• « Et dans ces structures de béton, fleurit toujours dans les interstices, là où l’humidité subsiste encore, cette herbe que l’on dit invasive lorsqu’elle ne fait que nous protéger de l’érosion, et c’est le Gourbi, le Far West, les 100 Noms. Inverser la trajectoire, revenir à la vie depuis la mort, supprimer l’agonie. Supprimer l’agonie. »

    Vent d’ouest - un court métrage inédit de Jean-Luc Godard

    https://lundi.am/Vent-d-ouest-JL-Godard
    #nddl #cannes


  • Sur la manière dont on fabrique un #grand_homme - Pierre Rissient
    Je découvre Pierre Rissient, beaucoup d’articles font son éloge funèbre en insistant sur le fait qu’il a co-produit le seul film réalisé par une femme et doté d’une demi palme d’or à Cannes.
    On apprend que cet homme etait pote avec Tarantino et Scorces et on parle du festival de cannes post-weinstein. Du coup je me demande quelles relations avait ce Pierre Rissant avec Weinstein le serial-violeur. Au passage je rappel que le tag #balancetonporc à été crée car le porc était le nom que les actrices donnaient à Weinstein à Cannes.

    C’est impossible que ce Pierre Rissient ignore ce que faisait Weinstein. En cherchant des infos sur les liens entre Rissant et Weinstein je trouve ceci daté de 2008 (ca donne un indication sur le lien entre les porcs et weinstein au passage) :

    Il y a trois ans, ils claquaient la porte de Disney, lui laissant leur société Miramax - et son extravagant catalogue de films. Depuis, les frères Weinstein n’étaient plus réapparus à la lumière. Mais leur dernier film, Zack and Miri Make a Porno, vient de faire un tabac au festival de Toronto. Les Weinstein, producteurs mythiques du cinéma américain des années 1990, sont peut-être de retour.

    Nés en 1952 et 1954, Harvey et Bob font leur entrée dans le septième art en 1979, à l’aube de l’ère des blockbusters. Le nom de leur société - Miramax - est un hommage à leur mère Miriam et à leur père Max, un tailleur de diamants qui avait combattu en Egypte pendant la seconde guerre mondiale avant de soutenir la cause sioniste.

    Elevés dans le Queens dans des conditions modestes, les deux frères ont grandi dans le culte de la famille Kennedy, mais aussi de la fratrie. Malgré des disputes parfois violentes, ils ont toujours travaillé main dans la main. Véritable cinéphile, doté d’une agressivité très hollywoodienne, Harvey, le plus grand (et le plus gros) des deux, le plus extraverti aussi, s’occupe directement des films.

    Il est aussi le plus redouté - notamment pour sa violence légendaire. Une réputation qui lui vaut d’être caricaturé par Tom Cruise dans Tropic Thunder, le film de Ben Stiller dont la sortie française est prévue le 15 octobre.

    Certains cinéastes le détestent. Sa tendance assumée à couper dans les films lui vaut le doux surnom d’"Harvey Scissorhands", référence au film Edouard aux mains d’argent, dans lequel Johnny Depp porte une paire de ciseaux en guise de mains.

    Mais Harvey est un séducteur sans pareil. Doublée d’une grande intelligence et d’un sens aigu de la communication, son agressivité devient un atout quand il s’agit de défendre un film. « La première fois que je l’ai rencontré, se souvient Vincent Maraval, patron des ventes internationales chez Wild Bunch, il voulait nous acheter Delicatessen. On ne le connaissait pas et on n’avait aucune intention de le lui vendre. Pour nous prouver sa motivation, il est parti puis est revenu déguisé en boucher, avec une tête de cochon sous le bras ! On a fini par lui laisser le film... »

    Quant à ses interventions sur la table de montage, elles relèvent, pour certains, d’un instinct très sûr. Pierre Rissient, qui fut membre du comité de sélection du Festival de Cannes et travailla avec Harvey sur La Leçon de Piano, de Jane Campion, et Little Buddha, de Bernardo Bertolucci, témoigne : « Quoi qu’on pense de Little Buddha, le film se tenait mieux après ses suggestions. Dans sa génération, Harvey est un des seuls à être compétent. »

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/09/13/les-freres-weinstein-refont-leur-cinema_1094856_3476.html#KjWTXQQgzcvdDbW0.9

    Du coup le « féminisme » de Rissient me semble assez particulier car si d’un coté il a co-produit le seul film réalisé par une femme (et du coup je me demande si cette co-palme est pas finalement un cadeau fait à Rissient par ses potes quetards de cannes), Bertolucci est notoirement connu pour le viol de Maria Sheinder
    https://www.lesinrocks.com/2016/12/04/cinema/dernier-tango-a-paris-bertolucci-reconnait-organise-viol-de-comedienne-m
    Et j’ai pas vu Lillte Bouddha mais le pitch fleur un peu le supremacisme blanc, le sauveur blanc et le colonialisme.

