• #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

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  • 5G : « Les États-Unis ont peur de perdre leur prééminence technologique »
    https://usbeketrica.com/article/5g-les-etats-unis-ont-peur-de-perdre-leur-preeminence-technologique

    Objet d’une rivalité exacerbée entre les États-Unis et la Chine depuis plusieurs mois, la technologie 5G se retrouve au cœur d’enjeux géopolitiques majeurs et parfois complexes à décrypter. À l’occasion des Assises de la Sécurité, rendez-vous annuel des experts de la cybersécurité qui s’est tenu du 9 au 12 octobre à Monaco, nous avons tenté de faire le point sur le sujet. « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. » Et si le célèbre adage était en passe de devenir une réalité stratégique pour les États-Unis (...)

    #Alcatel-Lucent #Bouygues #Cisco #Huawei #Nokia_Siemens #Orange #Sony #Verizon #backdoor #solutionnisme #domination #concurrence #ANSSI #SFR_Vivendi #KT (...)

    ##5G
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  • Vers une société contributive de pair à pair -2
    https://framablog.org/2019/10/21/vers-une-societe-contributive-de-pair-a-pair-2

    Et si le pair-à-pair devenait le modèle et le moteur d’une nouvelle organisation sociale ? – Deuxième volet de la réflexion de Michel #bauwens (si vous avez raté le début, c’est par ici). Source : Blueprint for #P2P Society par Michel Bauwens … Lire la suite­­

    #Non_classé #Linux #Shirky #Torvalds


  • La Chine espionnerait massivement ses citoyens via une application « éducative »
    https://cyberguerre.numerama.com/1769-eduquer-et-surveiller-le-gouvernement-chinois-espionnerai

    Une étude menée sous la houlette d’une firme de cybersécurité allemande épingle le Parti communiste chinois, accusé d’espionner ses citoyens par le biais d’une application éducative visant à renforcer l’emprise idéologique du PPC. Des preuves très suspectes ont en effet été dénichées dans le code du logiciel. La liste des campagnes d’espionnage imputées au gouvernement chinois s’allonge de mois en mois : entre la surveillance borderline de touristes étrangers dans la région sensible du Xinjiang, des (...)

    #Alibaba #Messenger #WhatsApp #Baidu_Maps #Kakao_Talk #Airbnb #Baidu #Facebook #Skype #TripAdvisor #Uber #malware #clavier #surveillance #web #algorithme (...)

    ##cryptage
    //c2.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com//content/uploads/sites/2/2019/10/flag-540874_1920.jpg

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  • Vers une société contributive de #pair_à_pair – 1
    https://framablog.org/2019/10/16/vers-une-societe-contributive-de-pair-a-pair-1

    Et si le pair-à-pair n’était pas seulement un moyen pratique d’échanger des fichiers mais aussi le modèle et le moteur d’une nouvelle organisation sociale ? Michel #bauwens a un plan… Ah le #P2P, que de souvenirs pour les moins jeunes… Napster, … Lire la suite­­

    #Contributopia #Internet_et_société #communautés #Contributeurs #Democratie #entrepreneurs #Institutions #P2P_Foundation #Traduction


  • US, UK and Australia urge Facebook to create backdoor access to encrypted messages
    https://www.theguardian.com/technology/2019/oct/03/facebook-surveillance-us-uk-australia-backdoor-encryption

    Facebook says it opposes calls for backdoors that would ‘undermine the privacy and security of people everywhere’ The United States, United Kingdom and Australia plan to pressure Facebook to create a backdoor into its encrypted messaging apps that would allow governments to access the content of private communications, according to an open letter from top government officials to Mark Zuckerberg obtained by the Guardian. The open letter, dated 4 October, is jointly signed by the UK home (...)

    #Facebook #cryptage #backdoor #écoutes #surveillance #web

    https://i.guim.co.uk/img/media/00f9426c3ed6e564ba93857381153cbea83ffedb/0_0_3500_2100/master/3500.jpg

    https://seenthis.net/messages/805474 via etraces


  • The Open Letter from the Governments of US, UK, and Australia to Facebook is An All-Out Attack on Encryption
    https://www.eff.org/deeplinks/2019/10/open-letter-governments-us-uk-and-australia-facebook-all-out-attack-encryption

    Top law enforcement officials in the United States, United Kingdom, and Australia told Facebook today that they want backdoor access to all encrypted messages sent on all its platforms. In an open letter, these governments called on Mark Zuckerberg to stop Facebook’s plan to introduce end-to-end encryption on all of the company’s messaging products and instead promise that it will “enable law enforcement to obtain lawful access to content in a readable and usable format.” This is a staggering (...)

    #Facebook #cryptage #écoutes #surveillance #web #EFF #backdoor

    https://www.eff.org/files/banner_library/defend-encryption-cyan-1_0.png

    https://seenthis.net/messages/805480 via etraces



  • New surveillance tech means you’ll never be anonymous again

    Forget facial recognition. Researchers around the world are creating new ways to monitor you. Lasers detecting your heartbeat and microbiome are already being developed

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    The fight over the future of facial recognition is heating up. But it is just the beginning, as even more intrusive methods of surveillance are being developed in research labs around the world.

    In the US, San Francisco, Somerville and Oakland recently banned the use of facial recognition by law enforcement and government agencies, while Portland is talking about forbidding the use of facial recognition entirely, including by private businesses. A coalition of 30 civil society organisations, representing over 15 million members combined, is calling for a federal ban on the use of facial recognition by US law enforcement.

