• Marine #Le_Pen une très riche héritière a la fortune honteuse qui refuse d’aller devant le juge !
    http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/marine-le-pen-une-tres-riche-heritiere-a-la-fortune-honteuse

    A quelques jours d’un vote décisif, il est important de se souvenir que le vote Le Pen, c’est le vote pour une candidate pas moins empêtrée que Fillon dans les affaires. Une candidate qui est contre la sortie de l’UE de l’Euro et de l’OTAN, mais qui est pour la directive secret des affaires, qui […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #archives #articles #dossier_spécial #Extrême_droite #FN #Marine_Le_Pen


  • Élections 2017 en France — Des idées pour deux scrutins
    http://www.monde-diplomatique.fr/dossier/elections-france-2017
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton57156.jpg

    Qu’ils s’abstiennent ou se rendent aux urnes, les Français disposeront bientôt d’un nouveau président et d’un nouveau Parlement. Les affaires des uns, les renoncements des autres n’ont pas encore eu raison des deux courants dominants qui se succèdent au pouvoir depuis soixante ans. Mais ​ce bipartisme vacille. Rien ne dit en effet que la société française, minée par le chômage et les inégalités, acceptera indéfiniment de se soumettre aux dogmes néolibéraux de l’Union européenne. Pour le moment, la situation géopolitique, rendue plus incertaine par la nouvelle administration américaine, semble favoriser presque partout les formations politiques conservatrices, voire nationalistes. La colère populaire, qui n’a pas de représentation politique ou médiatique, pourrait-elle se tourner demain vers les partisans de l’émancipation sociale ? Les idées, en tout cas, ne manquent pas. Sélection d’#archives.



  • Mouvements de chômeurs et de précaires en France, la revendication d’un revenu garanti (1989)
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5814

    Nous présentons ici une analyse des mouvements de chômeurs et de précaires qui sont nés dans la France des années 1980. La réunion de ces trois notions indique d’entrée que ce texte prend à contre-pied les banalités aujourd’hui unanimement admises quant à la disparition de toute conflictualité sociale centrée sur le travail productif.

    Il importe donc, tout d’abord, de rappeler que le rôle des chercheurs est de formuler des hypothèses sur l’évolution du rapport social qui, en principe, se distinguent un tant soit peu des « évidences » répandues quotidiennement dans les discours ministériels et dans la presse. Ainsi, cette étude n’a-t-elle rien de misérabiliste. Non point que nous n’ayons pas rencontré de chômeurs dénués de tout, et même de droits ! Leur existence en cette fin de XXe siècle au sein de la quatrième puissance économique mondiale réputée démocratique — et socialiste de surcroît — restera même sans doute la caractéristique sociologique majeure que l’histoire retiendra de cette décennie. Mais, précisément, cette violence incroyable suggère un enjeu, une mutation du rapport social qui ne se résume pas dans les simples descriptions des « nouvelles pauvretés » et autres « galères » dont se contente aujourd’hui la littérature sociologique. Cette conception purement phénoménologique s’identifie en fait parfaitement à la banale vision dominante du chômage-précarité en termes d’exclusion et de marginalité qui renvoie implicitement à l’intangibilité du paradigme fordien.

    L’hypothèse centrale de ce texte vise, au contraire, à considérer ce chômage-précarité non comme une dysfonction, mais bien en tant que moment du développement des forces productives. D’où la nécessité de saisir le rapport social-historique qui le provoque. En d’autres termes, l’irruption de ce qu’on appelle la précarité nous semble devoir interroger plus essentiellement les mutations des formes d’emploi et du rapport salarial dont l’institutionnalisation fordienne des Trente Glorieuses n’a jamais constitué un horizon indépassable [1]. Dès lors, c’est la précarité en tant que rapport social qu’il importe de saisir, et non les seuls effets des mesures étatiques visant à réduire un phénomène « marginal » comme les chercheurs se conforment aujourd’hui à le faire en réponse aux nombreux appels d’offres sur le sujet. Les auteurs de ce rapport travaillent, quant à eux, sur l’évolution des formes d’emploi depuis plus de dix ans et livrent ici le résultat d’une observation des pratiques sociales de l’acteur précaire à travers l’analyse des mouvements dans lesquels il s’exprime.

