• Si vous allez à San Francisco, vous y verrez des seringues et de la merde (par Nicolas Casaux)
    http://partage-le.com/2018/07/si-vous-allez-a-san-francisco-vous-y-verrez-des-seringues-et-de-la-merde

    (Revue de presse Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-12-08-2018 )

    La ville de San Francisco est régulièrement promue dans les médias de masse comme un modèle de gestion écologique des déchets pour son taux de recyclage de 80%. En France, le film documentaire #Demain, réalisé par #Mélanie_Laurent et #Cyril_Dion, a beaucoup participé à la diffusion de cette idée. Partout où il passe, Cyril Dion brandit le cas de San Francisco comme une preuve de ce qu’il est possible de rendre une ville écolo-durable (« L’exemple le plus impressionnant, que nous présentons dans le film, est celui de la ville de San Francisco qui recycle 80 % de ses déchets »). Si seulement.

    Affirmer que San Francisco est un modèle de ville durable est une sacrée performance. Ou peut-être est-ce au contraire d’une simplicité confondante : il suffit de répéter cette affirmation sans l’étudier, sans aucun esprit critique. En creusant un peu, on réalise rapidement qu’elle se base sur un certain nombre d’absurdités. À commencer par le fait que le taux de 80% est une arnaque comptable[1]. La ville comptabilise en effet dans son calcul du taux de déchets recyclés, entre autres bizarreries, les déchets du bâtiment et des travaux publics. Ce qu’aucune ville ne fait[2]. Sans ce tour de passe-passe, le taux de recyclage de la ville serait plutôt de l’ordre de 60%. Au passage, on notera que Recology, l’entreprise chargée de la gestion des déchets de la ville, a été condamnée à payer 1,3 million de dollars en 2014 pour des pratiques frauduleuses. Mais cette arnaque comptable n’est rien au regard de ce qui suit.

    La ville de San Francisco (870 000 habitants) produit chaque année toujours plus de déchets, en 2013 elle en a produit plus de 2 millions de tonnes, quand la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (plus d’un million d’habitants) n’en produisait que 653 226 tonnes. Un modèle. La ville de San Francisco génère chaque jour environ 1 200 tonnes[3] de déchets non recyclables et non compostables qui sont enfouies sous terre. Un modèle.

    En outre, ce qu’ils (les gouvernements, les entreprises et les médias de masse) qualifient de #recyclage n’a rien d’écologique. Le traitement des déchets se fait toujours loin hors de la ville, dans des usines énergivores (sauf pour le bois/papier qu’ils brûlent en usine de biomasse, une autre catastrophe écologique). Dans le film Demain, on ne voit que la part des déchets qui est compostée, et c’est tout. Sachant que les déchets compostés constituent la part la moins importante des déchets collectés dans la ville. Ce qu’ils n’expliquent pas dans le documentaire, c’est qu’une grande partie des déchets (métaux, plastiques, etc.), uniquement triée, est exportée et disséminée à travers le globe, jusqu’en Chine, aux Philippines et au Vietnam — d’ailleurs, depuis que la Chine a restreint ses importations de déchets en 2017, #Recology se retrouve face à un problème relativement gênant, celui de trouver comment écouler les tonnes d’ordures qu’elle expédiait habituellement vers l’empire du Milieu. C’est-à-dire que ces déchets produits par les San-Franciscains sont compressés en balles en usine puis expédiés à l’autre bout du monde pour être recyclés — sachant que le recyclage n’est pas une véritable solution, d’abord parce que le recyclage infini est un mythe[4], ensuite parce que le recyclage du plastique est particulièrement inefficace[5], et enfin et surtout parce que le recyclage, dans le cadre d’une société industrielle capitaliste de croissance, ne résout aucun des problèmes fondamentaux qu’elle implique (de #surconsommation de ressources, y compris énergétiques, de pollutions en tous genres, d’étalement urbain, de croissance démographique, etc., etc.).

    Récapitulons. Ce qu’ils nous présentent comme un #modèle de vertu écologique, de durabilité, c’est une ville dont la production de déchets par personne, relativement élevée, ne cesse de croître, et dont la gestion de ces #déchets consiste à en enfouir une partie, à en expédier une autre en Chine et ailleurs, et à en brûler une partie en incinérateur  ; c’est aussi une ville qui trafique ses calculs de taux de recyclage. Un modèle.

    Mais nous ne devrions pas avoir besoin de discuter ainsi de la soi-disant #durabilité d’une ville comme San Francisco. Comme toutes les grandes métropoles du monde, San Francisco dépend directement de l’ensemble des infrastructures et des pratiques toutes plus insoutenables les unes que les autres de la civilisation industrielle. Il faut une sacrée dose d’ignorance historique et écologique pour ne pas comprendre que l’urbanisation de la baie de San Francisco a dramatiquement ravagé ce qui était jusqu’à il y a moins de 300 ans un écosystème sain (non pollué) et plein de vie. Où sont passés les condors de Californie, les wapitis, les ours, les loups et ainsi de suite, qui pullulaient dans la baie  ? Les conséquences du développement de la civilisation industrielle dans la baie de San Francisco rappellent les conséquences de son développement partout sur la planète : extermination et disparition de nombreuses espèces vivantes, pollution des eaux (aujourd’hui, on retrouve un peu de tout dans les eaux de San Francisco, du mercure, des résidus de médicaments en tous genres, des huiles de moteur usagées, des déchets plastiques, et ainsi de suite  ; cinq des plages les plus polluées de Californie se trouvent dans la baie, qui ne cesse de s’acidifier), pollution de l’air (en ce moment, la qualité de l’air dans la baie n’est pas loin d’être la pire de tous les États-Unis[6]), etc.

