• Résistons à la #Pub sur #Internet #bloquelapubnet
    https://framablog.org/2019/01/28/resistons-a-la-pub-sur-internet-bloquelapubnet

    Aujourd’hui Framasoft (parmi d’autres) montre son soutien à l’association #RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire) ainsi qu’à la Quadrature du Net qui lancent une campagne de sensibilisation et d’action pour lutter contre les nuisances publicitaires non-consenties sur Internet. #BloquelapubNet : un site … Lire la suite­­

    #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Internet_et_société #Antipub #Blocage #bloquelapub #bloquelapubnet #Bloqueurs #Chrome #Edge #Firefox #GAFAM #LQDN #Planet #Politique #Publicité #RezoTIC #uBlock


  • La bataille de Tourville : Victoire des Gilets Jaunes

    Cet après-midi, à force de persévérance et avec une intelligence redoutable, les gilets jaunes auront fermé l’intégralité d’une des plus grandes zones commerciales de la région.

    Si plusieurs actions ont eu lieu aujourd’hui autour de Rouen, celle des gilets jaunes de Tourville La Rivière a le mérite d’être d’une efficacité redoutable. Pour la 3e fois depuis le début de la mobilisation, le centre commercial Carrefour, sa galerie commerciale et la quasi totalité des grandes enseignes du site : IKEA, Leroy Merlin, Décathlon, Darty, Mac Donald, a été totalement fermée dans la journée.

    Jamais un mouvement n’aura pris autant au sérieux la question du blocage économique et de mémoire de manifestants, jamais ce site n’aura été contraint de fermer ses portes deux samedis de suite, dont celui du tant attendu Black Friday. Comment 200 personnes qui, pour la plupart, n’ont jamais manifesté ou bloqué quoi que ce soit de leur vie, ont malicieusement déjoué un dispositif de 70 gendarmes mobiles et d’une trentaine de flics du coin ?

    https://a-louest.info/La-bataille-de-Tourville-Victoire-des-Gilets-Jaunes-602

    La bataille de Tourville : Victoire des Gilets Jaunes

    Cet après-midi, à force de persévérance et avec une intelligence redoutable, les gilets jaunes auront fermé l’intégralité d’une des plus grandes zones commerciales de la région.

    #actions #Rouen #mobilisation #Carrefour #IKEA #Leroy_Merlin #Décathlon #Darty #Mac_Donald #mouvement #blocage #Black_Friday #Tourville #Victoire #GiletsJaunes

    https://seenthis.net/messages/738391 via kaparia


  • C’est l’Eure.

    Dans l’Eure, « le réservoir de la colère explose » 23 NOVEMBRE 2018 PAR FRANÇOIS BONNET

    Dans l’Eure, péages d’autoroute et gros ronds-points demeurent bloqués tout ou partie de la journée. Le prix des carburants est oublié. Ouvriers, retraités, intérimaires, artisans, jeunes et vieux disent tous la même chose : une vie de galère avec des revenus de misère et des injustices qu’ils ne veulent plus supporter.

    « Le prix du carburant, pardon, mais je m’en contrefous », assure Line – « Appelez-moi Madame Line », insiste-t-elle. Madame Line est donc arrivée à pied, ce mercredi matin, au rond-point de Gaillon, dans l’Eure, avec son panier à roulettes. Des cakes faits maison et du café. Deux kilomètres de trajet. Une soixantaine de gilets jaunes sont là, sur le rond-point, pour un barrage filtrant. Ça dure depuis samedi. C’est juste à côté de Kiabi, de McDo et d’Auchan. C’est un rond-point dans une zone commerciale comme partout.

    Et là, les Klaxon des poids lourds et des voitures font connaître leur soutien. Les gilets jaunes sont en évidence derrière les pare-brise. On rigole bien. Ça blague autour des braseros, des barbecues et en tapant la converse avec les automobilistes qui attendent. Sans compter ce camionneur qui fait trois fois le tour du rond-point, Klaxon à fond. Lui, il réchauffe les cœurs. Il fait très froid. Depuis samedi, la fatigue s’accumule.

    C’est aussi pour ça que vient Madame Line. La voiture, elle a fait une croix dessus. « Je l’ai depuis deux ans au parking. Faudrait le contrôle technique, j’ai pas les sous, ma voiture réussira pas l’examen et il faudrait que je remette l’assurance, pas possible », précise-t-elle. Adieu la voiture, mais là, sur le rond-point, surgissent plein de nouveaux amis.

