• L’emploi et le territoire : l’émergence des « monstropoles » – carToTem – fabien lambertin cartography
    http://www.cartotem.fr/lemploi-et-le-territoire

    + 113 000 C’est le nombre d’emplois #salariés privés supplémentaires en France depuis 5 ans [20 000/an..., ndc] . Ainsi, en marge de la hausse historique du #chômage, le territoire français continue de créer de l’#emploi.

    Néanmoins, ce chiffre qui pourrait suggérer une bonne santé économique cache une profonde dualité spatiale, une #géographie_économique à deux vitesses qu’illustre parfaitement cette première anamorphose.

    http://www.cartotem.fr/wp-content/uploads/2015/11/anamorph_empINDUSsuppl_20092014_2-01.jpg

    On observe en effet un gain en emploi très fortement concentré géographiquement : six #bassins_d’emploi totalisant un surcroît de 184 000 emplois (Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux et Saclay). Ce qui induit que le cumul des 316 autres zones d’emploi accuse un déficit de près de 71 000 emplois salariés. Globalement, 118 zones d’emploi présentent une évolution positive sur les cinq dernières années, pour 204 zones d’emploi qui connaissent des pertes, qui sont supérieures à 1 000 emplois pour 75 d’entre elles.

    Les grandes #métropoles ont donc fait mieux que résister aux effets de la crise depuis 2009. L’Est, le Nord et le grand Bassin Parisien paraissent en revanche plus que jamais écrasés par la capitale. C’est dans ce grand secteur géographique que l’on retrouve les zones d’emploi les plus en souffrance, exception faite de la zone d’emploi de Nice qui connaît des difficultés dans les secteurs du bâtiment et certaines activités de pointe.

    http://www.cartotem.fr/wp-content/uploads/2015/11/anamorph_empINDUSsuppl_20092014_2-01.jpg

    http://seenthis.net/messages/448717 via colporteur


  • La lettre de Norbert Wiener aux syndicats ouvriers (automobile) en 1949
    chez @tranbert

    Norbert Wiener, Lettre au syndicaliste Walter Reuther, 1949
    https://sniadecki.wordpress.com/2016/01/08/wiener-reuther-fr

    La mise au point détaillée de la machine permettant d’effectuer une fonction industrielle particulière est un travail très qualifié, mais pas un travail mécanique. Cela s’effectue en « programmant » la machine correctement, tout comme on programme les machines de calcul informatiques actuelles. C’est un appareil extrêmement flexible, adapté à la production à grande échelle, et il ne fait aucun doute qu’il aboutira à des usines sans employés ; comme par exemple à des chaînes de montage automatisées dans l’automobile. S’il se retrouvait entre les mains de l’industrie actuelle, cela ne pourrait que créer un chômage désastreux. Je fais le pari qu’on se trouvera quoi qu’il arrive dans une situation critique dans dix ou vingt ans ; mais si une guerre devait faire du remplacement des ouvriers mobilisés dans l’armée une nécessité immédiate, il est probable que l’on concentrerait les efforts dans cette direction, ce qui conduirait très sûrement dans les deux ans à une situation de chômage de masse dans l’industrie.

    Personnellement, je ne tiens pas à être responsable d’une telle situation. C’est pourquoi j’ai refusé sans condition de répondre à la demande du groupe industriel qui a essayé de me consulter. Cependant, en la matière, il ne suffit manifestement pas d’adopter une attitude purement négative. Même si je ne mets pas moi-même cette information entre les mains des industriels, le procédé est si évident qu’il ne tardera pas à leur être vendu par d’autres.

    #Norbert_Wiener #automatisation #robotisation #usine #syndicalisme #cybernétique #chômage #travail

    http://seenthis.net/messages/447524 via RastaPopoulos


  • Zéro chômage de longue durée : une expérimentation d’« utopie réaliste » votée à l’unanimité à l’Assemblée
    http://www.20minutes.fr/france/1747849-20151209-assemblee-approuve-a-unanimite-experimentation-territoire

    Au coeur du projet : une expérimentation législative, pendant cinq ans, dans dix micro-territoires volontaires, de l’embauche en CDI, payé au Smic, de chômeurs de longue durée dans une entreprise développant une activité dans l’économie sociale et solidaire, via la réaffectation des dépenses liées au chômage. La mesure, si elle est jugée concluante, pourrait être généralisée.

    C’est quoi ce truc ?

    #chomage, #ESS,

    http://seenthis.net/messages/438541 via line d.


  • Les bonnes résolutions de Hollande sur le #chômage | 365 mots
    http://www.365mots.com/2016/01/les-bonnes-resolutions-de-hollande-sur-le-chomage
    http://www.365mots.com/wp-content/uploads/2016/01/pole_emploi.jpg

    Depuis que le chômage de masse est une réalité en France, les gouvernements successifs, quel que soit leur bord, ont toujours proposé et mis en œuvre, sans aucun succès, des mesures systématiquement similaires : le chômage serait dû à une inadéquation des chômeurs avec le marché du travail. Le chômage serait donc dû aux chômeurs (trop fainéants ou pas assez formés) et non au marché du travail. Le problème viendrait donc de l’offre de travail, et pas de la demande des entreprises.

    Seule exception : la période Jospin à la fin des années 90 où le Gouvernement s’est directement attaqué à la répartition du travail en baissant sa durée légale : les 35 heures ont permis à la France de diminuer comme jamais le chômage et ont dopé la croissance. Mais avant et après, le discours a été invariant et les mesures systématiquement inefficaces : il faudrait motiver les chômeurs à chercher du travail, leurs allocations seraient trop confortables, leur formation pas adaptée au marché du travail, etc.

    http://seenthis.net/messages/445540 via Agnès Maillard


  • #insee : des prévisions 2016 médiocres mais peut-être encore trop optimistes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181215/insee-des-previsions-2016-mediocres-mais-peut-etre-encore-trop-optimistes

    Les attentats de novembre ont marqué un coup d’arrêt pour l’économie française. Elle devrait rebondir rapidement pour atteindre 1,3 % en rythme annuel au cours du premier semestre 2016. Mais ce scénario est peut-être beaucoup trop optimiste, compte tenu de l’environnement mondial. L’Insee a-t-il encore les bons modèles pour appréhender une activité économique qui a profondément changé ?

    #France #Economie #chômage #conjoncture #croissance #emploi


  • #insee : des prévisions 2016 médiocres mais peut-pêtre encore trop optimistes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181215/insee-des-previsions-2016-mediocres-mais-peut-petre-encore-trop-optimistes

    Les attentats de novembre ont marqué un coup d’arrêt pour l’économie française. Elle devrait rebondir rapidement pour atteindre 1,3% en rythme annuel au cours du premier semestre 2016. Mais ce scénario est peut-être beaucoup trop optimiste, compte tenu de l’environnement mondial. L’Insee a-t-elle encore les bons modèles pour appréhender une activité économique qui s’est profondément modifiée ?

    #France #Economie #chômage #conjoncture #croissance #emploi


  • Arrogance sans bornes d’un parvenu : la leçon de morale de Stéphane Le Foll à une femme au #RSA
    https://www.slate.fr/story/111495/lecon-morale-stephane-le-foll-femme-rsa

    ...juste à côté de son bureau de vote, où elle aperçoit une jeune femme « d’un quart de siècle, et qui affichait une mine totalement dépitée ». Normal, chez cette jeune femme, tout était « au quart d’être bien », résume la chroniqueuse. Au #chômage, touchant le RSA, elle vit encore chez ses parents. Elle est venue voter sans enthousiasme, aucun des candidats ne la « faisant rêver », surtout pour sortir un peu de chez ses parents, pour se dire qu’elle a « une vie d’adulte, une vie normale, une vie de personne majeure ». « Je me demande qui a vraiment envie d’avoir 25 ans aujourd’hui », lâche l’inconnue, qui ne va pourtant pas voter FN, non, mais se demande quand même au bout d’un long silence si « faire barrage au FN va continuer longtemps à faire office de #projet_politique ». À la fin de sa chronique, Sophia Aram espère qu’on aura « mieux à offrir » à cette jeune femme pour la présidentielle « que de faire barrage au Front national ».

     
    Sur France inter, le #porte-parole_du_gouvernement a dit à une jeune femme au fond du trou parce qu’elle ne gagne rien et vit chez ses parents qu’elle n’a qu’à être heureuse parce qu’il y a des gens qui vivent dans des dictatures et des pays en guerre
    Alors Stéphane Le Foll prend la parole. Et c’est là que ça coince. Parce qu’au lieu de répondre à la question très juste posée par cette jeune femme au RSA, déprimée et plongée dans le #désespoir par la situation actuelle, Stéphane Le Foll lui fait une sorte de leçon de morale (cela commence à 1’58’’ dans le player ci-dessous).

     
    Il commence par reconnaître que le billet de l’humoriste est « assez percutant et assez juste ». Mais il ajoute immédiatement : « Et en même temps, j’ai regardé un reportage sur le Syrie avec des jeunes du lycée français de Damas. Ils disaient : “Nous, on sait ce que c’est d’être en guerre. On voudrait bien que chacun se préoccupe de la guerre qu’on subit.” » L’auditeur normalement constitué acquiesce forcément, mais se demande ce que vient faire la guerre en Syrie alors que l’on parle du chômage des jeunes de 25 ans.
    Tout s’explique quelques secondes plus tard (à environ 1’58’’50) :
    « C’est aussi ce message que je voudrais envoyer à la jeunesse. Que rien n’est jamais acquis. On peut avoir du désespoir, on peut être mélancolique, j’en ai parfaitement conscience, j’ai parfaitement compris. Mais de temps en temps il faut aussi regarder le monde tel qu’il est. Et que, dans ce pays, on a encore le choix d’être libre, d’avoir la capacité de s’exprimer, de voter, d’écouter de la musique, d’aller sur des terrasses, d’avoir toute cette liberté. Et je pense que c’est magnifique la liberté. La liberté, c’est fragile ».
    Et là, je sens que vous commencez à comprendre où je veux en venir. Car, si l’on résume, ce lundi 14 décembre, sur France inter, le porte-parole du gouvernement, celui qui est censé représenter la ligne de nos dirigeants, vient de dire à une jeune femme au fond du trou et en dépression parce qu’elle ne gagne rien, vit chez ses parents et n’arrive pas à conquérir son autonomie qu’elle n’a qu’à être heureuse parce qu’il y a des gens qui vivent dans des dictatures et des pays en guerre. C’est un peu le même genre d’argument que vous faisait votre grand-mère quand vous n’arriviez pas à manger votre soupe aux artichauts ou votre purée de brocolis : « Mange, il y a des petits Somaliens qui meurent de faim et n’ont qu’un grain de riz par jour à manger, tu devrais être heureuse. »

    #be_happy #oligarques_à_la_lanterne

    http://seenthis.net/messages/439833 via colporteur


  • Dans le nord de l’Espagne, la permaculture contre le #chômage
    https://www.mediapart.fr/journal/international/141215/dans-le-nord-de-l-espagne-la-permaculture-contre-le-chomage

    - À l’approche des législatives du 20 décembre, Mariano Rajoy, le candidat sortant, martèle qu’il est en train de venir à bout de la crise. Mais les chiffres du chômage restent vertigineux. Mediapart a suivi les pas d’un Galicien de 30 ans qui, après des années sans emploi, s’est lancé à son compte dans l’agro-écologie. « Un acte révolutionnaire » encore loin d’avoir trouvé l’équilibre financier.

    #International #agriculture #Ecologie #économies_en_transition #environnement #Espagne #europe #Galice


  • Croissance, un culte en voie de disparition, par Jean Gadrey (novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/GADREY/54141
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54141.jpg

    Et pourtant, la #croissance n’est nécessaire à la création d’emplois que dans le modèle actuel, qui repose sur la quête perpétuelle de gains de #productivité : produire toujours plus avec le même volume de #travail. Dans ce modèle, une croissance nulle ou faible, plus faible que les gains de productivité, mène à la régression du volume de travail, et donc du volume d’emplois si le temps de travail moyen par personne reste inchangé. On peut certes alors revendiquer des mesures de réduction ou de partage du temps de travail — c’est même la réponse la plus efficace à la montée du #chômage à court et moyen terme ; mais on ne sort pas pour autant du #productivisme.

    Pour cela, il faut plutôt troquer le vieux logiciel du « #partage des gains de productivité », héritage des « trente glorieuses » ou du fordisme, contre celui du partage des gains de qualité et de soutenabilité. Orienter le système de production et de consommation selon une logique qualitative du « prendre soin » (des personnes, du lien social, des objets, de la biosphère...), en plaçant la qualité des biens communs sociaux et écologiques au cœur des activités humaines et de la politique : sobriété dans la quantité, prospérité dans la qualité. Cela implique aussi de s’attaquer aux inégalités pour que les nouveaux modes de #consommation soient accessibles à tous. C’est même la principale condition pour que les milieux populaires ne voient pas dans cette transition la marque d’une écologie punitive.

    (…)

    Il appartient aux citoyens, le plus souvent en contournant les responsables politiques, et plus rarement avec leur appui, de s’insurger et de généraliser ces logiques où la triade compétitivité-croissance/consumérisme/emplois indécents-chômage cède la place à une autre : coopération-bien vivre/sobriété matérielle/emplois décents-activités utiles... [#st]


  • La #loi_d'expérimentation « Territoires zéro chômeur » adoptée à l’Assemblée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/101215/la-loi-dexperimentation-territoires-zero-chomeur-adoptee-lassemblee

    La loi d’expérimentation pour une réduction du #chômage longue durée, défendue notamment par ATD Quart Monde, a été adoptée à l’unanimité mercredi 9 décembre à l’Assemblée nationale. La proposition, inédite, consiste à reverser une partie de l’aide sociale vers la création d’emplois.

    #France #Fil_d'actualités #chômage_de_longue_durée #Laurent_Grandguillaume


  • Les Français au #chômage repoussent à plus tard leur projet d’enfant
    https://www.mediapart.fr/journal/france/091215/les-francais-au-chomage-repoussent-plus-tard-leur-projet-denfant

    À quel point le chômage massif que subissent les Français depuis deux décennies a-t-il un impact sur notre flamboyante #démographie  ; ? C’est la question que posent deux chercheurs de l’Institut national d’études démographiques, Ariane Pailhé et Arnaud Régnier-Loilier. Principal enseignement, la précarité professionnelle retarde l’arrivée du premier enfant.

    #France #fécondité


  • La hausse « atypique » des demandeurs d’emploi qui travaillent
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/26/la-hausse-atypique-des-demandeurs-d-emploi-qui-travaillent_4818205_823448.ht

    C’est une donnée qui retient rarement l’attention lorsque les chiffres du #chômage sont publiés, à la fin de chaque mois. La ministre du travail, Myriam El Khomri, n’y a pas fait la moindre allusion dans le communiqué qu’elle a diffusé, le 26 octobre, pour commenter la dernière batterie d’indicateurs sur les demandeurs d’emploi. Une discrétion sans doute liée au fait que cette statistique continue de progresser à un rythme soutenu : elle porte sur les personnes qui recherchent un emploi tout en ayant déjà un poste.

    Alors que les chiffres d’#octobre ont été publiés jeudi soir, le nombre de ces demandeurs d’emploi, considérés comme étant en « #activité_réduite » (catégories B et C), s’élevait à près de 1,875 million en septembre, contre un peu plus de 1,683 million un an auparavant, soit une hausse de 11,38 %. En se focalisant sur la catégorie C (les demandeurs d’emploi qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois), l’accroissement est encore plus fort : +14,8 % en douze mois. Des pourcentages qui font tache, comparés à l’évolution du nombre d’inscrits à #Pôle_emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois écoulé (catégorie A) : – 0,7 % entre août et septembre ; + 3,1 % depuis un an.

    Dans le flot grossissant des demandeurs d’emploi en activité réduite, il y a Emeline, qui témoigne sous un prénom d’emprunt. Licenciée en 2013 de la société de composants électroniques où elle était employée depuis dix-neuf ans comme traductrice, elle n’a pas retrouvé de situation stable, depuis. Elle a décroché des #missions auprès de plusieurs institutions prestigieuses : les Nations unies, Sciences Po Paris, HEC... « Cela reste trop épisodique, regrette-t-elle. Je n’ai aucune visibilité. Le côté irrégulier est inquiétant. » (...)