    Alors on a des articles élogieux pour un mec totalement inconnu du publique et on efface son amitié avec Weinstein, Tarantino (qui agresse aussi ses actrices en les étranglant jusqu’à l’évaouissement), Bertolucci... pour en faire un pseudo féministe à demi-mots

    Weinstein a co-produit la lecon de piano (un film très douteux du point de vue féministe soit dit en passant, ca m’étonne pas que Weinstein ai produit cet érotisation du chantage sexuel).

    L’institut lumière qui fait la comm pour l’hagiographie de cet inconnu mentionne le nom de son épouse Yung Hee et là j’aimerais bien savoir quelle est la différence d’age entre ce Pierre Rissient et son épouse. J’ai pas trouvé d’infos à ce sujet mais j’ai comme l’impression qu’elle n’a pas 81 ans.

    Bref hier au détour d’un article sur la vieillesse chez les 68tards je tombe sur un exemple de la manière dont la mémoire d’une féministe est faite en 2018 :

    https://seenthis.net/messages/692095
    « Le féminisme radical de Thérèse, sa vision très politique, un peu mégalo et autocratique, n’ont pas toujours facilité les choses, créant des conflits incessants non seulement avec la mairie, mais aussi avec les femmes du projet (un premier groupe a d’ailleurs explosé dès 2011). »

    Au passage je relève l’absence de sororité de cette journaliste qui installe une image très négative de Thérèse Clerc tandis que les hagiographes de Pierre Rissient sont des hommes. C’est peut être un hasard mais cette absence de sororité est un problème pour l’historicisation des femmes et la mémoire en particulier des féministes (qui vont toujours trop loin)

    Les inrock révèlent un peu plus qui est ce Rissient, un gros masculiniste aux tendances extrème droitières : https://www.lesinrocks.com/2018/05/06/cinema/pierre-rissient-disparition-dun-activiste-cinephile-111080076

    Dans ce cinéma, ils avaient établi un fameux carré d’as : Raoul Walsh, Otto Preminger, Fritz Lang et Joseph Losey. Des cinéastes qui ne faisaient pas dans le sentimentalisme ni n’abusaient d’ornementations stylistiques gratuites, menant leurs récits de manière sèche, autoritaire, dans un style sobre qui ne prenait jamais le pas sur le récit et l’action. Des cinéastes également portés vers la masculinité, dans leurs thèmes ou leur esthétique, point sur lequel insistaient les macmahoniens ce qui leur valut des soupçons de sympathies droitières, voire pire.

    Les inrock disent que bien sur c’etait pas un vrai, mais les inrock adorent faire la pub de Cantat et Orselan du coup si les inrock disent que c’est pas un fasciste masculiniste c’est que c’en est un. Il était peut être pas fascite sur tous les plans, mais il y beaucoup d’élément pour dire qu’est c’était un facho de la bite, un mussolinien du zob, un pinochien de la pine, c’est à dire un masculiniste.

    Du coup ca explique le si faible nombre de réalisatrices selectionnées à cannes puisque c’est ce type affreux qui fait des films « éxotico-érotique aux phillipines » (erk !) qui choisissait les films de ce festival misogyne.

    Et du coup cette année, pour la première session de cannes post-weinsteins le festival est dédié à cet homme qui faisait l’éloge de Weinstein.

    #legende_noire #legende_blanche #historicisation #fraternité #fratriarcat #féminisme #cannes #culture_du_viol #mémoire #amnesie #weinstein #balancetonporc #masculinisme

    https://seenthis.net/messages/692265 via mad meg


  • #Netflix : l’affaire « Okja » fait trembler le cinéma
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/300617/netflix-laffaire-okja-fait-trembler-le-cinema

    Le site de streaming Netflix a mis en ligne #Okja, un mois et demi après sa présentation en compétition au Festival de #Cannes. Un festival de cinéma peut-il montrer des films qui ne sont pas destinés à la salle ? Les exploitants peuvent-ils résister à Internet ? La polémique fait rage, aussi grosse que le cochon transgénique imaginé par le Coréen #Bong_Joon-ho.