    Madame Line est retraitée. 720 euros par mois. Et une vie dont l’horizon au-delà de son logement HLM se résume au Auchan du rond-point de Gaillon et aux quelques sorties organisées quand ses enfants le peuvent. « Charges fixes enlevées, j’ai quoi ? 150, parfois 200 euros par mois », dit-elle.

    « Ben, il y a dix jours, on se connaissait pas », dit Alain. Lui a la quarantaine, c’est un grand costaud qui travaille à quelques kilomètres, au centre technique de Renault. Ça tombe bien, il y a quinze jours, il a loué un vélo électrique pour voir « si ça pouvait le faire pour aller au boulot ». Quinze kilomètres par jour, avec une grande côte. C’est pas évident, conclut-il.

    Une révolte, dit-il, c’est aussi plein de plaisir. Des découvertes, des gens, des horaires qui volent en éclats, une liberté. « Sur le groupe Facebook, on est des centaines. Là, on se relaie, moi je repars au boulot et je reviens ce soir. On se croisait dans la rue et on se disait pas bonjour, là on discute et il y a ce mot : solidarité. On pense pas pareil ? On s’en fout. Il y a des cons, des racistes ? On leur demande de se taire. La solidarité, c’est quand même ce gouvernement qui devrait montrer que cela existe au lieu de nous piétiner. »

    Ce que disent Line et Alain ? C’est ce qu’on pouvait entendre cette semaine sur la dizaine de gros points de blocage visités dans cette partie du département de l’Eure qui va de Vernon à Val-de-Reuil. La hausse des carburants est oubliée depuis longtemps. D’autant que les prix, constatés à l’Intermarché de Gasny vendredi matin, sont dans la fourchette basse. « Les carburants, c’est la goutte qui a fait exploser le réservoir de la colère », assure Smaïn, un « bloqueur » du péage de l’autoroute A13 à Heudebouville.

    Non, sur les ronds-points, on ne parle plus carburant mais des vraies choses qui fâchent : la pauvreté, les jeunes sans horizon ou précaires à l’éternité, les retraités à la ramasse, et soi-même ou bien dans la galère ou pas vraiment assuré des deux ou trois ans qui viennent. La peur de plonger à son tour. Et surtout, les salaires qui ne permettent pas de finir les mois.

    Il y a ce plaisir de se retrouver ensemble. Des gens que rien n’aurait réunis. Des petits gestes. À l’entrée des Andelys, c’est Anaïs qui raconte : « Un vieux dans une caisse pourrie me donne un billet de 5 euros, en fait c’est lui qu’il faudrait aider. » Le gars qui laisse un plateau de charcuterie d’au moins 50 euros à Gaillon. Ce voyageur dans une belle voiture qui, à Fleury-sur-Andelle, tend un billet de 20 euros. Ce boulanger qui a fait une fournée spéciale d’éclairs au chocolat « Soutien au blocage 27 » (le 27, c’est l’Eure).

    « On se bat pour nos jeunes, pour les retraités, pour nos salaires. »

    Partout, sur tous les ronds-points bloqués, les tables sont remplies de victuailles et de matériel avec parfois le groupe électrogène qui tourne. À Vernon, à la sortie de l’A13, une R5 traîne une carriole remplie de bois de chauffage. Aux Andelys, un routier passe un sac de gâteaux. Sur la barrière de péage de Heudebouville, c’est l’entassement de casse-croûte. Et là, ce jeune gendarme qui discute avec les gilets jaunes :
    « Bon, vers quelle heure vous arrêtez le blocage ?
    -- Pourquoi ?
    -- Euh, ça va devenir dangereux après 17 heures. Et puis faut que je rentre nourrir mon chien, soyez sympas.
    -- Votre chien peut attendre.
    -- Non, c’est un gros, il fait trente kilos, faut qu’il ait sa ration à l’heure. Et puis j’ai pas envie d’être rappelé pour ramasser un corps démembré.
    -- Sympa, vous nous portez chance…
    -- Non mais attention, c’est très dangereux les entrées de péage. »

