• *Culture du viol, zones grises, justice…*

    Octobre 2017. Sur les réseaux sociaux, sous le hashtag #metoo, des milliers de témoignages à travers le monde dénoncent le harcèlement et les agressions sexuelles contre les femmes.

    Par son universalité, le grand nombre de dénonciations et la diversité des victimes, l’ampleur du phénomène est manifeste.

    Le mouvement provoque une certaine prise de conscience. Des femmes se découvrent victimes, des hommes « qui ne se rendaient pas compte » tombent des nues. Être qualifié·e de féministe n’est plus tout à fait une insulte…

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/11/11/culture-du-viol-zones-grises-justice

    #féminisme #viol #consentement


  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.
    https://files.newsnetz.ch/story/1/6/7/16727912/16/topelement.jpg

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

    https://seenthis.net/messages/796550 via CDB_77


  • Du #consentement en ses limites
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/du-consentement-en-ses-limites

    La spécialiste des sciences de l’information Helen Nissenbaum (@hnissenbaum) livre une longue interview pour la Harvard Business Review sur la difficulté du consentement en ligne. Trop souvent, la mise en pratique du consentement est « minable », explique la chercheuse, en prenant pour exemple les bandeaux de cookies que nous devons accepter (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #confiance #Confiance_et_sécurité

    https://seenthis.net/messages/726584 via InternetActu [RSS]


  • Richard Stallman, le RGPD et les deux faces du consentement – – S.I.Lex –
    https://scinfolex.com/2018/04/05/richard-stallman-le-rgpd-et-les-deux-faces-du-consentement
    https://scinfolex.files.wordpress.com/2018/04/800px-richard_stallman_by_anders_brenna_01.jpg

    Par Lionel Maurel

    La question que l’on peut se poser est de savoir si le principe de protection par défaut du RGPD (privacy by default) va aussi loin que l’interdiction par défaut que Stallman propose. Il dit bien qu’un système n’aurait le droit de collecter des données que si ces dernières sont strictement nécessaires à l’accomplissement de ses fonctionnalités. Est-ce que le RGPD de ce point de vue va interdire à la RATP d’identifier les utilisateurs des transports à Paris au motif qu’il y aurait une façon pour le passe Navigo de fonctionner tout en garantissant l’anonymat des personnes ? Le RGPD ne va sans doute pas aussi loin, car il n’emploie pas la notion de finalité exactement de cette manière. Le texte dit qu’un traitement réalisé sans finalité précise est illicite, alors que Stallman propose que la finalité d’un traitement soit en elle-même déclarée illicite s’il y a moyen de faire fonctionner un système sans collecter de données personnelles, ce qui n’est pas la même chose.

    Néanmoins, il semble que le RGPD ne soit pas complètement fermé non plus à une telle interprétation et il n’est pas impossible qu’un service comme celui de la RATP doive revoir en profondeur ses principes de collecte et de traitement de données pour se mettre en conformité avec le RGPD. Mais c’est surtout la jurisprudence à venir qui sera déterminante, car c’est elle qui va fixer la portée exacte de principes comme celui de la protection par défaut des données (privacy by default). D’où l’importance des recours qui vont être lancés dans les premiers temps de l’application du texte, notamment les nouveaux recours collectifs, qui nous permettront de savoir si Stallman avait raison dans sa critique du RGPD ou si cette réglementation s’approchait au contraire de sa vision.

    Néanmoins, on ne peut pas réduire le consentement à cette seule dimension « subjective » étant donné que la notion comporte aussi une face « objective », qui paraît bien plus intéressante en termes de protection des données. Dans cette conception, au lieu de donner à l’individu le pouvoir de fragiliser ses propres droits à travers son consentement, on va au contraire fixer des règles établissant qu’un consentement ne peut être valablement donné s’il a pour effet d’aboutir à une telle fragilisation des droits. C’est ce que permet la manière dont le consentement est défini dans le RGPD comme « toute manifestation de volonté, libre, spécifique, éclairée et univoque par laquelle la personne concernée accepte, par une déclaration ou par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant fassent l’objet d’un traitement ».

