• Violences gynéco : des étriers à l’épisio, un rapport douloureux - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/28/violences-gyneco-des-etriers-a-l-episio-un-rapport-douloureux_1662694

    Une enquête du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, publiée ce vendredi, met en lumière le sexisme dans le suivi gynécologique et obstétrical. Des cabinets d’examen aux plus hautes instances, les dysfonctionnements persistent.

    Présentez un spéculum vaginal à un homme. Demandez-lui de le toucher, puis de dire ce qu’il ressent. « C’est primitif, effrayant, froid », s’exclame l’air médusé l’un d’entre eux dans le documentaire Paye (pas) ton gynéco, réalisé par Nina Faure (1). L’objectif du court-métrage : mieux faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentants de la profession. Et là, on n’est pas déçu, quand un ponte affirme que « non, un toucher vaginal n’est pas invasif » ou lorsqu’un gynéco après une auscultation prend la tension (plutôt basse) de la patiente en s’exclamant : « Hé ben, je vous excite pas des masses. » Tellement délicat. Tellement vrai ? Ce docu, disponible depuis le 27 juin, tombe à pic alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (#HCE) saisi par la secrétaire d’Etat à l’Egalité publie ce vendredi un rapport intitulé : « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical. Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme ». Compilant des remarques faites à des parturientes - c’est-à-dire des femmes en train d’accoucher - ou patientes (du style « Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre »), les 170 pages de cet état des lieux assorti de préconisations sont le fruit de neuf mois d’une enquête très attendue après la polémique qui monte depuis près de cinq ans.

    Lancé sur Twitter en 2014, le hashtag #PayeTonUtérus a fait affleurer plus de 7 000 témoignages de femmes en vingt-quatre heures. Dans la foulée, en 2015, le blog « Je n’ai pas consenti » recense une centaine de témoignages de patientes ayant subi des actes non consentis dans un cadre médical.

    Scandale, toujours cette année-là : des documents de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes « endormies », sans leur consentement donc. Depuis, les témoignages n’ont cessé de se multiplier sur ces violences qui méritent d’être reconnues pour mieux être combattues. L’an passé, le Tumblr et la page Facebook « Paye ton gynéco » se sont créés simultanément, recensant des « témoignages de sexisme et/ou de violences gynécologiques/obstétricales ». Un pic est atteint l’été dernier lorsque la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène #Schiappa, s’insurge contre le taux exorbitant (et en fait surévalué par la secrétaire d’Etat) d’#épisiotomies pratiquées lors des accouchements : tempête sur les réseaux sociaux.

    C’est dire s’il était temps qu’une enquête au-dessus de tout soupçon fasse le point. Mette au jour toutes ces fois « où les femmes ne sont pas considérées comme des êtres pensants et vivants mais seulement comme des corps » par le monde médical, comme l’explique Margaux Collet, corapporteure de ce travail qui recommande au gouvernement de réaliser la première enquête de santé publique dédiée au suivi gynécologique. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la formation initiale et continue des professions médicales et paramédicales en matière de bientraitrance, de respect du consentement et de dépistage des violences sexistes et sexuelles ou encore de faciliter et améliorer les procédures de signalements lorsque violence il y a eu.

    En attendant, zoom sur quelques points de ce rapport.

    Accouchement : episio, c’est toujours trop

    Le chiffre évoqué l’été dernier par Marlène Schiappa avait fait l’effet d’une bombe : 75% de taux d’épisiotomies en France ? « Foutaises ! » avaient scandé les organisations représentatives des gynécologues-obstétriciens. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médiale (Inserm), cette intervention clinique - une incision du périnée sur quelques centimètres effectuée pour agrandir la taille de l’orifice vulvaire et faciliter l’expulsion du bébé - concerne 20% des accouchements par voie basse. Ce taux atteint 34,9% pour les primipares (premier accouchement) et descend à 9,8% pour les multipares. Oui mais problème : c’est encore beaucoup trop. Car cette « routine » dite « préventive » ne diminuerait en rien les possibilités de déchirures graves et entraîne des complications non négligeables (pertes importantes de sang, infection). En 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avait même confirmé l’absence de bénéfices de cette pratique. Certaines maternités ont réduit drastiquement la pratique. C’est le cas du centre hospitalier de Besançon et son fameux 0,3% de taux d’épisiotomies, malgré sa spécialisation dans « l’accueil de grossesses pathologiques et à grands risques ». D’autres en revanche frôlent encore les 45%. Et surtout, sans prévenir en amont les premières concernées. Selon le HCE, une femme sur deux « déplore un manque (16%) ou l’absence totale d’explication (31%) sur le motif de l’épisiotomie ».

