• Une école de #communication des mouvements sociaux lancée !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/une-ecole-de-communication-des-mouvements-sociaux-lancee

    https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2020/05/20200515-ecole-communication-hugo-chavez-300x300.png

    Si les grands médias effacent l’Histoire des peuples et opposent les citoyen(ne)s pour mieux démobiliser leurs luttes, nous suffira-t-il de démocratiser leur propriété ? Récupérer tous ces espaces n’aura de sens qu’en nous formant partout à une forme nouvelle, participative, d’informer. Située à Caracas, au carrefour des Amériques et des Caraïbes, l’école de communication internationale […]

    #5-CULTURE_DEBATS #articles #Amérique_Latine #média #Venezuela


  • PRISME/BREAK
    https://prism-break.org/fr

    Refusez les programmes de surveillance des données comme PRISM, XKeyscore and Tempora.
    Nous avons tous le droit à la vie privée dès maintenant en chiffrant nos communications et en mettant fin à notre dépendance à l’égard des services propriétaires.

    Des recommendations de logiciels sécurisées pour les OS les plus courants.

    #surveillance #prism #résistance #communication

    https://seenthis.net/messages/406587 via klaus++


  • Coronavirus : Emmanuel Macron en première ligne face à l’opinion
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/12/covid-19-emmanuel-macron-en-premiere-ligne-face-a-l-opinion_6036391_823448.h
    Photo du pet de la nation avec masque, main dressée, « lors de sa visite d’un centre médical à Pantin (Seine-Saint-Denis ), le 7 avril »

    Lundi, le président s’adressera une nouvelle fois aux Français et pourrait annoncer une prolongation du confinement d’ « un mois minimum » , selon un conseiller de l’exécutif.

    Depuis le début de la crise du coronavirus, un rituel est en passe de s’installer dans le quotidien des Français : s’asseoir devant sa télévision pour écouter parler Emmanuel Macron. Le soir de sa première allocution consacrée à l’épidémie, le 12 mars, 25 millions de téléspectateurs étaient massés devant leur poste. Pour la deuxième, quatre jours plus tard, 35 millions de personnes − près d’un Français sur deux − étaient cette fois à l’écoute. Un record d’audience absolu. De quoi réjouir un homme qui ne conçoit l’exercice de sa fonction que dans une dimension verticale, « jupitérienne », selon son expression, utilisée pour critiquer et se différencier de François Hollande. Un rôle assumé de « père de la nation », dixit un proche. « Emmanuel Macron considère que la fonction de président est une fonction paternante, qu’il faut accepter comme telle, quand bien même on a toujours envie de tuer le père » , assure un autre. Depuis le début de la crise, M. Macron n’a de cesse que de vanter le concept de « France unie », comme François Mitterrand lors de sa campagne présidentielle de 1988 ; le socialiste avait alors été réélu triomphalement. Le rendez-vous donné aux Français, lundi 13 avril, pour une nouvelle allocution, représente une occasion de plus d’essayer de se couler dans le moule.
    Selon son entourage, le président de la République doit profiter de cette adresse pour fixer « un cap et un horizon : mettre en perspective, nous projeter, mais sans démobiliser sur le confinement, au moment où il commence à produire ses effets » . Samedi 11 avril au soir, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a annoncé que le nombre de patients en réanimation a diminué pour le troisième jour d’affilée. De quoi permettre, en théorie, de desserrer − un peu − l’étau. Néanmoins, Emmanuel Macron compte annoncer une prolongation du confinement au-delà du 15 avril, et pourrait dessiner une perspective de fin. « Ce serait dans l’ordre des choses que le chef de l’Etat soit plus précis sur la durée du confinement », assure un proche. Selon un conseiller de l’exécutif, il est « assez probable » que la durée de cette prolongation soit d’« un mois minimum ».

    Se poserait alors la question de la réouverture des écoles, ou bien des frontières, à plus ou moins long terme. Pas question pour autant de provoquer un relâchement des Français, alors que l’exécutif dit craindre une deuxième vague de l’épidémie. « Le président est concentré sur la crise. Le cœur de son discours, c’est la stratégie, les résultats. Pourquoi on est confinés et pourquoi il faut continuer », explique un conseiller, quand un dirigeant de la majorité estime que « son rôle, c’est de dessiner un horizon, de faire monter les consciences de la dureté de la période ». « Il n’y aura pas le jour d’après. Il y aura des jours après » , prévient un macroniste influent.

    Il bouge partout et parle souvent

    Au cours de ses précédentes interventions, le chef de l’Etat s’est emparé de cette crise pour amorcer un virage dans son quinquennat, directement inspiré du slogan des partisans du Brexit au Royaume-Uni : « Reprendre le contrôle. » « De son point de vue, il est clair aujourd’hui − c’est ce que disaient les “gilets jaunes” − que les Français sont dépossédés de leur pays et d’une part de maîtrise de leur destin, estime un habitué de l’Elysée. L’enjeu, c’est de renouer avec une France souveraine dans une Europe souveraine. De redéfinir les formes d’un nouvel Etat-providence, qui soit protecteur, sur quatre points : ordre, justice, écologie et santé. »

    « Il y a une hésitation, chez Macron, qui porte un double registre de disruption et de protection » , note un député de la majorité
    Cette posture vient brouiller l’identité politique de l’ancien ministre de l’économie, chantre de l’émancipation individuelle, de la « société ouverte » et promoteur de l’échelon européen comme remède aux problèmes nationaux. « Vous ne changez pas tout d’un coup d’image. Après trois ans de pouvoir, elle est structurée, figée , rappelle Bernard Sananès, président de l’institut de sondages Elabe. Cette figure du président protecteur, ce n’est pas ce qu’il incarnait en premier. Les adjectifs positifs qui lui sont accolés sont “dynamique” et “courageux”. Il incarne la conquête plus que la protection. » L’intéressé, néanmoins, n’a jamais voulu choisir entre ces deux items. « Votre façon de faire la guerre est déterminée par ce que vous défendez. En l’occurrence, il y a une hésitation très profonde chez Macron, qui porte un double registre de disruption et de protection, note un député de la majorité. Il passe de la disruption absolue, en janvier, sur la réforme des retraites, à la protection absolue aujourd’hui. Ça crée un petit choc. »

    Depuis le début de la crise, Emmanuel Macron n’est pas figé en son palais. Il bouge partout, et parle souvent. Un jour dans le Maine-et-Loire pour visiter une usine de production de masques. Un autre à Marseille pour rencontrer le microbiologiste Didier Raoult. « Emmanuel Macron sait parler comme un père de la nation s’il le veut : il connaît l’histoire, les lettres… Mais il a tendance à vouloir tout faire lui-même, regrette un “marcheur” de la première heure. Il faudrait qu’il arrête de nous expliquer comment mettre des masques, ce n’est pas de son niveau. » « Le président est élu au suffrage universel direct, il y a une relation particulière entre ses concitoyens et lui. Il est normal qu’il soit à leurs côtés dans les semaines que nous vivons », juge au contraire la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

    Pas d’union nationale

    Dans cette séquence, Emmanuel Macron entend utiliser toutes les cartes qui lui sont offertes pour camper ce rôle. Selon son entourage, le chef de l’Etat doit diffuser un message vidéo de remerciements, mercredi 15 avril, aux personnes impliquées dans la reconstruction de Notre-Dame de Paris, un an jour pour jour après l’incendie de la cathédrale. Il avait envisagé, dans un premier temps, de les recevoir à l’Elysée. Quoi de mieux que l’évocation d’un édifice quasi millénaire pour tenter de faire corps avec le pays ? « Les mots nation, drapeau, patrie, ne sont pas des gros mots » , défend un proche.

