• Trump enterre les luttes environnementales
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290317/trump-enterre-les-luttes-environnementales

    Mardi 28 mars à la Maison Blanche, #Donald_Trump entouré de mineurs venus de Virginie-Occidentale. © Reuters Avec un nouveau décret pris ce mardi en vue de réviser le plan Obama pour l’énergie propre, le président des États-Unis veut en finir avec les « finasseries écolo ». Mais il expose la Maison Blanche à de longues tractations légales.

    #International #Climat #Cop21 #environnement



  • Contre le #Charbon, un mouvement de désobéissance prend forme en #Allemagne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210516/contre-le-charbon-un-mouvement-de-desobeissance-prend-forme-en-allemagne

    Alors que les États se réunissent à Bonn jusqu’au 26 mai pour mettre en œuvre l’accord de Paris, plus de 3 500 personnes ont bloqué une mine de charbon et occupé une centrale électrique dans l’est de l’Allemagne. Objectif : faire pression sur les industries fossiles sans attendre que les États ne s’y mettent. Cette action de désobéissance civile en défense du #Climat est à ce jour la plus grande que l’Europe ait connue. Mediapart y a assisté.

    #International #Break_Free #Cop21 #Ende_Gelände #énergie #Justice_climatique #Vattenfall


  • EuropaCity, ou comment #Auchan veut divertir le #Grand_Paris
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260316/europacity-ou-comment-auchan-veut-divertir-le-grand-paris

    C’est l’un des plus gros projets d’aménagement en Île-de #France : un méga centre commercial et de loisirs entre les aéroports de Roissy et du Bourget. La construction d’un palais de la consommation peut-elle sauver une banlieue pauvre du chômage ? C’est ce que promet le groupe Auchan, avec le soutien de l’État, malgré les engagements de la #Cop21.

    #Aménagement_du_territoire #Climat #Démocratie_environnementale #Ecologie


  • Un appel contre l’aéroport de #Notre-Dame-des-Landes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210216/un-appel-contre-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes

    Naomi Klein, Jean Jouzel, Virginie Despentes, Pierre Rabhi, Erri de Luca : une quarantaine de personnalités appellent le gouvernement à ne pas construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes au nom de la protection du #Climat et du respect des engagements de la #Cop21. Mediapart publie leur texte.

    #France #démocratie #énergie


  • #Notre-Dame-des-Landes : la fausse solution du référendum local
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120216/notre-dame-des-landes-la-fausse-solution-du-referendum-local

    François Hollande annonce un référendum local « pour savoir ce que veut la population » sur le projet contesté d’aéroport. Mais il est juridiquement impossible de revenir localement sur une décision nationale. Opposants et partisans des travaux se montrent circonspects.

    #France #Climat #Cop21 #démocratie #Ecologie #François_Hollande


  • La suspension du plan d’Obama pour le #Climat provoque de vives réactions
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100216/la-suspension-du-plan-d-obama-pour-le-climat-provoque-de-vives-reactions

    Barack Obama, lors du premier jour de la #Cop21 © Collectif À-vif(s) La Cour Suprême américaine a suspendu le plan de #Barack_Obama pour le climat. Le blocage par la justice de ces mesures fragiliserait l’accord de Paris issu de la COP21.

    #International #Energies_fossiles


  • #Notre-Dame-des-Landes: bienvenue chez les dingues
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060216/notre-dame-des-landes-bienvenue-chez-les-dingues

    Les contradictions permanentes du gouvernement sur la construction de l’aéroport du Grand Ouest ont un effet délétère sur la vie politique locale. En rendant impossible l’échange d’arguments rationnels, elles détruisent les conditions du débat démocratique.

    #France #Bruno_Retailleau #Cop21 #démocratie #Manuel_Valls #Ségolène_Royal #transport


  • 2015 (#SDG, #COP21) did not deliver, frugal abundance will:

    http://therules.org/2015-did-not-deliver-frugal-abundance-will

    our biggest enemy is in fact the idea that “we can change everything without changing anything”, that capitalism can further evolve by conforming climate change to its model – as with any threat or challenge it has had to face, fuelling itself from such threat to constantly push further its boundaries. (...) While more people seem to be conscious of these needed changes, we are still facing issues to realistically envision the deep changes that are required. Here is some information that could help us: “the world’s most successful and long-lasting ecovillages (…) have yet to attain a “fair share” ecological footprint” since they are “consuming resources and emitting waste far in excess of what could be sustained if everyone lived in this way”.

    Frugal abundance is the way ahead ...

    #degrowth #FrugalAbundance #décroissance



  • Les paysans de #Notre-Dame-des-Landes sont menacés d’expulsion
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080116/les-paysans-de-notre-dame-des-landes-sont-menaces-d-expulsion

    Les habitants historiques de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont menacés par une procédure d’expulsion activée par AGO-Vinci, concessionnaire du futur aéroport. Une manifestation de soutien doit occuper le périphérique nantais samedi 9 janvier.

    #France #agriculture #Climat #Cop21 #Ecologie #transports



  • « Aujourd’hui, en France, un contrôle généralisé de la population est possible »
    http://www.reporterre.net/Aujourd-hui-en-France-un-controle-generalise-de-la-population-est-possib
    http://www.reporterre.net/IMG/arton8668.jpg

    Le virage sécuritaire qui était déjà pris est encore plus prononcé. Ça confirme une tendance de plusieurs années : dès qu’il se passe quelque chose en France, on répond par de nouvelles lois sécuritaires. Là, c’est même pire : on met en place un régime d’exception, qui rappelle la période de la guerre d’Algérie. L’état d’urgence de 2005 était un état d’exception localisé autour d’une situation donnée, mais, en réalité, dans les banlieues et les quartiers populaires, l’état d’exception est perpétuel, avec une impunité policière permanente. Aujourd’hui, on a en place un cadre qui permet un contrôle social généralisé de l’ensemble de la population, qui rappelle aussi les années de plomb.

    #Cop21 #Etat_d_urgence #Emeutes2005 #AnnéesdePlomb #Guerre_d_algerie #BigBrother


  • Etat d’urgence : les « interrogations » des députés sur certaines mesures | Vu de l’intérieur
    http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/12/16/etat-durgence-les-interrogations-des-deputes-sur-certaines-

    « Des interrogations manifestes existent sur la justification de certaines mesures individuelles - perquisitions, assignations à résidence - ou générales - interdictions de manifester - prises dans le cadre d’urgence », a-t-il affirmé. Rebondissant sur sur l’utilisation de l’état d’urgence pour entraver la mobilisation militante autour de la COP21, il a souligné :

    #Cop21 #Etat_d_urgence #BigBrother #StratégieduChoc


  • #Climat : l’accord de Paris, victoire possible des #Communs
    https://www.mediapart.fr/journal/international/161215/climat-l-accord-de-paris-victoire-possible-des-communs

    Assemblée générale de la « Zone d’action climat », au Cent-quatre, à Paris, pendant la #Cop21 (Jean de Peña, à-vif(s)). Malgré un accord final insuffisant, la COP21 marque un moment d’engagement inédit pour le climat. Il fournit une boîte à outils politiques aux militants et penseurs de la transition vers un monde bas carbone et plus juste.