    C’est ce point de vue de l’acteur qui permet de dépasser l’idéologie misérabiliste dominante.

    Il convient de rappeler que la remise en cause radicale actuelle du fordisme a d’abord été le fait des luttes ouvrières des années 1960-1970. La crise qui s’en est suivie, avec l’instauration de nouvelles formes de régulation extériorisant de l’entreprise une notable partie des travailleurs, instaure le précaire comme une force centrale du nouvel ordre productif (deux tiers des contrats de travail passés annuellement par les entreprises françaises). Mais on verra aussi que cette extériorisation concerne également le capital, à mesure que se développe l’immatérialité, tant de certaines formes de production (informatique...) que de marchandises (les divers services de communication, de santé, d’éducation et l’ensemble de ce qu’Alain Touraine dénomme les industries culturelles).

    C’est cette dilatation progressive de l’ordre productif dans l’ensemble de l’espace social que révèlent essentiellement les mouvements étudiés ici. D’une part, la revendication d’un revenu garanti — à laquelle répond, à sa manière, le récent RMI gouvernemental — traduit ce débordement des anciennes frontières entre production et reproduction et du lien entre travail et salaire. Non réductible à son ancienne fonctionnalité interne à l’entreprise, c’est surtout le travail qui devient, d’autre part, un nouvel enjeu à mesure que les nouvelles technologies sont l’objet d’une réappropriation présidant aux réseaux alternatifs, aux pratiques des hackers informatiques et autres mouvements où évoluent les précaires.

    Le précaire révèle donc non seulement les mutations actuelles de l’ordre productif, mais aussi l’esquisse d’une recomposition d’un mouvement social totalement écrasé dans ses formes ouvrières traditionnelles depuis dix ans.

    http://www.memoirepartage.fr/images/journal_PARTAGE_N22_1985-p-8r.jpg

    #archives #luttes #chômeurs #précaires #revenu_garanti #travail #RMI #PS

    https://seenthis.net/messages/564204 via colporteur


  • British Newspaper Archive
    http://www.britishnewspaperarchive.co.uk

    The British Newspaper Archive is a partnership between the British Library and findmypast to digitise up to 40 million newspaper pages from the British Library’s vast collection over the next 10 years.

    https://www.youtube.com/watch?v=xsSq06QLnXI

    Et une étude “Content analysis of 150 years of British periodicals”
    http://www.pnas.org/content/early/2017/01/03/1606380114.full.pdf

    #presse #archives #nlp #n-gram


  • With Zombie, Le Temps wants to give a second life to its evergreen stories – LE BAC À SABLE
    https://blogs.letemps.ch/labs/2016/11/21/zombie-a-new-tool-to-give-a-second-life-to-le-temps-evergreen-stories/amp

    Zombie will analyse articles on Le Temps’ website using data from both Chartbeat and Google Analytics. It will score each article according to its relevance and quality. This score will be calculated using the article’s reading time, viewing history and engagement on social media networks. Zombie will also identify key people, places and events mentioned in the article using semantic analysis APIs. It will create a database that, over time, will hold thousands of articles of interest that could be republished.

    2. Several times a day, Zombie will see what the hottest topics are in Google Trends, Google News and Twitter’s Trending Topics. It will then check to see whether its database contains any articles related to these topics. If so, Zombie will alert Le Temps’ editorial staff in two ways: through a daily email with that day’s suggestions, and with Slack (serving as a real-time alert system).

    Once alerted, the newspaper’s web editor and community manager can decide whether to republish the articles suggested by Zombie or repost them on social media.

    #algorithme #presse #archives



  • PhotoRec - CGSecurity
    http://www.cgsecurity.org/wiki/PhotoRec

    PhotoRec is file data recovery software designed to recover lost files including video, documents and #archives from hard disks, CD-ROMs, and lost pictures from digital camera memory. PhotoRec ignores the file system and goes after the underlying data, so it will still work even if your media’s file system has been severely damaged or reformatted.