    En 2019, déjà, le chef de l’Etat vantait dans certains discours « l’art d’être français ». « Il est dans le rôle que sa fonction le conduit à endosser, mais cela pose, quoi qu’il en dise, la question de son rapport à la nation , estime l’historien Olivier Dard. Emmanuel Macron ne s’est pas construit sur une logique nationale. Il essaye d’y revenir parce qu’il y a une demande d’Etat, de nation, et on ne voit d’ailleurs pas ça qu’en France. Mais comment articuler la défense de la nation et un discours consistant à dire qu’il faut encore plus d’Europe ? » « La souveraineté européenne qu’il promeut est un concept radical, qui suppose un Etat fédéral si les mots ont un sens » , soupire un élu.

    Moment d’ordinaire fédérateur, la crise n’a pas permis, pour l’heure, à Emmanuel Macron de réaliser l’union nationale. Comme celle de François Hollande après les attentats, sa cote de popularité remonte dans de nombreux sondages, mais les Français doutent aussi. Selon Elabe, 59 % des sondés lui faisaient confiance, le 13 mars, pour lutter contre l’épidémie ; ils ne sont plus que 43 % aujourd’hui. « La confiance avant la crise était altérée de manière forte et durable, au point de devenir une hostilité chez certains. Cette hostilité ne peut pas se transformer , souligne Bernard Sananès. Il n’y a pas de déplacement des frontières politiques dans la confiance au président de la République, qui reste dans ses zones de force électorales. Tout est clivé. »

    Une situation dont la Macronie se montre consciente. « Je ne connais pas de crise dont les gouvernants sortent indemnes » , souffle un visiteur du soir d’Emmanuel Macron. Le mal est mondial, néanmoins, répète-t-on au sein de l’exécutif, comme pour diluer les reproches. « Je serais très intéressé de connaître les pays qui avaient été très bien préparés à cette pandémie », grince un intime du chef de l’Etat. Ce qui n’empêchera pas le président de devoir affronter les critiques à plus ou moins brève échéance. A cette occasion, lui et ses proches espèrent ne surtout pas voir se confirmer les intuitions de Jean de La Fontaine. Dans la fable Les Animaux malades de la peste, le lion prévient que toute épidémie a son bouc émissaire. « Que le plus coupable de nous/Se sacrifie aux traits du céleste courroux/Peut-être il obtiendra la guérison commune. »

    #crise_sanitaire #communication

    https://seenthis.net/messages/842642 via colporteur


  • « Nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a un mois » | Stéphane Audoin-Rouzeau, historien
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/120420/stephane-audoin-rouzeau-nous-ne-reverrons-jamais-le-monde-que-nous-avons-q

    Stéphane Audoin-Rouzeau, historien de la guerre de 1914-1918, juge que nous sommes entrés dans un « temps de guerre » et un moment de rupture anthropologique.

    Stéphane Audoin-Rouzeau est directeur d’études à l’EHESS et président du Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à la Première Guerre mondiale et à l’anthropologie historique du combat et de la violence de guerre. Nous l’avions reçu pour son dernier livre, Une initiation - Rwanda (1994-2016), publié aux Éditions du Seuil.

    Quel regard porte l’historien de la Grande Guerre que vous êtes sur la situation présente ?

    Stéphane Audoin-Rouzeau : J’ai le sentiment de me trouver plongé, soudainement et concrètement, dans mes objets d’étude ; de vivre, sur un mode évidemment très mineur, quelque chose de ce qu’a été la Grande Guerre – pour les civils naturellement, pas pour les combattants –, cette référence si présente aujourd’hui. La phrase la plus frappante d’Emmanuel Macron, lors de son second discours à Mulhouse, a été celle qui a été la moins relevée : « Ils ont des droits sur nous », pour parler des soignants. C’est le verbatim d’une phrase de Clemenceau pour parler des combattants français à la sortie de la guerre. La référence à la Grande Guerre est explicite, d’autant plus quand on sait que l’ancien directeur de la mission du Centenaire, Joseph Zimet, a rejoint l’équipe de communication de l’Élysée. De même, pour le « nous tiendrons ». « Tenir », c’est un mot de la Grande Guerre, il fallait que les civils « tiennent », que le front « tienne », il fallait « tenir » un quart d’heure de plus que l’adversaire…

    Ce référent 14-18 est pour moi fascinant. Comme historien, je ne peux pas approuver cette rhétorique parce que pour qu’il y ait guerre, il faut qu’il y ait combat et morts violentes, à moins de diluer totalement la notion. Mais ce qui me frappe comme historien de la guerre, c’est qu’on est en effet dans un temps de guerre. D’habitude, on ne fait guère attention au temps, alors que c’est une variable extrêmement importante de nos expériences sociales. Le week-end d’avant le confinement, avec la perception croissante de la gravité de la situation, le temps s’est comme épaissi et on ne s’est plus focalisé que sur un seul sujet, qui a balayé tous les autres. De même, entre le 31 juillet et le 1er août 1914, le temps a changé. Ce qui était inconcevable la veille est devenu possible le lendemain.

    Le propre du temps de guerre est aussi que ce temps devient infini. On ne sait pas quand cela va se terminer. On espère simplement – c’est vrai aujourd’hui comme pendant la Grande Guerre ou l’Occupation – que ce sera fini « bientôt ». Pour Noël 1914, après l’offensive de printemps de 1917, etc. C’est par une addition de courts termes qu’on entre en fait dans le long terme de la guerre. Si on nous avait dit, au début du confinement, que ce serait pour deux mois ou davantage, cela n’aurait pas été accepté de la même façon. Mais on nous a dit, comme pour la guerre, que c’était seulement un mauvais moment à passer. Pour la Grande Guerre, il me paraît évident que si l’on avait annoncé dès le départ aux acteurs sociaux que cela durerait quatre ans et demi et qu’il y aurait 1,4 million de morts, ils n’auraient pas agi de la même façon. Après la contraction du temps initiale, on est entré dans ce temps indéfini qui nous a fait passer dans une temporalité « autre », sans savoir quand elle trouvera son terme.

    On parle déjà de déconfinement, est-ce une illusion comparable à ce qu’a été l’idée que la guerre serait bientôt terminée ?

    Je suis fasciné par l’imaginaire de la « sortie » tel qu’il se manifeste aujourd’hui dans le cas du déconfinement, sur le même mode de déploiement déjà pendant la Grande Guerre. Face à une crise immense, ses contemporains ne semblent pas imaginer autre chose qu’une fermeture de la parenthèse temporelle. Cette fois, on imagine un retour aux normes et au « temps d’avant ». Alors, je sais bien que la valeur prédictive des sciences sociales est équivalente à zéro, mais l’histoire nous apprend quand même qu’après les grandes crises, il n’y a jamais de fermeture de la parenthèse. Il y aura un « jour d’après », certes, mais il ne ressemblera pas au jour d’avant. Je peux et je souhaite me tromper, mais je pense que nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a un mois.

    Pourquoi concevoir une telle rupture alors que, précisément, on n’est pas dans un moment de brutalisation et de violence comparable à ce qu’a été la Grande Guerre ?

    Je le dis en tant qu’historien et avec une franchise qui peut paraître brutale : l’ampleur du choc économique et social, mais aussi politique et moral, me paraît nous mener vers une période tout autre. Sur le plan politique, le conservateur que je suis se sent un peu comme un pacifiste à la fin du mois de juillet 1914, qui croit encore aux progrès de l’humanité, à l’entente entre les peuples, à la bonne volonté du gouvernement. Qui pense que les diverses internationales (catholique, protestante, ouvrière…) empêcheront la guerre, perçue comme une absurdité anachronique.