    Leur manière de mesurer la qualité écologique de la ville — et d’une ville en générale — est grotesque. Comme si on pouvait se contenter de statistiques concernant le « recyclage » des déchets produits par une ville pour l’estimer. Comme si on pouvait occulter les nombreux impacts environnementaux (sans parler des impacts sociaux), entre autres choses, de la production mondialisée des appareils électroniques les plus couramment utilisés par les San-Franciscains — iPods, iPads, iPhones, Google Glass… — ou de leurs voitures, réfrigérateurs, téléviseurs, ou de leur nourriture, ou de la construction des infrastructures qu’ils utilisent et des bâtiments dans lesquels ils vivent, et ainsi de suite. Si toutes ces choses étaient prises en compte, on s’apercevrait immédiatement de l’insoutenabilité totale de la civilisation industrielle et de son mode de vie. Mais elles ne le sont pas, évidemment, propagande oblige.

    Et comment ne pas parler des inégalités sociales  ? San Francisco est une des villes les plus chères des USA. La gentrification en cours n’a pour cesse d’épurer la ville de ses habitants les plus pauvres[7] :

    « La ville de San Francisco connaît un processus de #gentrification d’une violence sans commune mesure avec ce que l’on peut constater en France. On l’a longtemps appelé embourgeoisement, ou changement urbain dans le contexte de la recherche académique française, sans pour autant y mettre les significations que contient le terme anglo-saxon. Il faut pourtant être clair : il est bien question ici de processus similaires dans leurs conséquences, bien que la rapidité à laquelle ils se produisent diffère, ou que leur visibilité ne permette pas de les identifier aussi facilement. »

    Et comment ne pas voir toute la folie et l’inhumanité de la civilisation industrielle dans le fait que la ville ne parvient toujours pas à gérer les problèmes qui découlent de la présence des nombreux #sans-abri, souvent atteints de troubles psychiatriques, qui errent dans ses rues, résultat des politiques calamiteuses des gouvernements qui se sont succédé et symptôme du mal-être qui ronge la modernité  ? On estime qu’ils sont 7 500 à vivre dehors sur une population totale de 870 000 habitants (presque 1% de la population). Très récemment, la nouvelle maire de San Francisco, London Breed, dans une des premières interviews[8] qu’elle a accordées depuis son entrée en fonction, a expliqué qu’il y avait « plus d’excréments sur les trottoirs » que jamais, et qu’on « ne parle pas que de crottes de chiens, mais de matières fécales humaines ». Au cours des six premiers mois de l’année 2018, plus de 16 000 plaintes concernant des « excréments » ont été déposées auprès des autorités de la ville. La présence de déchets en tous genres, y compris de seringues, est actuellement un véritable problème pour la municipalité. Ainsi que l’explique le San Francisco Chronicle dans un article[9] intitulé « Pourquoi San Francisco fait face à un déluge de seringues » : « La ville de San Francisco distribue plus de seringues gratuites aux toxicomanes — 400 000 par mois, un chiffre qui ne cesse de croître — que la ville de New York, dix fois plus peuplée ». La consommation de drogue en public est un problème croissant dans toute la ville. Des habitants se plaignent, entre autres, de « devoir enjamber des gens qui s’injectent de l’héroïne dans les stations de métro ».

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=HWdurZWys4I

    Ainsi que l’a récemment titré[10] le Business Insider, « Le centre-ville de San Francisco est davantage jonché de seringues, de déchets et d’excréments que certains des plus pauvres bidonvilles du monde ». Dans l’article, on apprend notamment que « la contamination de certains quartiers de San Francisco est pire que celle de certains endroits du Brésil, du Kenya ou de l’Inde ». Un modèle.

    Je me suis promené dans les rues de San Francisco. Je ne connaissais pas grand-chose de l’histoire de la ville. J’ai été stupéfait par le nombre de #clochards, de #toxicomanes et de malades mentaux qu’on y rencontre. Parfois au pied d’immeubles de luxe réservés aux super-riches, ou devant les bureaux d’#Uber, de #Microsoft, ou de #Twitter. J’ai vu les gratte-ciels, ces manifestations délirantes de l’hubris de la société industrielle, dont les constructions sont autant de désastres écologiques. Les travaux incessants qui font de toutes les villes d’interminables chantiers. Les magasins de luxe de l’#hypercapitalisme actuel. Les businessmen pressés — de faire du profit, toujours plus, en exploitant les hommes et en détruisant la planète, toujours plus — qui ignorent machinalement tous les clochards qu’ils croisent lors de leur jogging matinal. Je n’ai pas vu « des gens doux et gentils, le long des rues de San Francisco », me parler de fleurs et devenir mes amis. Je n’ai pas vu de fleurs dans les cheveux mais des oreillettes Bluetooth et des smartphones dans les mains. Bref, j’y ai vu la démence commune de la modernité.

