• Les « travailleuses pauvres » sont de plus en plus nombreuses - La Croix
    https://www.la-croix.com/Economie/Social/travailleuses-pauvres-sont-nombreuses-2018-12-17-1200990100
    https://img.aws.la-

    [...]« La France compte plus de deux millions de #travailleurs_pauvres et traverse une crise sans précédent de son modèle social. La situation est préoccupante pour les #femmes », souligne Pauline Leclère, responsable de campagne « justice fiscale et inégalités » chez Oxfam France, à l’initiative du rapport Travailler et être pauvre : les femmes en première ligne, publié lundi 17 décembre, et qui présente notamment le cas de Daphné.

    La limite de l’exercice est que le rapport s’appuie sur des données issues de sources multiples, voire contradictoires… « Sur un sujet aussi important, il faudrait pouvoir disposer d’indicateurs #statistiques permettant d’évaluer avec précision l’ampleur des #inégalités », reconnaît Pauline Leclère.

    78 % des #emplois_à_temps_partiel occupés par des femmes

    Selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, la part de femmes en activité professionnelle et pauvres dans l’hexagone est passée de 5,6 % à 7,3 % entre 2006 et 2017 (1). Les femmes se retrouvent principalement dans des secteurs qui proposent de nombreux emplois à temps partiel, correspondant aux métiers les moins valorisés et rémunérés. Par exemple les métiers du #nettoyage, du #commerce et du #service_à_la_personne. Parmi les employés non qualifiés, 49 % des femmes sont à temps partiel, contre 21 % des hommes.

    En 2017, les femmes occupaient 70 % des #CDD et des emplois intérimaires et 78 % des emplois à temps partiel. Ce type d’emplois « provoque une insertion discontinue sur le marché du travail et une dégradation des #conditions_de_vie des femmes (#horaires_atypiques, #emplois_pénibles …). Cela entrave la consolidation de l’expérience professionnelle ou conduit même à une dépréciation des compétences », souligne le rapport.

    Difficulté à combiner vie professionnelle et vie de famille

    Les emplois précaires affectent l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale. Dans les métiers peu qualifiés comme l’aide à la personne ou la #garde_d’enfants, les #travailleuses ont souvent des horaires courts et combinent plusieurs employeurs. Ainsi, 85 % des salariés ayant plus d’un employeur sont des femmes.

    « Pourtant, parmi les actifs souhaitant travailler plus, 75 % sont des travailleuses, souligne Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde France. Il y a beaucoup d’idées reçues sur ces mères de famille vivant des #aides_sociales. La réalité est toute autre, puisqu’elles préfèrent exercer un #emploi même s’il ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins. »

    Un million de travailleuses à la tête d’une famille monoparentale vit sous le seuil de pauvreté

    « À la faiblesse du #revenu du travail peut s’ajouter un facteur démographique, car pour mesurer les niveaux de vie, on tient compte des revenus de l’ensemble du ménage. Ainsi, une femme qui doit faire vivre une famille avec un seul smic se situe largement en dessous du seuil de pauvreté », constate l’Observatoire des inégalités.

    En France, les femmes à la tête d’une famille monoparentale sont particulièrement touchées par ce phénomène : parmi celles qui travaillent, près d’un quart vit sous le seuil de pauvreté, soit un million de femmes.

    Romane Ganneval


    (1) Eurostat fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 026 € en 2016. En France, le seuil de pauvreté est fixé par l’Insee à la moitié du revenu médian, soit 855 € par mois pour une personne seule.

    #travail #intérim #précarité #droit_au_chômage #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #prime_d'activité

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  • Comprendre la doctrine Macron sur les revenus des salariés, retraités, chômeurs Olivier Passet - 4 Septembre 2018 - Xerfi
    http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-Comprendre-la-doctrine-Macron-sur-les-revenus-de

    Sur le papier, il y a une doctrine derrière les arbitrages budgétaires du gouvernement : privilégier les revenus du travail à ceux de l’inactivité. Et effectivement, lorsque l’on regarde les contours du projet de loi de finance 2019, c’est bien les revenus de la dépendance et certaines aides sociales que rogne en priorité le gouvernement.
     
