• « Il n’est pas besoin de beaucoup de mots » : #dérogations à tout va dans les #universités

    L’#ordonnance « relative à l’organisation des #examens et #concours pendant la #crise_sanitaire née de l’#épidémie de #covid-19 » a été examinée hier après-midi en conseil des ministres, et est donc parue au Journal officiel de ce matin. Cette ordonnance appartient à la deuxième vague des ordonnances prévues par la loi d’urgence du 23 mars 2020, après la vague des 25 ordonnances du 25 mars, dont les médias se sont largement fait l’écho.

    Il faut bien comprendre que cette ordonnance est une intervention du #pouvoir_exécutif dans ce qui représente normalement le champ de compétences du #Parlement. L’objectif de cette ordonnance n’est donc pas le même que l’objectif d’un #décret : il est d’abord et avant tout de modifier des dispositions de valeur législative, que le #Président_de_la_République et le #gouvernement n’ont normalement pas la possibilité de modifier par eux-mêmes, mais qu’ils peuvent tout de même modifier parce que le Parlement les y a exceptionnellement habilités.

    On est donc en présence d’un #droit_d’exception dans tous les sens du terme : #exception sur la forme, parce que le gouvernement intervient dans le champ du Parlement pour modifier des textes de #valeur_légale, conformément à la procédure des ordonnances (article 38 de la Constitution) ; exception sur le fond, parce cette ordonnance introduit un nombre important de modifications qui sont certes justifiées par l’épidémie et ses conséquences, mais qui, il ne faut pas le perdre de vue, sont aussi, pour nombre d’entre elles, des modifications que le #MESRI souhaite introduire ou généraliser depuis des années (#examens_à_distance, et notamment en #télésurveillance ; délibérations par #visioconférence ; pouvoirs forts des chefs d’établissements ; différenciations entre établissements). Il est très probable, de ce point de vue, que le provisoire actuel se révèle rapidement transitoire : les mesures prévues dans ces ordonnances représentent un galop d’essai fantastique pour le MESRI.

    Il est aussi important de noter, d’emblée, que l’ordonnance est très courte. On pourrait être tenté d’y voir le signe que les dérogations introduites sont en nombre limité. Il faut plutôt l’analyser, nous semble-t-il, comme la marque du caractère très général des nouveaux pouvoirs que l’ordonnance attribue, et du faible nombre de #garde-fous mis en place : il n’est pas besoin de beaucoup de mots pour dire que l’on peut déroger à tout va au droit existant, dès lors que le choix est fait de ne pas encadrer outre mesure ces dérogations.


    *

    Au-delà de ces considérations générales, on peut reprendre le contenu de l’ordonnance dans l’ordre, au risque d’être un peu long.

    1° Temporalité des #règles_dérogatoires

    Les mesures prises dans cette ordonnance ont une durée de vie doublement limitée : limitée dans le temps (elles sont applicables du 12 mars – elles peuvent donc avoir un effet rétroactif – au 31 décembre 2020) et limitée dans la finalité (elles doivent être « nécessaires pour faire face aux conséquences de la propagation de l’épidémie » et aux conséquences « des mesures prises pour limiter cette propagation »).

    Deux remarques sur ce point :

    Comme pour la #prorogation des mandats des présidents et conseils centraux, le choix a donc été fait d’une durée très longue de 9 mois 1/2. Ce choix est un peu étonnant, surtout depuis qu’on a réalisé que le choix du MESRI de proroger possiblement jusqu’au 1er janvier 2021 les mandats des présidents et conseils centraux n’est finalement pas la règle générale applicable aux établissements publics qui ne relèvent pas du MESRI (cf. l’article 6 de l’ordonnance du 27 mars 2020 adaptant le droit applicable au fonctionnement des établissements publics et des instances collégiales administratives pendant l’état d’urgence sanitaire, qui prévoit des prorogations allant, selon les cas, jusqu’au 30 juin et jusqu’au 31 octobre 2020).
    Il sera important de s’assurer que les modifications introduites sur le fondement de cette ordonnance ne perdurent pas dans certains établissements : elles doivent être strictement limitées aux deux barrières temporelles précédemment évoquées. Et dans tous les cas, comme dit plus haut, même si ces #limitations_temporelles existent, le risque est réel que ces modifications soient ensuite pérennisées, conformément à cette logique – maintes fois observée ailleurs – selon laquelle le droit d’exception préfigure le #droit_commun.

    2° Transformation des règles d’accès à l’enseignement supérieur et de délivrance des #diplômes

    Le chapitre Ier de l’ordonnance (articles 2 à 4) concerne l’accès aux formations de l’enseignement supérieur et la délivrance des diplômes de l’#enseignement_supérieur. Ces trois articles ont vocation à réduire (à « assouplir », dit-on en novlangue) de manière très importante les conditions légales du code de l’éducation par l’attribution de pouvoirs exceptionnels.

    Deux questions sont traitées dans ce chapitre : la détermination du contenu des « #adaptations » (articles 2 et 4) ; la détermination de l’#autorité_compétente pour prendre ces mesures d’adaptation (article 3).