    Ce caractère « libre, spécifique, éclairé et univoque » du consentement constitue autant de critères « objectifs » qui vont permettre de déterminer des conditions dans lesquelles un individu ne pourra pas consentir valablement à un traitement de données. Il s’agit donc moins en réalité de donner à l’individu un pouvoir de consentir que de définir au contraire ce à quoi il ne peut pas consentir.

    Le G29 a fixé des lignes directrices pour l’interprétation de la notion de consentement dans le RGPD qui vont encore renforcer cette dimension « objective ». Les autorités de régulation européennes considèrent notamment que pour être véritablement libre, le consentement doit être « inconditionné« , c’est-à-dire que la personne doit avoir un véritable choix et que l’absence de consentement ne doit pas avoir de conséquences négatives pour elle. Cela va mettre fin à ce que l’on peut appeler le « chantage au service » qui reste la règle dans l’environnement numérique, vu que les plateformes nous placent généralement face au choix d’accepter telles quelles leurs conditions d’utilisation ou de renoncer au service qu’elles proposent.

    Mais tout ceci ne vaut que dans une conception « subjectiviste » du consentement, alors que le RGPD va accentuer au contraire la dimension « objective » de la notion. Or il existe une chance que le mode de fonctionnement de plateformes comme Facebook soient déclarées par les tribunaux « structurellement » incompatibles avec l’exigence du recueil d’un consentement libre et éclairé. Si cette lecture l’emporte dans la jurisprudence, alors le souhait de Stallman serait exaucé, car cela revient à dire que nous serons en mesure « d’arrêter la surveillance avant même qu’elle ne vienne demander le consentement » ou plutôt que les plateformes dont le modèle économique est intrinsèquement basé sur la surveillance ne seraient plus en mesure de demander un consentement valide. Comme le capitalisme de surveillance repose tout entier sur la « servitude volontaire » des individus, cela revient à dire que le RGPD aurait le potentiel de détruire purement et simplement ce modèle.

    Bien évidemment, les grands acteurs du numérique (mais aussi sans doute les États…) vont tout faire pour empêcher que cette lecture s’impose dans la jurisprudence. C’est la raison aussi pour laquelle ils manoeuvrent déjà dans le règlement ePrivacy pour faire en sorte que certains types de traitements (géolocalisation, profilage) échappent à l’obligation de recueillir le consentement des individus. Et le RGPD comporte lui-même de nombreuses failles qu’ils pourront essayer de faire jouer, notamment en invoquant d’autres fondements comme l’intérêt légitime ou l’exécution d’un contrat pour se passer du consentement individuel (mais surtout se protéger de son redoutable versant « objectif »).

    #RGPD #Consentement #Vie_privée

    https://seenthis.net/messages/683229 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Vu que le flux rss de @rezo a oublié de poster ce signalement sur seenthis, je le mets :
    « Sexe sans consentement : le rôle des hommes », par Les couilles sur la table (#Binge_Audio)
    https://www.binge.audio/sexe-sans-consentement-le-role-des-hommes

    Elles ont cédé, ou capitulé. Ce rapport sexuel, elles n’en voulaient pas. Le garçon avec qui elles étaient n’a pas compris – ou pas voulu comprendre – leur “#non”.

    La journaliste et réalisatrice #Delphine_Dhilly a rencontré des #femmes qui ont eu des rapports sexuels non désirés au début de leur vie sexuelle : une expérience très répandue et souvent traumatisante. Six d’entre elles témoignent face caméra dans son documentaire « Sexe Sans Consentement », diffusé sur France 2 le 6 mars 2018 à 22h55. Delphine Dhilly a aussi pris le parti d’interroger une cinquantaine de garçons sur la #séduction et le #consentement. C’est à eux, à ce qu’ils disent, et à ce qu’ils racontent de notre culture sexuelle, que l’on va s’intéresser dans cet épisode.

