• Covid-19 en Seine-Saint-Denis (1/2) : quand l’#épidémie aggrave les #inégalités sociales de #santé - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Covid-19-en-Seine-Saint-Denis-1-2-quand-l-epidemie-aggrave-les-inega
    https://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1540.jpg?1593680217

    Cette morphologie sociale peut éclairer la prévalence du Covid-19 dans le département et la #surmortalité qui en a découlé (Brun et Simon 2020), car les personnes racisées sont surreprésentées dans les emplois de service précaires (chauffeurs, livreurs, caissières, femmes de ménage, aides-soignantes) et nombre d’entre elles sont exposées à des contacts répétés tout au long de la journée, vecteurs possibles de contamination. 52,7 % des salarié·es prennent les transports en commun pour aller travailler, la Seine-Saint-Denis se classant en la matière au deuxième rang des départements, derrière Paris (68,6 %) et devant le Val-de-Marne (48,9 %). En période de confinement, l’impossibilité de télétravailler pour une grande partie des professions manuelles signifie en outre que les salarié·es du département ont davantage qu’ailleurs pris les #transports en commun, facteur qui, avec la pollution, joue dans la diffusion du virus. Dans ce contexte, ces salarié·es figurent au rang des premiers de corvée, aux côtés des soignant·es.

    Ces conditions de #travail s’articulent avec des conditions de vie plus dégradées qu’ailleurs, en matière alimentaire et de #logement. La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de France hexagonale : 27,9 % de personnes y vivaient en dessous de seuil de #pauvreté en 2017, contre 15,2 % à Paris. La faiblesse des ressources économiques de la population a des effets sur l’alimentation, et par conséquent sur la santé (diabète, maladies cardiovasculaires). Cette question fait l’objet de campagnes de prévention et d’expérimentations depuis plusieurs années dans les villes du département qui développent une politique de santé publique, telles que Rouvil. En matière de logement, outre les foyers de travailleurs – habitat collectif avec une forte densité – plus nombreux en Seine-Saint-Denis qu’ailleurs, une partie importante des habitant·es du département vit dans des logements en #suroccupation. En 2016, plus d’un quart des logements du département était suroccupé (26,5 %), le plaçant au deuxième rang des départements de France hexagonale en la matière, derrière Paris (32,3 %). Or, le logement a des effets sur l’état de santé : avant l’épidémie déjà, notre enquête à Rouvil a notamment montré les effets sanitaires de l’#insalubrité des logements, en particulier sur les pathologies respiratoires. Suroccupation et insalubrité participent à intensifier la progression de l’épidémie en Seine-Saint-Denis (Gilbert 2020), provoquant ce que des journalistes ont qualifié de « clusters familiaux », en reprenant cette catégorie épidémiologique désignant un foyer de contamination.

    #coronavirus

    https://seenthis.net/messages/865028 via Agnès Maillard



  • Mike Davis : « La réouverture de l’économie nous enverra en enfer » – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/mike-davis-covid19-economie-enfer

    Les chercheurs avaient espéré que le tueur qui nous frappe aujourd’hui, un virus nommé SRAS-C0V-2, partage la plupart de ses gènes avec le premier SRAS et serait donc lui aussi facile à identifier grâce à sa corrélation avec les symptômes des patients. Ils se sont tragiquement trompés.

    Quatre mois après le début de sa circulation dans le genre humain, nous savons qu’à la différence de ses prédécesseurs ce virus vole sur les mêmes ailes que la grippe : les personnes qui le propagent ne manifestent pas de signes visibles de maladie. L’agent pathogène actuel s’avère être « furtif » dans des proportions qui dépassent de loin celui de la grippe et qui sont peut-être sans précédent dans les annales de la microbiologie. L’équipage du porte-avions Theodore Roosevelt a été contaminé. La Marine l’a presque entièrement testé et ses médecins ont découvert que 60% des personnes infectées n’avaient jamais présenté de symptômes visibles.

    Un nombre immense de cas non détectés serait considéré comme une bonne nouvelle pour autant que les infections produisent une immunité durable. Mais il semble que tel ne soit pas le cas.

    Des dizaines de tests sanguins sont présentement utilisés pour la détection d’anticorps, aucun n’est au bénéfice d’une certification de la FDA, ils produisent des résultats confus et contradictoires et rendent impossible pour le moment l’établissement d’une autorisation de retour au travail que garantirait la présence d’anticorps.

    La recherche la plus récente – elle peut être consultée sur LitCovid, le site Web du « National Institutes of Health » – suggère que le #coronavirus conférerait une #immunité très limitée, et qu’il pourrait devenir aussi pérenne que la grippe. Faute de mutations importantes, les deuxième et troisième infections seront probablement moins dangereuses pour les survivants, mais nous ne disposons à ce jour d’aucune preuve qu’elles seront moins dangereuses pour les personnes non infectées dans les groupes à haut risque. Le monstre Covid-19 nous hantera encore pendant longtemps.

    https://seenthis.net/messages/863652 via Agnès Maillard


  • Are slaughterhouses turning into #coronavirus factories? | Euronews
    https://www.euronews.com/2020/06/24/are-slaughterhouses-turning-into-coronavirus-factories
    https://static.euronews.com/articles/stories/04/77/02/60/1000x563_cmsv2_3be64115-5713-5ddb-8ee9-be0083664fdb-4770260.jpg

    Experts say meat processing plants are ripe for the virus to spread, as they’re often cold, damp, and keep employees in close contact. But much of the #transmission of the virus may occur away from work: where employees live and share meals.

    “It’s very important to realise that workers in these plants – and this is unpopular work – are often #migrant workers, foreign workers who will live in dormitories. And they live and travel very closely together,” Professor James Wood, the head of Cambridge University’s Veterinary School, told Euronews.