    #International #Ecologie #énergie #Justice_climatique


  • The state of Afghanistan’s climate and its adaption capability
    Author: Thomas Ruttig and Ryskeldi Satke
    Date: 30 November 2015

    Originally published at Afghanistan Analysts Network ( http://aan.af/1lpqdXA

    Climate change is already having a severe impact on Afghans’ daily lives – but this challenge is often over-shadowed by what seem to be more-urgent problems: war and the economic crisis. Therefore, the reports submitted by the Afghan government for the Paris climate conference starting today, 30 November 2015 (and President Ashraf Ghani speaking in the early afternoon) provide a concentrated picture of the challenges arising from this phenomenon. At the same time, there are doubts that Afghanistan’s institutional strength and capacities are sufficient to cope with the evolving impact of climate change. Furthermore, the mid-term growth-based development aims of the government, at least in part, run contrary to the needs for long-term environment protection and climate change adaptation. A primer by AAN’s co-director and senior analyst Thomas Ruttig and guest author Ryskeldi Satke. ()

    “Afghanistan is ranked among the most vulnerable countries in the world to the adverse impacts of climate change. . . . As a result of climate change, it is anticipated that the incidence of extreme weather events, including heat waves, floods, and droughts will likely increase. . . . Between 1990 and 2000, Afghanistan lost an average of 29,400 hectares of forest per year, at an average annual deforestation rate of 2.25 per cent, which further increased to 2.92% per annum between 2000 to 2005. . . . With these climatic changes the foundation of the country’s economy, stability, and food security is under threat.”

    These striking statements are taken from major documents the Afghan government has submitted for the United Nations conference on climate change that will open in Paris today, 30 November 2015 – the twenty-first annual Conference of Parties (COP) to the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC). With its 195 signatories, the UNFCCC is the only existing widely legitimate international convention on how to tackle global warming. (1) Every participating country must submit two documents – a so-called Initial National Communication to the UNFCCC, a kind of status report about the national climate situation (Afghanistan’s is here), and the Intended Nationally Determined Contribution (Afghanistan’s position paper is here) – in the run-up to the conference.

    The gravity of Afghanistan’s situation is made strikingly clear by a short glance at the maps (p 41) in the 2014 synthesis report of the Intergovernmental Panel on Climate Change – ­the most important report on the subject. These maps show that Afghanistan is part of a region that stands out for having the second-highest rate of rising temperatures and is expected to have a net loss of annual precipitation. According to these models, and cited in Afghanistan’s Initial National Communication for Paris, the country’s “mean annual temperature is projected to increase by 1.4 to 4.0°C by the 2060s, and 2.0 to 6.2 degrees by the 2090s.” As a result, the Afghan reports for Paris warn, by 2060 “large parts of the [country’s] agricultural economy will become marginal without significant investment in water management and irrigation.”

    While the Paris conference’s focus on greenhouse gas emissions is rather narrow, the documents submitted by the Afghan government provide valuable insights into the gigantic challenge that the country is facing, but which are usually crowded out by the attention to the war with the Taleban, the political deadlock in the National Unity Government (NUG), the economic crisis and its fallout, and the mass exodus of young Afghans. This challenge is the changing climate that already has started to affect the lives of many Afghans and will continue to do so increasingly drastically in the decades to come, if no measures are taken.

    Briefly put, even if Afghanistan had peace and a highly effective government tomorrow, it would still face a daunting task: to adapt to the effects of the worldwide climate change.

    Afghan climate change: Lacking data, striking indications

    The empirical data on how exactly the climate is changing in Afghanistan is rather scarce, though. The systematic gathering of data and on-the-ground research in the country that boasted of having “the most advanced meteorological monitoring in the region” before 1979 had been disrupted by decades-long wars. Nonetheless, the effects of climate change are clearly visible, both in Afghanistan and in the region.

    The strong earthquake in May 2014 that caused a massive landslide burying a newly-built part of the village of Ab-e Barik in Badakhshan’s Argo district and many of its inhabitants clearly showed how a combination of climate change, conflict and weak governance exacerbate the vulnerability of local populations to natural disasters. The landslide was not the first one in the area but official warnings came too late (pointing to weak government oversight and lack of disaster risk reduction); the destroyed part of the village was built on visibly vulnerable hill slopes (a result of the lack of land for construction and of local government neglect); the slopes were additionally prone to landslides because of the destruction of the top soil by ploughing lalmi (rain-fed) land for cultivation (as a result of overall lack of agricultural land, an effect of unchecked population growth and settlement). Lastly, the main road over which relief should have come had been destroyed by previous flooding (lack of government capability to respond and conflict-related underdevelopment of the infrastructure).

    The flooding that destroyed the road to Argo was what people called a “100-year-flood.” In its course, over April and May 2014, flash floods that hit 123 districts in 27 of the 34 provinces, washed away roads and crops, killed over 160 people, destroyed 6,800 homes, displaced 16,000 and affected altogether 125,000 people, according to UNOCHA. The rainfalls that caused the devastating floods were two to three times higher than normal annual averages for the area.

    Despite the lack of a final assessment of the damage of the two earthquakes of October and November 2015 in Badakhshan (the first one alone affected more than one quarter of all districts in country, killed more than 300 people in northern Afghanistan and Pakistan and destroyed about 7,000 homes), it can be assumed that climate- and conflict-related degradation of the environment exacerbated the damage.

    “So far we do know that the climate change impact is observable in the tributaries of the Amu Darya river in the Wakhan corridor,” Professor Benjamin Orlove from the University of California, also a member of the working group advising the University of Central Asia’s Mountain Societies Research Institute, based in Bishkek, the capital of Kyrgyzstan, told one of the authors in an interview. He is referring an observable decreased water flow in the Amu Darya and its tributaries, which form much of the border between Tajikistan and Afghanistan. A 2011 study found that 76 per cent of the sampled alpine glaciers in the Hindu Raj, a mountain range in Northern Pakistan, and the Wakhan of Afghanistan “have retreated since 1976”; the speed of this retreat was characterised as “rapid.” The melting of Afghan and Pakistani glaciers combined with the heavy rains during the 2014 spring and summer seasons translated into that year’s heavy flooding in Afghanistan.

    Orlove also interpreted heat waves in southern Pakistan and India during spring and summer 2015, which together claimed close to 5,000 lives, as a sign of changing climate in the region.

    According to the United Nations Environmental Programme (UNEP), “more than 6.7 million Afghans have been affected by disasters and extreme weather events such as drought, earthquakes, disease epidemics, sandstorms, and harsh winters” since 1998. The latest poverty status update for Afghanistan, compiled by the government and the World Bank and published in October 2015 (based on the latest available data from the National Risk and Vulnerability Assessments of 2007/08 and 2011/12), reports that

    In 2007-08, 36 percent of the population in Afghanistan was poor, that is more than one in every three Afghan person was living on levels of expenditure insufficient to satisfy basic food and non-food needs. Four years later, in 2011-12, the poverty rate in Afghanistan remained substantially unchanged despite massive increase in international spending on military and civilian assistance, and overall strong economic growth and labor market performance. . . .