    Et aux Andelys, où le centre des impôts a été bloqué puis fermé, voilà deux femmes gendarmes qui s’avancent sur le rond-point :
    « Alors, on se respecte, pas vrai ? Donc ne mettez pas des photos de nous sur Facebook.
    -- Y’en a déjà de parties, je crois.
    -- Justement, faut arrêter. Regardez, on n’a pas notre calot, on va se faire engueuler par la hiérarchie.
    -- Mettez votre calot, c’est pas mal.
    -- Ben non, regardez la gueule qu’on a avec ça.
    -- OK, on supprime les photos. »

    C’est bien joli de faire la fête et les barbecues merguez-chipo avec de nouveaux amis, mais « ici c’est pas la kermesse de l’école », corrige David. Il est là depuis cinq jours, à Gaillon. Les yeux rougis et creusés par le froid, la fumée, le manque de sommeil, les discussions sans fin. Comme les autres. David résume : « On se bat pour nos jeunes, pour les retraités, pour nos salaires. On nous traite de beaufs, d’illettrés, de sans-dents, on veut du respect, de la moralité et de l’écoute. Et on veut surtout la fin des injustices : Macron supprime l’ISF, les grandes boîtes ne paient pas les impôts, regardez Carlos Ghosn et les paradis fiscaux. »

    À Vernon, Éric, 41 ans, préfère faire dans l’imagé : « C’est quoi l’histoire ? On nous demande de se serrer la ceinture et en plus de baisser notre froc. Ça, c’est un truc pas possible. Donc stop ! » Ouvrier dans une entreprise de traitement des métaux près de Mantes-la-Jolie, il dit y avoir perdu une épaule. En arrêt de travail depuis avril, un accident professionnel et un patron qui ne respecte aucune consigne de sécurité. « On travaille avec des bains de cyanure, d’acides différents, de chrome. Pas de bleus de travail sécurisés, des petits masques de peinture qui ne servent à rien. L’inspection du travail est passée. Et qu’est-ce qu’a fait le patron ? Acheter des hottes de cuisine ! Et là-dessus, en équipe de nuit, j’ai fait une chute. Comment je fais maintenant avec une épaule foutue… »

    Traditionnellement ouvrière, cette partie de la vallée de la Seine a un temps bien vécu : automobile, métallurgie, industries chimiques, des entreprises de sous-traitance de partout pour les grands groupes et des logements pas trop chers. Depuis vingt ans, l’histoire n’est plus la même avec les crises, les délocalisations et les plans de licenciements qui se sont empilés. « Du boulot, il y en a encore, dit Kevin, 32 ans, mais faut voir les conditions. Moi, je suis cariste en intérim. En ce moment, c’est chômage : 806 euros par mois. J’ai un loyer de 450 euros, une fille à charge. Eh bien, je marche avec un compte dans le rouge et mes découverts enrichissent la banque ! J’ai calculé l’an dernier : 700 euros de frais bancaires dans l’année. »

    Chantal et Rose viennent prendre le relais sur le rond-point. La première est retraitée, 800 euros par mois, une sortie en voiture tous les quinze jours pour faire le « plein de courses », les habits achetés dans les vide-greniers et des jongleries comptables pour, parfois, se payer un billet de train. « On peut vivre comme cela quelques années mais tout le temps, non, c’est trop dur », commente-t-elle.
    Rose approuve en riant. Son mari est au chômage depuis deux ans. Elle est en intérim – « je prends tout, ménage, caissière, etc. » – au Smic et en ce moment en arrêt maladie avec le dos cassé. « 740 euros d’indemnités, on va pas loin avec ça. Donc pour deux de mes trois gosses, c’est plus d’activités et pas de vacances. »

    Le cahier de doléances de René, soudeur à la retraite
    « Ici, c’est la révolte de la France qui a 1 000 euros par mois, voire moins, pour vivre », dénonce Laurence, auto-entrepreneuse dans le service à la personne. Elle ne se plaint pas, son mari a « un bon travail », mais elle dit connaître des « gens qui bossent et qui vivent au camping ou dans leur voiture ». Alain abonde dans son sens. « Il y avait un espoir avec Macron et il ne se passe rien ou le pire. Il n’écoute personne, il a écrasé tout le monde avec ses ordonnances. “Licencier pour mieux embaucher”, c’était ça son truc. Les embauches, je les vois pas. Je suis depuis vingt-huit ans chez Renault et c’est le contraire qui se passe. »