    Il n’y a rien de #durable à #San_Francisco. Comme beaucoup d’autres, cette ville incarne précisément l’insoutenabilité, l’iniquité et la folie qui gangrènent la civilisation industrielle. Ceux qui se servent de son cas pour suggérer qu’on pourrait la rendre durable ou écologique sont les idiots utiles du #capitalisme_vert. C’est l’évidence même. Ceux qui ne le comprennent (toujours) pas aujourd’hui ne manqueront pas de le constater d’ici quelques années.

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  • La loi #Pénicaud, un pas de plus dans la #guerre_aux_pauvres
    (relevé sur twitter)

    Projet de « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est son nom complet ; « liberté » :-) ). Le ProJet de Loi est terrifiant, il a été retoqué par le Sénat mais les mesures passent petit à petit et adoptées mercredi : c’est la fin de l’assurance chômage (maintenant financée par l’impôt —> alloc universelle très basse forçant comme aux US à un travail obligatoire les #chômeurs--> ; offre « raisonnable » refusée = suppression des allocs, = condamnation à mort ou retrait des enfants pour famille monoparentale- un jour je tweeterai trafic d’enfants et classe sociale tiens...), #surveillance accrue des chômeurs, #apprentissage (une cata, et c’pas un hasard si le #Medef fait sa pub sur « l’apprentissage, mon plan A »), erasmus + ds le cadre de la mobilité européenne. #Logement, chômage, santé, les plus faibles (rsastes, chômeurs, parmi lesquels maj de femmes, parmi lesquelles les plus pauvres sont les daronnes et leurs mômes car vivre à 4 sur un RSA c’pire que vivre à 1) vont trinquer d’abord mais le dumping obtenu par l’exploitation des #migrants (le capital les rémunère à 80 centimes de l’heure en Allemagne : esclavage bonjour) et des chômeurs va aussi faire baisser les #salaires et les conditions de travail des travailleurs. Bref, la stricte application des recommandations de la Cour des Comptes et du FMI. Mais rien de surprenant, le capitalisme ne fait rien en douce, y’a PAS de complot, ça c’est ce que disent les hommes politiques « de gauche » qui servent à rien juste à donner la réplique... Le #capitalisme est un système autotélique fondé sur la forme valeur, le psychologiser ne sert à rien en plus d’être faux, il n’est pas « méchant, il ns cache tout, bouh », tout est dispo sur legifrance, dans le programme de Macron et les PJLoi depuis tjs et partout. La presse ne relaie pas, ne fait pas son travail, ça, c’est autre chose.
    Ce qui est promulgué ces jours-ci était prévisible depuis...le rapport #Sirugue, les rapports de la Cour des Comptes et du FMI, en matant ce qui se fait aux US, en voyant que sous Hollande, #EgalitéCitoyenneté est passée (d’ailleurs parfois la presse incrimine Macrotte pour des trucs liés à des lois antérieures à lui, ce qui n’en fait pas une moindre saloperie hein) dans le silence, la loi #ELAN, idem, etc.
    Quand j’ai vu se déployer le « zero chômeurs », chez ATD d’abord (voir https://seenthis.net/messages/438805 https://seenthis.net/messages/438541#message446260) puis dans le programme de Méchancon, j’ai glapi : « ça annonce que ça va passer en mode punitif obligatoire », on m’a dit « rien à voir, non non ». Lol.
    Si.
    Quand j’ai dénoncé Sirugue on m’a bien ri au nez, et on m’a traitée de monomaniaque, pessimiste qui fait sa pythie... pour tout ce qui concerne le logement/divorce/santé... Sécu, #flicage, surveillance et pauvreté, tellement prévisible, hélas :)...soupir Les mères sans fric le savent avant les autres, les mômes de chômeurs... Mais ensuite, ça ruisselle, du bas vers le haut, et maintenant, ce que vivent ceux qui ont connu le RMI, l’apprentissage, l’impossibilité de quitter leur mec, le renoncement aux soins, etc etc, ça va remonter à la classe moyenne
    J’avais pourtant spoilé, mais on m’a pas crue. J’aurais préféré me tromper, hein.

    https://seenthis.net/messages/712890 via koldobika


  • Grandmother on oxygen dies after PSE&G cuts off her power, grieving family says | NJ.com
    https://www.nj.com/essex/index.ssf/2018/07/grandmother_on_oxygen_dies_after_pseg_cuts_off_her.html
    https://image.nj.com/home/njo-media/width620/img/essex_impact/photo/2018/07/08/24672561-standard.jpg

    A 68-year-old Newark woman in hospice care, who depended on oxygen to survive, died last week after PSE&G turned off her electric because of an overdue bill, her grieving family said Sunday.

    Linda Daniels was in her Shephard Avenue home with her family for hours after her oxygen tank powered by electricity and air-conditioning stopped working about 10 a.m. Thursday. She died at 4:23 p.m. of heart failure, her family said.

    Pour ceux et celles qui ne lisent pas l’anglais, je résume grossièrement la situation : la vieille dame devait de l’argent depuis un moment à la compagnie PSE&G. Elle a fini par payer mais 2 jours après, ils ont quand même coupé l’électricité pour défaut de paiement un jour où la chaleur était extrême. La dame en question avait une aide respiratoire grâce à un appareil qui fonctionnait à l’électricité. Elle est morte étouffée malgré les appels répétés de la famille à la compagnie pendant la journée. Les faits se sont passés ) Newark aux États-Unis.