    Another government report stated that a “high proportion of Afghanistan’s 27 million people face chronic and transitory food insecurity.”

    A new start for research after 2001

    Climate-related research and environment-related institution building in Afghanistan have started to catch up again over the past one and a half decades, both to its former capacity and international standards. Afghanistan joined the UNFCCC in 1992, ratified the Kyoto Protocol in 2013 and became a party to the UN Convention to Combat Desertification (UNCCD) in 1995 and the Convention on Biological Diversity (UNCBD) in 2002. These commitments to address environmental and climate-related issues have also given Afghanistan access to UN funding and technical support.

    In 2003, UNEP in cooperation with the then Ministry of Irrigation, Water Resources and Environment of the Afghanistan Transitional Authority and a broad array of international and Afghan governmental and non-governmental organisations, produced the first “post-conflict environmental assessment” for Afghanistan. With support of the UN and bilateral donors, Afghanistan’s National Environmental Protection Agency (NEPA) was established in 2005. In the same year, Afghanistan’s first environmental law came into force; its current version is from early 2007. In 2008, under a NEPA lead, the assessment of Afghanistan’s environment was updated in a new report.

    Britain’s DFID (Department for International Development) and the government of Estonia funded the Afghanistan Environmental Data Centre (AEDC) operating in beta mode, with support from Kabul University’s Department of Geography and NEPA. Afghanistan’s Environment Strategy is covered under Afghanistan National Development Strategy for the period of 2009 to 2014.

    NEFA also is involved in awareness raising and education on environmental issues. On its website, it has an almost 100 page-long document on “Environmental Education in light [sic] of Holy Quran” (in Dari: here). Among its successes is its declaration of a number of protection areas and national parks (see AAN reporting here) and its reported compilation of the first list of protected species in Afghanistan which, however, cannot be found on its own website.

    In 2012, NEPA and UNEP launched a climate change initiative – the first of its kind in the country – in four particularly vulnerable provinces, Badakhshan, Balkh, Bamyan and Daikundi. This six million US dollar program was mainly financed by the Global Environment Facility “improved water management and use efficiency; community-based watershed management; improved terracing, agroforestry and agro-silvo pastoral system [ASPS]; climate-related research and early warning systems; improved food security; and rangeland management.” (2)

    The hydro-meteorological database is also growing again. Today, the Ministry of Transportation that had set up Afghanistan’s pre-war weather stations – the first ones were installed in selected locations around the country in 1953 (3) – again oversees data collection and monitoring through its Department of Meteorology (maps p 92 here). According to UNEP, in 2014 under Afghan Meteorological Authority (AMA) at least 140 weather stations were operating countrywide. Additionally, a number of Afghan ministries and projects gather climate-related observations.

    Furthermore, several international foundations and international and national NGOs, individually or within consortiums, are addressing the issue of climate change, or ecology and environmental protection more broadly, as part of their work plans. Five international and national development agencies – Afghanaid, ActionAid, Concern Worldwide, Save the Children and UNEP – have come together as the Afghanistan Resilience Consortium “to provide a coherent and coordinated response to Afghanistan’s urgent needs and vulnerabilities to natural disasters and climate.” This consortium collaborates with the Afghanistan National Disaster Management Authority, NEPA, the ministries of rural rehabilitation and development and of education as well as provincial, district and community development councils in Badakhshan, Bamyan, Balkh, Ghor, Jawzjan, Samangan, Sar-e Pul and Takhar provinces. The German Heinrich Boell Foundation and Madera, a French NGO operating in Afghanistan since 1988, are working with communities and other stakeholders on natural resource management and in other fields. The Boell foundation states on its website: “there are already conflicts about the distribution of resources, about fertile lands, grazing grounds and water today. These are likely to increase the more affected Afghanistan will become by the effects of climate change.” Furthermore, the above-mentioned Mountain Societies Research Institute provides research fellowships for Afghans to conduct on-the-ground research on sustainable development in mountain areas.

    Large donors like DFID and World Bank are also increasingly incorporating environmental protection as a criterion for their projects and dedicate funding to environmental protection and conservation activities. As Afghanistan has limited funds, it is important that donors mainstream environmental protection as part of their projects.

    These examples show that efforts are being undertaken in Afghanistan to start the debate and action on climate change in the country. But environmental awareness is still lacking, both among the population and the authorities. The destruction of the country’s remaining forests continues unabated, because of multiple factors, from the lack of alternative fuels to profit interests of the wood smuggling and land mafias (read examples from the Afghan media from Helmand here and from Badghis here). The government states in its Paris documents:

    Between 1990 and 2000, Afghanistan lost an average of 29,400 hectares of forest per year, to an average annual deforestation rate of 2.25%, which further increased to 2.92% per annum between 2000 and 2005. Forest now occupies less than 2% of county’s total area.

    Forestry Cover Change Over 30 Years in Afghanistan (Source: Afghanistan Initial National Communication to UNFCCC, p.16)

    In another example, Hasht-e Sobh, a Kabul-based independent daily, reported about a recent seminar that brought together non-governmental activists and government officials on the subject of protected species. Both sides complained that Afghans would “mercilessly” hunt all birds, including protected ones, during their migration period, and that police reacted with incomprehension when asked to intervene.

    The number 1 problem: drought – from frequent to permanent

    In its “initial national communication” to the UNFCCC, the Afghan government identified seven sectors that are particularly vulnerable: “water resources is the most vulnerable sector followed by forestry and rangeland, agriculture, health, biodiversity, energy and waste.” In the same document, it cites an EU report according to which, in general, “regular cycles of around 15 years are observed, during which one would expect 2-3 years of drought conditions. In recent years, however, there has been a marked tendency for this drought cycle to occur more frequently than the model predicts, and since 1960, the country has experienced drought in 1963-64, 1966-67, 1970-72 and 1998-2006.” The period from 1998 to 2005/6, the Afghan report further states, “marked the longest and most severe drought in Afghanistan’s known climatic history” but the country “currently [is] in the grips of the most severe drought in living memory” again.

    Such a pattern had already been predicted in 2009, by the Stockholm Environmental Institute. In a report also quoted in Afghanistan’s statement to the UNFCCC 2012 meeting it stated:

    The climate models suggest that Afghanistan will be confronted by a range of new and increased climatic hazards. The most likely adverse impacts of climate change in Afghanistan are drought related, including associated dynamics of desertification and land degradation. Drought is likely to be regarded as the norm by 2030, rather than as a temporary or cyclical event.

    According to a 2007 environment assessment by the Asian Development Bank, effects of desertification and drought were particularly observable in the country’s arid north, west and south. This includes the Harirud valley in the western Herat province, the most fertile one in Central Asia, as Daud Saba, Afghanistan’s mining minister and a former governor of that province, told AAN. Similarly, Orlove has already found that climate change will be a cause for internal mass migration in the Central Asian Ferghana valley and may aggravate social tensions within the densely populated area.

