#childfree

  • “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?” - Arbitraire Éditions
    http://www.arbitraire.fr/livres_quoideplusnormal.php

    http://www.arbitraire.fr/images/livres/Quoideplusnormal/01.JPG

    Avec “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?”, Oriane Lassus interroge avec une intelligence acide et sensible la question de la nulliparité.
    Et si la réponse n’était pas si évidente que ça ? Et si on pouvait ne pas trouver ça “normal”, justement, de procréer ?

    À travers le regard et l’environnement d’une protagoniste anonyme, c’est le jeu d’influences imposé par une société normative qui est questionné, et la difficulté pour les femmes de faire un choix intime : “Tu changeras d’avis, tu verras.” ou le fatal “Tu le regretteras quand tu mourras seul·e et abandonné·e de tous”. D’où vient cette évidence supposée ? Comment penser en dehors de cette évidence ? “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?” s’intéresse aux normes familiales, sociétales, affectives qui régentent aujourd’hui la vie de tout adulte un tant soit peu poreux aux jugements de son prochain.

    Avec un humour sans rire, construit sur la forme du gag mais aboutissant à quelque chose de plus amer, Oriane Lassus est à la frontière entre le politique et le personnel (comme le slogan féministe le dit si bien : “le privé est politique”). Le livre, construit autour d’une trame réaliste - des scènes intimes ou publiques vécues par une jeune femme revendiquant sa volonté de ne pas avoir d’enfants - est ponctué de digressions burlesques confinant à la monstruosité.

    On peut sentir poindre la frénésie joyeuse de Brétécher, le grotesque dépeint dans l’oeuvre de Reiser, lus durant son enfance, ou encore l’engagement total de Gébé, pour ce qui est de l’héritage des années 70. Fouillant les entrailles de son temps avec un trait nerveux et dynamique, en perpétuelle recherche, l’auteure déforme les corps et distord les cases. On pense également au travail de Placid, de Baladi ou encore de Caroline Sury. Ceci dit, il est bien difficile de réduire le travail d’Oriane Lassus à ces rapprochements tant son propos, ses dialogues, son trait apparaissent singuliers, réussissant à représenter colère et violence dans une
    articulation subtile à une sensibilité et un intérêt tournés vers l’Autre.

    Merci @baroug

    #nulliparité #childfree

    http://seenthis.net/messages/469577 via Mona


  • Les Ginks refusent la maternité au nom de l’écologie
    http://information.tv5monde.com/terriennes/que-veulent-les-ginks-non-la-maternite-au-nom-de-l-ecologie-72

    Le combat des Ginks serait-il donc vain ? Peut-être pas. Car derrière l’étendard de l’écologie se cache une réelle revendication, le non désir d’enfant. Un choix que la créatrice du mouvement Lisa Hymas assume pleinement. « Nos relations amicales, notre famille, nos amours remplissent déjà suffisamment notre vie, explique-t-elle sur son blog Childfreefeminist. Sans oublier les avantages personnels à une vie sans enfant : aucun horaire, une carrière professionnelle plus épanouissante, l’occasion de développer nos talents propres, (…) d’avoir du temps pour soi et pour les autres (…) ».

    Ces propos qui se veulent altruistes, dérangent et suscitent les plus vives critiques. C’est qu’on ne touche pas au sacro-saint droit de procréer sans être montré du doigt ou sans provoquer l’indignation. Une étude de l’INED, publiée en 2014 et réalisée par les sociologues Charlotte Debest et Magali Mazuy, montre que rester sans enfant demeure un choix de vie à contre-courant. En France, seul 5% de femmes et d’hommes n’en veulent pas. La plupart invoquant des raisons libertaires face à la pression du « faire famille ».

    Mais dire qu’on ne veut pas d’enfant sans raison, la pilule a du mal à passer. Alors le respect de l’environnement, la survie de l’espèce, etc. ne serait-ce pas autant de justifications pour ces femmes lassées de devoir constamment se justifier ? Toujours est-il que pour Emilie Tixador, ancienne Gink et auteur du blog Green Girl, l’écologie a porté ses fruits. « Je choquais les gens quand je disais que je ne voulais pas d’enfant parce que j’avais envie de m’épanouir dans mon métier. Mais dès que j’ai parlé de limiter la surconsommation et la surpopulation, ma cause est devenue noble aux yeux de tous. »

    #childfree #écologie #procréation

    http://seenthis.net/messages/437981 via Mona


  • Selfish, Shallow, and Self-Absorbed. Sixteen Writers on the Decision Not to Have Kids
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/CHOLLET/53548

    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L90xH136/selfish-fd82b.jpg

    Dans un contexte de taux de natalité historiquement bas, les témoignages sur le choix de ne pas avoir d’enfants se multiplient depuis quelques années aux Etats-Unis. Ce recueil, qui réunit seize écrivains, treize femmes (dont Lionel Shriver, auteure de We Need to Talk About Kevin) et trois hommes, se distingue par sa qualité littéraire. Percutantes, souvent poignantes, parfois drôles, les contributions ménagent toute leur place aux nuances et à l’ambivalence.

    Elles élèvent spectaculairement le niveau du débat, quand la réflexion sur le sujet se limite encore trop souvent à une poignée de préjugés — à commencer par l’idée selon laquelle le refus de procréer traduirait une attitude « égoïste, superficielle et nombriliste ». Elles invitent à mener sa vie, si nécessaire, en dehors des sentiers battus, à l’image de Michelle Huneven. La romancière raconte s’être arrangée, plus ou moins consciemment, pour ne pas convoler en justes noces avant de ressentir les premières bouffées de chaleur de la ménopause : « une nouvelle version de la mariée rougissante ».

    #childfree

    http://seenthis.net/messages/399550 via Mona