    Des demandeurs d’emploi dans cette situation, l’association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) en prend des dizaines sous son aile. « Nos bénévoles accompagnent plutôt des personnes ayant pu retrouver un #CDD de plus d’un mois », explique son président, Gilles de Labarre. Bien souvent, le poste qu’elles occupent est nettement moins bien rémunéré que celui qu’elles ont perdu : « Elles se sont remises dans le circuit de l’emploi mais au prix d’une dévalorisation monétaire d’au moins 30 %, rapporte M. de Labarre. Elles l’ont fait dans le but d’éviter de tomber dans la #pauvreté et, pour certaines d’entre elles, afin de ne pas perdre leur logement. »
    L’accroissement du nombre de demandeurs d’emplois en activité réduite ne date pas d’hier, comme le rappelle Pierre Cavard, directeur des études à l’Unédic : « Il a débuté dans les années 1990 et s’est amplifié, en particulier après 2008 », précise-t-il. On en dénombrait un peu plus de 600 000 en 1996 (contre 1,875 million aujourd’hui), d’après les études du ministère de l’emploi. Cette tendance met en lumière deux phénomènes, pour Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est – Marne-la-Vallée : « La #précarité dans laquelle est plongée une part croissante des inscrits à Pôle emploi et le fait que les personnes concernées considèrent qu’il vaut mieux occuper un poste, même si c’est à temps partiel ou pour de courtes périodes, plutôt que d’être totalement en dehors du monde du travail. »
    Comment expliquer cette montée des effectifs dans les catégories B et C de Pôle emploi ? Membre du Conseil d’analyse économique (CAE), Corinne Prost pense qu’elle « est, en partie, imputable aux règles inscrites dans les conventions de l’#Unédic ». Celles-ci permettent, à certaines conditions, de cumuler revenus d’activités et indemnités versées par l’#assurance-chômage. « Les partenaires sociaux, qui gèrent le dispositif, ont mis en place de telles dispositions pour couvrir au mieux les personnes occupant un poste à temps partiel ou pour de courtes périodes, poursuit Mme Prost. Ainsi, ceux qui travaillent une semaine sur deux gagnent presque autant que s’ils étaient employés à temps plein – grâce au complément de ressources apporté par l’Unédic. »

    « Coûts massifs »
    Ce faisant, le système a favorisé le développement de ce type de contrats, selon elle. « Les #salariés comme les employeurs peuvent y trouver leur compte mais pas le régime d’assurance-chômage pour qui les coûts sont massifs. » Une analyse qu’elle et l’économiste Pierre Cahuc avaient développé dans une note publiée le 7 octobre, sous l’égide du CAE.
    Mais leurs conclusions ne font pas l’unanimité. « Elles relèvent plus d’une hypothèse que d’une démonstration », estime Pierre Cavard, en soulignant que « les études du ministère du travail lient la hausse du nombre des inscrits dans les catégories B et Ce à la montée des contrats courts et de l’#intérim ».
    Fin juin, alors qu’il était encore ministre du travail, François Rebsamen avait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’analyser « les causes conjoncturelles et structurelles susceptibles d’expliquer » la hausse « atypique », à ses yeux, des demandeurs d’emplois relevant de la catégorie C. Son rapport, qui était attendu pour septembre, devrait être rendu prochainement, indique-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri.

    #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

    http://seenthis.net/messages/433529 via colporteur


  • L’État dévoile le nom des cinq plus mauvais payeurs de France
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/la-liste-des-cinq-plus-mauvais-payeurs-de-france-devoilee-931999.

    -"Chaque année, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui disparaissent parce que des entreprises en bonne santé font trainer les factures et que les procédures de recouvrement sont trop longues et trop lourdes." ;
    –"Jean Claude Volot, l’ancien « médiateur des relations inter-entreprises » en 2010, en doute : « nous sommes pris dans un système mafieux, et nous sommes victimes des déséquilibres de notre tissu économique. Pas assez d’entreprises de taille moyenne pour vraiment résister aux gros, trop de petits qui préfèreront se taire, plutôt que de dénoncer celui qui les fait vivre, même mal »."

    #Chômage #Entreprises


  • #COP21 : J’en ai vraiment rien à battre ! | Social, économie et politique
    http://www.actuchomage.org/2015110827023/Social-economie-et-politique/cop21-jen-ai-vraiment-rien-a-battre.html

    La COP21, elle commence à me sortir par les oreilles… et par ailleurs aussi.

    Surtout depuis que j’ai appris par France2 que 200 travailleurs détachés venus de Pologne, Slovaquie, Roumanie, œuvraient sur le chantier qui doit accueillir l’événement (1).

    Tu parles Charles ! C’est vachement écolo d’importer des travailleurs d’Europe de l’Est dans leurs véhicules utilitaires diesel hyper polluants plutôt que de faire bosser des gens du 93, le département où se tiendra la COP21, gangrené par le #chômage de masse (25 à 30% dans certaines localités). Quelle cohérence. Ça commence fort !

    Pourquoi le réchauffement climatique ne me concerne pas ? Même que j’en ai rien à battre ! Parce que j’ai déjà considérablement réduit mon empreinte écologique et climatique depuis que je suis Chômeur longue durée.

    Il y a peu, je disposais encore d’une bagnole que j’ai été contraint de mettre à la casse n’ayant plus les moyens d’en payer l’assurance et, plus encore, de l’entretenir. Faut dire qu’après 120.000 kilomètres de bons et loyaux services, ses gaz d’échappement explosaient les normes anti-pollution. À la poubelle Titine !

    Même topo pour la viande (la production de bovins est une des premières sources d’émission de gaz à effet de serre. Trois ou quatre fois plus que le transport aérien). Quand je bossais, j’engloutissais de la barbaque bien rouge, bien saignante, au déjeuner et au dîner. Depuis que je suis au chomdu, je ne m’en accorde qu’une fois par semaine. À 22 euros le kilo, ça coûte l’appétit !

    Parlons de mon habitat. La baraque où j’habite est une vraie passoire thermique. Je n’ai pas les moyens de l’isoler convenablement. Alors, je compense. La plupart du temps, je ne me chauffe plus, sauf lors des périodes de grand froid évidemment. Mais mon thermomètre affiche rarement plus de 17°C et uniquement dans la pièce que j’occupe. Les autres, ma chambre notamment, ne dépasse jamais les 14-15°C en hiver.

    Tout bien réfléchi, le réchauffement climatique est une aubaine. Il me permettrait de réaliser de substantielles économies sur mes factures de fuel et d’électricité.

    J’ai même décidé de me passer d’eau chaude pour faire ma vaisselle ou laver quelques fringues. Du mois de mars au mois de novembre, j’éteins mon cumulus, je prends des douches froides. Je peux vous assurer que ça réveille son bonhomme le matin. Ça requinque ! C’est bien simple, je ne suis plus jamais malade en hiver. Pas un rhume, pas une bronchite, pas une angine ou une grippe. Une bonne douche glacée tétanise bactéries et virus plus sûrement que les antibiotiques. Je vous recommande ce traitement de choc.

    Et l’avion, hein l’avion ? Il m’arrivait de le prendre quatre ou cinq fois par an quand je bossais. Pour les vacances aussi. Depuis que j’ai touché le fond, je n’ai plus les moyens de m’envoyer en l’air.

    http://seenthis.net/messages/426258 via Agnès Maillard


  • L’« Ubérisation » de l’emploi est déjà partout !, Marie-Claire Carrère-Gée (Présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE))
    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/11/05/l-uberisation-de-l-emploi-est-deja-partout_4803410_1698637.html

    Les débats sur les nouvelles #formes_d’emploi sont marqués par la nostalgie d’un passé imaginaire – l’âge d’or du CDI – et la fascination pour un avenir fantasmagorique – la fin du salariat.

    Or, l’âge d’or du CDI n’a jamais existé. La construction législative et jurisprudentielle du #CDI comme emploi protégé et stable ne date que des crises des années 1970. Au même moment, le législateur reconnaissait l’#intérim et le #CDD, leur assurant ainsi une progression fulgurante.

    En fait, depuis le début des années 2000, la répartition des grandes composantes de l’emploi – en CDI, temporaires, indépendant – est stable. En France, comme ailleurs, le CDI demeure la forme ultradominante d’emploi, autour de 87 % de l’emploi salarié. L’explosion du CDD et de l’intérim est derrière nous. Et nous n’assistons pas non plus à une explosion du #travail_indépendant : il s’est stabilisé autour de 10 % de l’emploi total, avec un regain récent tiré par l’autoentrepreneuriat.

    C’est vrai, on assiste à une diversification des formes juridiques d’emploi aux confins du salariat et du travail indépendant, avec le portage salarial, les coopératives d’activité et d’emploi, ou lorsqu’un indépendant exerce son activité dans un cadre contraint (la franchise, l’agent commercial mandataire indépendant, le gérant non-salarié de succursales de commerce de détail). Mais ces formes d’emploi, récentes ou plus anciennes, sont ultraminoritaires.

    Le CDI déjà minoritaire

    Alors, rien n’aurait changé ? Si, bien sûr. C’est même à un véritable bouleversement auquel nous assistons, avec une grande vague de #flexibilisation et d’#individualisation, qui touchent toutes les conditions d’emploi.

    A tout seigneur, tout honneur, le premier concerné est le CDI : le fameux « CDI à temps plein avec des horaires stables et chez un seul employeur » est déjà minoritaire, avec la progression du #temps_partiel, qui concerne un peu plus de 4 millions de #salariés, et des horaires décalés et variables. Près d’un tiers des salariés travaillent habituellement ou occasionnellement le dimanche, contre un sur cinq il y a vingt ans. La part des horaires à la carte a aussi quasiment doublé et dépasse les 10 %. L’unité de lieu du travail est également remise en question avec l’essor du #télétravail, qui concerne près de 17 % des actifs.

    La flexibilisation progresse aussi de façon fulgurante au sein des CDD : les contrats temporaires les plus courts explosent. Les flux d’emploi de moins de trois mois en CDD ou intérim représentent neuf embauches sur dix. L’explosion est encore plus forte pour les contrats de moins d’un mois.

    L’emploi indépendant s’individualise également de plus en plus : c’est, en son sein, l’emploi indépendant sans aucun salarié qui progresse avec notamment 1 million d’#autoentrepreneurs.

    Individualisation de l’activité

    Mais le phénomène le plus marquant de ces dernières années est l’individualisation de l’activité elle-même, avec l’explosion de la #pluriactivité – avoir plusieurs emplois salariés, ou un emploi salarié et un autre indépendant. Elle concerne aujourd’hui plus de 2,3 millions d’actifs, contre 1 million il y a dix ans. Un tiers des autoentrepreneurs le sont en complément d’un emploi salarié.

    A l’origine de ces évolutions, il y a des facteurs économiques : la crise, la financiarisation et la mondialisation de l’économie, qui conduisent les entreprises à réduire leurs coûts ; l’essor du secteur tertiaire ; l’installation d’un #chômage de masse, qui réduit les capacités de négociation des actifs.

    Mais des facteurs sociologiques sont aussi à l’œuvre, avec des aspirations croissantes à davantage d’autonomie dans le travail, et de liberté dans la gestion de son temps. Enfin, l’essor des nouvelles technologies donne un formidable élan à toutes les formes d’activité dans lesquelles le travail ne s’exerce pas dans l’#entreprise qui embauche.

    C’est le cas des sites de « jobbing » entre particuliers, des plates-formes de services entre professionnels, des sites de free-lance, où un nombre important de personnes, rémunérées ou non, contribuent à la réalisation d’un #projet divisé en microtâches.

    Stress, flou entre vie professionnelle et personnelle

    Pour les entreprises, les avantages vont de soi. Mais, énormément d’actifs y trouvent également leur compte, et davantage encore le pourraient : meilleur accès à l’emploi, revenus supplémentaires parfois très significatifs, diminution du risque en multipliant les employeurs ou donneurs d’ordre, souplesse dans l’organisation de son temps, plus grand intérêt d’un travail autonome et varié, acquisition de nouvelles compétences, possibilités accrues de reconversion, envie de faire autre chose en plus ou à la place de l’activité habituelle.

    Les risques sont tout aussi clairs : stress, flou entre vie professionnelle et personnelle, enfermement dans la #précarité, difficulté d’accès aux prêts et au logement pour les CDD très courts et les indépendants, déplacement du partage du risque économique, pertes de chance d’accéder à la formation, perte de ressources pour les assurances sociales, difficulté d’application de la législation du travail (notamment pour la rémunération minimale, la durée maximale et la santé), nécessité d’inventer d’autres formes de dialogue social…

    Il n’y a pas l’ancienne économie, d’un côté, et la nouvelle économie, de l’autre, les salariés et les « anciens indépendants » contre les « ubérisés » : la nouvelle économie est partout. L’enjeu n’est pas d’inventer de nouvelles formes juridiques d’activité, mais de maximiser les avantages de la flexibilisation et de l’individualisation de toutes les formes d’emploi, et d’en minimiser les risques pour tous.

    http://seenthis.net/messages/426107 via colporteur


  • Intérimaires chez PSA
    http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2015/11/03/interimaires-chez-psa

    La mise en place d’une nouvelle équipe, le week-end à partir du 5 décembre, a obligé PSA Peugeot-Citroën à recruter 650 #intérimaires depuis la mi-septembre. Après avoir découvert comment les agences d’intérimaires travaillaient (notre édition du 7 octobre), nous suivons aujourd’hui Medhi et Aurélie, intégrés à l’usine de montage.

    Les deux intérimaires que nous rencontrons ont peu ou prou le même profil. 30 ans pour Aurélie Faria d’Altkirch, 28 pour Medhi Merchi, le Mulhousien. Ils font partie des premières vagues de recrutement et sont tous les deux en contrat avec l’agence Manpower, via une Action de formation préalable au recrutement (#AFPR) de #Pôle_emploi.

    Avant d’arriver sur le site de la Hardt début septembre, Aurélie était au #chômage et Medhi travaillait seulement à mi-temps, dans le bâtiment. « Je crois qu’avant de venir ici, j’ai tout fait. J’ai été en caisse, j’ai travaillé dans la vente, en périscolaire, dans la plasturgie… » , précise la jeune mère de famille du Sundgau. Mehdi était dans le bâtiment. « Mais j’avais déjà travaillé pour PSA il y a une dizaine d’années, également au #montage » , souligne-t-il. La première question tombe tout naturellement : quelles sont les différences entre aujourd’hui et il y a dix ans ? « La #cadence, le speed. C’est clairement plus rapide aujourd’hui… » Aurélie confirme : « C’est vrai qu’au niveau cadence, c’est rapide. On n’a pas le temps de faire quoi que ce soit. » Mehdi travaille à installer le levier de vitesse, la climatisation ou la radio, quand Aurélie est spécialisée sur les éléments de planche de bord, de sécurité…, aussi bien pour la Peugeot 2008 que pour la Citroën C4 ou la DS4. « Ça, c’est bien : il n’y a pas une voiture pareille, ça évite la monotonie » , précise Aurélie.

    Les cadences, c’est speed
    Le montage, c’est évidemment le cœur du site industriel, la plus grosse usine, l’endroit qui va absorber la très grande majorité des 650 intérimaires recrutés. C’est aussi là que le #travail des #opérateurs est jugé le plus difficile. Ici, la chaîne avance, il ne faut pas traîner pour des opérations précises et techniques à réaliser. « Moi, c’est simple, j’ai une minute et huit secondes par voiture » , calcule Mehdi. « Moi, je n’ai pas calculé, mais c’est super rapide… » , explique Aurélie.

    Medhi et Aurélie ont donc suivi le même cursus de formation, un #recrutement par #Manpower via un AFPR. Et aujourd’hui, Medhi souhaite revenir sur cette période. « On a eu une mauvaise information volontaire sur l’AFPR. Il fallait faire vite, recruter beaucoup et on ne nous a pas précisé que, durant les trois semaines de formation, sur le site, on allait continuer à percevoir notre indemnité de Pôle emploi. Pour ceux qui touchaient 2000 € par mois, pas de souci. Mais moi, j’avais 400 €. Comment on fait pour venir travailler tous les jours avec 400 € ? J’ai été obligé de demander une avance… » Aujourd’hui, le #salaire net des intérimaires, « c’est 1200 €, alors qu’on nous avait parlé de 1400 par mois… » Mélange entre le net et le brut, avec ou sans les congés payés ? Là encore, il reste une incompréhension entre des agences obligées de recruter rapidement et certains intérimaires déçus par un manque de clarté de leur employeur.

    L’équipe de week-end
    On connaît l’objectif de la création de cette équipe de week-end qui commencera à fonctionner le samedi 5 décembre, composée par les 650 intérimaires, 25 salariés venus d’autres sites du groupe PSA et 50 personnes du site de Mulhouse. Il faut produire plus, la demande commerciale en particulier pour la Peugeot 2008 étant toujours forte, quand les C4 et DS4 devraient bénéficier d’un regain d’intérêt après leur récent restylage. Actuellement, Medhi et Aurélie travaillent une semaine, de 5 h à 13 h, et la semaine suivante, de 13 h à 20 h 30, cinq jours par semaine.

    À partir du 5 décembre, l’organisation de leur vie va profondément changer, puisque la fameuse équipe du week-end prévue jusqu’aux vacances d’été - son avenir à long terme dépendra du marché - tournera le samedi de 13 h à 1 h du matin et du dimanche 17 h jusqu’au lundi 5 h du matin, soit 22 heures de travail en deux fois 11 heures (payées 35). « Pour mes enfants, c’est vraiment bien. Je serai là la semaine » , explique Aurélie, même si elle sait déjà qu’il faudra faire des efforts, y compris physiquement pour pouvoir tenir le choc. « Quand on débute, on souffre vraiment les premiers jours, mais même aujourd’hui, après deux mois, on a toujours des courbatures, des douleurs, en particulier dans les mains et les bras. »

    Mehdi apprécie également de travailler le week-end, d’avoir sa semaine pour faire autre chose. « J’avais vraiment aimé ma première expérience chez PSA. J’aime l’industrie, même si c’est dur. » Les deux n’osent pas trop se projeter dans l’avenir : ce premier contrat d’intérimaire prendra fin pour eux le 3 avril prochain. L’#intérim, c’est ça aussi : un tremplin et une bouffée d’air quand on est sans emploi, mais l’impossibilité de pouvoir se projeter sur le long terme.

    http://seenthis.net/messages/426104 via colporteur


  • America’s labour market is not working — FT.com
    https://next.ft.com/content/4dcb5c58-818d-11e5-8095-ed1a37d1e096
    http://com.ft.imagepublish.prod.s3.amazonaws.com/bd5ef6f8-824e-11e5-8095-ed1a37d1e096

    In 2014, 12 per cent — close to one in eight — of US men between the ages of 25 and 54 were neither in work nor looking for it. This was very close to the Italian ratio and far higher than in other members of the group of seven leading high-income countries: in the UK, it was 8 per cent; in Germany and France 7 per cent; and in Japan a mere 4 per cent.