    Des choix en ligne avec la doctrine 
Les pensions de retraites, l’ensemble des prestations familiales et les aides personnalisées au logement (APL), ne seraient pas indexées sur l’inflation. Elles ne progresseraient que de 0,3% en 2019 et 2020. Ce coup de frein n’est pas anecdotique. Dans un contexte où l’inflation devrait se situer entre 1,5 et 2% en 2019, le pouvoir d’achat de ces prestations sera sérieusement laminé. De l’ordre de 1,5%. Un nouveau coup dur pour les retraités notamment. La dégressivité des allocations chômage devrait également être posée sur la table des négociations avec les partenaires sociaux. Là, ce sont les chômeurs cadre qui sont en première ligne. Le gouvernement devrait encore poursuivre sa cure d’amaigrissement des emplois aidés non marchands. Après une baisse de 120 000 en 2018, leur contingent devrait encore diminuer de 25 000 en 2019. Autrement dit, l’emploi aidé non marchand est considéré comme un dispositif inefficace qui s’assimile à du chômage déguisé, ou plus crûment à de l’inactivité rémunérée. Seuls seront sanctuarisés le RSA, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés, c’est-à-dire les aides ciblées sur les plus vulnérables. Conformément au modèle beveridgien.

    VIDEO https://player.vimeo.com/video/287073249

    A contrario, le gouvernement entend booster le pouvoir d’achat des salariés en supprimant les cotisations salariales sur les heures sup. C’est un transfert de 2 milliards à destination des actifs en emploi. La prime d’activité, qui fournit un complément de revenu aux travailleurs pauvres, incitant le retour à l’emploi sur des mini-jobs sera elle aussi revalorisée.

     
Les choix opérés sont donc bien en ligne avec la doctrine. Et derrière cette doctrine il y a deux idées-forces : 1/ le chômage a un fort contenu volontaire en France. Les entreprises souffriraient de l’étroitesse de l’offre de travail ; 2/la rémunération trop généreuse des personnes en situation de dépendance, des 16 millions de retraités notamment, mais aussi des juniors (à travers l’érosion des allocations familiale, de l’allocation de rentrée scolaire, de la prime de naissance, du complément de libre choix du mode de garde), à quoi s’ajoute une assurance chômage qui couvre à proportion du dernier salaire induit un charge sur le coût du travail, qui nuit à la compétitivité du travail.
     
    Un raisonnement contestable 
La première assertion concernant le caractère massif du chômage volontaire est très contestable. Elle ne mérite pas qu’on s’y attarde. Elle n’est pas attestée empiriquement. Cette composante est minoritaire, et il est clair qu’après 10 ans de croissance molle, la réduction du chômage passe d’abord par un raffermissement de l’activité. Les années récentes ont montré que la job machine, loin d’être bloquée, s’anime dès que l’activité dépasse 1 à 1,5% de croissance.

     
La seconde assertion en revanche est beaucoup plus recevable. Oui, le financement des différentes formes de dépendance (senior, junior) induit un coût pour l’ensemble des agents économiques parmi les plus élevés des pays développés. Oui, son financement pèse in fine sur le coût du travail. Et oui, il existe un certain nombre de travaux convergents attestant que le coin socialo-fiscal élevé en France, pèse négativement sur le niveau de l’emploi. Les cotisations retraites sont certes du revenu différé, voire le chômage. Elles pourraient en théorie diminuer les revendications salariales des salariés. C’est vrai dans un monde parfait. Ce mécanisme joue certes en France, mais partiellement du fait de la rigidité des salaires, à laquelle participe le Smic.
     
Ceci étant dit, il ne suffit pas de diminuer les revenus de la dépendance pour booster l’emploi. Encore faut-il un choc simultané et significatif de diminution du coût du travail. Or ce n’est pas le cas. Même si la réforme du CICE entraine un double chèque en 2019, cette baisse n’est pas extrapolable et n’affectera pas le comportement d’embauche. Encore faut-il aussi que l’impact négatif sur l’activité de la réduction du pouvoir d’achat des dépendants soit compensé par un moteur externe puissant, où une dynamique cyclique robuste. Et là encore ce n’est pas le cas. Bref, comme souvent en économie, le timing compte autant que la doctrine. Et là paradoxalement, le gouvernement est en train d’enrayer une job machine qui paraissait pourtant bien repartie.