    À Écouis, sur la grande départementale qui mène vers Rouen, ils sont une dizaine à taper des pieds pour se réchauffer devant le feu rouge. Et voici un petit tract : « Les gilets jaunes ne sortent pas que pour l’essence. » Suit une longue énumération de 27 mesures, impôts, taxes : de l’augmentation du gaz au projet de vignette pour les véhicules polluants ; de la suppression de l’ISF à la fermeture des services dans les hôpitaux ; de l’augmentation de l’âge de la retraite aux suppressions de poste dans l’éducation… Tout y passe. C’est un paysage social apocalyptique qui est dressé avec cette conclusion : « Une fois mort, ça ne s’arrête pas : il faut payer l’enterrement et tout le tralala, soit environ 4 000 euros et plus. »

    René, lui, est bien content. Ça lui rappelle Mai-68, quand il commençait sa carrière d’ouvrier chez Bata, à Vernon, avant de se reconvertir en soudeur spécialisé. Le voilà qui émerge de l’épais brouillard qui noie le rond-point un grand cahier à la main. « Je fais tous les blocages et je demande à chacun d’écrire une mesure qu’il faudrait prendre, vous voulez mettre quoi vous ? »

    Le cahier est feuilleté. Rembourser tous les médicaments. Baisser le prix des mutuelles. Mettre les banques à genoux. Augmenter le Smic. Aider les jeunes pour louer des logements – « C’est vrai qu’à 30 piges, être toujours chez Papa-Maman, c’est la honte », commente René. Que les patrons paient leurs impôts. Ouvrir la gare de Gaillon qui est fermée tous les après-midi et où les distributeurs de billets sont cassés. Annuler les 80 km/h sur les nationales.

    Et ça continue. Sur le rond-point, une jeune femme fait elle aussi l’inventaire. « J’en ai marre de tout, j’en ai marre de rien pouvoir faire avec mes gosses, j’en ai marre de compter en permanence pour finir le mois, j’en ai marre de pas être respectée par le patron, j’en ai marre des conneries des journalistes à la télé. » Et elle fond en larmes. « Excusez, je suis fatiguée. »

    Emmitouflé dans sa grosse veste camouflage, Daniel s’offre un petit moment de politique en filtrant les poids lourds. « Moi, c’est pas le pire, je suis à la retraite depuis quatre ans, 1 300 euros par mois. » Daniel a été délégué syndical et il regrette bien que les syndicats ne soient pas dans le coup. « Pourquoi la CGT n’est pas là ?, demande-t-il. Si les gars à l’usine Renault-Flins arrêtaient le travail, ne serait-ce qu’une journée, ce serait plié. »

    L’ancien syndicaliste expose à qui veut l’entendre son choix d’un « capitalisme régulé et juste ». Les multinationales ont trop de pouvoir, le CAC 40 ne paie pas ses impôts, les jeunes galèrent et doivent compléter leur salaire par le travail au noir. Il se souvient de ce reportage sur Starbucks – « c’est à la mode ça » – qui ne paie pas un sou d’impôt en France. Il est pour l’Europe mais pas celle-là, qui ne « fait rien pour le salarié ». Et il en a assez de se faire marcher dessus : « En 2005, on vote non à la Constitution européenne et, trois ans après, on nous l’impose, c’est la démocratie, ça ? »

    À une quarantaine de kilomètres de là, à Fleury-sur-Andelle, en bordure du plateau agricole du Vexin, c’est une autre syndicaliste qui tient avec une cinquantaine de personnes le rond-point. Leïla travaille dans une usine de sous-traitance automobile qui produit des joints de portière et carrosserie. « Attention, je suis là en tant que citoyenne, prévient-elle. Vient ici qui veut, avec ses idées et ses envies, c’est pas un bataillon syndical et justement ça nous change. »

    « Faut discuter, ouvrir une grande négociation »

    Un de ses collègues de l’usine est à ses côtés, trente ans dans cette boîte, la retraite dans trois ans et il s’inquiète. « Quand je suis rentré, on était 1 800 employés, maintenant on est 400 dont 200 intérimaires. Et la moitié ont été virés », résume Marc. L’usine vient de perdre la fabrication de deux joints, assure-t-il, produits désormais chez des sous-traitants à l’étranger. « Regardez l’usine Renault au Maroc, tout va partir et tous ces jeunes, ils vont devenir quoi ? Moi, je dois aider mon fils et puis aider aussi ma mère qui s’en sort pas, c’est humiliant pour tout le monde. »