    Already by late 2000, the penultimate year of the Taleban, Herat had become home to 68,000 IDPs, distributed over six camps, as one of the authors observed then. Most were nomads fleeing a combination of fighting and drought in Badghis (one of the most backward and vulnerable provinces in the country), which had cost them 75 per cent of their harvest and half of their flocks.

    In those years, the term Afghan “hunger belt” was coined. It comprised parts of western and large parts of northern Afghanistan, where more than three million people (more than half the population in that region) were dependent on food aid and stretched through the central Hazarajat to parts of southern Afghanistan. During a visit by one of the authors to Kandahar during that period, sheep killed by heat stroke were found along the main road linking the airport with the city. Most of the population of Reg and Shorabak districts, in the very south of the province, was displaced into camps, including to Zhari and Maywand districts of Kandahar, as their herds of camels and other animals had perished due to lack of water. Some were reportedly airlifted out by the Taleban with helicopters after all the animals had died and they were stranded in the middle of the desert (see a contemporary assessment here). The majority of these drought-induced IDPs were never able to return to Reg or Shorabak, because drought conditions there did not improve for more than seven years. Although some IDPs continued to request assistance to facilitate a return, a UNHCR assessment deemed this as unsustainable.

    In Badghis, the situation has also not changed fundamentally over the past decade. In 2014, still, a newspaper article put the province in an Afghan “hunger belt” where “grain has become the only currency that matters” in “its fourth year of a drought, which has destroyed the rural economy” and where “people have been reduced to selling their daughters for grain.” And Maslakh, the biggest IDP camp in Herat in 2000 (named after the old slaughterhouse in which it was situated), is also still there, AAN heard from UNHCR Kabul. (The latest figures from 2014 gave 3,648 families, with altogether 17,933 people living there.) The IDPs in Maslakh and those from Reg and Shorabak likely can be categorised as climate change refugees.

    In 2011, the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (UNOCHA) reported that an estimated three million people have been affected by severe drought in that year throughout 14 provinces of Afghanistan. In 2015, the warmest year ever recorded worldwide, the droughts in Afghanistan remained on the same level as in the previous years, according to UNEP.

    How strong are adaptive capacities?

    UN conventions on climate change also enable Afghanistan to “identify and communicate urgent and immediate adaptation needs of Afghanistan to the effects of climate change.” Already in 2009, the Afghan authorities calculated that the country’s National Adaptation Plan to climate change would require 10.785 billion US dollars over the next ten years. For the Paris conference, the requirements were increased to 17.405 billion US dollars.

    At the same time, Afghanistan’s capacity to adapt to challenges associated with climate change is clearly limited. According to its government’s own assessment, it not only lacks the necessary data basis but also human and institutional capacity and expertise as well as basic environmental awareness, both within its government institutions and among the general population. Under these circumstances, the danger is that funding, such as that being channelled through the UNFCCC, could not be used efficiently or might be diverted into corrupt channels. On the content side, the latest available assessment of the country’s adaptive capacity, published in 2009, concluded that aid for climate-change-related programmes remains marginal due to concentration of “efforts on emergency response together with high-priority development issues that include education, health and basic infrastructure, amongst others” (p 57). Currently, as it does every two years, UNEP is updating its country assessment, due to be released next year.

    A strategy dilemma: Development versus environment

    NEPA also says in its communication to Paris: “At present, [the Afghan government] does not have a National Strategy on Climate Change including the mitigation strategy.” This was repeated recently by Environment Watch Afghanistan, one of the few local NGOs that focuses on Afghan ecology, in an under-reported press conference – and then promptly denied by a government representative. Indeed, as Afghanistan’s Paris documents state, “the Afghanistan National Development Strategy (ANDS) with its Vision 2020 aims for environmentally sustainable development” but “does not emphasize ‘climate change.’ . . . [The Afghan government] does not have a national climate change policy or strategy.”

    Nevertheless, Afghanistan’s position paper for Paris with its action plan already comes with a price tag of over 17 billion US dollars for the decade between 2020 and 2030 (the period covered by the UNFCCC). It will be presented by President Ashraf Ghani, when he joins almost 150 other world leaders at the Paris conference today (30 November 2015). Since Afghanistan’s contribution to global warming is low, being one of the lowest emitters globally, the expectation is that it may receive pledges against its national position paper, including funds for equipment and required technical resources, the UNEP country director for Afghanistan, Andrew Scanlon, told AAN.

    As the energy chapter of the funding-oriented action plan shows, Afghanistan has joined those developing countries and emerging economies (including the so-called BRIC countries Brazil, Russia, India and China) that have pitted their development goals against the struggle to curb greenhouse gas emissions. They argue that industrialised countries’ hydrocarbon-based development over past centuries has given them an advantage and that other countries must be allowed to catch up using the same means. As a result, the Afghan government stated that while, so far, “Afghanistan has very low relative per capita GHG emissions . . . there would be lower costs and a clearer development path for Afghanistan if it pursued development using mainly fossil fuels, as other countries have.” The projections – again in Afghanistan’s Intended National Contribution (p 2) – do not bode well for the country’s environment:

    The current growth of transport sector both road and air, will increase demand on diesel and gasoline from 1.2 million tons in 2010 to 12 million tons in 2030, and aviation fuel from 1.0 million tons in 2010 to 22 million tons in 2030. Parallel with the economic development and changing lifestyle of people, waste volume generated in cities is projected to reach 3.1 million tons annually by 2030, compared to 1.4 million tons in 2010.

    But there are ways to at least alleviate the impact of these possible developments on the climate – and both the immense follow-up costs for the Afghan health system and the country’s environment – that could be implemented today. These include a simple change of law, namely an update to the quality standard for car fuel, which is still based on a Soviet standard from the 1970s; a curb on the import of at least the most out-dated second-hand cars; better traffic regulation in Afghanistan’s main cities; or – more long-term – the construction of a stable energy base built on solar and water power and a phase out of diesel generators. Already in 2010, a review of environmental studies had put Kabul among the ten most-polluted cities in the world.

    () Ryskeldi Satke is a contributing writer and researcher with news organisations and research institutions in Central Asia, Turkey, EU and the US. Currently, he is based in Bishkek (Kyrgyzstan). Contact e-mail: rsatke at gmail.com.

    (1) The UNFCCC goes back to the so-called ‘Earth Summit’ in Rio de Janeiro in 1992. This convention set out a framework for action aimed at stabilising atmospheric concentrations of greenhouse gases (GHGs) to avoid “dangerous anthropogenic interference with the climate system.” The UNFCCC, which entered into force on 21 March 1994, now has a near-universal membership of 195 parties. Annual Conferences of Parties (COP) review the convention’s implementation. At COP3, the Kyoto Protocol was adopted, which ran out and was not followed-up at COP15 in Copenhagen. At COP17 in Durban, the Green Climate Fund was created, the basis for the Paris conference, where participants, for the first time in over 20 years of UN negotiations, aim to achieve a legally binding and universal agreement on climate, with the aim of keeping global warming below 2°C.