    #Culture-Idées #FNCF #Jake_Gyllenhaal #Seo_Hyun-Ahn #Tilda_Swinton


  • « Le Jour d’après » : (dis)continuités de #Hong_Sang-soo
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070617/le-jour-dapres-discontinuites-de-hong-sang-soo

    Le Coréen est un des cinéastes les plus prolixes aujourd’hui. Cette prolixité est intimement liée à la manière dont il conçoit ses films : chacun est plusieurs et ils parlent entre eux. Un peu comme chez Eric Rohmer, à qui Hong Sang-soo est bien souvent comparé.

    #Culture-Idées #Cannes #Cho_Yunhee #Cinéma_coréen #Kim_Minhee #Kim_Saebyuk #Kwon_Haehyo #Le_Jour_d'Après


  • #Mehdi_Nemmouche, le djihadiste qui parlait trop
    https://www.mediapart.fr/journal/international/070916/mehdi-nemmouche-le-djihadiste-qui-parlait-trop

    Mediapart retrace le parcours de Mehdi Nemmouche, le premier djihadiste issu des rangs de l’État islamique à avoir commis un attentat en Europe. Des rapports pénitentiaires, révélés ici, illustrent les failles des services de renseignement le concernant. Et posent la question : le terroriste était-il suivi avant la tuerie du Musée juif de Bruxelles dont il est aujourd’hui accusé ?

    #International #Abdelhamid_Abaaoud #Ahmed_Laidouni #Amedy_Coulibaly #banques #Bernard_Cazeneuve #Cannes-Torcy #Chérif_Kouachi #Etat_islamique #Salah_Abdeslam #terrorisme


  • #Mehdi_Nemmouche, le djihadiste qui parlait trop
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010916/hold-pour-lundi-9h-l-odyssee-suspecte-de-mehdi-nemmouche-mehdi-nemmouche-l

    Mediapart retrace le parcours de Mehdi Nemmouche, le premier djihadiste issu des rangs de l’État islamique à avoir commis un attentat en Europe. Des rapports pénitentiaires, révélés ici, illustrent les failles des services de renseignement le concernant. Et posent la question : le terroriste était-il suivi avant la tuerie du Musée juif de Bruxelles dont il est aujourd’hui accusé ?

    #International #Abdelhamid_Abaaoud #Ahmed_Laidouni #Amedy_Coulibaly #banques #Bernard_Cazeneuve #Cannes-Torcy #Chérif_Kouachi #Etat_islamique #Salah_Abdeslam #terrorisme



  • #Brésil : Rousseff écartée, son successeur suscite rejet ou inquiétude dans la région
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180516/bresil-rousseff-ecartee-son-successeur-suscite-rejet-ou-inquietude-dans-la

    Michel Temer, qui a succédé à #Dilma_Rousseff à la présidence, n’obtient pas la reconnaissance attendue. De nombreux États de la région s’inquiètent du processus de destitution en cours. Dans un entretien à Mediapart, Marco Aurelio Garcia, conseiller spécial de Lula puis de Rousseff, fait un premier bilan de cette crise et souligne les difficultés de la gauche brésilienne.

    #International #Amérique_latine #Cannes #impeachment


  • La ville de #Cannes renoue avec le parfum du scandale
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040116/la-ville-de-cannes-renoue-avec-le-parfum-du-scandale

    Bernard #Brochand, député et maire de Cannes. © Reuters Entre 2001 et 2014, sous les deux mandats du maire Bernard Brochand, un système occulte a prospéré à Cannes. Des soupçons judiciaires de favoritisme, de détournement de biens publics ou de trafic d’influence planent aujourd’hui sur la ville. De nombreuses mises en examen ont été prononcées dans l’entourage de l’ancien maire. Mediapart révèle les pièces du dossier.

    #France #Corruption #Fillon #Justice #Murciano


  • #MiaMadre : film de #NanniMoretti #Cannes 2015 | #Cinema
    http://www.cinematraque.com/2015/05/26/mia-madre-la-fin-dune-epoque/#
    http://www.cinematraque.com/wp-content/uploads/2015/05/20150417163548-mia-madre-12-low.jpg

    Ce n’est pas un hasard si le premier dialogue de Mia Madre insiste sur la responsabilité politique de la grammaire du cinéma. Qu’un axe de plan, son échelle et la façon dont il est monté sont guidés par le bagage politique de celui qui les décide. Nanni Moretti s’adresse à travers ses personnages directement aux spectateurs pour leur rappeler littéralement ce qu’il avait tenté de montrer dans #LeCaïman et surtout #April. Comment l’image est l’instrument du pouvoir, qu’il soit politique (La #communication, #propagande de la #démocratie), économique (les #publicités) ou médiatique (la télévision, les journaux). Le Caïman sera sans doute le dernier film frontalement #politique de son auteur. On sent effectivement, aujourd’hui, que Nanni Moretti est politiquement fatigué.

