• « Madame, c’est abusé, Charlie » | Making-of
    https://making-of.afp.com/madame-cest-abuse-charlie

    C’est leur principal problème. Ils ne cherchent pas l’#information, ils la subissent. Ils voient passer des choses sur les #réseaux_sociaux, entendent passivement des bribes d’infos à la radio ou à la télévision, qu’ils ne regardent plus vraiment. C’est d’ailleurs une bonne chose que Facebook s’attaque aux fausses informations diffusées sans filtre sur sa plate-forme.

    Et nous, #médias traditionnels, nous pourrions aller à leur rencontre avec des formats susceptibles de les intéresser, sur les plateformes qu’ils fréquentent, Facebook, Instagram, YouTube, Snapchat... Car, ce qui me stupéfie à chaque fois, c’est leur capacité à développer un esprit critique acerbe dès qu’on leur met quelques éléments ordonnés entre les mains. Quand on leur donne de quoi penser, et non un prêt-à-penser.

    Je m’explique.

    #complotisme #critique_médias #médias_sociaux

    https://seenthis.net/messages/560769 via tbn


  • Critiquer les médias n’est pas seulement un sport national, c’est aussi une arme politique | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/133163/critique-medias-traditions

    Critique sociale, critique réactionnaire, les deux semblaient irréconciliables. Pourtant, les frontières ont cessé d’être aussi nettes. Depuis quelques années, la critique issue de la droite radicale décerne d’embarrassantes médailles à la critique de gauche. On entend Louis Aliot employer l’expression « chien de garde », fauchée à Serge Halimi (et l’intellectuel Paul Nizan), l’Ojim encenser Pierre Bourdieu, Acrimed, ou détrousser la sociologie critique en lui piquant le concept d’« habitus », d’« entre-soi », autrefois l’apanage de la critique de gauche. Un brouillage des lignes qui ne profite qu’à la seconde.

    #critique_médias #confusionnisme

    https://seenthis.net/messages/558066 via tbn


  • Faire sauter le verrou médiatique
    « Manière de voir » 146 (avril - mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/146 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L300xH378/arton55107-2acd0.png

    Robots rédacteurs, mouchards publicitaires et réseaux sociaux : l’industrie numérique a trouvé le Graal dont rêvaient les patrons de la #presse traditionnelle. Cette information de masse à bas coût qui enchante les annonceurs ne bouleverse pas l’ordre médiatique. Contrôlé par des grandes fortunes, le #journalisme cadre les débats publics et escamote une partie de la réalité. Le discrédit qui le touche nourrit un immense désir : celui d’une #information de qualité conçue comme un bien collectif.

    #médias #critique_médias


  • Je mets ici en ligne mes deux dernières chroniques sur les médias, que je tiens, de façon irrégulière, depuis novembre 2002. [J’ai archivé le reste].

    Remarques sur les médias du 18 février 2016

    Chers tous,

    J’ai suivi le journal télévisé de France 2 de ce jour, présenté par Nathanaël de Rincquesen. Le deuxième sujet, après les manifestations d’agriculteurs, était la réforme du droit du travail. Voici comment elle était présentée :

    Nathanaël de Rincquesen : "On revient maintenant sur la réforme du droit du travail, qui doit être présenté, début mars, en conseil des ministres. Nous vous en parlions déjà hier. Laurent Desbonnets, bonjour : « Ce projet, porté par Myriam El Khomri, casse certains codes qui sont chers à la gauche. »

    Laurent Desbonnets : « Oui, à commencer par le totem des 35 heures, ça reste la durée légale, mais elles sont complètement détricotées. »

    Je m’arrête ici sur le terme « totem.

    Qu’est-ce qu’un totem ? C’est un terme du langage des Amérindiens d’Amérique du Nord, qui peut désigner plusieurs choses (un ancêtre mythique, un lien de parenté, une sculpture...) mais, surtout, religieusement, une entité sacrée, qu’on ne consomme pas, une entité qu’on respecte, qu’on craint, qu’on présente comme le fondement des institutions, comme un modèle de comportement, comme une exigence d’organisation. »

    Cela, c’est la définition brute, telle qu’elle peut être énoncée par un ethnologue ou par un anthropologue. Mais, dans la France de 2016, cette définition n’est pas perçue de façon neutre, elle est perçue réfractée par notre culture et par notre idéologie. Or, le plus souvent, cette culture et cette idéologie nous réfractent le totem de façon négative :

    1. Si l’on est chrétien, le totémisme apparaît comme un paganisme, le signe d’une civilisation antérieure au christianisme, celle contre laquelle luttèrent les premiers évangélistes (en Gaule ou en Germanie) ou les missionnaires européens des XVIe au XIXe siècle, la civilisation de la barbarie, de l’anthropophagie et des contrées où l’on se promène tout nu.