    “So transmission, where #clusters occur, maybe occurring both in the home environment from travelling to work, as well as actually in the workplace itself.”

    #migrants #dortoirs

    https://seenthis.net/messages/863374 via Kassem


  • #Coronavirus : 150 000 nouveaux cas dans le monde en une journée, un record depuis le début de la pandémie

    Avec le #déconfinement, le monde est entré dans une « phase dangereuse », avertit l’OMS. Près de la moitié des nouveaux cas se trouvent sur le continent américain.

    Le Monde avec AFP Publié hier à 18h32, mis à jour à 05h45

    Suivre les chiffres de la #pandémie
    mise à jour le 19 juin 2020
    MONDE
    CAS CONFIRMÉS
    8,7 millions
    MORTS
    460 005
    FRANCE
    CAS CONFIRMÉS
    159 452
    MORTS
    29 617
    LES MORTS DANS LE MONDE
    pour 1 million d’habitants
    1. Belgique 848,8
    2. Royaume-Uni 639,9
    3. Espagne 606
    4. Italie 571,9
    5. Suède 496,2
    6. France 442,2
    7. Etats-Unis 364,1
    8. Pays-Bas 354
    9. Irlande 353,1
    10. Equateur 243,3

    Le monde est entré dans une « phase dangereuse » alors que de nombreux pays lèvent peu à peu leurs mesures de confinement ou de restriction à la mobilité, s’alarme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), vendredi 19 juin.

    Quelque 150 000 nouveaux cas de #contamination par le #SARS-CoV-2 ont été dénombrés jeudi, ce qui constitue un record depuis le début de la pandémie, a souligné le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Près de la moitié des cas [proviennent] des Amériques », a-t-il précisé lors d’un point de presse par téléconférence.

    « Le monde est entré dans une phase nouvelle et dangereuse. Beaucoup de gens sont évidemment fatigués de rester chez eux. Les pays sont désireux de rouvrir leur société et leur économie », a-t-il déclaré. « Mais le #virus continue de se propager rapidement, il reste mortel et la plupart des personnes restent exposées », a-t-il insisté.

    Les Européens établiront en « milieu de semaine prochaine » une première liste d’une cinquantaine de pays hors Union européenne avec lesquels les frontières vont être rouvertes, selon Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.

    L’Amérique latine, région où la mortalité est la plus forte
    La pandémie de Covid-19 a fait plus de 450 000 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l’apparition de la maladie en décembre, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles vendredi à 13 heures. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, avec 118 435 morts, suivis par le Brésil (47 748), le Royaume-Uni (42 288), l’Italie (34 514) et la France (29 603).

    L’Amérique latine et les Caraïbes sont, désormais, la région où la maladie tue le plus quotidiennement. C’est au Brésil que la pandémie progresse actuellement le plus vite : le pays le plus peuplé d’Amérique latine enregistre 1 032 913 contaminations après un record de 54 771 nouveaux cas en une journée. Le bilan va franchir dans les jours qui viennent le cap des 50 000 morts, après 48 954 décès vendredi suite à la prise en compte de 1 206 morts supplémentaires en 24 heures.

    Au Mexique – qui compte 20 394 décès pour plus de 170 000 cas déclarés –, les autorités de la capitale Mexico ont retardé d’une semaine la reprise d’activités économiques initialement prévues lundi, pour tenter de réduire le nombre de contaminations et faire baisser les hospitalisations. La mesure concerne les marchés, restaurants, centres commerciaux, hôtels et lieux de culte. Les usines automobiles, les mines, le bâtiment et la production de bière, qui ont repris le 1er juin, ne sont pas concernés.

    « Signaux d’alerte » en Italie
    En Italie, les autorités sanitaires ont appelé, vendredi, à la « prudence », après avoir observé des « signaux d’alerte liés à la transmission » du Covid-19. « Dans certaines parties du pays, la circulation du virus est encore importante », souligne dans son rapport hebdomadaire, pour la semaine du 8 au 14 juin, l’Institut supérieur de la santé (ISS).

    Le Latium, la région de la Rome, est ainsi en tête du classement des contagions et a dépassé celui de la Lombardie (Nord), épicentre de l’épidémie dans le pays, qui a fait officiellement fait plus de 34 500 morts. Cependant, « dans l’ensemble, le tableau général de la transmission et de l’impact de l’infection (…) en Italie reste peu critique ».

    Le Maroc enregistre une hausse record des contaminations
    Le Maroc a fait état vendredi de 539 nouveaux cas de contamination au Covid-19, soit le bilan quotidien le plus élevé dans le royaume depuis l’annonce du premier cas début mars. Ces cas « asymptomatiques », pour la plupart (457), ont été recensés « en milieu professionnel » dans la région de Rabat-Kénitra (ouest), a précisé le ministère de la santé. Selon la presse locale, il s’agit d’un foyer de contaminations découvert dans une usine de conditionnement de fraises près de la ville de Kénitra.

    Jusqu’ici, le pays, qui compte 35 millions d’habitants, enregistrait quotidiennement moins d’une centaine de cas en moyenne. Il apparaît relativement épargné avec moins de 10 000 contaminations au total et 213 morts officiellement recensées.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/19/150-000-nouveaux-cas-de-covid-19-dans-le-monde-en-une-journee-un-record-depu

    https://seenthis.net/messages/862050 via kaparia



  • Covid-ORTF - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales → Samuel Gontier
    http://cqfd-journal.org/Covid-ORTF

    Ce #panurgisme s’illustre dans le soutien quasi unanime au gouvernement quand il refuse le port du masque. « Les services de réanimation sont remplis de personnes qui pour certaines d’entre elles portaient des masques », prétend le ministre de la santé Olivier Véran. Experts et éditorialistes acquiescent. « Avoir un masque et le toucher toute la journée [...] peut être un vecteur de contamination », alerte Daniel Guillerm, de la Fédération nationale des infirmiers libéraux. « Avoir un masque peut être totalement illusoire », renchérit Virginie Le Guay, de Paris Match. En résumé, le gouvernement a savamment organisé la pénurie de masques pour protéger la population.