    #en_marche #revenus #Emploi #salaires #travail #Retraité #Chômeurs, #Aides sociales #croissance #doctrine

    https://seenthis.net/messages/720465 via BCE 106,6 Mhz


  • Les milliardaires de la presse gavés d’aides publiques et privées
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130218/les-milliardaires-de-la-presse-gaves-d-aides-publiques-et-privees

    Le bilan 2016 des aides publiques à la presse prolonge le scandale des années antérieures : les milliardaires les plus riches sont les plus subventionnés. Mais ce sont eux aussi qui se partagent une bonne part des aides privées apportées par Google, #Facebook ou la fondation Gates, plaçant les médias dans une relation nouvelle de servitude vis-à-vis des géants américains de l’Internet.

    #France #Economie #aides_à_la_presse #Fondation_Melinda_et_Bill_Gates #fonds_Google #Le_Figaro #Le_Monde #libération

    https://seenthis.net/messages/668875 via Mediapart


  • #CUBA c’est plus de #coopération médicale que tout le « monde riche » réuni
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/cuba-cest-plus-de-cooperation-medicale-monde-riche-reuni

    par Ivena Belén Ruiz, José Manzaneda Avez-vous lu, dans un des grands médias du « monde libre », que 48 000 coopérants cubains sont actuellement à l’œuvre dans 66 pays du Sud, soit un nombre plus élevé que tous les coopérants des « pays riches » réunis ? Avez-vous lu, dans notre grande presse, qu’au Venezuela la coopération cubaine a sauvé […]

    #3-INTERNATIONAL #articles #aides_aux_pays_en_développement_cuba_socialiste #médecine #santé


  • #logement : faut-il brûler les #APL ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240717/logement-faut-il-bruler-les-apl

    La baisse des aides personnelles au logement de 5 euros au 1er octobre a relancé la polémique sur l’efficacité de ces aides. Leurs contempteurs les trouvent inflationnistes et inefficaces. Mais les APL n’ont pas que des défauts et les réduire sans politique alternative relève de l’inconscience.

    #France #Economie #aides_au_logement #austérité #budget #Macron #Philippe


  • Le FN pavillonnaire est-il vraiment si populaire ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/le-fn-pavillonnaire-est-il-vraiment-si-populaire
    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/05/7da5a353-b7e4-4cdc-9b57-406edef802fa/600x337_lepen_porteaporte.jpg
    Très bonne mise au point avec Violaine Girard qui a écrit Le Vote FN au village . On peut enfin remettre en question des poncifs qu’on nous ressort depuis des années : la porosité entre vote d’extrême gauche et d’extrême droite ou l’adhésion FN des milieux populaires par exemple. Mais de quels milieux populaires parle t’on ?
    Intéressant aussi (même si c’est juste évoqué) sur les politiques de l’état pour permettre aux ouvriers de devenir propriétaires afin de les rendre plus dociles : par les emprunts, le changement d’esprit consécutif au fait de posséder son logement ce qui fait que les gens vont se positionner différemment par rapport à leur trajectoire. C’est quelque chose que j’ai toujours remarqué et dont je suis intimement persuadée mais j’aimerais lire des choses plus précises et étayées là dessus, si quelqu’un a des références.
    Ça dure 30mn et j’aurais aimé que ça dure un peu plus encore.
    #FN #élections #vote #périurbain #propriétaires #aides_sociales

    https://seenthis.net/messages/603055 via ninachani


  • #presse : l’Etat subventionne d’abord les milliardaires
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/051016/presse-l-etat-subventionne-d-abord-les-milliardaires

    Les puissances d’argent qui ont fait main basse sur les #médias peuvent dire merci au gouvernement : selon les chiffres du ministère de la culture, que révèle Mediapart, cinq milliardaires ont continué de se partager en 2015 près de la moitié des #aides_directes que l’État apporte à 326 journaux.