    2. Si l’on est athée, le totémisme est, comme toutes les religions, absurde. Il fluctue dans la loi des trois états d’Auguste Comte, quelque part entre le fétichisme et le polythéisme, donc antérieur au monothéisme, lui-même antérieur à l’état métaphysique, lui-même inférieur à l’état scientifique.

    3. Si l’on est néo-colonialiste (et, a fortiori, raciste), le totem apparaît comme un signe de l’arriération des peuplades du Sud - et de la supériorité concomitante des ex-colonisateurs.

    – La résultante de ces idéologies est de faire percevoir la révérence envers le totem (en tant qu’il est saisi à titre de croyance), comme infondée, irrationnelle, pré-scientifique (on ne peut manger de tel mets, on ne peut accomplir tel geste ou telle activité certains jours de l’année, on ne peut se servir de telle main pour tels usages, on ne peut prononcer tels mots, etc.). Bref, le totem est la négation, l’antithèse de la civilisation des ordinateurs et de l’Internet, de cette civilisation positiviste qui (même si Auguste Comte est passé de mode), continue néanmoins de penser que tout se résout par la science.

    Ainsi, en présentant comme un « totem » la durée légale du travail (mais aussi le type de contrat de travail - CDI ou CDD - le salaire minimum, les indemnités et les conditions de licenciement, la retraite par répartition...), on fait de cette durée légale une disposition absurde, arbitraire, infondée, irrationnelle, à l’instar de ce qu’était (aux yeux des colons nord-américains), le totem des tribus amérindiennes - donc une institution appelée à ne plus figurer qu’au musée.

    Notons, d’ailleurs, que le langage médiatique (et politique et patronal) fait le même usage du tout aussi exotique terme « tabou » : le « tabou » des 35 heures, le « tabou » de la retraite à 60 ans (et même de la retraite tout court), le « tabou » du SMIC, etc.

    Je vous saurais gré de vos remarques, précisions, compléments et critiques.
    Bien à vous
    Philippe Arnaud, AMD Tours

    Remarques sur les médias du 18 février 2016 (bis)

    Chers tous,

    Aux deux journaux télévisés de France 2 de 13 h et de 20 h, j’ai regardé le sujet consacré au projet de loi sur la modification du droit du travail porté par Myriam El Khomri (ministre du Travail), et applaudi (c’est révélateur) par le Medef et par la droite.

    Comme pour la remarque précédente (i.e. sur le totem), je me suis attaché aux mots qui définissent le statut de l’emploi : le statut actuel, que le gouvernement veut changer, et le statut futur (celui qui satisfera les revendications du patronat).

    1. Les termes qui définissent le statut actuel sont toujours à connotation péjorative, négative, dépréciative : rigidité, blocages, lenteur : rigidité des lois et règlements, blocages syndicaux ou corporatistes, lenteurs administratives.

    Les termes qui définissent le statut souhaité par le patronat sont toujours des termes à connotation méliorative, positive, laudative : souplesse, fluidité, flexibilité, rapidité. Lorsque, à ce sujet, ces termes sont répétés des centaines de fois par an aux journaux radio ou télévisés, les auditeurs finissent par associer, presque inconsciemment, ancien statut et image négative.

    2. On notera que, parmi tous les domaines auxquels s’appliquent ces termes, l’un des premiers est le domaine physiologique (et, bien entendu, médical). Un blocage s’applique à une articulation (le cou, l’épaule, le coude, le poignet, la hanche, le genou, la cheville). Il empêche le corps humain de se mouvoir normalement - ou lui suscite des douleurs intolérables. La rigidité des muscles n’annonce rien de bon... pour ne rien dire de la rigidité cadavérique. Quant à la lenteur (d’élocution, de réaction, de digestion, de cicatrisation...) elle n’est pas non plus le signe d’une santé florissante. La conclusion s’impose d’elle-même : un tel corps doit être soigné, et au plus vite.