    Aujourd’hui, peut-on croire comme avant à l’Union européenne, à la libre circulation des individus, des idées ou des biens, au recul continu des souverainetés nationales ? En une semaine, sont réapparus les Nations et leurs États, avec le sentiment que plus l’État-nation est puissant, mieux il s’en sort. C’est aussi l’heure des chefs : on écoutait de moins en moins les chefs d’État, me semble-t-il, et là, nous voici suspendus à leurs lèvres. Les germes d’une crise politique grave étaient déjà présents avant le Covid-19, mais je crains que demain, la crise politique soit terrible, avec une reddition des comptes potentiellement meurtrière pour la classe politique.

    Mais à cela, il faut ajouter, d’un point de vue plus anthropologique, les risques d’une crise morale comparable à celle qui s’est produite après chacune des deux guerres mondiales. La Première a été un choc pour l’idée de progrès, qui était consubstantielle à la République. La fameuse phrase de Paul Valéry, « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles », dit quelque chose de très profond sur l’effondrement de la croyance en un monde meilleur : un effondrement sans lequel on ne peut pas comprendre le développement des totalitarismes au cours de l’entre-deux-guerres. La Seconde Guerre mondiale a constitué un second choc anthropologique, non pas tellement par la prise de conscience de l’extermination des juifs d’Europe, bien plus tardive, mais avec l’explosion de la bombe atomique qui ouvrait la possibilité d’une autodestruction des sociétés humaines.

    À mes yeux, nos sociétés subissent aujourd’hui un choc anthropologique de tout premier ordre. Elles ont tout fait pour bannir la mort de leurs horizons d’attente, elles se fondaient de manière croissante sur la puissance du numérique et les promesses de l’intelligence artificielle. Mais nous sommes rappelés à notre animalité fondamentale, au « socle biologique de notre humanité » comme l’appelait l’anthropologue Françoise Héritier. Nous restons des homo sapiens appartenant au monde animal, attaquables par des maladies contre lesquelles les moyens de lutte demeurent rustiques en regard de notre puissance technologique supposée : rester chez soi, sans médicament, sans vaccin… Est-ce très différent de ce qui se passait à Marseille pendant la peste de 1720 ?

    Ce rappel incroyable de notre substrat biologique se double d’un autre rappel, celui de l’importance de la chaîne d’approvisionnement, déficiente pour les médicaments, les masques ou les tests, mais qui fonctionne pour l’alimentation, sans quoi ce serait très vite la dislocation sociale et la mort de masse. C’est une leçon d’humilité dont sortiront peut-être, à terme, de bonnes choses, mais auparavant, il va falloir faire face à nos dénis.

    De même qu’on avait prévu la Grande Guerre, on avait prévu la possibilité d’une grande pandémie. Par exemple, le Livre blanc de la Défense de 2008 inscrivait déjà les pandémies comme une des menaces à envisager. Mais, comme pour la guerre, il existe toujours une dissonance cognitive entre l’événement imaginé et l’événement qui survient. Ce dernier ne correspond jamais à ce que l’on avait prévu. Ceci nous a rendu incapables de profiter des capacités d’anticipation dont nous pensions disposer.

    Même si, comme chercheur, je trouve que ce confinement généralisé et interminable constitue une expérience sociale du plus haut intérêt, je crains donc que nous devions nous préparer à une sortie de temps de guerre très difficile.

    De quoi dépendra que l’après soit plus difficile ou porteur d’espoir ?

    Cela dépendra sans doute des modalités de la « victoire ». Je pense qu’il y aura victoire, car le virus a vocation à s’éteindre, comme s’est éteint celui de la grippe espagnole en 1918-1919. Mais le virus disparaîtra-t-il « naturellement » ou sera-t-il vaincu par nos capacités techniques et organisationnelles ? Et quel sera le prix de la victoire ? Si le bilan est très lourd, je crains alors que l’après-coup ne soit terrible. À cela s’ajoute le fait que certaines régions du monde pourront avoir le sentiment d’avoir vaincu la maladie, tandis que d’autres seront défaites, je pense notamment aux pays les plus pauvres.

    Pendant la Première Guerre mondiale en France, on n’imaginait pas vraiment le monde de l’après-guerre. Il fallait gagner, refermer la parenthèse, et puis « l’Allemagne paierait ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, les choses ont été différentes puisque la construction de la société d’après-guerre a commencé bien avant que les combats ne se terminent.

    Cette fois, on a le plus grand mal à penser « l’après », même si on s’y essaie, parce qu’on sait qu’on ne sera pas débarrassés de ce type de pandémie, même une fois la vague passée. On redoutera la suivante. Or, rappelons que le Covid-19 a jusqu’ici une létalité faible par rapport au Sras ou à Ebola. Mais imaginons qu’au lieu de frapper particulièrement les plus âgés, il ait atteint en priorité les enfants ?… Nos sociétés se trouveraient déjà en situation de dislocation sociale majeure.

    Je suis, au fond, frappé par la prégnance de la dimension tragique de la vie sociale telle qu’elle nous rattrape aujourd’hui, comme jamais elle ne nous avait rattrapés jusqu’ici en Europe depuis 1945. Cette confrontation à la part d’ombre, on ne peut savoir comment les sociétés et leurs acteurs vont y répondre. Ils peuvent s’y adapter tant bien que mal, mieux qu’on ne le pense en tout cas, ou bien l’inverse.

    Je reste sidéré, d’un point de vue anthropologique, par l’acceptation, sans beaucoup de protestations me semble-t-il, des modalités d’accompagnement des mourants du Covid-19 dans les Ehpad. L’obligation d’accompagnement des mourants, puis des morts, constitue en effet une caractéristique fondamentale de toutes les sociétés humaines. Or, il a été décidé que des personnes mourraient sans l’assistance de leurs proches, et que ce non-accompagnement se poursuivrait pour partie lors des enterrements, réduits au minimum. Pour moi, c’est une transgression anthropologique majeure qui s’est produite quasiment « toute seule ». Alors que si on nous avait proposé cela il y a deux mois, on se serait récriés en désignant de telles pratiques comme inhumaines et inacceptables. Je ne m’insurge pas davantage que les autres. Je dis simplement que devant le péril, en très peu de temps, les seuils de tolérance se sont modifiés à une vitesse très impressionnante, au rythme de ce qu’on a connu pendant les guerres. Cela semble indiquer que quelque chose de très profond se joue en ce moment dans le corps social.

    L’ouvrage que vous aviez dirigé avec Christophe Prochasson en 2008, intitulé Sortir de la Grande Guerre (Tallandier), montrait notamment que la sortie de guerre n’avait pas le même sens dans chaque pays. Pensez-vous que dans un monde confronté au coronavirus, la sortie du confinement sera très différente selon les pays ?

    Nous ne sommes pas dans le même type d’événement. En 1918, il y avait des vainqueurs et des vaincus, des nations humiliées et d’autres triomphantes. Mais la gestion différentielle de la crise peut entraîner une dissociation qu’on voit déjà se profiler en pointillé. Entre les États qui s’en seront relativement bien sortis, comme peut-être l’Allemagne, et ceux qui auront été touchés de plein fouet, à l’instar de l’Italie. Entre les États qui se seront organisés en supprimant les libertés publiques, comme la Hongrie, et ceux qui auront essayé de les maintenir au moins en partie.

    Peut-on aussi imaginer des changements de statut selon les professions confrontées très inégalement à la crise ?