    #coronavirus #médias

    https://seenthis.net/messages/859882 via Agnès Maillard


  • Comment l’épidémie due au coronavirus peut-elle disparaître, ou survivre ? David Larousserie, Pascale Santi, Paul Benkimoun, Nathaniel Herzberg et Chloé Hecketsweiler
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/06/09/comment-l-epidemie-due-au-coronavirus-peut-elle-disparaitre_6042205_1650684.

    Le confinement a amorcé la décrue des contaminations... mais le coronavirus passera-t-il l’été ? Les chercheurs en débattent.

    On comptait 14 643 personnes hospitalisées le 29 mai. 665 de moins le 2 juin. Puis encore 924 de moins au 4 juin. Quatre semaines après la fin du confinement en France, l’épidémie de Covid-19 semble poursuivre son recul, comme dans la plupart des pays, à l’exception de ceux d’Amérique du Sud, et de l’Iran, qui connaît même un fort rebond. Pourtant, le conseil scientifique, dans son avis du 2 juin, reste prudent. Parmi ses quatre scénarios, il n’exclut pas celui de la « perte de contrôle » de l’épidémie.

    « Depuis le début, le conseil scientifique se place dans l’unique perspective du pire scénario, obnubilé par des modèles qui prévoyaient 500 000 morts en France et qui ont failli. La réalité, c’est que la vague est passée presque partout, que la décrue est générale, que certains pays n’ont plus aucun mort, indique Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes et directeur de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Irmes), opposant résolu au confinement. Ce virus est nouveau. On doit donc continuer à l’étudier, à le surveiller. Mais son cousin le plus proche, c’est le SARS-CoV, et ce coronavirus-là a bel et bien disparu en 2003. Pour moi, c’est l’hypothèse la plus probable. »

    « L’épidémie a été arrêtée par les mesures extraordinaires de distanciation, mais on a encore quelque 1 000 contaminations par jour en France , rappelle pour sa part Astrid Vabret, chef du service de virologie du CHU de Caen. Avec le retour de l’hiver et des activités d’intérieur, je vois bien ce virus revenir. Cela dépendra aussi de l’état immunitaire de la population, de la durée de protection que confère une première contamination et, bien sûr, de l’éventuelle arrivée d’un vaccin. »

    Entre ces deux situations de reprise ou d’arrêt, il existe plusieurs variantes, comme « une persistance à bas bruit, dans des poches, comme on le voit avec la polio » , décrit Jean-François Toussaint. Ou « une épidémie sous contrôle (…) associée à des clusters localisés pouvant être maîtrisés ». Voire une « reprise progressive » de l’épidémie à bas bruit, sans que les chaînes de contamination puissent être identifiées, au risque d’une détérioration rapide de la situation, pour le conseil scientifique.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Patrick Berche : « Quand la grippe espagnole s’est éteinte, le virus est devenu saisonnier »
    Une épidémie obéit à « des lois froides de la physique » , selon les mots de Samuel Alizon, chercheur CNRS de l’équipe Evolution théorique et expérimentale du laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs : écologie, génétique, évolution et contrôle, à Montpellier. C’est-à-dire que si le nombre moyen d’infections secondaires est supérieur à 1 (une personne en contamine plus d’une en moyenne), l’épidémie repartira. Si ce paramètre, le fameux R0, est plus bas que 1, elle diminue. Le 4 juin, le point hebdomadaire de Santé publique France l’estimait à 0,76.

    Pour prévoir quel scénario sera le bon, il faut donc savoir quel facteur ferait pencher d’un côté ou l’autre de la barrière. Revue de détail de ces différents paramètres.

    Les mesures barrières

    Le dernier avis du conseil scientifique, daté du 2 juin, rappelle que « le confinement avait réduit le taux de transmission de SARS-CoV-2 d’à peu près 70 % à 80 % ». De quoi faire baisser le nombre moyen d’infections secondaires au-dessous de 1 et donc enrayer l’épidémie. Cela pourrait continuer, car, malgré les levées progressives de certaines mesures de contrôle, les comportements ne sont pas redevenus identiques à ceux de l’avant confinement. « Nous recommandons une large utilisation [des masques] dans les lieux publics et confinés (transports, commerces), mais aussi dans les rues bondées. Le masque nous protège et protège les autres », a rappelé Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, au Journal du dimanche , le 7 juin.

    Comme le reconnaissent les membres du conseil scientifique dans leur dernier avis, le scénario de « perte de contrôle », qui n’est pas exclu, « exigerait des décisions difficiles, conduisant à choisir entre un confinement national généralisé, permettant de minimiser la mortalité directe, et d’autres objectifs collectifs, économiques et sociaux, s’accompagnant alors d’une importante mortalité directe ».

    L’arrivée de l’été

    « Dans les zones tempérées de l’hémisphère Nord, les virus respiratoires circulent de septembre à fin avril, selon un calendrier régulier » , constate Astrid Vabret. Fin septembre, ce sont les premiers rhinovirus, en décembre le virus syncytial, puis les coronavirus, avec leur pic en février, suivis des parainfluenza. S’y ajoute la grippe, l’hiver, pendant neuf à dix semaines par an. « Sur l’ensemble des pandémies avec une atteinte respiratoire haute, huit sur dix régressent l’été, mais cinq sur dix repartent à l’automne » , a rappelé Jean-François Delfraissy, sur France Inter, le 5 juin.