    Naomi Klein, meanwhile, one of the most relevant activists worldwide, captured the Paris conference dilemma in one tweet: “response can be ‘historic’, a ‘major step forward’ and catastrophically inadequate all at the same time.”

    (2) ASPS is a collective name for land-use systems, implying the combination or deliberate association of tree or shrub vegetation with cattle farming in the same site. (See: Ricardo Russo, “Agrosilvopastoral Systems: A Practical Approach toward Sustainable Agriculture”, Journal of Sustainable Agriculture, 07/1996.

    (3) In a contemporary article of 1969, German researcher Hermann Flohn, says, “until 1940, there were only foreign-installed weather stations,” including by the USSR. He also mentions a hydrological yearbook for the Kabul River valley for 1960 to 1964. He lists 14 stations in Afghanistan (p. 210), criticises however that “the precipitation stations . . . all lie in the valleys and basins, [and therefore] cannot be in any way taken as representative of the higher areas.” (Hermann Flohn, “Zum Klima und Wasserhaushalt des Hindukush und der benachbarten Hochgebirge”, Erdkunde 23 (1969), 205-15).

    #afghanistan #climate #COP21 #paris #UNFCCC


  • Après l’accord de Paris, le pari ambigu de la coopération climatique (Le Monde diplomatique, 15 décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2015-12-15-COP21
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54450.png

    L’adoption unanime d’un accord dans le cadre des Nations unies est suffisamment rare pour que la conférence de Paris marque un jalon dans l’histoire des relations internationales. Depuis le sommet de la Terre de 1992 à Rio, ce premier signe vraiment tangible d’une prise de conscience universelle constitue un encouragement tant pour la communauté scientifique que pour les mouvements sociaux qui ont montré le chemin aux décideurs.

    Ce succès diplomatique est-il pour autant un succès à la hauteur de l’enjeu climatique ? Les 196 délégations présentes à la conférence sur les changements climatiques ont-elles effectivement utilisé leur pouvoir de « changer le monde » comme les y invitait, le plus sérieusement du monde, le président français François Hollande dans son discours final ? [#st]

    Une sélection d’archives, tirée notamment de l’Atlas environnement (2007), est disponible en bas de l’article.

    #Climat #Changement_climatique #Accord_de_Paris #COP21


  • Pour le climatologue James Hansen, l’accord de Paris est « une fraude »
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2015/12/14/climatologue-james-hansen-laccord-paris-est-fraude-262468

    « C’est vraiment une fraude, c’est un faux ». James Hansen, l’un des scientifiques américains les plus connus – célèbre notamment pour avoir alerté le Congrès sur le dérèglement climatique dès 1988 – est très sévère sur l’accord de Paris. « Il n’y a aucune action, juste des promesses. Tant que les énergies fossiles sont présentées comme les énergies les moins chères, on va continuer à en brûler. »

    Le climatologue aurait notamment espéré une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre.

    #COP21 #Climat #changement_climatique





  • A Paris, les Etats s’accordent pour sauver le climat mais ne précisent pas comment y arriver - Basta !
    http://www.bastamag.net/A-Paris-les-Etats-s-accordent-pour-sauver-le-climat-mais-ne-precisent-pas
    http://www.bastamag.net/IMG/arton5359.jpg?1450008548

    Pourtant, à y regarder de plus près, l’accord ne précise en rien comment la communauté internationale devra agir pour ne pas dépasser un réchauffement de 2°C. Ni les moyens que les États devront débloquer pour y arriver et s’entraider. Encore moins les sanctions qui frapperaient un pays qui ne réduirait pas ses émissions. Les énergies renouvelables ne semblent pas faire partie des solutions. Au contraire du nucléaire, des techniques de manipulation de l’atmosphère ou de l’accaparement des terres. Décryptage.

    #Cop21 #Climat #Etat_d_urgence


  • Corruption, fraude et évasion fiscale : repenser la lutte contre l’impunité | IRIS
    http://www.iris-france.org/68169-corruption-fraude-et-evasion-fiscale-repenser-la-lutte-contre-lim
    http://www.iris-france.org/wp-content/themes/iris-th/images/logo-share-fb.jpg

    Selon la Commission européenne, les pays de l’Union perdent chaque année 120 milliards d’euros pour des faits de corruption et 1000 milliards en raison de la fraude et de l’évasion fiscale. Pour l’Afrique, les capitaux acquis, transférés ou utilisés illégalement sont évalués à 50 milliards de dollars par an [1]. Pour l’ensemble des pays en développement, ce montant pourrait atteindre 750 milliards d’euros [2].

    #Fraudes #ParadisFiscaux #Capitalisme #Corruption #Cop21



  • Union européenne : ceux qui ont écrasé les Grecs ont frayé la voie au FN
    David Pestieau

    Pour comprendre les causes profondes de la percée du Front national, nous devons toucher aux politiques appliquées par les partis traditionnels en France et en Europe. Nous devons aussi voir pourquoi l’Union européenne est responsable de la montée du FN et comment la remise en cause fondamentale de la politique de l’UE est aussi la seule manière de contrer le FN.
    http://ptb.be/sites/default/files/styles/primary_image/public/images/2015/12/11/fn.jpg?itok=GVivjzQM

    C’était il y a un an, à la veille du Nouvel An, avant les attentats et la crise des réfugiés. Le célèbre économiste #Thomas_Piketty signait une tribune « 2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ? » [1] où il écrivait : « Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre. (…) Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme #Podemos en Espagne ou #Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’UE. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015. » 

    Un an plus tard, nous connaissons le résultat. L’expérience grecque anti-austérité de gauche a été écrasée avec le diktat du 13 juillet, malgré que le peuple s’était exprimé totalement dans un sens contraire, à la fois lors des élections du 25 janvier et du référendum du 6 juillet. Elle a montré que, dans cette Union européenne, sous la garde de la main de fer de Merkel et des kilos de pactes et de traités qui instituent la politique d’austérité, il n’y a aucune latitude pour plier, ou même adapter prudemment, l’obsession de l’austérité. La volonté des peuples de pouvoir avoir une politique sociale et qui s’attaque aux plus riches pour sortir de la crise a été simplement interdite par l’establishment européen.

    De #Juncker à #Merkel, de Dijsselbloem à Hollande, l’unité a été scellée pour prolonger le calvaire grec en imposant un troisième mémorandum encore plus étouffant. Un diktat qui résonnait aussi comme un gigantesque avertissement aux autres peuples d’Europe : « ne sortez pas des clous, sinon nous allons vous écraser ».

    Et, en dépit de leurs cris effarouchés d’aujourd’hui sur la montée du Front national en France, tous ces dirigeants sont responsables du choc venu de la droite annoncé par Piketty. Car, en bouchant la voie de l’alternative à gauche, ils ont créé les conditions pour que les gens cherchent à l’extrême droite une solution à leur désespoir. Pire : la politique de l’Union européenne a créé les conditions pour le renouveau du Front national, ce parti fasciste du 21e siècle.