    3. Corrélativement, les termes de souplesse, de fluidité (des gestes), de flexibilité, de rapidité définissent un corps en bonne santé, et mieux même qu’un corps en bonne santé, un organisme très au-dessus de la moyenne, un corps d’athlète, un corps qui accomplit des exploits. La souplesse est du judoka, la fluidité et la flexibilité du gymnaste, la rapidité des joueurs de balle, des skieurs, des boxeurs... La conclusion s’impose d’elle-même : un tel corps rapportera des médailles d’or au pays.

    4. Mais ces termes trouvent aussi leur correspondants dans le domaine du tempérament ou du caractère : quelqu’un qui a des rigidités, des blocages, des lenteurs est un rigoriste, un conservateur, un « peine-à-jouir », un janséniste, un puritain, un passéiste, un ringard, quelqu’un qui stagnera dans son métier ou aura une vie sentimentale triste. Et, à l’inverse, quelqu’un qui apprend rapidement, qui agit rapidement, qui parle une langue étrangère avec fluidité, qui fait preuve de souplesse dans les relations humaines est quelqu’un dont on peut augurer une belle carrière - et (peut-être aussi...) une vie sentimentale faste.

    5. On pourrait même (sans pousser trop loin l’identification) relier ces caractères à trois des quatre éléments d’Empédocle, les éléments négatifs (rigidité, blocage, lenteur) associés à la terre, réputée « sèche » et « froide », et les éléments positifs (souplesse, fluidité, rapidité, flexibilité) associés à l’eau et à l’air, à la fois « froids », « humides » et « chauds ». Au passage, c’est aussi un peu de cette façon que l’on a interprété l’opposition politique, militaire, économique et idéologique, de Louis XIV à Napoléon (et même au-delà), entre, d’une part, la France, puissance catholique, terrienne, paysanne, dotée d’une forte armée de terre, et, d’autre part, les Pays-Bas et l’Angleterre, puissances protestantes, maritimes, commerçantes, banquières, dotées d’imposantes marines. La puissance du continent contre les puissances du grand large, la puissance de l’économie « du passé » contre les puissances de l’économie « de l’avenir »...

    6. Mais on peut aussi prendre l’idée de souplesse, de flexibilité dans une tout autre acception. Celui qui a une morale « souple »... n’a souvent pas de morale du tout ! Et l’on dit qu’il a l’échine souple le gouverneur courbé devant le satrape, le cadre obséquieux devant le patron, l’esclave délateur devant le maître des esclaves. C’est-à-dire l’opposé des rebelles à la nuque raide, des irréconciliables, des Marie Durand enfermées 38 ans à la tour de Constance, des Camisards cévenols réduits par le seul maréchal de Villars, des Jansénistes appelants de la bulle Unigenitus, des Auguste Blanqui, passant 35 ans de leur vie en prison, des communistes jetés dans les chaudières des locomotives par Chiang Kaï Chek. « Baisse la tête » dit le boyard au moujik enchaîné...

    Je vous saurais gré de vos remarques, précisions, compléments et critiques.
    Bien à vous
    Philippe Arnaud, AMD Tours

    • Le problème n’est pas la droitisation de la gauche, mais la droitisation du pays. La gauche ne fait que suivre un mouvement général qui dépasse tout le monde. Ca fait des années que je dénonce ce glissement vers l’extrême droite, qui est fondamentalement populaire. On a toujours les gouvernants qu’on mérite, même dans une dictature. Quand les deux tiers de la population votent à droite, il est au final logique de sabrer les droits les plus élémentaires des travailleurs.
      Gag : Ce sont, comme d’habitude, les plus pauvres qui réclament plus d’inégalités. (Les FN et les FM). La chose n’est guère surprenante. Ca n’est pas par hasard si ils sont pauvres.
      Mussolini et Hitler ont été portés au pouvoir par le lunpen prolétariat. Pétain fut ultra populaire jusqu’au Débarquement, et même après.
      Planète de merde.

    • @Ph Arnaud

      Juste pour mémoire, j’ai été expulsé du blog « Défense en ligne », pour avoir critiqué la manière dont Gresh nous a bennés corps et biens. Je suggérais bien sûr de continuer la discussion sur ce site. Mes propos ont été supprimés, et l’accès au site m’est interdit. Encore bravo au Diplo pour cette réponse nazie à une tentative de sauvetage du dialogue qui unissait les participants à NO.
      Je dis ça sans haine.
      La haine est à observer du côté des censeurs, vos amis.