    Meanwhile in the UK, revelations that London’s Metropolitan Police secretly provided facial recognition data to the developers of the Kings Cross Estate for a covert facial recognition system have sparked outrage and calls for an inquiry. The Information Commissioner’s Office has launched an investigation into the legality of the program. But the scandal comes at the same time as a landmark ruling by the High Court in Cardiff that said the use of facial recognition by South Wales police is legal. (The decision is likely to be appealed).

    Facial recognition is only the tip of the creepy surveillance iceberg, however. If strict regulation is brought in to govern the use of facial recognition, it is possible we may simply see a switch to one, or several, of the other forms of surveillance technologies currently being developed. Many are equally if not more invasive than facial recognition – and potentially even harder to regulate. Here’s a look at some of what might be coming down the pipeline.

    How you walk

    The rapidly growing field of behavioural biometrics is based on recognising individuals from their patterns of movement or behaviour. One example is gait recognition, which may well be the next surveillance technology to hit the mainstream, especially if facial recognition comes under tight regulation. The technique is already being trialled by police in China, which frequently leads the field when it comes to finding new ways to monitor its people, whether they like it or not.

    There are a few different ways of recognising an individual from the way they walk. The method being trialled by Chinese police is based on technology from a company called Watrix, and relies on the use of video surveillance footage to analyse a person’s movements as they walk. In a recently granted patent, Watrix outlines a method of using a deep convolutional neural network to train an AI system capable of analysing thousands of data points about a person as they move, from the length of their stride to the angle of their arms, and use that to recognise individuals based on their ’gait record’. Watrix claims that its systems achieve up to 94 per cent accuracy, and that it holds the world’s largest database of gait records.

    The vision-based methods of gait recognition being developed by Watrix and others can be used to identify people at a distance, including in crowds or on the street, in a similar way that facial recognition can – which could make it a quick and easy substitute if regulation is brought in against facial recognition. Increasingly, many video surveillance systems are collecting multi-modal biometrics. That means they may be using facial recognition and gait recognition simultaneously, which at least in theory should both increase the accuracy and tackle issues like identifying people facing away from the cameras.

    Another method for identifying people by their walk relies on sensors embedded in the floor. Researchers from the University of Manchester used data from 20,000 footsteps belonging to 127 individuals to train a deep residual neural network to recognise 24 distinct factors, like the person’s stride cadence and the ratio of time on toe to time on heel (the people did not need to take off their shoes, as the system analyses movement rather than shape of the foot). Using this system, they were able to identify individuals with over 99 per cent accuracy in three ’real world’ scenarios: the workplace, the home environment, and airport security checkpoints.

    According to the researchers, the benefits of this kind of identification over vision-based systems are that it is less invasive, and less prone to disruption from objects or other people obscuring the camera’s view. Of course, another way of saying that it is less invasive is that it is harder for people to detect when it’s being used on them. People might notice when they’re being watched by cameras, but they’re much less likely to be aware of sensors in the floor.

    Heartbeat detection

    Your heartbeat and your breathing pattern are as unique as your fingerprint. A small but growing number of remote sensing technologies are being developed to detect vital signs from a distance, piercing through skin, clothes and in some cases even through walls.

    In June, the Pentagon went public with a new laser-based system capable of identifying people at a distance of up to 200m. The technology, dubbed Jetson, uses a technique known as laser doppler vibrometry to detect surface movement caused by your heartbeat.

    The eventual goal is to be able to identify a target within five seconds based on their cardiac signal, or ’heartprint.’ At the moment, however, the Pentagon’s system has a number of limitations: the target needs to be standing still, needs to be wearing light clothing (thick clothing, like a heavy coat, can interfere with the signal), and most importantly there needs to be a clear line of sight between the laser and the target.

    Coats, walls, even rocks and rubble are no obstacle for another nascent surveillance technology, however. Researchers are hard at work developing radar-based systems capable of tracking vital signs for a range of purposes, from non-invasive monitoring of patients and aiding in medical diagnoses to finding survivors in search and rescue operations.
    Monitoring indoor movements

    But why bother installing new radars when we’re already bathed in a different sort of radiation pretty much all the time? Wi-Fi can also be used to locate individuals, identify their position in the room and whether they’re sitting or standing, and even track vital signs.

    Until recently, it was thought a dedicated Wi-Fi network was required, in part because the technique depends on knowing the exact position of the Wi-Fi transmitters. In 2018, however, a group of researchers at the University of California built an app which allowed them to figure out the exact location of existing Wi-Fi transmitters in a building. With that information, they were able to use normal smartphones and existing ambient Wi-Fi networks to detect human presence and movement from outside the room. “With more than two Wi-Fi devices in a regular room, our attack can detect more than 99 per cent of user presence and movement in each room tested,” the researchers claim.

    Some research groups want to go further than just using Wi-Fi to identify people. Based on movement and vital signs, they claim it is possible to monitor the subject’s emotional state and analyse their behavioural patterns. These researchers have formed a company to market a ’touchless sensor and machine learning platform for health analytics’, which they claim has been deployed in over 200 homes and is being used by doctors and drug companies.