    Difficile, donc, de prévoir le comportement du virus. Première hypothèse, SARS-CoV-2 imiterait son plus proche parent, le SARS-CoV de 2003, autrement dit, il disparaîtrait dès la première saison. « Mais je n’y crois pas. Il y a eu tellement de foyers que je ne vois pas pourquoi il ne continuerait pas à circuler à bas bruit dans certains d’entre eux », indique Astrid Vabret. Deuxième hypothèse, il imite les quatre anciens coronavirus humains connus – HKU1, OC43, NL63, 229E – et devient saisonnier. C’est ce que semble indiquer un modèle de l’université Harvard, paru dans Science le 22 mai. En s’appuyant sur les variations saisonnières de deux d’entre eux, OC43 et HKU1, les chercheurs prévoient des pics épidémiques de Covid-19 aux mêmes périodes automnales et hivernales. La disparition actuelle n’est donc peut-être pas définitive.

    Le virus se modifie

    Pour les virologues, le SARS-CoV-2 reste « très mystérieux ». « Depuis le début, il nous a surpris et nous nous sommes trompés », admet Astrid Vabret. Après six mois de circulation à travers le globe, le pathogène ne semble pas endémique, comme le sida, mais bien épidémique. Il apparaît également « ubiquitaire », capable de contaminer la planète entière. Enfin, c’est un virus émergent, qui a rencontré une population dépourvue de défenses spécifiques.

    Pourrait-il s’atténuer ou muter, les coronavirus étant connus pour leur facilité à se recombiner ? « Ce génome mute peu, dix fois moins que le VIH et deux-trois fois moins que la grippe », constate Olivier Gascuel, directeur de recherche au CNRS et à l’Institut Pasteur. Environ 35 000 génomes viraux ont été séquencés et aucune preuve définitive n’a montré que, parmi ces mutations, certaines favoriseraient une transmissibilité accrue. De même, l’hypothèse de virus « affaibli » ou « défectueux » , c’est-à-dire ayant des génomes incomplets nuisant à sa réplication, n’a pas été confirmée.

    Il n’est donc pas évident que survienne le coup de chance qu’ont connu les porcs dans les années 1980. A cette époque, le TGEV, un redoutable coronavirus, provoquait chez eux une gastro-entérite mortelle. Mais il a muté en un coronavirus respiratoire, le PRCV, aussi contagieux mais bénin, offrant au passage une immunité croisée aux animaux.

    Une immunité croisée ?

    Dans les modèles les plus simples décrivant l’évolution d’une épidémie, la décrue commence lorsque le nombre de personnes infectées atteint un seuil dit d’« immunité de groupe ». La fourchette de 50 % à 70 %, souvent donnée, se déduit du nombre d’infections secondaires engendrées par un individu. C’est 50 % si une personne en infecte en moyenne deux autres ; 66 % si ce sont trois personnes. Dans son avis n°7 du 2 juin, le conseil scientifique s’attend « à ce que 3 % à 7 % de la population française ait été infectée par le SARS-CoV-2 durant la première vague ». Nous sommes donc loin des seuils d’une immunité de groupe.

    Mais les taux mesurés dans les enquêtes sérologiques reflètent la proportion d’individus chez lesquels les tests ont retrouvé des anticorps spécifiquement dirigés contre le SARS-CoV-2. Or, les anticorps ne représentent qu’une des deux formes de réponse immunitaire – l’autre, de type « cellulaire », repose sur des globules blancs spécialisés, les lymphocytes T. Dans les deux cas, la parade semble active sur les agents infectieux présentant certaines similitudes. Par exemple, un même type de fixation sur les cellules à infecter. Un virus nous protégerait donc d’un autre. C’est ce que l’on appelle l’immunité croisée, dotée d’une mémoire plus large que celle du seul agent infectieux qui l’a provoquée.

    Une partie encore indéterminée de la population bénéficierait ainsi d’une protection, au moins partielle, contre le SARS-CoV-2. « Plusieurs publications ont montré l’existence d’une protection croisée chez des personnes infectées par le SARS-CoV en 2003, mais peu de gens ont été infectés par celui-ci : 8 000 environ dans le monde », indique James Di Santo, responsable de structure à l’Institut Pasteur. Cela donne néanmoins une première idée de la durée de l’immunité croisée.

    Plusieurs publications rapportent l’identification d’anticorps monoclonaux spécifiques du SARS-CoV, qui neutralisent également le SARS-CoV-2, ou de lymphocytes T de type CD4 réagissant contre le SARS-CoV-2, non seulement chez 8 malades sur 10, mais aussi chez des personnes séronégatives pour ce virus. La mémoire de ces cellules aurait été acquise lors de rhumes fréquemment dus à des coronavirus saisonniers. « Cette immunité croisée pourrait jouer un rôle chez les personnes peu ou pas symptomatiques, notamment les enfants », souligne le virologue Etienne Decroly, directeur de recherche au CNRS.

    « Les enfants, du fait de l’entraînement de cette immunité innée par les infections virales et bactériennes successives de la petite enfance, ont possiblement une immunité “entraînée” plus efficace que celle des adultes », renchérit le pédiatre infectiologue Robert Cohen.

    Ces différents profils « protégés » pourraient expliquer une décrue alors que le nombre de personnes infectées reste bas, loin d’une immunité de groupe.