    #Economie


  • #presse : l’Etat subventionne d’abord les milliardaires
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051016/presse-l-etat-subventionne-d-abord-les-milliardaires

    Les puissances d’argent qui ont fait main basse sur les #médias peuvent dire merci au gouvernement : selon les chiffres du ministère de la culture, que révèle Mediapart, cinq milliardaires ont continué de se partager en 2015 près de la moitié des #aides_directes que l’État apporte à 326 journaux.

    #France #Economie


  • Mapping US Foreign Aid
    http://googlemapsmania.blogspot.fr/2016/03/mapping-us-foreign-aid.html

    The US government plans to spend $33.9 billion in foreign aid in the 2017 financial year. The money will provide foreign assistance to more than 100 countries around the world.

    You can learn which countries will benefit from foreign aid and how much will be spent in each country with the foreignassistance.gov Map of Foreign Assistance Worldwide. The map provides a choropleth view showing the amount of money in foreign assistance going to each country.

    If you select an individual country on the map you can view how much money the US plans to spend in foreign assistance in the country and in what areas. You can also click to download a breakdown of the data showing how the aid will be spent.

    The Map of Foreign Assistance Worldwide also allows you to explore where foreign assistance has been spent around the world in previous financial years and how that money was spent.

    avec les #données par pays
    http://beta.foreignassistance.gov/explore
    #cartographie #Afrique #aides #US

    https://2.bp.blogspot.com/-wJcDfL0r-zk/VvltIzMt2iI/AAAAAAAAujs/BQXNUb1bKFc2LJwolRdEnjTqamb-dPUoQ/s523/map-property-values-usa.gif

    http://seenthis.net/messages/475696 via odilon


  • #Aides_à_la_presse : bataille gagnée, réflexion inachevée
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/A/55212

    En 2013, le ministère de la culture et de la communication publiait la liste des deux cents titres de #presse les plus aidés par l’Etat et révélait du même coup une situation extravagante. Destinés, selon le ministère, à « soutenir les publications concourant au débat public », ces subsides profitaient davantage à des magazines comme Closer qu’au_Monde diplomatique_. Nous avons publié plusieurs articles sur cette affectation pour le moins insolite et quelques parlementaires, interloqués, ont interpellé la ministre. Laquelle annonçait alors : « Une réflexion est en cours. »



  • Pôle emploi attend une vague de recrutement - SudOuest.fr
    http://www.sudouest.fr/2015/11/26/pole-emploi-attend-une-vague-de-recrutement-2198560-4945.php

    Les seniors, qui seront de plus en plus nombreux, contribueront à l’essor des secteurs des #services_à_la_personne, de la #santé, de la domotique ou encore du #tourisme
    #Pôle_emploi voit d’un bon œil l’arrivée de la vague de la #silver_économie. Annoncée en 2013 par Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, elle impacte déjà directement l’activité locale. « On parle de 600 000 emplois créés en France d’ici 2020, explique Kader Adda, directeur de l’agence Pôle emploi de Bayonne. On peut imaginer que des services spécifiques vont se développer au Pays basque, région qui attire beaucoup de seniors. » Ils représentaient près de 190 000 personnes dans les Pyrénées Atlantiques en 2013.
    La silver économie « traditionnelle » a toujours autant besoin de bras. Grâce aux politiques de prise en charge à domicile, le secteur de l’aide aux personnes âgées est en forte progression. Selon la Direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques (Dares), la silver économie pourrait créer, en France, 300 000 #emplois d’#aides_à_domicile. Des emplois non délocalisables [surtout si on ne compte pas la délocalisation des "seniors " vers des pays voisins où leurs pensions de retraite autorisent une consommation plus grande : Maroc et Tunisie hier, Portugal demain ?] , de mieux en mieux formés.