    #privatisation #pauvreté #capitalisme #libéralisme_économique

    https://seenthis.net/messages/707842 via ninachani


  • Max Weber : De la Rationalité en finalité à la Réification du Monde
    https://secession.fr/max-weber-rationalite
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2018/07/max-weber.jpg

    Max Weber : la Raison la mieux partagée

    Max Weber (1864-1920) est l’auteur d’une œuvre colossale. Ses études comparatives des grandes religions, son travail sur l’histoire du capitalisme, ses analyses de la bureaucratie, des formes de domination ou du charisme sont devenus des classiques.

    Foisonnantes les investigations du sociologue allemand émergent à partir d’une problématique commune. Max Weber veut démontrer que la naissance et le développement des sociétés modernes capitalistes sont liés à la généralisation d’une forme particulière de rationalité.

    #sociologie #philosophie #maxweber #societe #capitalisme


  • Le véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises
    https://www.bastamag.net/Le-veritable-bilan-annuel-des-grandes-entreprises-francaises

    L’Observatoire des #Multinationales, édité par Bastamag, publie le premier « véritable bilan annuel » des multinationales françaises. A l’heure du secret des affaires et des politiques très favorables aux grandes entreprises, ce rapport très détaillé et inédit de 154 pages permet à chacun de s’informer réellement – au-delà de la com’, des belles publicités et du jargon financier – sur ce que font concrètement les grandes entreprises françaises dans bien des domaines : quel répartition des richesses, quelles (...)

    #Chroniques

    / #Enquêtes, #Climat, #Conditions_de_travail, Emploi , #Capitalisme, Multinationales

    #Emploi_

    https://seenthis.net/messages/705133 via Basta !


  • Propaganda - La fabrique du consentement - ARTE

    Comment influencer les foules ? À travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l’un des inventeurs du marketing et l’auteur de “Propaganda”, un passionnant décryptage des méthodes de la “fabrique du consentement”.

    https://www.youtube.com/watch?v=FPbxJV4QKso

    Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, l’auteur du livre de référence Propaganda et l’un des inventeurs du marketing, Edward Bernays (1891-1995) en fut l’un des principaux théoriciens. Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de “fabrique du consentement” des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et transformer ainsi le citoyen en consommateur. En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle. Ce documentaire riche en archives retrace, à la lumière d’une analyse critique – dont celle du célèbre linguiste Noam Chomsky –, le parcours de celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l’artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954.

    Source : Arte, Jimmy Leipold, 29-05-2018
    Réalisation : Jimmy Leipold - France - 2017
    https://www.arte.tv/fr/videos/071470-000-A/propaganda-la-fabrique-du-consentement
    Proposé par https://www.les-crises.fr/video-propaganda-la-fabrique-du-consentement-par-arte

    #propagande #propaganda #manipulation #médias #edward_bernays #comportementalisme #freud #adam_curtis #psychologie #chomsky #noam_chomsky #relations-publiques #capitalisme

    https://seenthis.net/messages/700870 via BCE 106,6 Mhz


  • « 1984 » à l’indicatif présent Frédérick Lavoie - 2 juin 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/529253/entrevue-1984-a-l-indicatif-present

    C’est l’un des romans les plus traduits et retraduits de la littérature anglo-saxonne, avec plus de 65 langues au compteur. Depuis la parution originale de 1984 il y a près de sept décennies, des millions de lecteurs ont frémi en suivant la descente aux enfers de Winston Smith, fonctionnaire au ministère de la Vérité (ou « Miniver » en #novlangue) qui, par une journée froide et claire d’avril, entame l’écriture d’un journal intime dans lequel il confie sa haine de #Big_Brother, le guide suprême et omniscient du Parti.

    En Océania totalitaire, Winston le sait bien, son « crimepensée » lui vaudra tôt ou tard d’être arrêté par la Police de la pensée afin d’être rééduqué ou « vaporisé ».

    Jusqu’à maintenant, les lecteurs francophones n’avaient pu découvrir le monde #dystopique imaginé par George Orwell qu’à travers une seule traduction, parue chez Gallimard en 1950 et sans cesse rééditée. Pour une raison qui demeure inconnue, la traductrice Amélie Audiberti avait choisi de conserver en anglais le Big Brother de la version originale, pourtant devenu Gran Hermano, Großer Bruder, Wielki Brat et Büyük Birader dans d’autres langues.

    La force du propos d’Orwell et son actualité sans cesse renouvelée, du stalinisme aux « faits alternatifs » de Trump et sa bande, ont fait en sorte qu’on s’est peu attardé à la qualité littéraire de la traduction d’Audiberti. Or, en y regardant de plus près, elle apparaît plutôt bancale et truffée d’inexactitudes et d’approximations.
    https://media2.ledevoir.com/images_galerie/pt_628223_477071/image.jpg
    Alors que l’oeuvre d’Orwell s’apprête à entrer dans le domaine public en France en 2020 (elle l’est déjà au Canada depuis 2001, mais aucun éditeur québécois n’a semble-t-il saisi l’occasion pour la rééditer), #Gallimard a voulu prendre de l’avance sur ses concurrents en offrant une nouvelle traduction.