    La reprise de la phrase de Georges Clemenceau par Emmanuel Macron était discutable, mais elle dit quelque chose de vrai : les soignants vont sortir de là un peu comme les poilus en 1918-1919, avec une aura d’autant plus forte que les pertes seront là pour attester leur sacrifice. Le sacrifice, par définition, c’est ce qui rend sacré. On peut donc tout à fait imaginer la sacralisation de certaines professions très exposées, et une démonétisation de beaucoup d’autres (les métiers universitaires, par exemple ?). En termes de capital symbolique, comme aurait dit Bourdieu, les statuts sociaux vont se trouver modifiés. Pour parler de mon domaine, les sciences sociales, il se peut que des domaines entiers se trouvent démonétisés et que d’autres émergent, avec une nouvelle hiérarchie des centres d’intérêt et des priorités. Il n’est malheureusement guère possible de donner des exemples, car les sciences sociales sont dénuées de toute capacité prédictive y compris dans le champ qui leur est propre !

    Peut-on déterminer la durée d’une sortie de crise ou d’une sortie de guerre ?

    Il ne me semble pas. La notion d’après-guerre suggérait une date déterminant un avant et un après : l’armistice du 11 novembre par exemple ou le traité de Versailles de juin 1919. Mais la notion de « sortie de guerre », plus riche, suggère en réalité un glissement. À la limite, on peut ne jamais sortir complètement d’un événement guerrier… Certaines en sortent, d’autres pas. On peut faire l’hypothèse que les sociétés française et britannique, par exemple, ne sont jamais sorties complètement de la mort de masse du premier conflit mondial. La notion de sortie de guerre suggère une direction, pas un segment chronologique avec un début et une fin. N’en sera-t-il pas de même pour une « sortie de pandémie » dont on ne peut connaître ni les effets ni la durée ?

    Est-ce que, dès le début de la Grande Guerre, les responsabilités ont été recherchées, comme elles le sont aujourd’hui ?

    Pas vraiment. En raison de l’Union sacrée, l’inventaire des erreurs commises a été remis à plus tard. Cette fois, on sent bien qu’il y aura inventaire, mais on s’accorde globalement pour estimer qu’il n’est pas temps de le dresser au cœur de l’action. Mais « l’Union sacrée », selon l’expression du président Poincaré, le 4 août 1914, n’est qu’une suspension du combat politique. Elle ne consiste pas à dire qu’il n’existe plus d’affrontement, mais que chaque acteur a intérêt à y renoncer momentanément tout en pensant, plus tard, ramasser la mise.

    De ce point de vue, les accusations actuelles me semblent n’être rien par rapport à ce qui va suivre. À la sortie, le combat politique a de bonnes chances d’être plus impitoyable que jamais, d’autant qu’on ne manquera pas de déclarations imprudentes et de décisions malvenues pour alimenter la machine. Rappelons au passage qu’en France, les unions sacrées s’achèvent en général en profitant aux droites, voire à l’extrême droite. Cette seconde hypothèse, je la redoute beaucoup pour notre pays.

    Une couche du palimpseste de la chefferie nationale, la photo qui ouvre l’article
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2020/04/10/220px-georges-clemenceau-par-nadar-1.jpg
    Georges Clemenceau en 1904. © Paul Nadar

    #histoire #temporalité #communication #temps_de_guerre #heure_des_ chefs #soignants (aura des) #tragique #droite

    https://seenthis.net/messages/842722 via colporteur


  • A Leipzig, l’avenir des messageries sécurisées en question
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/12/29/a-leipzig-l-avenir-des-messageries-securisees-en-question_6024333_4408996.ht
    https://img.lemde.fr/2019/12/28/0/0/1277/718/688/0/60/0/5fd721e_FSJkVpcMCcHDKJShzE-K6p4u.PNG

    Car tout en reconnaissant les qualités du système de chiffrement de Signal, également utilisé dans de nombreuses autres applications, certains activistes lui reprochent le fait qu’il repose comme WhatsApp ou Telegram sur des serveurs centralisés, par ailleurs gérés par Amazon. Au CCC, où les drapeaux anarchistes sont aussi courants que les conférences pointues, on considère d’un œil méfiant tout système centralisé, plus susceptible d’être piraté ou menacé par un Etat qu’un réseau décentralisé ou fédéré, comme peuvent l’être l’e-mail ou des services comme Mastodon.

    #intimité #securité #chiffrement #communication

    https://seenthis.net/messages/818072 via ¿’ ValK.


  • Agencies test border patrol technologies

    U.S. Border Patrol and the Department of Homeland Security Science and Technology Directorate (S&T) conducted 11 days of exercises and demonstrations in August in Sweetgrass, Mont.

    The field test simulated illegal border crossings and evaluated portable, surveillance technologies that provide situational awareness capabilities with the hybrid communications network along the U.S./Canadian border. The network helps U.S. Custom and Border Protection track and prevent border crossings.

    Technologies tested include #Small_Unmanned_Aerial_Systems (#SUAS) designed for border security operations, and #Team_Awareness_Kit (#TAK), a federal open source map-based phone and computer application with #GPS tracking capabilities and real-time collaboration.

    “The demonstrations at the #Havre_Sector_Field_Experiment showed that communications tools like man-portable surveillance, autonomous surveillance towers, short-range surveillance sensors, SUAS, TAK, and satellite communications are both cost and operationally effective,” Shawn McDonald, S&T program manager, said. “Equally important, they are agile and scalable and serve as significant force multipliers for our agents along the northern border. Once these tools are deployed on a wider scale, our agents will be able to expand all their communications networks, simultaneously monitor remote lower-priority areas of the border while physically monitoring high-priority areas and immediately and effectively deploy resources to areas that need them most.”

    https://homelandprepnews.com/stories/40730-agencies-test-border-patrol-technologies
    #complexe_militaro-industriel #technologie #militarisation_des_frontières #frontières #USA #Etats-Unis #surveillance #gardes-frontières #asile #migrations #réfugiés #contrôles_frontaliers #communication
    ping @etraces

    https://seenthis.net/messages/814699 via CDB_77


  • Message de Jack Dorsey, changeant drastiquement le fonctionnement de Twitter (et du monde puisque ce réseau est devenu l’agence de #ComPol mondiale en quelques années ???? !)
    https://twitter.com/jack/status/1189634360472829952
    + traduction automatique ⤵️