    Aussi, le secteur du thermalisme continue de recruter. On parle de tourisme médical ou de tourisme adapté aux seniors à Cambo-les-Bains, à Dax ou Saint-Paul. C’est une évidence, le secteur de la santé embauche toujours dans les maisons de retraite et les cliniques. Aides -soignantes, aides à domicile, infirmières, psychologues, agents d’entretien, le gros des offres d’emploi se situe dans ces secteurs. Et pour nourrir tout ce beau monde, il faut de la main-d’œuvre dans l’hôtellerie de collectivité.

    http://seenthis.net/messages/436235 via colporteur


  • Antoine Bozio, Gabrielle Fack, Julien Grenet (dir.), Les allocations logement, comment les réformer ? un note de lecture sur un ouvrage qui proposait une réforme qui n’a pas été retenue
    http://lectures.revues.org/19452

    Les #allocations_logement sont une composante essentielle des #politiques_sociales en France, puisqu’elles représentent, en volume, la principale prestation versée aux ménages modestes . Leur visibilité dans le débat public ne correspond pas à cette place, ce qui est souvent le cas en matière de logement. Les controverses qu’elles suscitent portent fréquemment sur des aspects ciblés comme le #logement #étudiant. Ce petit ouvrage (94 pages), issu d’un programme scientifique du Cepremap, s’intéresse à la question récurrente de la #réforme de ces allocations en offrant à la fois un état des lieux et une proposition de refonte visant à unifier les prestations sociales versées aux plus modestes : les allocations logement, le revenu de solidarité active (RSA) et la prime pour l’emploi (PPE) . Écrit par des économistes travaillant sur les politiques publiques plus que par des spécialistes du logement (à l’exception de Gabrielle Fack), il présente l’intérêt de relier la critique des politiques du logement à une réforme plus large des politiques sociales. Il fait écho à une littérature, pour partie académique et pour partie institutionnelle ou à visée opérationnelle, sur la réforme du « #système_socio_fiscal » français, au sein de laquelle on peut citer les travaux d’Alain Trannoy et Étienne Wasmer au conseil d’analyse économique.

    Instaurées en 1948 pour éviter que les ménages les plus modestes soient pénalisés par la hausse des loyers, les allocations logement sont restées secondaires dans les politiques du logement jusqu’au #plan_Barre de 1977 qui met notamment en place les #APL (aides personnalisées au logement). Dans un contexte de montée des critiques adressées au #logement_social, aux grands ensembles, et aux aides publiques aux constructeurs (les « #aides_à_la_pierre  ») il s’agit de faire bénéficier directement les ménages des prestations logement afin de desserrer les contraintes auxquelles ils font face sur le marché résidentiel. Progressivement, ces « aides à la personne » ont vu leur importance grandir. Elles sont versées à 6 millions et représentent environ la moitié des dépenses de la politique du logement (20 milliards d’euros par an sur 41, le reste se répartissant entre 6 milliards pour les aides à la construction et 15 milliards en avantages fiscaux destinés à favoriser la construction et la réhabilitation). Le coût de ces aides comparé à la persistance de difficultés d’accès au logement et du fait que les locataires de logements privé aient vu le poids du logement dans leur budget s’accroître fortement, justifient aux yeux des auteurs un examen critique.

    Ils soulignent pourtant leur #caractère_redistributif : 70 % des ménages appartenant au premier décile de revenu perçoivent des aides au logement (et moins de 10 % à partir du 6e décile). Les allocations logement sont plus importantes, en volume, que les deux autres aides considérées dans le texte, RSA et PPE (représentant respectivement 0,8 % 0,4 % et 0,1 % du PIB) . Elles se révèlent moins stigmatisantes [sic] que le RSA, et moins touchées par le problème du #non_recours. Elles assurent également une certaine redistribution horizontale entre zones géographiques (car les aides sont plus élevées dans la région parisienne, où les loyers sont également plus hauts). Leur complexité est réelle, parce qu’il existe plusieurs prestations différentes, mais surtout à cause du calcul du barème. Les quelques pages consacrées à ce point, quoique techniques, sont d’ailleurs très claires et utiles même aux spécialistes, confirmant bien que pour la majorité des bénéficiaires le montant de l’aide est déconnecté de celui du loyer et s’apparente « à une prestation sociale comme une autre », qui décroit en fonction du #revenu. En dépit de cette complexité, elles constituent l’un des piliers des politiques sociales en France.