    Absence de consentement : violences ordinaires

    Refuser de poser un stérilet à une nullipare (qui n’a jamais eu d’enfant) en bonne santé. Introduire un spéculum sans informer la patiente en amont. Palper les seins sans demander l’autorisation. Imposer la position du décubitus dorsal (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) pour un examen gynécologique sans même proposer la position latérale (qui existe). Réaliser un frottis sur des femmes jeunes, au premier rendez-vous, sans nécessité médicale. Pratiquer une épisiotomie sans l’accord explicite de la femme qui accouche. Puis la recoudre légèrement plus serrée, de manière à rendre plus étroit le canal vaginal (le fameux « point du mari »)…

    Les témoignages recueillis par le Haut Conseil à l’égalité recouvrent une multitude de pratiques mais soulèvent une unique problématique : celle des violences ordinaires. Celle du mépris pour le consentement, aussi. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, la parole des femmes est trop souvent bafouée par les professionnels de santé. Mais comment leur apprendre à entendre une patiente dire « non, je ne veux pas » ? La question se pose quand on sait que, en moyenne, une femme va avoir 50 consultations gynécologiques et obstétricales au cours de sa vie (#frottis réguliers, renouvellement de #contraception, #IVG…).

    Instances : que d’hommes, que d’hommes

    Bien sûr, si les témoignages de #femmes mal traitées, mal respectées ou mal informées affluent, nul ne songerait à jeter l’opprobre sur celles et ceux qui accompagnent les patientes et parturientes. Un monde d’ailleurs largement féminin.

    Les hommes ne représentent que 2,6% des sages-femmes. Les femmes sont majoritaires (94%) au sein de la gynécologie médicale. Et depuis peu, la #gynécologie-obstétrique est exercée à 51% par des femmes. La parité est donc enfin atteinte.

    Mais c’est au-dessus, là où les impulsions doivent être données ou les sanctions prononcées (lire ci-dessous) que cela se gâte. Près de 90% des membres du Conseil national de l’Ordre des médecins sont des hommes ; ils représentent également 89% des doyens des facultés de médecine ; 74% des membres du bureau du Collège national des #gynécologues et #obstétriciens français et 100% des membres du bureau, du conseil d’administration, des présidents de comité, des présidents et secrétaires des commissions de l’Académie nationale de médecine.

    Autre fait préoccupant, en dépit de l’augmentation importante de la part des femmes dans le secteur médical, les relations entre les deux sexes demeurent empreintes de sexisme : 86% des internes de médecine (95% des femmes et 68% des hommes) déclarent avoir été exposés à du sexisme et près d’un interne sur dix déclare avoir été victime de harcèlement sexuel.

    Avertissements, suspensions, radiations : des plaintes qui se perdent

    C’est peut-être le constat le plus fâcheux relevé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : les violences sexistes (remarques sexistes et/ou à connotation sexuelle, harcèlements, agressions, viols) dans le suivi gynécologique et obstétrical font encore trop peu l’objet de signalements et aboutissent rarement à des sanctions ou condamnations. Qui peut s’en étonner ? L’institution a étudié les 104 plaintes portées devant la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins de 2007 à 2016. Sur l’ensemble des poursuites, seules 29% ont conduit à une radiation du professionnel de santé. Pour le reste, on parle d’avertissement, d’interdiction temporaire d’exercer (d’un mois à trois ans), voire d’absence totale de condamnation (22 %). Des chiffres qui concernent uniquement les femmes qui ont osé porter plainte.

    Et toutes les autres ? Celles qui se sont murées dans le silence ? Qui méconnaissent leur droit ? Qui redoutent l’expertise judiciaire car elle comprend un examen gynécologique ?

    Difficile d’évaluer leur nombre. Mais le HCE est clair sur un point : tant que l’Ordre des médecins et des sages-femmes organisera des réunions de conciliation entre les victimes et leur agresseur, « un nombre conséquent de plaintes ne verront jamais le jour ». Pour rappel : ce mode de médiation est formellement interdit par la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Que la France a ratifiée en 2014.

    Le petit documentaire :
    https://www.youtube.com/watch?v=fsRZ59Urc2I


    Et au détour des commentaires on apprend que Nisand donne des conférences sur la sexualité dans les collèges !!!! À l’aide !