    Pourquoi ces garçons ne comprennent-ils pas, ou refusent-ils d’entendre, le non d’une fille à une relation sexuelle ? Comment leur est (ou non) transmise cette notion de consentement ? Dans quelle mesure ces violences peuvent s’expliquer par des injonctions viriles conquérantes, le poids de l’éducation ? Et si toute notre culture nous montrait que le non-consentement d’une femme est plus excitant que son désir ?

    https://soundcloud.com/lescouilles-podcast/sexe-sans-consentement-le-role-des-hommes

    #audio #podcast

    https://seenthis.net/messages/673616 via intempestive


  • L’Assemblée nationale fixe à 15 ans l’âge minimal pour s’inscrire seul à un réseau social
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2018/02/08/l-assemblee-nationale-fixe-a-15-ans-l-age-minimal-pour-s-inscrire-se
    http://s1.lemde.fr/image/2018/02/08/644x322/5253762_3_3ede_l-assemblee-nationale_e034d63334909d5bd0623cc65344c588.jpg

    Il faudra, désormais, être âgé d’au moins quinze ans pour s’inscrire seul sur un réseau social, comme sur tout autre service en ligne collectant des données personnelles. L’Assemblée nationale a terminé l’examen, mercredi 7 février, en première lecture des articles du projet de loi sur les données personnelles, dont l’une des dispositions fixe un âge minimal pour le consentement d’un mineur seul à la collecte de données. Entre 13 ans et 15 ans, le consentement de l’enfant, ainsi que celui de ses responsables légaux devront être recueillis par les plates-formes. En dessous de 13 ans, toute collecte de données par ce type d’acteur est interdite.

    Nul doute que beaucoup de jeunes utilisateurs tenteront de contourner cette nouvelle limite. Cependant, les très lourdes amendes prévues par le règlement européen inciteront les entreprises à la vigilance. Hasard ? Fin janvier, Facebook confirmait l’acquisition d’une start-up spécialisée dans la vérification des documents d’identité. Les grandes plates-formes seront face à une autre difficulté : le règlement laissant les Etats déterminer l’âge minimal, ce dernier ne sera pas le même dans toute l’Europe. L’Espagne a, par exemple, fixé à 13 ans l’âge à partir duquel un mineur peut consentir seul à l’utilisation de ses données.

    Nous voilà pris dans une tenaille infernale : laisser les géants du web capter les données pour faire fonctionner leur « industrie de l’influence », ou bien confier des données d’identité à un tiers qui validerait les droits d’utiliser les plateformes. Un tiers d’Etat et ce serait la surveillance politique ; un tiers privé et ce serait la surveillance économique.

    On doit juste avoir mal posé le problème quelque part...

    #Consentement #Données_personnelles #Plateformes

    https://seenthis.net/messages/667361 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • #violences_sexuelles : aux Etats-Unis, un « torrent » de révélations
    https://www.mediapart.fr/journal/international/131117/violences-sexuelles-aux-etats-unis-un-torrent-de-revelations

    Plus d’un mois après la révélation des viols et #agressions d’Harvey Weinstein, les scandales s’accumulent. Hollywood est forcé de contempler sa culture machiste. La notion de #consentement sexuel s’invite au cœur des discussions. « Nous ne sommes pas des choses ». Manifestation #metoo à Hollywood, le 12 novembre © Reuters

    #International ##balancetonporc #Donald_Trump #harcèlement


  • Harcèlement sexuel : « Nous sommes si nombreuses que c’en est impressionnant » par Irène Théry
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/10/21/irene-thery-pour-une-nouvelle-civilite-sexuelle_5204044_3232.html
    http://img.lemde.fr/2017/10/16/252/0/1570/778/644/322/60/0/c114cb7_16249-1n7c0he.kc9v6os9k9.jpg

    Aurais-je cédé à l’air du temps, et passé du côté de la délation et du déballage, moi qui, comme tant d’autres, ai pris mon clavier et tracé ces mots sur ma page Facebook, #MoiAussi, en donnant les âges auxquels ça m’est arrivé : 8, 24 et 35 ans. Faudrait-il trier le bon grain de l’ivraie, et séparer celles qui comme moi, ont utilisé le hashtag #MeToo, n’ont dénoncé personne et n’ont pas même exposé les faits, et celles qui ont choisi, au contraire, d’utiliser à plein la force humoristique de #balancetonporc, raconté sans détour ce qui leur était arrivé, et parfois même (très rarement, il faut le souligner) nommé celui qui les avait agressées ?