    2.1 Le contenu possible des « adaptations » extrêmement large. On note immédiatement deux choses importantes :

    S’agissant des modifications des modalités d’accès aux #formations de l’enseignement supérieur, il n’est rien dit du contenu possible de ces modifications si ce n’est que chaque autorité qui intervient légalement dans la procédure d’accès aux formations (rectorat, universités) a le droit de changer les règles « nonobstant toute disposition législative ou réglementaire contraire », c’est-à-dire sans que les règles existantes puissent y faire obstacle. Ce grand silence, sur un sujet aussi sensible, interpelle car il laisse une marge de manœuvre très importante à chaque université et à chaque #rectorat pour adapter la procédure de l’article L. 612-3 du #code_de_l’éducation. Ce point appelle une vigilance toute particulière.
    Ceci dit, lorsque, s’agissant de la modification des modalités de délivrance des diplômes, une liste est établie, elle est en réalité si large qu’elle permet, là aussi, tout ou presque (modification de la nature des épreuves, de leur nombre, contenu, coefficient, conditions d’organisation, et notamment possibilité de dématérialisation complète).

    La plus grande liberté est donc laissée sur les modifications de contenu, et les pratiques vont vraisemblablement être très variables sur le territoire, mettant définitivement un terme à ce qui restait d’idéal d’#égalité des étudiant·es devant le #service_public de l’enseignement supérieur.

    Il faut bien voir que l’exercice risque d’être particulièrement brutal pour les étudiant·es, en particulier que toutes ces modifications peuvent leur être imposées de manière extrêmement rapide, en l’occurrence dans un délai qui peut être réduit jusqu’à deux semaines, par dérogation à l’article L. 613-1 du #code_de_l’éducation qui prévoit, lui, que les modalités du #contrôle_des_connaissances « doivent être arrêtées dans chaque établissement au plus tard à la fin du premier mois de l’année d’enseignement et elles ne peuvent être modifiées en cours d’année ».

    Mais le problème principal va vraisemblablement se porter, dans les prochaines semaines, sur les #examens_à_distance, que l’ordonnance autorise à mettre en place de manière généralisée. On observe deux points très problématiques à ce sujet :

    Le premier tient dans le fait que l’ordonnance s’est bien gardée d’établir des garanties procédurales et techniques permettant d’assurer l’#égalité_de_traitement des étudiant·es et la lutte contre la fraude, à la différence de ce qu’elle fait, un peu plus loin dans l’ordonnance, pour les examens et concours d’accès à la fonction publique (renvoi à un décret fixant ces garanties). On pourrait penser que les conditions de l’article D. 611-12 du code de l’éducation continuent de s’appliquer1, mais faute de précision, ces conditions ne nous éclairent guère, de sorte que le pragmatisme à toute épreuve de certain·es collègues risque de bien vite les écraser.
    Le deuxième point a trait au fait que ces conditions d’organisation seront décidées sans beaucoup de discussion collective – puisque, comme on va le voir, l’essentiel des pouvoirs est concentré entre les mains du président de l’ université – et pourront même être imposées aux enseignant·es qui les refuseraient, si l’on en croit les termes de l’ordonnance.

    Il est impératif que ces examens à distance ne représentent pas l’aiguillon de leur généralisation pour les années à venir dans les universités. Le débat critique à leur égard reste entier. C’est particulièrement le cas pour ce qui concerne les examens dits « en télésurveillance ». Ils posent des problèmes juridiques multiples — en termes de droit des données à caractère personnel et en termes de droit à l’image, en particulier— quand bien même les règles du code de l’éducation seraient respectées, ils suscitent un fort scepticisme dans la communauté universitaire, qui n’a pas particulièrement envie de devenir le terrain d’essai de l’immixtion des dispositifs de vidéosurveillance à l’intérieur des domiciles privés, ils reviennent à enrichir de nouveaux intermédiaires privés — soit les prestataires de services. Et ils coûtent finalement cher, plus cher qu’un examen en présentiel.

    De ce point de vue, dans le cas où des universités choisiraient de recourir aux examens par télésurveillance dans les prochaines semaines, il est crucial qu’il soit veillé à ce que le plein consentement des étudiant·es soit obtenu : on ne saurait leur imposer d’être filmés à leur domicile. On ne peut qu’être atterré à cet égard, de la réponse de Pierre Beust – l’universitaire de référence, selon la DGESIP, sur les conditions d’examens par télésurveillance en France – lors du webinaire sur « la continuité pédagogique : la question cruciale des examens » (à partir de 1H07), qui explique sans ciller qu’un·e étudiant ·e qui refuserait de passer un examen en télésurveillance bénéficierait de moins de « bienveillance », donc en pâtirait2.