    In the same year, the proportion of US prime-age women neither in work nor looking for it was 26 per cent, much the same as in Japan and less only than Italy’s. US labour market performance was strikingly poor for the men and women whose responsibilities should make earning a good income vital. So what is going on? (See charts.)

    The debate in the US has focused on the post-crisis decline in participation rates for those over 16. These fell from 65.7 per cent at the start of 2009 to 62.8 per cent in July 2015. According to the Council of Economic Advisers, 1.6 percentage points of this decline was due to ageing and 0.3 percentage points due to (diminishing) cyclical effects. This leaves about a percentage point unexplained. Princeton’s Alan Krueger, former chairman of the council, argues that many of the long-term unemployed have given up looking for work. In this way, prolonged cyclical unemployment causes permanent shrinkage of the labour force.

    Thus unemployment rates might fall for two opposite reasons: the welcome one would be that people find jobs; the unwelcome one would be that they abandon the search for them.

    Happily, in the US, the former has outweighed the latter since the crisis. The overall unemployment rate (on an internationally comparable basis) has fallen by 5 percentage points since its 2009 peak of 10 per cent. In all, the proportion of the fall in the unemployment rate because of lower participation cannot be more than a quarter. Relative US unemployment performance has also been quite good: in September 2015 the rate was much the same as the UK’s, and a little above Germany’s and Japan’s, but far below the eurozone’s 10.8 per cent.

    #Etats-Unis, #chômage, #Marché_du_travail


  • Les 33 questions les plus difficiles posées à un entretien chez #Apple
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2015/10/30/les-33-questions-les-plus-difficiles-posees-a-entretien-chez-ap

    Comment bien préparer son entretien d’embauche ? En s’entraînant sur les questions les plus difficiles posées lors d’entretiens dans l’entreprise américaine Apple. Une sélection : Expliquez à un enfant de huit ans ce qu’est un modem et quelles sont ses fonctions ? Combien d’enfants naissent chaque jour ? Il y a trois boites, l’une contient seulement des pommes, l’autre seulement des oranges et la dernière des pommes et des oranges. Les boites ont été mal étiquetées et rien ne permet d’identifier quelle boite contient quoi. Vous ouvrez une boite, sans regarder ce...

    #entreprises #emploi #Chômage


  • #Pôle_emploi : serveurs saturés « à cause de l’afflux de connexions »
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2015/10/29/pole-emploi-les-serveurs-satures-jeudi-a-cause-lafflux-connecti

    Depuis ce jeudi matin, des demandeurs d’emploi se plaignent sur Twitter de ne pas pouvoir actualiser leur situation, que ce soit sur le site de Pôle emploi ou par téléphone. « Suite à une forte utilisation du service, votre demande a échoué. »

    Impossible de s’inscrire aussi, signale un autre utilisateur. La panne a concerné l’ensemble du territoire, indique à Rue89 un porte-parole. Le service aurait été rétabli en fin de journée. Raison invoquée sur le compte officiel de Pôle emploi : une saturation des serveurs « à cause de l’afflux de connexions » en ce premier jour...

    #Chômage


  • Quand la barbarie du monde nous rattrape | Le dernier #éditorial de Lutte Ouvrière. Un texte à lire.
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/quand-la-barbarie-du-monde-nous-rattrape-62400.html

    #Bombardements, quartiers dévastés, #attentats, #assassinats, #tortures, populations terrorisées par des régimes sanguinaires, #réfugiés survivant dans des conditions infâmes : chaque jour la télévision et la presse amènent leur lot d’images barbares.

    Cela se passe en #Syrie, en #Turquie, en Israël, dans les territoires palestiniens occupés. C’est en #Irak, en #Libye, au #Yemen, au #Nigeria ou en #Afghanistan. C’est à des milliers de kilomètres d’ici. Mais même ceux qui veulent ne pas voir ne peuvent pas faire comme si cela n’existait pas.

    Parce que les victimes de ces guerres sont jetées sur les routes par centaines de milliers et frappent aujourd’hui à nos portes. Parce qu’avec la menace du #terrorisme, nous payons les contrecoups de ces #oppressions et de ces #guerres.

    Et ce n’est pas un hasard : notre gouvernement est coresponsable de cet enfer. Parce qu’il bombarde en #Irak et en Syrie. Parce qu’il apporte son soutien à l’État d’Israël, au gouvernement turc et aux #dictatures du Golfe. Parce qu’il manœuvre en #Afrique pour que la bourgeoisie française continue d’exploiter les richesses de ce continent. Cette barbarie ne peut pas ne pas rejaillir sur nous.

    Elle aggrave d’ores et déjà le cours réactionnaire dans lequel l’Europe est engagée depuis quelques années. De partout en Europe, la crise, le chômage de masse et les politiques anti-ouvrières menées par tous les gouvernements, de gauche ou de droite, ont affaibli les partis gouvernementaux au profit de partis souverainistes anti-immigrés.

    Ces partis d’#extrême_droite, pour différents qu’ils soient, ont en commun de s’appuyer sur des peurs et des préjugés et de les attiser. Ils sont partout profondément réactionnaires et anti-ouvriers.

    Mais si l’extrême droite est championne du repli sur soi, elle n’est pas la seule force politique à pousser dans ce sens. La volonté affichée par tous les dirigeants européens de renforcer les frontières européennes, d’expulser ceux qui ne sont pas considérés comme de « vrais réfugiés » et même de rétablir des frontières au sein de l’#espace_Schengen, en témoigne.

    Ici en #France, sans même parler du Front national qui joue sur les #préjugés les plus crasses, comment la droite et les socialistes présentent-ils les migrants ? Non pas comme des victimes, mais comme des indésirables ! Non pas comme des femmes et des hommes qui nous ressemblent, mais comme des « fardeaux » ! Qu’un élan de solidarité s’exprime, et la propagande mensongère et honteuse se met en marche pour marteler qu’il ne faut pas créer d’appel d’air.

    Tout est fait pour que nous taisions nos sentiments de #fraternité. Tout est fait pour nous convaincre que les migrants représentent une menace pour nous et nos enfants. Tout cela pour accréditer, ouvertement ou hypocritement, l’idée que le salut viendra du #protectionnisme, de la #méfiance à l’égard de l’étranger, des frontières voire des barbelés.

    La France et la Grande-Bretagne - deux pays riches pour lesquels absorber quelques dizaines de milliers de migrants n’est pas un vrai problème - en sont à s’accuser mutuellement pour ce qui se passe à #Calais. En #Allemagne et en Suède, des minorités d’extrême droite s’organisent pour incendier des foyers de réfugiés. Combien d’autres racistes, portés par le climat actuel, se sentiront autorisés à s’attaquer aux #immigrés ?

    Dans les années 1990, en #Yougoslavie, la #démagogie xénophobe a débouché sur la constitution de milices puis sur la #guerre_civile. Il y a deux ans, dans l’est de l’Ukraine, on a vu comment ces mêmes réflexes ont dégénéré en escalade guerrière.

    Si on n’y prend garde, la #barbarie du monde, la #xénophobie, les guerres nous rattraperont. Le #nationalisme, la méfiance généralisée nous ont déjà rattrapés. Il faut que les travailleurs conscients prennent le contrepied de cette évolution délétère.

    Ce n’est pas en se barricadant derrière des frontières qu’on se protégera du fléau du #chômage, de la concurrence et de la misère du monde. Ces méfaits ne viennent pas de l’extérieur, mais de l’intérieur de notre société. Ils sont propres au capitalisme, et on ne s’en débarrassera qu’en renversant ce système.

    Tout se tient : les bombes là-bas, l’exploitation et le chômage ici. Car elles ont une source commune, la course au profit et la domination d’une minorité sur toute la société.

    La seule force capable de renverser cette domination est la classe ouvrière consciente de ses intérêts et organisée à l’échelle internationale. Cela commence par comprendre que toutes les victimes du #capitalisme ont le même intérêt fondamental de mettre fin à ce système aussi injuste qu’inhumain.

    http://seenthis.net/messages/422262 via Recriweb


  • Cap sur l’austérité (Le Monde diplomatique, juillet 2011)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/A/20798

    Mesures prises ou annoncées depuis 2010, date des premiers plans officiellement destinés à faire face à la crise financière

    De Lisbonne à Dublin, à la recherche du prochain Syriza, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, mai 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/LAMBERT/52910

    #Portugal : -"« (...) La production de richesse a reculé à son niveau d’il y a environ dix ans ; l’emploi, à son niveau d’il y a vingt ans ; l’investissement, qui prépare la croissance de demain, à son niveau d’il y a trente ans. En conséquence, l’émigration est comparable à celle d’il y a quarante ans"

    Ni austérité, ni populisme : le Portugal suit sa voie de gauche
    https://information.tv5monde.com/info/portugal-gauche-austerite-143226?fbclid=IwAR38FnMpBKSb7gpNc3CA
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/AP_527739428331.jpg https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/AP_527739428331.jpg

    –"entre 2006 et 2012, nous dit le politiste André Freire, auteur d’une étude sur le sujet (7), « le nombre de salariés percevant le salaire minimum est passé de 133 000 à 400 000, sur une population active d’environ cinq millions de personnes ». Près de 30 % sont privés d’emploi"

    –"« Et pourtant, comme en Grèce, la dette continue d’augmenter », soupire Paes Mamede. De 96,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010, elle a bondi à 128,9 % en 2014. Un tel fardeau conduit à la ponction de 4,5 % de l’ensemble des richesses produites chaque année pour le simple remboursement des intérêts"

    –" le premier ministre portugais, pour qui « les réformes des comptes publics et de l’économie constituent un nouveau mode de vie qu’il s’agit désormais d’adopter de façon permanente (10) »."

    #Irlande : -"« Certes, les choses ont commencé à s’améliorer, mais c’est en grande partie parce que la chute a été particulièrement sévère », commente-t-il, avant de glisser : « Quand on le lance d’assez haut, même un chat mort rebondit. » Alors que le PIB a reculé de plus de 12 % entre 2008 et 2010, « le pays a perdu un emploi sur sept. Et ceux qui ont été créés sont en général mal rémunérés, à temps partiel et concentrés dans la capitale »."

    –"le président de l’association des consultants hospitaliers, le Dr Gerard Crotty, a dénoncé « les coupes claires dans les budgets de la santé », qui ont engendré selon lui une « surmortalité des patients en attente d’un lit d’hôpital (12) ». Le développement des contrats « zéro heure »,(...) et l’augmentation des emplois à temps partiel ont fait basculer un salarié sur six sous le seuil de pauvreté."

    –"« Mais les chiffres du PIB irlandais sont trompeurs, poursuit McDonnell. Le poids des multinationales est tel et les profits rapatriés si importants que le PIB surévalue la production de richesse réelle. »"

    –"31 milliards d’euros, soit environ 20% du PIB. « Dans les faits, il s’agit d’une opération de monétisation de la dette, résume McDonnell. La Banque centrale a tout simplement créé 31 milliards d’euros sur un écran d’ordinateur. » Une opération réputée illégale au sein de la zone euro…"

    –"En janvier 2010, l’ancien directeur de la BCE Jean-Claude Trichet avait appelé le ministre des finances irlandais de l’époque pour lui demander de « sauver les banques à tout prix ». « D’une certaine façon, poursuit M. Hannigan, l’Irlande a accepté de se sacrifier pour le reste de l’Europe. Cela méritait bien un petit coup de main ! » Le type de coup de main que la Grèce ne semble pas mériter en 2015."

    –"Pourquoi, dans ces conditions, ne pas joindre sa voix à celle d’Athènes pour exiger davantage de souplesse de la part de Bruxelles et de Francfort ? « De crainte, nous répond le député Seán Kyne, du Fine Gael, qu’un autre pays n’obtienne un traitement préférentiel alors que les Irlandais ont déjà avalé une sévère dose d’austérité. » "

    –"l’Irlande devance désormais les Bermudes sur la liste des principaux paradis fiscaux de la planète."

    –"Pour Goldman Sachs, c’est déjà trop : « L’essor du Sinn Féin représente la principale menace pour la croissance irlandaise (15). »"

    –"C’est ce que démontre l’expérience grecque. Nous savons désormais que la zone euro ne tolérera pas de gouvernement de gauche. (...) L’idée de changer le PSP pour que lui-même change l’Europe, c’est une stratégie du désespoir ! "

    http://zinc.mondediplo.net/messages/4352
    http://zinc.mondediplo.net/messages/2838
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3959
    #UE #Austérité #Grèce #Portugal #Irlande

    Idée reçue : l’austérité est le seul remède à la crise, par Allan Popelard & Paul Vannier (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_histoire_critique/a53293
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/IMGMAN01-163.jpg

    "Entre 2008 et la fin de l’année 2013, le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie a chuté de 8,3 % ; celui du Portugal, de 7,8 % ; celui de l’Espagne, de 6,1 %. Quant à la dette publique, depuis 2007, elle est passée de 25 % du PIB à 117 % en Irlande ; de 64 % à 103 % en France ; de 105 % à 175 % en Grèce."

    "le taux de chômage s’élève, en Grèce, à 27,9 % en 2013 contre 10 % en 2007 ; en Espagne, à 26,7 % contre 7,3 % ; au Portugal, à 16 % contre 6,1 % ; et en Irlande, à près de 15 % contre 4,7 %"

    "en Grèce, la baisse de 23,7 % du budget du ministère de la santé entre 2009 et 2011"

    "Le nombre des suicides s’est envolé, quant à lui, de 22,7 %."

    "La « troïka » a favorisé la mise en place d’un gouvernement technocratique en Italie."

    Le temps des colères, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, mars 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/HALIMI/54932
    #Portugal #Austérité #Espagne #Grèce #Sociaux-démocrates #Conflits_d'intérêts #Ploutocratie #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Novlangue

    "« Aujourd’hui, se réjouit M. Jean-Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque de France puis de la Banque centrale européenne, nous avons un quasi-consensus au sein des grandes sensibilités politiques de gouvernement sur au moins trois points : nos dépenses publiques doivent diminuer, notre économie a encore beaucoup trop de rigidités et nous ne sommes pas assez compétitifs (12). » Si le « quasi-consensus » des dirigeants crève les yeux, ses résultats aussi. M. Trichet est assurément incapable de les comprendre, mais ceux qui se cabrent sont de plus en plus nombreux. Rien ne leur sera concédé. Ainsi, après avoir soumis la Grèce, l’Union européenne cible à présent le Portugal. « A la tête d’une fragile coalition, relève Le Figaro, António Costa, le chef du gouvernement socialiste, a promis à son allié communiste et aux Portugais, épuisés par des années de récession, de desserrer l’étau de l’austérité. Sauf que les garants bruxellois du pacte de stabilité ne l’entendent pas de cette oreille. Sous la pression européenne, surtout du gendarme allemand, et des marchés, le gouvernement portugais a dû revoir sa copie (13). »

    En revanche, lorsque le gouvernement conservateur de M. David Cameron a exigé que ses « partenaires européens » protègent les intérêts de la City des effets de la monnaie unique et que Londres soit autorisé à réduire les aides sociales dues aux travailleurs migrants membres de l’Union, la « copie » britannique n’a pas dû être revue."

    Enterrées, les leçons de la crise ! par Finance Watch
    http://zinc.mondediplo.net/messages/10737

    Dans les villes rebelles espagnoles, par Pauline Perrenot & Vladimir Slonska-Malvaud (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/PERRENOT/57096
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton57096.jpg
    #Finance #Dette_publique #Austérité #Alternatives

    « Une motion qu’ils portent depuis des mois vient d’être adoptée. Elle dénonce une clause prévoyant l’indexation des intérêts de certains prêts immobiliers sur un indice dont la méthode de calcul a été revue de manière très favorable aux banques par une loi de septembre 2013 »

    « Adeptes du concept d’empowerment, repris et développé par Podemos, les nouvelles mairies pensent le terrain institutionnel comme un champ d’expérimentation politique. Elles misent sur la conception de plates-formes numériques citoyennes »

    A encadrer :
    =>

    "la loi de rationalisation et durabilité de l’administration locale, dite loi Montoro, du nom du ministre des finances de M. Mariano Rajoy, M. Cristóbal Montoro, qui l’a fait adopter en 2013. La première phrase de son préambule ne laisse planer aucun doute sur ses visées : « La réforme de l’article 135 de la Constitution espagnole (…) consacre la stabilité budgétaire comme principe directeur devant présider à l’action de toutes les administrations publiques. » Dictée par le « respect des engagements européens en matière de consolidation fiscale » et arrivant dans le sillage des politiques d’austérité, cette loi impose, en plus de la réduction du déficit, de consacrer tout éventuel excédent budgétaire au remboursement de la dette."

