• Le débat sur l’#appropriation_culturelle mérite mieux que la malhonnêteté intellectuelle sur Twitter | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/167942/appropriation-culturelle-tweet-anodin-professionnels-cyberharcelement-manipula
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/wax.jpg

    L’appropriation culturelle consiste pour moi à se poser la question de l’exploitation de codes créés par des groupes culturels minorés. Alors que de nombreuses femmes noires connaissent encore l’opprobre et la moquerie lorsqu’elles se tressent, une femme non noire imitant leurs codes culturels en tire des revenus et une valorisation sociale sans même prendre la peine de les créditer.

    J’ai donc expliqué qu’à mon sens, il était important d’avoir conscience de la position que l’on occupait et du bénéfice que l’on pouvait en tirer (en ayant l’air ouvert d’esprit, en engrangeant des revenus matériels...) quand d’autres, pour des pratiques identiques, sont pointés du doigt, renvoyés à une forme de « repli communautaire ».

    À aucun moment, je ne me suis arrogé des droits de police vestimentaire. Je n’ai jamais interdit à une personne blanche de porter une tenue en wax. Mais il était plus commode pour les championnes et champions du harcèlement de faire circuler une information mensongère et de l’instrumentaliser pour occuper l’espace à mon détriment. C’est bien dommage car ce débat mérite mieux que la malhonnêteté intellectuelle de mes détracteurs et détractrices.

    Ironie du sort, le festival au sein duquel je me suis exprimée s’était vu retirer une subvention accordée par la mairie du XXe arrondissement, lorsque sa maire Frédérique Calandra a appris ma participation. L’élue qui a pris cette décision de manière unilatérale, sans consulter sa majorité dont plusieurs membres ont exprimé leur mécontentement, est membre fondatrice du Printemps républicain.

    Via @mona, ce récit par #Rokhaya_Diallo d’un énième fait de #harcèlement, diffusion de mensonges destinés à l’humilier. Le peu que j’ai lu d’elle m’a vraiment séduite : elle fait un super boulot de passeuse et interroge la bonne conscience blanche et le #racisme dans notre pays avec beaucoup d’honnêteté. On ne peut pas dire la même chose des gens qui la harcèlent.

    PS : #wax et #batik (et cette technique des réserves en cire a elle aussi une histoire coloniale : loin d’être une tradition immémoriale, c’est une technique qui s’est répandue dans le monde malais quand les Néerlandais ont décidé que les gens ne s’habillerait plus de tissus indiens pour ne pas laisser les devises partir chez les colons britanniques).

    https://seenthis.net/messages/726306 via aude_v


  • Eric Fassin : « L’#appropriation_culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de #domination »

    Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de nombre de polémiques récentes.

    Des internautes se sont empoignés sur ces deux mots tout l’été : « appropriation culturelle ». Le concept, né bien avant Twitter, connaît un regain de popularité. Dernièrement, il a été utilisé pour décrire aussi bien le look berbère de Madonna lors des MTV Video Music Awards, la dernière recette de riz jamaïcain du très médiatique chef anglais #Jamie_Oliver, ou l’absence de comédien autochtone dans la dernière pièce du dramaturge québécois #Robert_Lepage, #Kanata, portant justement sur « l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ».

    Qu’ont en commun ces trois exemples ? Retour sur la définition et sur l’histoire de l’« appropriation culturelle » avec Eric Fassin, sociologue au laboratoire d’études de genre et de sexualité de l’université Paris-VIII et coauteur de l’ouvrage De la question sociale à la question raciale ? (La Découverte).
    la suite après cette publicité

    D’où vient le concept d’« appropriation culturelle » ?

    Eric Fassin : L’expression apparaît d’abord en anglais, à la fin du XXe siècle, dans le domaine artistique, pour parler de « #colonialisme_culturel ». Au début des années 1990, la critique #bell_hooks, figure importante du #Black_feminism, développe par exemple ce concept, qu’elle résume d’une métaphore : « manger l’Autre. » C’est une approche intersectionnelle, qui articule les dimensions raciale et sexuelle interprétées dans le cadre d’une exploitation capitaliste.

    Un regard « exotisant »

    Cette notion est aussi au cœur de la controverse autour de #Paris_Is_Burning, un film #documentaire de 1990 sur la culture des bals travestis à New York. Une autre critique noire, Coco Fusco, reprochait à la réalisatrice #Jennie_Livingston, une lesbienne blanche, son regard « exotisant » sur ces minorités sexuelles et raciales. Pour elle, il s’agissait d’une forme d’#appropriation_symbolique mais aussi matérielle, puisque les sujets du film se sont sentis floués, dépossédés de leur image.

    Comment définir ce concept ?