    Pour moi, la réponse est claire : entre la sobriété et la provocation, la retenue et le récit, c’est une simple question de style, peut-être d’âge ou de sensibilité – peu importe, au fond. Le fait important, c’est justement la rencontre évidente, amicale, solidaire de ces façons d’agir différentes. Ce que nous disons, ce que nous faisons en ce moment, est pour l’essentiel identique. Nous témoignons. Il n’y a pas moins de pudeur chez les unes que chez les autres, pas plus de vulgarité chez les autres que chez les unes.

    Ce pari sur l’intelligence dit une chose simple : ce qui se passe aujourd’hui n’est en rien une mise en cause du charme, du plaisir ou de la séduction. Il faut en finir avec ces amalgames : tout le monde sait parfaitement distinguer la séduction et l’agression. Tout le monde. Que l’on tente de séduire, ou qu’on se laisse séduire, on sait quand l’autre consent, et on sait quand on consent soi-même. La séduction, c’est justement l’art de lever un à un les possibles malentendus.

    Et c’est notre chance que cela ait été dit en premier par les actrices, ces incarnations de la séduction, dont nous admirons les silhouettes, dont nous aimons qu’elles montrent leurs jambes et leurs décolletés. Les comédiennes n’acceptent plus comme une fatalité de risquer les pelotages et les violences. Elles ne sont pas du gibier pour libidineux de petite ou de grande catégorie. Leurs témoignages sont comme ceux de milliers d’anonymes, et comme le mien aussi : l’appel à une nouvelle civilité sexuelle.

    #Féminisme #Consentement

    https://seenthis.net/messages/639005 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • « Affronter le problème du non-consentement »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/211017/affronter-le-probleme-du-non-consentement

    Les hashtags #metoo ou #balancetonporc ont ravivé les débats sur ce que signifie consentir à une proposition de nature sexuelle. #Delphine_Dhilly, documentariste, travaille sur la « zone d’ombre » où les femmes cèdent sans consentir. Entretien et extraits de film.

    #Culture-Idées #consentement #sexe


  • Françoise Vergès (politologue) : « Comment le #capitalisme gère-t-il le #ventre des #femmes #racisées ? »
    http://www.alternativelibertaire.org/?Francoise-Verges-politologue-Comment-le-capitalisme-gere-t-i

    Le point de départ de l’ouvrage est le suivant : en juin 1970, un médecin trouve une jeune fille de 17 ans dans un état comateux suite à un #avortement. La police est prévenue et l’enquête révèle que des milliers de femmes ont été victimes d’avortements et de #stérilisations sans #consentement, c’est-à-dire qu’après leur avoir menti, on les endormait et au matin, elles étaient avortées, et ce, dans une clinique de l’île qui appartient à un homme puissant de la droite locale. Le scandale est tel qu’il est relayé par des journaux et organisations politiques de gauche en France.

    Le verdict du procès est rendu début mars 1971, soit deux mois avant la parution du Manifeste des 343 femmes [3] dans Le Nouvel Observateur qui déclarent publiquement avoir avorté. Or le MLF ne dira mot sur ce qui s’est passé deux mois avant à La Réunion, alors même que Le Nouvel Obs avait couvert l’affaire. La lutte pour l’avortement et la contraception en France est conçue par le MLF comme une lutte qui concerne toutes les femmes de la même manière. Or, ce que nous montre le scandale de La Réunion, c’est que l’État choisit quelles femmes ont le droit de donner naissance (les femmes métropolitaines blanches), et lesquelles ne l’ont pas (les femmes racisées des outre-mer).

    Au procès, les médecins déclarent s’être sentis entièrement légitimes dans leur pratique et ils avaient raison. Tout un système a non seulement rendu leur pratique possible, il l’a encouragée. Les médecins et la clinique se sont aussi considérablement enrichis, car les femmes avortées et stérilisées étant pauvres, l’acte était remboursé par la Sécurité sociale – sous un autre nom évidemment puisque l’avortement était toujours un #crime – et le plus souvent surfacturé.