    21 avril 2002 - décembre 2015 : qu’ont-ils fait en 13 ans contre l’austérité ?

    Il y a 13 ans, le 21 avril 2002, la France avait déjà vécu un choc : Jean-Marie Le Pen se qualifiait au second tour des élections présidentielles, écartant le candidat du PS Lionel Jospin. Dans les jours qui ont suivi, des centaines de milliers de jeunes sont descendus dans les rues pour faire barrage à l’extrême droite, dans ce qui a été appelé le « nécessaire grand front républicain ». Et le président de droite Chirac a été élu avec un score de 82 %. Beaucoup de promesses ont été faites.

    On allait lutter contre le chômage, les banlieues pourraient sortir de leur misère, on allait s’attaquer à la « fracture sociale »… Mais rien de tout ça n’est venu. La vague d’austérité, de précarisation de l’emploi (le fameux CPE) et de privatisations a déferlé en France comme ailleurs en Europe, soutenue par toutes les grandes familles traditionnelles européennes, libérales, sociales-démocrates et conservatrices.

    En 2007, #Sarkozy s’est hissé au pouvoir en reprenant une grande partie du discours du FN. L’identité nationale, la France garante des valeurs chrétiennes, le nettoyage des banlieues au karcher ont été les leitmotivs de Sarkozy qui s’est vanté, au soir de sa victoire, d’avoir réduit Le Pen père à 8 %. En « oubliant » qu’il avait amplifié, élargi et banalisé le discours du FN, qu’il a contribué à lui faire gagner la bataille des idées, qu’il a œuvré à la « lepénisation des esprits ».

    Mais la démagogie de Sarkozy le « moralisateur du capitalisme » de 2008 s’est écrasée sur la réalité sociale. À l’issue de son mandat, en 2012, le chômage était passé de 8 à 9,4 %, bien plus encore chez les jeunes. Et ce, en ayant retardé l’âge de départ en retraite, supprimé des centaines de milliers d’emplois dans la fonction publique, travaillé main dans la main avec Angela Merkel pour faire aboutir le traité d’austérité européen #TSCG… Le tout, en diminuant les impôts sur les plus riches. Ce qui lui a valu son surnom de « président des riches ».

    Hollande : la « dernière chance » qui déçoit

    Puis est venu #Hollande. Pour faire échec à la montée du Front de gauche en 2012, sa rhétorique a viré toujours plus à gauche. Hollande a été jusqu’à promettre dans sa campagne électorale la révision du Pacte de stabilité. Avec son discours « mon ennemi, c’est la finance », une « dernière chance » a été donnée par beaucoup d’électeurs à la sociale-démocratie pour montrer qu’elle ferait les choses autrement que la droite.

    Or Hollande n’a pas touché à une virgule du Pacte de stabilité et a appliqué les programmes d’austérité européens, reprenant à Sarkozy son rôle dans le duo avec Merkel. Fin 2014, le Premier ministre Manuel Valls confirmait l’objectif de 50 milliards d’euros d’économies à réaliser « en trois ans ». « Tous les acteurs publics sont concernés, » a-t-il déclaré. De cette manière, Hollande continuait la politique antisociale de Nicolas Sarkozy, tout en continuant à transférer de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus grandes entreprises.
    Hollande a même fait rentrer au gouvernement, comme ministre de l’Économie, un haut représentant de la finance (celle qu’il prétendait pourtant combattre) : Emmanuel Macron, ex-banquier d’affaires chez Rothschild & cie. Celui-ci a fait passer la fameuse loi Macron, qui prévoit d’élargir le travail du dimanche, le travail de nuit, facilite les licenciements, affaiblit considérablement les syndicats, prépare la privatisation des transports… La loi s’est aussi attaquée aux petits indépendants (grandes surfaces ouvertes le dimanche, fin des protections pour les taxis, coiffeurs…). Ceux du CAC-40 (les 40 plus grandes sociétés de la Bourse de Paris) et le MEDEF (la FEB française) ont applaudi des deux mains les mesures du gouvernement Valls. Résultat : le chômage a passé la barre des 10 %[2] et les inégalités ont continué à exploser. Il y a ainsi eu plus de 700 000 chômeurs supplémentaires en trois ans.

    Entre une droite qui court après l’extrême droite et une sociale-démocratie qui se dit de gauche, mais mène une politique de droite, tous les ingrédients sont là pour créer une confusion politique totale. D’abord par une désaffection politique majeure des classes populaires : 50 % n’ont pas voté le 6 décembre, dont 59 % des ouvriers, 65 % des moins de 25 ans et 66 % des inactifs. Ensuite, le FN apparaît, pour beaucoup de ceux qui vont quand même voter, comme la seule alternative qui brise le consensus austéritaire des deux grands partis traditionnels. Cependant, l’analyse doit être plus profonde si on veut aller à la racine des causes du succès du FN.

    Le mépris du peuple et la démocratie bafouée

    Autre date clé de l’histoire politique française : le 29 mai 2005. Ce soir-là, les résultats du référendum sur la Constitution européenne s’affichent sur les écrans de télévision : 55 % des Français rejettent un traité qui coule dans le marbre l’austérité néo-libérale. Pourtant, la presque totalité des grands partis traditionnels et une grande partie des médias ont milité pour le « oui ». Les commentaires d’après référendum affichent le mépris d’une élite politique envers un peuple qui « n’a pas compris ». Cela ne provoque aucune remise en cause de la politique de l’Union européenne (la Constitution étant aussi rejetée aux Pays-Bas quatre jours plus tard). Au contraire, deux ans plus tard, le texte à peine modifié revient sous le nom de « Traité de Lisbonne » et est adopté sans débat ni référendum. Une gifle aux millions de Français qui avaient fait entendre leur voix en 2005.

    Le cas français n’est d’ailleurs pas unique en Europe. Ainsi, en Irlande, le gouvernement va même faire revoter le peuple trois fois jusqu’au moment où il répond « correctement » à la question posée.

    Et en Grèce, le référendum convoqué le 6 juillet dernier sur les mesures imposées par la Troika européenne est sans appel : 61 % des Grecs votent contre. Pourtant, bien que, selon la Constitution grecque, le résultat d’un référendum ait la même valeur qu’une loi adoptée par le Parlement, le Parlement grec se voit obligé, le mercredi 15 juillet, d’accepter l’essentiel de ces mesures sous la menace du diktat de l’Union européenne de Merkel, Hollande et consorts.

    Tout cela témoigne de l’autoritarisme d’une Union européenne qui écarte les votes démocratiques qui ne l’arrangent pas, qui prend des décisions essentielles au sein d’organes non élus, comme la Banque centrale européenne ou l’Eurogroupe. La colère latente gronde dans toute l’Europe contre cette Union européenne de l’entre-soi, où la Table ronde des Industriels (regroupant les grandes multinationales) et Business Europe décident en réalité des axes essentiels de la politique. Et, en France, contre les privilégiés du CAC-40, comme les milliardaires Liliane Bettencourt et Bernard Arnault.