    Nous avons pris la décision d’arrêter toute publicité politique sur Twitter à l’échelle mondiale. Nous croyons que le message politique doit être gagné et non acheté. Pourquoi ? Quelques raisons… ????
    Un message politique gagne du terrain lorsque les gens décident de suivre un compte ou de retweet. Payer pour atteindre supprime cette décision, en imposant des messages politiques hautement optimisés et ciblés aux gens. Nous pensons que cette décision ne devrait pas être compromise par de l’argent.
    Les publicités politiques sur Internet présentent des défis entièrement nouveaux pour le discours civique : optimisation basée sur l’apprentissage automatique de la messagerie et du micro-ciblage, informations trompeuses non contrôlées et contrefaçons profondes. Le tout à une vitesse, une sophistication et une ampleur croissantes.
    Ces défis affecteront TOUTES les communications Internet, pas seulement les publicités politiques. Il est préférable de concentrer nos efforts sur les problèmes fondamentaux, sans la charge et la complexité supplémentaires que prend de l’argent. Essayer de réparer les deux, cela signifie de ne réparer ni l’un ni l’autre et de nuire à notre crédibilité.
    Par exemple, il n’est pas crédible pour nous de dire : « Nous travaillons fort pour empêcher les gens de jouer avec nos systèmes pour diffuser des informations trompeuses, mais si quelqu’un nous paye pour cibler et forcer les gens à voir leur publicité politique… eh bien… ils peut dire ce qu’ils veulent ! ????
    Nous avons envisagé de ne supprimer que les annonces candidates, mais les annonces diffusées constituent un moyen de contourner le problème. De plus, ce n’est pas juste pour tout le monde, mais les candidats achètent des annonces pour les problèmes qu’ils souhaitent mettre en avant. Donc, nous les arrêtons aussi.
    Nous savons bien que nous sommes une petite partie d’un écosystème de publicité politique beaucoup plus vaste. Certains pourraient soutenir que nos actions d’aujourd’hui pourraient favoriser les entreprises en place. Mais nous avons été témoins de nombreux mouvements sociaux qui ont atteint une échelle considérable sans aucune publicité politique. J’espère que cela ne fera que grandir.
    En outre, nous avons besoin d’une réglementation politique de la publicité davantage tournée vers l’avenir (très difficile à faire) . Les exigences de transparence des annonces sont des progrès, mais pas suffisants. Internet offre de toutes nouvelles fonctionnalités et les régulateurs doivent penser au-delà de nos jours pour assurer des conditions de concurrence égales.
    Nous partagerons la politique finale avant le 15/11, avec quelques exceptions (les annonces en faveur de l’inscription des électeurs seront toujours autorisées, par exemple). Nous commencerons à appliquer notre nouvelle politique le 11/22 afin de fournir aux annonceurs actuels une période de préavis avant l’entrée en vigueur de cette modification.
    Une note finale. Ce n’est pas à propos de la liberté d’expression. C’est à propos de payer pour atteindre. Et payer pour augmenter la portée du discours politique a des conséquences importantes que l’infrastructure démocratique actuelle n’est peut-être pas prête à gérer. Cela vaut la peine de prendre du recul pour aborder.

    Je suis hyper fière qu’il ait écouté ma requête récente sur le sujet suite à une pub sponsorisée de JMLP !!!
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1189665167220625410

    Bon, blague à part, c’est réellement pas rien comme message, mais le dernier tweet de Trump, 2 heures avant, pose quand même la question de son efficacité à venir :
    https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1189601417469841409
    https://pbs.twimg.com/media/EIJQLnVX0AEyJCu?format=jpg&name=small (je ne sais pas pourquoi l’image n’apparaît pas ?)

    No Fake, hélas, c’est bien un montage de chien décoré :/ Pire, y’a aucune explication puisqu’il n’y a pas eut de décoration de chien, un journaliste a même demandé des explications à la Maison Blanche qui semble totalement larguée : https://twitter.com/W7VOA/status/1189603619391320065
    Trump utilise comme support une réelle photo de 2017 de la décoration d’un vétéran, James McCloughan... Le nombre de likes et retweets est astronomique et le nombre de boots inclus qui participent à son omniprésence dans les TL serait intéressant à connaître...

    #twitter #réseaux_sociaux_marchands #communication_politique

    https://seenthis.net/messages/808633 via ¿’ ValK.


  • *Le sexe de la communication*

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/06/mf-les-essentiels08-web.jpg

    Les technologies de l’information, les moyens de communication, « Intégrer une perspective de genre qui analyse et questionne les représentations et les rapports de pouvoir véhiculés dans la multitude des messages et canaux de communication apparaît comme essentiel pour impacter l’imaginaire collectif »

    Note sur : *Alicia Novis, Bérivan Güzel, Lola Goffin – Le Monde selon les femmes : Les essentiels du genre : Genre et communication
    Décrypter les médias*

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/06/10/le-sexe-de-la-communication

    #féminisme #communication




  • La Police communique : "Gilets Jaunes : plongée dans une cellule spécialisée qui traque les casseurs"

    "À Rouen, les policiers de la « cellule spéciale d’enquête » dissèquent les vidéos des manifestations pour identifier les auteurs de violences parmi les Gilets jaunes."
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-plongee-dans-une-cellule-specialisee-qui-traque-les-casseur
    http://s1.lprs1.fr/images/2019/03/14/8031807_f15d15da-4667-11e9-9bef-685401601fa7-1.jpg

    Ces enquêtes par l’image débutent par la moisson de tous les clichés disponibles jusqu’à saturation des disques durs d’ordinateur. Photos des services de renseignement, films pris d’hélicoptères, vidéosurveillance municipale… Et, surtout, séquences diffusées par les manifestants via les réseaux sociaux, souvent les plus instructives.

    /.../

    « Nous avons visionné toutes images tournées parfois très en amont ou bien après les faits », décrypte Sylvain, le chef de la cellule. Les regards s’attardent sur les détails vestimentaires et l’instant où, à distance, les assaillants, ôtent leurs masques de protection. Des échanges téléphoniques suspects sont isolés parmi 96 000 conversations. Au terme des investigations, 7 personnes sont convoquées au commissariat le 6 mars. Des hommes vivant du RSA, ou sans profession, âgés de 25 à 30 ans, auxquels s’est joint un ouvrier sexagénaire.

    Ce ne sont pas des militants politiques mais des manifestants représentatifs de la sociologie des Gilets jaunes, tirant au quotidien le diable par la queue, entraînés par l’effet de foule (*). Trois d’entre eux soulignent qu’ils n’avaient pas conscience de s’en prendre à des journalistes. Ils croyaient, jurent-ils, frapper des policiers, comme si cette ligne de défense était de nature à minimiser la portée des violences. Cinq suspects seront jugés le 10 avril.

    /.../

    « Ce soir-là, un équipage de police est appelé pour des violences entre conjoints. Lorsque les collègues arrivent sur place, ils se retrouvent face à deux jeunes chômeurs alcoolisés(*). Pour se venger de son compagnon, la jeune femme leur lance : la Caisse d’Épargne, le 5 janvier, c’est lui », témoigne le commissaire de Golmard. Tout collait. Convoqués au tribunal, Audrey et Christopher ont été condamnés à trois mois de prison ferme pour lui, à du sursis pour elle.

    (*) pas mal pour un article qui axe tout sur la prévention face aux casseurs : tous les cas expliqués concernent ... des gens lambda ... évidemment !

    #fichage #communication #manipulation #police #enquête #réseaux-sociaux #commentaires_à_vomir

    https://seenthis.net/messages/767471 via ¿’ ValK.


  • « #Gilets_jaunes » : des #policiers violemment pris à partie par des #manifestants sur les Champs-Elysées, L’imMonde #Police
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/23/gilets-jaunes-des-policiers-lynches-sur-les-champs-elysees-selon-griveaux_54
    https://img.lemde.fr/2018/12/22/81/0/3000/1500/1440/720/60/0/b203c22_5945484-01-06.jpg

    Le porte-parole du #gouvernement, Benjamin Griveaux, a dénoncé samedi soir le visage « raciste » des auteurs des violences qui ont émaillé les rassemblements. Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, salue « l’attitude exemplaire » des forces de l’ordre.

    En fait ces flics à moto étaient d’abord à pied, occupés à lancer de loin et hors de tout danger 3 " #grenades_de_désencerclement “ sur un groupe de manifestants, mais la plupart des journalistes se refusent à dénombrer les explosions qui surviennent avant la mise en fuite des policiers, dont l’un aura pour défendre une moto au sol jugé nécessaire de braquer les manifestants...
    https://www.youtube.com/watch?v=Uvzy1olFtTQ

    #Maintien_de_l'ordre #storytelling #communication #violences_policières " #armes_non_létales " #arme_à_feu #vidéo

    https://seenthis.net/messages/746498 via colporteur


  • #Cyberstructure
    L’Internet : un espace politique
    C & F Éditions
    https://cfeditions.com/cyberstructure

    Tiens, @stephane sort un bouquin et n’en dit rien ici

    « Les outils de #communication ont d’emblée une dimension politique : ce sont les relations humaines, les idées, les échanges commerciaux ou les désirs qui s’y expriment. L’ouvrage de Stéphane Bortzmeyer montre les relations subtiles entre les décisions techniques concernant l’Internet et la réalisation - ou au contraire la mise en danger - des #droits_fondamentaux. Après une description précise du fonctionnement de l’#Internet sous les aspects techniques, économiques et de la prise de décision, l’auteur évalue l’impact des choix informatiques sur l’espace politique du #réseau.