    C’était un business lucratif, et à ce sujet un médecin, à l’occasion de la présentation de mon livre à La Réunion, m’a confié qu’on lui disait alors qu’il faisait ses études de médecine à Lyon : « Tu veux te faire des couilles en or ? Alors va à La Réunion et pratique des avortements. » Les seuls condamnés ont été un médecin d’origine marocaine et un infirmier réunionnais d’origine indienne (un « malbar »). Aucun médecin blanc n’a été inquiété, ni bien sûr le directeur de la clinique. Un profond #racisme animait les médecins qui n’avaient aucun scrupule à mutiler les corps des Réunionnaises, pouvant pratiquer des avortements non consentis jusqu’à plus de sept mois de grossesse !

    #domination #oppression #intersectionnalité

    https://seenthis.net/messages/609687 via Agnès Maillard


  • Pré-publication...

    Le 14 novembre 2015, j’ai été laissée la tête dans le caniveau par un automobiliste qui, suite à une dispute avec la personne auprès de qui je roulais à vélo, m’a percutée volontairement. Malgré la qualification des faits en « violence avec arme par destination » par la police et malgré l’identification du véhicule par sept témoins, l’enquête piétine encore…

    Un an avant, je venais de décrocher mon premier emploi. Le mari d’une amie, qui m’avait proposé le boulot, après m’avoir recrutée, m’a inexplicablement tenue à l’écart de son équipe. Il a requalifié à deux reprises mon emploi, me privant des moyens d’accomplir ma mission et me plongeant dans une grande détresse que j’ai pu partager avec mes ami-es sans en être plus avancée pour comprendre ce qu’il m’avait fait subir.

    Que nous font les victimes ?
    De ces deux mésaventures je tire quelques enseignements qui ont trait au fait que nous avons du mal avec les victimes. Alors que les paroles des victimes semblent omniprésentes, imposant leur présence lacrymale sur les écrans, réclamant le retour de la peine de mort ou des atteintes toujours plus graves aux libertés civiles ou à l’état de droit (cette semaine une mairie a expulsé un camp de Rroms suite à une agression), finalement l’existence de « bonnes » victimes et de « mauvaises » nous renseigne sur le fait que ce ne sont pas d’elles qu’il est question. Certaines sont utiles au pouvoir et d’autres ne le sont pas, voire sont justement victimes de celui-ci. L’enquête sur la famille de Théo, jusqu’ici impeccable victime de violences policières, a opportunément fuité pour couper court, espère-t-on, à l’empathie qu’on pouvait avoir pour un jeune homme dont le principal tort était d’avoir croisé une patrouille de flics pensant avoir carte blanche pour se livrer à leurs violents instincts. Théo coupable de quoi que ce soit, cela change-t-il quelque chose au viol qu’il a subi ? Pour beaucoup d’entre nous, c’est le cas : à moins de faire sens, d’entrer dans le système de représentation qui a cours communément et qui est souvent celui du pouvoir, la violence nous plonge dans le désarroi et nous préférons éviter de la regarder en face. Les victimes ne trouveront autour d’elles que regards fuyants et gêne.

    Prière de ne pas ressasser
    Il faut dire que les victimes sont pénibles. Elles sont autocentrées, toutes occupées à ressasser ce qui a fait basculer leur vie. Dès 1946, nous apprend Charlotte Lacoste dans Séductions du bourreau (PUF, 2010), le public s’était lassé du sempiternel récit des victimes de la Shoah et leur reprochait de ne pas aller de l’avant. Même quand il s’agit d’un crime inédit par son caractère massif et par sa violence, il est acceptable de demander aux victimes de tourner la page un peu plus vite. Dans l’idéal, il eût fallu que les rescapés des camps nous rassurassent (« C’est passé, c’est passé ») en moins de temps qu’il n’en faut pour pleurer un proche. L’indécence avec laquelle on peut exiger de ne pas entendre la souffrance d’autrui s’exprime avec d’autant plus de facilité dans le cas de violences bien anodines et qui n’engagent pas de responsabilité collective. Devant cet appel à ne pas ressasser ce qui appartient à des temps révolus, on aimerait retourner dans le passé pour voir quand le moment de la plainte était acceptable. Entre la sidération dans laquelle nous met la violence et le temps qui n’est déjà plus celui des plaintes, il ne semble pas y avoir de véritable fenêtre de tir. Le temps de comprendre ce qui nous est arrivé (l’eussions-nous compris plus tôt qu’il eût été peut-être possible de s’en protéger) et cela est déjà tombé dans ce gouffre qu’on appelle le passé et qui se situe à une épaisseur de papier à cigarettes de notre présent.

