#b&w

  • http://www.notrecinema.com/images/cache/la-vie-d-o-haru--femme-galante-affiche_184896_37765.jpg
    la vie d’O’Haru femme galante, Kenji Mizoguchi, 1952

    Bon voilà, c’est exactement ce que je disais à propos du fameux néoréalisme italien. On n’a jamais parlé de néoréalisme japonais, et pourtant regardez celui-là et vous verrez que filmer le réel et de laisser s’exprimer et ben c’est exactement ce qu’il y a dans ce film.
    En fait tout est une affaire de critiques qui savent trouver les bons mots aux bons moments et inventer des mouvements, des écoles alors que les pauv’ filmes, au départ y z’ont rien demandé.
    Le destin d’O’Haru est terrible et puis ça dure 2h10 histoire qu’on voit bien à quel point il est terrible. Et rien n’est un hasard, ce n’est pas une destinée, c’est la condition des femmes au Japon à cette époque là que je sais même pas quelle époque c’est. Vendue par son père à un empereur dont la femme est stérile pour faire un héritier. Jetée par l’empereur après avoir eu son héritier. Du coup retour chez la famille alors déshonorée qu’a la bonne idée de la vendre à une maison de passe etc. Et ça continue comme ça jusqu’à la fin avec une cerise sur le gâteau que je décide de ne pas raconter en espérant que certaines et certains d’entre vous trouvent ce film facile sur un site de streaming quelconque.
    Et c’est aussi exactement tout ce qu’on peut reprocher aux films de Kazan critiqué il y a deux semaines. Enfin bref, à côté Dancer in the dark c’est du pipi de chat.

    https://www.youtube.com/watch?v=k0_9Fz8E26g


    #critique_a_2_balles #la_vie_d'o'haru_femme_galante #Kenji_mizoguchi #1952 #cinéma #b&w #japon #mélo_qu'on_pleure_a_la_fin

    http://seenthis.net/messages/479283 via Rémi Gendarme


  • http://www.kinopitheque.net/wp-content/uploads/2013/11/Charulata.jpg
    Charulata ; Satyajit Ray ; 1964
    Oulala j’ai visé un peu haut pour la reprise des critiques à 2 balles. Pas très malin.
    On a beau aimé le cinéma et le défendre, je veux dire tous les cinémas, il y a quand même des codes et des habitudes. Il faut bien comprendre que pendant deux mois, ma plus proche amie a été la TNT...c’est dire les dégâts.
    Enfin bon ça fait quand même un bien fou de voir un aussi beau visage filmé longtemps et calmement surement d’ailleurs à la taille de la fiction de Satyajit.
    Alors voilà disons que c’est un petit peu « au début elle est froide mais après elle est bonne ». Donc au début c’était plutôt difficile de m’adapter et de rentrer dedans. Charulata est mariée elle est riche et elle s’ennuie. Elle regarde le monde autour d’elle mais disons qu’elle a tellement de charme que le spectateur est embarqué calmement et est épanoui dans son univers d’ennui. Et puis aussi elle chante vachement bien. Ca fait du bien de voir des films indiens qui ne gigotent pas dans tous les sens en chantant des morceaux qu’on imagine bien débile.
    Et au bout d’1h30 tu la vois la force du cinéma dans ta gueule, Charulata est triste, et elle pleure et mon dieu tu sais pas vraiment pourquoi mais toi tu pleures aussi...

    #cinéma #Charulata #Satyajit_Ray #1964 #B&W #Inde #critique_a_2_balles
    https://www.youtube.com/watch?v=EtpivRiw1W8

    http://seenthis.net/messages/472399 via Rémi Gendarme