    "Cette situation oblige les coalitions progressistes à d’étranges contorsions en matière de communication. Si toutes peuvent se vanter d’avoir assaini les comptes publics et dégagé un confortable excédent budgétaire depuis leur prise de pouvoir (5), elles ont dû, en vertu de la loi Montoro, reverser celui-ci aux banques (2,3 milliards d’euros cumulés (6))"

    Portugal : la gauche anti-austérité a divisé le déficit par deux | www.cnewsmatin.fr
    http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-04-13/portugal-la-gauche-anti-austerite-divise-le-deficit-par-deux-753187

    La #France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/La-France-va-t-elle-suivre-le-modele-allemand-et-transformer-ses-chomeurs-
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6233.jpg?1497879556
    #Statistiques #Stats #Emploi #Macron #Allemagne #Chômage

    L’enfer du miracle allemand, par Olivier Cyran (Le Monde diplomatique, septembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
    #Allemagne #Discours_orthodoxes

    Au #Portugal, la gauche essaye, par Marie-Line Darcy & Gwenaëlle Lenoir (Le Monde diplomatique, octobre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/10/DARCY/58000

    Economie : en 2018 le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales
    https://information.tv5monde.com/info/economie-en-2018-le-portugal-continue-sa-course-vers-le-plein-

    « L’UE souffre d’un déficit de #Démocratie comme un astronaute sur la Lune souffre d’un déficit d’oxygène » - L’analyse de l’économiste F. Farah #Lectures #Grèce
    http://lvsl.fr/l-ue-souffre-dun-deficit-de-democratie

    Portugal : le seul pays à avoir rejeté l’austérité se porte mieux que jamais
    https://mrmondialisation.org/portugal-le-seul-pays-a-avoir-rejete-lausterite-se-porte-mieux-que

    « La lecture de la crise par les élites européennes a été un coup communicationnel hors pair, puisqu’il s’agissait de faire oublier l’origine bancaire et privée de la crise, en affirmant au contraire que l’origine de la contraction économique se trouvait dans des dépenses publiques élevées et un État social trop coûteux. De la sorte, l’austérité a pour but de redimensionner à la baisse l’État social à des fins politiques. La question grecque a été un affreux test réussi, puisque la population grecque a plié, a fui, mais ne s’est finalement pas révoltée. La stratégie du choc, pour le dire avec Naomi Klein, a fonctionné. »

    Le déficit public du Portugal au plus bas depuis 45 ans de démocratie
    https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-le-deficit-public-du-portugal-au-plus-bas-
    2018

    "Deux raisons expliquent cette amélioration, selon l’INE : “La hausse des recettes fiscales et celle des contributions à la sécurité sociale, reflétant l’évolution de l’activité économique et de l’emploi.” Du côté de l’opposition, rapporte Eco, on salue ce résultat “positif”, mais les principaux partis de droite (PSD et CDS-PP) rappellent qu’il a été obtenu grâce à “des impôts maximums et des services publics minimums”"

    • En sortir, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 26 septembre 2012)
      http://blog.mondediplo.net/2012-09-26-En-sortir

      "On rappellera tout de même que la dette publique espagnole passe de 36,1 points de PIB en 2007… à 68,5 en 2011 – multipliée par deux. Celle de l’Irlande, de 25 à 108 % sur la même période – multipliée par quatre, qui dit mieux ! On défendra difficilement la thèse qu’Espagnols, ou Irlandais se sont jetés frénétiquement sur les médicaments ou bien ont décidé de partir en retraite à 40 ans (comme les traders, au passage) : c’est le désastre de systèmes bancaires irresponsables qu’ils ont sur les bras. La France, dont la dette passe de 63,8 % de PIB à 85,8 %, le Portugal de 62,7 % à 107,8 % (10), payent eux aussi les dégâts de la finance, mais indirectement et par récession de credit crunch interposée – faut-il redire que tout ceci a commencé avec la crise des subprime en 2007-2008 et que, médiatement ou immédiatement, les populations européennes éclusent les petits désastres de la finance privée (que l’Union a si gentiment déréglementée pour elles) ? De tout ce surplus de dette, indiscutablement né de la crise financière, il faut dire que nous ne sommes pas comptables. Et par conséquent que nous ne le payerons pas.
      Le paysage de la politique économique, notamment budgétaire, ne commencera à changer vraiment qu’avec, oui, des taux d’intérêt souverains équivalents à ceux que les banques centrales accordent gracieusement aux banques privées pour les tenir à bout de bras, mais surtout avec 20 à 40 points de PIB de dette publique en moins. Il est vrai que pour que ce paysage-là change ainsi, il faudra préalablement en avoir chamboulé un autre, celui de l’Union européenne elle-même. Mais tout ça va du même pas en vérité puisqu’il suffirait d’annoncer le refus d’« honorer » tout ou partie de la dette publique pour qu’aussitôt explosions financière, monétaire et institutionnelle s’entraînent l’une l’autre. C’est bien là le genre d’idée propre à dégonder les amis de l’Europe (telle qu’elle est), qui hurleront à l’insanité mentale, peut-être au nihilisme des irresponsables attachés à tout détruire. Pour ne rien leur cacher, sinon tout détruire, du moins détruire tout ça, c’est en effet un peu le but de la manœuvre…" ;
      "surendettement généralisé – et passons sur le fait que ce surendettement de tous les agents (ménages, institutions financières, Etats) est le produit même du néolibéralisme… – : les ménages se surendettent sous l’effet de la compression salariale ; les banques se surendettent pour tirer, par « effet de levier », le meilleur parti des opportunités de profit de la déréglementation financière ; les Etats se surendettent par abandon de recettes fiscales sous le dogme de la réduction des impôts (pour les plus riches)." ;
      –"Mais que faut-il entendre par « la puissance publique » préposée à cette opération, ou plus exactement quelle pourrait être sa capacité financière ? L’Etat n’est-il pas ruiné, par construction même de ce scénario ? Seul le lavage de cerveau à grande eau libérale a pu nous faire croire que la personnalité financière de la puissance publique s’épuise dans l’Etat fiscal – alors qu’elle inclut notoirement la banque centrale. C’est donc à elle, évidemment reprise en main par le pouvoir souverain, qu’il appartiendrait de rattraper le déséquilibre délibérément organisé par le défaut. D’une part, mais à la manière dont la BCE et la Fed agissent déjà, en octroyant de très amples concours au secteur bancaire pour le maintenir dans la liquidité (éventuellement en admettant temporairement à ces concours certaines institutions financières non bancaires). D’autre part en se chargeant de l’apurement des pertes et de la recapitalisation nécessaires au redémarrage des opérations bancaires ordinaires – évidemment redéfinies sur des bases toute nouvelles, dont les activités spéculatives seraient exclues."

      L’Europe mal-traitée | Les Économistes Atterrés
      http://www.atterres.org/livre/leurope-mal-trait%C3%A9e
      #UE_TSCG #BCE #Dette_publique #Libéralisme #Orthodoxie

    • –Zone euro : le trou noir de l’économie mondiale
      http://www.marianne.net/les-eco-att/zone-euro-trou-noir-economie-mondiale-100239185.html

      -"Depuis 2008, indépendamment des évènements conjoncturels, il faut bien reconnaître que la zone euro est très loin d’avoir apporté la prospérité promise à ses membres. Même les pays soi-disant performants comme l’Allemagne, l’Autriche ou les Pays-Bas ont connu une croissance plus faible que les États-Unis, pourtant à l’origine de la crise de 2008-2009." ;
      –"Partout en Europe, la politique menée est la même. Seule l’intensité de l’austérité varie : plus légère dans les pays du nord, plus brutale dans les pays du sud. La France est dans une situation intermédiaire, mais l’effort accompli au service des entreprises est considérable. Le « Pacte de responsabilité » vise à distribuer près de 40 milliards d’euros aux entreprises. Pour se faire une idée, la totalité du RSA coûte environ 9 milliards d’euros et le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur en France représente 23 milliards d’euros. Avec cette somme, on pourrait facilement créer au moins un million d’emplois." ;
      –"la baisse des coûts généralisée a fini par annihiler toute inflation en zone euro. Cela n’est pas une bonne nouvelle. Une inflation zéro signifie que le poids des dettes dans l’économie ne se réduit pas. Cela rend très délicat le rétablissement des finances publiques et pousse à renforcer encore les mesures d’austérité." ;
      –"On voit là l’absurdité d’une politique économique qui appuie sur l’accélérateur en menant une politique monétaire très favorable à la croissance… mais qui en même temps freine de toute ses forces en réduisant les dépenses publiques. Voilà la conséquence de la gouvernance européenne fondée sur des règles arbitraires et intangibles qui impliquent l’irresponsabilité absolue des décideurs. Chaque institution suit donc sa logique propre sans s’intéresser au bien commun. La BCE gère l’inflation, la Commission gère les déficits publics, les États se mènent entre eux une guerre économique sans fin et les marchés « libres et non faussés » s’occupent du reste. Brillant résultat !" ;
      –"L’Europe à 28 est devenue un vaste terrain de luttes entre des États qui sont loin de se considérer solidaires. Et la crise a simplement accéléré ce processus en déversant sur les peuples le sentiment que la logique de la concurrence et de la compétitivité intra-européenne s’apparentait en réalité à un vaste système d’affrontements nationaux.
      Les entreprises profitent évidemment de ces rivalités en organisant une fraude de plus en plus décomplexée. Pour faire apparaître les profits là où les impôts sont les plus faibles elles jouent sur les prix de transfert ou de licence entre filiales." ;

      –"On connaît très bien les effets d’une politique de l’offre généralisée, où chacun cherche à diminuer ses coûts pour être plus compétitif que son voisin. La diminution des coûts entraîne la baisse des revenus qui conduit à la compression de la demande. Aussi, pour ne pas voir leur part de marché s’effondrer, les entreprises sont contraintes de baisser leurs prix, ce qui diminue leurs marges. C’est ce qu’on appelle la déflation. On y est."

      –PartiPris.info Compétitivité : le retour de l’idéologie de la guerre économique. Par David Cayla
      http://www.partipris.info/2012/12/competitivite-le-retour-de-lideologie-de-la-guerre-economique

      -"En Italie, Mario Monti engagea ses réformes dès le début de l’année 2012. Il commença par s’attaquer aux retraites avec une réforme particulièrement brutale qui réussit à la fois à rallonger la durée de cotisation (de 40 à 42 ans), à reculer l’âge minimal de départ à la retraite (66 ans en 2018) et à réduire le montant des pensions. Au printemps, le gouvernement italien s’attaqua à la réforme du marché du travail. L’objectif, clairement affiché, était de faciliter les licenciements des entreprises en échange d’une indemnisation et d’une sécurisation sociale des salariés. La fameuse « flexi-sécurité ». Les aides directes aux entreprises ne furent pas écartées : réduction des cotisations sociales pour certains emplois, aide à l’investissement des entreprises, instauration d’un crédit d’impôt pour les dépenses de recherche ou d’économie d’énergie. Tout cela fut financé en ponctionnant le pouvoir d’achat des ménages" ;
      –"En dehors des mesures d’austérité qui touchèrent particulièrement les fonctionnaires et les classes moyennes, le gouvernement espagnol s’est attelé, dès le mois de février, à faire passer une réforme du marché du travail encore plus drastique, puisque non seulement elle visait, comme sa cousine italienne, à faciliter les licenciements, mais elle permettait aussi aux employeurs d’imposer des baisses de salaire ou de redéfinir à leur guise la fonction, les horaires et le lieu de travail de leurs salariés. " ;
      –" en 2010, la Troika imposa pas moins de quatre réformes du marché du travail. Chacune apporta sa contribution en matière de flexibilisation des horaires de travail, de facilitation des licenciements ou de diminution les salaires, en particulier du salaire minimal. Comme ces mesures échouèrent à redresser l’économie grecque qui s’enfonça encore davantage dans la crise, deux nouvelles lois furent adoptées en 2011, en échange de rares sursis financiers de la Troïka, et avec la même logique et le même succès. Enfin, en février 2012, la Grèce instaura une septième réforme du marché du travail qui imposa la diminution du salaire minimum de 22 % (32 % pour les moins de 25 ans) et qui suspendit toute augmentation automatique des salaires prévus par les accords de branche. Malgré ces mesures, il semblerait que les autorités européennes et le FMI considèrent que l’effort grec est encore insuffisant. Dans un récent rapport, la Commission exige d’assouplir davantage la durée hebdomadaire du travail pour permettre aux salariés de travailler six jours par semaine." ;
      –"Au nom de la lutte pour l’emploi et pour la croissance, l’ensemble des pays européens est en train de s’engager dans ce que les économistes appellent des « politiques de l’offre », et qu’ils enrobent du doux nom de « compétitivité ».
      Mais à bien y réfléchir, ce mot même de compétitivité cache une formidable régression intellectuelle. Recyclage conceptuel du monde de l’entreprise, il renvoie à l’idée de compétition. Or, être compétitif, ce n’est pas être efficace, c’est être meilleur. De l’efficacité à la compétitivité, on passe donc de l’absolu au relatif. Si l’on peut comprendre que pour une entreprise individuelle, la performance implique souvent un gain dans le cadre d’une lutte concurrentielle, du point de vue d’une Nation, l’efficacité nécessiterait plutôt un équilibre, ou à tout le moins l’achèvement d’un collectif organisé de manière harmonieuse.
      Car s’il est une leçon à retenir de la crise de 2009, c’est que les économies sont bien davantage interdépendantes qu’elles ne sont concurrentes.(...) Ce qu’un pays perd en croissance économique ne se fait pas au bénéfice d’un autre pays, bien au contraire ! Voilà pourquoi la logique des États, la logique macroéconomique, n’a rien à voir avec la logique des entreprises. Au niveau macroéconomique, la notion de compétitivité relève donc davantage d’un argument fallacieux au service d’intérêts particuliers que d’une analyse économique sérieuse." ;
      –" Au sortir d’une effroyable guerre mondiale, les « pères fondateurs » de la construction européenne avait bien conscience qu’en matière économique la coopération est bien plus efficace que la compétition." ;
      –"entre 1995 et 2012, alors que la productivité du travail en Allemagne a évolué au même rythme que dans le reste de l’Europe, l’écart relatif entre les salaires allemands et ceux du reste de l’Europe s’est creusé de plus de dix points. Cette politique, que l’on peut qualifier de « dévaluation salariale », a permis à l’Allemagne d’engranger des excédents commerciaux records… au détriment de ses partenaires européens" ;
      –"Pourtant, à aucun moment, les responsables européens qui mettent aujourd’hui en œuvre des politiques de compétitivité en totale contradiction avec la logique coopérative qu’ils promouvaient jadis ne s’interrogent sur le sens économique de ces mesures. Car si pour une petite économie individuelle une telle politique peut éventuellement fonctionner en permettant à ce pays de gagner des parts de marché sur ces concurrents, à l’échelle du continent en entier personne ne peut croire qu’il soit possible de généraliser les excédents commerciaux intra-européens. Tout ce que l’Espagne pourra gagner avec la relance de ses exportations sera nécessairement pris sur ses partenaires commerciaux, dont l’immense majorité se situe en Europe. La logique qui nous est proposée est donc proprement suicidaire : elle consiste à appauvrir systématiquement les salariés européens pour que chaque pays tente de récupérer une part plus importante d’un gâteau dont la taille ne cesse de se réduire.
      Car c’est bien là le drame de la situation actuelle : poussée jusqu’à l’absurde, la logique de la compétitivité n’aboutit qu’à la disparition de la prospérité générale, sans créer le moindre emploi supplémentaire, et participe à l’effondrement de la demande des ménages et à l’intensification de la concurrence. L’Europe est en train de réinventer le mercantilisme le plus obtus ; celui qui confond la logique marchande avec la logique économique, et la balance commerciale avec la prospérité. Aveuglé par l’idéologie, elle conduit une guerre commerciale contre elle-même.
      Nous sommes en 1914 et nous envoyons nos salariés dans une boucherie absurde, à la conquête de victoires qui n’existent pas."

      Zone euro : qui doit réformer d’abord, la France ou l’Allemagne ? « Le Mouvement Réel. Romaric Godin
      https://lemouvementreel.com/2017/04/19/zone-euro-qui-doit-reformer-dabord-la-france-ou-lallemagne
      #Macron

      "Car l’Allemagne sait parfaitement jouer sur le registre de la confiance que l’on perd aisément, mais que l’on retrouve difficilement. Il faudra faire preuve non seulement de volonté, mais aussi prouver des résultats. Et quand bien même ces résultats seront obtenus, alors il faudra encore sans doute en faire davantage. Si l’on observe les attitudes face à l’Espagne, au Portugal ou à la Grèce, on remarque que ces pays ne vont jamais assez loin dans les réformes. La Grèce en est l’exemple caricatural puisqu’on en est encore à réclamer des gages de confiance sous la forme de nouveaux plans d’austérité après sept ans d’ajustements. Mais l’Espagne, dont on loue tant les « réformes », qu’a-t-elle obtenu ? Deux ans pour réduire son déficit public au lieu d’une sanction immédiate."

      "cet excédent pose clairement plusieurs problèmes majeurs. D’abord, il est le symptôme d’une économie allemande qui vit en dessous de ses moyens"

      "Il conviendrait donc de mettre en place un système permettant de réduire les excédents excessifs en zone euro. En théorie, ce système existe puisque la Commission européenne peut demander des politiques correctrices depuis 2013 lorsque l’excédent courant dépasse 6 % du PIB. Mais si Bruxelles blâme régulièrement Berlin, elle n’engage pas une politique du même ordre dans ce domaine que dans celui des déficits."

      "Le CEPR publie ce mardi 18 avril une note de recherche qui conclut qu’il existe « de nombreuses preuves qui soutiennent l’idée que le chômage de masse et la stagnation en France sont le résultat d’une demande inadéquate plutôt que de problèmes structurels sur le marché du travail ou d’une dette publique trop élevée. »"

      "Baisser le coût du travail serait-il alors la solution ? On ne saurait réussir une montée de gamme par ce biais qui, au contraire, à tendance à maintenir la France dans son point faible : un niveau de gamme moyen qui subit la concurrence directe des pays à bas coût."

      Europe : 4 idées reçues - Osons Causer #Vidéos
      http://osonscauser.com/europe-4-idees-recues

    • Contre le FMI : le triomphe des insoumis (1) Par Antoine Dumini, François Ruffin, 30/06/2013 - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/Contre-le-FMI-le-triomphe-des.html

      -"Tout se passe comme si les recommandations du FMI servaient de programme au gouvernement. Il faut se préparer, alors, comme le préconise l’institution internationale, à « revoir les allocations chômage », à une « déréglementation des services », à une nouvelle « révision du régime des retraites qui devra reposer sur une augmentation de l’âge du départ à la retraite », etc.