    Dans son appartement lumineux du XVIIIe arrondissement de Paris, la traductrice Josée Kamoun, à qui a incombé la tâche de revisiter le classique, raconte s’être résignée très tôt à conserver le Big Brother de sa prédecesseure. Le personnage était trop ancré dans l’imaginaire collectif pour soudainement se transformer en Grand Frère. « Je savais que ça ne passerait plus. »

    Big Brother est toutefois demeuré le seul intouchable d’une traduction à l’autre. Dans le 1984 de Kamoun, Winston Smith travaille désormais au « Minivrai » et habite en « Océanie », où son « mentocrime » risque d’être puni par la « Mentopolice », dont la tâche est de s’assurer que les membres du Parti respectent les principes du « Sociang » (et non de l’« #Angsoc »).

    De la novlangue au néoparler
    Quant à la novlangue d’#Audiberti, Josée Kamoun s’est permis de la rebaptiser « néoparler ». Le souci d’exactitude a primé l’usage devenu courant du terme, principalement pour parler de la langue de bois des politiciens et autres décideurs. « Si Orwell avait voulu créer la Newlang , il l’aurait fait. Mais il a créé le Newspeak , qui n’est pas une langue mais une anti-langue. Il savait ce qu’il faisait, » justifie celle qui a plus d’une cinquantaine de #traductions à son actif, dont plusieurs romans de Philip Roth, de John Irving et de Virginia Woolf.

    Autre choix audacieux de Josée Kamoun : celui de narrer l’action au présent, un temps qui, selon elle, reproduit mieux l’effet de la version originale anglaise, pourtant écrite au passé. « Le traducteur est là pour traduire un effet, et non pas simplement des mots, explique l’enseignante de littérature et de traduction à la retraite. En anglais, le prétérit n’est pas un temps pompeux, contrairement au passé simple en français. C’est un temps ordinaire qu’on peut emprunter dans la langue parlée. »

    Dans la traduction de Josée Kamoun, les membres du Parti ne se vouvoient plus mais se tutoient, comme il était de mise entre camarades communistes à l’époque. Et Big Brother interpelle maintenant les citoyens d’Océanie à la deuxième personne du singulier. « Tu as beaucoup plus peur s’il TE regarde que s’il VOUS regarde », souligne la traductrice.

    Le corps dans tous ses états
    Lorsque Josée Kamoun a lu pour la première fois #1984 au début de la vingtaine, la #dystopie d’Orwell l’a « envoyée au tapis », se souvient-elle. « Ce livre va chercher nos angoisses les plus primaires, comme celles d’être kidnappé ou torturé. » En s’appropriant le texte pour mieux le traduire, elle dit avoir décelé une « colonne vertébrale » rarement ou jamais abordée dans les analyses qui ont été faites du roman : le thème du corps.

    « Winston représente cette conscience vulnérable, cette fragilité humaine qui passe par le corps. Il n’a que 39 ans, mais déjà, il est cuit. Il a un ulcère à la cheville, il ne peut plus toucher le bout de ses orteils. Tout est moche, tout pue autour de lui. Et voilà que par son geste de résistance [l’écriture de son journal], il enclenche un nouveau rapport au corps.

    Avec [son amante] Julia, il connaît l’explosion des sens. Tout d’un coup, le corps existe. Non seulement on fait l’amour, mais on mange du vrai chocolat, on boit du vrai café, et ça sent tellement bon qu’il faut fermer la fenêtre pour ne pas attirer l’attention. Après son arrestation, il subit toutes sortes de coups et d’électrochocs. Il n’habite plus du tout son corps. Puis, on le remplume afin de le rééduquer. Mais tout ce qui était désiré et désirable chez lui a disparu, comme l’appétit de vivre. C’est le corps de la trahison. »

    En exposant les joies et les souffrances physiques qui résultent des choix politiques d’un citoyen dans un système totalitaire, George Orwell rappelle qu’au-delà de notre volonté et de nos convictions les plus fortes, « l’homme, c’est d’abord un corps ».

    Traductions comparées
    L’incipit
    1949 : It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen.
    1950  : C’était une journée d’avril froide et claire. Les horloges sonnaient treize heures.
    2018  : C’est un jour d’avril froid et lumineux et les pendules sonnent 13 :00.

    Le slogan
    1949  : War is peace. Freedom is slavery. Ignorance is strength.
    1950  : La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force.
    2018  : Guerre est paix. Liberté est servitude. Ignorance est puissance.

    La mentopolice
    1949  : How often, or on what system, the Thought Police plugged in on any individual wire was guesswork.
    1950  : Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir.
    2018  : À quelle fréquence et selon quel système la Mentopolice se branche sur un individu donné relève de la spéculation.

    Le néoparler
    1949  : “You haven’t a real appreciation of Newspeak, Winston”, he said almost sadly. “Even when you write it you’re still thinking in Oldspeak.”
    1950  : — Vous n’appréciez pas réellement le novlangue, Winston, dit-il presque tristement. Même quand vous écrivez, vous pensez en ancilangue.
    2018  : — Tu n’apprécies pas le néoparler à sa juste valeur, commente-t-il avec un air de tristesse. Même quand tu écris, tu continues à penser en obsoparler.

    Journaliste, Frédérick Lavoie est aussi l’auteur d’Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell (La Peuplade), qui scrute les transformations cubaines par le prisme de 1984.