    2.2 S’agissant de la détermination de l’autorité compétente pour prendre ces mesures d’adaptation (article 3), l’ordonnance vient confirmer la tendance lourde du droit de l’enseignement supérieur au renforcement toujours croissant du rôle du président. Celui-ci reçoit compétence pour procéder lui-même – seul, donc – à toutes ces modifications, dès lors qu’il considère que les organes collégiaux sont empêchés de délibérer « dans des délais compatibles avec la continuité du service », ce qui est pour le moins vague. Le court-circuitage des #CFVU est donc très largement ouvert. On note en outre que quand bien même les organes collégiaux délibèrent « dans des délais compatibles avec la continuité du service », ils peuvent toujours décider de déléguer leurs #compétences au président. On reproduit à la petite échelle des universités ce que l’on a observé la semaine dernière au Parlement avec la loi d’urgence : le réflexe systématique devant le caractère exceptionnel de l’épidémie que nous vivons est de renforcer la #concentration_des_pouvoirs, et donc l’#autoritarisme, et ce réflexe semble aujourd’hui être conçu avec une évidence telle qu’il n’est plus même discuté. C’est très inquiétant quant à ce que cela dévoile de nos représentations intellectuelles des processus de prise de décision collective.

    3° Transformation des règles relatives aux examens et concours de la fonction publique

    Le chapitre II de l’ordonnance (article 5 et 6) concerne les examens et concours d’accès à la fonction publique. Pour le résumer simplement, toutes les adaptations sont possibles, et en particulier le recours à la visioconférence peut être généralisé. La question du projet de décret « fixant les conditions de recours à la visioconférence pour l’organisation des concours des chargés de recherche et des directeurs de recherche des établissements publics scientifiques et technologiques et des enseignant·es-chercheur·ses des établissements d’enseignement supérieur au titre de l’année 2020 » n’a donc plus lieu d’être : l’ordonnance permet désormais de ne pas appliquer les dispositions du décret du 22 décembre 2017 fixant les conditions de recours à la visioconférence pour l’organisation des voies d’accès à la fonction publique de l’État, qui impose un nombre minimum de membres du jury physiquement présents.

    Deux observations toutefois : ces règles nouvelles ne sont pas immédiatement applicables puisqu’il est prévu que « les garanties procédurales et techniques permettant d’assurer l’égalité de traitement des candidats et la lutte contre la fraude sont fixées par décret » ; surtout, on ne sait pas à ce stade qui, précisément, prendra la décision de déroger « à l’obligation de la présence physique des candidats ou de tout ou partie des membres du jury ou de l’instance de sélection, lors de toute étape de la procédure de sélection » : est-ce au niveau de chaque établissement qui ouvre un poste ? Ou est-ce au niveau de l’État que seront pris, concours par concours, les décisions ?

    À ce stade, on a aussi encore du mal à voir précisément l’ampleur des conséquences du deuxième point du chapitre II de l’ordonnance. Pour les #concours qui étaient en cours mais non achevés à la date du 12 mars 2020, « la liste complémentaire établie par le jury du concours précédent peut être utilisée afin de pourvoir des vacances d’emplois ». Par ailleurs, diverses mesures destinées à prolonger la validité des listes complémentaires ou des listes d’aptitude des concours sont décidées. Et enfin, point important, lorsqu’un concours est en cours ou a été ouvert entre le 12 mars et le 31 décembre 2020, il est prévu que les candidats doivent remplir les conditions générales prévues pour l’accès au corps auxquels ils postulent au plus tard à la date d’établissement de la liste classant par ordre de mérite les candidats déclarés aptes par le jury, et non, comme c’était le cas jusqu’ici, au jour de la première épreuve.

    https://academia.hypotheses.org/21693
    #université #fac #facs #pérennisation #ESR #stratégie_du_choc #in_retrospect

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    citation pour @etraces :

    Il est impératif que ces examens à distance ne représentent pas l’aiguillon de leur généralisation pour les années à venir dans les universités. Le débat critique à leur égard reste entier. C’est particulièrement le cas pour ce qui concerne les examens dits « en télésurveillance ». Ils posent des problèmes juridiques multiples — en termes de droit des données à caractère personnel et en termes de droit à l’image, en particulier— quand bien même les règles du code de l’éducation seraient respectées, ils suscitent un fort scepticisme dans la communauté universitaire, qui n’a pas particulièrement envie de devenir le terrain d’essai de l’immixtion des dispositifs de vidéosurveillance à l’intérieur des domiciles privés, ils reviennent à enrichir de nouveaux intermédiaires privés — soit les prestataires de services. Et ils coûtent finalement cher, plus cher qu’un examen en présentiel.

    https://seenthis.net/messages/835328 via CDB_77


  • #solidarités numériques : le Libre se mobilise
    https://framablog.org/2020/03/27/solidarites-numeriques-le-libre-se-mobilise

    Le Libre et ses acteurs et actrices, associatifs ou individuels, se mobilisent davantage encore dans les conditions compliquées si particulières du confinement. Empruntons cette mise au point initiale à Pascal #gascoin, chargé de mission éducation-numérique aux Ceméa, notre allié dans … Lire la suite­­

    #CHATONS #Communs #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Éducation #Framaconfinement #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Libres_Logiciels #Libres_Services #Santé #cemea #chatons #crise #numerique #OpenStreetMap #scenari #urgence #zourit


  • Covid-19… David Harvey / Gus Massiah / Saïd Bouamama / FUIQP / Frédéric Thomas

    David Harvey : La crise : une perspective anticapitaliste :
    Gustave Massiah : Internationalisme et altermondialisme :
    Saïd Bouamama : Le Corona Virus comme analyseur : Autopsie de la vulnérabilité systémique de la mondialisation capitaliste :
    Quartiers populaires et Corona Virus - Les tirailleurs du corona ! :
    Frédéric Thomas : La mondialisation au temps du covid-19 :

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/03/27/corona-david-harvey-gus-massiah-said-bouamama-fuiqp-fre

    #santé #crise #international #politique


  • Qui a peur du Coronavirus, quand on a le gouvernement ?