    #data #disque_dur #recovery #cli #logiciel_libre

    à installer… avant d’en avoir besoin

    https://seenthis.net/messages/88939 via Fil


  • Surfer sur les vaguelettes de la beauferie anarcho identitaire ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/36587

    Depuis les attentats, on voit déferler un « retour » de la haine raciale la plus décomplexé caché sous les apparats de la beauferie et de la bonne morale : liberté d’expression, défense de la culture moderne, rejet de la barbarie. Depuis des années un virage intellectuel s’opérait son paroxysme rdy cette nouvelle manière d’être un raciste respectable, un raciste qui rejette l’obscurantisme et le communautarisme des autres. PS, LR et FN défendent #en effet la laïcité et les valeurs universelles contre les ténèbres. Mélenchon se déclare ouvertement « islamophobe ». Bref la mode est au #Racisme et on n’hésite plus à se mettre au goût du jour même dans des milieux ou jusque là c’était plutôt mal vu… Rien d’étonnant à ce que cette vague pénètre l’extrême-gauche et les milieux anarchistes et autonomes. Bien (...)

    #Guerre #Archives #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #précarité #antifascisme #quartiers #populaires #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #babtou #discordia #mille #Guerre,Archives,Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,précarité,antifascisme,quartiers,populaires,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage

    https://seenthis.net/messages/558756 via nantes.indymedia.org



  • Survivre (1970 – 1975) | #Science et #Société
    http://science-societe.fr/survivre
    http://science.societe.free.fr/documents/pdf/Survivre/survivre9.JPG

    Au sein du courant de critique des sciences du début des années 1970, la #revue Survivre, et le groupe du même nom, occupent une place singulière. Initiatrice de nombreux thèmes de l’#écologie militante en France, source d’inspiration pour des pionniers de l’écologie #politique comme Pierre Fournier (lui-même fondateur de La Gueule Ouverte), et ayant bénéficié d’une diffusion plus large que Labo Contestation ou Impascience, la revue est aussi remarquable par le cheminement qu’elle a suivi entre 1970 et 1975. Après des débuts marqués par une réflexion sur la responsabilité des savants face aux dangers de l’industrialisation et aux menaces militaires, le groupe évolue peu à peu et se radicalise, jusqu’à l’arrêt de la parution de la revue en 1975. Au cours de ces quelques années, Survivre formule une critique externe des sciences, moins tournée vers la vie de laboratoire (contrairement à Labo Contestation et Impascience) et plus attentive aux conséquences sociales de ces pratiques. Mais de toute évidence, Survivre n’a eu de cesse de remettre en question les fondements de la pratique scientifique, et d’essayer d’imaginer des alternatives au développement technoscientifique contemporain.

    #archives

    https://seenthis.net/messages/513010 via Agnès Maillard


  • Grève générale, front unique, dualité du pouvoir
    http://www.contretemps.eu/archives/gr%C3%A8ve-g%C3%A9n%C3%A9rale-front-unique-dualit%C3%A9-pouvoir

    Le mouvement contre la loi travail et son monde a indéniablement remis au centre des discussions la grève générale, aussi bien dans le cadre de Nuit debout queparmi de nombreux syndicalistes, cherchant les moyens d’une victoire face au gouvernement après la lourde défaite de l’automne 2010, même si la grève ne s’est pas étendue largement, du moins pour l’instant, au-delà des bastions syndicaux. Si la perspective de la grève générale a le mérite d’unifier les efforts des un•e•s et des autres en désignant un objectif - le blocage de la machinerie capitaliste - à la hauteur du défi posé par des classes possédantes radicalisant leur offensive, suffit-elle à résoudre le problème des conditions de possibilité d’une révolution sociale et politique dans les sociétés capitalistes avancées ? (...)

    #Archives
    http://www.contretemps.eu/image/view/2882/preview


  • jsvine/waybackpack: Download the entire #Wayback Machine archive for a given URL.
    https://github.com/jsvine/waybackpack

    Waybackpack is a command-line tool that lets you download the entire Wayback Machine archive for a given URL.

