• La tragédie des communs était un mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-tragedie-des-communs-etait-un-mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/visuel_principal/public/assets/images/rea_250858_038_72dpi.jpg

    La propriété commune d’une ressource conduit nécessairement à la ruine de celle-ci, concluait en 1968 un biologiste dans la revue Science. Son article, « La tragédie des communs », a façonné les raisonnements économiques et politiques de ces dernières décennies. L’historien Fabien Locher nous expose les enjeux de ce débat et en souligne les limites dans le cadre d’une pensée de l’environnement.

    #communs #propriété_privée #économie #néolibéralisme

    https://seenthis.net/messages/706187 via riff-raff


  • Engagement_atypique
    https://framablog.org/2018/06/30/engagement-atypique

    Une trajectoire hors du commun au bénéfice du bien commun : on aimerait bien qu’il y en ait beaucoup comme elle pour s’engager de façon aussi déterminée et compétente. Son parcours méritait bien une interview. Nous espérons entamer une série d’interviews … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Droits_numériques #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Non_classé #ARCEP #Asso #Association #Bayart #FAI #Fédération #FFDN #Illyse #LGBT #Quadrature #Régulation #Télécoms


  • La tragédie des communs | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/tragedie-communs/00085162

    Un petit article de Denis Clerc et Orianne Lassus qui, malgré la candeur de la phrase de conclusion (les auteur·es semblent avoir oublié les dérives mercantiles de l’économie collaborative-solidaire-coopérative), a le mérite de faire connaître les thèses de Garrett Hardin(un biologiste) et la controverse que lui porte Elinor Ostrom, « la seule femme nobélisée en économie à ce jour ». Heureusement, la petite illustration est là pour nous rappeler qu’il ne faut pas confondre coopération et solidarité avec la marchandisation des #communs ...

    Parlez-vous l’éco ? La tragédie des communs
    Denis Clerc et Oriane Lassus
    22/06/2018

    Inutile d’aller chercher chez Racine. Les tragédies qu’il a écrites mettaient en scène des aristocrates ou des puissants plutôt que des gens du peuple, souvent dédaigneusement appelés alors (par la haute société) « le commun ». Les gens quelconques, pauvres et sans culture, dont il ne valait guère la peine de se soucier. Ces hommes « sans qualité » ont effectivement vécu une tragédie. Paysans sans terre, ils survivaient grâce à quelques animaux qui pouvaient brouter l’herbe des « communaux », ces terres seigneuriales mises en jachère une année sur trois.
    Surexploitation

    Bienfait ? Selon Garrett Hardin - un biologiste américain (1915-2003) -, ce libre accès incitait chaque paysan « à augmenter les effectifs de son troupeau de manière illimitée dans un monde qui est limité », en sorte que la pâture profite à ses bêtes plutôt qu’à celles du voisin. Le surpâturage finit par ruiner tout le monde, usagers et propriétaire. D’où les clôtures (enclosures) par la noblesse anglaise entre 1650 et 1800, qui y mit ses moutons à la place de ceux des sans-terre, priés d’aller se vendre à vil prix aux manufactures naissantes.

    Les économistes goûtaient avec délectation l’angélique musique « propriété privée et restriction d’usage = saine gestion » Twitter

    Toute ressource « commune » tend à être surexploitée, car nul n’a le pouvoir d’en limiter l’usage et chacun s’efforce d’en bénéficier le plus possible, concluait Hardin, dont l’article de cinq pages, publié en 1968, est devenu l’un des plus cités... pas par les biologistes, mais par les économistes, qui goûtaient avec délectation l’angélique musique « propriété privée et restriction d’usage = saine gestion ». Quand une ressource est limitée, elle est dilapidée si chacun peut se servir sans limite. On tente de refiler aux autres l’effort à fournir pour la sauvegarder : regardez la pêche en haute mer ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est humain, non ?
    Une régulation spontanée