    Article 7

    2° l) Permettant aux autorités compétentes pour la détermination des modalités d’accès aux formations de l’#enseignement_supérieur, des modalités de délivrance des diplômes de l’enseignement supérieur ou des modalités de déroulement des concours ou examens d’accès à la fonction publique d’apporter à ces modalités toutes les modifications nécessaires à garantir la continuité de leur mise en œuvre, dans le respect du principe d’égalité de traitement des candidats.

    Article 9

    Les mandats échus depuis le 15 mars 2020 ou qui viendraient à l’être avant le 31 juillet 2020, des présidents, des directeurs et des personnes qui, quel que soit leur titre, exercent la fonction de chef d’établissement dans des établissements relevant du titre I du livre VII du code de l’éducation, ainsi que ceux des membres des conseils de ces établissements sont prolongés jusqu’à une date fixée par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur, et, au plus tard, le 1er janvier 2021.

    Academia vient de recevoir le projet de #loi_d’exception contre la crise de COVID-19, débattu ce jeudi 19 et vendredi 20 mars 2020 au Parlement. Les dispositions touchant l’enseignement supérieur et la #recherche pouvaient être attendues — tandis que se discutent les modalités de réunion de jury et d’#auditions 1 des candidat·es aux postes d’enseignement supérieur et de recherche.

    Toutefois, Academia, qui a développé depuis plusieurs mois une collection État de droit au vu des développements de la présidence Macron souhaite faire esquisser quelques analyses à chaud de ce projet de loi. Pour faire court, si le président a prétendu que, pour lutter contre le COVID-19, « il faut faire nation », le Gouvernement gère la crise de façon totalement autoritaire. Les Parlementaires, qui n’ont absolument pas été associés à l’élaboration des dispositifs de crise, mais plutôt singulièrement exposés dans un cluster, se voient demander de voter les #pleins_pouvoirs. L’urgence de la situation semble accentuer la #dérive_autoritaire qui menace la République bien plus sûrement que le coronavirus.

    La loi d’exception

    Le titre I, sur lequel nous passerons, porte sur les #élections_municipales.

    Le titre II institue bien l’état d’urgence, mais, formellement, il ne s’agit pas de l’état d’urgence de la loi du 3 avril 1955, mais d’un état d’urgence spécial2. Ce nouvel état d’urgence est néanmoins pour une part importante le décalque de celui prévu par la loi de 1955, mais va d’une certaine façon beaucoup plus loin : il permet l’assignation à résidence généralisée et de manière plus puissante que l’assignation à résidence individuelle ; l’interdiction générale de sortie du domicile, quelque soit le motif, peut-être prononcée ; le ministre de la santé et le préfet peuvent, de leur côté, prendre des mesures d’assignation individuelles. Il est en outre prévu que les mesures du ministre de la santé peuvent aller au-delà de l’état d’urgence, pour la disparition durable de la crise sanitaire.

    Plus important, très peu de garde-fous ont été mis en place objectivement pour encadrer les conditions de la mise en place de cet #état_d’urgence : le #gouvernement décidera seul, et le #Parlement n’interviendra qu’après un mois pour l’autorisation de prorogation. Cela pose un problème énorme : cet outil demeurera après la crise du covid-19 et sera très dangereux pour les #libertés_publiques. Le gouvernement aurait dû prendre des mesures spécifiques pour cette crise, mais a décidé de prendre des mesures pour toutes les #crises_sanitaires à venir. C’est incompréhensible et injustifiable quand on sait les conditions dans lesquelles le Parlement va avoir à se prononcer sur cette loi aujourd’hui.

    Le dernier titre IV a trait aux #mesures_économiques. Ce sont des habilitations par #ordonnance, parfois très problématiques, mais en tout cas propres à la crise du covid-19, ce qui est une différence énorme. À côté de mesures très comprehensibles, les travailleur·ses vont subir durement ces mesures, en particulier ceux des secteurs dits « particulièrement nécessaires ».

    Permettre aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la #sécurité_de_la_nation ou à la #continuité de la #vie_économique et sociale de déroger aux règles du #code_du_travail et aux stipulations conventionnelles relatives à la #durée_du_travail, au #repos_hebdomadaire et au #repos_dominical (Article 7, I, 1 iv. )

    Le texte crée des #exceptions à tout, souvent au détriment des garde-fous sociaux. C’est la même logique que celle de la loi pour la reconstruction de Notre-dame : on déroge à tout et on donne d’immenses pouvoirs au gouvernement.

