #mastodon #Microsoft #migration #plugin #site_web #stagiaire #windev #wordpress


  • The next local control fight? Like Uber before, city regulations for AirBnB and HomeAway are in the crosshairs | The Texas Tribune
    https://www.texastribune.org/2018/04/19/unresolved-legislature-short-term-rentals-become-local-control-fight-c

    This time, the fight is happening in the courts after attempts to overturn short-term rental ordinances failed in the Legislature.

    by Emma Platoff April 19, 2018 12 AM

    When the Zaataris moved to Texas from Lebanon, part of the draw was the American Dream. In Austin, they’re working toward that dream in the real estate business.

    The young couple wants to grow their family — “I’m negotiating for three,” Ahmad Zaatari joked — but they rely on the income from their short-term rental property to support the one child they already have. But with overburdensome regulation, some argue, “the City of Austin wants to shut them down.”

    That claim appears in glossy detail in a promotional video compiled recently by one of Texas’ most influential conservative think tanks. The video closes: “The Zaatari family believed in the American Dream. The Center for the American Future is fighting to keep it alive.”

    The Zataaris are two in a small group of plaintiffs represented by the Center for the American Future, a legal arm of the Texas Public Policy Foundation that filed a suit against the city of Austin in 2016 calling the city’s short-term rental ordinance unconstitutional. That case, which is now winding its way through state appeals courts, has emerged as a likely candidate for review at the state’s highest civil court. And it’s been bolstered by Attorney General Ken Paxton, Texas’ top lawyer, who has sided several times with the homeowners, most recently in a 102-page brief.

    Short-term rentals, a longtime local reality especially widespread in vacation destinations like Austin and Galveston, have become astronomically more popular in the last decade with the rise of web platforms like AirBnB and Austin-based HomeAway. That ubiquity has ripened them for regulation — and for litigation, including more than one case pending before the Texas Supreme Court. In Texas, it’s a new frontier for the simmering state-city fight over local control. Left unresolved last session by the Legislature, short-term rental ordinances have become an issue for the courts.
    From the state house to the courthouse

    More than a dozen Texas cities have some sort of ordinance regulating short-term rental policies, according to a list compiled by the Texas Municipal League. Among the most prominent are Galveston and Fort Worth; San Antonio is bickering over its own. They range widely in scope and severity: Some regulate the number of people who can stay in a short-term rental and what activities they may do while there, while others require little more than a licensing permit.

    The rental services allow people to offer up houses or apartments to travelers for short-term stays. Some landlords are city residents just hoping to make some money off their spare bedrooms. But investors are also known to buy homes for the sole purpose of renting them on AirBnB or HomeAway.

    As short-term rentals grew more popular, cities began to worry that their quiet residential neighborhoods would be overrun with thrill-seeking vacationers or that the investment properties would drive up the cost of housing. Local officials say that short-term renters too often create disruptive party environments that agitate nearby families. But critics of the local regulations say there are already laws in place to regulate that kind of public nuisance.

    Austin’s ordinance, which aims to phase out certain types of short-term rentals entirely and limits how many can exist in any particular area, is one of the state’s oldest and strictest — and it’s situated, of course, in a red state’s blue capital city, making it the perfect backdrop for a familiar fight.

    Rob Henneke, the TPPF lawyer representing the Zaataris, says Austin’s ordinance violates fundamental rights like equal protection — why should short-term renters be treated any different from long-term renters? — and property rights — why should owners be kept from leasing their homes however they choose?

    “It is a fundamental right to lease your property,” Henneke said. “It makes no sense — and is inconsistent with that — to try to bracket that right in some way.”

    The city counters that it has the right to regulate commercial activity within its boundaries and that its ordinance is important for city planning purposes. The ordinance addresses critical issues in the city like rising real estate prices and noise complaints from obnoxious “party houses,” said Austin City Council member Kathie Tovo.

    Beyond the question of whether short-term rentals should be regulated is the question of who should regulate them. For Tovo, it recalls the recent fight over Uber and Lyft, which ended when the Legislature overturned Austin’s safety regulations for the ride-hailing apps. City officials sit closer to their constituents, she said, so they are better positioned to write rules that benefit their communities.

    “It is an example of what we regard as state overreach," she said. “And those of us on the ground who represent our communities are in the best position to know what ordinance and regulations are responses to their needs.”