    Beyond the potential benefits for healthcare and emergency responders, however, the technology also has obvious applications for surveillance. Technology which is capable of building up a profile of a person’s heartbeat and breathing in order to watch for abnormalities in a health context is readily adaptable to being used to identify one person from another. Radar-based security surveillance systems capable of detecting people are already on the market, It’s only a matter of time, and perhaps not even very much time, before the ability to identify individual people is layered on top.
    Tracking your microbial cells

    Every person emits around 36 million microbial cells per hour, and human microbiomes are unique for a certain period of time (a 2015 study found that around 80 per cent of people could be re-identified using their microbiome up to a year later). This means that the constant trail of microbial traces we leave behind us, as well as those we pick up from our surroundings, can be used to help reconstruct a picture of a person’s activities and movements, like where they walked, what objects they touched and what environments they have been in.
    Monitoring your scent

    Identifying people by smell is actually one of the oldest police tricks in the book, but doing it with computers instead of bloodhounds is still in its infancy in comparison with facial and fingerprint recognition. The field of odor biometrics may be useful for individual authentication but is not well suited to mass surveillance – separating exactly who smells like that in a crowd can be tricky, as anyone who has been stuck in public transport on a hot day probably knows.
    Bum detection

    Then there are the identification techniques designed for very specific use cases. One pioneering suggestion from a team of Japanese researchers for an anti-theft system for cars was based on using 360 sensors to measure the unique shape of the driver’s rear end. Despite achieving a 98 per cent accuracy rate in trials, tragically this important security innovation does not seem to have gone any further than lab testing.
    The regulation problem

    Trying to regulate surveillance technologies one by one is likely to be futile. The surveillance industry is simply developing too fast, and it is too easy to switch from one kind of surveillance to another. The difference between a facial recognition system and one based on behavioural biometrics may simply be a matter of swapping the software on an existing camera network, for example.

    Increasing cooperation between government agencies and the private sector also means that regulations like San Francisco’s, which limits only government use of certain types of surveillance, are insufficient according to Katina Michael, a professor in the School for the Future of Innovation in Society and School of Computing, Informatics and Decision Systems Engineering at Arizona State University.

    Amazon is perhaps the prime example for this blurring of the lines between private and government surveillance. Amazon has previously come under criticism for selling facial and emotion-recognition systems to police. More recently, it has been revealed that Amazon is partnering with hundreds of law enforcement agencies in the US, including giving them access to surveillance data gathered through its Ring home doorbell in return for police actively marketing the devices to the community.

    “Fundamentally, we need to think about democracy-by-design principles,” Michael says. “We just can’t keep throwing technologies at problems without a clear roadmap ahead of their need and application. We need to assess the impact of these new technologies. There needs to be bidirectional communication with the public.”

    Surveillance changes the relationship between people and the spaces they live in. Sometimes, that change is for the better; there are real benefits from increased security, and the insights which can be gained into how people use public places can be used to help shape those places in the future. At the same time, however, we need to ask ourselves whether the future society we want to live in is one which constantly watches its citizens – or, more likely, one in which citizens are never totally sure when, how and by whom they’re being watched.

    https://www.wired.co.uk/article/surveillance-technology-biometrics
    #surveillance #laser #microbiome #battements_cardiaques #coeur #comportement #mouvement #marche #respiration #corps #vibrométrie #doppler_vibrometry

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    https://seenthis.net/messages/803349 via CDB_77


  • Panique à la Réserve Fédérale et retour du Credit Crunch sur un océan de dettes*

    En catastrophe, mardi 17 septembre 2019, la Réserve fédérale des États-Unis a injecté 53,2 milliards de dollars dans les banques car celles-ci ne trouvaient pas assez de financement au jour le jour sur le marché interbancaire et auprès des Money market funds (voir encadré « Qu’est-ce que les Money Market Funds ? »). Elle a remis cela le mercredi 18 et le jeudi 1 septembre (https://www.wsj.com/articles/short-term-funding-spike-raises-hopes-for-fed-cuts-11568807648 ).

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/09/23/panique-a-la-reserve-federale-et-retour-du-credit-crunc

    #banque #dette #international


  • L’intelligence artificielle chinoise, un modèle ?
    http://www.internetactu.net/2019/09/16/lintelligence-artificielle-chinoise-un-modele

    Le best-seller international de l’investisseur sino-américain Kai-Fu Lee (@kaifulee, blog), président et fondateur du fonds d’investissement Sinovation Ventures, paraît en français (IA la plus grande mutation de l’histoire, Les Arènes, 2019, traduction de AI Superpowers. China, Silicon Valley, and the New World Order, Houghton Mifflin Harcourt Publishing, 2018). L’occasion de revenir sur le fond d’un propos qu’on entend trop souvent et que Kai-Fu Lee assène, martèle, comme si répéter une conviction la (...)

    #Google #Baidu #GoogleSearch #algorithme #smartphone #domination #BigData

    /assets/images/logo_ia.png

    https://seenthis.net/messages/802450 via etraces


  • #Nantes : une vidéo montre un policier en train d’étrangler un manifestant
    | Par Pascale Pascariello pour Mediapart + ajout d’un témoignage direct
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030919/nantes-une-video-montre-un-policier-en-train-d-etrangler-un-manifestant
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/09/03/845380.jpg

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anticriminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.

    Témoin direct de la scène, [Bastien Gruchet] confirme tous les témoignages publiés dans cet article de Mediapart.
    https://www.facebook.com/bastien.gruchet/posts/10215250974734248

    Pris de convulsions puis tombé inconscient alors qu’il était menotté après avoir été étranglé, fouillé pendant que les pompiers le brancardaient.