    Les dispositions touchant l’enseignement supérieur et la recherche

    Les articles 7 et 9 touchent précisément l’#ESR. Les questions de l’#accès_aux_formations (#Parcoursup) et aux #concours (recrutements) se posent et sont déléguées aux institutions. Pour ce qui est de l’article 9 — sur les mandats des président·es et directeur·trices — deux possibilités peuvent être envisagées : soit le gouvernement prévoit que le confinement va durer jusqu’en juillet et les universités rouvrir en octobre 2020, soit le coronavirus est une excuse pour sauver les présidents en marche de nos #universités !
    Les membres des conseils siègent valablement jusqu’à la nomination de leurs successeurs. Nos universités ont donc toujours des conseils pour toute la durée de l’épidémie. Cette loi d’urgence ne se justifie donc pas de ce point de vue. Quant au- à la président·e, il·elle peut être maintenu en fonction — ou remplacé — avec le statut d’administrateur provisoire, ce qui limite ses pouvoirs à la gestion des affaires courantes, mais évite qu’il/elle engage l’établissement par des décisions qui n’ont plus de légitimité démocratique. On notera l’urgence à maintenir automatiquement ces présidences en poste et les demandes de complétion d’appels à projets en 11 pages pour des projets de recherche contre le COVID-19.

    Un dernier point touche au rôle des « scientifiques » dans la crise. Selon les modifications apportes au #Code_de_santé_publique, au titre

    En cas de déclaration de l’#état_d’urgence_sanitaire, il est réuni sans délai un #comité_de_scientifiques. Son président est nommé par décret du Président de la République. Il comprend deux personnalités qualifiées respectivement nommées par le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat et des personnalités qualifiées nommées par décret. Ce comité rend public périodiquement son avis sur les mesures prises en application des articles L. 3131-23 à L. 3131-25.

    Vu la composition du #comité_scientifique qui a opéré jusque là et quand ses membres ont bien voulu siéger, on peut se demander si les modèles utilisés ne vont pas bientôt être rattrapés par la réalité des inégalités d’#accès_aux_soins, de l’organisation du #système_de_santé et de ses insuffisances, et de la dégradation de la #solidarité nationale, tous thèmes bien connus des sciences humaines et sociales. Il faudra être attentif à la constitution de ce comité et à la mobilisation qu’il fera des travaux des collègues.

    Préparons-nous.

    Projet de #loi_d’urgence pour faire face à l’#épidémie de #COVID-19
    https://academia.hypotheses.org/21284
    #coronavirus

    https://seenthis.net/messages/834492 via CDB_77


  • Stratégie d’autoconfinement de l’État et de l’économie

    Louis

    https://lavoiedujaguar.net/Strategie-d-autoconfinement-de-l-Etat-et-de-l-economie

    La mise en place d’un confinement de la population (incroyablement illisible par ailleurs) me semble une réponse, ou plutôt une tentative de réponse, a-économique pour faire face à la faillite des marchés dans l’incapacité d’aborder la problématique soulevée par l’émergence de la crise « sanitaire » du coronavirus.

    Il me semble que toutes les solutions alternatives à opposer au confinement sont des solutions qui, au final, comptent sur les mécanismes du marché et ses capacités industrielles pour gérer la crise : toutes les solutions alternatives (masques, gels, tests, médicaments, vaccins, etc.) supposent la continuité fonctionnelle de la machine économique, alors qu’elle est justement prise en défaut !

    Le confinement est une tentative de réponse de l’État à l’impéritie de l’économie face à la crise « sanitaire ». Il ne fait pour moi absolument aucun doute que si l’État avait pu mettre en scène et en œuvre une solution technique de type généralisation des masques, des tests, distribution massive de médicaments type chloroquine, etc., il n’aurait pas hésité une seule seconde. (...)

    #pandémie #État #marché #économie #confinement #crise #désorganisation #pilotage

    https://seenthis.net/messages/832644 via la voie du jaguar


  • L’imprévisible astéroïde qui a RDV avec la Terre le 29 avril 2020.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3777

    Pour sa taille, de 4.1 km de diamètre, l’astéroïde effraie. En plus personne ne sait encore s’il frôlera ou bien cognera la Terre, le 29 avril moment où sa trajectoire le rapprochera de notre astre. Il évolue doucement, ce qui permet de le suivre mais de ne définir la ligne exacte de son périple. Il ne semble pas représenter un potentiel risque de collusion avec, nonobstant l’astéroïde référencé ainsi : 52768 (1198 OR2), est scruté depuis des années. Il est surveillé par la NASA, entre autres des (...)

    Insolite, informations atypiques, monde, étrange, inexplicable, réalité, faits, animaux, spécial,

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, espace, fusée, exploration, NASA, étoiles, espace, technologie, (...)