      En France, le FMI agit en sous-main. Il influence, oriente les ministres, participe d’un climat libéral – parmi d’autres institutions : la Commission, les agences de notation, la Banque centrale européenne, le Médef, etc., dont les voix accordées fixent la norme économique. Y déroger réclame du courage politique. Mais ailleurs en Europe, le FMI ne recommande plus : il tient les commandes. En Grèce, évidemment. Mais au Portugal, en Espagne, en Irlande, à Chypre également." ;

      –" Le gouvernement espagnol, socialiste à l’époque, a aussitôt approuvé : « L’analyse du FMI correspond à la nôtre (…) Le gouvernement ne doit pas retarder les réformes structurelles annoncées. »" ;

      –"Ça coince en 2011, avec le chômage, la récession, les déficits ? « Cela signifie que les réformes menées doivent être renforcées » ! Et de le faire « courageusement », avec une négociation collective plus flexible, des indemnités de licenciement diminuées, etc. Ça empire en 2012, avec un taux de chômage de 24,4 %, le plus élevé du monde industrialisé ? Réponse : « Le FMI exige plus d’austérité en Espagne » !(...)et ce « pour aider à rétablir la confiance et remettre l’économie sur le chemin de la croissance ». Le triomphe n’a pas tardé : le chômage s’établit désormais à 26,2 %..." ;

      –"Seul hic : le Portugal va connaître sa troisième année de récession. Le chômage crève tous les mois un plafond, il est au-dessus de 16 % désormais.
      Sa jeunesse fuit, 100 000 Portugais quittent leur pays chaque année. Et même, l’endettement public grimpe encore : 93 % du PIB fin 2010, 107 % fin 2011, 118 % en vue pour 2013." ;

      –"Un jour viendra où l’on se moquera de la novlangue du FMI comme de la Pravda soviétique : quels que soient le taux de chômage, l’endettement, les désaveux électoraux, voire les suicides, le « programme reste globalement sur la bonne voie », notent granitiquement les chefs de mission." ;

      –"Et bien sûr, la privatisation des terres, de l’eau, du sous-sol.
      Le FMI et la Banque mondiale sont ravis : un élève modèle.
      Deux décennies durant, le Ghana suit les consignes à la lettre. Et à la place de retrouver « la voie de la croissance, de l’emploi », comme le promettaient les experts, il s’enfonce dans le marasme." ;

      –"Comme les institutions internationales ont délivré à peu près les mêmes conseils aux nations alentours, tout miser sur l’exportation, le Nigeria, le Cameroun, et surtout la Côte d’Ivoire se sont lancés à fond, à leur tour, dans le cacao, les cours ont encore été divisés par deux. Mais les compagnies du nord peuvent se fournir en chocolat à bas coût… " ;

      –"L’eau, même à la pompe, est devenue payante." ;

      –"Cette jeune femme, elle, est retenue prisonnière. Elle vient d’accoucher de deux jumeaux, dont l’un est décédé. Elle doit payer pour les journées d’hospitalisation, pour les soins, pour les médicaments. Et comme elle n’a pas un sou, elle est retenue en otage. Son mari, au chômage, est parti depuis cinq jours pour quémander un prêt à son oncle, ses cousins. « Quand j’étais petit, se souvient le médecin, je n’ai jamais payé pour des frais médicaux. Pourtant, j’ai été admis plusieurs fois à l’hôpital universitaire. »
      Tout ça va néanmoins dans le bon sens, estime le FMI : « Le libre-échange, et tout ce qui contribue au libre-échange, est juste », assène son représentant." ;

      –"epuis trois ans que la récession s’est installée, l’Argentine suit, au mieux, les conseils du FMI et des États-Unis, d’un « plan de rigueur » à un « programme de privatisations ». C’est un échec patent. Malgré cette déconfiture (...) le Fonds demeure droit dans ses certitudes" ;

      –"Durant tout ce temps, évidemment, les loups de Washington ont hurlé au « populisme ». Avant de, sur le tard, adresser un satisfecit à l’Argentine pour son redressement : entre 2003 et 2011, son PIB a triplé. "

      Contre le FMI : le triomphe des insoumis (2) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/Contre-le-FMI-le-triomphe-des-600.html

      -"Sept jours ont suffi, néanmoins, aux experts du FMI pour, en décembre 1997, appréhender cette longue histoire, saisir ses particularités, établir un diagnostic, et dresser leur feuille de route. C’est simple : tout le passé est à balayer. Eux le raient d’un trait de plume : le marché du travail à flexibiliser, les flux financiers à libéraliser, les conglomérats à restructurer…" ;

      –" Avec quels brillants résultats ? Un marasme : la fuite des capitaux s’accélère, le taux de croissance passe de + 5 % à – 6 %, et le chômage triple, de 2,5 % à 8,5 %. En un an de direction par le FMI !" ;

      –"Chan Keun Lee, dresse un réquisitoire fort bien argumenté, qui mérite d’être cité longuement :

      « Premièrement, le FMI est incapable de prévoir les crises financières (...) Deuxièmement, le FMI n’a absolument pas su gérer la crise. (...) Troisièmement, le FMI outrepasse ses statuts (...) Si le FMI s’arroge autant de domaines régaliens, en quoi un état-nation reste-t-il nécessaire ? (...) » ;

      –"Le FMI lui-même s’est senti un peu péteux. Dès janvier 1999, dans un rapport, ses conseilleurs admettent des « erreurs », notamment en sousestimant la « sévérité des revers économiques ». Mais que dire lorsque l’ « erreur » se reproduit dix fois ?" ;

      –"en Malaisie, au sommet de l’État, ne règne pas le consensus. Deux thèses s’affrontent – et Camdessus veut soutenir son favori : ici comme ailleurs, le ministre des Finances et Vice-Premier ministre, Ibrahim Anwar, souhaite « moderniser » le pays, main dans la main avec le FMI. Mais le président Mahathir, un archaïque, dénonce au contraire les organisations internationales, qui déstabiliseraient les « structures saines » du pays. Il limoge son dauphin et l’accuse de corruption. Tandis que le viré lance un « mouvement de la réforme », bien sûr soutenu par l’Occident." ;

      –"Le président Mahathir prend alors, en ce mois de septembre, des mesures « désastreuses », complètement dépassées (...) Les experts ricanent, du n’importe quoi, des recettes d’un autre temps (..) Sauf que l’inverse se produit. (...) Même, le FMI doit faire amende honorable (...) Juste un oubli, dans ces textes : comment, en Malaisie, cette « gestion de la crise a été bien conduite » ? En désobéissant aux recommandations du FMI, qui emmenait les pays alentours dans le mur !" ;

      –"« La Grèce a mené à bien 60 % des réformes qui lui étaient demandées, relève l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Quelques 20 % sont encore en discussion au sein du gouvernement, et les autres restent à programmer. » Voilà un pays plutôt obéissant, donc." ;

      –"À l’arrivée, le pays est en lambeaux. La récession s’installe, avec un PIB en chute de 12 % depuis 2008. Du coup, l’endettement s’accroît plus qu’il ne se résorbe : 158 % en 2011, 175 % en 2012, 190 % prévu en 2013 (hors banqueroute). Le chômage dépasse les 20 %. Le taux de suicide a triplé, devenant le plus important de toute son histoire. Et sans même des chiffres, c’est une société, avec ses hôpitaux, sa solidarité, son espoir, qui s’écroule." ;

      –"Quelle solution propose alors le FMI dans un énième audit ? « La Grèce va devoir encore mener à bien 150 nouvelles réformes de son économie » ! Et en échange, on lui accordera « deux ans de plus pour ramener son déficit sous la barre des 3 % en 2016 – au lieu de 2014 comme prévu jusque-là »." ;

      –"ils mettent un pays genoux, à feu et à sang, et parlent de quoi ? De quelle priorité ? Un déficit sous les 3 % ! (...) Et le FMI n’en démord pas : « Le programme peut placer la dette grecque dans une trajectoire viable. »" ;

      –"Et à quoi est dû ce relatif succès ? Parce que l’Islande n’a pas adopté les recettes traditionnelles du FMI ! Elle a même fait tout le contraire !"

      #Austérité #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #PS #FMI #IFI #Espagne #PSOE #Espagne_PSOE #Portugal #Novlangue #Afrique #Amérique_du_Sud #Asie #Grèce #Islande

      Comme quoi, même un petit pays ayant la folie de « s’isoler » en refusant le bonheur et l’avancée civilisationnelle que représentent l’appartenance à l’UE et ses « réformes structurelles » peut naviguer hors des ténèbres promises à ceux qui voudraient quitter la belle union.
      Ah oui c’est vrai, « petit pays », « petite population », « pas comparable » etc.

      Miracle à l’islandaise : à Reykjavik, le taux de chômage est tombé à 1,9%. Par Pierre Magnan
      http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tomb

      -"Selon le Premier ministre, « nous n’aurions pu sortir de la crise si nous avions été menbre de l’Union européenne », avait-il dit en novembre 2015. Sigmundur Davíð Gunnlaugsson avait même été plus loin en affirmant que ne pas être membre de la zone euro avait été une chance pour l’Islande : « Si toutes ces dettes avaient été en euros, et si nous avions été obligés de faire la même chose que l’Irlande ou la Grèce et de prendre la responsabilité des dettes des banques en faillite, cela aurait été catastrophique pour nous sur le plan économique. »" ;
      –"Le pays a mené une politique mêlant contrôle des capitaux (une idée mal vue en Europe), austérité budgétaire mais aussi hausse des impôts et surtout dévaluation importante de sa monnaie (60%) qui a entraîné une importante inflation, aujourd’hui maîtrisée... et une reprise de la croissance. Résultat, Reykjavik n’a pas sacrifié sa politique sociale et le FMI a été totalement remboursé de ses avances financières."

      « L’Islande a laissé ses banques faire faillite, et jeté des banquiers en prison. Et voici ce qui s’est produit »
      http://www.express.be/business/fr/economy/lislande-a-laisse-ses-banques-faire-faillite-et-jete-des-banquiers-en-prison-et-voici-ce-qui-sest-produit/214182.htm
      #Islande #UE #Finance

      CADTM - Belgique : 50 milliards d’austérité en 5 ans, pour quels résultats ?
      http://www.cadtm.org/Belgique-50-milliards-d-austerite
      #UE_Belgique_Austérité

      "Les plans d’austérité prescrits aujourd’hui aux pays européens ressemblent à s’y méprendre aux plans d’ajustement structurel imposés depuis trente ans par la Banque mondiale et le FMI aux pays dits pauvres, avec les résultats que l’on connaît : une dette impayable et des peuples entiers dépossédés de leur souveraineté et plongés dans une pauvreté extrême. Plusieurs études, et les chiffres d’Eurostat, le montrent sans détour : plus les pays européens ont appliqué d’austérité, plus leur dette a augmenté |10|"

      "Tout citoyen-ne est en droit de se demander pourquoi, malgré le fait que ces politiques ont prouvé leur inefficacité partout sur la planète, et alors que des institutions comme la Commission européenne ou le FMI ont elles-mêmes reconnu leurs erreurs à plusieurs reprises |12|, nos gouvernements persistent et signent dans cette orientation. Une bonne partie de la réponse se trouve dans le fait que ce n’est pas le bon sens qui dirige le monde, mais bien les rapports de force. Or, lorsqu’on analyse les politiques d’austérité sous cet angle, on se rend très vite compte que celles-ci servent les intérêts des « 1% »."

      "- 13.000 entreprises belges ont envoyé 62 milliards au Luxembourg en 2014 |16| ;
      – Les quelques 732 citoyens qui ont fondé des sociétés offshores dans des paradis fiscaux (affaire Panama Papers) ne seront apparemment pas inquiétés ;
      – Le gouvernement décide d’aller en appel contre la décision de la Commission européenne demandant à la Belgique de récupérer 700 millions d’euros indûment octroyés à des multinationales dans le cadre du système des rulings fiscaux."

    • Le plan de bataille des financiers (souvenirs) - Les Mutins de Pangée
      http://www.lesmutins.org/Le-plan-de-bataille-des-financiers.html
      #UE #Démocratie #PS #Vidéos

      “Le Parlement est à la botte de Macron qui va mettre en place la purge sociale exigée par l’UE” : entretien avec Frédéric Farah - Le Vent Se Lève
      http://lvsl.fr/parlement-a-botte-de-macron-va-mettre-place-purge-sociale-exigee-lue-entretien-
      #Italie #Economie_Orthodoxie #Austérité #UE #Lectures

      "On l’aura compris : députés et sénateurs sont acquis à la politique que souhaite mener Emmanuel Macron. Pendant cinq ans, Macron aura les mains libres pour « réformer » l’économie française, « libérer les énergies » et « mettre fin aux entraves » qui bloquent la société. Derrière cette novlangue technocratique fourre-tout, on trouve un projet néolibéral cohérent, mûrement pensé et réfléchi. Il s’agit pour Emmanuel Macron d’appliquer en France les réformes que l’Union Européenne et les grandes puissances économiques réclament depuis des années, et que les gouvernements successifs ont eu du mal à mettre en oeuvre du fait de la forte mobilisation du peuple français. C’est l’analyse que propose Frédéric Farah, économiste, auteur d’Europe, la grande liquidation démocratique, paru en février 2017."

      "le gouvernement technique, dont la version la plus aboutie se trouvait en Italie avec Monti. #Monti est arrivé au pouvoir sans aucune légitimité populaire et a engagé des réformes (retraites, droit du travail…) qui ont modifié en profondeur le contrat social italien"

      "Berlusconi (quoi qu’on en pense par ailleurs) a été victime d’un coup d’Etat de la #BCE et a été asphyxié par la dette italienne. Napolitano, président de la République italienne (qui n’est pas élu par le peuple), a nommé Mario Monti sénateur à vie pour rendre possible sa nomination comme président du Conseil. C’est la même chose avec Lukas Papademos en #Grèce, qui a succédé à Papandréou après que celui-là ait été contraint à la démission."

      "Ensuite, il existe une façon déguisée de mettre au pas la démocratie, qui a pour objectif d’annihiler le conflit en politique"

      "il suffit de voir à quel point les préjugés les plus racistes sont ressortis. On nous a expliqué que les peuples du Sud sont paresseux ; Monsieur Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a déclaré par exemple que les peuples du Sud dépensaient l’argent de l’Europe pour consommer « de l’alcool et des femmes »… À l’inverse, on nous a expliqué que les peuples du Nord étaient disciplinés, purs… Ce sont des personnalités publiques, des gouvernants, des opinions soi-disant éclairées qui ont inondé les médias de ce genre de propos pendant la crise grecque. Défaire les nations et ne rien faire par la suite, c’est recréer les conditions d’un conflit plutôt que les résoudre.

      Je ne crois pas que l’Union Européenne apporte cette fameuse paix puisque les derniers projets européens (le marché unique et l’euro) n’ont cessé d’éloigner les peuples les uns des autres et de les mettre en concurrence."

      "La France est devenue monétairement allemande en 1983 avec le culte du franc fort et de la lutte contre l’inflation. Or, combattre l’inflation, c’est produire du chômage. C’est une force de discipline terrible pour le salariat ; s’il y a du chômage, ils ne peuvent pas trop revendiquer."

      "Beppe Grillo, est illisible sur la question européenne. Podemos est illisble sur l’Europe. Tsipras, anéanti, était illisible sur la question. Et le Bloc des Gauches portugais amène beaucoup d’eau dans son vin pour constituer une alliance avec le Parti Socialiste…"

      "Comme le disait Galbraith, Macron représente en France la “Troïka de l’intérieur”. On se retrouverait avec une troika de l’intérieur : c’est #Macron et son gouvernement technique. On ne peut pas apporter en France, comme en Grèce, des experts du FMI en cravate dans les hôtels parisiens pour importer leur politique. En revanche, on peut l’imposer de l’intérieur."

    • Les réformes du droit du travail généralisent la précarité partout en Europe. PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      http://www.bastamag.net/Partout-en-Europe-les-reformes-du-travail-facilitent-les-licenciements-et
      #UE #Grèce #Espagne #Portugal #Italie #Royaume-Uni #Irlande #Discours_orthodoxes #Réformes_structurelles

      -"« Les programmes de réformes du droit du travail sont différents selon les pays. Il y ceux qui ont été imposés d’une façon assez claire et publique dans le cadre de la troïka, en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre. Mais il y a aussi eu des réformes faites avec moins de publicité, dans les pays de l’Est à la suite de leur entrée dans l’UE. Dans ces cas-là, le Fonds monétaire international a aussi exercé une pression forte pour libéraliser leur marché du travail, souligne Isabelle Schömann, chargée de recherches à l’Institut syndical européen. Par exemple, le programme économique qui a accompagné l’entrée dans l’UE de la Croatie, en 2013, prévoyait que le pays « simplifie ses procédures de licenciements collectifs, élargisse l’éventail d’activités autorisées aux agences d’emploi intérimaires et abolisse la limite mensuelle d’heures supplémentaires [2]. »" ;
      _" les réformes des dernières années réalisées à travers l’UE se concentrent sur quelques axes principaux. À chaque fois, la flexibilité tant vantée se fait au profit des employeurs : licenciements plus faciles et moins coûteux, possibilités accrues de déroger aux conventions collectives. Deux piliers qui se retrouvent aussi dans le projet de loi en discussion en France." ;
      –"Au Royaume-Uni, les procédures auprès des tribunaux du travail ont même été rendues payantes : les frais pour le salarié s’élèvent à 300 euros environ pour le simple dépôt d’un recours, jusqu’à 1200 euros si l’affaire est inscrite à une audience [5].(...)