    For instance, to download every copy of the Department of Labor’s homepage through 1996 (which happens to be the first year the site was archived), you’d run:

    waybackpack dol.gov -d ~/Downloads/dol-wayback --to-date 1996

    #archivage_militant #outils #archives #download

    http://seenthis.net/messages/487908 via Fil


  • Retronews.fr, trois siècles d’archives de #presse en ligne
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/03/30/retronewsfr-trois-siecles-dhistoire-presse-ligne-263611

    Comment la presse de 1914 a-t-elle parlé de l’attentat de Sarajevo ? Comment, dans les années 30, Antoine de Saint Exupéry, transformé en envoyé spécial de Paris Soir, racontait-il la révolution russe ? Quel spectacle pouvait-on voir à Paris à la veille de la seconde guerre mondiale ? Pour répondre à cette curiosité historique, qu’elle soit professionnelle ou personnelle, la Bibliothèque nationale de France (BNF) a numérisé des millions de pages de journaux français (y compris les colonies françaises), entre 1631 et 1945, et créé un moteur de recherche thématique et...

    #bibliothèques #Internet #archives #histoire #Rue89_Culture


  • Publications féministes
    http://www.contretemps.eu/archives/publications-f%C3%A9ministes

    À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, qui a pour origine une proposition de la militante révolutionnaire Clara Zetkin, nous vous proposons de redécouvrir plusieurs publications féministes parues sur notre site.

    date : 08/03/2016 - 08:49

    Lire la suite

    #Archives
    http://www.contretemps.eu/image/view/2796/preview


  • Insolite : des archives de l’administration belge stockées... dans des piliers de pont | Archimag

    http://www.archimag.com/archives-patrimoine/2016/02/18/insolite-archives-administration-belge-stockees-piliers-pont

    "La twittosphère flamande s’est immédiatement emparée de l’affaire, la détournant avec humour sous le hashtag #ookineenpijler (#AussiDansUnPilier).

    On pourrait croire à un titre du Gorafi ou de son homologue belge Nordpresse tant les révélations des anciens responsables de Bruxelles Mobilité semblent incroyables. Selon eux, de nombreuses archives de l’AED (l’Administration des Equipements et des Déplacements devenue Bruxelles Mobilité en 2008) ont été longtemps stockées... dans des piliers de pont !

    « Mangés par des souris »

    C’est ce qu’ils ont affirmé alors qu’ils étaient entendus le mercredi 17 février 2016 par la commission spéciale du parlement bruxellois chargée d’enquêter sur la trop rapide dégradation des tunnels de la capitale belge.

    « Une partie des documents archivés ont été stockés dans des piles de pont et ont peut-être été mangés par les souris », a déclaré Christian De Buysscher, ex-directeur du département ouvrages d’arts et voiries de l’AED.

    Il aurait également affirmé que, faute d’immeuble, l’AED bruxelloise avait provisoirement trouvé refuge dans un hôtel lors de la création de la Région de Bruxelles-Capitale en 1989 (dans le cadre de la Réforme de l’Etat). Ajoutant que « pas mal d’archives » ont de leur côté été stockées dans plusieurs piliers de pont d’un des viaducs reliant l’autoroute de Liège au boulevard Reyers."

    #belgique #bruxelles #archives #autoroute


  • ""Good morning, Vietnam", un documentaire radiophonique mythique"
    http://www.franceculture.fr/2016-01-22-good-morning-vietnam-un-documentaire-radiophonique-mythique

    A compter de ce mois de janvier 2016, vous pourrez (re)découvrir, sur franceculture.fr, de grands documentaires qui ont marqué l’histoire de la radio en France. Chacun de ces « Totems », sera comme autant de jalons numériques entre hier et aujourd’hui. La toute première pépite dans laquelle nous vous proposons de vous immerger remonte à 1972. Lauréat du prix Ondas 1972, « Good morning Vietnam » reste une moment de radio mythique, encore présent dans bien des mémoires à Radio France.