    #Insolite,informations_atypiques,_monde,_étrange,_inexplicable,_réalité,_faits,_animaux,_spécial, #espace,_fusée,_exploration,_NASA,_étoiles,_espace,_technologie,_ISS


  • « Crise » de réaction capitaliste, « crise » d’une réponse néolibérale à la crise des années 1970

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/12/une.jpg

    Je choisis de mettre l’accent sur quelques éléments développés par Michel Husson dans sa préface. Le préfacier discute de temporalités dans le fonctionnement du système capitaliste, « ces trois rythmes fondamentaux sont la valorisation, l’accumulation et la réalisation de la valeur », des formes phénoménales de la plus-value et des moments de l’imaginaire social, de catégories abstraites et d’analyse des crises, du fétichisme…

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/02/19/crise-de-reaction-capitaliste-crise-dune-reponse-neolib

    #capitalisme #crise


  • La finance islamique où l’économie féodale prétend au 21è siècle.
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3707

    Ecouter l’article. Le développement de la finance islamique n’est pas le grand boom auquel ont fait allusion certains théoriciens. Il tient son chemin, mais n’a pas pu être à la hauteur de son ambition déclarée lors de son avènement qui peut être si lointain, sinon revenant à l’avènement de l’islam. La troisième voie entre le capitalisme et le communisme qui viserait à établir un ordre économique plus juste, est juste une prétention affabulatrice. Mais des opérateurs et des idéologues y adhèrent pour (...)

    commentaires, divers, diversité, pluralité, création d’idée, innovation sociale, nouveau monde, nouvelle idéologie, justice, injustice,

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, économie, politique, arts, corruption, opposition, (...)

    #commentaires,_divers,_diversité,_pluralité,_création_d’idée,_innovation_sociale,_nouveau_monde,_nouvelle_idéologie,_justice,_injustice, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie


  • La finance islamique où l’économie féodale prétend au 21è siècle.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3707

    Ecouter l’article. Le développement de la finance islamique n’est pas le grand boom auquel ont fait allusion certains théoriciens. Il tient son chemin, mais n’a pas pu être à la hauteur de son ambition déclarée lors de son avènement qui peut être si lointain, sinon revenant à l’avènement de l’islam. La troisième voie entre le capitalisme et le communisme qui viserait à établir un ordre économique plus juste, est juste une prétention affabulatrice. Mais des opérateurs et des idéologues y adhèrent pour (...)

    commentaires, divers, diversité, pluralité, création d’idée, innovation sociale, nouveau monde, nouvelle idéologie, justice, injustice,

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, économie, politique, arts, corruption, opposition, (...)

    #commentaires,_divers,_diversité,_pluralité,_création_d’idée,_innovation_sociale,_nouveau_monde,_nouvelle_idéologie,_justice,_injustice, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie


  • Lobbying et transparence : le règne des faux-semblants - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081119/lobbying-et-transparence-le-regne-des-faux-semblants
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/11/08/tableau-google.png

    C’est devenue clair dans le monde entier, la lutte contre la corruption est un des piliers majeur de la recomposition d’une alternative politique crédible et efficace.

    a loi Sapin 2 a été votée fin 2016. C’est la première à encadrer en France les activités de lobbying, notamment par le biais du répertoire des représentants d’intérêts qui documente leurs actions et dépenses. Près de trois ans plus tard, la publication des activités des représentants d’intérêts atteint son rythme de croisière, avec déjà un an et demi de données accessibles. Mais les informations détaillées dans le répertoire restent bien loin de la transparence et ne permettent guère de savoir ce qui se passe concrètement.

    En se penchant, pour exemple, sur les géants américains du numérique (Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft et Uber), on se rend compte du flou du dispositif. Avec un montant de dépenses en lobbying déclaré entre 1 et 1,25 million d’euros pour l’année 2018, Google se place sur la deuxième marche du podium, ex aequo avec BNP Paribas et EDF, et juste derrière Total, première des entreprises. Les contours des budgets déclarés, cependant, ne sont pas forcément similaires et la comparaison s’avère complexe.

    En 2017, Mediapart avait raconté comment le gouvernement avait renoncé in extremis, sous la pression du Medef et de hauts fonctionnaires pas pressés d’exposer les coulisses de leur pouvoir, à exiger de ces professionnels de l’influence qu’ils dévoilent l’identité de toutes leurs cibles.

    Aujourd’hui, dans un rapport sur « un meilleur encadrement du lobbying », l’association Transparency International France confirme les défauts du répertoire actuel : une périodicité trop faible (mise à jour seulement tous les ans), l’absence de déclaration du lien entre activité et décision, le manque d’information sur les interlocuteurs… Elle réclame la modification du décret encadrant le répertoire, pour prendre en compte ces lacunes.

    Sylvain Waserman, vice-président MoDem de l’Assemblée nationale, va également dans ce sens : « Il faut aller beaucoup plus loin dans la granularité de ces déclarations pour pouvoir avoir une vision panoramique des influences sur une loi. Je ne crois pas que ce soit un gros problème pour les lobbyistes d’aller un peu plus loin dans le détail. »

    À la suite de nos demandes, le secrétaire général de l’Élysée, Patrick Strzoda, s’est retranché derrière « le secret des affaires » pour ne rien dire de ces rencontres, et garder ces réunions opaques. Selon lui, tous les documents ayant trait à ces rencontres « font état du modèle de développement », mais également « d’informations précises sur leur statut juridique ou leur situation économique », ce qui justifie qu’ils n’aient pas été communiqués à Mediapart.