    E. F. : Ce qui définit l’appropriation culturelle, comme le montre cet exemple, ce n’est pas seulement la circulation. Après tout, l’emprunt est la règle de l’art, qui ne connaît pas de frontières. Il s’agit de #récupération quand la #circulation s’inscrit dans un contexte de #domination auquel on s’aveugle. L’enjeu n’est certes pas nouveau : l’appropriation culturelle, au sens le plus littéral, remplit nos #musées occidentaux d’objets « empruntés », et souvent pillés, en Grèce, en Afrique et ailleurs. La dimension symbolique est aujourd’hui très importante : on relit le #primitivisme_artistique d’un Picasso à la lumière de ce concept.

    Ce concept a-t-il été intégré dans le corpus intellectuel de certaines sphères militantes ?

    E. F. : Ces références théoriques ne doivent pas le faire oublier : si l’appropriation culturelle est souvent au cœur de polémiques, c’est que l’outil conceptuel est inséparablement une arme militante. Ces batailles peuvent donc se livrer sur les réseaux sociaux : l’enjeu a beau être symbolique, il n’est pas réservé aux figures intellectuelles. Beaucoup se transforment en critiques culturels en reprenant à leur compte l’expression « appropriation culturelle ».

    En quoi les polémiques nées ces derniers jours relèvent-elles de l’appropriation culturelle ?

    E. F. : Ce n’est pas la première fois que Madonna est au cœur d’une telle polémique. En 1990, avec sa chanson Vogue, elle était déjà taxée de récupération : le #voguing, musique et danse, participe en effet d’une subculture noire et hispanique de femmes trans et de gays. Non seulement l’artiste en retirait les bénéfices, mais les paroles prétendaient s’abstraire de tout contexte (« peu importe que tu sois blanc ou noir, fille ou garçon »). Aujourd’hui, son look de « #reine_berbère » est d’autant plus mal passé qu’elle est accusée d’avoir « récupéré » l’hommage à la « reine » noire Aretha Franklin pour parler… de Madonna : il s’agit bien d’appropriation.

    La controverse autour de la pièce Kanata, de Robert Lepage, n’est pas la première non plus — et ces répétitions éclairent l’intensité des réactions : son spectacle sur les chants d’esclaves avait également été accusé d’appropriation culturelle, car il faisait la part belle aux interprètes blancs. Aujourd’hui, c’est le même enjeu : alors qu’il propose une « relecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », la distribution oublie les « autochtones » — même quand ils se rappellent au bon souvenir du metteur en scène. C’est encore un choix revendiqué : la culture artistique transcenderait les cultures « ethniques ».

    Par comparaison, l’affaire du « #riz_jamaïcain » commercialisé par Jamie Oliver, chef britannique médiatique, peut paraître mineure ; elle rappelle toutefois comment l’ethnicité peut être utilisée pour « épicer » la consommation. Bien sûr, la #nourriture aussi voyage. Reste qu’aujourd’hui cette #mondialisation marchande du symbolique devient un enjeu.

    Pourquoi ce concept fait-il autant polémique ?

    E. F. : En France, on dénonce volontiers le #communautarisme… des « autres » : le terme est curieusement réservé aux minorités, comme si le repli sur soi ne pouvait pas concerner la majorité ! C’est nier l’importance des rapports de domination qui sont à l’origine de ce clivage : on parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir. Et c’est particulièrement vrai, justement, dans le domaine culturel.

    Songeons aux polémiques sur l’incarnation des minorités au théâtre : faut-il être arabe ou noir pour jouer les Noirs et les Arabes, comme l’exigeait déjà #Bernard-Marie_Koltès, en opposition à #Patrice_Chéreau ? Un artiste blanc peut-il donner en spectacle les corps noirs victimes de racisme, comme dans l’affaire « #Exhibit_B » ? La réponse même est un enjeu de pouvoir.

    En tout cas, l’#esthétique n’est pas extérieure à la #politique. La création artistique doit revendiquer sa liberté ; mais elle ne saurait s’autoriser d’une exception culturelle transcendant les #rapports_de_pouvoir pour s’aveugler à la sous-représentation des #femmes et des #minorités raciales. L’illusion redouble quand l’artiste, fort de ses bonnes intentions, veut parler pour (en faveur de) au risque de parler pour (à la place de).