      Le Royaume Uni a aussi créé un contrat d’un genre bien particulier : les salariés renoncent à leurs droits en échange d’une participation à l’intéressement. Avec ce contrat d’« employé actionnaire », les salariés reçoivent des actions de l’entreprise s’ils renoncent au droit de contester un licenciement abusif et à toute indemnité de licenciement. Outre-Manche, les contrats dits “à 0 heure” sont par ailleurs de plus en plus utilisés depuis 2012." ;
      –"Plus de 740 000 personnes travaillaient avec ce type de contrat en 2015, trois fois plus qu’en 2012" ;
      –"Le projet de loi El Khomri prévoit de faire passer les accords d’entreprises avant les conventions collectives sur toute une série de sujets, comme le temps de travail. Là encore, c’est une des tendances suivie dans toute l’Europe, en partie sous pression de Bruxelles. Cela s’appelle la « décentralisation » de la négociation" ;
      –"« Cette idée de retirer aux partenaires sociaux la possibilité de fixer les salaires est une constante de la Commission européenne », observe Isabelle Schömann. Résultat : dans les pays qui sont passés par les programmes d’austérité de la troïka, de moins en moins de salariés sont couverts par des conventions collectives." ;
      –" En Grèce, le taux de chômage était de 26 % en 2014 contre 18 % en 2011 et 12 % en 2010. Le taux de chômage des moins de 15 ans plafonne toujours à 48 %. En Espagne, le taux de chômage était de 22 % en 2015, toujours au-dessus de son niveau de 2010 (20 %). Et 45 % des jeunes espagnols sont toujours sans travail"

      « Jobs Act », le grand bluff de Matteo Renzi, par Andrea Fumagalli (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/FUMAGALLI/55955
      #Austérité #Italie #Novlangue #Stats #Orthodoxie

      "le contrat à durée indéterminée (CDI) « à protection croissante », entré en vigueur en 2015, n’a pas grand-chose de pérenne ni de protecteur. Au cours des trois premières années, les employeurs peuvent y mettre fin à tout moment et sans motivation. Leur seule obligation est de verser au salarié licencié une indemnité proportionnelle à son ancienneté"

      "Le Jobs Act a donc créé un effet d’aubaine : faire signer un contrat « à protection croissante », puis licencier son salarié sans justification, devient plus rentable que de recourir à un CDD. Grossière entourloupe statistique, le basculement des CDD vers les CDI permet de gonfler artificiellement les chiffres de l’emploi dit « stable », alors même que la précarité continue d’augmenter."

      "Par ailleurs, la diminution du chômage en 2015 masque le recours exponentiel au système des vouchers"

      " le « degré de protection de l’emploi » — un indice imaginé par l’OCDE pour mesurer la « rigidité » du marché du travail — y a baissé d’un tiers en dix ans…"

      "M. Renzi a tout misé sur une politique de l’offre. (...) Selon la philosophie qui guide ces mesures (7), l’augmentation des profits et la baisse des coûts entraîneraient automatiquement une hausse des investissements, donc de la production et de l’emploi."

      " l’Italie n’a pas de salaire minimum, sauf pour les professions couvertes par des conventions collectives, qui protègent un nombre toujours plus faible de travailleurs (moins de 50 % aujourd’hui). Par ailleurs, le « principe de faveur » n’y existe pas"

      "le travail gratuit, alimenté par l’« économie de la promesse (9) » qui remet toujours à plus tard l’obtention d’un emploi rémunéré et stable, devient la nouvelle frontière de la déréglementation du marché du travail italien. Les réformes de M. Renzi ont consacré le statut de précaire, lui conférant une nature à la fois structurelle et généralisée. Or le développement de la précarité figure justement parmi les premières causes de la stagnation économique de l’Italie, laquelle sert à justifier les mesures visant à accroître la précarité du travail…"

    • Un dernier french cancan devant le capital ?, par Laurent Cordonnier (Le Monde diplomatique, 31 mars 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2016-03-31-loi-travail-french-cancan-capital

      -"Premièrement : comment se dépêtrer de ce jeu à somme nulle, puisque tous les pays européens s’évertuent à baisser leur coût unitaire de production en même temps, à moins d’enchinoiser chaque jour un peu plus notre économie, ou d’exporter vers la planète mars ? Deuxièmement : est-ce bien pour cela que nous avons construit l’Europe ?" ;
      –"faisons un peu le compte : les taux d’intérêt sont négatifs, le taux de change de l’euro est au plus bas, les prix du pétrole sont rentrés sous terre, les revendications salariales sont au niveau d’avant la création de la CGT, les abattements de charges sociales et les ristournes fiscales en faveur des entreprises ont atteint le firmament, les coûts salariaux ont explosé en Chine, l’évasion fiscale institutionnalisée des multinationales fait tous les jours la « une » des journaux, les travailleurs terrorisés par le chômage remplissent les urgences… et l’investissement reste malgré tout cela au point mort. Que l’on demande dans ces conditions à la société de soulever encore un peu plus haut ses jupons pour réanimer la libido défaillante du capital a quelque chose d’indécent !" ;

    • « Ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut », par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, juillet 2011)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/HALIMI/20760

      -"Loin d’être folles, les politiques mises en œuvre sont rationnelles. Et, pour l’essentiel, elles atteignent leur objectif. Seulement, celui-ci n’est pas de mettre un terme à la crise économique et financière, mais d’en recueillir les fruits, incroyablement juteux." ;
      –"le 11 juin, l’un des éditorialistes de The Economist signalait que « les Grecs soucieux de réformes voient dans la crise une occasion de remettre le pays sur le bon chemin. Ils louent en silence les étrangers qui serrent la vis à leurs élus (2) ». Dans le même numéro de l’hebdomadaire libéral, on pouvait aussi découvrir une analyse du plan d’austérité que l’UE et le FMI infligent au Portugal. « Les hommes d’affaires jugent de façon catégorique qu’il ne faut pas s’en écarter. Pedro Ferraz da Costa, qui dirige un think tank patronal, estime qu’aucun parti portugais n’aurait proposé au cours des trente dernières années un programme de réformes aussi radical. Il ajoute que le Portugal ne doit pas laisser passer une telle occasion (3). » Vive la crise, en somme." ;
      –"Krugman estime que les préférences de ces détenteurs de capitaux s’imposent d’autant plus naturellement qu’« ils versent des sommes importantes lors des campagnes électorales et ont accès aux décideurs politiques qui, sitôt qu’ils n’exerceront plus de responsabilité publique, viendront souvent travailler pour eux (4) »..
      –"Le Honduras a créé des zones franches où la souveraineté de l’Etat ne s’applique pas (13). L’Europe institue à présent des « sujets francs » (économie, social) à propos desquels le débat entre partis politiques s’évanouit, puisqu’il s’agit de domaines de souveraineté limitée ou nulle. La discussion se concentre alors sur les « thèmes de société » : burqa, légalisation du cannabis, radars sur les autoroutes, polémique du jour à propos de la phrase malencontreuse, du geste impatient, du juron d’un homme politique étourdi ou d’un artiste qui a trop bu. Ce tableau d’ensemble confirme une tendance déjà perceptible depuis deux décennies : la délocalisation du pouvoir politique réel vers des lieux d’apesanteur démocratique."

    • Dès les années 1950, un parfum d’oligarchie, par François Denord & Antoine Schwartz (Le Monde diplomatique, juin 2009) #UE
      http://www.monde-diplomatique.fr/2009/06/DENORD/17243

      -"l’économiste libéral Daniel Villey se montre enchanté par la « méthode » Monnet, qui « non seulement défend la France et l’Italie contre le péril communiste intérieur, mais encore les contraint, sous la pression de la concurrence, à rendre leur économie plus efficiente et plus libérale (9) »." ;
      –"En l’absence d’harmonisation sociale « par le haut », la libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux affaiblit l’intervention publique et somme les systèmes de protection sociale de se plier aux règles d’une économie de marché concurrentielle. « On invoquera les dures lois de la compétition internationale pour démontrer qu’un niveau d’emploi élevé ne pourra être assuré que si les travailleurs se montrent “raisonnables” », remarque, visionnaire, Jean Duret, directeur du Centre d’études économiques de la Confédération générale du travail (CGT)" ;
      –"Sans doute le Marché commun ne produit-il pleinement ses effets qu’avec l’adoption de l’Acte unique de 1986. Néanmoins, lors de la signature du traité de Rome, les observateurs les plus avertis comprennent qu’il dépossédera à terme les Etats d’une partie appréciable de leur pouvoir de contrôle sur l’économie. Mendès France y voit même l’« abdication de la démocratie ». Un système reposant principalement sur l’action supposée bienfaisante de la libre concurrence paraît, en effet, difficilement compatible avec une politique de transformation sociale audacieuse. Mais il n’interdit pas de promettre scrutin après scrutin la réalisation prochaine d’une « Europe sociale »."

    • Bruxelles confirme que la zone euro possède une politique économique : l’austérité. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/bruxelles-confirme-que-la-zone-euro-possede-une-politique-economique-l-aus

      -"Selon les informations publiées sur les sites bruxellois Euractiv et Politico et dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l’Espagne et le Portugal devraient faire face à de nouvelles exigences de Bruxelles sur le plan budgétaire. Le collège des commissaires mardi 10 mai se serait mis d’accord sur ce principe. Les budgets espagnols et portugais avaient été validés avec des réserves lors du semestre européen et la Commission estime désormais que les deux pays n’ont pas fait suffisamment d’efforts pour réduire leur déficit et le ramener dans les clous du « pacte de croissance et de stabilité » qui prévoit un déficit public inférieur à 3 % du PIB." ;
      –" selon les nouvelles règles européennes, le Conseil européen doit, pour « casser » la décision de la Commission disposer d’une majorité qualifiée deux deux tiers, ce qui donne beaucoup de poids à Bruxelles." ;
      –"Au #Portugal, le nouveau gouvernement socialiste soutenu par la gauche radicale arrivé au pouvoir en novembre avait proposé un budget revenant sur un certain nombre de mesures d’austérité, mais en théorie dans les clous des 3 %." ;
      –"L’#Espagne connaît un vide gouvernemental depuis les élections du 20 décembre et revotera le 26 juin. Il est donc difficile pour le gouvernement Rajoy de procéder à un collectif budgétaire. Pour le moment, les autorités espagnoles estiment pouvoir suivre la trajectoire budgétaire tracée, mais les Communautés autonomes (régions) contestent les réductions de dépenses qui leur sont imposées." ;
      –"de nombreuses discussions sont en cours pour établir une nouvelle réforme de la zone euro et se doter notamment d’un « ministre des Finances de la zone euro » qui, comme l’avait proposé le ministre allemand Wolfgang Schäuble cet été, pourrait être chargé de la surveillance budgétaire des Etats membres à la place de la Commission." ;
      –" la Commission confirme que, pour elle, la crise de la zone euro n’est que le fruit de « dérapages budgétaires » pour éviter sa répétition, il suffit de resserrer la surveillance et de sanctionner les récalcitrants. Chacun aura un budget bien géré et il n’y aura plus de crise. Ce schéma est abondamment défendu dans la presse allemande, notamment la Süddeutsche Zeitung. Or, il s’agit largement d’une réécriture de l’histoire. La crise de la zone euro est une seconde phase de la crise financière de 2008. Plusieurs économistes ont souligné que c’était l’endettement privé et le transfert de cet endettement vers le public qui était à l’origine de la crise. L’Espagne dégageait avant la crise des excédents budgétaires. D’autres ont aussi montré que les déficits publics étaient le fruit déséquilibres structurels au sein de la zone euro, les excédents des uns étant les déficits des autres, et de la politique agressive de réduction du coût du travail en Allemagne." ;
      –" Sans vraies perspectives d’inflation, il sera difficile pour les États de se désendetter et les investissements resteront faibles. Pour désendetter un État, l’inflation est une méthode beaucoup plus efficace que la réduction rapide des déficits. Or, une réduction rapide des déficits ne peut que peser sur l’inflation en pesant sur la demande." ;
      –"Si DBRS relègue le pays au rang d’obligation « pourrie », alors la BCE cessera de racheter des titres portugais. Les taux du pays s’envoleront et le Portugal devra accepter les conditions de la BCE pour bénéficier d’une dérogation. La Commission prend donc le risque de déclencher une attaque des marchés contre le Portugal." ;
      –"Sous couvert d’une application des « règles », qui se fait en réalité au cas par cas, la Commission vise bel et bien des objectifs politiques. Et confirme que l’austérité demeure la ligne politique officielle de la zone euro" ;
      –"Si, dans les mois qui viennent, le contexte international se détériore à nouveau avec la hausse des taux étasuniens et un essoufflement chinois qui se confirme et si les gains de pouvoir d’achat des ménages dus à la baisse du prix de l’énergie se réduisent ou disparaissent, Bruxelles pourrait avoir commis une de ses plus grandes erreurs politique en ce printemps 2016. La Commission confirme en tout cas n’avoir rien retenu de ses erreurs passées."

      En plein mouvement social, la Commission européenne demande à la France d’être encore plus néolibérale. PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      https://www.bastamag.net/En-plein-mouvement-social-la-Commission-europeenne-recommande-a-la-France

      "À nouveau, les prescriptions de Bruxelles transmises mercredi ressemblent à s’en méprendre à un argumentaire du plus dogmatique des néolibéraux. « Dans le contexte actuel de chômage élevé, le coût du travail au salaire minimum risque de freiner l’emploi des personnes peu qualifiées, dit la Commission. Qui préconise de « veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d’emplois et la compétitivité »."

      L’Union européenne assume : la loi El Khomri, c’est elle. Par Coralie Delaume
      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/26/31001-20160526ARTFIG00104-l-union-europeenne-assume-la-loi-el-khomri-c-est-

      -"on pourrait s’attendre à ce que les « Européens de métier » fassent profil bas. Par décence. Par souci de ne pas attiser la colère. Parce que le fait de bénéficier de pouvoirs exorbitants dont ils ne doivent la titulature qu’à une série d’erreurs d’aiguillage de l’Histoire, devrait suffire à les contenter.
      Mais non. (...) Il faut encore qu’ils portent en bandoulière leur bonheur niais d’être là où ils sont, et qu’ils l’ouvrent à tout propos. Sans se rendre compte qu’à la fin, « les gens » commencent à comprendre. Et à s’agacer.
      L’ouvrir très grand, c’est l’une des choses que Jean-Claude - « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » - Juncker fait le mieux. Aussi a-t-il trouvé judicieux, dans un récent entretien au journal Le Monde de formuler ces quelques regrets : « à voir les réactions que suscite la « loi travail », je n’ose pas m’imaginer quelle aurait été la réaction de la rue, à Paris ou à Marseille, si votre pays avait dû appliquer des réformes comme celles qui ont été imposées aux Grecs ». Ah, ces Français rétifs ! Comme il est dommage de ne pouvoir vitrifier leur économie avec cette même brutalité joyeuse dont on à usé contre l’économie grecque !" ;
      –"« La Grèce est un laboratoire de l’austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d’être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins », avait-il osé. Pour (Yanis Varoufakis), les cibles terminales étaient l’État-providence et le droit du travail français." ;
      –"Autre grand bavard : Pierre Moscovici (...) « Tout ce que je peux dire, c’est que la réforme est indispensable et qu’y renoncer serait une erreur lourde (…) les Français ont souvent le même réflexe quand une réforme se présente : celui de s’y opposer. Cela ne signifie pas que la réforme n’est pas nécessaire et qu’elle ne doit pas être menée (…) En outre, je pense que la volonté du peuple doit s’exprimer dans les élections, pas dans les sondages »." ;
      –"Au passage, ils se hâtent d’oublier que le dernier des traités, celui de Lisbonne, a tout de même nécessité pour être signé que l’on s’assoie en 2005 sur les résultats de deux référendums, le néerlandais et le français. Tout comme on s’est assis sur le résultat de la consultation grecque de juillet 2015. Autrement, c’était début du détricotage de la zone euro.
      Au sujet du mouvement social actuellement en cours, Myriam El Khomri a eu ces mots très contestés : « il n’est pas question que l’économie de notre pays soit prise en otage ». Ils sont pourtant incontestables : l’économie de notre pays est, depuis longtemps, en situation de captivité."

      #Discours_orthodoxes #Novlangue #PS #Bêtisier

      Juncker rappelle à la France la nécessité de la rigueur budgétaire – EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/section/politique/news/juncker-rappelle-a-la-france-la-necessite-de-la-rigueur-budgetaire

      Bruxelles et l’Eurogroupe mettent fin aux dissonances sur la France
      http://www.les-crises.fr/bruxelles-et-leurogroupe-mettent-fin-aux-dissonances-sur-la-france

      -"“Nous serons vigilants, nous serons exigeants et il n’y a pas d’autre alternative que d’être en-dessous de 3% en 2017”, a affirmé le commissaire européen Pierre Moscovici sur LCP" ;
      –"la France, malgré ses promesses, n’a pas réussi à ramener sous 3% du PIB son déficit public et a obtenu plusieurs délais de grâce, le dernier en date jusqu’à 2017.

      L’Espagne et le Portugal ont échappé récemment à des sanctions, Bruxelles ayant reporté de quelques mois sa décision sur le sujet, notamment en raison d’une échéance électorale en Espagne."

      Pourquoi la fermeté de Bruxelles contre l’Espagne et le Portugal est une erreur majeure
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/pourquoi-la-fermete-de-bruxelles-contre-l-espagne-et-le-portugal-est-une-e

      "La Commission européenne a lancé la procédure de sanctions contre la politique budgétaire de l’Espagne et du Portugal"

      " l’Allemagne qui, depuis plusieurs jours n’hésite plus à faire passer le message de son agacement vis-à-vis d’une Commission jugée trop laxiste et qui, par son ministre des Finances Wolfgang Schäuble n’hésite plus à proposer de « court-circuiter » Bruxelles pour imposer le « respect des règles »."