    D’1h20, ce travail documentaire de #Claude_Johner et #Janine_Antoine sur la guerre est d’une force extraordinaire. C’est en 1972 qu’#Alain_Trutat (créateur avec Jean Tardieu des Ateliers de Création Radiophonique de France Culture) demande à Janine Antoine de réaliser une émission à partir de 50 heures d’enregistrements effectués par Claude Johner sur place, au #Vietnam.

    #audio #archives #création_sonore #documentaire_sonore #radio #France_Culture #histoire

    http://seenthis.net/messages/460187 via Syntone



  • Guerre infinie
    http://www.contretemps.eu/archives/guerre-infinie

    Figure centrale du marxisme contemporain, Ellen Meiksins Wood est décédée le 14 janvier dernier. Elle laisse une œuvre importante dont une partie a récemment été traduite en français, notamment L’origine du capitalisme (2009), Des citoyens aux seigneurs (2013), L’empire du capital (2013), et Liberté et propriété (2014), ouvrages tous publiés aux éditions Lux. Nous republions ici un texte paru en 2002 dans le n° 3 de la revue Contretemps papier, et traduit par Daniel Bensaïd. Datant d’il y a presque quinze ans, il fait écho à l’actualité… Un texte plus récent d’Ellen Meiksins Wood, intitulé « Le mouvement ouvrier, les classes et l’ État dans le capitalisme global », vient également d’être traduit et publié dans le numéro 28 de Contretemps papier.

    date : (...)

    #Archives
    http://www.contretemps.eu/image/view/2753/preview



  • Signed, Sealed, & Undelivered
    http://brienne.org
    http://static1.squarespace.com/static/5560f6c8e4b004a8dfc42b4e/t/55cd0e84e4b09e646ff0abf9/1439501974319/chest.jpg?format=1000w

    http://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Aux-Pays-Bas-un-coffre-postal-fascine-les-historiens-2015-12-14-1392650

    … coffre intact d’un courrier de poste du XVIIe siècle, contenant 2 600 lettres de l’époque « signées, scellées, mais non livrées » (1).

    Ces missives « ordinaires », envoyées de France, d’Espagne ou des Pays-Bas espagnols entre 1689 et 1706, ne sont jamais parvenues à leurs destinataires. Mais le propriétaire de la malle, connu sous le nom de Simon de Brienne – un Français huguenot qui, après avoir fui son pays, avait occupé la position respectée de postier à La Haye de 1676 à 1707 –, les a néanmoins conservées, dans l’espoir peut-être que les gens viennent les réclamer un jour et lui paient leur dû, puisque, à l’époque, la course était réglée à la fois par l’expéditeur et le destinataire.

    UNE FENÊTRE SUR LA VIE DE L’ÉPOQUE
    « Ce coffre de lettres est un petit bijou ! s’enthousiasme David van der Linden. « L’aspect extraordinaire de cette correspondance est qu’elle émane de toutes les catégories sociales : quelques aristocrates mais surtout des marchands, des comédiens, des musiciens, et des gens simples, parfois à peine lettrés. Ils y parlent de leurs préoccupations personnelles les plus diverses. »

    http://static1.squarespace.com/static/5560f6c8e4b004a8dfc42b4e/55cd020fe4b0f9761afc4b93/55cd1786e4b0bd94754b4813/1440084522294/DB_1820_0004+copy.jpg?format=1500w

    https://www.youtube.com/watch?v=tZnLPyueOrk

    #courrier #correspondance #archives #histoires

    http://seenthis.net/messages/441799 via touti



  • Allez hop, moi aussi je ressors mon entretien avec Svetlana Alexievitch, réalisé en 2004 pour le magazine suisse "Femina".

    https://i.guim.co.uk/img/static/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2015/10/8/1444304365858/e7cb60ee-00bf-4041-8b48-6b1120ae315a-2060x1236.jpeg?w=620&q=85&auto=format&sharp=10&s=20c58ff531404eeb69551a4d5c4f2a14

    –-
    Depuis vingt-cinq ans, elle passe son temps à écouter et à restituer dans ses livres les souffrances endurées par les hommes et les femmes ordinaires de l’ex-URSS : la Seconde guerre mondiale et le stalinisme ("La guerre n’a pas un visage de femme"), la guerre d’Afghanistan ("Les Cercueils de zinc"), la catastrophe de Tchernobyl ("La Supplication")… On s’attendrait à rencontrer quelqu’un de mélancolique ; et on se retrouve face à une femme chaleureuse, à l’allure sereine et au sourire radieux.