    #ministère_de_la_vérité #propagande #george-orwell #capitalisme

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  • Et si la non-violence n’était pas efficace ?
    https://reporterre.net/Et-si-la-non-violence-n-etait-pas-efficace
    https://reporterre.net/IMG/arton14773.png

    Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, « Comment la #non-violence protège l’État », de Peter Gelderloos, déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du #capitalisme et de l’État.

    Présentation du #livre par son éditeur :

    Parlons franchement, au vu de la situation, la grande majorité des mouvements sociaux et écologistes échouent lamentablement, depuis des décennies, ne serait-ce qu’à freiner la catastrophe sociale et écologique en cours (de la sixième extinction de masse aux inégalités économiques phénoménales et croissantes qui caractérisent notre temps).

    La plupart de ces mouvements se targuent de respecter scrupuleusement les principes de la non-violence, qu’ils considèrent comme la seule méthode de lutte acceptable. Et pourtant, ainsi que Peter Gelderloos l’expose brillamment dans ce livre, cette adhérence dogmatique au concept de la non-violence est injustifiée et injustifiable. En outre, il s’agit d’une des principales raisons pour lesquelles ils sont inefficaces.

    En démystifiant les figures historiques inexorablement citées par la majorité de ceux qui défendent la non-violence comme un absolu — Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela —, en exposant les réalités complexes derrière leurs accomplissements (souvent réduites à des simplismes mensongers), et en exposant les nombreux problèmes d’#éthique qui découlent de l’absolutisation de la non-violence, Gelderloos nous offre ici un ouvrage essentiel qui devrait nous aider à sortir de l’impasse manifeste dans laquelle s’enlisent les mouvements militants.

    Loin de faire l’apologie d’une violence irraisonnée, ce livre déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du capitalisme et de l’État.

    https://seenthis.net/messages/695856 via Agnès Maillard


  • Le plan de Macron et de l’UE pour détruire l’#hôpital public - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2018/05/le-plan-de-macron-et-de-l-ue-pour-detruire-l-hopital-publ
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/54/91/86/20180513/ob_11015c_capture-d-ecran-2018-05-13-a-07-31.png

    La réalité est là : les instruments de #destruction de l’hôpital public proviennent des dogmes du #capitalisme : financement des investissements par les marchés financiers et non plus par le pôle public, tarification à l’activité (T2A) depuis 2004, #privatisation de toutes les fonctions supports qui ne sont pas censées faire partie du « cœur de métier » de l’hôpital, diminution de l’offre de soin par la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), gestion allégée (« lean management ») du personnel (65 à 70% des budgets hospitaliers) par la gestion par la #peur et la #flexibilisation.

    La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de #Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

    Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

    https://seenthis.net/messages/694649 via Agnès Maillard


  • Covoiturage : bienvenue dans un capitalisme de crevards
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Covoiturage-capitalisme-de-crevards

    Mais depuis que le covoiturage est devenu une pratique commune, je rencontre plutôt des personnes qui me prennent pour un billet de banque. Les conducteur les plus sympa que je croise désormais, c’est ceux qui ont la fibre commerciale et ont investi dans une plus grosse voiture pour prendre plus de monde et maximiser leur profit. Je finis par adopter le masculin au lieu de l’écriture épicène parce que dans mon expérience (j’ai beaucoup covoituré vers 2010-2011) les conducteurs sont souvent des hommes et les passagères des femmes. Et ça se sent.

    #covoiturage #capitalisme #transport #train

    https://seenthis.net/messages/692616 via RastaPopoulos


  • The Corporation - Full Movie
    https://www.youtube.com/watch?v=xHrhqtY2khc


    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/43/Movie_poster_the_corporation.jpg
    Mark Achbar | The Corporation
    http://thecorporation.com/team/mark-achbar

    Mark Achbar | Hello Cool World Media
    http://hellocoolworld.com/mark-achbar

    The Corporation (2003 film) - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Corporation_(2003_film)

    The Corporation is a 2003 Canadian documentary film written by University of British Columbia law professor Joel Bakan, and directed by Mark Achbar and Jennifer Abbott. The documentary examines the modern-day corporation. Bakan wrote the book, The Corporation: The Pathological Pursuit of Profit and Power, during the filming of the documentary.

    Squel | The Corporation
    http://thecorporation.com

    More than a decade after The Corporation started a global conversation about the modern business corporation, best-selling author and scholar Joel Bakan is now working on a follow-up project that focuses on the corporation’s remarkable evolution and transformation since the first film.

    “The original film was a call to action,” says Joel Bakan. “Now an entire generation of advocates, from both within and outside corporations, is successfully demanding that major corporations redefine their very purposes and missions to include social and environmental values.”

    As today’s leading companies embed social responsibility and sustainability at the hearts of their business models and operations, the new film reveals an emerging ethos of shared value, a rejection of short-termism, and a new conviction that the best way for companies to do well is by doing good.