    Eh bien non ! Elinor Ostrom (1933-2012), la seule femme « nobélisée » en économie à ce jour, a contesté l’analyse d’Hardin, cette vision « d’individus impuissants pris dans un inexorable processus de destruction de leurs propres ressources ». Elle cite nombre de cas où la gestion de ressources limitées s’effectue avec la participation active (et dans l’intérêt) de chacun et contribue à faire accepter par tous des règles rarement transgressées, dès lors que des sanctions sont prévues. Prendre conscience d’un intérêt commun conduit à des comportements sociables et à un effort collectif. Pas contre les intérêts des parties prenantes, mais à leur bénéfice commun. L’économie peut ainsi parfois prendre des aspects sympathiques, lorsqu’elle privilégie la coopération plutôt que la loi du marché.

    https://dl.dropbox.com/s/m4ah14ptnjgqz1w/planchetragediecommuns.png?dl=0

    https://seenthis.net/messages/704675 via Sombre


  • #PeerTube : vers la version 1, et au-delà !
    https://framablog.org/2018/05/31/peertube-vers-la-version-1-et-au-dela

    PeerTube est un logiciel libre permettant d’héberger et de partager des vidéos. Ses principales différences avec YouTube, Dailymotion, Vimeo & co ? PeerTube est libre : son code est un « commun » numérique, partagé avec tous et toutes, et non une recette secrète … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Fédération #Framasoft #Libres_Services #Crowdfunding #Developpement #Donation #financement_participatif #Planet #RezoTIC #Video


  • Comment réparer les médias sociaux (et faire encore mieux)
    https://framablog.org/2018/05/23/comment-reparer-les-medias-sociaux-et-faire-encore-mieux

    Le récent scandale Cambridge Analytica semble avoir brièvement remis au goût du jour la question du siphonnage de données par les médias sociaux. Il est bon de se rappeler que la collecte de données n’est pas une simple pratique de … Lire la suite­­

    #Communs #Fédération #Internet_et_société #Libres_Logiciels #ActivityPub #chatons #Degooglisons #Espéranto #Funkwhale #mastodon #PeerTube





  • Open source isn’t the community you think it is | ITworld
    https://www.itworld.com/article/3268001/open-source-tools/open-source-isnt-the-community-you-think-it-is.html
    https://images.techhive.com/images/article/2017/03/6554314981_7f95641814_o-100714680-large.3x2.jpg

    Name your favorite open source project, and the odds are good—very good—that a small handful of contributors account for the vast majority of significant development thereof. The odds are just as good that most of those contributors work for just one or a few vendors. Such is open source today, and such has been open source for the past 20 years.

    So, does that mean open source is really just commercial software by another name?
    [ Community: Who really contributes to open source. | Celebration: 20 years of open source: Its world-changing history. | Contrarian: 20 years on, open source hasn’t changed the world as promised. ]

    No, it does not. But it means the popular stereotype of a broad community coming together to create software is a myth. The reality of open source is different than the myth, but still a good, positive alternative to commercial software.
    Why only a few vendor-paid developers do almost all the work

    Thirteen years ago, I dug into academic research that showed how Mozilla’s Firefox browser and the Apache HTTP Server were both developed by a small cadre of core contributors. While the population of contributors broadened with things like bug fixes, the central development work for these and virtually all other projects was done by a talented group of core committers.

    Today, an analysis from Redmonk’s Fintan Ryan on projects housed under the Cloud Native Computing Foundation shows nothing has changed. Kubernetes is the most famous CNCF tenant, with Google and Red Hat contributing the lion’s share of code, but the other, lesser-known CNCF projects follow this same pattern. Indeed, perhaps the only real surprise in this fact of concentrated contributions is that the pattern has remained constant for so long.

    Look at any CNCF project, Ryan has shown, and you’ll see that virtually all of its contributions come from fewer than ten people. In fact, if you drill down deeper, you see that most work is done by just two people on any given project.

    As Ryan has written:

    It is fair to say that for almost all of the projects in the CNCF, specific vendors account for most of the development work being done.

    This is not to say that this is a bad thing—it is not; it is just a statement of reality. While the broad community around the projects may be large, the number of significant core contributors is relatively small, and the number of truly independent contributors is smaller still. This pattern is common across many open source projects.