    Citée depuis 2001 parmi les possibles lauréats du prix Nobel de littérature (même si ça n’aura pas encore été pour cette année), Svetlana Alexievitch, qui a grandi dans la Biélorussie de l’après-guerre, a inventé un genre qu’elle appelle le « livre de voix », ou la « chronique des petites gens » : « Flaubert se définissait comme un ″homme-plume″ ; moi, je suis une ″femme-oreille″. » Pendant des heures, parfois des jours, elle recueille les récits de ceux qui ont vécu un événement historique, avant de les retranscrire et de les agencer pour composer une polyphonie unique. « Sur cent pages de témoignage, je conserve peut-être l’équivalent de deux pages, explique-t-elle. Si quelqu’un d’autre interrogeait les mêmes personnes, il ne ferait pas le même livre. Tout ce qu’on lit est la vérité, mais vue à travers mon prisme à moi ; à travers ma vision du monde et ma plume à moi. Je nettoie, je cisèle mon matériau : c’est quasiment un travail d’orfèvrerie littéraire. Je me livre à un tissage compliqué, afin de trouver, dans la combinaison des différents témoignages, une vérité qu’ils ne contenaient pas individuellement, et dont leurs auteurs n’étaient pas conscients. »

    Alors que, dans le journalisme (sa profession de départ), les personnes interrogées sont des moyens de comprendre l’événement, chez elle, c’est l’inverse. Ce qu’elle veut saisir, dit-elle, c’est « l’être humain éternel », « l’homme nu sur la terre nue » ; les événements ne font que servir à ses livres de « pivots ». Elle précise : « Je ne recherche pas l’anecdote, mais ce qui se passe là où l’historiographie s’arrête : par exemple, quand un homme en tue un autre, que se passe-t-il dans sa tête quand il se réveille le lendemain matin ? Ou quand il contemple les yeux, ou les mains de celui qu’il tue ? »

    Cette méthode de travail, elle l’a utilisée dès son premier livre, "La guerre n’a pas un visage de femme", qui est aussi le plus récemment paru en français et qui, comme les autres, stupéfie et bouleverse à chaque page. On y entend la Seconde guerre mondiale racontée par quelques-unes des innombrables femmes soviétiques qui y ont pris part : de très jeunes filles, le plus souvent (l’une d’elles se souvient que ses dents de sagesse perçaient dans le train du retour), qui partaient au front et devenaient aussi bien tireuses d’élite qu’infirmières. L’une raconte comment, courant sous le feu ennemi et ayant perdu son couteau alors qu’elle tentait de ramener un blessé sur son dos, elle a dû sectionner avec ses dents son bras à moitié arraché ; une autre, comment, après la fin de la guerre, elle a eu une violente éruption cutanée le jour où elle a mis un vêtement rouge, au point de ne plus jamais pouvoir en porter, parce qu’elle avait vu trop de sang…

    « Je me suis rendu compte que les femmes avaient une tout autre manière de parler de la guerre que les hommes, observe Svetlana Alexievitch. Les hommes – y compris dans ma famille – parlaient de gloire, d’héroïsme, de victoires ; les femmes, de pitié, de meurtre, de chagrin… Une infirmière me disait que, quand elle fouillait parmi les cadavres, après la bataille, pour rechercher d’éventuels survivants, elle avait autant pitié des morts allemands que des russes. Ce n’était pas le même texte que les hommes ; et comme, en tant qu’écrivaine, c’est le texte qui m’intéresse, cela m’a donné envie d’écrire ce livre. » En l’accueillant chez elle, une ancienne combattante lui confie qu’avant son arrivée, son mari lui a bien recommandé de parler comme il le lui a appris, « sans larmes ni détails idiots » ; et que, pour plus de précaution, il a passé la nuit à potasser avec elle l’"Histoire de la Grande Guerre patriotique" ! Dans l’univers saturé d’idéologie qu’est l’Union soviétique, La guerre n’a pas un visage de femme fait scandale. On accuse son auteur de « pacifisme » et de « naturalisme » – parce qu’elle évoque les difficultés très prosaïques rencontrées par les femmes-soldats, comme celle d’avoir ses règles à la guerre, par exemple… Ce n’est qu’avec l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev que la censure du livre sera levée.