    #capitalisme #film #documentaire

    https://seenthis.net/messages/688668 via klaus++


  • Les #Léviathans V. Vie privée, informatique et marketing dans le monde d’avant Google
    https://framablog.org/2018/04/09/les-leviathans-v-vie-privee-informatique-et-marketing-dans-le-monde-davan

    Dans notre ère désormais numérique il nous arrive parfois d’être pris d’un léger vertige tant le flux tourbillonnant de l’actualité porte des coups brutaux à notre représentation du monde. C’est alors qu’un pas de côté est salutaire. Apprendre avec Meltdown … Lire la suite­­

    #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Capitalisme #États-unis #Histoire #Surveillance


  • #Facebook, emblème du « capitalisme de surveillance »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/070418/facebook-embleme-du-capitalisme-de-surveillance

    Le détournement de 87 millions de profils Facebook par #Cambridge_Analytica afin d’influer sur la campagne présidentielle américaine a Mark Zuckerberg lors du Mobile World Congress en février 2016 à Barcelone © Facebook plongé la société de Mark Zuckerberg dans une crise sans précédent en la mettant face à un dilemme en apparence insoluble : comment rassurer investisseurs et utilisateurs alors que son modèle économique repose par définition sur la collecte massive des données personnelles ?

    #International #capitalisme_de_surveillance #GAFAM

    https://seenthis.net/messages/683885 via Mediapart


  • Radio : Jean-Marc Royer, Le Monde comme projet Manhattan, 2017
    https://sniadecki.wordpress.com/2018/03/13/royer-manhattan

    Attention le texte de l’article et l’émission de radio ne contiennent pas la même chose, les deux sont intéressants, il faut lire et écouter les deux !

    Des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant

    Si les deux premières parties de ce livre débutent par une toute autre histoire du nucléaire, sa troisième partie, la plus importante aux yeux de l’auteur, a pour ambition d’en tirer les conséquences dans les domaines théoriques, historiques, philosophiques et politiques. Précisons qu’il n’est pas question de faire avec cette présentation un quelconque résumé de l’ouvrage mais d’attirer l’attention du lecteur sur des aspects jugés majeurs. Par conséquent, il n’y retrouvera pas le soubassement argumentaire de certaines des affirmations avancées.

    https://ia801503.us.archive.org/13/items/RMU039RoyerManhattan/RMU_039_RoyerManhattan.mp3

    #audio #radio #Radio_Zinzine #Racine_de_moins_un @tranbert #nucléaire #capitalisme #Jean-Marc_Royer #Histoire #Hiroshima #Auschwitz #mort #crime_contre_l'humanité

    https://seenthis.net/messages/676159 via RastaPopoulos


  • Fatigue de soi ou société de la fatigue ?
    https://secession.fr/fatigue-de-soi-ou-societe-de-la-fatigue
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2018/02/fatigue-secession-sociologie.jpg

    Fatigue de soi ou société de la fatigue ?

    Les slogans de la société néolibérale déclinent les thèmes de la « réalisation de soi » et de la performance. Ces invitations permanentes à s’inventer ou à se construire sont en adéquation avec la logique de croissance infinie des marchés.
    Loin de libérer les individus, elles constituent de nouvelles contraintes. Chez leurs récipiendaires, elles génèrent différentes formes de mal-être.

    #sociologie #philosophie #société #capitalisme #politique #psychologie #travail #fatigue #économie #néolibéralisme


  • Boulots de merde : « On revient à une économie de type féodale, une économie de la domesticité » (Julien Brygo et Olivier Cyran, BastaMag)
    https://www.bastamag.net/Intensification-du-travail-Le-patronat-et-ses-relais-politiques-sont-prets

    #Produire ou servir plus, avec moins : c’est l’#injonction faite à tous les #travailleurs, des chaînes de montage automobiles aux couloirs des hôpitaux, en passant par les salles de classe ou les bureaux de poste. A la souffrance de ces #boulots dégradés, s’ajoute la #précarité grandissante de travailleurs qui quittent le #salariat pour la « liberté » de l’#auto-entrepreunariat. [Julien Brygo et Olivier Cyran] y décrivent l’âpre quotidien de celles et ceux qui exercent des métiers difficiles et souvent utiles, à comparer avec certains boulots très bien payés et plutôt confortables, mais qu’ils jugent socialement nuisibles.
    […]
    « Ils veulent faire sauter les derniers verrous, ils veulent une société sans filets, où quelques privilégiés auront accès à des métiers survalorisés socialement et correspondant même à des compétences, tandis qu’en bas, ils poseront les jalons d’une société de logisticiens du dernier mètre payés à la tâche, esclaves des machines et de l’auto-exploitation auquel le #capitalisme les auront assignés presque naturellement. »

    #boulot_de_merde #rentabilité #lean_management #valeur_travail

    https://seenthis.net/messages/672649 via Benjamin Shevek



  • Pour amasser la fortune de Bernard Arnault, un smicard doit travailler… 2,6 millions d’années
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/amasser-fortune-de-bernard-arnault-smicard-travailler-26-milli

    Au PRCF, nous sommes sans doute d’affreux « jaloux », « fainéants », « cyniques » et « extrêmes », comme dirait Messire #macron, mais nous ne parvenons pas à trouver ce genre de nouvelle normal… A bien méditer si par ex., à l’issue d’une vie de travail, vous peinez de plus en plus à payer tout ce qui n’arrête pas d’augmenter : gaz, […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #capitalisme #inégalités #injustice #milliardaires #riche #riches #salaire #SMIC


  • Entrepreneur de soi : le nouveau sujet du projet néolibéral
    https://secession.fr/entrepreneur-de-soi
    https://secession.fr/wp-content/uploads/2018/02/entrepreneur-sociologie.jpg

    L’entrepreneur de soi : le nouveau sujet néolibéral
    L’extension du marché à toutes les dimensions de la vie humaine constitue le versant le plus notoire du projet néolibéral. Le façonnement des personnes en « entrepreneur de soi » en constitue un aspect moins connu.