    Une susceptibilité individuelle sous-estimée

    Les seuils d’immunité de groupe ne sont en réalité peut-être pas aussi élevés que la théorie le prévoit. Cette dernière n’est en effet pas fausse, mais réductrice. Elle considère que tous les individus ont les mêmes probabilités d’être contaminés, et fait donc fi des variations individuelles. Or, celles-ci peuvent être très importantes. Gabriela Gomes, de l’université de Strathclyde, à Glasgow, et de l’Ecole de médecine tropicale de Liverpool, rappelle, dans un article de mars 2020 sur le paludisme, que 20 % des enfants en Afrique rurale concentrent 80 % des piqûres de moustique. Dans le même article, elle calcule que 20 % des personnes les plus à risque comptent pour 86 % des infections totales de paludisme en Amazonie. Son modèle consiste à ne pas prendre, dans les équations, une probabilité de contamination homogène, mais à lui donner une certaine distribution déséquilibrée pour tenir compte de profils plus à risque que d’autres.

    Dans un preprint (un article pas encore paru) du 2 mai 2020 sur Medrxiv.org, elle a appliqué ce principe au Covid-19 et constaté qu’en fonction de l’importance de la variabilité le seuil à partir duquel l’épidémie régresse peut être considérablement réduit et passer de 60 % à 10 %. Tout se passe comme s’il suffisait que l’immunité de groupe soit atteinte dans le groupe le plus à risque pour changer la dynamique de l’épidémie. Plus précisément, alors que l’hypothèse d’homogénéité parfaite prévoit un rebond fort des contaminations, en ajoutant des profils plus à risque que d’autres, cette deuxième vague disparaît…

    L’un des problèmes de ce modèle est que les paramètres décrivant cette variabilité sont théoriques. « La version actuelle de notre preprint explore des paramètres choisis pour tenir compte des valeurs obtenues par d’autres études sur le SRAS et d’autres maladies infectieuses. Nous travaillons actuellement à déduire ces coefficients de variation pour le Covid-19 à partir de données dans un certain nombre de pays », indique Gabriela Gomes, qui promet donc une mise à jour de son travail.

    Le rôle des « superpropagateurs »

    Si, pour tenir compte de la variabilité individuelle, la chercheuse se place du côté des « cibles », susceptibles d’être infectées, d’autres se placent du côté des « sources ». Il existe là aussi de fortes différences, avec des individus ou des situations plus ou moins contaminantes. On retrouve les mêmes règles d’« inégalité » que précédemment : 80 % des contaminations peuvent avoir été engendrées par 20 % des gens seulement, souvent qualifiés de « superpropagateurs ». A l’inverse, cette règle signifie que beaucoup de personnes ne transmettent pas la maladie. L’équipe d’Adam Kucharski, de l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, a ainsi modifié les modèles épidémiologiques simples pour introduire cette variabilité. Les chercheurs ont ensuite évalué quelle hétérogénéité explique le mieux les données du début de l’épidémie. Ils ont trouvé, dans un article du 9 avril, que 9 % seulement des infections expliquaient 80 % des contaminations. Une autre équipe de l’université de Berne, le 30 janvier, avait trouvé 15 % au lieu de 9 %, avec une hétérogénéité plus faible.

    Or, « plus cette hétérogénéité est importante, plus l’épidémie a des chances de s’éteindre toute seule », rappelle Samuel Alizon. Les superpropagateurs sont rares et la majorité des personnes ne cause aucune infection secondaire, ce qui ralentit la propagation. « Cela permet de comprendre aussi pourquoi de grands rassemblements restent interdits car cela limite de facto la portée des supercontaminateurs », rappelle Julien Riou, coauteur de l’article de l’université de Berne.

    Mais ces deux manières de prendre en compte la situation hétérogène réelle posent cependant plusieurs questions. « L’une des raisons pour lesquelles cette hétérogénéité n’est souvent pas prise en compte dans les modèles est qu’il est difficile de la mesurer », souligne Gabriela Gomes. « Cela passe par le suivi de contacts et l’analyse de chaînes de transmission en début ou fin d’épidémie », indique Samuel Alizon. Une tâche compliquée.

    Ensuite, une fois connue cette variabilité, il s’agit d’identifier quels profils sont superpropagateurs ou les plus à risque. « L’intérêt pour une stratégie de santé publique est évident, car cibler les populations les plus à risque ou les plus infectantes peut être plus efficace que de cibler tout le monde, comme le fait un confinement généralisé », indique Samuel Alizon. Restera aussi à comprendre ce qui explique de telles particularités. Est-ce lié au porteur du virus ou bien aux conditions environnementales (densité de la population, pièce fermée, température/humidité…) ?

    Tous ces facteurs pourraient jouer de concert pour expliquer la décrue actuelle de l’épidémie.

    #coronavirus #covid_19 #immunité_croisée #santé_publique #épidémie

    https://seenthis.net/messages/859851 via colporteur


  • #Webinars. #COVID-19 Capitalism #Webinar Series

    Since 1 April, #TNI with allies has brought together experts and activists weekly to discuss how this pandemic health crisis exposes the injustices of the global economic order and how it must be a turning point towards creating the systems, structures and policies that can always protect those who are marginalised and allow everyone to live with dignity. Every Wednesday at 4pm CET.

    TNI works closely with allied organisations and partners around the world in organising these webinars. AIDC and Focus on the Global South are co-sponsors for the full series.

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    Les conférences déjà en ligne sont ci-dessous en commentaire.