    #santé_publique #sexisme #violences_obstétricales #violences_médicales

    https://seenthis.net/messages/705378 via ninachani


  • Débat sur l’avortement, entre hommes, à la télévision publique polonaise | Euronews
    http://fr.euronews.com/2018/03/29/debat-sur-l-avortement-entre-hommes-a-la-television-publique-polonaise
    http://static.euronews.com/articles/stories/03/11/44/12/880x495_cmsv2_6022fbfb-5a24-5788-aadf-2e56aa6b9a2c-3114412.jpg

    La télévision publique polonaise a récemment consacré une partie de son émission de débat à l’avortement en invitant... uniquement des hommes. Aucune femme n’a été conviée à discuter du projet de loi controversé qui interdirait les interruptions de grossesse même en cas de malformations ou maladie génétique du fœtus.

    La Pologne fait partie des pays les plus restrictifs d’Europe en matière d’avortement. La population est divisée sur le sujet et une partie d’entre elle manifeste régulièrement pour dire son opposition aux tentatives du gouvernement de réformer l’accès à l’avortement. La loi actuellement en vigueur remonte à 1993 et permet une interruption de la grossesse en cas de danger pour la vie de la mère ou en cas d’inceste ou de viol.

    Le débat, dont vous pouvez voir une capture d’écran ci-dessus, a été diffusé sur Telewizja Polska dimanche dernier et est encore disponible en VOD. C’est un talk-show hedomadaire qui copie le modèle de deux programmes similaires sur les chaînes privées Plsat et TVN. Plus de la moitié de cet épisode (environ 34 minutes sur l’heure que dure l’émission) a été consacré à l’IVG. Voici les panelistes invités :

    Ryszard Czarnecki, député européen du parti au pouvoir PiS, ancien vice-président du Parlement européen démis de cette dernière fonction en février dernier pour « faut grave » Il avait comparé l’une de ses compatriotes de l’hémicycle de collaboratrice nazie,

    Marcin Kierwinski, représentant du principal parti d’opposition, Plateforme Civique, pro-européen,

    Pawel Bejda, représentant d’un autre parti d’opposition, le Parti du Peuple, démocrate-chrétien et ruraliste,

    Tomasz Rzymkowski membre du mouvement populiste et anti-système de droite Kukiz’15. Parfois critique du gouvernement, ce mouvement est le plus souvent proche des positions du premier ministre Morawiecki,

    Mirosław Suchoń, du parti Nowoczesna ("moderne" en Polonais), une force d’opposition libérale, pro-européenne et fortement critique de l’exécutif,

    Krzysztof Szczerski, Secrétaire d’État chargé des affaires internationales auprès du président de la République de Pologne.

    Ce dernier y fulmine contre les « libéraux de gauche » qui militent pour le droit de « tuer des enfants ». Selon lui, le problème de la démocratie en matière d’avortement réside dans le fait que les fœtus avortés n’ont pas le droit de vote.

    Selon Daniel Tilles, journaliste et historien qui gère les comptes Facebook et Twitter Notes de Pologne souligne que les producteurs de l’émission savaient que le sujet principal du jour serait l’avortement et ont choisi en toute conscience de n’inviter aucune femme. « C’est courant en Pologne ». Il rapporte à Euronews que « le même jour, une seule femme était l’invitée de l’émission concurrente de la chaîne privée TVN quand il y avait trois femmes pour trois hommes dans l’émission de Polsat ».
    Quand les femmes utilisent la dérision pour contre-attaquer

    En janvier, cinq femmes ont décidé de se moquer de ces débats 100% masculins pour parler d’un sujet qui les concerne elles au premier chef. Elles ont donc organisé un faux débat télévisé où elles échangent sur la santé sexuelle des hommes. La discussion porte donc sur les problèmes d’érection et sur le fait que, comme le rapporte Notes de Pologne, le viagra est disponible sans ordonnance dans le pays alors que la pilule contraceptive est soumise à prescription médicale.

    « Je pense que les hommes devraient être protégés du viagra car c’est un médicament extrêmement puissant qui comporte de nombreux effets secondaires » argumente ainsi l’une des invitées. « Une érection est un don de Dieu » lui répond une autre. « Utiliser du viagra interfère avec les plans de Dieu. »

    https://www.youtube.com/watch?v=KzNAA-UYwNw


    #IVG #non_mixité #pologne #domination_masculine #contraception #religion #catholicisme #orthodoxes #christianisme

    https://seenthis.net/messages/688063 via mad meg


  • Il y a 50 ans, la #contraception enfin légalisée avec la loi Neuwirt
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/y-a-50-ans-contraception-enfin-legalisee-loi-neuwirt