    Not just “many” open source projects—all of them. I can’t think of a significant counterexample. For big, diverse projects like Linux, if you peel away the overall wrapping and count contributors for the subprojects, you see the same phenomenon: A few developers, nearly all of them employed by vendors, generate a huge percentage of core contributions.

    But if you step back, you realize it could only be thus. After all, anysoftware project degrades in efficiency the more bodies you throw at it (as Fred Brooks’s seminal book The Mythical Man Month anticipated).

    As for why most of these developers would be funded by vendors, that’s easy to explain, too: Developers have rent to pay, too, and they can only afford to heavily contribute if they are paid to do so. Companies, pursuing their corporate self-interest, employ developers to work on projects that help their business.

    Smart vendors understand how to use this to their advantage. Red Hat, for example, devoted part of its most recent earnings call to tout its Kubernetes contributions (second only to Google). As CEO Jim Whitehurst argued, those contributions let Red Hat both influence Kubernetes’s roadmap as well as better support its customers. Contributions, in short, give it a competitive advantage in selling Kubernetes.
    What “community” really means for open source

    So, is “community,” that mythical beast that powers all open source, just a chimera?

    The easy answer is “no.” That’s also the hard answer. Open source has always functioned this way.

    The interesting thing is just how strongly the central “rules” of open source engagement have persisted, even as open source has become standard operating procedure for a huge swath of software development, whether done by vendors or enterprises building software to suit their internal needs.

    While it may seem that such an open source contribution model that depends on just a few core contributors for so much of the code wouldn’t be sustainable, the opposite is true. Each vendor can take particular interest in just a few projects, committing code to those, while “free riding” on other projects for which it derives less strategic value. In this way, open source persists, even if it’s not nearly as “open” as proponents sometimes suggest.

    Is open source then any different from a proprietary product? After all, both can be categorized by contributions by very few, or even just one, vendor.

    Yes, open source is different. Indeed, the difference is profound. In a proprietary product, all the engagement is dictated by one vendor. In an open source project, especially as licensed under a permissive license like Apache 2.0, there’s always the option for a new developer or vendor to barge in and upset that balance. Kubernetes is a great example: Google started as the sole contributor but Red Hat (and others) quickly followed.

    No, this doesn’t help the casual corporate contributor that wants influence without making a sacrifice of code, but it does indicate that it’s possible to have an impact on an open source project in ways that proprietary products don’t afford.

    In short, there’s little to fear and much to celebrate in how open source works. Indeed, it is precisely this self-interested seeking of individual corporate (or personal) benefit that should keep open source flowering for decades to come.

    As should be evident 20 years into open source’s rise, the model works at both the community level and at the vendor level. Will it work for another 20? Yes.

    This story, “Open source isn’t the community you think it is” was originally published by InfoWorld.

    #Logiciels_libres #Communs #Communautés

    https://seenthis.net/messages/684999 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Montpel’libre, l’asso libre tous azimuts
    https://framablog.org/2018/03/28/montpellibre-lasso-libre-tous-azimuts

    Jour après jour et depuis longtemps, des associations qui promeuvent les logiciels et la culture libre sont au contact de la population et forment un réseau irremplaçable : celui des #GUL (Groupes d’Utilisateurs Linux) ou #GULL (Groupes d’utilisateurs de Logiciels Libres). … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Framasoft #G.A.F.A.M. #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Libres_Logiciels #Libres_Services #cartopartie #contributopia #Degooglisons #Montpellibre #Montpellier #PlanetEdu #RezoTIC


  • La présente défense de la propriété privée me semble cohérente, tant au regard de la ligne éditoriale de la revue que du respect de l’État de droit ou d’une éventuelle «  tragédie des biens communs  ».