    Quand aucune vulnérabilité n’oblige
    Le refus d’entendre les plaintes des victimes tient à un autre écueil de nos sociétés, la volonté farouche de croire que nous sommes tou-tes également libres de refuser. Or, malgré un régime libéral qui garantit une égalité de droits, les vulnérabilités existent. Enfant, un adulte nous a proposé, à mes frères et à moi, de nous échanger un bel hameçon contre un trop petit, qui ne nous était plus d’aucune utilité et que nous avons vite jeté, disant ainsi adieu à nos parties de pêche. Pourquoi avons-nous accepté de nous dessaisir d’un objet qui nous appartenait au profit d’un parfait inconnu ? Parce qu’il nous le demandait. Le hameçon qui nous était proposé en échange ne nous faisait aucune, mais alors aucune envie. Mais, confiants dans l’idée qu’il ne pourrait pas nous proposer de marché inique ou intimidés parce qu’il fallait lui signifier un refus qui était un acte trop hostile, nous lui avons tendu l’objet sur lequel reposait l’un de nos plaisirs de cet été-là. Nous aurions pu accepter pire. La confiance et l’intimidation sont deux ressorts de la soumission aux desiderata d’autrui que j’observe encore autour de moi. L’acceptation de leur sort par les victimes n’absout pas les personnes qui se satisfont de passer des marchés si avantageux. Il n’y a pas de contrat qui tienne entre parties inégales et la vulnérabilité de l’autre à l’abus offre parfois des surprises. Ce sont parfois des adultes pleins d’assurance qui acceptent de se faire déposséder de leur hameçon.

    Coupables de ne pas s’être défendues
    Ainsi mon supérieur hiérarchique, pourtant assez au fait de violences au travail qu’il dénonce dans des textes académiques ou d’intervention, et avec d’autant plus de force que des femmes en sont les victimes, me dit n’avoir eu d’autre repère que ma capacité à dire non pour guider son action et me tenir pendant des mois dans un placard. Ni la confiance que je lui faisais, ni mon ignorance des us dans un milieu professionnel que je découvre, ni le pouvoir bêtement hiérarchique qu’il exerçait sur moi ne me protégeaient de lui. À la détresse de la victime il faut donc ajouter une seconde peine, le manque de reconnaissance du préjudice subi, voire la culpabilité d’être à terre. Une culpabilité que son ex-épouse (et mon ex-amie, tout est précaire), pourtant féministe, m’exprime ainsi : « Tu as dû être violée dans ton enfance pour te comporter comme ça et c’est de ta faute parce que tu n’as pas assez travaillé sur toi-même. » Rendues coupables de ce qui leur arrive ou sommées de mettre un mouchoir sur leur détresse, comment les victimes peuvent-elles se reconstruire seules ?

    #victimes #culture_du_viol #libéralisme #consentement

    https://seenthis.net/messages/573480 via Aude


  • Agressions sexuelles en réalité virtuelle (L’ADN)
    http://www.ladn.eu/inspiration/in-vivo/agressions-sexuelles-en-realite-virtuelle

    La question du #consentement et la réalité virtuelle… à pleurer.

    Là où le jeu devient franchement gênant, c’est qu’il permet d’agresser sexuellement les femmes, toutes virtuelles soient-elles, qui peuplent l’île. Oui, agresser sexuellement : elles expriment leur refus, leur volonté de voir le joueur les laisser tranquilles, et pendant ce temps le but est de trouver un moyen de leur toucher le nichon ou de voir ce qu’il y a sous leur culotte.