    28 Décembre 2017 c’est le 50° anniversaire de la loi Neuwirth Dès 1947, Lucien Neuwirth (1924 – 2013), ce résistant qui survécut miraculeusement à un peloton d’exécution aux Pays-Bas, est élu conseiller municipal de Saint-Etienne (Loire). Il rentre de la guerre où il était engagé auprès des Forces françaises libres en tant que parachutiste. A […]

    #1-PRCF #articles #Féminisme #femmes #IVG


  • Pilules de troisième et quatrième générations : quatre ans après les plaintes, l’enquête classée sans suite
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/19/pilules-de-troisieme-et-quatrieme-generations-quatre-ans-apres-les-plaintes-
    http://img.lemde.fr/2017/09/19/539/0/4229/2114/644/322/60/0/94d3ab7_6153-cutett.alzorms4i.jpg

    pourquoi les 3G et 4G sont-elles toujours en vente, alors que « l’agence du médicament dit très clairement qu’elles n’apportent aucun bénéfice ; et que le risque estimé est au moins du double par rapport aux 2G ? » L’instruction judiciaire aura peut-être le mérite de nous renseigner sur le monde opaque du médicament.

    #contraception #pilules #sexisme_médical

    https://seenthis.net/messages/630882 via touti


  • 6 bonnes raisons d’opter pour la vasectomie – Opinion sur rue
    https://fsoulabaille.wordpress.com/2017/03/29/6-bonnes-raisons-dopter-pour-la-vasectomie
    https://fsoulabaille.files.wordpress.com/2017/03/58a8a888cd703b98154e26c7.jpg

    Vasectomie : intervention unique sous anesthésie, Taux d’efficacité : 99,9% (re-canalisation spontanée des canaux déférents chez 1 à 3%.) risques de complications rares et généralement bénignes. La rumeur de risque accru de cancer de la prostate est pour le moment infondée scientifiquement, aucun mécanisme physiologique n’étant modifié suite à l’intervention chirurgicale.

    #contraception_masculine

    https://seenthis.net/messages/601613 via Aude


  • Belgique : Les plannings familiaux ne pourront plus délivrer la pilule du lendemain RTBF - Belga - 16 Mai 2017
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_les-plannings-familiaux-ne-pourront-plus-delivrer-la-pilule-du-lendemain

    Un communiqué du PS dénonce le lâchage des centres de planning familial par la ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) et la majorité MR-CD&V-N-VA-Open VLD qui refuse de permettre aux centres de planning familial de continuer à distribuer légalement la pilule du lendemain.

    La députée socialiste Fabienne Winckel décrit une situation absurde : « Pourquoi la ministre et sa majorité s’entêtent-t-ils à refuser cette autorisation alors que la pilule du lendemain est déjà disponible sur Internet sans aucune prescription ? Les centres de planning familial ont pourtant besoin de de cette autorisation pour pouvoir pleinement exercer leur mission : proposer un lieu d’accueil où chacun peut trouver une aide en matière de vie sexuelle et affective et qui délivre notamment, en toute confidentialité, des pilules du lendemain aux jeunes filles qui en expriment le besoin. »

    Pour Fabienne Winckel, la majorité met en péril ce service aux jeunes filles en difficulté : « Les centres de planning familial ne seront plus en mesure s’assurer ce service essentiel avec pour conséquence que, ne bénéficiant plus de l’anonymat et de la gratuité garantis par ces centres, certaines (jeunes) femmes rencontreront peut-être des difficultés pour se procurer ces pilules. Cela va à l’encontre du droit fondamental de chaque femme à disposer de son corps. Et cela pourrait aussi risquer d’engendrer une augmentation du nombre d’interruptions volontaires de grossesse, avec toutes les conséquences physiques et psychologiques que cela implique. »

    Le PS regrette que Maggie De Block - qui s’était d’abord montrée ouverte à la recherche d’une solution structurelle - fasse marche arrière et refuse de trouver une solution à cette situation « totalement ubuesque ».

    #Femmes #Contraception #planning_familial #santé #avortement #ivg #sexisme #Belgique #néo_libéralisme #Santé #maggie_de_block #faux_culs

    https://seenthis.net/messages/598907 via BCE 106,6 Mhz


  • « Libérez ma #pilule » : liberté pour qui ? | Le blog de Borée
    http://boree.eu/?p=3553

    MAIS, ce qui est proposé est une nouvelle AMM, pour une spécialité médicale qui sera en vente libre. Il est extrêmement probable que le prix sera différent. Aux USA, une boîte pour un mois coûte entre 20 et 50 dollars hors assurance (5-30 dollars après éventuel remboursement).