    Un ouvrage pour appuyer une citoyenneté informée, adaptée aux techniques du XXIe siècle et en mesure de défendre les droits humains. »

    #livre

    https://seenthis.net/messages/739052 via odilon


  • #Lecteurs, vous suivez #Mondes_Sociaux. Vous estimez comme nous que les recherches en #Sciences_humaines_et_sociales doivent être mieux partagées dans le monde académique et surtout au-delà ? Dans ce cas, pourquoi ne deviendriez-vous pas #contributeurs de Mondes Sociaux, #magazine numérique multidisciplinaire et multithématique ?

    https://sms.hypotheses.org/15123

    https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/1243/files/2018/11/584696-812552-300x253.png

    #SHS, #histoire, #sociologie, #économie, #sciences_politiques, #information, #communication, #gestion, #géographie, #écrire, #contribuer, #diffuser, #savoir, #partager, #film, #documentaire, #entreprise, #recherche, #diffusion, #etc.

    https://seenthis.net/messages/736122 via Mondes Sociaux


  • Campaigners begin action against male-targeted job ads on Facebook
    https://www.theguardian.com/technology/2018/sep/18/facebook-sued-gender-bias-male-targeted-job-ads

    Lawsuit claims that Facebook provides job ads which allows employers to choose who they want based on their age and sex Facebook and a group of 10 employers are being sued by workers for alleged gender discrimination after job adverts on the social media site targeted male users and did not appear to women. The case is being brought by three female workers and the union, the Communications Workers of America, which represents hundreds of thousands of female workers. They claim that most (...)

    #Facebook #algorithme #travail #publicité #discrimination #ACLU #CommunicationsWorkersAmerica (...)

    ##publicité ##Outten&Golden
    https://i.guim.co.uk/img/media/1661ae638fd6b412fcc290f0dc29e043189ac709/0_49_5000_3001/master/5000.jpg

    https://seenthis.net/messages/723231 via etraces


  • Facebook accusé de permettre d’exclure les femmes des offres d’emplois
    https://www.numerama.com/tech/419127-facebook-accuse-de-permettre-dexclure-les-femmes-des-offres-demploi

    Facebook est accusé d’avoir mis en place un système de ciblage publicitaire qui permet de ne pas montrer ses offres d’emplois à certaines catégories de population, comme les femmes, ou les personnes de couleur. Facebook participe-t-il à discriminer les femmes et les minorités dans le monde du travail ? C’est en tout cas ce qu’affirme l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). Dans un article publié le 18 septembre sur son site, l’association qui a porté plainte, explique que les techniques de (...)

    #Facebook #algorithme #publicité #ACLU #CommunicationsWorkersAmerica #Outten&Golden

    ##publicité ##Outten&Golden
    https://www.numerama.com/content/uploads/2018/05/slider-facebook-new-profile.jpg

    https://seenthis.net/messages/723200 via etraces


  • Écriture inclusive : „On caricature le débat” Le Point - Baudouin Eschapasse - 27/10/2017

    Les promoteurs de l’écriture inclusive se défendent de créer une "novlangue". Raphaël Haddad et Éliane Viennot reviennent sur leur projet... Entretien.

    L’universitaire Éliane Viennot, spécialiste de l’histoire de la langue, et le chercheur Raphaël Haddad, par ailleurs fondateur du cabinet de conseil en communication MOTS-CLES http://www.motscles.net/nous-rejoindre https://seenthis.net/messages/654776 , plaident, depuis plusieurs années, pour que le français se débarrasse de traditions langagières qui perpétuent des préjugés sexistes. À l’heure où leur projet est largement débattu, Le Point.fr a souhaité les rencontrer pour qu’ils détaillent leur projet.
    http://www.lepoint.fr/images/2017/10/27/10966120lpw-10978036-article-jpg_4673657_660x281.jpg
    Le Point : Vous promouvez, depuis plusieurs mois, une nouvelle écriture que vous qualifiez d’inclusive. Comprenez-vous la bronca suscitée par votre projet ? Et avez-vous été surpris(e) par la polémique qui l’a accompagnée ?
    Éliane Viennot  : Pour être totalement franche, cela ne m’a pas vraiment étonnée. Pour avoir étudié l’histoire de la langue, je sais combien certaines personnes deviennent hystériques dès lors qu’on leur propose d’utiliser des termes féminins pour certaines activités prestigieuses. Je me suis penchée récemment sur la manière dont l’Académie française a traité ce dossier depuis la création de la commission instituée en 1984 par Yvette Roudy (à l’époque ministre des Droits de la femme, NDLR), qui préconisait de féminiser les noms de métiers, fonctions, grades et titres. Notamment pour désigner les femmes qui accèdent à de hautes fonctions administratives ou ministérielles. La levée de boucliers avait été terrible. Et à nouveau en 1998, quand des ministres ont demandé qu’on les nomme au féminin. Dans les deux cas, certains médias ont réagi avec une incroyable violence. Je pense surtout au Figaro. Mais faut-il s’en étonner quand on sait qu’à l’époque, les académiciens avaient table ouverte dans ce journal ?

    Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication (enseignant en communication à Paris I), Raphaël Haddad est, par ailleurs, fondateur de l’agence. Il est l’auteur du "Manuel d’écriture inclusive ».
    Raphaël Haddad  : Il est intéressant de souligner que la féminisation des métiers ne pose problème que quand il s’agit de professions intellectuelles ou de fonctions de responsabilité. Les académiciens n’ont jamais remis en cause le fait qu’on parle de boulangère ou d’infirmière. En revanche : préfète ou chancelière, cela semblait heurter leurs oreilles. De mon point de vue, cette réaction montre surtout que ces hommes se sentent en danger. L’idée même de féminiser ces termes les amène à considérer l’idée qu’ils devront un jour partager le pouvoir.
    E. V.  : J’ajouterai que les mots féminins que nous promouvons existent de longue date. On parlait au début du XVIIe siècle de philosophesse, d’écrivaine et d’autrice dans la meilleure société, et professeuse était employé au XIXe.
    Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes.

    Quand cela a-t-il changé ?
    E. V.  : Les premiers coups de boutoir datent des années 1600-1630, sous l’influence probable de personnes qui entouraient Malherbe, et qui voulaient « purifier » la langue des nombreux néologismes gascons et italianisants créés à l’époque. Mais ils en ont profité pour « masculiniser » la langue. Les résistances ont néanmoins été nombreuses jusqu’à ce que l’instruction devienne obligatoire. C’est l’école primaire obligatoire du XIXe sièce qui va achever ce mouvement.