    A noter que l’agent de la BAC avec le pull gris sur la photo, celui qui a mis la personne interpellée à terre en l’étranglant avec une très grande violence, tient tranquillement une grenade désencerclante dans sa main droite. Il semblerait (à la vue du pull et de la carrure) que ce soit la même personne qui, en 2017, avait passé plusieurs personnes à tabac avec sa matraque télescopique dans un camion de la CGT.
    Et c’est lui aussi qui balance de l’eau au visage sans réaction de sa victime, sans que cela ne l’émeuve.

    La #BAC, et tout particulièrement celle de Nantes, est un véritable danger public. Le fait que la #police soit munie d’une telle brigade en dit long sur ce qu’est cette institution... Le fait qu’elle soit envoyée faire du maintien de l’ordre alors qu’elle n’y est pas formée symbolise ce que l’Etat veut faire des mouvements sociaux : les effrayer et les mater dans la violence. Elle doit disparaître, dans les manifestations et ailleurs.

    Ci-dessous, le texte intégral de l’article (_vu le taf qu’on fait à Nantes sur le sujet, pas envie d’être bloqué-e-s par un #paywal_) :

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.
    À Nantes le 3 août, en marge de la marche blanche organisée en hommage à Steve Maia Caniço, les images d’un homme à terre, hagard, paraissant inconscient, entouré de trois policiers en civil, ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), Bruno Kaïk, 51 ans, perd connaissance et est conduit aux urgences. Trois jours après les faits, la police nationale, par la voix de son service de communication (Sicop), affirme à Libération que ce manifestant avait été hospitalisé « parce qu’il était incommodé par les gaz lacrymogènes ».

    Le ministère évacue de la sorte toute responsabilité policière, nonobstant la parole de la victime qui accuse l’un des policiers de l’avoir « étranglé jusqu’à l’étouffement ».

    Une nouvelle vidéo que Mediapart publie contredit la version du ministère de l’intérieur. Sur ces images, derrière un fourgon, on distingue un policier de la BAC, le visage masqué, qui serre de sa main puis de son bras le cou de Bruno Kaïk. Celui-ci tombe à terre, quasi inanimé.

    Le compte-rendu médical atteste que le « patient interpellé par [la] BAC lors d’une manifestation, a reçu plusieurs coups (…), a présenté une perte de connaissance » et a été « retrouvé inconscient sur la voie publique ». Il souligne l’absence de toute substance toxique qui aurait pu provoquer cet état.

    Le parquet de Nantes vient d’ouvrir une enquête préliminaire à la suite de la plainte déposée par Bruno Kaïk pour tentative d’homicide.

    Contactée par Mediapart, la police nationale nuance désormais sa version initiale. « Un signalement fait par Bruno Kaïk auprès de l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] est en cours d’instruction et des éléments complémentaires ont été demandés à la Direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique », assure le service de communication.

    Alors pour quelle raison la police nationale s’est-elle autorisée à communiquer une information inexacte ? Notre question est, à ce jour, restée sans réponse.

    « Ce n’est pas la première fois que j’assiste à des dérives des policiers de la BAC », explique Mathilde, l’auteure de la vidéo, dont l’appartement surplombe une des rues de Nantes régulièrement empruntée par les manifestations.

    Le 3 août, cette professeure des écoles et son conjoint décident de filmer ce qui se passe sous leur fenêtre parce qu’ils aperçoivent « une personne blessée ». Mais un autre événement retient rapidement leur attention. Mathilde observe trois policiers de la BAC : « Ils ramenaient derrière les camions et de façon musclée un homme. Ensuite l’un d’entre eux l’a étranglé et un autre l’a menotté. »

    « J’ai été choquée de voir autant de violence, confie-t-elle. Les policiers ont ensuite fait partir les passants qui filmaient. Seuls mon conjoint et moi, à l’abri dans notre appartement, pouvions continuer à filmer pour témoigner de ces dérives. »

    Mathilde ne peut oublier « l’image de cet homme à terre, menotté, qui haletait pour chercher de l’air. J’ai été très inquiète ensuite pour sa santé parce qu’il a commencé à avoir des convulsions ».

    La gratuité de cette violence a également affligé Grégory. Venu couvrir la marche, ce photographe de 34 ans passait à côté des fourgons de police lorsqu’il a « entendu plusieurs personnes qui demandaient aux policiers d’appeler les pompiers ».

    « J’ai vu cet homme à genoux, quasi inconscient, raconte Grégory. Il avait la bouche ouverte et avait du mal à respirer. J’ai alors demandé une bouteille d’eau à une passante pour la donner aux policiers. »

    L’un des agents de la BAC asperge alors la tête de Bruno Kaïk qui « n’a eu aucune réaction. J’ai été choqué. Et ce qui m’a interpellé c’est que les policiers ne faisaient rien pour lui venir en aide. Ils étaient davantage préoccupés par les témoins et ils nous ont demandé de partir de façon agressive. L’un d’eux me marchait sur les pieds alors que je reculais. C’était absurde. Ils ont même placé un caddie de supermarché devant cet homme pour le cacher », témoigne Grégory.

    Pris de convulsions, Bruno Kaïk sera gardé en observation plusieurs heures à l’hôpital. À sa sortie et après 24 heures de garde à vue, il ressort libre du commissariat sans qu’aucune poursuite ne lui soit notifiée. Le parquet de Nantes n’a pas apporté plus de précisions concernant cette procédure.