    #éducation_des_garçons #jeux_vidéos #culture_du_viol #sexisme

    https://seenthis.net/messages/523622 via Heautontimoroumenos


  • Éduquer son garçon à ne pas devenir un agresseur - TPL Moms
    http://www.tplmoms.com/2016/07/14/eduquer-son-garcon-ne-pas-devenir-un-agresseur

    Les garçons doivent apprendre que les corps des autres, notamment ceux des filles, appartiennent à des êtres humains. Qu’elles sont leurs égales. Ça ne va pas de soi, dans notre monde, de comprendre que la virginité d’une femme n’est pas un prix. Qu’on ne « score » pas quand on baise. Que peu importe comment une fille s’habille, ce n’est pas une invitation à faire ce qu’on en veut. — Permalink

    #consentement #feminisme

    https://seenthis.net/messages/512977 via Alda


  • La sexualité des jeunes marquée par les inégalités entre les sexes
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/06/14/la-sexualite-des-jeunes-marquee-par-les-inegalites-entre-les-sexes_4949835_3
    http://s1.lemde.fr/image/2016/06/14/644x322/4949833_3_f916_dans-les-salles-de-zizi-sexuel-l_11f6af15a3084a72171262f6bbcace97.jpg

    Néanmoins, des #stéréotypes pèsent, selon les spécialistes et les enquêtes sur le sujet, passées en revue par le HCE. « Les jeunes filles subissent la double injonction de devoir se montrer désirable mais respectable, “être amoureuse” étant un prérequis pour ne pas devenir celle qui “couche” trop vite avec “n’importe qui”, écrit le HCE. Les jeunes hommes sont quant à eux valorisés selon une norme de #virilité, et notamment une appétence supposée naturelle pour la #sexualité, associée à un “#besoin_sexuel” ». Les individus qui n’entrent pas dans la norme, notamment quand ils sont identifiés comme #homosexuels, peuvent subir des #discriminations.

    « La question du #consentement est également fortement marquée par les normes hiérarchisées de #masculinité et de #féminité (…), relève le rapport. La #possessivité de certains garçons, qui peut se traduire en #violence physique, est perçue comme une marque d’amour. »

    #sexisme #culture_du_viol

    http://seenthis.net/messages/500083 via odilon



  • Viols : Quand le danger vient de son partenaire
    http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/viols-quand-le-danger-vient-de-son-partenaire_sh_355
    http://www.scienceshumaines.com/pics_bdd/images/14484655762_CPSY19_258.jpg

    Le #couple rime toujours avec consentement tacite et peut facilement être considéré comme une zone de #non-droit. Et puis au fait, qu’appelle-t-on une #violence sexuelle ? Car sans parler d’un #viol avec pénétration à proprement parler, il existe mille et une formes de ces violences. Selon la loi, il s’agit de violences à caractère sexuel, avec ou sans contrainte physique, commis par un ou plusieurs individus avec violence, contrainte, menace ou surprise, sans le consentement de la personne visée… Mais quid de la notion de #consentement quand une femme se dit que si elle ne joue pas le jeu sexuel attendu de son compagnon, il la trompera peut-être, la quittera ? Muriel Salmona explique la complexité d’identification des violences sexuelles au sein du couple : « Il y a des contraintes morales et financières importantes dans le couple, et la pression est le plus souvent présente dans les rapports amoureux. Si tu m’aimes, tu vas faire ça pour moi. Et puis, sous couvert d’avoir une #sexualité épanouie, l’idée est largement admise qu’il serait tout à fait excitant de commettre certaines violences. La femme, et cela fait partie de la culture du viol entretenue par une pornographie omniprésente, est encore considérée comme aimant la contrainte. La violence, l’atteinte à la dignité, l’humiliation, tout ça est considéré comme appartenant à la sexualité alors que c’est de la violence ». Et d’ajouter que les femmes, en majorité, ont souvent subi des violences sans même en avoir conscience et que, si elles n’en avaient pas subi, elles auraient exactement les mêmes #désirs que les hommes.

    http://seenthis.net/messages/458660 via Agnès Maillard