    Votre projet n’ambitionne pas seulement de féminiser les noms de métier. Il va bien au-delà. Vous voulez débarrasser la langue française des règles grammaticales que vous présentez comme sexistes…
    E. V.  : Oui. Pour autant nous ne voulons pas créer une « novlangue » comme on l’écrit parfois. Ceux qui soutiennent cette idée caricaturent le débat. Nous entendons juste renouer avec des règles grammaticales qui ont existé par le passé et existent toujours dans les autres langues romanes. Nos détracteurs prétendent défendre la langue française. Mais la connaissent-ils vraiment ? J’en doute. Je veux par exemple réhabiliter l’accord de proximité, hérité du latin. Dans Athalie, Racine écrit : « Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle. » Si l’on en croit nos bons académiciens qui veulent que le masculin l’emporte sur le féminin, nous aurions dû écrire « nouveaux ». De la même manière, Madame de Sévigné répondant à Gilles Ménage, qui se dit fatigué, lui répond : « Je la suis aussi. » Ce brave grammairien (né en 1613 et mort en 1692, NDLR) tente de la reprendre mais elle se refuse à dire « je le suis aussi ». Elle affirme que, si elle le faisait, « [elle] croirai[t] avoir de la barbe au menton » !
    Une langue « phallocentrée » (...) traduit une vision du monde dominée par les hommes

    R. H.  : Michel Foucault l’a bien dit. « Le discours n’est pas simplement ce qui traduit les luttes ou les systèmes de domination, mais ce pour quoi, ce par quoi on lutte, le pouvoir dont on cherche à s’emparer. » Une langue « phallocentrée », pour reprendre une terminologie de la chercheuse Marlène Coulomb-Gully, traduit une vision du monde dominée par les hommes.

    On vous opposera que les nations dont les langues n’ont ni masculin ni féminin, comme le persan ou le turc, ne sont pas toutes des modèles d’égalité entre hommes et femmes.
    R. H.  : C’est un sophisme extraordinaire. Le langage inclusif est une condition nécessaire mais pas suffisante pour qu’une société soit moins sexiste. Sur un plan strictement logique, la seule objection valable à l’écriture inclusive serait celle-ci : l’existence d’une société strictement égalitaire où la langue ne le serait pas. Mais ce contre-exemple n’existe pas !
    E. V.  : J’ai entendu aussi parler de la langue bantoue qui cumulerait un nombre incroyable de genres. Ces références m’amusent d’autant plus que ceux qui les utilisent ne connaissent rien à cette langue africaine. C’est un peu comme les médecins de Molière qui prétendaient en imposer avec leur latin.

    Comment est né votre projet de langage inclusif  ?
    R. H.  : Cela fait longtemps que des intellectuel(le)s, travaillé(e)s par la question féministe y réfléchissent. J’ai découvert leurs travaux au moment de mes recherches doctorales sur les discours politiques. Les choses se sont ensuite décantées. J’ai publié un manuel de réflexion sur cette question, avec Carline Baric, (téléchargeable gratuitement ici) qui s’appuie notamment sur les travaux du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).
    E. V.  : L’objet du langage inclusif est social et non grammatical. Nous souhaitons promouvoir une société plus égalitaire. Cela passe par la langue et par la déconstruction des stéréotypes « genrés » qu’elle véhicule. Cette démarche habite tous mes travaux…
    C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue...

    Cela passe par une forme d’interventionnisme difficile à supporter dès lors que cela concerne la manière de s’exprimer…
    R. H. : Cette objection de l’interventionnisme est amusante. Que fait-on d’autre chaque fois que l’on énonce un néologisme par exemple ? On intervient sur la langue ! Les jeunes, et les moins jeunes, qui parlent de « like », de « twittos » ou de « stiletto », trois termes entrés dans les dictionnaires récemment, n’ont pas attendu l’autorisation de l’Académie française. Critiquer l’écriture inclusive pour son interventionnisme, c’est lui refuser ce qu’on accepte et encourage volontiers de tout autre usage langagier.
    E. V.  : C’est l’Académie qui est interventionniste quand elle entend proscrire certains usages. Elle est censée enregistrer la manière dont une langue évolue... C’est pour cela que les dictionnaires s’enrichissent chaque année de mots nouveaux. Une langue n’est pas figée une fois pour toutes.

    Au final, ce qui choque les gens, n’est-ce pas simplement la graphie du point milieu ? Écrire les mots suivants, « chroniqueur·euse », « chercheur·e », « transporteur·euse », « président·e », ce n’est pas très esthétique.
    E. V.  : Je regrette qu’on restreigne le débat à cette simple question de point milieu. Nous préconisons simplement d’user des mots féminins chaque fois que c’est possible. Cela peut passer par la flexion (le fameux « mesdames et messieurs » lorsqu’on s’adresse à une population mixte, NDLR). Cela peut passer aussi par les termes épicènes : c’est-à-dire l’usage d’un mot neutre (exemples : « astronome » ou « membre »). Cela peut enfin passer par le point milieu ou d’autres signes graphiques. Nous ne sommes pas bloqués là-dessus. Personnellement, je suis pour « intellectuel·es » mais contre « acteur·trices ». Mais c’est un débat en cours, les protocoles vont s’affiner.
    R. H.  : L’écriture inclusive ne se limite pas au point milieu ! Ce point milieu résulte de la volonté d’abréger certaines formulations, exactement comme on écrit M. pour « Monsieur ». Quiconque a tenté de redonner de la place au féminin dans son écriture se rend compte de son utilité, surtout face à un e muet par exemple. Écrire « ami·e·s » peut paraître par exemple plus commode qu’« amis et amies ». Mais on peut appliquer pleinement l’écriture inclusive, sans ne jamais mobiliser le point milieu !
    Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive (...) sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes

    Vous dites que l’écriture inclusive fait progresser l’égalité. Quelles preuves en avez-vous ?
    R. H. : Sur le plan social, l’écriture inclusive produit deux effets principaux. D’abord, c’est un formidable levier de féminisation des effectifs. C’est la raison pour laquelle les écoles, les entreprises qui manquent de candidatures féminines observent cette démarche avec un intérêt prononcé. Ensuite, c’est un ancrage pratique sur les enjeux d’égalité. Aucune entreprise ne peut mobiliser l’écriture inclusive dans sa pratique institutionnelle sans s’interroger sur les écarts de salaires entre femmes et hommes, qui, rappelons-le, stagnent à 23 % en France, ou s’attaquer au « plafond de verre » qui bloque les carrières des femmes. J’en suis pour ma part convaincu : l’inconfort sémantique dans lequel on laisse les femmes produit et entretient de l’inconfort social.

    Vous expliquez que votre démarche est soutenue par 75 % de la population. En êtes-vous si sûr ?
    R. H.  : Quand on regarde les résultats de l’étude d’opinion, que constatons-nous ? Que 84 % des 1 000 personnes interrogées par l’institut Harris Interactive les 11 et 12 octobre derniers sont acquises à la féminisation des noms de métiers, de titres, de grades et de fonctions. Et que 81 % des personnes interrogées sont pour l’usage du féminin et du masculin plutôt que du masculin « générique » lorsqu’on s’adresse à la fois à des femmes et des hommes. Et 3 personnes sur 4 sont favorables aux deux dimensions simultanément, qui sont en fait les deux principes directeurs de l’écriture inclusive.
    E. V.  : Le général de Gaulle l’avait bien compris, lui qui veillait à commencer tous ses discours par la double flexion : « Françaises, Français ». Au grand dam de l’Académie !
    R. H.  : Tous les hommes politiques s’y sont mis depuis. Je m’intéresse de longue date aux discours de meetings. En 2002, Robert Hue était le seul homme à utiliser la double flexion (avec Arlette Laguiller et son célèbre « Travailleurs, Travailleuses », NDLR). En 2017, ils l’ont tous fait. C’est pleinement rentré dans les mœurs. Ce qui me fait dire que la bataille menée par nos détracteurs et nos détractrices est une bataille d’arrière-garde. Elles et ils ont déjà perdu, mais ne le savent pas encore. D’importants responsables institutionnels, comme Pierre Gattaz par exemple, utilisent aujourd’hui l’écriture inclusive ! Et les tweets vont l’imposer, puisque la place est restreinte !