      "Cette décision est essentielle : elle est le premier pas pour entamer des sanctions contre les deux pays qui peuvent s’élever jusqu’à 0,2 % du PIB. Certes, il n’est pas question dans l’immédiat de sanctions. Le conseil des ministres des Finances (Ecofin) doit confirmer l’appréciation de la Commission pour lancer officiellement la procédure. Il sera ensuite demandé ensuite de "nouveaux efforts" aux pays. Mais in fine, dans le cadre des directives Two-Pack et Six-Pack, la Commission peut demander des sanctions et il faudra une « majorité inversée » pour bloquer cette décision, autrement dit, il faudra que deux tiers des voix pondérés du conseil européen contre les sanctions pour qu’elles soient abandonnées. Surtout, c’est bien un message envoyé à Madrid et Lisbonne : corrigez vos trajectoires ou vous serez sanctionnés. C’est donc bien une invitation à l’austérité."

      "Bruxelles vient confirmer bel et bien que la zone euro dispose d’une politique économique fondée sur l’austérité et l’obéissance aveugle à des règles « métaphysiques » prises hors de toute réalité économique concrète. Cette obéissance aux règles est une des structures fondatrices de la pensée ordo-libérale"

      "Les deux pays ont vu l’émigration accélérer, les inégalités exploser et ont des taux d’inflation très bas. La cure que propose la Commission ne saurait soigner ces maux causés en grande partie par la même médication. Elle menace d’affaiblir la croissance et d’augmenter encore la dette et les déficits."

      "la Commission envoie un message au reste de la zone euro : le respect des règles est la seule « aiguille dans sa boussole ». Elle tire donc clairement en sens inverse de la BCE."

      " le Portugal, en particulier. La dette de ce pays n’est maintenue dans l’assouplissement quantitatif (« QE ») de la BCE, son programme de rachat de titres publics, que par le fait que l’agence de notation canadienne DBRS lui attribue encore une note « d’investissement ». Avec cette décision de la Commission, l’agence sera sous pression pour abaisser la note portugaise. Or, si elle le fait, le Portugal sera immédiatement exclu du QE. Le taux de sa dette risque d’exploser."

      "Ce 7 juillet 2016 marque la victoire de Wolfgang Schäuble dans la zone euro. Les règles sont certes respectées, mais ceux qui croient que ce respect sauvera la zone euro pourraient bien faire erreur. Car les déficits ne sont que le reflet des déséquilibres internes à la zone euro. Refuser de régler ces déséquilibres, de voir l’impact de l’inflation faible sur les comptes publics, de prendre en compte les effets désastreux de l’inflation passée sur le capital productif des pays touchés et de comprendre que la zone euro ne peut survivre avec un excédent courant allemand de 8 % du PIB, c’est refuser de vouloir vraiment « réformer » la zone euro."

      Déficits excessifs : l’UE enclenche le processus de sanctions contre Madrid et Lisbonne
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/12/deficits-la-zone-euro-va-declarer-l-espagne-et-le-portugal-en-derapage-budge

      "Ce constat de l’« Ecofin » ouvre la voie à une procédure de sanctions, dans des contextes politiques délicats pour les deux pays visés. L’Espagne n’a toujours pas de gouvernement stable à l’issue des élections législatives du 26 juin. Le premier ministre, Mariano Rajoy, dont le parti (conservateur) est arrivé en tête, ne parvient toujours pas à former une coalition. Au Portugal, une coalition de gauche installée depuis le début de 2016 refuse de « payer » pour la recapitalisation d’une seule grosse banque, la Banco Internacional do Funchal S.A. (Banif), expliquant une grosse part du déficit. Une décision du gouvernement précédent."

      "Elle est d’autant plus difficile à justifier que l’Espagne et le Portugal ont beaucoup souffert de la crise, qu’ils ont connu d’années d’austérité très dures et que le taux de chômage en Espagne était encore de 19,8 % de la population active en mai (dernières données Eurostat disponibles). A partir du constat des ministres, la Commission dispose de vingt jours pour rédiger une « recommandation » de sanctions, pouvant aller de 0 % à 0,2 % du PIB des pays concernés.

      Les sanctions doivent être validées par les ministres. S’ils veulent s’opposer aux recommandations de la Commission, ils doivent pour cela réunir une majorité qualifiée inversée."

      L’Espagne et le Portugal réagissent face aux risques de sanctions de l’UE - La Croix
      http://www.la-croix.com/Economie/Monde/L-Espagne-et-le-Portugal-reagissent-face-aux-risques-de-sanctions-de-l-UE-

      "L’Espagne aborde son septième mois de blocage politique, depuis décembre, après des élections qui ont laissé un parlement fragmenté entre quatre grandes forces politiques et incapable de se trouver un nouveau gouvernement."

      "La Commission européenne, le FMI et Wolfgang Schäuble – « le très respecté ministre allemand des Finances », dixit Antonio Costa – avaient à maintes reprises présenté le précédent gouvernement comme « un modèle de bon élève ». « Proposer maintenant de punir le Portugal car le gouvernement précédent n’a pas pris les mesures nécessaires, cela décrédibilise » le ministre allemand, a fait valoir le premier ministre portugais."

      Une Europe à refaire, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HALIMI/55948

      « L’Union eût alors opposé au triomphe de la concurrence planétaire un modèle de coopération régionale, de protection sociale, d’intégration par le haut des populations de l’ex-bloc de l’Est.

      Mais au lieu d’une communauté, elle a créé un grand marché. Bardé de commissaires, de règles pour les États, de punitions pour les populations, mais grand ouvert à une concurrence déloyale pour les travailleurs. »

      La relance budgétaire revient en grâce, mais la zone euro l’ignore
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-relance-budgetaire-revient-en-grace-mais-la-zone-euro-l-ignore-590581.h

      « L’air du temps change fondamentalement durant cet été 2016 : les limites de l’orthodoxie budgétaire et de son complément monétaire deviennent si patents que l’idée d’une relance par la dépense publique revient en force. Mais pas en zone euro, où l’on croit encore à la vertu budgétaire. »

      « Voici quelques années, quiconque eût osé évoquer un retour de l’idée de relance par la dépense publique et l’investissement de l’Etat eût été qualifié de fou furieux et d’irresponsable conduisant les Etats et les marchés à la ruine »

      Hmm, note : remettre son nez dans la bouse d’"actu" pour voir si ça a chngça a changé.

      "La crise financière de 2008-2009 avait été relativement contenue par une réponse vigoureuse des Etats. Plusieurs plans de relance, notamment en Chine, avait permis de réduire la crise à moins d’un an et de relancer la demande mondiale à partir d’avril 2009. Les taux de croissance mondiaux relativement forts de 2010 (5,4 %) et de 2011 (4,2 %) et assez proches de ceux de l’avant-crise, ne s’expliquent pas sans l’effet de cette relance. Mais, entre-temps est arrivée la crise grecque qui s’est rapidement propagée à l’Europe, puis au reste du monde. Dès lors, le discours a radicalement changé. La dette et le déficit publics ont alors été proclamés « ennemis publics numéro un »"

      "La croissance, la vraie, ne pouvait naître que d’un retour à la pensée du père du libéralisme, Ricardo, et sa fameuse « neutralité » : consolider les budgets rassurent les investisseurs sur la baisse future de la pression fiscale et renforce la confiance. A cela s’ajoutait une politique de libéralisation appelée « réformes structurelles » destinées à assurer la rentabilité future des investissements. Bref une politique centrée sur l’offre mélangeant Ricardo et Helmut Schmidt. La zone euro est la région où cette politique a été menée avec le plus de détermination, mais elle n’a pas été la seule"

      "une étude de juin 2016 titrée « Les effets permanents des consolidations budgétaires », les économistes Lawrence Summers et Antonios Fatas."

      "Du reste, l’échec de cette politique « orthodoxe » est si patent qu’elle a dû réclamer l’appui de la politique monétaire. Pour contrer les effets de cette politique menée par les Etats, les banques centrales ont dû agir. Massivement."

      "C’est que la politique monétaire est en réalité aussi une politique de l’offre : elle part du principe que les taux déterminent l’investissement et l’emploi et ainsi, en favorisant l’offre favorise la demande."

      "Le monde changerait donc de base. Tout le monde ? Non. Une région résiste encore et toujours : la zone euro. L’effet de la politique budgétaire est neutre désormais. Mais, la politique économique de la zone euro reste la même : l’apport de la puissance publique y est quasi prohibé."

      "le pacte de stabilité et de croissance, le pacte budgétaire et le semestre européen sont des cadres renforcés au cours de la période 2011-2013 et qui rendent toute relance budgétaire quasiment impossible au niveau national. Les défenseurs de l’orthodoxie budgétaire se sont émus de l’absence de sanctions financières contre les « dérapages » budgétaires espagnols et portugais, mais ces cris d’orfraies sont pleins d’hypocrisie : ces deux pays ont largement déjà réduits leurs déficits, ils contractent actuellement les investissements privés et l’absence de sanctions s’est accompagnée d’un plan de consolidation budgétaire sévère (5 milliards d’euros par exemple pour l’Espagne dès 2017)"

      "L’obsession de l’orthodoxie budgétaire et de la lutte contre les déficits reste d’actualité."

      " la BCE, plutôt que de déverser des milliards pour soutenir une baisse des taux improductive, pourrait financer des plans massifs conçus et financer par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) sur les priorités déjà citées."

      " Il n’y a pas besoin ici de changer les traités : la BCE achète déjà une partie de la dette de la BEI. Mais l’Allemagne veille au grain. Elle est la force principale de réaction à ce nouvel air du temps, avec ses alliés traditionnels. Elle ne veut pas de relance, surtout pas de relance européenne et la BEI, dirigée par un ancien adjoint du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, est obsédée par sa notation et se montre inflexible dans sa prudence.

      Mais si la zone euro ne prend pas le train en marche, c’est sa survie qui sera en jeu."

      Après Trump, l’UE doit sortir de « l’impasse néolibérale » - L’Express L’Expansion
      http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/apres-trump-l-ue-doit-sortir-de-l-impasse-neoliberale_1849424.ht
      #UE #Libéralisme

      « Le libre-échange a comprimé la demande et le néolibéralisme l’a soutenue par l’endettement privé. On a dit aux ménages de continuer de dépenser non pas grâce à des hausses de salaire, mais par l’endettement. Ce château de cartes de dette privée a explosé en 2008, la plus grande crise depuis les années 30. »

      « Après la crise de 2008, elle a fait une petite parenthèse keynésienne qu’elle a rapidement refermée en 2010 pour prendre un nouveau tournant néolibéral avec l’austérité budgétaire et salariale. L’Europe est la zone qui a le moins tiré les leçons de la faillite du modèle néolibéral en 2008. »

    • #UE_Dumping_social ; #Multinationales_sous-traitance ; dilution des responsabilités #Documentaires
      Cash investigation : Salariés à prix cassé : le grand scandale / intégrale - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=_VsumzgKu7E


      Et deux prétendants au prix compétitivité/foutage de gueule du #Bêtisier : 57ème minute, pointer le dumping social est de la xénophobie ; 107ème minute, ce dumping se justifie par le maintien de la pérennité de l’entreprise (publique, en l’occurrence).
      Quant à Myriam El Khomri, elle met en avant les baisses de "charges" (CICE ; "Pacte de Responsabilité") pour pointer les fraudes comme étant le problème, plus que les règles existantes : réjouissons nous, l’harmonisation est en marche, par le bas.

      #Dumping_social #Allemagne
      Travailleurs détachés : l’Allemagne enfin prête à jouer le jeu ?
      http://www.marianne.net/travailleurs-detaches-allemagne-enfin-prete-jouer-jeu-100239547.html

      "Jusqu’à présent, la directive en question, qui date de 1996, permet certes au travailleur détaché de recevoir le salaire du pays où il est employé - soit au minimum en France le SMIC - mais les cotisations sociales appliquées restent celles de son pays d’origine. Un travailleur originaire des pays de l’Est coûtera par conséquent bien moins cher à son employeur. Un biais existe tout particulièrement en Allemagne qui, pendant longtemps n’a imposé aucun salaire minimum à ses entreprises. Les travailleurs détachés pouvaient donc y être payés une misère. C’est à peine si l’introduction du SMIC généralisé (le 1er janvier 2015) a pu changer la donne. Selon un témoignage recueilli cet été par l’Obs, ce SMIC n’est pas très difficile à « contourner », par exemple dans l’agroalimentaire où les travailleurs Roumains, Polonais ou encore Ukrainiens sont légions, tout particulièrement dans les abattoirs."

      Travail détaché, travailleurs enchaînés, par Gilles Balbastre (Le Monde diplomatique, avril 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/04/BALBASTRE/50292

      Une directive européenne trop cruciale pour être débattue publiquement, par Pierre Souchon (Le Monde diplomatique, avril 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/04/SOUCHON/50303

      Bouchers roumains pour abattoirs bretons, par Mathilde Goanec (Le Monde diplomatique, novembre 2011)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/GOANEC/46899

      Syndicats phagocytés, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, mars 2009)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/ROBERT/17150

      Dans le Nord, emploi en miettes et sentiment d’abandon, par Gilles Balbastre (Le Monde diplomatique, mai 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BALBASTRE/55433

      "Depuis une vingtaine d’années, la sous-traitance est venue perturber les solidarités d’antan. La logistique du transport des bobines a été confiée à une centaine d’ouvriers employés par la société ISS Logistique & Production. La sécurité et le ménage, à une trentaine d’agents embauchés par Elior. « Notre direction a travaillé à fractionner certaines tâches. A ISS, la majorité des salariés sont d’origine maghrébine. A Elior, ce sont plutôt des Italiennes et des Portugaises. La sous-traitance n’a pas seulement divisé les tâches , elle a divisé les gens. L’ennemi, ça devient peu à peu l’autre, qui n’est plus réellement ton collègue. » Une aubaine pour les employeurs… et pour Mme Le Pen."

      "Pour la plupart des militants syndicaux, l’insécurité chronique qui règne dans les entreprises, l’emploi massif de salariés précaires comme les travailleurs détachés et la menace qu’ils incarnent pour les titulaires de CDI expliquent au moins en partie la montée de l’extrême droite. « Le FN joue sur la peur, oppose les salariés entre eux et désigne des boucs émissaires, par exemple les travailleurs détachés, tempête M. Croquefer. Il ne dénonce jamais les grands donneurs d’ordres et les multinationales responsables de ce désordre économique. Son grand silence actuel sur la réforme du code du travail est bien la preuve que ce parti n’est pas du côté des salariés. »"

      Vers un salaire minimum obligatoire au sein de toute l’Europe ? - Express [FR]
      https://fr.express.live/2016/09/26/48576

      #Pologne
      Le carburant social de la droite polonaise, par Cédric Gouverneur (Le Monde diplomatique, mars 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/GOUVERNEUR/54918

      L’Europe est une promesse trahie, selon le président du Parlement | Europe
      http://www.lapresse.ca/international/europe/201605/05/01-4978551-leurope-est-une-promesse-trahie-selon-le-president-du-parlement.
      Le temps des aveux – RussEurope
      https://russeurope.hypotheses.org/4935

      #UE #Libéralisme #Privatisations :

      Electricité, le montant de la facture | ARTE
      http://www.arte.tv/guide/fr/052400-000-A/electricite-le-montant-de-la-facture
      #Documentaires #Conflits_d'intérêts #Espagne

      Trente-six compagnies pour une ligne de chemin de fer, par Julian Mischi & Valérie Solano (Le Monde diplomatique, juin 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/MISCHI/55775
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/DOUMAYROU/55772
      #Transports #Transport_ferroviaire

      http://zinc.mondediplo.net/messages/3959
      http://zinc.mondediplo.net/messages/9745

      Inversion de la « hiérarchie des normes » : la longue histoire du dumping social européen
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/18/31007-20170718ARTFIG00216-inversion-de-la-hierarchie-des-normes-la-longue-h
      #UE_Dumping_social #Dumping_social #Macron

      "la BCE, dans une lettre adressée à Berlusconi le 5 août 2011, d’abord tenue secrète mais désormais consultable ici, conditionnait son soutien à la dette italienne sur les marchés par la réalisation d’un certain nombre de « mesures audacieuses » : réduire le déficit public, diminuer le nombre et les salaires des fonctionnaires, privatiser les services publics, libéraliser la législation sur les licenciements. Elle exigeait surtout une réforme du système de négociation collective dans le sens d’une décentralisation, pour « adapter les salaires et les conditions de travail aux besoins des entreprises »."

      "C’est dans ce cadre que des réformes du marché du travail ont été entreprises, d’abord en Italie et en Grèce en 2011, puis en Espagne et au Portugal à partir de 2012."

      "La France, disposant d’un niveau de gamme de son industrie semblable à celui de l’Espagne, ne cesse de perdre des parts de marché à l’exportation depuis que l’Espagne s’est engagée dans une politique de compétitivité salariale. La loi El Khomri de 2016, qui devait déjà tant à l’Europe , et la « super loi travail » en préparation, doivent être comprises dans ce cadre : il s’agit de modérer la progression des salaires pour retrouver la compétitivité à l’export."