    Si les prix français ne sont pas ceux des USA, tous les médicaments qui ont été déremboursés ces dernières années pour passer en vente libre (parfois du fait des autorités, parfois à la demande des industriels) ont vu leurs tarifs augmenter rapidement de 46% en moyenne et de plus de 90% dans un quart des cas.

    Par ailleurs, on peut raisonnablement penser que le prix d’une pilule en vente libre serait aligné sur celui des pilules actuellement non remboursées, soit de l’ordre de 10 à 15 € par mois, 120 à 180 € par an.

    Notons que la lettre ouverte aurait pu demander que l’AMM se fasse dans un cadre remboursable, donc à prix régulé via le dispositif des médicaments « à prescription facultative » (le paracétamol en est un exemple). C’est d’ailleurs ce qui était demandé par le « Collectif des Pharmaciens » dans leur proposition n°4.

    Ce n’est pas le cas de Libérez ma pilule.

    #contraception #santé

    https://seenthis.net/messages/592317 via Agnès Maillard


  • Philippines : Duterte veut un accès gratuit à la pilule pour six millions de femmes RTBF - Belga - 12 Janvier 2017
    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_philippines-duterte-veut-un-acces-gratuit-a-la-pilule-pour-six-millions-

    Le président des Philippines Rodrigo Duterte veut distribuer la pilule contraceptive à six millions de femmes, une annonce saluée jeudi par les défenseurs des droits des femmes dans ce pays sous forte influence de l’Église.
    http://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/c/b/c/ce168f2fe061c82630565265c64d1cd8-1484240070.jpg
    Une question qui fait débat depuis des années
    M. Duterte a demandé mercredi aux agences gouvernementales « d’intensifier et d’accélérer la mise en place d’actions critiques » pour faire face aux besoins « non satisfaits » en termes de contrôle des naissances pour près de six millions de femmes, et proposé qu’elles aient accès à la pilule gratuitement.

    La question de la contraception fait débat depuis des années entre les gouvernements successifs et la puissante Église catholique du pays, qui s’oppose à toute promotion de la contraception. Les autorités locales et étrangères insistent depuis longtemps sur la nécessité de faciliter l’accès à la contraception aux Philippines, qui connait l’un des taux de naissances les plus élevés d’Asie, et où le taux de mortalité maternelle est aussi très important.

    Les défenseurs des droits des femmes ont salué l’annonce de Duterte, qualifiée d’encourageante après la loi sur la contraception adoptée en 2014, qui a déjà permis à des millions de Philippins d’accéder gratuitement à la contraception. Près de 25% des 100 millions d’habitants vivent dans la pauvreté.

    Pour Aida Santos, présidente du groupe de défense des droits des femmes WeDpro Philippines, financé par l’Union Européenne, il existe un « énorme besoin » , pour faire face, entre autres, au problème de grossesses d’adolescentes.

    #Femmes #Contraception #Droits_des_Femmes #Philippines #Rodrigo_Duterte #WeDpro #église_catholique

    https://seenthis.net/messages/559950 via BCE 106,6 Mhz


  • CERN Physicist’s Fertility Algorithm Prevents Unwanted Pregnancy With 99.5% Efficacy
    http://futurism.com/cern-physicists-fertility-algorithm-prevents-unwanted-pregnancy-with-99-5-

    A CERN physicist’s algorithm has been used to both prevent unwanted pregnancies and help over 5,000 women conceive.
    The creators hope for the app to officially be categorized as a contraceptive device.
    A NEW TRACK

    Back in 2012, a team at the Large Hadron Collider (LHC) found the elusive Higgs-Boson particle. While an impressive feat, it does raise the question: how do you top a discovery like that?

    For one physicist, the answer was to expand her horizons. That’s right, a scientist who was a part of the discovery of the Higgs-Boson switched gears to the field of female fertility, and has created an app that could eventually be the first smartphone-based contraceptive.

    The fertility app is called Natural Cycles, and it was developed by physicist Elina Berglund when she noticed there were few natural options for birth control. She even began the work while still at CERN.

    In order to provide a solution for this problem, she wrote an algorithm that analyses the user’s body temperature (input into the app) to display fertile and infertile days. Unlike other applications, Berglund’s algorithm is based on advanced statistical methods, earning it the distinction of being the only app of its kind regulated as an approved medical device.