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    Les prochains webinars:

    On 10 June, TNI will hold a webinar on Taking on the Tech Titans: Reclaiming our Data Commons.
    https://www.tni.org/files/styles/content_full_width/public/copy_of_copy_of_fb_event_cover_10th_june_2.png?itok=tIbBJWYX#.jpg

    Upcoming webinars - Wednesdays at 4pm CET

    17 June: Borders and migration
    #frontières #migrations

    24 June: Broken Trade System
    #commerce

    https://www.tni.org/en/webinars
    #capitalisme #vidéo #conférence #coronavirus

    ping @isskein @reka

    https://seenthis.net/messages/859529 via CDB_77


  • Retour à l’anormal - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2020/06/06/retour-a-lanormal
    https://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2020/06/expect-kermit.jpg

    Je ne peux pas penser la #crise du #coronavirus sans la remettre en perspective le bordel mou qu’étaient déjà nos vies, sans avouer que ce n’a été qu’une couche de #désintégration agglomérée à d’autres situations déjà profondément chaotiques et remarquables.

    En fait, nos vies ne sont que ça  : des périodes plus ou moins longues où il ne se passe pas grand-chose d’intéressant entrecoupées abruptement de déflagrations historiques qui bouleversent à peu près tout, nous laissant dans un état de #sidération dont on ressort lentement, hébétés et vaguement nostalgiques d’un avant dont on a à peu près tout oublié.

    https://seenthis.net/messages/858988 via Agnès Maillard


  • À ceux qui cherchent à s'informer de manière fiable sur les événements en cours : lejournal.cnrs.fr/articles/la-sc… et monde-diplomatique.fr/2014/12/CANARD… pour commencer. #coronavirus
    https://mobile.twitter.com/vslonskamalvaud/status/1239852176165474306?p=v

    À ceux qui cherchent à s’informer de manière fiable sur les événements en cours : lejournal.cnrs.fr/articles/la-sc… et monde-diplomatique.fr/2014/12/CANARD… pour commencer. #coronavirus


  • Les gaz lacrymos lancés par la #police pourraient entraîner une deuxième vague de #coronavirus
    – The New York Times

    https://www.nytimes.com/2020/06/03/us/tear-gas-risks-protests-coronavirus.html
    https://static01.nyt.com/images/2020/06/02/us/02UNREST-TEARGAS/02UNREST-TEARGAS-facebookJumbo.jpg

    The billowing clouds of tear gas that the authorities are sending through protest crowds across the United States may increase the risk that the coronavirus could spread through the gatherings.

    Along with the immediate pain that can cause watering eyes and burning throats, tear gas may cause damage to people’s lungs and make them more susceptible to getting a respiratory illness, according to studies on the risks of exposure. The gas can also incite coughing, which can further spread the virus from an infected person.

    https://seenthis.net/messages/858315 via jurisquetout


  • Neuf élèves d’une même classe infectés au #coronavirus | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/580048/neuf-eleves-d-un-meme-groupe-infectes-au-coronavirus
    https://media1.ledevoir.com/images_galerie/nwd_815641_647273/image.jpg?ts=1591157970

    Neuf élèves d’une classe de l’#école Louis-de-France, à Trois-Rivières, ont été infectés au coronavirus après qu’un #enfant a été contaminé en côtoyant un cas positif dans la communauté.

    Le virus s’est répandu dans le groupe malgré la distance de deux mètres entre chaque pupitre, le lavage des mains et le marquage au sol un peu partout dans l’école. Cette éclosion illustre les difficultés de prévenir la propagation du virus dans une école primaire même si les élèves et le personnel respectent autant que possible les règles sanitaires.

    [...]

    La quasi-totalité de ce groupe de l’école Louis-de-France, soit 9 élèves sur 11 ou 12, selon la Dre Godi, a été infectée par le coronavirus.

    https://seenthis.net/messages/858188 via Kassem


  • Small droplet aerosols in poorly ventilated spaces and SARS-CoV-2 transmission - The Lancet Respiratory Medicine

    https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(20)30245-9/abstract
    https://els-jbs-prod-cdn.jbs.elsevierhealth.com/cms/asset/d28ba77e-fb7f-4fde-a9cf-4358c6d73b63/fx1.jpg

    This study shows that better ventilation of spaces substantially reduces the airborne time of respiratory droplets. This finding is relevant because typically poorly ventilated and populated spaces, like public transport and nursing homes, have been reported as sites of viral transmission despite preventive physical distancing. The persistence of small respiratory droplets in such poorly ventilated spaces could contribute to the spread of SARS-CoV-2. Our findings confirm that improving ventilation of public spaces will dilute and clear out potentially infectious aerosols. To suppress the spread of SARS-CoV-2 we believe health-care authorities should consider the recommendation to avoid poorly ventilated public spaces as much as possible. The implications are also important for hospital settings where aerosolisation by coughing and medical treatments and close contact with COVID-19 patients is very common.

    #coronavirus #science #transmission

    https://seenthis.net/messages/856845 via jurisquetout


  • #Coronavirus : Séoul limite le nombre d’élèves dans ses écoles à cause d’une flambée de cas
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-seoul-limite-le-nombre-d-eleves-dans-ses-ecoles-a-cause-d-une-f
    https://www.lefigaro.fr/static/img/defaultShare.jpg

    La Corée du Sud fut fin février le deuxième pays le plus touché par l’épidémie après son foyer chinois, mais le gouvernement est parvenu à maîtriser la situation grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes infectées qui lui a valu les éloges des capitales étrangères. Les restrictions avaient été largement levées au début du mois, et tout le pays était en voie de retrouver une vie normale, jusqu’à l’apparition de nouveaux foyers cette semaine dans la capitale et ses environs, qui a poussé les autorités à imposer de nouvelles restrictions. Les écoles avaient ainsi commencé à rouvrir graduellement.

    https://seenthis.net/messages/856947 via Agnès Maillard


  • The smart city as time-space cartographer in COVID-19 control: the South Korean strategy and democratic control of surveillance technology