    Comment ne pas s’étonner, devant cette hypocrisie, qu’une partie de la population ne suive pas les appels à défendre les Hollande et Sarkozy de ce monde et tombe dans les griffes d’une Marine Le Pen qui prétend, elle, incarner le peuple ?

    Comme l’écrit The Guardian ce 9 décembre : « La dynamique commune (en Europe) apparaît comme l’interaction de l’insécurité financière et du détachement des élites gouvernementales de leur population. De Paris à Varsovie, les politiciens du centre technocratique professionnel sont perçus comme une caste à part avec ses privilèges, isolée de l’anxiété provoquée dans leur électorat par les turbulences économiques et les changements démographiques. »[3]

    La concurrence de l’Union européenne entre les travailleurs, substrat du poison raciste

    Deux autres éléments essentiels de la politique de l’Union européenne alimentent le substrat du Front national : la concurrence entre travailleurs érigée en principe cardinal et la politique de guerre et de conquête des grandes puissances européennes.

    En dépit des déclarations, l’Union européenne n’est pas dans son essence un projet coopératif entre les peuples. Au contraire : les politiques économiques des traités européens visent à mettre en concurrence les pays de l’Union entre eux dans une spirale vers le bas.
    Des tableaux socio-économiques comparatifs sont établis pour inciter voire obliger les États à s’en prendre aux « coûts salariaux » trop élevés (avec, du coup, une baisse du pouvoir d’achat), contre « les rigidités du marché du travail » (lisez ultra-flexibilisation et précarisation du travail), contre « l’intervention des États et le non-respect des principes de concurrence » (lisez libéralisation et privatisation des services publics). Durant des mois, les Allemands ont été montés contre « les Grecs paresseux » qui « profitent de l’Union ». Les Belges, Français et Néerlandais ont eux été sommés de rattraper la locomotive allemande en bloquant leurs salaires et en introduisant leurs « mini-jobs ».

    D’autre part, avec la directive sur les travailleurs détachés de l’Union européenne, les travailleurs de la construction et du transport routier ici ont vu des travailleurs polonais, roumains et bulgares venir travailler sur les chantiers pour des salaires de misère, sans aucune obligation de leurs patrons de verser des salaires et d’accorder des protections sociales et des conditions de travail égales à celles des travailleurs résidents ici.

    En posant le tabou qu’on ne peut pas toucher au 1 % le plus riche et en organisant la concurrence, l’Union européenne alimente le substrat sur lequel le poison du racisme et de la division peut se propager.

    Immigration et réfugiés : toujours plus de guerres et de murs

    La politique étrangère de grandes puissances européennes comme la France est aussi à remettre en cause. Elle crée toutes les conditions pour alimenter le racisme.

    D’une part, les guerres menées par les États-Unis, mais aussi par la France, provoquent « à retardement » la venue de centaines de milliers de réfugiés en Europe (voir notre article « Les réfugiés syriens, irakiens ou afghans sont le miroir à retardement de nos guerres » https://lc.cx/4wTZ). Mais l’immigration est aussi provoquée par d’autres décisions de l’Union européenne, comme, par exemple, les politiques climatiques décidées à la #COP21 à Paris.

    Le refus obstiné d’avoir un programme réellement ambitieux pour le climat, le refus d’adopter comme objectif une limite maximale d’1,5°C pour le réchauffement et celui de ne pas financer à hauteur suffisante les programmes de soutien au Sud (surtout en matière de transfert de technologies) pour réaliser la transition aux énergies renouvelables est aussi à la base de la venue de dizaines de milliers de réfugiés climatiques aujourd’hui, et surtout demain.

    D’autre part, l’Union européenne construit des murs toujours plus hauts autour, mais aussi à l’intérieur de l’Europe, comme en Hongrie, Slovénie et même en Autriche, validant en réalité les programmes de l’extrême droite qui désignent l’immigré comme l’ennemi intérieur. Au lieu d’intégrer les populations qui fuient les conséquences des politiques de « nos » gouvernements dans leur pays, les réfugiés sont mis en quarantaine de la société. Dans des camps fermés, voire même dans une « jungle » comme à #Calais, où les autorités françaises laissent pourrir une situation inhumaine, au lieu d’offrir un accueil décent à ceux qui fuient une misère indescriptible. Ainsi sont créées les conditions pour des tensions grandissantes avec les habitants voisins.

    La politique actuelle de l’Union européenne crée toutes les conditions pour le nationalisme

    Comme nous l’avions écrit dans Comment osent-ils ? La crise, l’#euro et le grand hold-up (de #Peter_Mertens), la continuation de la politique actuelle de l’Union européenne ne peut mener qu’à l’autoritarisme (comme on l’a vu en Grèce) ou au nationalisme (comme on le voit aujourd’hui en France). Et nous assistons aujourd’hui aux deux.
    Aussi, on ne peut combattre le nationalisme du Front national de Le Pen en défendant l’autoritarisme de l’Union européenne et en ne s’en prenant pas aux racines de sa politique.

    Car, si l’on interdit, comme l’Union européenne le fait, des politiques qui touchent les privilèges des plus riches, il ne reste qu’à s’en prendre aux plus faibles. Il n’y a pas de troisième voie. S’il n’y a jamais d’argent pour des nouveaux logements publics, on crée la base pour que ceux d’en bas se battent entre eux pour ceux qui existent. Si l’on coupe dans les budgets de l’enseignement, des services publics et de la vie associative, on crée toutes les conditions pour le repli sur soi et les tensions d’aujourd’hui et de demain.

    Remettre en cause la politique antisociale, antidémocratique et guerrière de l’Union européenne est une condition indispensable pour la reconquête des classes populaires.

    Une autre est évidemment de dévoiler la nature profonde du Front national derrière sa démagogie sociale. Et on ne peut le faire que si on rejette réellement le néo-libéralisme, qui se cache aussi dans le programme FN.

    Le FN : remplacer l’austérité made in Union européenne par une austérité made in France

    Car, en effet, le FN reprend en paroles des termes propres aux traditions de gauche. Il critique la mainmise des multinationales sur l’économie, les taxes qui étranglent citoyens et petits entrepreneurs, l’Europe qui impose l’#austérité à la France...

    Mais, si l’on examine les mesures proposées dans le programme du FN, autant le vague domine le volet social, autant il est précis quand il s’agit de l’immigration. Pour tout ce qui concerne l’emploi et la réindustrialisation de la France, il n’y a que des formules, aucune proposition concrète (et même, il veut réduire le nombre de fonctionnaires, ce qui est loin d’être une mesure créatrice d’emploi).