    #fertilité #contraception #mobile

    https://seenthis.net/messages/533969 via Nicolas


  • Pourquoi le #féminisme doit s’emparer de la #grossophobie
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2016/06/24/pourquoi-le-feminisme-doit-semparer-de-la-grossophobie

    Témoignage d’une personne concernée. Relation à la #contraception, à l’avortement, à l’accès au soin, et cetera. Aller chez le médecin m’a toujours plongée dans l’anxiété. Depuis que je suis un-e enfant, les médecins ont fait des remarques ignobles sur mon … Continue reading →

    #ANTISEXISME #accès_aux_soins #avortement #corps #corps_médical #discrimination #droit_des_femmes #everydayfeminism #femmes #femmes_grosses #gros #grosses #ivg #médecine #misogynie #pma

    http://seenthis.net/messages/503163 via coutoentrelesdents


  • Des drones pour larguer des pilules abortives en Irlande du Nord - Marie Claire
    http://www.marieclaire.fr/,avortement-iralnde-loi-drone-operation,824783.asp

    Par solidarité avec leur voisines du Nord qui ont été victimes de poursuites très récemment pour avortement clandestin, des féministes irlandaises du Sud vont livrer par drone des pilules abortives au dessus de la frontière.

    #féminisme #contraception #Irlande

    http://seenthis.net/messages/501816 via vazi


  • La vérité sur le #DIU | Générations Cobayes
    http://www.generationscobayes.org/nos-actus/la-verite-sur-le-diu
    http://www.generationscobayes.org/share.jpg

    Parce qu’il n’y a pas que la #pilule dans la vie, aujourd’hui on zoome sur une méthode de #contraception peu connue des jeunes, et qui offre pourtant de nombreux avantages : le “stérilet”, ou plutôt le DIU (dispositif intra-utérin). Souffrant de nombreux préjugés infondés, le DIU mérite plus de reconnaissance, alors c’est parti !

    http://seenthis.net/messages/494429 via Agnès Maillard


  • LETTRE OUVERTE À LA MAIRIE DE #CARCASSONNE QUI SUPPRIME LA SUBVENTION DU PLANNING FAMILIAL DE L’AUDE
    #Planning_Familial de l’#Aude 11

    Lézignan-Corbières, le 11 mai 2016

    Marion Maréchal Le Pen l’a rêvé, #Gérard_Larrat l’a fait !*
    Le Planning Familial a 60 ans cette année. L’association départementale de l’Aude est très impliquée sur le terrain auprès de tout public sur les questions de sexualitéS et de violences.
    Association militante, ses engagements revêtent de multiples facettes peu connues du public comme l’écoute, l’éducation à la sexualité, la prévention des IST et du Sida, l’accès aux droits ou la lutte contre les violences. Il mène des actions collectives, groupes de parole et entretiens individuels dans l’ensemble du département, notamment à Carcassonne de manière régulière.

    Les évaluations de nos différents programmes sont très encourageantes et ont été reconnues par la Mairie de Carcassonne à hauteur de 6000 € en 2014. Avec 500 € en 2015 et 0 € en 2016, la ville de Carcassonne nous retire son soutien financier sans justification. Faute de moyens, nous ne pourrons pas continuer à assumer les missions qui nous sont confiées.
    Cette coupe injustifiée nous inquiète : les besoins du public augmentent et nos subventions en général diminuent (hormis celles de la délégation aux droits des femmes - un service déconcentré de l’État).

    Pourtant, la Mairie affirme lutter contre les violences faites aux femmes le 25 novembre et fête les femmes le 8 mars. Au Planning Familial, le 25 novembre et le 8 mars se déclinent 365 jours par an. Les inégalités d’accès aux droits et à la santé sexuelle sont toujours persistantes, elles ne se résolvent pas seulement à coups d’affichage médiatique. Joyeux anniversaire le Planning Familial !

    * "J’ai pris un engagement de campagne clair : je ne subventionnerai pas les associations communautaristes, de préférence étrangères ou politisées. Indéniablement, le Planning Familial est une association politisée", déclaration de Marion Maréchal Le Pen lors de la campagne des régionales en PACA, le 8 décembre 2015 sur Europe 1.
    0 800 08 11 11

    « #Sexualité / #Contraception / #IVG » www.planning-familial.org

    http://seenthis.net/messages/488141 via touti


  • En #France, des décennies de lutte pour l’#avortement et la #contraception
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/A/53943 #st

    1920. Interdiction de l’avortement et de la contraception.

    1942. L’avortement devient un « crime contre l’Etat » passible de la peine de mort.

    1943. Marie-Louise Giraud est guillotinée pour avoir pratiqué plusieurs avortements.

    1967. La loi Neuwirth autorise la vente de contraceptifs sur ordonnance en pharmacie, avec autorisation parentale obligatoire pour les mineures.