    Henneke, meanwhile, advocates for uniformity statewide — if there are to be restrictions at all.

    “If short-term rentals are going to be regulated, it should be at the state level to ensure statewide consistency and to protect property owners from a patchwork quilt of overly burdensome regulations at the local level,” Henneke said.

    The current fight, said Texas Municipal League Executive Director Bennett Sandlin, fits into a disturbing pattern of state lawmakers trying to consolidate power at the Capitol by taking it away from the cities.

    “It’s absolutely a recent … concerted effort to say that — the allegation that cities are against liberty, and you should have the liberty to do anything you want to do with your house including turn it into a party barn,” he said. “We support liberty but we also support liberty of the neighbors to keep their property values up and keep their yards free of beer cans.”

    The Legislature did try to tackle the short-term issue last year. The effort that went furthest was a bill by state Sen. Kelly Hancock, R-North Richland Hills, that passed the upper chamber but died in the House in the waning days of the regular session. A similar bill championed by state Rep. Tan Parker, R-Flower Mound, never even got a committee vote. Neither Hancock nor Parker returned requests for comment.

    Those measures struggled to find sufficient support even in a session rife with local control issues. All told, by the end of August, the 85th Legislature had passed state laws overriding city rule on issues ranging from tree maintenance to ride-hailing regulations. Gov. Greg Abbott, a Republican, even expressed support for a “broad-based law” to pre-empt local regulations, but no such bill passed.

    Short-term rental ordinances, some say, share all the hallmarks of the memorable fight over ride-hailing companies like Uber and Lyft. A new technology platform makes an age-old practice simpler; a liberal-leaning city council moves to regulate it. Eventually, the state steps in and opposes that local ordinance to protect “freedom and free enterprise.”

    But while local control battles have raged in Texas since Abbott took office decrying a “patchwork of local regulations,” they have mostly been fought on the floors of the Legislature. (One notable exception is an ongoing legal fight over the city of Laredo’s ban on plastic bags, a case the Texas Supreme Court is expected to resolve in the next few months.) This court fight is a comparatively new playbook for opponents of local control.

    “Opponents of local government are happy to challenge these ordinances either in the state House or in the courthouse,” Sandlin said. “They will absolutely take any avenue they can to go after it.”
    “Business” or “residential”?

    The Zaatari case isn’t the only lawsuit that has challenged a local short-term rental ordinance, but it is the most prominent. A Houston appeals court ruled in 2015 that in certain circumstances short-term rental ordinances can violate property rights; in Travis County, another pending case asks whether Austin’s ordinance is unconstitutionally vague.

    “Part of it seems to be that local government takes unusual positions when suddenly the internet becomes involved. ... Here in Austin, it’s been documented that short-term rentals have been an encouraged practice for over 100 years, and yet suddenly when the internet provides a way of efficiently connecting buyer and seller, everybody just has to go crazy and adopt a bunch of rules,” Henneke said. “I think it’s a need for control and a need for regulation for the sake of regulation.”

    In the meantime, the issue is being litigated on other fronts.

    A Texas Supreme Court case argued in February asks whether, for the purposes of homeowners’ associations’ hyperlocal deed restrictions, short-term rentals should be considered primarily “business” or “residential.” That case won’t have direct legal bearing on local ordinances, but the fact that it’s ascended to the state’s highest civil court signals that the issue is set for a legal reckoning.

    About a decade after the industry grew popular, “a lot of issues are coming to a head,” said Patrick Sutton, a lawyer arguing that Texas Supreme Court case and many other short-term rental lawsuits.

    Short-term rental companies like HomeAway say they agree that their industry should be regulated — they say they’re eager, in fact, to collaborate on regulations. But many involved in the issue think those restrictions are best established democratically.

    “Sharing presents a new set of public policy challenges,” Sutton said. “What upsets me is that these issues should be worked out politically. They should be worked out in the state house, and they should be worked out in the voting hall at subdivisions… But that didn’t happen.”

    Disclosure: The Texas Public Policy Foundation, HomeAway, the Texas Municipal League, Uber and Lyft have been financial supporters of The Texas Tribune, a nonprofit, nonpartisan news organization that is funded in part by donations from members, foundations and corporate sponsors. Financial supporters play no role in the Tribune’s journalism.

    #Airbnb #tourisme #logement #USA #Texas #Austin

    https://seenthis.net/messages/701422 via klaus++