• Rihanna plutôt que Mélanie, le choix politique des Macrons, par Régis de Castelnau
    https://www.les-crises.fr/rihanna-plutot-que-melanie-le-choix-politique-des-macrons-par-regis-de-ca
    https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2017/07/M%C3%A9lanie-Rihanna1.jpg

    Mélanie est née sous une mauvaise étoile. En 2001, ce qui fait qu’elle a 16 ans aujourd’hui. Son père a plaqué sa mère très vite pour aller vivre en Allemagne avec sa nouvelle compagne. Il ne s’est jamais enquis de ce que devenait sa fille. L’enfance s’est donc passée sans père, jusqu’à que ce que sa mère victime d’un cancer quand elle avait 12 ans la quitte pour toujours. Orpheline et n’ayant pas de famille pour s’occuper d’elle, c’est l’Aide Sociale à l’Enfance, l’ASE qui l’a prise en charge. Vous savez ce service qui dépend du Conseil Général dont on vous dit en permanence qu’il dépense trop d’argent, qu’il ne sert à rien, qu’il a trop de fonctionnaires. Qu’il faut le supprimer très vite et en attendant réduire tous ces budgets. Celui de la protection de l’enfance qui est de sa compétence est déjà hypertendu, et le personnel qui tient le front de la misère commence vraiment à s’essouffler. Qu’à cela ne tienne, Bercy nous a bien dit que Merkel et Schäuble trouvent que les Français dépensent trop et qu’il faut faire des économies. C’est déjà difficile, ça va devenir intenable...

    #Aide_sociale_à_l'enfance


  • Vingt ans après la « réforme » de l’aide sociale de Clinton
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/aou2016/tysc-a25.shtml

    En annonçant qu’il mettait « fin à l’aide sociale comme nous la connaissons », Clinton affirmait cyniquement que son projet de loi allait aider les bénéficiaires de l’aide sociale à se trouver du travail et à devenir autonomes économiquement. Pur mensonge : la mesure n’a fait que libérer des milliards de dollars qui ont permis de réduire les impôts des sociétés et augmenter les programmes de dépenses militaires, en plus de forcer des millions de travailleurs à accepter des emplois à bas salaires et à temps partiel. Cet afflux de travailleurs désespérément pauvres sur le marché du travail a contribué à la baisse des salaires qui se poursuit à ce jour.

    #aide_sociale #précarité #spoliation #transferts

    https://seenthis.net/messages/519822 via Agnès Maillard


  • La #prime_d'activité a établi son budget sur 50% de #non-recours

    Le RSA est mort depuis février et la prime d’activité a pris la place, tandis que disparait la prime pour l’emploi.

    J’ai un bon indic à la CAF qui m’a expliqué que les dossiers à traiter ont déjà doublés. Ce ne sont pas les pauvres sans argent qui ont droit à la prime mais ceux qui ont déjà un revenu, la prime n’est versée qu’en cas d’activité.

    Concernant l’établissement de ce budget, désolée mais trouvé que le point qui explique pas trop mal :

    Prime d’activité : l’hypocrisie du gouvernement
    http://www.lepoint.fr/economie/prime-d-activite-l-hypocrisie-du-gouvernement-22-04-2015-1923472_28.php

    Pour respecter son enveloppe budgétaire de 4 milliards d’euros, l’exécutif s’attend à ce qu’un bénéficiaire sur deux ne réclame pas sa prime !

    Sauf que le financement n’est pas à la hauteur de l’ambition. Manuel Valls et François Hollande n’entendent pas dépasser la somme allouée jusqu’à présent au RSA-activité et à la prime pour l’emploi, soit 4,1 milliards d’euros. Ce qui signifie que le taux de non-recours ne doit pas être supérieur 50 % des bénéficiaires potentiels pour ne pas faire exploser l’enveloppe budgétaire. Autrement dit, l’exécutif a construit son barème avec l’idée qu’un bénéficiaire sur deux ne demanderait pas la prime, de 160 euros en moyenne par mois, à laquelle il aurait droit...

    Si 100 % des foyers concernés par la prime d’activité la réclamaient, celle-ci coûterait en effet 34 % de plus, reconnaît la version provisoire de l’étude d’impact dévoilée mardi aux journalistes par le ministère du Travail.

    #aide_sociale #Arbeitmachtfrei #guerre_aux_pauvres

    http://seenthis.net/messages/466289 via touti


  • « Pourquoi suis-je toujours expulsable ? J’ai besoin d’être aidée, pas d’être assistée » - | Rue89Lyon
    http://www.rue89lyon.fr/2016/02/04/pourquoi-suis-je-toujours-expulsable-jai-besoin-detre-aidee-pas-detre-assi
    http://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2016/02/Sabrina-expulsion-Fondation-Abbe-Pierre.jpg

    La posture institutionnelle est culpabilisante, il y a toujours un jugement, un comportement infantilisant. Je n’ai pas besoin d’être assistée, j’ai besoin d’être aidée. Tous les professionnels que j’ai rencontrés m’ont répété cette phrase « vous savez madame, il faut payer votre loyer », comme si je ne le savais pas, comme si l’entrée d’argent tous les mois servaient à payer mes loisirs.