    Au-delà, on rappellera qu’elle fut, il me semble, une solution contre l’évacuation des indigènes des forêts sud-américaines en vue de l’exploitation forestière.

    https://www.contrepoints.org/2018/03/20/312218-notre-dame-des-landes-la-solution-passe-par-la-privatisation

    #nddl #communs #droit


  • Les bibliothèques sous le règne du #Capitalisme
    https://framablog.org/2018/02/06/les-bibliotheques-sous-le-regne-du-capitalisme

    Les bibliothèques ont toujours joué un rôle de gardiens de nos biens littéraires. Mais face à la tendance croissante à l’appropriation de la #Culture par le marché, elles sont peu à peu devenues de véritables ovnis dans le paysage culturel … Lire la suite­­

    #Communs #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Libres_Services #Bibliotheque #communs #ContrôleSocial #Planet #RezoTIC


  • Incroyables comestibles : les #Communs dans l’assiette
    https://framablog.org/2018/01/31/incroyables-comestibles-les-communs-dans-lassiette

    « Les incroyables comestibles » se définissent comme « un mouvement citoyen, une initiative de transition, visant à transformer l’espace public en jardin potager gratuit dans lequel la nourriture devient une ressource mise à disposition par tous et accessible à tout un chacun ». … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Communaute #Economie #Interview #Projet








  • L’exclusion forcée du marché comme enclosure des biens communs – – S.I.Lex –
    https://scinfolex.com/2017/05/29/lexclusion-forcee-du-marche-comme-enclosure-des-biens-communs
    https://scinfolex.files.wordpress.com/2017/05/la-grande-transformation.jpg

    Ce que je trouve intéressant avec cette histoire racontée dans Reporterre, mais plus largement avec la problématique des semences libres, c’est qu’elles illustrent bien les rapports complexes qu’entretiennent les biens communs et le marché. On considère en effet que les semences libres constituent un exemple-type de ressources assimilables à des « Communs ». Elles sont en effet parvenues jusqu’à nous par le biais d’un processus de transmission de génération en génération d’agriculteurs, qui ont conduit le processus de sélection et de croisement nécessaires pour développer les variétés et les adapter à leur milieu. Les variétés dites « anciennes », « paysannes » ou « traditionnelles » ne sont pas protégées par des droits de propriété intellectuelle : elles appartiennent au domaine public et sont donc à ce titre, librement reproductibles, ce qui en fait tout l’intérêt pour les agriculteurs, notamment pour se défaire de leur dépendance vis-à-vis des industries semencières.

    Comme ces semences appartiennent au domaine public, elles devraient aussi pouvoir faire l’objet, en tant qu’objets physiques, d’une libre commercialisation sur le marché. On voit bien que c’est une condition pour que des activités comme celles du « Potager d’un curieux » ou de Kokopelli puissent être durables et se développer. Même si ces structures adoptent généralement des formes associatives tournées vers la non-lucrativité ou la lucrativité limitée, elles ont besoin d’une connexion avec le marché, ne serait-ce que pour couvrir les coûts induits par la production et la distribution des semences. Or c’est précisément ce qui leur est aujourd’hui interdit théoriquement par la réglementation, qui s’est organisée pour exclure du marché les semences traditionnelles, via notamment les obligations d’enregistrement au catalogue officiel.

    On voit donc qu’ici, l’enclosure spécifique qui pèse sur les semences consiste en une exclusion forcée du marché, et c’est quelque part contre-intuitif, par rapport à l’idée générale que l’on peut se faire du phénomène d’enclosure des biens communs.

    Néanmoins, le cas des semences nous montre que la question des enclosures est beaucoup plus complexe. Pour bien saisir ce qui arrive aux semences, il faut en effet les appréhender de deux manières différentes : dans leur dimension immatérielle, à travers les variétés végétales que les semences expriment et dans leur dimension matérielle, à travers les objets physiques que sont les graines produites par les paysans. Les variétés végétales anciennes ne font pas (et n’ont jamais fait) l’objet de droits de propriété intellectuelle, à la différence des hybrides F1 produits par l’industrie semencière. A ce titre, ces variétés sont effectivement « dé-marchandisées », au sens où elles ne peuvent faire l’objet, en tant que telles, d’exclusivités soumises à autorisation et transaction. Mais les graines produites par les paysans constituent des objets physiques rivaux, qui font l’objet de droits de propriété et peuvent être legitimement vendus sur le marché. Sauf que la législation sur les semences a été organisée pour empêcher justement à ces semences d’accéder au marché et pouvoir faire l’objet d’une commercialisation, contrairement aux variétés propriétaires. L’enclosure du bien commun que constituent les semences traditionnelles n’a donc pas ici la même nature que celle qui a frappé les terres ou l’eau : elle consiste en une exclusion forcée du marché.