    Serge a 20 ans, une grande mèche orange dans les cheveux et un scooter poussif fait de récupérations diverses. « J’ai pas le permis et ici, sans bagnole, ça aide pas. » Jardins, espaces verts : il met des C.V. partout et ne trouve nulle part. « Là, je me dépanne dans un centre équestre, 30 euros la journée, je vais faire quatre, cinq jours ce mois. Mais les retraités n’ont plus de thune, on ne peut plus faire leur jardin, les haies, les arbres. »

    Les retraités, voilà un chef d’entreprise qui veut en parler. À Gaillon, Raphaël a une menuiserie, six salariés et est habitué à tourner avec deux mois de travail d’avance. « J’ai quelques marchés d’entreprise, dit-il, mais l’essentiel de mes clients sont des particuliers et à 80 % des retraités. » Il l’assure et enrage : la CSG, le projet de désindexation des retraites, la hausse du fuel de chauffage, les frais de santé… Voilà que les retraités ont gelé ou différé leurs commandes. « Je vois mon chiffre d’affaires fondre comme neige au soleil. Ça, c’est un truc que le gouvernement n’avait pas prévu mais demandez à tous les artisans, les retraités sont à l’arrêt et on se prend cela en pleine tête. »
    Raphaël a donné la semaine à ses salariés. Tous sur les ronds-points ! « J’ai mis dix-huit ans à construire cette boîte, je les laisserai pas la détruire. C’est une folie, il n’y a plus de pouvoir d’achat et c’est nous, en bout de chaîne, qui tombons. »

    Et après ? Ça discute sur les ronds-points et les péages de l’A13. Bien peu des gilets jaunes disaient vouloir manifester à Paris, samedi. « Ça sent le traquenard, s’il y a des affrontements, on va tout perdre et le gouvernement fera tout pour que ça se passe mal », assure un « bloqueur » du péage d’Heudebouville. À Écouis, le groupe qui tient le feu rouge est bien décidé à y aller : « On va faire opération train gratuit, on va quand même pas polluer pour aller à la capitale ! » Et puis Paris n’est qu’un moment. Sans mesures fermes du gouvernement, les blocages vont continuer, assurent les manifestants.

    « Faut discuter, ouvrir une grande négociation avec les syndicats et annoncer vite l’annulation de certaines taxes. Il faut que les petits Mickeys au pouvoir acceptent de reculer, il n’y a que les idiots qui ne changent pas. D’autant que dans six mois, on vote et là, Macron va comprendre sa douleur », dit l’ancien syndicaliste de Vernon. À Fleury-sur-Andelle, Marc attend une « solution correcte pour tout le monde ». « On veut bien payer si nos impôts servent à quelque chose mais on sait aussi que le petit ne peut pas tout payer. Il faut remettre de l’équilibre, de l’égalité. »

    Sans représentant, sans structure et organisation, les occupants de ronds-points n’en démordent pas. C’est justement l’absence de chefs, de délégués, de revendications précises qui « fout le bazar », assurent-ils. Au pouvoir de se débrouiller avec ça et de trouver la porte de sortie. Voilà un exercice qui sonne déjà comme une revanche pour cette France des mille euros et moins par mois.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/231118/dans-l-eure-le-reservoir-de-la-colere-explose?onglet=full

    #giletsjaunes #eure #blocage

    https://seenthis.net/messages/738152 via kaparia


  • Usul : les lycéens ont tendance à bloquer
    https://www.mediapart.fr/journal/france/091017/usul-les-lyceens-ont-tendance-bloquer

    Face aux aimables manifestations de l’enthousiasme ou de la colère politique de ces jeunes lycéens qui n’ont pas encore le droit de vote, que faire, que répondre ? Est-ce ridicule, grave, significatif ? Que de questions, dans ce deuxième épisode d’Ouvrez les guillemets, la chronique vidéo d’Usul...

    #France #blocages #lycées #manifestation #réforme_du_code_du_travail


  • Les #routiers relancent leur mobilisation contre les ordonnances
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290917/les-routiers-relancent-leur-mobilisation-contre-les-ordonnances

    Loin d’avoir calmé le jeu, le gouvernement a remis les routiers sur le chemin de la grève. Les #syndicats ont découvert que l’indemnité de « frais de route », essentiels pour les salariés, rentrait dans le champ des ordonnances. La CFDT, majoritaire dans le secteur, appelle à la grève le 10 octobre.