    While the US, UK, France, Italy, and many other countries ended up implementing complete lockdown after tens of thousands of deaths from COVID-19, South Korea kept factories and offices running, flattened the curve, and maintained a low mortality rate. Extensive media coverage has focused on South Korea’s testing capacity as the primary reason, but there has been little discussion of the vital role of the smart city. In this paper, we describe how smart city technologies form a crucial part of disease control in South Korea, explain the social conditions for the extensive use of smart city technology, and offer critical insights into contemporary discussions on the issue of smart cities and surveillance.

    https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15387216.2020.1768423
    #smart_city #ville_intelligente #surveillance #covid-19 #Corée_du_Sud #confinement #coronavirus #géographie_urbaine #villes #urban_matter #technologie #technologie_de_la_surveillance

    ping @etraces

    https://seenthis.net/messages/856733 via CDB_77




  • Like after #9/11, governments could use coronavirus to permanently roll back our civil liberties

    The ’emergency’ laws brought in after terrorism in 2001 reshaped the world — and there’s evidence that it could happen again.

    With over a million confirmed cases and a death toll quickly approaching 100,000, Covid-19 is the worst pandemic in modern history by many orders of magnitude. That governments were unprepared to deal with a global pandemic is at this point obvious. What is worse is that the establishment of effective testing and containment policies at the onset of the outbreak could have mitigated the spread of the virus. Because those in charge failed to bring in any of these strategies, we are now seeing a worrying trend: policies that trample on human rights and civil liberties with no clear benefit to our health or safety.

    Broad and undefined emergency powers are already being invoked — in both democracies and dictatorships. Hungary’s Prime Minister Viktor Orban was granted sweeping new powers to combat the pandemic that are unlimited in scope and effectively turn Hungary’s democracy into a dictatorship. China, Thailand, Egypt, Iran and other countries continue to arrest or expel anyone who criticizes those states’ response to coronavirus.

    The US Department of Justice is considering charging anyone who intentionally spreads the virus under federal terrorism laws for spreading a “biological agent”. Israel is tapping into previously undisclosed smartphone data, gathered for counterterrorism efforts, to combat the pandemic. States in Europe, anticipating that measures against Covid-19 will violate their obligations under pan-European human rights treaties, are filing official notices of derogation.

    A chilling example of the effects of emergency powers on privacy rights and civil liberties happened during the aftermath of the September 11, 2001 attacks and the resulting “war on terror”, in which successive US presidents pushed the limits of executive power. As part of an effort to protect Americans from security threats abroad, US government officials justified the use of torture in interrogation, broad state surveillance tactics and unconstitutional military strikes, without the oversight of Congress. While the more controversial parts of those programs were eventually dismantled, some remain in place, with no clear end date or target.

    Those measures — passed under the guise of emergency — reshaped the world, with lasting impacts on how we communicate and the privacy we expect, as well as curbs on the freedoms of certain groups of people. The post-September 11 response has had far-reaching consequences for our politics by emboldening a cohort of populist leaders across the globe, who ride to election victories by playing to nationalist and xenophobic sentiments and warning their populations of the perils brought by outsiders. Covid-19 provides yet another emergency situation in which a climate of fear can lead to suspension of freedoms with little scrutiny — but this time we should heed the lessons of the past.

    First, any restriction on rights should have a clear sunset clause, providing that the restriction is only a temporary measure to combat the virus, and not indefinite. For example, the move to grant Hungary’s Viktor Orban sweeping powers has no end date — thus raising concerns about the purpose of such measures when Hungary is currently less affected than other regions of the world and in light of Orban’s general penchant for authoritarianism.

    Second, measures to combat the virus should be proportional to the aim and narrowly tailored to reach that outcome. In the case of the US Department of Justice debate as to whether federal terrorism laws can be applied to those who intentionally spread the virus, while that could act as a potent tool for charging those who actually seek to weaponize the virus as a biological agent, there is the potential for misapplication to lower-level offenders who cough in the wrong direction or bluff about their coronavirus-positive status. The application of laws should be carefully defined so that prosecutors do not extend the boundaries of these charges in a way that over-criminalizes.

    Third, countries should stop arresting and silencing whistleblowers and critics of a government’s Covid-19 response. Not only does this infringe on freedom of expression and the public’s right to know what their governments are doing to combat the virus, it is also unhelpful from a public health perspective. Prisons, jails and places of detention around the world are already overcrowded, unsanitary and at risk of being “superspreaders” of the virus — there is no need to add to an at-risk carceral population, particularly for non-violent offenses.

    Fourth, the collectors of big data should be more open and transparent with users whose data is being collected. Proposals about sharing a person’s coronavirus status with those around them with the aid of smartphone data should bring into clear focus, for everyone, just what privacy issues are at stake with big tech’s data collection practices.

    And finally, a plan of action should be put in place for how to move to an online voting system for the US elections in November 2020, and in other critical election spots around the world. Bolivia already had to delay its elections, which were key to repairing its democracy in a transitional period following former President Evo Morales’s departure, due to a mandatory quarantine to slow the spread of Covid-19. Other countries, including the US, should take note and not find themselves flat-footed on election day.

    A lack of preparedness is what led to the current scale of this global crisis — our rights and democracies should not suffer as a result.

    https://www.independent.co.uk/voices/911-coronavirus-death-toll-us-trump-government-civil-liberties-a94586

    #le_monde_d'après #stratégie_du_choc #11_septembre #coronavirus #covid-19 #pandémie #liberté #droits_humains #urgence #autoritarisme #terrorisme #privacy #temporaire #Hongrie #proportionnalité #liberté_d'expression #surveillance #big-data #données

    ping @etraces

    https://seenthis.net/messages/854864 via CDB_77


  • Covid-19 : deux mois après leur infection, de nombreux patients présentent de nouveaux symptômes - France 3 Paris Ile-de-France
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/grand-paris/covid-19-deux-mois-apres-leur-infection-nombreux-patien
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2020/03/13/covid19-4691630.jpg?itok=SAv5CvVy
    Une fois de plus, la stratégie de l’immunité collective comme priorité à l’#économie démontre sa profonde connerie tant elle est prise dans une remarquable carences de données comme les séquelles à moyen terme pour des infectés du #coronavirus qui n’ont souvent pas été hospitalisés voire même dépistés, mais qui restent incapable de recommencer à trimer 2 mois après.