    Mia Madre, en salle demain.


  • Mia Madre : film de Nanni Moretti Cannes 2015 | Cinematraque
    http://www.cinematraque.com/2015/05/mia-madre-la-fin-dune-epoque

    On sent effectivement, aujourd’hui, que Nanni Moretti est politiquement fatigué. Jia Zhang Ke à l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, cette année, expliquait qu’il avait cherché à réaliser des films pour changer le monde, mais qu’il s’était rendu compte que cela ne servait à rien, mais qu’il n’avait pas d’autre choix que de continuer à faire des films. C’est le même état esprit qui guide dorénavant Nanni Moretti. Il ne faut pas voir de hasard quant au choix du cœur, comme élément malade, qui entraîne la mère des personnages vers une mort certaine. Cet organe, on le sait, est celui où se situe l’engagement politique du cinéaste italien. Il est fatigué, mais à l’instar de sa Madre, il ne peut se résoudre à abandonner.

    #ZINC #Cinema #NanniMoretti #MiaMadre #Cannes2015

    http://seenthis.net/messages/375817 via m_gael


  • Isabelle Huppert et Sylvie Pialat à “Women in motion” : le sexisme, quel sexisme ? - Festival de Cannes 2015 - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/2015/isabelle-huppert-et-sylvie-pialat-a-women-in-motion-le-sexisme-quel-sexisme

    http://images.telerama.fr/medias/2015/05/media_126971/isabelle-huppert-et-sylvie-pialat-a-women-in-motion-le-sexisme-quel-sexisme,M223684.jpg

    A moins que... Miracle du sujet, décidément toujours aussi explosif, plus la discussion avance, exemples et partage d’expériences à l’appui, plus elle vient contredire la position de principe des deux invitées. Démonstration : pour montrer qu’elle n’est en rien victime de discrimination dans son métier mais l’exerce simplement autrement que les hommes, Sylvie Pialat explique : « Dans les négociations d’argent, je m’arrête là où les hommes continuent. Pas pressée de passer pour l’hystérique de service. » « Ah oui, renchérit Isabelle Huppert. Car une femme exigeante est forcément une hystérique alors qu’un homme exigeant est qualifié... d’exigeant. »

    A propos des personnages féminins dans les films, l’actrice commence par rejeter l’idée selon laquelle ils seraient moins nombreux et moins complexes que leurs homologues masculins. « Dans le cinéma d’auteur en tout cas, les acteurs ont même de quoi nous envier certains rôles... Et je ne vois vraiment pas comment je serais discriminée en tant qu’actrice : les hommes ne risquent pas de me piquer mon travail ! » La salle rit mais Huppert réfléchit et ajoute : « Les cinéastes ont peut-être tendance, c’est vrai, à faire des plans plus longs sur les acteurs que sur les actrices. Il m’arrive de prendre mon chronomètre et de faire ce constat... » A propos de la parité : « Je déteste ce mot ! », s’emporte la productrice, qui se déclare d’abord parfaitement à l’aise dans un milieu professionnel « testostéronné » (« J’adore les blagues de cul, rigoler et bien manger ! », dit-elle, apparemment convaincue qu’il s’agit là d’un comportement typiquement masculin). Mais elle admet toutefois que les postes de commande dans le secteur de la production audiovisuelle sont occupés par des hommes « à 80 % ». Quant à l’inégalité de salaires entre hommes et femmes dans le cinéma, Isabelle Huppert comme Sylvie Pialat reconnaissent qu’il reste une sacrée marge de progression.

    Il aura donc fallu une heure, pas plus, pour confirmer tout l’intérêt du débat sur la sous-représentation des femmes devant et derrière la caméra. Mais chut ! Ça ne se dit pas. Il faut maintenant regagner la Croisette et ses jolies filles sur talons hauts. Chacune repart avec son petit sac de goodies offert par Kering : des produits cosmétiques capillaires. Histoire de rappeler les femmes à leur devoir élémentaire : un poil soyeux, en toutes circonstances.

    #cannes #cinéma #sexisme

    http://seenthis.net/messages/372337 via Beauté fatale