    Les trois principales critiques adressées par les auteurs à ce système ne portent toutefois pas sur cette complexité. Les deux premières sont assez classiques dans l’analyse économique des politiques publiques. Il s’agit d’abord d’interroger la pertinence d’une aide affectée, qui peut relever d’un certain paternalisme (dicter aux ménages pauvres les « bonnes » dépenses) et induire des distorsions en favorisant la consommation de certains biens et services (en l’occurrence le logement). La seconde critique porte sur les effets négatifs en matière de reprise d’#emploi. Les allocations logement ne sont pas ici seules en cause : c’est leur mauvaise articulation avec le RSA et la PPE qui est en cause. La « double #dégressivité » (p. 49), c’est-à-dire la baisse concomitante du RSA et des allocations logement en cas de hausse des revenus d’activité serait ainsi une désincitation à la reprise d’emploi.

    La troisième critique concerne plus spécifiquement le marché du logement. Elle est plus discutée que les précédentes et étayée par des études récentes, en France et à l’étranger. Elle porte sur l’#effet_inflationniste des aides, c’est-à-dire sur le fait que le montant des allocations est en grande partie absorbé par l’élévation du niveau des loyers, de telle sorte qu’elles bénéficient in fine aux propriétaires. C’est le point clé de l’argumentaire développé dans cet ouvrage. Les travaux cités convergent pour montrer que cet effet existe et qu’il est important, un euro d’aide versé se traduisant par une hausse de loyer allant de 60 à 78 centimes (selon les travaux et les contextes étudiés). Plusieurs raisons sont examinées : la surconsommation [sic] de logement est invoquée (les aides incitent à augmenter les dépenses des ménages dans le logement et, l’offre étant peu élastique, ce surcroit se traduit par une hausse des prix), mais elle ne représente qu’une explication partielle. Le fait que les propriétaires bailleurs puissent aisément identifier les bénéficiaires (tout particulièrement dans certains cas comme celui des étudiants) et le montant des aides semble jouer un rôle déterminant dans la captation de celles-ci. Bien que convaincante l’argumentation laisse quelques points en suspens : le fait que cette hausse des prix correspond en partie à une amélioration de la qualité du logement des ménages modestes, l’ampleur exacte de la captation par les propriétaires, et surtout la part prise par cet effet inflationniste dans la hausse plus générale des loyers et des prix du logement (et donc de l’effet potentiellement désinflationniste qu’aurait l’abandon des allocations logement). Ce thème appelle donc d’autres travaux.

    Tirant les enseignements de ces différentes analyses, les auteurs en viennent ensuite à ce qui constitue l’objectif de l’ouvrage, la proposition d’une réforme visant à fusionner aides au logement, RSA et PPE en une prestation unique, non affectée, qui permettrait d’éviter ou de réduire les effets négatifs pointés ci-dessus. Son montant varierait proportionnellement au revenu, de façon à éviter les seuils et les effets d’étiquetage qui lui sont associés. Le texte s’attache à décrire les modalités de cette prestation, et raisonnant à budget égal, à déterminer qui en seraient les « gagnants » et les « perdants ». Parmi les premiers figurent ceux qui sont actuellement mal pris en compte par le RSA (les plus jeunes) ou par les aides au logement (les propriétaires les plus modestes), tandis que les seconds se compteraient parmi ceux qui cumulent les deux (notamment des ménages sans autre ressource). Néanmoins, la redistribution opérée par ces aides serait globalement comparable à celle que l’on observe actuellement. On note ici le souci des auteurs de contribuer au débat public en apportant les éléments les plus précis et en se souciant de la faisabilité et du caractère réaliste de leur proposition. Ils soulignent d’ailleurs que l ’idée d’intégrer ces aides à l’impôt sur le revenu a été écartée car cela supposait une réforme préalable de cet impôt .