    Un policier formateur, qui a aussi fait du maintien de l’ordre et auquel nous avons fait visionner ces images, commente : « Tout d’abord, saisir à une main le cou d’un individu, ce n’est pas une technique référencée au sein de la police. Ensuite, concernant l’étranglement qu’il fait avec son bras, il ne respecte pas la technique de l’étranglement arrière. Cette technique est utilisée comme moyen d’amener un individu d’un endroit à un autre ou pour le neutraliser s’il est très récalcitrant voire dangereux, c’est-à-dire susceptible d’être armé. Or là, non seulement elle est mal maîtrisée mais elle n’est ni adaptée ni justifiée. La personne ne montre ni de signe d’opposition ni de dangerosité. C’est donc disproportionné. »

    Consterné par ces images, ce formateur déplore l’intervention de la BAC sur des manifestations. « Ils ne sont pas formés pour cela et on ne peut que constater les dérives qui en découlent. On ne doit pas s’arrêter à la responsabilité individuelle mais remonter à celle de notre hiérarchie qui décide de mettre des unités non formées sur ces dispositifs. Aujourd’hui, il y a un manque de formation continue dans la police nationale. Elle a quasiment disparu et se limite désormais aux tirs réglementaires, mais le métier de policier est plus complexe et il est impératif de revenir à une formation plus complète. »

    De son côté, un ancien policier de la BAC rappelle, sans les dédouaner, que « ses collègues doivent gérer des violences urbaines et surtout sont habitués à faire du “crâne”, c’est-à-dire le maximum d’interpellations ».

    Ce policier regrette cette évolution du maintien de l’ordre. « Quand vous avez une foule, hostile ou non, qui manifeste et que vous y opposez des spécialistes du maintien de l’ordre, équipés, formés, comme les CRS ou les gendarmes mobiles, la stratégie est de maintenir à distance les manifestants de manière à éviter tout contact direct. Et, à ce moment-là, la foule s’adapte. »

    « Or, depuis quelques années, notamment depuis 2016 et les mouvements contre la loi El Khomri, lors des manifestations, la BAC intervient en première ligne. Ce qui est la plus mauvaise des réponses, car la présence de la BAC n’apaise pas la situation mais engendre des tensions supplémentaires puisqu’il y a une volonté d’interpeller, souvent exacerbée par les ordres de la hiérarchie », déplore-t-il.

    « Aujourd’hui, on met à la tête de dispositifs de maintien de l’ordre des commissaires qui ne sont pas habitués à cela. Ils connaissent mal notamment le cadre d’emploi du LBD [lanceur de balles de défense – ndlr], qui a largement été dévié de son utilisation d’origine. Ces commissaires ont sous leurs ordres des policiers de la BAC dont beaucoup sont équipés de LBD et qui tirent sur tout manifestant un peu plus provocateur ou véhément que les autres. C’est du grand n’importe quoi, explique-t-il. Il est urgent de revenir à la doctrine de maintien de l’ordre fait par des professionnels et surtout dirigé par des spécialistes. »

    Pour Bruno Kaïk, faire le récit de cette interpellation est encore douloureux. « J’ai vécu un véritable cauchemar qui n’en finissait pas », confie-t-il.

    Le samedi 3 août, vers 15 h 30, ce traducteur rejoint avec son fils la marche organisée en mémoire de Steve Maia Caniço. « Très vite, les tirs de lacrymogènes se sont succédé à une cadence infernale. Nous étions pris au piège. D’un côté les nuages de gaz, de l’autre les agents de la BAC qui nous mettaient en joue avec leur LBD. J’ai alors décidé de filmer. Le chaos s’en est suivi. Mon fils a été victime d’un tir dans le dos. Plus tard, un autre manifestant est blessé », raconte Bruno Kaïk qui demande alors aux forces de l’ordre de laisser passer les pompiers afin qu’ils viennent secourir ce blessé.

    « Impuissant, j’étais ulcéré par les exactions répétées des forces de l’ordre. J’ai alors lancé une bouteille vide en direction de policiers cagoulés et casqués qui se trouvaient à quelque trente mètres de moi. Elle a échoué à plusieurs mètres devant eux », assure-t-il.

    Bruno Kaïk ne comprend pas la violence dont il a été victime. « Je n’ai blessé personne. Mon geste n’était que dérision et symbole face aux armes des policiers. Comme seule réponse, je n’ai eu que violence. Agressé sans sommation par-derrière, violemment jeté au sol et étranglé une première fois. Derrière les camions de police, j’ai à nouveau été victime de strangulations. Je ne trouvais plus mon souffle. Je me rappelle avoir hurlé de douleur lorsqu’ils m’ont menotté. Ensuite le silence et le néant. Plus rien. C’est le visage d’un pompier que je verrai lorsque je reprendrai enfin connaissance », explique-t-il.

    « J’ai décidé de faire un signalement auprès de l’IGPN, une semaine après. Le temps de reprendre mes esprits. Et je n’étais pas très convaincu d’un tel procédé. On voit bien comment l’IGPN enterre systématiquement les enquêtes et blanchit les policiers », regrette-t-il en précisant qu’il n’a pas été, à ce jour, contacté par l’IGPN.

    « Non seulement, j’ai eu très peur de la violence de la BAC mais après j’ai été confronté à la violence de la police nationale qui a menti en contestant publiquement les violences que j’avais subies », déplore-t-il.

    https://seenthis.net/messages/799961 via ¿’ ValK.


  • #DHS to store tens of thousands of refugee biometric records from #UNHCR
    https://d1sr9z1pdl3mb7.cloudfront.net/wp-content/uploads/2015/06/25184111/UNHCR-BIMS-Thailand.jpg

    The United Nations High Commission for Refugees (UNHCR) began sharing records including fingerprints, iris scans, and facial biometrics of refugees it is recommending for resettlement consideration in the U.S. with the country’s Citizenship and Immigration Service (#USCIS), Nextgov reports.