    Toutes ces femmes se sont engagées avec enthousiasme : elles voulaient défendre la patrie, repousser l’ennemi nazi. Certaines ont triché sur leur âge, ou se sont cachées dans des transports de troupes quand on leur avait refusé l’incorporation. « Il y avait une part de conditionnement idéologique, bien sûr, commente Svetlana Alexievitch. J’ai rencontré une femme dont le père et le mari avaient été déportés en Sibérie. Sa fille et elle ont été mobilisées toutes les deux. La fille a protesté : ″Mais comment, maman, après ce qu’ils nous ont fait, nous allons partir nous battre ?!″ Et la mère lui a répondu : ″C’est vrai, nous souffrons, mais il faut mettre nos griefs entre parenthèses jusqu’à la victoire.″ C’était ça, la mentalité de l’époque ! Les gens étaient endoctrinés, mais en même temps, ils se dévouaient sincèrement. Ils avaient vraiment le désir de débarrasser l’Europe du nazisme, ils étaient conscients de leur responsabilité. Et puis, le peuple russe a toujours été très combatif : toute la population a pris part à la guerre contre les armées de Napoléon, par exemple… »

    Elle se dit « très énervée » de constater qu’on oublie aujourd’hui, soixante ans après, que l’Europe a aussi été libérée par l’Est, et qu’on attribue la victoire sur le nazisme au seul débarquement américain : « On réécrit l’Histoire de façon inacceptable. De manière générale, on minimise le rôle qu’a joué la Russie au XXe siècle ; on la traite comme un pays mineur. Mais qu’on pense seulement à son influence sur les intellectuels communistes du monde entier… Certes, en Russie, le communisme a pris une forme sanglante, mais je crois très naïf d’imaginer que l’idée de communisme peut tomber en désuétude pour autant. Elle était déjà là à l’époque des cavernes, quand l’un de nos ancêtres se demandait pourquoi son voisin avait un plus gros morceau de viande que lui ! On n’éradiquera jamais l’idée que le monde est injuste, et qu’il faut lutter contre cette injustice. »

    Cette idéologie soviétique dont était pétrie la génération de La guerre n’a pas un visage de femme, Svetlana Alexievitch en a vu le déclin, dans les années quatre-vingt, lors de l’occupation de l’Afghanistan, qu’elle a fait raconter par ses protagonistes – et surtout par les mères de soldats – dans "Les Cercueils de zinc". « Il aurait été malhonnête de ma part de ne pas aller me rendre compte par moi-même, puisque cette fois, je traitais d’une guerre contemporaine, raconte-t-elle. J’ai passé un mois en Afghanistan. Un jour, je suis montée dans un hélicoptère, et, au-dessous de nous, les cercueils de zinc contenant les corps des soldats tués, alignés par dizaines sur le sol, étincelaient au soleil. Le pilote m’a dit : ″A chaque fois que nous décollons, c’est le paysage que nous découvrons… Et nous ne savons pas pourquoi.″ C’était ça, la grande différence entre cette génération et les précédentes : leurs aînés, eux, savaient pourquoi… » Maintenant que les anciens repères ont complètement disparu, elle prépare, pour clore son projet littéraire, « un livre sur l’amour et un autre sur la mort, parce que c’est tout ce qui reste aux gens ».

    "Les Cercueils de zinc" lui a valu un procès. Plus tard, "La Supplication" a suscité l’ire des autorités biélorusses, qui faisaient tout pour dissimuler l’ampleur de la catastrophe de Tchernobyl – et leur incapacité à protéger leur population. Il y a trois ans, Svetlana Alexievitch a dû quitter Minsk pour s’installer en Italie, puis en France.