    #France #Economie #Blocage #Code_du_travail #loi_travail #loi_travail_saison_2 #ordonnances_Macron #transports


  • Fediverse : fin d’une aventure
    https://psychedeli.cat/mastodon-fin-aventure
    https://psychedeli.cat/content/images/2017/06/wallhaven-8850-compressor.jpg

    [Après un blocage dû à une discussion sur la suppression d’un compte supposément pro-nazi] Mes notifications sont enfin redevenues intéressantes et l’ambiance est meilleure, on est passé à autre chose. C’était sans compter, quelques jours plus tard, la girouette qu’est devenue l’administration de mastodon.social. Pour vous situer dans le contexte, mastodon.social est l’instance phare de Mastodon avec 81,211 utilisateurs inscrits à l’heure actuelle et 2,504,555 status. C’est donc un géant et qui, par sa présence, m’inspire ce qui devient un raté de la « décentralisation » : si tous les utilisateurs sont répartis sur une dizaine d’instances majeures, quel est l’intérêt ? Et qu’arrive-t-il si le pouvoir coercitif finit par avoir raison des petites instances qui se retrouvent isolées alors qu’elles ont justement besoin de s’étendre et d’avoir de la visibilité à cette fin ?

    #Mastodon #fediverse #modération #censure #oligopole #blocage #blocking_lists

    https://seenthis.net/messages/609018 via Fil


  • #terrorisme : le lobbying de la France pour durcir la législation européenne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/050716/terrorisme-le-lobbying-de-la-france-pour-durcir-la-legislation-europeenne

    La commission “Libertés civiles, justice et affaire intérieure” du #Parlement_européen a voté un projet de directive réformant le cadre européen de la lutte antiterroriste. Ce texte a été très largement porté par Paris qui a obtenu qu’y soient inscrites les principales mesures adoptées en France ces dernières années : délit d’apologie du terrorisme, blocage de sites #Internet, renforcement des outils d’enquête…

    #International #Bernard_Cazeneuve #Blocage_administratif #Liberté_d'expression #libertés_publiques


  • « Faire les blocages m’a débloquée ! »
    Par Christophe Goby
    http://cqfd-journal.org/Faire-les-blocages-m-a-debloquee

    http://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-27.jpg

    Sandrine trouve qu’elle n’a plus de vie depuis le mouvement social : « Je bosse puis je pars au blocage, une douche puis dodo. » La fatigue se lit sur certains visages mais d’autres viennent les remplacer. Plus frais, avec la pêche comme cette militante CGT qui arrive de l’aéroport : « Mon patron m’a fait péter les plombs. Je faisais 287 heures avec une voiture pas assurée. Cette espèce d’ordure faisait rouler les salariés sans assurance depuis un mois. » Cette cadre commerciale désormais au chômage bossait dans la télématique embarquée, comme elle, mais dans la galère : « Mon secteur ? La France ! Il me collait un premier rendez-vous à Bordeaux à 8 h 30 en partant de Clermont-Ferrand. Après, second rendez-vous à Hendaye à 14 h 30 puis Brive à 18 h 30 puis le lendemain rebelote Besançon le matin. » Le burn-out l’éjecte de son inconfortable strapontin en juillet dernier. « Un jeune collègue a fait une crise d’épilepsie. Au bout de trois mois, il a pété les plombs. Et toi ? Six mois au fond du trou ! Remis en selle au CHU après des crises d’angoisse ? Tu parles, moi qui faisais 130 000 kilomètres par an. Heureusement la lutte a commencé et ça m’a fait un bien fou ! Tu peux pas savoir ! » me balance-t-elle avec un grand sourire. « Faire les blocages m’a débloquée ! »

    #Blocage #Grèves

    http://seenthis.net/messages/498634 via CQFD


  • A #Montpellier : « Les #blocages, c’est notre 49-3 à nous »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260516/montpellier-les-blocages-c-est-notre-49-3-nous

    Départ de la manifestation montpelliéraine, quartier d’Antigone, le 26 mai 2016 © T.A Dans la capitale languedocienne, les manifestants soutiennent sans hésitation la perspective d’une #France bloquée. Sébastien, Claude, Anaïs, Nicolas, “Lutin”, Andrée ou Noël, comme toutes les personnes croisées dans le défilé, affirment vouloir tenir bon. Verbatims.