    The UNHCR sends tens of thousands of profiles to federal agencies each year, according to the report, and the #Department_of_Homeland_Services (DHS) is retaining the data for all of them, including those who do not actually come to the U.S. The biometric data will be stored in the #IDENT_system, and #HART once it goes live.

    “Biometric verification guards against substitution of individuals or identity fraud in the resettlement process,” the USCIS privacy impact assessment for the program states. “Many refugees live for long periods in asylum countries, and the use of biometrics ensures that there is [an] unbroken continuity of identity over time and between different locations.”

    Nextgov notes that UNHCR stats show the USCIS reviewed close to 85,000 cases in 2018, and approved less than a quarter for admission to the U.S.

    “A centralized database of biometric data belonging to refugees, without appropriate controls, could really lead to surveillance of those refugees as well as potentially coercive forms of scrutiny,” Human Rights Watch Artificial Intelligence Researcher Amos Toh told Nextgov. “I think there needs to be a lot more clarity on … how this data is being shared and is being used.”

    Toh also referred to issues around consent for personal data-sharing in humanitarian contexts.

    https://www.biometricupdate.com/201908/dhs-to-store-tens-of-thousands-of-refugee-biometric-records-from-un
    #surveillance #données_biométriques #base_de_données #database #HCR #réfugiés #asile #migrations #biométrie #empreintes_digitales #biométrie_faciale #USA #Etats-Unis #réinstallation #humanitaire

    ping @etraces

    https://seenthis.net/messages/799681 via CDB_77


  • EFF and Mozilla scold Venmo over shocking privacy breaches
    https://www.theinquirer.net/inquirer/news/3080955/eff-mozilla-scold-venmo-privacy-breaches

    TWO OF THE INDUSTRY’S most outspoken voices have clubbed together to formally warn mobile payment service Venmo that it’s time to clean up its act. The Electronic Frontier Foundation (EFF) and The Mozilla Foundation have penned a joint open letter to Venmo, pointing out that its privacy settings are not what it considers acceptable. The two foundations have been pushing Venmo for change since it launched in 2018. The app, a subsidiary of PayPal, makes transactions public by default, meaning (...)

    #Mozilla #banque #hacking #EFF #Venmo

    http://www.theinquirer.net/w-images/7822dcd7-fd52-4a90-893b-e6e82aca239d/3/VenmoappinuseJuly2018590360-370x229.jpg

    https://seenthis.net/messages/799616 via etraces




  • Les déclarations d’impôts de plus de 2 000 contribuables français modifiées par un pirate
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/08/20/les-declarations-d-impots-de-plus-de-2-000-contribuables-francais-modifiees-

    En utilisant des boîtes e-mail piratées, une ou des personnes ont pu modifier des feuilles d’impôts, dans un but encore peu clair, révèle « Le Canard enchaîné ». Plus de 2 000 contribuables français ont été concernés à la mi-juin par un piratage quelque peu étonnant, révèle Le Canard enchaîné dans son édition du 21 août. Après avoir pris le contrôle de leur boîte e-mail, le ou les pirates ont utilisé l’option « mot de passe oublié » du site des impôts pour se connecter à leur déclaration fiscale et la modifier. (...)

    #banque #données #hacking

    https://img.lemde.fr/2019/08/20/21/0/608/304/1440/720/60/0/bfea8c7_YCy4MYX-IrBGiZjyD2b5XGTK.png

    https://seenthis.net/messages/798465 via etraces


  • Les données de 84 000 clients allemands de MasterCard dérobées
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/08/22/les-donnees-de-84-000-clients-allemands-de-mastercard-derobees_5501695_44089

    Les numéros de carte bancaire et des informations personnelles d’utilisateurs d’une plate-forme d’offres de réduction de la marque ont fuité en ligne. Le vol pourrait remonter à juin. Les données personnelles dérobées à quelque 84 000 clients allemands de MasterCard ont été publiées cette semaine sur un forum en ligne, dont des numéros de cartes de crédit, a rapporté la presse allemande, poussant MasterCard à suspendre jeudi 22 août la plate-forme partenaire incriminée, Priceless Specials. « Entre autres (...)

    #MasterCard #banque #données #hacking

    https://img.lemde.fr/2019/07/29/291/0/3500/1750/1440/720/60/0/9209510_BWA116_MASTERCARD-RESULTS-_0729_11.JPG

    https://seenthis.net/messages/798390 via etraces


  • Suite mexicaine (III)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Suite-mexicaine-III

    La guerre sociale au Mexique
    Première partie : un survol de la question

    La guerre sociale apparaît comme une constance de la vie mexicaine, elle n’est pas la « révolution qui vient », elle est un acharnement : acharnement à défendre ce qui a été construit dans l’ombre, acharnement à reconstruire une vie sociale entre les uns et les autres. Cette vie sociale qui s’est construite dans les marges de la civilisation de l’argent se trouve menacée par l’irrésistible ascension de la civilisation de l’argent. Ce mouvement irrépressible de la domination est en passe de coloniser les derniers noyaux, les derniers bastions, de la vie communale, d’une vie sociale autonome reposant sur la réciprocité et non sur la séparation entre ceux qui auraient la pensée dans sa fonction sociale (les capitalistes) et ceux qui en seraient dépossédés — vaste histoire de l’humanité à laquelle j’ai consacré par ailleurs quelques notes brouillonnes.