    • @Ph Arnaud

      Vous n’avez pas tort. D’ailleurs, la "modernité des réformes de Hollande doit se comprendre comme : Retour aux inégalités du XIXème siècle. En réalité, réformes et modernisation caractérisent un retour aux règles sauvages du capitalisme débridé, celui là même qui a été condamné par l’histoire.
      Il est d’ailleurs étrange de voir cette aberration défendue par le PS. Ce qui est terrible est que la populace réagit en glissant vers l’extrême droite.
      Anticipons un peu : Le Ps est mort, ans doute pour une vingtaine d’années. Le FN est aux portes du pouvoir. Il y parviendra, et y laissera sa crédibilité. (comme en Autriche).
      Puis, la énième crise surviendra, et la folie resurgira.
      Laisse toute éspérance.

    • Philippe Arnaud,

      Merci, Marielle. Si ça vous intéresse, j’en ai écrit dans les 400 pages depuis 2002. Et, dans ces 400 pages, j’en ai choisi 34 des plus significatives.

      Oui, j’aimerais bien que vous mettiez en ligne quelques-unes de vos chroniques personnelles originales parmi les 34 les plus significatives.
      Je n’ai plus le plaisir de vous lire depuis la mise en sommeil du blog Nouvelles d’0rient et cela nous permettrait de suivre un auteur un peu différent.
      Je n’ai pas encore compris comment fonctionnent les # (où sont les #thèmes ?) ex : #critique_médias et comment on les insert dans le texte pour référencer des articles. Bon je suppose que cela viendra ...

      J’espère que vous pourrez lire ce message. Salutations

    • A Marielle

      Comme suite à votre demande, je vous expédie ci-après ma chronique du 19 septembre 2015.

      Remarques sur les médias du 19 septembre 2015

      Chers tous,

      J’ai suivi, samedi soir 19 septembre à 20 h, le journal télévisé de France 2. Le deuxième sujet était la remise en cause (provocatrice ? préméditée ? secrètement approuvée en haut lieu ?) d’Emmanuel Macron, ministre de l’économie, du statut des fonctionnaires. Il s’agissait du deuxième sujet, après la Journée du patrimoine.

      Laurent Delahousse : « Autre phrase politique, mais celle-ci a suscité quelques remous au sein de la majorité notamment. Emmanuel Macron, lors d’un colloque, a estimé hier qu’il était nécessaire de réformer le statut de la fonction publique. Le ministre de l’économie aime bouger les lignes, exprimer ce qu’il pense, mais le président de la République a très vite voulu affirmer que tout cela n’était, pour le moment, pas à l’ordre du jour. Maryse Burgot, Eloine Martin. »

      Maryse Burgot : « Journée du patrimoine au ministère de l’économie, et, dans la foule, un Emmanuel Macron parfaitement détendu, même s’il est poursuivi par la presse. En cause, ses propos, hier, sur le statut des fonctionnaires. Selon lui, il n’est plus justifiable et n’est plus adapté au monde tel qu’il va. »

      [Et pendant que parle Maryse Burgot, on voit ces mots s’inscrire sur l’écran à côté de la photo d’Emmanuel Macron, avec la source d’où viennent ces propos : les journaux Challenges et Les Echos.]

      Maryse Burgot : « Des mots détonnants, dans la bouche d’un ministre de gauche. Il estime, ce soir, qu’ils ont été sortis de leur contexte, mal interprétés »

      Emmanuel Macron : « De grâce, ne transformez pas ce que je peux dire dans certains cercles en petites phrases pour en faire des polémiques parce qu’à ce moment-là ça devient un jeu incessant, où il faut se justifier : dire est-ce qu’il a été recadré, ce qu’il a rapporté, est-ce qu’il a... ça n’a aucun sens ».

      Maryse Burgot : « Recadrer, c’est pourtant bien le mot qui vient à l’esprit ». [On voit François Hollande lors d’une remise de décorations]. « Dès hier soir François Hollande fait une mise au point. Il est à Tulle dans son ex-fief électoral pour, entre autres, décorer ce fonctionnaire, occasion parfaite pour déjuger son ministre de l’économie ».