    Clair et concis, l’ouvrage sert efficacement la thèse des auteurs et constitue une contribution notable et bien étayée au débat sur la réforme du système social et fiscal français. Centré sur la question des allocations logement, il laisse volontairement de côté les autres aspects de la politique du logement ce qui peut laisser sur sa faim le lecteur intéressé par ces questions. Si ce choix s’explique par l’objet même de l’ouvrage, qui est de défendre une proposition de réforme, notons que ce parti pris laisse sans réponse la question des conséquences sur le marché du logement de l’abandon des allocations logement.

    voir les perdants de la réforme de l’APL
    http://seenthis.net/messages/425811

    http://seenthis.net/messages/428800 via colporteur


  • Aux #États-Unis, Airbus inaugure en fanfare une usine sans #syndicats
    http://multinationales.org/Airbus-inaugure-une-usine-sans-syndicats-dans-le-Sud-des-Etats-Unis

    Le groupe aéronautique européen Airbus vient d’inaugurer en grande pompe une nouvelle usine de production d’avions à Mobile, dans l’Alabama. Cette implantation dans le pré carré de son grand concurrent Boeing a plusieurs avantages pour Airbus : la proximité du marché nord-américain, la possibilité de de se protéger des variations de change... et l’absence de syndicats. Fabrice Brégier, directeur exécutif d’Airbus, ne se prive pas de souligner les avantages de cette situation, ajoutant que l’Europe et ses (...)

    Actualités

    / États-Unis, Airbus (ex EADS), #Libertés_syndicales, syndicats, #salaires, fiscalité, #aides_publiques_et_subventions, A la (...)

    #Airbus_ex_EADS_ #fiscalité
    « http://www.welt.de/print/wams/wirtschaft/article146343885/Europa-sollte-sich-etwas-abschauen.html »
    « http://www.lepoint.fr/economie/airbus-lance-en-fanfare-ses-avions-made-in-usa-13-09-2015-1964390_28.php »
    « http://www.al.com/news/index.ssf/2015/09/big_incentives_at_stake_as_air.html »

    http://seenthis.net/messages/409192 via ObservatoireMultinationales


  • Les médias libres et inventifs tissent des solidarités - Basta !
    http://www.bastamag.net/Les-medias-libres-et-inventifs-tissent-des-solidarites
    http://www.bastamag.net/IMG/arton4972.jpg?1434623996

    Ces médias ne sont pas possédés par LVMH, Dassault ou Lagardère. Ils s’appellent Lutopik, Side-ways, le Ravi, Reporterre, Silence, Tv Bruits, le Lot en Action, L’Âge de faire. Et tant d’autres que Basta ! vous fait découvrir en republiant certains de leurs reportages. Il y a trois semaines, nous étions rassemblés à Meymac, en Corrèze, pour les Rencontres nationales des médias libres. Où, face à un contexte économique difficile, nous avons tenté de nous organiser et de tisser des solidarités. Nous relayons l’appel final de ces rencontres.


  • Fleur Pellerin : quels journaux l’Etat doit-il aider ? / France Inter
    http://www.franceinter.fr/emission-l-instant-m-fleur-pellerin-quels-journaux-l-etat-doit-il-aider
    http://rf.proxycast.org/1034963365274853377/13938-03.06.2015-ITEMA_20762419-0.mp3

    L’Etat français aide la presse. Mais toutes aides confondues, il aide plus Closer, Téléstar, Point de Vue et le Journal de Mickey que le Monde Diplomatique. Quant à votre générosité, elle a plus fait pour Charlie Hebdo que notre République.

    Fleur Pellerin invitée de France Inter, elle qui a annoncé hier la réforme des aides à la presse. L’enjeu : défendre le pluralisme sans pour autant casser les reins de publications qui créent des emplois et qui font vivre tout un secteur.

    Rappel : #Aides_à_la_presse, un scandale qui dure
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/FONTENELLE/50945

    Instaurées en France dès la fin du XVIIIe siècle pour « encourager la libre communication des pensées entre les citoyens », les aides de l’Etat à la presse n’étaient destinées qu’aux publications d’intérêt général. Elles profitent désormais aux groupes puissants, sans que leur contribution au débat démocratique saute aux yeux. Pourtant, les procureurs les plus inflexibles de la réduction des dépenses publiques restent cois…

    Projet pour une #presse libre
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/RIMBERT/51030

    Alors que la presse française titube, l’exigence s’affirme d’un modèle radicalement différent. Quel serait son cahier des charges ? Produire une information de qualité soustraite à la loi du marché comme aux pressions du pouvoir, loger numérique et papier à la même enseigne, inventer un mode de financement solide et juste. Surprise, les outils nécessaires à la mise en place d’un tel système sont sous nos yeux.

    #A_propos_du_Diplo