    Cette extension de la civilisation de l’argent, qui est la forme qu’a pu prendre le mouvement de la domination à son apogée, a pris des proportions énormes, à tel point qu’elle a suscité des réactions et des guerres à caractère religieux avec le fondamentalisme musulman ; pourtant la religion des clercs est déjà l’expression d’une pensée séparée, un moment de l’aliénation, et, en ce sens, facilement récupérable, quand elle ne se présente pas comme l’avant-garde du mouvement de la domination et de la séparation. (...)

    #Mexique #domination #aliénation #capitalisme #Taibo_II #États-Unis #banques #dette #FMI #Banque_mondiale #Chiapas #Oaxaca #résistance

    https://seenthis.net/messages/797331 via la voie du jaguar


  • La nouvelle politique de Google sur Android fâche les moteurs de recherche indépendants
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/08/05/la-nouvelle-politique-de-google-sur-android-fache-les-moteurs-de-recherche-i

    Google va proposer aux utilisateurs de smartphones Android de choisir quel moteur de recherche ils veulent voir s’afficher par défaut sur leur appareil. Mais seuls les plus offrants seront suggérés. Ecosia, DuckDuckGo ou encore Qwant… Plusieurs moteurs de recherche se sont insurgés contre la nouvelle politique de Google, qui a annoncé vendredi 2 août que les utilisateurs européens d’Android, le système d’exploitation pour mobiles, pourront choisir à partir de 2020 le moteur de recherche de leur choix (...)

    #Apple #Google #GoogleSearch #Baidu #Qwant #Yandex #Android #iPhone #smartphone #domination #concurrence #Ecosia #DuckDuckGo #Sogou (...)

    ##360Search
    https://img.lemde.fr/2019/08/02/255/0/3500/1750/1440/720/60/0/1d18bab_FW1_EU-GOOGLE-ANTITRUST_0802_1A.JPG

    https://seenthis.net/messages/796886 via etraces


  • Les Murs à pêches
    https://la-bas.org/5646

    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Les Murs à pêches ».Continuer la (...)

    #Bande_dessinée #Culture #Voyage #Portrait #France
    https://la-bas.org/IMG/arton5646.jpg?1565338085


  • Le Pentagone teste des ballons de surveillance de masse dans six États
    https://usbeketrica.com/article/le-pentagone-teste-des-ballons-de-surveillance-de-masse-dans-six-etats

    L’armée américaine effectue des tests de surveillance de masse dans six États du Midwest à l’aide de ballons expérimentaux à haute altitude, selon des documents déposés à la Federal Communications Commission (FCC). Big brother is watching you ! Six états américains du Midwest sont sous « surveillance militaire » depuis mi-juillet, rapporte The Guardian. Au total, 25 ballons autonomes propulsés à l’énergie solaire survolent le Dakota du Sud, le Minnesota, l’Iowa, le Wisconsin, le Missouri et l’Illinois. Ils (...)

    #CCTV #aérien #vidéo-surveillance #ACLU #SierraNevadaCorporation #ballon

    https://static.usbeketrica.com/images/thumb_840xh/5d4af9cca1161.jpg

    https://seenthis.net/messages/796438 via etraces


  • Pentagon testing mass surveillance balloons across the US
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/aug/02/pentagon-balloons-surveillance-midwest

    Exclusive : the high-altitude balloons promise a cheap monitoring platform that could follow multiple cars and boats for extended periods Mark Harris @meharris Fri 2 Aug 2019 11.00 BST Last modified on Fri 2 Aug 2019 18.05 BST Shares 7 301 The new balloons could follow multiple cars and boats for extended periods. The new balloons could follow multiple cars and boats for extended periods. Photograph : Ron Chapple/Alamy The US military is conducting wide-area surveillance tests across six (...)

    #SierraNevadaCorporation #ballon #CCTV #aérien #vidéo-surveillance #surveillance #ACLU

    https://i.guim.co.uk/img/media/41f143b0b4cb009b7c80b97c6dc4137269f35b14/0_583_6104_3664/master/6104.jpg

    https://seenthis.net/messages/796436 via etraces


  • La grande plage de Saint-Lunaire
    https://la-bas.org/5644

    https://la-bas.org/IMG/jpg/s05e01.jpg

    Non, en slip et en tongues, on n’est pas tous pareil. Il y a mille façons de poser son cul sur une serviette. On peut lancer à la face du monde des théories folles (« au début, elle est froide, mais après, ça va ») avec la voix d’Arielle Dombasle dans un film d’Éric Rohmer, ou bien jeter son vélib dans le canal pour voir s’il flotte.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique On peut aussi causer ronds-points à ré-occuper ou préparer un plan social face à l’océan, un gin tonic à la main. Sur la plage aussi, la lutte des classes bat son plein. Un reportage dessiné de Mathieu Colloghan en huit épisodes. Aujourd’hui, « Saint Lunaire ».

    Continuer la (...)

    #Bande_dessinée #France #Voyage #Portrait


  • #Histoire de l’#Afrique_de_l’Ouest en un clin d’œil

    De toutes les régions du continent africain, c’est l’Afrique de l’Ouest qui a eu la plus grande concentration d’anciens royaumes et empires dans son histoire précoloniale.