    #Lobbying #Corruption #Secret #Crise_démocratique

    https://seenthis.net/messages/810079 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

    https://seenthis.net/messages/807318 via kaparia


  • Une grève, de 50 000 salariés aux USA qui a duré 1 mois, imperceptible
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3665

    Ecouter l’article. Malmenée par les nouvelles technologies qui répondent au malaise climatique, l’industrie automobile vit sa mutation cruciale. La grève de presqu’un mois eux Etats-Unis a été suivie par pas moins 48 000 travailleurs, sans que vraiment les médias internationaux n’en parlent de ce fait social qui est un vrai passage en revue de l’avenir même du rapport des américains à la voiture. Ce qui ressemble à une lutte pour le présent des salaires, qui ont gagné une hausse entre 3 et 5%, est en (...)

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    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, #USA,_Maison_Blanche,_CIA, chômeurs, emploi, social, syndicat, revendication, jeunesse, travailleurs, (...)

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  • *Basculement du monde. Les crises sont-elles inéluctables ?*

    La crise systémique de 2007-2008 a ouvert une nouvelle période dans l’histoire du capitalisme. Elle appelait à des révolutions pour répondre au basculement du monde. Les gouvernants se sont enlisés dans des politiques néolibérales qui avaient démontré à la fois leur nocivité et leur incapacité de répondre aux enjeux de la nouvelle donne. Il était logique que les répliques – pour employer le langage des tremblements de terre – de plus en plus fortes se manifestent. La fin de cette année 2019 est en train d’en faire la démonstration.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/10/10/basculement-du-monde-les-crises-sont-elles-ineluctables

    #économie #crise


  • Lutte contre la pollution marine en Algérie, l’UE mène une action de sensibilsation
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3641

    Ecouter l’article. Alors que s’emballe l’intéressement aux problèmes écologiques dans le Monde, en Algérie la jeunesse aussi est motivée de la propreté du pays. A l’instar des nouvelles générations préoccupée du destin de la planète, les jeunes du plus vaste pays d’Afrique sont aussi jaloux de la préservation de l’environnement. Pour la part de Populi-Scoop, notre rédaction, comme dans ses habitudes, a contribué avec la publication d’articles à ce sujet, notamment plusieurs lors de cette dernière (...)

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    https://eeas.europa.eu/sites/eeas/files/communique_de_presse_sensibilisation_a_la_pollution_marine.pdf


  • Le trou de la couche d’ozone, constaté en 1970 et soigné dès 1985, se retrécit.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3640

    L’ONU organise l’un de ses plus importants sommets ce lundi 23 septembre, qui traite des problèmes de la planète et de l’avenir de l’humanité. La lutte pour amoindrit le déréglement climatique prend de l’ampleur avec la mobilisation d’une jeunesse plus consciente des problèmes écologiques. C’est le contexte où il na faut pas négliger la couche d’ozone, afin de garder la vigilance envers la menace posée par l’utilisation illégale de gaz qui l’appauvrissent, d’autant que les 1èrs résultats commencent à (...)

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  • Du Sommet Action Climat de l’ONU à grève mondiale des jeunes pour leur destin.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3637

    Le changement climatique est devenu réellement une occasion aux jeunes de faire entendre leurs voix. Mais aussi, les analystes, dont ceux de la rédaction de Populi-Scoop, s’accordent à croire que les nouvelles générations ont réussi à développer une culture qui concerne d’abord leur propre avenir. C’était par le passé déjà une préoccupation. C’est maintenant une menace existentielle et la le plus grand défi de cette génération. Vendredi 20 septembre 2019 débutent environ 5000 mouvements de mobilisation des (...)

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    https://unfccc.int/sites/default/files/resource/Climate_Action_Support_Trends_2019.pdf


  • 8ème CONTRIBUTION : 2 versions antoniques : des préalables empêchent un compromis en Algérie
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3622

    L’Algérie se prépare à une improbable élection présidentielle. Douteux ce vote, parce que l’éventualité de sa tenue n’est pas évidente. Une récente 1ère expérience, de projet électoral après la destitution de Bouteflika, qui devait se tenir le 4 juillet, ne s’est pas concrétisée. Seuls deux candidats ont déposé des dossiers avec signatures falsifiés. De quoi accouchera donc la seconde, tant désirée par les héritiers de la place décisionnelle ? Du moins par les slogans des protestataires, le vote est réfuté. (...)

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  • Conséquences de la guerre commerciale sino-américaine, gravités d’effets collatéraux graves.
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3621

    Aucun détour, les économistes, y compris le FMI, attribue la guerre commerciale, dite sino-américaine, à Trump. Ils s’accordent aussi qu’elle n’est pas efficace, surtout quand elle est réduite au problème monétaire du point que le Yan chinois, et aussi l’Euro, sont artificiellement dévalués. Mais Les Etats-Unis n’épargnent aucun de leurs partenaires, la politique économique est dit « american-first ». Les produits chinois sont attractifs aux consommateurs, leur prix ne fait douter sur leurs qualités. (...)