    #loi_sur_le_travail #loi_travail #manifestations



  • Fabrice Angeï (CGT) : « Les minoritaires sont en réalité au gouvernement »
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/250516/fabrice-angei-cgt-les-minoritaires-sont-en-realite-au-gouvernement

    Mercredi 25 mai, près de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique). © Reuters Où va la #CGT ? Dans le mur ou vers la victoire ? Le chargé du suivi de la loi sur le travail au sein du syndicat répond au pouvoir.

    #Economie #blocages #grève #manifestations_contre_la_loi_travail


  • Fabrice Angeï (CGT) : « Les minoritaires sont en réalité au gouvernement »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250516/fabrice-angei-cgt-les-minoritaires-sont-en-realite-au-gouvernement

    Où va la #CGT ? Dans le mur ou vers la victoire ? Fabrice Angeï, chargé du suivi de la loi sur le travail au sein du syndicat, répond aux anathèmes lancés, depuis le début de la #grève dans les raffineries, sur le syndicat par le gouvernement et une bonne partie de la classe politique.

    #France #blocages #manifestations_contre_la_loi_travail


  • Les grèves s’étendent à de nouveaux secteurs
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240516/les-greves-setendent-de-nouveaux-secteurs

    Intervention des forces de l’ordre à la raffinerie de #Fos-sur-Mer, mardi 24 mai. © Reuters Malgré les tentatives gouvernementales pour isoler la #CGT, le #Blocage de l’économie monte en puissance. RATD, EDF, SNCF, contrôleurs aériens... Mercredi, la fédération FO énergie et mines s’est associée aux journées de grève et de manifestations du 26 mai et 14 juin.

    #France #Le_Havre #loi_sur_le_travail #pétrole #raffineries #social


  • Les #raffineries au ralenti, la grève reconductible prend forme
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240516/les-raffineries-au-ralenti-la-greve-reconductible-prend-forme

    Raffineries en grève, cheminots partant pour un mouvement reconductible, l’aviation civile qui embraye. Malgré les tentatives gouvernementales pour décrédibiliser le mouvement, il monte en puissance. Mais les raffineurs mettent en garde : « Pas question d’y aller seuls. »

    #France #Blocage #CGT #Fos-sur-Mer #Le_Havre #loi_sur_le_travail #pétrole #social


  • Les #raffineries ralentissent, la grève reconductible prend forme
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240516/les-raffineries-ralentissent-la-greve-reconductible-prend-forme

    Raffineries en grève, cheminots partant pour un mouvement reconductible, l’aviation civile qui embraye. Malgré les tentatives gouvernementales pour décrédibiliser le mouvement, la mobilisation monte en puissance. Mais les raffineurs mettent en garde : « Pas question d’y aller seuls. »

    #France #Blocage #CGT #Fos-sur-Mer #Le_Havre #loi_sur_le_travail #pétrole #social


  • Après les « casseurs », le gouvernement cible les « bloqueurs »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240516/apres-les-casseurs-le-gouvernement-cible-les-bloqueurs

    En décrivant les #blocages de #raffineries par la CGT comme une « prise en otage » des Français, et en lançant mardi matin une vaste opération de police pour débloquer le dépôt de Fos-sur-Mer, le gouvernement privilégie le recours à la force.

    #France #loi_sur_le_travail #loi_travail #Manuel_Valls #Myriam_El_Khomri


  • Le #Blocage s’ancre au Havre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190516/le-blocage-sancre-au-havre

    © MG Depuis mardi 12 mai, les dockers, les portuaires, les pétroliers et les cheminots sont entrés dans la danse au Havre, l’un de points les plus névralgiques de l’économie française. Manuel Valls se dit prêt à faire intervenir les forces de l’ordre pour lever les blocages.

    #France #Economie #Le_Havre #loi_sur_le_travail #port


  • #loi_sur_le_travail : le mouvement se durcit
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170516/loi-sur-le-travail-le-mouvement-se-durcit

    La manifestation parisienne, qui a vu s’affronter manifestants et forces de l’ordre, mais aussi manifestants et services d’ordre syndicaux, a donné la tonalité de la semaine sociale, certainement plus radicale que les précédentes. Partout en #France, des #blocages et des actions ont eu lieu, alors que plusieurs secteurs inaugurent la grève reconductible.

    #loi_travail #manifestations #social