    Ce n’est pas une tâche facile que de tenter de prendre des clichés de l’Afrique de l’Ouest à divers moments de son évolution. Même les royaumes les plus importants de l’histoire de la région — les empires du Mali, Songhai, du Ghana, Ashanti, etc. —, avec leurs frontières toujours changeantes, ne donnent que des images troubles. Les petites communautés et les territoires tribaux, qui ont toujours parsemé le paysage, sont encore plus flous et, bien qu’ils aient eu, sans aucun doute, un impact sur l’histoire culturelle de l’Afrique de l’Ouest, ils ont dû être omis.

    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/08/AfriqueOuest300-700-1024x683.jpg
    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/08/AfriqueOuest700-1024x683.jpg
    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/08/AfriqueOuest800-1024x683.jpg
    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/08/AfriqueOuest900-1024x683.jpg
    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/08/AfriqueOuest1000-1024x683.jpg
    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/08/AfriqueOuest1100-1024x683.jpg
    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/08/AfriqueOuest1200-1024x683.jpg
    ... et ainsi de suite...

    https://www.culturesofwestafrica.com/wp-content/uploads/2018/06/Timeline-French-HQ-1600x1696.jpg

    Pour voir les cartes en une animation vidéo (j’ai pas réussi à l’extraire de twitter pour le mettre ici) :
    https://twitter.com/i/status/1144289420071321602

    #Tékrour

    Établi par le peuple #toucouleur de la vallée du #fleuve_Sénégal, le royaume de Tékrour a été le premier État de la région à adopter l’#Islam. Bien que devenu un État islamique robuste, Tékrour n’a jamais pu se défaire pour très longtemps du contrôle de ses puissants voisins : d’abord sous l’emprise de l’empire du Ghana, il a ensuite été conquis par celui du Mali.

    Écrivant bien plus tard, en 1270, Ibn Saïd a dépeint les aristocrates de Tékrour et leur affinité avec les commerçants blancs du Maghreb, dont ils imitaient les tenues et la cuisine. Il a aussi décrit deux sections distinctes de la population de Tékrour : les sédentaires, ancêtres des actuels Toucouleurs, et les nomades, qui deviendront les Peuls.

    #Gao (ou #Kaw-Kaw)

    Les débuts de la ville de Gao sont obscurs. Elle a été fondée pendant le VIIe siècle, soit comme village pêcheur des #Songhaïs, soit pour servir d’étape aux commerçants d’or berbères. Quoiqu’il en soit, la ville a rapidement fleurit et elle est devenue un centre majeur de commerce en Afrique de l’Ouest. L’empire de Gao s’est étendu depuis la ville le long du Niger sous la direction des Songhaïs. Au IXe siècle, Gao était déjà une puissance régionale.

    La culture de #Nok

    Parmi les sociétés du Néolithique et de l’Âge de Fer en Afrique de l’Ouest, la culture de Nok est peut-être la toute première et la plus connue, datant de 1000 av. J.-C. Cette société très développée s’est épanouie sur le plateau de #Jos qui surplombe la confluence des fleuves Niger et Bénoué, et a exercé une influence considérable sur une vaste étendue. La terre des sites archéologiques de #Taruga et de Jos était parfaite pour préserver les anciennes poteries et statues en terre cuite du peuple de Nok ; leurs sculptures détaillées d’humains et d’animaux varient en échelle de grandeur nature à 2,5 cm.

    Grâce à la découverte d’outils et d’objets en fer à Nok, les chercheurs savent que l’Âge de Fer a commencé en Afrique de l’Ouest aux alentours de 500 av. J.-C., alors que même en Egypte et en Afrique du Nord, l’usage du fer n’était pas encore généralisé. Contrairement à la plupart des autres cultures qui sont passées du #Néolithique à l’#Âge_de_Fer, la culture de Nok a évolué directement de la #pierre au #fer, sans connaître les étapes des âges du bronze et du cuivre. Ceci a amené les chercheurs à se demander si la technologie de production de fer a été apportée d’une autre région, ou si les Nok l’ont découverte par eux-mêmes.

    #Djenné-Djenno

    L’ancienne ville de Djenné-Djenno comptait une population considérable, comme l’indiquent les cimetières bondés qui ont été déterrés. Les habitants faisaient probablement pousser leur propre nourriture : comparé aux conditions arides de la région aujourd’hui, les précipitations auraient été abondantes à leur époque. Les habitants de Djenné-Djenno étaient des forgerons habiles qui créaient des outils et des bijoux en fer.

    La ville faisait partie d’un réseau commercial bien développé, quoique son étendue fasse toujours débat. L’absence de toute source de fer dans les environs pour leur industrie métallurgique, ainsi que la présence de perles romaines et hellénistiques sur le site suggèrent à certains chercheurs que la ville avait des relations avec des terres distantes.

    Les émigrations

    Le peuple #bantou est originaire du centre de l’actuel #Nigeria, mais a commencé son émigration vers le centre, et plus tard, le sud de l’Afrique vers 1000 av. J.-C. À cette époque, il reste peu de #Bantous, voire aucun, dans la région, mais les échos de leurs culture et traditions résonnent encore à travers l’Afrique de l’Ouest.

    Vers 200 av. J.-C., des groupes #akan ont commencé à se déplacer vers l’ouest, depuis la région située autour du #Lac_Tchad. Au cours des siècles suivants, ils traversèrent des rivières et des forêts denses pour atteindre la côte de l’actuel #Ghana.
    https://www.culturesofwestafrica.com/fr/histoire-afrique-de-l-ouest
    #archéologie #chronologie #cartographie #visualisation

    https://seenthis.net/messages/795923 via CDB_77