     #écriture_inclusive #langage #langue #femmes #agence-de-publicité #publicitaire #lobbyistes #lobby #parole #communication #Raphaël-Haddad #Mots-Clés

    https://seenthis.net/messages/654778 via BCE 106,6 Mhz


  • SNCF : entreprise publique ou machine d’influence ?
    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-21-octobre-2017
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2017/10/a3fb0746-321e-459e-81b9-920f495fb662/600x337_000_q4984.jpg

    « Certains directeurs d’agences sont en quelque sorte les conseillers particuliers du président. Il a plus confiance en eux qu’en ses directeurs de communication. Ils viennent régulièrement le voir à son bureau ».

    #enquête #communication #parasitisme #sncf

    https://seenthis.net/messages/638824 via Fil


  • #Havas tisse sa toile autour de Macron
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050917/havas-tisse-sa-toile-autour-de-macron

    © Reuters Pointée du doigt après le fiasco de l’affaire Cahuzac, l’agence de #communication Havas a continué à s’infiltrer discrètement dans la machine politique, en jetant son dévolu sur #Emmanuel_Macron, bien avant son élection. Cabinets ministériels, conseillers de l’ombre, Business #France… Elle semble désormais installée au cœur même du pouvoir.

    #Business_France #Gilles_Finchelstein #Ismaël_Emelien #Stéphane_Fouks



  • Out in the Open: Take Back Your Privacy With #Briar (title edited) | WIRED
    https://www.wired.com/2014/05/briar
    https://media.wired.com/photos/59325c652a990b06268aa005/191:100/pass/briar-feat.jpg

    You and your contacts keep complete control your data, but you needn’t setup your own computer server in order to do so. Plus, you can send messages without even connecting to the internet. Using Briar, you can send messages over Bluetooth, a shared WiFi connection, or even a shared USB stick. That could be a big advantage for people in places where internet connections are unreliable, censored, or non-existent.

    Briar is the work of computer scientist Michael Rogers, security expert Eleanor Saitta, interaction designer Bernard Tyers, software engineer Ximin Luo, and a few other volunteers.

    #privacy #communication #encryption

    https://seenthis.net/messages/616045 via Fil


  • Après 46 ans de bons et loyaux services chez #Publicis, dont 30 à sa tête, #Maurice_Levy quitte la direction du 3e groupe mondial de #communication ce jeudi. Le publicitaire n’abandonne pas l’#entreprise pour autant : il en deviendra président non exécutif et président du conseil de surveillance, avec une rémunération portée à 2,8 modestes millions d’euros. En novembre 2012, Marie Bénilde livrait le récit de sa grande histoire d’amour avec la #presse.

    Maurice Lévy, intouchable président-directeur général https://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/BENILDE/48385 #st


  • L’Algérie bat en retraite en #Afrique
    http://orientxxi.info/magazine/l-algerie-bat-en-retraite-en-afrique,1734

    Une majorité de pays africains a accepté le 30 janvier 2017 de réintégrer le Maroc dans l’Union africaine, malgré le désaccord de l’Algérie (et de l’Afrique du Sud) sur le dossier du Sahara occidental. Les liens diplomatiques fondés sur l’aura de la guerre d’indépendance algérienne s’affaiblissent peu à peu, et Alger perd du terrain du fait d’une politique économique isolationniste autant que de l’indisponibilité du président Abdelaziz Bouteflika, absent des forums internationaux. À Alger, un ancien diplomate (...)

    #Magazine

    / #Algérie, #Relations_internationales, #Diplomatie, #Communication, #Économie, #Vie_politique, Union africaine (UA), (...)

    #Union_africaine_UA_
    « http://www.energy.gov.dz/francais/index.php?page=741 »
    « http://radio-m.net/emissions/cpp/530-cpp-du-22-02-2017-merkel-welli-ghadwa-algerie-maroc-course-a-l-armement »
    « http://www.agenceecofin.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=7395:g%C3%A9opolitique-comment-al »
    « http://www.djazairess.com/fr/elwatan/418215 »
    « http://www.maghrebemergent.info/actualite/maghrebine/67201-l-afrique-a-aujourd-hui-besoin-de-l-algerie-mohamed-ould-nou »
    « http://www.fce.dz/wp-content/uploads/2016/12/revue-presse-13-decembre-2016.pdf »
    « http://www.djazairess.com/fr/liberte/207083 »
    « https://unsmil.unmissions.org/LinkClick.aspx?fileticket=miXuJYkQAQg%3D&tabid=3559&mid=6187&lang »


  • La e-communication du #Hamas
    http://orientxxi.info/magazine/la-e-communication-du-hamas,1668

    Alors que le Hamas vient de fêter son 29e anniversaire, sa politique de #Communication a trouvé son rythme de croisière, après avoir connu plusieurs étapes dans la poursuite d’un objectif qui n’a pas varié : convaincre que le Mouvement de la résistance islamique incarne l’identité palestinienne dans la résistance à l’occupation. Cette « palestinité » multiforme est appelée à s’exercer sur tous les théâtres d’opérations : politique, militaire, social… et bien sûr, médiatique. Conçue fin 1987-début 1988 au sein de (...)

    #Magazine

    / #Gaza, #Conflit_israélo-palestinien, Hamas, #Médias, Communication, Réseaux sociaux, (...)

    #_Réseaux_sociaux #Internet
    « https://french.palinfo.com »
    « http://www.al-fateh.net »
    « https://www.paldf.net/forum »
    « https://web.archive.org/web/*/www.palestinegallery.com »
    « http://www.qassam.ps »
    « http://alkotla.ps/ar »
    « http://alkhalas.tripod.com »
    « http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/declaration93-fr »
    « http://alraynewspaper.ps/Magaz/index »
    « http://alray.ps/en/?act=index »
    « http://www.gmo.ps/ar/AVLive.html »
    « http://www.alaqsavoice.ps/arabic/public »
    « http://aqsatv.ps »
    « http://shehab.ps »
    « http://paltimes.net »
    « http://www.asdaa.ps »
    « http://alaqsasport.ps »
    « http://www.fm-m.com/2013/may »
    « http://alresalah.ps/radio »
    « http://www.felesteen.ps »
    « http://safa.ps »
    « https://www.facebook.com/s3adamag »
    « http://www.omamh.com/site/pages »
    « http://www.drah.ps/en »
    « http://asramedia.ps »
    « http://jamahiri.ps »
    « http://www.womenfpal.com »
    « http://hamas.ps/ar »
    « http://www.mom.fr/guides/palestine/pales011.htm »
    « http://www.e-diasporas.fr »


  • Privés de langue - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Prives-de-langue
    Je suis dégoûtée : je croyais que cette connerie de les empêcher d’accéder à la #langue des signes était terminée !

    Résultat : aujourd’hui, 80 % de #Sourds seraient illettrés et 30 % au chômage, ceux qui travaillent ayant généralement des emplois peu stables et mal rémunérés. Le problème commence dès la prime enfance. Aucun espace pour se rencontrer, esquisser des échanges langagiers et ainsi se construire cognitivement, intellectuellement et socialement n’est à leur disposition dans le monde entendant, alors que c’est ainsi qu’ils entreront dans la langue, pour ensuite être en mesure d’apprendre le français, les maths ou la géographie. 90 % des enfants Sourds naissent de parents entendants, et une fois le diagnostic de la surdité posé, médecins, orthophonistes et professionnels de la pédagogie leur martèlent qu’ils doivent s’empêcher de toute #gestualité dans la #communication avec leur enfant, sinon celui-ci sera à tout jamais perdu pour l’apprentissage oral du français, compétence érigée en condition sine qua non à l’accès à d’autres savoirs et à une vie « normale ».

    #discrimination

    https://seenthis.net/messages/549637 via Agnès Maillard