    Le monde universitaire n’est pas épargné par ces dilemmes : comment parler des questions minoritaires, quand on occupe (comme moi) une position « majoritaire », sans parler à la place des minorités ? Avec Marta Segarra, nous avons essayé d’y faire face dans un numéro de la revue Sociétés & Représentations sur la (non-)représentation des Roms : comment ne pas redoubler l’exclusion qu’on dénonce ? Dans notre dossier, la juriste rom Anina Ciuciu l’affirme avec force : être parlé, représenté par d’autres ne suffit pas ; il est temps, proclame cette militante, de « nous représenter ». Ce n’est d’ailleurs pas si difficile à comprendre : que dirait-on si les seules représentations de la société française nous venaient d’Hollywood ?

    https://img.lemde.fr/2018/08/24/0/0/2652/3000/950/0/72/0/b02507e_QxMb93jNjJO-ZvtZjyLRqk5P.jpg
    https://mobile.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/08/24/eric-fassin-l-appropriation-culturelle-c-est-lorsqu-un-emprunt-entre-
    #géographie_culturelle #pouvoir #culture #Madonna #exotisme #peuples_autochtones #film #musique #cuisine #intersectionnalité #Eric_Fassin

    https://seenthis.net/messages/717781 via CDB_77


  • Palestine : étude d’un vol historique et culturel
    Roger Sheety, Middle East Eye, le 15 juillet 2015
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/palestine-tude-d-un-vol-historique-et-culturel-1585202488

    Déjà quelques articles sur seenthis avec ces mots-clés :
    #Palestine #Vol #Nourriture #Houmous #Hummus #rrroumous #appropriation_culturelle

    En particulier :

    Israel’s obsession with hummus is about more than stealing Palestine’s food
    Ben White, The National, le 23 mai 2015
    https://seenthis.net/messages/493046

    Le Houmous israélien est un vol et non une appropriation
    Steven Salaita, Al Araby, 4 September 2017
    https://seenthis.net/messages/632441

    Mais ici la discussion est plus large et aborde aussi, par exemple, les #vêtements palestiniens...

    https://seenthis.net/messages/646413 via Dror@sinehebdo


  • Israel’s obsession with hummus is about more than stealing Palestine’s food | The National

    http://www.thenational.ae/opinion/comment/israels-obsession-with-hummus-is-about-more-than-stealing-palestines-foo

    http://www.thenational.ae/storyimage/AB/20150523/OPINION/150529649/AR/0/&NCS_modified=20150523125237&MaxW=640&imageVersion=default&AR-150529649.jpg

    Pep Montserrat for The National

    son travail ici http://pepmontserrat.com/artwork

    When Israel expelled hundreds of thousands of Palestinians from their villages and homes in 1948, many left with little more than the clothes on their back. Food was left on the stove. Crops were left unharvested. But the land emptied of its inhabitants was soon occupied by new residents.

    From 1948 to 1953, almost all new Jewish settlements were established on refugees’ property. The myth of making the desert bloom is belied by the facts: in mid-1949, two-thirds of all land sowed with grain in Israel was Palestinian land. In 1951, “abandoned” land accounted for nearly 95 per cent of all Israel’s olive groves and almost 10,000 acres of vineyards.

    During these early years, many Palestinian refugees attempted to return to their lands. By 1956, as many as 5,000 so-called “infiltrators” had been killed by Israeli armed forces, the vast majority of them looking to return home, recover possessions, or search for loved ones. Palestinian women and children who crossed the frontier to gather crops were murdered.

    The Nakba in 1948 was the settler colonial conquest of land and the displacement of its owners, a dual act of erasure and appropriation. Citing “reasons of state”, Israel’s first premier David Ben-Gurion appointed a Negev Names Committee to remove Arabic names from the map. By 1951, the Jewish National Fund’s “Naming Committee” had “assigned 200 new names”.

    http://www.geog.bgu.ac.il/members/yiftachel/books/Hagar-Bedouins-%20articles.pdf
    reference page 6 (State Archives; Prewar Archive, C/2613, cited in Benvenisti, 1997:8–9).

    But it did not stop with dynamite and new maps. The Zionist colonisation of Palestine has also included culture, notably cuisine. This is the context for the so-called “hummus wars”: it is not about petty claims and counterclaims, rather, the story is one of colonial, cultural appropriation and resistance to those attempts.

    In the decades since the establishment of the State of Israel on the ruins and ethnically cleansed lands of Palestine, various elements of the indigenous cuisine have been targeted for appropriation: falafel, knafeh, sahlab and, of course, hummus.

    Though these dishes are common to a number of communities across the Mediterranean and Middle East, Israel claims them as its own: falafel is the “national snack”, while hummus, according to Israeli food writer Janna Gur, is “a religion”.

    In a 2002 article on recipes, the Israeli embassy in Washington acknowledged that “Israel lacks a long-standing culinary heritage”, adding that “only a few years ago, Israelis even doubted the existence of their own authentic cuisine”.