    Arriver à appréhender le phénomène des enclosures dans toute complexité est à mon sens important, notamment pour éviter des contresens sur la question des Communs. On dit parfois que les Communs constituent une troisième voie entre le Marché et l’Etat, mais cette manière de présenter les choses est trompeuse. Il vaudrait mieux dire que les Communs, avec l’Etat et le marché, constituent une manière pour les humains de prendre en charge des ressources. Ces trois pôles peuvent selon les moments de l’histoire avoir plus ou moins d’importance (aujourd’hui, nous traversons une période de domination écrasante des mécanismes du marché auto-régulé, se traduisant par une marginalisation des Communs et un affaiblissement de l’Etat). Mais les Communs sont toujours articulés à l’Etat et au marché : ils ne constituent jamais une sphère complètement autonome. Ils peuvent notamment avoir besoin de débouchés sur le marché pour exister et peser significativement dans les relations sociales. C’est ce que montre parfaitement l’exemple des semences libres.

    #communs #enclosures #semences

    https://seenthis.net/messages/602319 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • Les « atterrés » plaident pour « une grande bifurcation »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240317/les-atterres-plaident-pour-une-grande-bifurcation

    La vidéo est accessible en page intérieure Sous le titre Changer d’avenir, les Économistes atterrés publient un livre grave, qui évoque une possible « stagnation séculaire du capitalisme ». Pour eux, cela justifie de repenser radicalement les politiques économiques, pour sortir des fausses alternatives entre croissance et décroissance. Mediapart s’entretient à ce propos, en vidéo, avec l’un des auteurs, #Benjamin_Coriat, et publie des bonnes feuilles de l’ouvrage critiquant le revenu de base.

    #France #Economie #Changer_d'avenir #Communs #Les_économistes_atterrés


  • De Trump à Léophane : d’une débâcle journalistique à une victoire désinformationnelle ? | Sciences communes
    http://scoms.hypotheses.org/775

    On est ainsi face à la création délibérée de fausses informations et le vandalisme de diverses ressources sur l’encyclopédie en ligne. Si l’on y regarde de plus près, une telle démarche est irrespectueuse quant au travail entièrement bénévole des modérateurs, administrateurs et contributeurs de Wikipédia. Ceux-là ont ainsi raison de se sentir dénigrés et pris pour des “rats de laboratoire”. La démarche de P. Barthélémy est d’autant plus incompréhensible qu’elle émane d’un compte utilisateur “jetable” (Pomlk2) et de plusieurs adresses IP : toutes les éditions sont donc faites anonymement, même s’il est très facile d’identifier à quelle institution appartient l’adresse. Si un tel anonymat peut être évoqué pour mimer une prétendue démarche de “fausseur”, on ne comprend pas pourquoi l’équipe de modération Wikipédia n’est pas informée. Par conséquent, l’une des adresses IP utilisées par P. Barthélémy, appartenant aux adresses du Monde, est bloquée pour neuf mois pour vandalisme. Bel exploit.

    Il y a un abus de confiance de la communauté des contributeurs Wikipédia. P. Barthélémy s’est longuement entretenu avec deux des administrateurs de Wikipédia en français et, malgré l’assurance de ses bonnes intentions, les actes en disent autrement. Ainsi, initialement P. Barthélémy parlait d’“une expérience […] sur la vérifiabilité des infos sur Internet à l’heure des fake news” ; lors de son échange avec Jules, admin Wikipédia : “[l]e but (« avoué ») de l’expérience était de mettre en lumière les limites de l’encyclopédie”. Finalement, avec la publication de l’article de P. Barthélémy, on lit un appel de “mise en quarantaine” a priori des contributions.