    Avec La guerre n’a pas un visage de femme, elle rêvait « d’écrire un livre sur la guerre qui donnerait la nausée même aux généraux ». Aujourd’hui, la constante réédition de ses livres, traduits dans une vingtaine de langues, ne lui apporte qu’une faible consolation : « L’humanité semble régresser plutôt qu’avancer. Nous n’avons pas tiré les leçons du XXe siècle. Voyez comment le nouveau commence… On envahit et on pilonne l’Irak, l’Afghanistan, la Tchétchénie ; on continue à croire qu’on peut résoudre les problèmes par des bombardements, alors que c’est moins vrai que jamais. On dit que les Etats-Unis sont une ″superpuissance″, mais qu’est-ce qu’une superpuissance sans une grande idée ? A quoi rime une superpuissance qui n’est rien d’autre qu’un gourdin très perfectionné ? »

    Mona Chollet

    Svetlana Alexievitch, "La guerre n’a pas un visage de femme", Presses de la Renaissance ; "Les Cercueils de zinc", Christian Bourgois ; "La Supplication", Lattès/10/18 ; "Ensorcelés par la mort", Plon.

    #Nobel #littérature #femmes #archives

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  • De l’État capitaliste. Réponse à Nikos Poulantzas
    http://www.contretemps.eu/archives/l%C3%A9tat-capitaliste-r%C3%A9ponse-nikos-poulantzas

    Dans cet article, Ralph Miliband répond aux critiques formulées par Nikos Poulantzas à l’encontre de son ouvrage L’État dans la société capitaliste. Il y revient sur une série de problèmes cruciaux pour la théorie marxiste en général, et pour la compréhension de l’État en particulier.

    date : 05/10/2015 - 10:46

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    #Archives
    http://www.contretemps.eu/image/view/2638/preview


  • The Black Power Mixtape | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/042339-000/the-black-power-mixtape
    http://www.arte.tv/papi/tvguide/images/833834/W940H530/120404_blackpower_01-1440211559207.jpg

    Une chronique du mouvement des droits civiques vu à travers les yeux de journalistes suédois entre 1967 et 1972, et des célébrités contemporaines influencées par le Black Power. Une mosaïque visuelle et musicale d’une richesse saisissante, Prix du meilleur montage à Sundance 2011.

    De 1967 à 1972, des équipes de télévision suédoises se sont intéressées au mouvement des droits civiques aux États-Unis. Du quotidien d’une famille noire qui manque de tout au désespoir des habitants de Harlem après les assassinats de Martin Luther King et Bob Kennedy, d’un discours de Bobby Seal au procès très médiatisé de l’égérie des Black Panthers Angela Davis, ces journalistes ont relayé le soulèvement de la population afro-américaine en tentant d’en comprendre les causes. Ils ont approché les grands leaders du Black Power lors de prises de positions publiques, mais aussi dans l’intimité. Dans une séquence particulièrement forte, Stokely Carmichael interviewe sa maman, qui raconte la misère et les discriminations. Dans un autre entretien d’une franchise stupéfiante, Angela Davis, interrogée depuis sa prison sur l’usage de la violence, s’emporte contre le journaliste avant d’évoquer son enfance, marquée par les meurtres raciaux et la possession vitale d’armes pour se défendre.

    Mosaïque visuelle

    Göran Hugo Olsson a exhumé les rushes en 16 mm de la télévision suédoise pour composer une mosaïque visuelle d’une richesse saisissante, complétée par des témoignages et des anecdotes en voix off de personnalités célèbres comme Erykah Badu, Harry Belafonte ou Angela Davis elle-même. Sorti en salles dans sa version longue (de 1967 à 1975), ce documentaire, rythmé par la musique de Questlove, ressuscite la période charnière durant laquelle s’est forgée l’âme du Black Power et interroge son héritage à l’heure où l’Amérique a élu un président noir.

    #Black_Panthers #black_power #archives #Histoire #années_60 #années_70 #ségrégation #film #Angela_Davis

    http://seenthis.net/messages/408673 via RastaPopoulos