    Introduction to Israeli Foods | Jewish Virtual Library
    http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Society_&_Culture/foodintro.html

    Such an admission is hard to find these days, as appropriation has become propaganda.

    In 2011, Jerusalem-based chef Michael Katz visited Australia and told a local newspaper how the Israeli government had “decided, through culture, to start improving Israel’s image”.

    “They started sending artists, singers, painters, filmmakers and then the idea came of sending chefs.”

    Israel’s cuisine not always kosher but travelling well
    http://www.theage.com.au/entertainment/restaurants-and-bars/israels-cuisine-not-always-kosher-but-travelling-well-20110521-1ey1s.html

    In 2010, the Israeli government decided to distribute pamphlets at Tel Aviv airport, to equip Israelis who go abroad with, in the words of then-public diplomacy minister Yuli Edelstein, the “tools and tips to help them deal with the attacks on Israel in their conversations with people”. Included in the literature was the claim that “Israel developed the famous cherry tomato.”

    http://www.jpost.com/Israel/Israel-to-use-ordinary-people-for-PR

    Now, as the Jewish Telegraphic Agency put it earlier this year, “Israel has been on the culinary ascent of late, with dozens of food blogs, new high-end restaurants, cooking shows and celebrity chefs, and a fascination with everything foodie”.

    http://www.jta.org/2015/01/28/arts-entertainment/exploring-israels-ethnic-cuisine

    It is not just food that is enlisted in Israel’s global PR initiatives. A few year ago, pro-Israel students at Brandeis University, in Massachusetts, held a “hookah night” with the help of campus-based “hasbara fellows”, professional Israel advocates who noted without any irony that “hookah is not specifically an Israeli cultural facet”.

    In addition to smoking and snacks, the “cultural” evening also included belly dancers. Explaining the rationale for the event, a member of the Brandeis Zionist Alliance said they had found that “students are more receptive to Israel-related education when we use a cultural lens”.

    http://www.hasbarafellowships.org/cgblog/255/Brandeis-Embraces-Israeli-Culture-with-Hookah-Night

    Now we have “International Hummus Day”, launched by an Israeli, Ben Lang, who is explicit about the propaganda value of his project: “The idea was to connect people around hummus and get more people talking about it and hopefully get people to see the good things that are happening in Israel.”

    “I just wanted to make sure that people saw that the initiative started in Israel.”

    http://www.ibtimes.com/international-hummus-day-israeli-entrepreneurs-middle-eastern-food-celebrat

    As everything from food to the keffiyeh is used to “rebrand” the state that colonised Palestine in the first place, Palestinians and their supporters have fought back.

    When an Israeli choreographer included the dabke traditional dance in his company’s repertoire in 2013,

    http://www.nytimes.com/2013/08/02/arts/dance/dance-listings-for-aug-2-8.html?_r=0

    a New York-based dabke troupe responded with a thoughtful critique that noted how, by “appropriating dabke, and labelling it Israeli”, the “power imbalance” is only furthered.

    They added: “This makes us feel taken advantage of. Exploited. Commodified.”

    NYC Dabke Dancers respond to ZviDance “Israeli Dabke” https://www.youtube.com/watch?v=JM9-2Vmq524

    In December 2014, after a campaign by Palestinian students and their allies, the student assembly at Wesleyan University in Connecticut agreed to remove Sabra hummus from campus dining facilities. The product symbolises Israeli appropriation and ongoing brutality; its parent company, the Strauss Group, donates to the Israeli military.

    http://www.huffingtonpost.com/2014/12/10/wesleyan-hummus-boycott_n_6289238.html

    Accusations of cultural appropriation can produce some misleading responses. It’s not about who is “allowed” to eat what, or even about an objection to the natural cross-pollination that occurs in culture through language, cuisine and more.

    That is not the point. It is about the claim of ownership in a context of historic and ongoing violent erasure and displacement.

    It is about efforts to create an artificial history that justifies the establishment and continued existence of a settler colonial state.

    Even a mainstream Israeli food writer like Gil Hovav has pointed to this reality. “Food is about memory and identity,” he told the Israeli media last year. “Claiming ownership over a food is a way to assert a nation’s narrative. Israeli Jews have made hummus their own.”

    http://www.haaretz.com/misc/iphone-article/.premium-1.571496

    Cuisine is where efforts to both deny the existence of Palestine and appropriate its land and heritage meet. It is both an act of theft itself, and a way of justifying that theft.

    Ben White is a journalist and the author of Israeli Apartheid: A Beginner’s Guide

    On Twitter: @benabyad

    #Palestine #Israel #Appropriation_Culturelle #Cuisine #Houmouss #Propagande #Héritage

    http://seenthis.net/messages/493046 via ze_dach