    C’est ce qu’a fait Cyril Theophilos. Le jeune homme de 20 ans, originaire d’Alfortville, a frôlé la catastrophe. Alors qu’il ne présentait plus de signes de la maladie depuis un mois, il s’est réveillé un matin avec « les poumons bloqués ». Direction les urgences de Créteil où lui a été diagnostiqué une embolie pulmonaire. Le jeune homme est alors placé sous assistance respiratoire pendant trois jours. Son hospitalisation va durer 11 jours. « Je suis toujours sous morphine et anticoagulants. Les médecins m’ont dit que je pourrais garder ces traitements pendant 6 mois. Cela attenue les douleurs mais je suis très vite essoufflé. Je ne peux plus courir. » Un cas loin d’être isolé. Les médecins ont en effet constaté une recrudescence d’embolies pulmonaires chez des jeunes âgés de 20 à 30 ans.

    https://seenthis.net/messages/854487 via Agnès Maillard


  • Du confinement à l’#hypersurveillance

    Alors que le confinement se maintient semaine après semaine, que tout le monde tourne en rond entre quatre murs, que chaque sortie réclame son attestation, que les forces de l’ordre contrôlent nos rares déplacements, que reste-t-il de notre #consentement et de nos #libertés ? Un sentiment d’enfermement et d’assujettissement ne se fait-il pas chaque jour plus fort ? Nous interrogeons le philosophe #Tony_Ferri, fin observateur et fin connaisseur des systèmes pénal et carcéral, de #punition et de #surveillance.

    https://topophile.net/app/uploads/2020/04/linogravure-Camille-Morin-e1587581310853.jpg

    https://topophile.net/savoir/covid-2-du-confinement-a-lhypersurveillance-questions-a-tony-ferri
    #confinement #surveillance #covid-19 #coronavirus

    ping @etraces

    https://seenthis.net/messages/854382 via CDB_77


  • Coronavirus : 90 % des contaminations se produiraient de façon aéroportée dans les lieux clos et mal ventilés
    https://www.caducee.net/actualite-medicale/14932/coronavirus-90-des-contaminations-se-produiraient-de-facon-aeroportee-dans-
    https://www.caducee.net/upld/brv/14000-14999/14932/strop-coronavirus-05-02-800.jpg

    La littérature médico-scientifique présente un ensemble d’indices concordants qui tendent à prouver que les contaminations par le biais d’aérosols sont non seulement plausibles, mais hautement probables dans certains foyers épidémiques. Les situations à risque de contamination sont dans leur grande majorité celles qui associent des lieux clos, mal ventilés, à forte densité humaine avec une durée d’exposition d’au moins plusieurs dizaines de minutes.

    Au vu de ces éléments, le principe de précaution devrait imposer aux autorités sanitaires de recommander le port de masque FFP2 pour tous les travailleurs contraints de travailler dans de telles conditions. À commencer par tous les professionnels de santé, notamment ceux de premiers recours et bien évidemment ceux qui travaillent dans des unités COVID-19.

    Le renouvellement de l’air dans les environnements intérieurs devrait également être une priorité. L’ouverture des fenêtres, l’augmentation des débits d’airs, le fonctionnement en continu des systèmes de ventilation sont autant de mesures relativement faciles à mettre en œuvre et probablement d’une grande efficacité. Quant au recyclage de l’air par des systèmes de ventilation qui fonctionnent en circuit fermé, ces procédés devraient être autant que possible limités voire stoppés dans l’attente de preuves irréfutables.

    Au contraire dans les milieux extérieurs, les risques sont d’autant plus faibles que la dilution dans l’air des aérosols y est importante et qu’il n’y a pas d’attroupement de longue durée. Ce qui plaide en faveur d’une levée ou d’un allègement des restrictions concernant la fréquentation des parcs, jardins et sites naturels, mais aussi des restaurants ou des bars qui peuvent proposer des repas ou des boissons sur des terrasses extérieures.

    #COVID-19 #coronavirus #infection #transmission #contamination
    #Ouvrez_les_parcs

    https://seenthis.net/messages/854226 via rumor



  • En Rhénanie-du-Nord-Westphalie et dans le Schleswig-Holstein, des centaines d’employé·es des abattoirs sont contaminé·es par le corona. Or le seuil de reconfinement a été fixé à 50 cas pour 100 000 habitant·es pour une région donnée.
    La question est : le déconfinement était-il prématuré en Allemagne ou la misère sociale de ces personnes venant d’Europe de l’Est pour faire des sales boulots sous-payés explique-t-elle ces foyers de contamination ?

    Le ministre de la santé de Rhénanie-du-Nord-Westphalie « a mentionné l’hébergement du personnel des abattoirs, provenant pour la plupart de Roumanie et de Bulgarie, dans des logements collectifs comme une raison possible de l’apparition de l’épidémie. Il se peut que ces foyers ne répondent pas aux normes d’hygiène requises en cas de pandémie. Il faut maintenant examiner cette question. »
    https://www.tagesschau.de/wirtschaft/coronavirus-fleischbetrieb-101.html
    #Allemagne #corona #abattoirs #migration #Europe_de_l'Est #salariat #précarité #exploitation

    https://seenthis.net/messages/851797 via Nepthys