    USA

    / #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, #USA,_Maison_Blanche,_CIA, Chine, réforme, développement, environnement, (...)

    #USA_ #Chine,réforme,_développement,_environnement,_Asie,


  • Conséquences de la guerre commerciale sino-américaine, gravités d’effets collatéraux graves.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3621

    Aucun détour, les économistes, y compris le FMI, attribue la guerre commerciale, dite sino-américaine, à Trump. Ils s’accordent aussi qu’elle n’est pas efficace, surtout quand elle est réduite au problème monétaire du point que le Yan chinois, et aussi l’Euro, sont artificiellement dévalués. Mais Les Etats-Unis n’épargnent aucun de leurs partenaires, la politique économique est dit « american-first ». Les produits chinois sont attractifs aux consommateurs, leur prix ne fait douter sur leurs qualités. (...)

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  • Solution pour les déchets plastiques, confier cette tâche des localités aux startups
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3612

    Les humains constatent que l’utilisation des plastiques ne peut être abandonnée. Même avec les conséquences que ces matières provoquent en pollution, c’est une pratique irréversible. Mais réduire l’utilisation est déjà en marche, sans assurer des résultats. Alors que le recyclage reste insuffisant, mois de 10% des emballages plastiques est dérisoire, un chiffre invérifiable aussi. Cette sombre situation est abordée avec des innovations, voici l’une d’elles... La conscience collective pour la crise mondiale (...)

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  • Le succès du Rwanda, il a fallu des réformes audacieuses et des principes stabilisants.
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3609

    Longtemps l’essor de la Chine a questionné. Il a aussi étonné, avec pour prisme principal « la libre entreprise ». Les dirigeants communistes du pays de Mao n’ont aucun complexe et passent pour exemple. Tel est aussi le choix du Rwanda, dont la croissance, avec 5 à 8 %. Elle s’est embellie, malgré la forte dépendance de l’agriculture. C’est avec une politique, voire une mobilisation, environnementale que cette économie traditionnelle a assuré l’évolution d’une nation qui persiste dans son élan. Une (...)

    diplomatie, présence, officiels, relations, échanges, politique internationale, rapports,

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  • Le succès du Rwanda, il a fallu des réformes audacieuses et des principes stabilisants.
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    Longtemps l’essor de la Chine a questionné. Il a aussi étonné, avec pour prisme principal « la libre entreprise ». Les dirigeants communistes du pays de Mao n’ont aucun complexe et passent pour exemple. Tel est aussi le choix du Rwanda, dont la croissance, avec 5 à 8 %. Elle s’est embellie, malgré la forte dépendance de l’agriculture. C’est avec une politique, voire une mobilisation, environnementale que cette économie traditionnelle a assuré l’évolution d’une nation qui persiste dans son élan. Une (...)

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  • Aux USA moins de prisonniers, mais plus d’afro-américains derrière les barreaux
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3602

    Le problème de la criminalité aux Etats-Unis est des plus élevé du Monde et aucun ne l’ignore. Alors rechercher de gonfler les chiffres de la Chine ou bien de la Russie est vraiment le jeu des médias qui pendant des décennies alimentent l’hégémonie sur le Monde des nations où règne les pires injustices. Comme le nombre prisonniers a tendance à diminuer, 12% de moins en 2017 par rapport à 2007, l’heure est d’encourager, pour notamment les sociologues, une nouvelle époque... En une décennie, les (...)

    international, suivi, grand événement, internationaux, monde, continent, Etats, conflits, paix,

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  • Opportunité de mettre à plat les effets de la focalisation sur l’énérgie en Algérie
    https://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3603

    C’est une nouvelle occasion pour l’Algérie d’évaluer sa situation de pays rentier. La quête d’une pénétration offensive et de pleins pieds dans ses nouvelles politiques, qui la libèrent du tout énergétique, peut être trouvée lors d’échanges, du moins sur le plan des idées, pour les nouvelles exigences écologiques suscitent un nouvel élan pour des normes qualitativement meilleures. Le prix du pétrole a déjà joué maintes fois et dangereusement au yoyo. Il a valu des troubles sociaux historiques comme celles (...)

    développement durable, préservation, richesse nationale, population, activité, synergie, perspective.

    / #crise,_capitalisme,_économie,_justice,_Bourse, #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie, Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, (...)

    #développement_durable,préservation,_richesse_nationale,_population,_activité,_synergie,_perspective. #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société


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    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article3603

    C’est une nouvelle occasion pour l’Algérie d’évaluer sa situation de pays rentier. La quête d’une pénétration offensive et de pleins pieds dans ses nouvelles politiques, qui la libèrent du tout énergétique, peut être trouvée lors d’échanges, du moins sur le plan des idées, pour les nouvelles exigences écologiques suscitent un nouvel élan pour des normes qualitativement meilleures. Le prix du pétrole a déjà joué maintes fois et dangereusement au yoyo. Il a valu des troubles sociaux historiques comme celles (...)

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