    Cette transformation pose de nombreux problèmes : il s’agit de création avouée et élaborée de fausses informations et de vandalisme de pages pré-existantes mais aussi de non-prise en compte de l’historique de ce genre de débats. Cette mise en quarantaine a déjà fait débat et ce de nombreuses fois… depuis 2007 : sa mise en œuvre sur la Wikipédia Germanophone débouche sur des délais d’attentes considérables (deux semaines pour approuver une contribution) et a probablement contribué au déclin significatif de la participation depuis son activation en 2008. Un sondage proposant la mise en place d’un système similaire sur la Wikipédia francophone avait été très largement rejeté en 2009 (78% d’opposition), notamment sur la base de ces résultats empiriques. Par ailleurs, les réponses au tweet de P. Barthélémy sur la question sont sans exception en opposition.

    Il n’y a qu’à remonter les tweets outragés de nombreux professionnels de la recherche pour se rendre également compte de l’image qu’une revendication de la part de P. Barthélémy donne de la pratique de la science : il suffit d’avoir une idée dans l’air du temps et d’aller vandaliser quelques pages web pour être chercheur donc ? Dans un pays où les chercheurs sont dévalorisés, leurs moyens financiers inexistants et où la médiation et la communication scientifiques sont en voie de disparition, avons-nous vraiment besoin d’une telle démarche de la part du “Passeur de Sciences” du Monde ?

    Et si l’on transposait cette même démarche ?

    “Vous êtes journaliste au Monde. Avez-vous tenté de faire des erreurs volontaires dans un sujet obscur destiné au journal papier  ? sur le journal en ligne  ? Avez-vous même tenté de faire un faux sur votre blog et voir s’il serait détecté  ?

    Je doute que ce soit bien vu. Il s’en trouvera pour dire que ça montre les failles d’un journal qui se veut sérieux, ou que vous transformez après coup le contenu erroné en fausse expérience, ou qu’à tout le moins ils ne pourront pas se fier au contenu à l’avenir faute de savoir si c’est une nouvelle expérience. Ne parlons même pas du risque d’un mauvais buzz où les gens n’entendent parler que de l’erreur mais pas de l’explication qui suit.”

    #wikipedia #vandalisme #éthique #communs

    https://seenthis.net/messages/570027 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Theses on Trump - P2P Foundation
    https://wiki.p2pfoundation.net/Theses_on_Trump

    More realistically, the Sanders forces represent those sectors of the left focused on recreating a synergy between progressive labor and the cultural left, intent on creating a new coalition. Hence the moderate language used by Sanders so as to maintain the links with the parts of labor who voted Trump. However, this also means maintaining a broad orientation towards restoring the New Deal principles , support for Keynesian politics, but also crucially, the same orientation towards re-industrialization and the restoration of the nation-state.

    8. The p2p/commons approach has a crucial role to play in making the Sanders coalition more realistic, by offering new strategies for re-industrialization which are not based on going back to the old models, but on going forward towards a cosmo-local model of production, which offers solutions not just for the US workers, but for the populations of the world, and through its stress on mutualization and the commons, has solutions for the ecological and climate crisis. This requires that commoners make their own turn towards focusing not on knowledge workers only, but to all workers and the rest of the population, by offering perspectives for sustainable livelihoods. While at the same time, constructing trans-national institutions that can supplement the likely failings of both corporate neo-globalization AND neo-statist restorations.

    #communs #politique_des_communs #Michel_Bauwens

    https://seenthis.net/messages/567974 via Hervé Le Crosnier


  • Préserver l’intérêt général contre les entreprises… et contre l’État — Les #communs, un projet ambigu, par Sébastien Broca
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/BROCA/56916
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton56916.jpg

    Revivifiée dès les années 1980, la notion de « communs » ou de « biens communs » connaît une popularité croissante chez les militants de gauche. Qu’il s’agisse de la fourniture d’eau potable ou des logiciels libres, la gestion collective fait un sort au mythe selon lequel la privatisation serait garante d’efficacité. Mais ses partisans se défient aussi de l’État, auquel ils n’attribuent qu’un rôle circonscrit.