    #sociologie #néolibéralisme #capitalisme #libéralisme #entrepreneur #individualisme #bourdieu #foucault #feher #université


  • Les bibliothèques sous le règne du #Capitalisme
    https://framablog.org/2018/02/06/les-bibliotheques-sous-le-regne-du-capitalisme

    Les bibliothèques ont toujours joué un rôle de gardiens de nos biens littéraires. Mais face à la tendance croissante à l’appropriation de la #Culture par le marché, elles sont peu à peu devenues de véritables ovnis dans le paysage culturel … Lire la suite­­

    #Communs #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Libres_Services #Bibliotheque #communs #ContrôleSocial #Planet #RezoTIC


  • Un effondrement capitaliste discret ? La pré-panique s’installe
    http://www.medelu.org/Un-effondrement-capitaliste

    Le New York Times a suggéré que les gros détenteurs d’obligations – que ce soient les banques nationales ou privées – sont en train de réduire discrètement leur détention de titres, par peur de l’inflation nominale. Jusqu’à quel point cela peut-il être discret si les colonnes du New York Times en débattent ? Tout le monde espère que personne ne va paniquer et vendre trop rapidement. Et si quelqu’un le fait, qu’il le fasse juste un tout petit instant après mes propres retraits discrets. Bien entendu, personne ne veut se retirer trop tôt – et pas trop tard non plus. Aussi, lorsqu’on arrive à un moment de pré-panique, personne ne peut être sûr, ce qui garantit plus ou moins l’effondrement soudain du marché obligataire. Nous savons que nous sommes dans une période de pré-panique lorsque nous en débattons. (...)

    #Capitalisme #Finance #Crise


  • Les riches encore plus riches, les pauvres toujours plus pauvres - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/rapport-2131.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton2131.png

    Le #capitalisme financier mène le monde à sa perte. Un rapport rendu public par #Oxfam et intitulé « Partager la #richesse avec ceux qui la créent » dévoile des chiffres hallucinants. Un seul exemple : 82 % de la #croissance des richesses créées dans le monde l’année dernière ont bénéficié aux 1 % les plus riches. Les solutions proposées par Oxfam sont pertinentes et recoupent en très grande partie le programme de la #Franceinsoumise.

    #pauvreté #inégalités


  • Des milliardaires rêvent d’îles artificielles indépendantes pour échapper au réchauffement
    https://reporterre.net/Des-milliardaires-revent-d-iles-artificielles-independantes-pour-echappe
    https://reporterre.net/IMG/arton13905.jpg

    Le TSI remonte à 2008. Il naît sous l’impulsion de #Patri_Friedman, petit-fils du célèbre économiste Milton Friedman, dont les ouvrages comme #Capitalisme et liberté et La liberté du choix ont nourri Ronald Reagan, Margaret Thatcher et les néolibéraux actuels. Bien vite s’y associe une des plus grosses fortunes de la #Silicon_Valley : Peter Thiel. Cofondateur du système de paiement électronique PayPal, le milliardaire est notoirement opposé à toute intervention étatique dans l’économie. De tous les entrepreneurs de la Silicon Valley, il est le seul à avoir publiquement appelé à voter Donald Trump. En outre, il fait partie des plus importants financeurs du #transhumanisme, car selon lui, « il est impossible de fixer a priori les limites de notre durée de vie ».
    Tous les volets pratiques de la vie sur des îles artificielles

    Depuis, le #TSI a consolidé ses principes — via des podcasts de consultants hérauts du #néolibéralisme — et les besoins concrets du projet. Sur le forum, les chefs d’entreprise intéressés par le TSI discutent de tous les volets pratiques de la vie sur des #îles_artificielles : la menace de la piraterie, l’évacuation des déchets, l’#autonomie énergétique… Jusqu’à aboutir l’an dernier à un projet concret, finalisé par la signature d’un « #recueil_d’intentions_réciproques » avec le gouvernement de la #Polynésie_française.

    #climat

    https://seenthis.net/messages/662355 via odilon


  • *Socialisme : la seule économie viable*

    1. Il fut un temps où le mode de production capitaliste a représenté un grand progrès sur tous ceux qui l’avaient précédé, malgré le caractère problématique et finalement destructeur qu’allait prendre ce progrès historique. En brisant le lien entre l’être humain et la production, qui a longtemps prévalu mais qui était contraignant, pour le remplacer par la relation marchande, le capital s’est ouvert au déploiement dynamique de possibilités d’expansion apparemment irrésistibles, qui – du point de vue du système capitaliste et de ses personnifications volontaristes – n’auraient pas de limites concevables. Du fait des déterminations internes paradoxales et finalement insoutenables du système capitaliste, ses produits transformés en marchandises « sont des non-valeurs d’usage pour ceux qui les possèdent et des valeurs d’usage pour ceux qui ne les possèdent pas. Aussi faut-il qu’elles passent d’une main dans l’autre sur toute la ligne. (…) Il faut donc que les marchandises se manifestent comme valeurs, avant qu’elles puissent être réalisées comme valeurs d’usage. »

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/01/17/socialisme-la-seule-economie-viable

    #capitalisme #socialisme