    • Yanis Varoufakis, l’Europe malgré tout, par Antoine Schwartz (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/SCHWARTZ/56769
      #Sauvetages_bancaires #Orthodoxie #Discours_orthodoxes #UE #Grèce

      "Lors de la crise de 2008, les États membres ont ainsi redoublé d’ingéniosité — et d’hypocrisie — pour venir en aide aux banques privées tout en faisant mine de respecter le cadre de la concurrence libre et non faussée. Les subterfuges de la Banque centrale européenne (BCE), destinés à contourner l’interdiction qui lui est faite de prêter directement aux États, indignent tout particulièrement l’auteur. Ainsi, des reconnaissances de dettes garanties par les États permettent à des banques parfois insolvables d’obtenir des liquidités. « À tout moment, explique l’ancien ministre, mes signatures garantissaient plus de 50 milliards d’euros de dettes des banques privées, alors que notre État ne pouvait gratter quelques centaines de millions d’euros pour financer nos hôpitaux publics, nos écoles ou les pensions des retraités. »"

    • Les pays du sud réclament la démission de Dijsselbloem
      http://www.ouest-france.fr/europe/ue/les-pays-du-sud-reclament-la-demission-de-dijsselbloem-4878709
      #Bêtisier

      « Durant la crise de l’euro, les pays du nord ont fait montre de solidarité avec les pays touchés par la crise. En tant que social-démocrate, j’accorde une importance exceptionnelle à la solidarité. Mais on a aussi des obligations. Je ne peux pas dépenser tout mon argent en ‘schnaps’ et en femmes et ensuite vous demander de l’aide », déclare-il. « Ce principe vaut aux niveaux personnel, local, national et même européen. »

      Feu de critiques sur Dijsselbloem pour ses propos sur l’Europe du Sud, Europe
      https://www.lesechos.fr/monde/europe/0211903081691-feu-de-critiques-sur-dijsselbloem-pour-ses-propos-sur-leurope

      « de façon significative, dans ce concert de protestations, un soutien s’est manifesté : celui de Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand »

    • Faire l’Europe par le marché et par la monnaie, c’était à l’évidence faire une Europe de classe - Entretien avec Coralie Delaume | LVSL
      https://lvsl.fr/faire-leurope-par-le-marche-et-par-la-monnaie-cetait-a-levidence-faire-une-euro

      "l’Europe telle qu’elle a été construite est une Europe du capital, où l’austérité tous azimuts a été érigée en principe quasi-constitutionnel. Mécaniquement et en raison des structures qui ont été choisies, cette Europe ne peut être que celle de la déflation salariale sans fin. En effet, privés de tout levier d’action économique (plus de politique monétaire ni de politique de change possibles avec l’euro, plus de relance budgétaire possible dans le cadre du nécessaire respect des « critères de convergence », plus de politique commerciale possible puisque la politique commerciale est une « compétence exclusive » de l’Union), les États membres n’ont plus d’autre possibilité d’ajustement macroéconomique que le « coût du travail »"

      "Depuis l’Acte unique de 1986, funeste héritage laissé par la Commission Delors, les capitaux et les personnes circulent désormais librement sur le continent, alors que ce n’était le cas que des seules marchandises à l’époque du Marché commun. Or, comment ne pas voir à quel point cela avantage le capital, plus mobile, plus rapide que le travail, et que l’on peut déplacer un en clic de souris ? Comment ne pas voir d’autre part que la libre circulation des personnes met en concurrence les différents pays membres, ceux ayant le coût du travail le plus faible s’adonnant à un dumping social incessant au détriment de leurs « partenaires ». Faire l’Europe par le Marché et par la monnaie, c’était à l’évidence faire une Europe de classe."

      "Concernant le rapport ambigü de la gauche à la construction européenne, je pense qu’elle tient à une sorte d’internationalisme dévoyé. L’européisme idéologique a beaucoup travaillé à faire en sorte que la critique de l’Union européenne soit associée à la haine de l’Europe, et la gauche, hélas, a marché. Elle confond encore trop souvent l’UE, qui est un édifice économico-juridique, un grand marché et un ensemble de règles, avec l’Europe, qui est une réalité géographique et civilisationnelle composée d’un certain nombre de pays. L’Europe telle que nous la connaissons est une Europe de la stabilité de la monnaie, de la libre circulation du capital et de la mise en concurrence des travailleurs. Si c’est une internationale, c’est une internationale de l’argent. Il faut arriver à faire comprendre que l’Union n’est pas l’Europe et que pour sauver la seconde il faut justement tuer la première. Ce qui s’est passé en Grèce en 2015 ne laisse d’ailleurs pas place au doute. Dans cette Europe de l’austérité constitutionnalisée, un gouvernement de gauche essayant de mettre en place une politique alternative ne peut qu’être broyé."


  • Radios Médef - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://www.fakirpresse.info/Radios-Medef-846.html

    -"je mesurais toute la puissance de leur appareil idéologique, tous les bastions qu’ils détiennent pour faire la pluie et le beau temps dans les cerveaux.
    Car cette loi, je ne la découvrais pas via une interview du député. Pas davantage grâce à un journaliste, qui en aurait détaillé le contenu. Encore moins par le billet d’un rédacteur d’Alternatives économiques, par exemple, qui en approuverait la logique fiscale.
    Non, cette loi, je la découvrais d’emblée par ses adversaires.
    Par un porte-voix du capital.
    Par sa face supposée noire – plutôt que par ses raisons d’être.
    La partie, dans les esprits, était sinon perdue, du moins mal engagée."

    Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://www.fakirpresse.info/Partage-de-la-valeur-ajoutee-le.html

    -"Depuis 1983, l’INSEE évalue à 9,3 % du PIB les richesses qui ont glissé de la poche des salariés à celle des actionnaires"

    –"Même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé. Soit plus de dix fois le « trou » de la Sécurité sociale en 2007 (dix milliards, l’année d’avant la crise), cinq fois celui de 2009 (22 milliards d’euros, crise oblige). Une vingtaine de fois celui des retraites (7,7 milliards d’euros). Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés…"

    La part des salaires dans la valeur ajoutée baisse depuis 30 ans - 07/12/2012 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/07/1508738-la-part-des-salaires-dans-la-valeur-ajoutee-baisse-depuis-30-ans.h

    Partage des richesses, la question taboue, par François Ruffin (Le Monde diplomatique, janvier 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/01/RUFFIN/15507

    Les Etats européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise - L’Express L’Expansion
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-etats-europeens-ont-verse-1600-milliards-d-euros-d-aides-aux

    -"Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques."

    « Europe : 1 600 milliards d’euros d’aides pour le secteur financier entre 2008 et 2011 » | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/international/211212/europe-1-600-milliards-d-euros-d-aides-pour-le-secteur-financier-entre-
    #Médias #Ploutocratie #Sauvetages_bancaires

    CAC 40 : les dividendes des actionnaires ont augmenté trois fois plus vite que les salaires - Basta ! PAR ANNE-SOPHIE SIMPERE
    https://www.bastamag.net/CAC-40-les-dividendes-des-actionnaires-ont-augmente-trois-fois-plus-vite-q

    2019 : France 2 célèbre les dividendes record du CAC40 - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/france-2-celebre-les-dividendes-record-du-cac40,n6086841.php
    #Discours_orthodoxes #Bêtisier

    "« C’est la question de la redistribution qui se pose forcément. » « Eh oui, voilà, soupire Eric de Riedmatten. On s’imagine que ça va faire causer sur les rond-points des Gilets jaunes. Parce qu’une entreprise qui est bénéficiaire, c’est formidable, c’est très bien. » Mais les Gilets jaunes sont trop bêtes pour le comprendre. « Les entreprises réinvestissent, rachètent des actions… » Pour près de 11 milliards, c’est merveilleux, car « cela permet de faire grimper leur valeur », rapporte Anne-Sophie Lapix… sans préciser les risques et les nuisances de cette pratique, assimilable à une destruction de valeur. « Mais la lecture qui sera faite par ceux qui ne comprennent pas ce principe du capitalisme, regrette le chroniqueur de CNews, c’est que ces résultats n’ont pas permis de créer d’emplois suffisamment pérennes ni d’augmenter suffisamment les salaires. » Il faut vraiment ne rien comprendre aux principes du capitalisme pour se plaindre du niveau des salaires ou de celui du chômage."

    Oxfam s’est trompé, les inégalités sont un bienfait pour l’humanité - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/oxfam-sest-trompe,-les-inegalites-sont-un-bienfait-pour-lhumanite,n6102388.

    « Dernier élément, intime Pascal Perri, allez visiter ce site, Philanthropy. C’est The Giving Pledge, ce sont les promesses de dons de toutes les personnes ou des familles qui ont une immense fortune et qui se sont engagés à en céder plus de la moitié pour des causes économiques, humanitaires, éducatives, tout ce que vous voulez. » Au lieu de réclamer la justice fiscale, mieux vaut miser sur le retour en grâce de la charité. « La particularité de ces milliardaires américains, c’est aussi qu’ils sont très généreux. » Pourvu que leurs patrimoines continuent à augmenter, leur générosité n’en finira plus de ruisseler.

    « Dernier élément, intime Pascal Perri, allez visiter ce site, Philanthropy. C’est The Giving Pledge, ce sont les promesses de dons de toutes les personnes ou des familles qui ont une immense fortune et qui se sont engagés à en céder plus de la moitié pour des causes économiques, humanitaires, éducatives, tout ce que vous voulez. » Au lieu de réclamer la justice fiscale, mieux vaut miser sur le retour en grâce de la charité. « La particularité de ces milliardaires américains, c’est aussi qu’ils sont très généreux. » Pourvu que leurs patrimoines continuent à augmenter, leur générosité n’en finira plus de ruisseler.


  • Travail reproductif et oppression des mères isolées (suite)
    Relevé sur twitter : https://twitter.com/feeskellepeut/status/655732240207519744 et suivants

    la notion de #travail_reproductif n’aura pas percé à temps il faudra inventer un autre concept, c’est tout.
    « travail d’humain » ce serait pas mal. ou « travail de la vie ». un truc comme ça qui définira l’ensemble de ce qui n’est pas pour le moment
    considéré comme une dépense ni de ressources ni d’#argent ni d’énergie alors que justement ce n’est que ça.
    ce qu’on appelait #sécurité_sociale c’était juste la prise en charge collective de ce monceau de travail et de coûts mais bon.
    c’était déjà pas à la hauteur en plus. on avait inventé les #allocations_familiales par exemple pour aider à assumer le coût de la #reproduction
    je sais pas si t’imagines le coût REEL d’un gamin mais les allocs c’est JUSTE 125 euros par mois à partir du deuxième, quoi.
    on n’a même pas eu le temps de dire que c’était pas assez que déjà faut entendre qu’on fait les gamins POUR cette aumône --
    on n’a pas eu le temps de dire que l’#apl était trop basse pour soutenir l’accès au #logement des plus pauvres que déjà on la perd O.O
    et qui a servi de cible à toute cette merde intellectuelle qui à terme brise le peu de #solidarité qu’on avait réussi à établir ?
    les divorcées. les #mères célibataires. ces traîtresses à l’ordre du capital et du nom du père.
    c’est pas nouveau ça fait des siècles que tout le monde cogne sur les « enfants illégitimes » et leurs génitrices « impures »
    ça a toujours été comme ça. les filles mères. les veuves, un peu moins mal vues mais tout autant dans la merde. les divorcées.
    on nous a toujours reproché la même chose : nos enfants. demande à un raciste il te dira pareil sur les étrangers. « ils font trop d’enfants »
    ça a toujours été LE point care où il y avait une lacune et où on attaquait non pas sur des solutions mais sur des culpabilisations dégueu
    je crois pas que le trip ait changé au fil des siècles. les pauvres on leur reproche essentiellement de se reproduire
    parce que c’est facile ça les maintient pauvres et justement comme on en a besoin pour faire du bon larbin...voilà.
    on parlait travail reproductif pour attirer l’attention sur ce mécanisme là qu’il aurait fallu enrayer mais bon. tant pis.
    maintenant qu’il est établi que les mères sont des merdes, que la reproduction n’est pas un travail ni un coût mais juste une faute...
    ça va pouvoir gentiment se répandre au reste du domaine de l’humain, le #handicap la #maladie la #vieillesse seront des fautes aussi
    le #chômage en est déjà une, on va pas le compter ^^ (et comme toutes les autres « fautes » ce n’en est pas une on le subit)
    à terme tous les maigres acquis vont sauter, petite consolation : les mères ne seront plus les seules fautives désignées
    au moins on aura des copains au pays des fautifs ce sera plus juste la reproduction le problème.
    tu mangeras un jour peut être un platane pleine gueule et toi aussi tu seras un méchant qu’avait qu’à pas. ou juste tu vieilliras. fallépa^^
    on fera des échanges et des comparaisons comme les taulards
    « et toi kestafé de mal pour arriver là ? »
    « un gosse »
    « un cancer »
    « 75 ans »
    c’est cool on pourra redécouvrir le concept de sécu et la re fabriquer tavu. ça fait un peu poison rouge mais bon. on assume.
    oui tiens gestion de l’enfance un truc que vous avez pas repéré c’est les nouveaux rythmes scolaires
    doucement mais sûrement privatiser le travail reproductif et réserver sa délégation à ceux qui peuvent se la payer
    de ça aussi les mères ont essayé de vous parler mais vous étiez très occupés à leur chier dessus...
    on pourra étendre ce truc à d’autres activités impondérables de gestion des improductifs. genre changer les horaires des hostos de jour
    décider que l’accueil de jour ferme à 15h et qu’après c’est culture (c’est bien la culture, non ?), et l’année suivante rendre ça payant
    les familles obligées de récupérer leur vieux/malade/handi pourront pas se plaindre, c’est passé crème pour l’enfance.
    voilà comment en tapant prioritairement sur la reproduction (l’enfance, donc) on arrive à taper sur tout le reste derrière.
    là on est bien, on tape dur sur les mères, les nouveau horaires scolaires sont super excluants pour le boulot (déjà que les anciens...)
    et on entend déjà les premières accusations de privilège-daronnes sur le travail du dimanche en prime. on va morfler bien.
    80% des patrons foutent direct le cv à la benne quand ils voient que c’est une femme avec des gosses, on n’a aucun relais ils le savent
    mais socialement on va arriver à dire que les mères sont des planquées. isolée paupérisée désignée à l’opprobre : paie ta planque.
    ça va remonter jusqu’aux autres après. au final tout ce qui a une charge vivante coûteuse nécessiteuse sera considéré comme privilégié
    c’est juste un peu le monde à l’envers à part ça tout va bien.
    mais politiquement c’est malin, en effet. culpabiliser pour des impondérables humains c’est pratique. c’est des impondérables. lol
    ça me fout bien en vrac de voir que ça passe crème pr tout le monde et qu’on peut taper sur les plus affaiblis PAR DES CHOSES IMPONDERABLES

    #école #éducation #care
    #critique_de_la_valeur #guerre_aux_pauvres #femmes #patriarcat
    http://seenthis.net/messages/378617#message407092
    et lien avec http://seenthis.net/messages/383423 cc @chezsoi

    http://seenthis.net/messages/419415 via koldobika


  • (...) Il a bien raison : il faut les surveiller, les pauvres, toujours prêts à te piquer un truc, d’ailleurs dans ma bagnole, j’ai pas lâché Laurelyne du regard, des fois qu’elle se barre avec l’allume-cigare. D’après la Cour des comptes, les fraudes au chômage ont grimpé de « 9,2 millions d’euros en 2009, à plus de 58 millions en 2013 ». Ouh là là, ça impressionne, ça en fait des zéros.
    Bon, rien qu’avec le Crédit Impôt Compétitivité Emploi, l’État verse, chaque mois, un milliard d’euros aux entreprises, soit huit milliards depuis janvier, soit deux cents fois plus que les voleurs d’allocs. Mais là, on va pas trop contrôler :

    Vendredi, M. Sapin a prévenu qu’il ne fallait pas pour autant attendre du CICE des créations d’emplois immédiates : « Ce n’est pas comme ça que fonctionne une entreprise : le CICE est là pour aider les entreprises à reprendre de l’initiative. » Par exemple par de l’« investissement » mais « vous ne pouvez pas avoir un modèle unique », a-t-il ajouté.
    Le président de Sanofi France Christian Lajoux, qui veut « sortir de ce raisonnement binaire : je te donne le CICE, qu’est-ce que tu mets en face », applaudit. Les « marges générées par le CICE » doivent pouvoir être « utilisées différemment » selon les entreprises, insiste-t-il. (L’Echo républicain, 7/09/14).

    Les « marges générées par le CICE » ont, de fait, été « utilisées fort différemment » par ce groupe pharmaceutique : sur les 6,8 milliards de bénéfices en 2013, 3,68 furent reversés en dividendes, plus 1,6 milliard en rachats d’actions – soit 5,18 milliards pour les actionnaires. 78 % de la marge dégagée.
    Dans le même temps, Sanofi prévoit de dégager, justement, 1200 salariés (L’Humanité, 28/08/14).
    Et nul ministre n’envisage, heureusement, de surveiller le PDG, ni ses actionnaires. Les 1200 futurs chômeurs, en revanche…(...)

    http://www.fakirpresse.info/Surveiller-les-Laurelyne-893.html
    #emploi #travail #entreprise #cice #chômage #chômeur


  • Le remède à la #crise et au #chômage : la chasse au #fraudeurs du #RSA ! - de quoi j’me mêle - Saint-Pierre du Vauvray
    http://www.saintpierre-express.fr/le-remede-a-la-crise-et-au-chomage-la-chasse-au-fraudeurs-du-rsa

    Une vidéo qui vaut son pesant de cacahuètes : le jeune maire très républicain de Gisors, Alexandre Rassaërt, nous fait un pastiche du discours de Chirac sur le voisin de palier, “le bruit et l’odeur”… On en rit ou pas. 25 ans après, les ficelles fonctionnent-elles encore ?
    On attend des preuves de ces assertions. “C’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon“. Pour l’instant, le mur n’a pas l’air bien solide, voire ressemble à un gouffre.

    http://www.dailymotion.com/video/x38xf70_le-remede-a-la-crise-et-au-chomage-dans-l-eure-la-chasse-au-fra

    http://seenthis.net/messages/416068 via Agnès Maillard