    1971. Marche internationale des femmes, à l’initiative du Mouvement de libération des femmes (MLF), « pour une contraception et un avortement libres et gratuits ».

    Avril 1973. Création du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC).

    1974. Remboursement de la contraception et suppression de l’autorisation parentale pour les mineures.

    1975. Promulgation de la loi Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à dix semaines de grossesse.

    1982. La loi Roudy autorise le remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale.

    1990. Autorisation de la délivrance de la pilule abortive à l’hôpital.

    1991. Loi autorisant la publicité pour les préservatifs et la contraception.

    1993. La loi Neiertz instaure un délit d’entrave à l’IVG.

    2000. Autorisation de la contraception d’urgence (pilule du lendemain).

    2001. Loi Aubry portant à douze semaines de grossesse le délai légal pour une IVG et abrogeant la nécessité de l’autorisation parentale pour les mineures.


  • Vasectomie contraceptive, un droit non respecté - AgoraVox le média citoyen
    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/vasectomie-contraceptive-un-droit-178126

    Je me souviens avoir décidé de parler d’une stérilisation contraceptive avec mon médecin généraliste en 2009, j’avais à l’époque 22 ans. Finalement, je me suis dégonflé et n’ai pas osé affronter le représentant du corps médical. J’ai ensuite mis plusieurs années à remettre cette question dans mes préoccupations prioritaires.

    Courant 2012, je me replonge dans mes recherches. J’avais eu vent du fait qu’il était compliqué d’obtenir l’opération en France avec un profil de type jeune homme sans enfant. Rapidement, je tombe sur le MLSV, Mouvement libre pour la stérilisation volontaire, qui à une époque rassemblait et diffusait de l’information sur les méthodes de stérilisation volontaire. Le blog Vasectomie en France était également une mine d’informations.

    Cela m’a permis de m’informer sur l’opération, et m’a particulièrement aidé à appréhender le genre de réflexions auxquelles je risquais de me retrouver confronté.

    Septembre 2013, je décide de prendre un premier rendez-vous dans un hôpital public parisien, je savais seulement que l’urologue que je consulterai pratiquait la vasectomie sans savoir s’il avait des critères personnels précis pour la refuser. Il n’est pas possible d’obtenir plus d’informations par téléphone en amont. Après une rapide formulation de ma demande et de mes motivations pour la soutenir, la réponse tombe, abruptement. Il ne m’opérera pas. Je suis trop jeune, je n’ai pas d’enfant, et je pourrais le regretter voire l’attaquer en justice pour cela. Absurde, justification malhonnête, aucune condamnation n’a jamais été posée en France suite à une plainte pour regret depuis le passage de la loi en 2001. Et non docteur, il ne serait pas « dommage » que je ne n’enfante pas. Et votre ton paternaliste appelant une interne présente à prendre partie en votre faveur n’y changera rien.

    Dans « les enjeux de la stérilisation » (Alain Giami et Henri Leridon, 2000), on apprend que la seule condamnation relative à la vasectomie date d’il y a 70 ans, suite à l’arrêt des « stérilisateurs de Bordeaux » de la Chambre criminelle de la cour de cassation. Cette condamnation concernait des non médecins et considérait que pratiquer la vasectomie sur des hommes, même consentants portait atteinte à l’intégrité corporelle et constituait un délit de coups et blessures volontaires. L’acte aurait dû être thérapeutique pour être qualifié de légitime à l’époque.

    Ma seconde tentative date d’octobre 2015. Je me suis orienté vers un chirurgien urologue d’un hôpital privé de banlieue parisienne que j’ai trouvé sur une liste d’urologues pratiquant la vasectomie et considérés plus ouverts que la moyenne. Décidé, j’y retournais, argumentation préparée et attestation de ma première demande en main. Le ton fut peu différent que lors de la première consultation. Les premières questions posées sont strictement les mêmes « quel est votre âge ? », « avez-vous eu des enfants ? ». Après avoir mis en avant la « gravité » d’une telle décision, et de m’avoir précisé qu’il craignait que je puisse porter plainte pour une grossesse non désirée le cas échéant (efficacité vasectomie : 99,8%), le doc m’avoue qu’il n’aime pas dire non à ses patient-e-s. A tel point qu’il a décidé de prendre sa décision finale avec le concours de collègues, et a missionné son secrétariat de me donner sa réponse négative une semaine plus tard par téléphone. Pratique pour ne pas avoir à rendre de compte.