    Par contre, le thème omniprésent est ce que le FN appelle la « priorité nationale ». Celle-ci implique que les citoyens de nationalité française auraient plus droit que les autres à la sécurité sociale et aux services publics, ainsi qu’à l’emploi. Le piège est que, contrairement à l’image que cela veut renvoyer, cette mesure est avant tout une manière de favoriser l’austérité : plutôt que de pointer le manque d’emploi, de logement, de places en crèche, etc., le FN veut en priver une partie de la population, et donc justifier la #pénurie. C’est d’autant plus le cas que le FN est très dur vis-à-vis des chômeurs et allocataires sociaux, et compte s’en prendre durement à ceux-ci, Français ou non. D’une part, il fait donc semblant de protéger les « pauvres » français contre les autres, mais, d’autre part, il compte bien traiter tous les défavorisés comme des « parasites » - à l’instar d’un #Bart_De_Wever. Ainsi, dans plusieurs villes dirigées par le FN, les tarifs de cantine scolaire ont explosé pour les familles précaires et les subventions ont diminué – quand elles n’ont pas disparu – pour les associations d’aide aux personnes les plus pauvres.

    L’#immigré comme cible est un moyen d’épargner les #banquiers et grands patrons qui ont profité de la crise pour s’enrichir. Le FN reprend ainsi de nombreuses propositions propres à la droite ultralibérale : on parle d’« alléger le coût du travail », de diminuer le pouvoir des #syndicats, de réduire le nombre de logements sociaux, d’offrir des cadeaux fiscaux aux entrepreneurs, etc. Et, quand il semble vouloir s’en prendre aux grandes entreprises, « les 50 plus fortes capitalisations boursières, fleurons des entreprises françaises, devront affecter 15 % de leur résultat net en réserve spéciale de réindustrialisation », c’est en réalité pour la forme, car le programme stipule bien que ce sera « sans incidence sur leur rentabilité » et que les sommes seront « restituées » au terme d’une période de 5 ans.

    Malgré des déclarations qui semblent anti-système, le programme du FN est une version nationaliste du libéralisme. Le discours sur « la France d’abord » vise à rallier les travailleurs et petits indépendants français derrière un programme qui servira le 1 %... français.
    C’est d’ailleurs dans cette optique que des responsables FN ont mené récemment une opération de séduction vis-à-vis du monde patronal. Ainsi, #Christophe_Boudot, tête de liste FN en Auvergne-Rhône Alpes, s’est félicité d’une rencontre avec #Jean_Dominique_Senard, président du groupe Michelin, et a déclaré fièrement que « le FN est l’ami de l’entreprise ».

    En ce qui concerne la fiscalité, l’#ISF, l’impôt sur la fortune, doit passer à la trappe pour le parti de Marine Le Pen qui veut le « fusionner » avec la taxe foncière. Pas étonnant quand on sait que la famille Le Pen est elle-même soumise à l’ISF. La famille tient sa fortune de l’héritage du magnat du béton Hubert Lambert, que Jean-Marie Le Pen a touché en 1985. Les membres de la famille continuent de bénéficier de ce patrimoine à travers de sociétés civiles immobilières. Comme l’a écrit #Jean_Marie_Le_Pen dans la brochure « Droite et démocratie économique » : « Mieux vaut hériter de bons chromosomes conduisant à la richesse, plutôt que de faibles chromosomes qui vous font perdre le magot légué. » 

    Finalement, le FN ne peut se présenter comme anti-système que parce qu’il trompe sur la nature du système. Il pointe du doigt les immigrés, l’Europe et les pays étrangers. Mais c’est bien l’élite économique française qui a contribué à la construction de cette Europe, ce sont les grands patrons français qui exercent un lobbying acharné pour des traités #ultralibéraux qui précarisent les travailleurs, menacent la sécurité sociale et donnent tout le pouvoir aux multinationales. Mais le 1 % des plus riches Français, c’est le grand absent des discours du FN, ce 1 % qui s’enrichit notamment par l’exploitation des travailleurs sans-papiers, dont certaines entreprises bien françaises, comme le géant de la construction Vinci.

    C’est là que se situe la grande ligne de fracture : entre une élite économique qui s’enrichit toujours plus et la majorité de la population qui craint toujours plus pour son avenir. Et, dans cette situation, le #FN n’offre qu’un discours qui divise les gens. Et propose en réalité, à la place d’une austérité made in Union européenne, une austérité made in France.

    Contre l’Europe de la concurrence et de l’inégalité et contre le FN

    Nous savons qu’en ces temps de crise, des gens peuvent devenir de plus en plus aigris. Beaucoup voient que le monde ne tourne pas rond, ce qui peut produire le meilleur, dans la recherche d’alternatives, ou le pire, avec des solutions nationalistes et simplistes.
    La gauche authentique doit pouvoir transformer positivement cette colère. Pas en cherchant un consensus avec ceux, dans l’Union européenne, qui ont frayé la voie au FN, mais, au contraire, en osant désigner les responsables de la crise sociale dans laquelle l’Union européenne s’enfonce depuis sept ans : le 1 % le plus riche. Celui des Arnault, Bettencourt et Albert Frère de ce monde.
    La gauche ne doit pas s’unir pour se mettre à la remorque de politiques de droite, comme le fait le #PS d’#Hollande et #Valls, mais bien pour avoir une vraie politique de gauche, qui combatte pied à pied la politique actuelle de l’Union européenne.

    « La concurrence et la chasse au profit sur le libre marché sont la base de l’Union européenne. Elles sont gravées dans les textes de base de l’Union. Elles pourrissent et étouffent tout, écrivions Peter Mertens et moi-même en 2011 dans Comment osent-ils ?. Nous ne devons pas rhabiller de neuf cette construction de la concurrence ni donner une nouvelle couche de peinture aux déséquilibres. Nous avons besoin d’autres fondations. La coopération et la solidarité doivent remplacer la concurrence et l’inégalité. Cela suppose une tout autre Europe. »

    Ces mots nous semblent plus actuels que jamais. Dans cette #Union_européenne, il n’y a pas place pour une politique basée sur la coopération, la solidarité, les investissements équilibrés et le développement régional. Si une Europe répondant aux besoins des gens doit grandir, elle ne peut le faire qu’en remettant en cause les fondements de l’Union européenne. Autrement, soit l’Union s’enfoncera dans l’autoritarisme croissant, soit toute l’Union éclatera et les tensions nationalistes du début du 20e siècle referont leur entrée dans ce jeune 21e siècle. 

    Comme l’écrivait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. » Faisons en sorte, ensemble, que les monstres soient arrêtés à temps pour aider à construire un nouveau monde.
     
    [1] Tribune Libération 29 décembre http://www.liberation.fr/futurs/2014/12/29/2015-quels-chocs-pour-faire-bouger-l-europe_1171435
    [2] Le 3 décembre dernier, on apprenait que le chômage atteignait son plus haut niveau depuis 1997, avec plus de 10 % de la population active concernée.
    [3] As Le Pen rises Europe’s liberal dream is disappearing in front of our eyes, Rafel Behr, The #Guardian 9 decembre.

    Origine de l’article : http://ptb.be/articles/union-europeenne-ceux-qui-ont-ecrase-les-grecs-ont-fraye-la-voie-au-fn

    http://seenthis.net/messages/439367 via BCE 106,6 Mhz