    J’ai des difficultés, mais je fais tout pour régler seule ma dette, je suis une femme de 30 ans, j’ai quatre enfants, je n’ai pas besoin qu’on me traite comme si j’avais quatre ans. Et ça ils ont du mal à comprendre. Par contre quand inversement, j’ai posé des questions sur les délais d’instruction du dossier FSL, vu que le premier dossier n’aboutissait pas, là on m’a dit« vous n’avez rien à dire par rapport à ça madame, c’est comme ça c’est la régie qui décide du délai ».

    On est dans une posture délicate et du coup on est confronté à des attitudes très désobligeantes qui nous écrasent. Moi, j’ai l’impression qu’il y a malheureusement beaucoup d’assistantes sociales qui portent systématiquement un jugement, comme si elles avaient une manière de parler commune sans distance, toujours à vous juger. C’est violent, ça nous ramène plein de choses à la figure.

    #logement #aide_sociale #infantilisation

    http://seenthis.net/messages/458680 via Agnès Maillard


  • L’invisibilité sociale : une construction institutionnelle ? - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite

    L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (#Onpes) a publié une étude intitulée « La construction institutionnelle de l’invisibilité sociale : compte-rendu et analyse de 14 entretiens avec des décideurs politiques ». Si on peut contester la taille réduite de l’échantillon, l’originalité de ce travail - mené par le cabinet Apex à la demande de l’Onpes -, réside précisément dans la prise en compte des perceptions et de la parole des élus. Il s’agit en l’occurrence de trois élus nationaux (un député et deux sénateurs), de quatre élus de conseils départementaux (dont la nature du mandat n’est pas précisée) et de sept maires et adjoints au maire. Sans prétendre à une représentativité statistique, l’échantillon répond à une réelle diversité géographique et socioéconomique pour les territoires représentés et couvre l’essentiel du champ politique.

    L’invisibilité sociale se loge dans les représentations des décideurs
    L’objectif affiché est de comprendre « les mécanismes qui contribuent à construire ’l’#invisibilité_sociale' et de mieux identifier les réalités que ce phénomène recouvre ». Pour cela, la démarche part d’un postulat : « L’une des dimensions fondamentales de l’invisibilité sociale est cognitive : elle se loge dans les #représentations des décideurs quant aux publics les plus concernés par l’#aide_sociale, aux problématiques les plus prioritaires, aux moyens d’action légitimes et efficaces dans la perspective d’améliorer la situation ».
    Il résulte de ces entretiens semi-directifs que l’invisibilité sociale est une notion « au contenu hétérogène », les élus interrogés en proposant des définitions très diverses. Se dégage toutefois une approche avant tout individuelle de l’invisibilité : les invisibles sont « ceux qui ne viennent pas », autrement dit se tiennent à l’écart de l’offre sociale et des services qui la portent. Une perception qui renvoie aux thématiques de l’#isolement et du #non_recours aux droits. De ce fait, l’invisibilité apparaît comme le résultat d’une attitude personnelle.
    Dans le même esprit, les élus se disent conscients du #stigmate de « l’assisté social » - qui rend difficile de frapper à une porte - et, à l’inverse, de la fierté « à se débrouiller seul » (notamment chez les non salariés ou chez certains retraités). Le manque d’information ou la complexité des #dispositifs ne viennent que bien après dans les explications de l’invisibilité sociale.

    Invisibles perçus et invisibles non perçus

    L’étude s’efforce également d’identifier les principaux publics « invisibles » dans le discours des élus. Il en ressort la perception de deux catégories : celle d’un « invisible perçu » et celle d’un « invisible non perçu ». Au titre de la première figurent notamment - dans l’ordre de prégnance dans le discours des élus - les jeunes de 18 à 25 ans en situation de précarité, les personnes âgées pauvres, les familles monoparentales, les travailleurs pauvres et les étrangers en instance de décision ou en séjour illégal.
    A l’inverse, les « invisibles non perçus » - autrement dit qui n’apparaissent pas dans le discours des élus - sont le plus souvent des sous-catégories des « invisibles perçus » : par exemple, les jeunes en errance, les anciens immigrés retraités (les chibanis), les travailleurs indépendants pauvres... S’y ajoutent des catégories spécifiques, mais assez peu nombreuses : les sortants de prison, les familles d’enfants placés...
    La dernière partie - plus classique dans son approche - recense, dans le discours des élus, des initiatives locales « d’aller vers », tout particulièrement dans les petites communes. Cette dernière partie, davantage orientée vers les réponses au phénomène de l’invisibilité sociale, met notamment en avant la question du « détectage », mais aussi celles de la domiciliation (qualifiée de « prérequis indispensable »), de la refonte du travail social, de la prévention, ou encore de l’harmonisation de la circulation des informations confidentielles. Elle s’interroge aussi sur le fait de savoir si « s’occuper des ’invisibles’ est porteur politiquement »...

    La construction institutionnelle de l’invisibilité sociale : Compte-rendu et analyse de 14 entretiens avec des décideurs politiques, Onpes
    http://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_final_APEX_ONPES_01102015_VFD.pdf

    http://seenthis.net/messages/436233 via colporteur