    Un parti pris idéologique liberticide

    Il y a un grave tabou entourant la stérilité choisie en France actuellement. L’argument de l’irréversibilité ne tient pas une seconde quand on le rapproche d’autres actes tout autant définitifs et qui ont parfois des conséquences importantes sur le quotidien, à commencer par celui de faire des enfants. Mais il y a un choix idéologique collectif clairement orienté qui est fait et dont on ne peut pas s’écarter. La natalité est valorisée et valorisante, la fertilité est l’essence de la masculinité, l’individu-e se réalise seulement dans la famille nucléaire biologique, et seul-e-s les expert-e-s savent vraiment ce dont on a besoin, c’est comme ça, c’est la « nature ».

    La semence de vie doit le rester sous peine d’être démythifiée.

    Autant d’idées préconçues et de carcans contre lesquels il faut lutter pour construire son identité propre.

    #contraception #contraception_masculine #natalisme

    http://seenthis.net/messages/469430 via mad meg


  • L’école des soignants : Aucune #contraception ne peut être « interdite » par un.e professionnel.le de "santé - par Marc Zaffran/Martin Winckler
    http://ecoledessoignants.blogspot.fr/2016/02/aucune-contraception-ne-peut-etre.html
    J’aime beaucoup le combat de Winckler contre la domination médicale (la #domination des sachants)

    Désinformer ou diaboliser : entre désinformation et diabolisation, la nuance peut être ténue.

    La #désinformation peut être, tout simplement : « Un diaphragme ou une cape cervicale, ça n’est pas une contraception efficace pour une femme sans enfant. »

    C’est faux (l’efficacité dépend de la femme et de ses conditions de vie, pas seulement de la méthode), et c’est contre-productif. Pour une femme donnée, toute contraception peut être une bonne méthode si elle la choisit en pesant le pour et le contre d’un ensemble de facteurs : efficacité théorique, confort d’utilisation, adéquation à la fréquence de ses rapports sexuels, etc.

    Plus grave, affirmer par exemple : "La « stérilisation est interdite avant 35 ans » est un mensonge pur et simple.

    Et dire : « Les DIU provoquent des grossesses extra-utérines, des infections et une stérilité » est une contre-vérité scientifique et donc, une diabolisation : aucune femme n’aura envie d’y recourir dans ces conditions.

    Dans un cas comme dans l’autre, désinformer un peu ou beaucoup peut suffire à interdire l’accès d’une méthode.

    http://seenthis.net/messages/461051 via Agnès Maillard


  • La stérilisation contraceptive : un choix encore méconnu et parfois incompris
    http://information.tv5monde.com/terriennes/la-sterilisation-contraceptive-un-choix-encore-meconnu-et-parf

    Dans l’Hexagone, 14 ans après l’entrée en vigueur de la loi Aubry, cette solution radicale reste méconnue. 3,9% des femmes et 0,3% des hommes y ont fait appel, soient 35.000 stérilisations féminines et 2000 masculines chaque année, selon une enquête de l’Inserm et de l’Ined. En revanche, une Française sur deux en âge de procréer prend la pilule.
     
    Dans la foulée de cette légalisation, une technique ultra-légère de stérilisation a pourtant fait son entrée sur le marché. Il s’agit de la méthode Essure, ou « hystéroscopique ». Sophie l’avait découverte sur un forum Internet. Dans quelques semaines, ses trompes de Fallope se feront obstruer par la pose d’un petit ressort.

    #stérilisation #contraception

    http://seenthis.net/messages/394417 via alimielle


  • The male Pill is coming - and it’s going to change everything
    http://www.telegraph.co.uk/women/womens-health/11646385/Contraception-Male-Pill-is-coming-and-its-going-to-change-everything.ht

    #contraception_masculine #contraception
    La contraception masculine ne sera pas hormonale car toucher aux hormones c’est bon pour les femmes mais pas pour les hommes.
    Au Telegraph.co.uk cet article sur la contraception masculine est dans la rubrique « women »....

    http://seenthis.net/messages/384273 via mad meg


  • Stérilisation contraceptive, un tabou français
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/4500-sterilisation-contraceptive-tabou-francais

    Depuis 2001, toute personne majeure peut avoir recours à la stérilisation contraceptive si elle le souhaite. Dans les faits, les médecins acceptant de stériliser des femmes de moins de 35 ans sont rares. Entre stéréotypes, désinformation et paternalisme, les candidates à la stérilisation peinent à se faire entendre.

    #contraception #stérilisation

    http://seenthis.net/messages/383433 via Mona