      [Plan-séquence sur François Hollande : « Vous, vous êtes un fonctionnaire, un fonctionnaire d’Etat, un fonctionnaire attaché à son département de la Corrèze, et, comme je le suis, attaché à son statut. »]

      Maryse Burgot : « Au Parti socialiste, certains en appellent directement à la responsabilité d’Emmanuel Macron. »

      [Ici, un plan-séquence sur Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale : « Emmanuel, fais attention, il y a des phrases qui te portent tort et qui nous portent tort. »]

      Maryse Burgot : « L’opposition dénonce une sorte de jeu de rôles, un ministre envoyant des ballons d’essai et un président rassurant sa gauche ».

      [Ici, un plan séquence sur Nathalie Kosciusko-Morizet : « Ce petit jeu entre Macron et le président de la République, le premier ministre, nous laisse un peu songeurs, parce que c’est toujours la même chose : un pas en avant, deux pas en arrière »].

      "Maryse Burgot : « Ce soir, quelques visiteurs se pressaient encore autour du bureau d’Emmanuel Macron. Une journée du patrimoine à Bercy pas tout à fait ordinaire ».

      Laurent Delahousse : « Et en direct du ministère de l’économie, on va retrouver Sophie Brunn. Sophie, après les 35 heures, on s’en souvient, le Code du travail, voici le temps des fonctionnaires. Que veut vraiment nous dire Emmanuel Macron ? Est-il un électron libre, utile ou dérangeant pour l’exécutif ? »

      Sophie Brunn : "Ce qui est sűr, Laurent, c’est qu’Emmanuel Macron compte bien rester l’électron libre qu’il est depuis sa nomination et il nous l’a redit encore cet après-midi. Pour lui il n’y a pas de sujet tabou, pas de totem derrière lequel s’abriter. Sa conception de la politique, c’est plutôt « Vive le débat ! ». Alors, ceci est-il utile ou dérangeant pour l’exécutif ? On peut penser que lors des précédentes polémiques, notamment sur le Code du travail, Emmanuel Macron agissait comme un poisson-pilote, à la fois pour rassurer le patronat mais aussi pour faire avancer la ligne sociale-libérale de François Hollande. Aujourd’hui, avec cette polémique sur les fonctionnaires, c’est beaucoup moins sûr, d’abord parce qu’il n’y a aucune réforme de ce type dans les cartons de l’exécutif, c’est donc un petit peu un débat pour rien et puis vu la vitesse à laquelle François Hollande a recadré son ministre hier, il semble qu’à trois mois des régionales, la prudence s’impose".

      Laurent Delahousse : « Merci Sophie. Alors revenons, justement, sur ce statut des fonctionnaires. Une réforme est-elle réellement possible ? D’autres pays l’ont-elles engagé ? Et qui est concerné par cette notion d’emploi à vie ? Questions-réponses avec Magali Boissin. Regardez. »

      Magali Boissin : « Professeur, infirmière ou agent administratif, leur emploi à vie ne serait plus adapté à notre société, selon le ministre de l’économie. A Marseille, ces deux fonctionnaires en ont assez de voir leur statut attaqué. »

      [Hélène Ohresser, professeur d’histoire-géographie : « Ce n’est pas du tout un privilège de travailler dans la fonction publique. Venez travailler si on est privilégiés et pour les salaires et pour... C’est pas un privilège ». Elodie Dussaillant, infirmière : « Je crois que c’est la dernière chose qui nous reste..., l’embauche dans la fonction publique, qui peut être attrayant pour les gens. »]

      Magali Boissin : « L’emploi à vie, alors, pour tous les fonctionnaires ? Pas tout à fait. La France possède 5,4 millions de fonctionnaires, parmi eux, 83 % détiennent un emploi à vie, les 17 % restants sont sous contrat privé en CDD ou en CDI. Mais pour ce syndicaliste, ces contrats privés sont surtout synonymes de précarité ».

      [Ici, plan séquence sur Pascal Pavageau, secrétaire confédéral F.O. : "Les agents qui sont contractuels sont ceux qui sont au SMIC, voire inférieurs au SMIC, c’est-à-dire dans l’illégalité par rapport à la loi et sont, ben, précaires et révocables à merci].

      Magali Boissin : « Peut-on, en France, réformer ce statut ? Rien ne l’empêche. Le statut de fonctionnaire a d’abord été défini par une loi de 1946, juste après la création de l’E.N.A. »

      [Voix off sur des images d’après-guerre : "Ces futurs fonctionnaires devront avoir les qualités d’initiative, d’énergie et de décision qu’exigent ces emplois.]

      « Statut confirmé par une loi de 1983 sous la gauche mais ce texte peut à tout moment être changé selon cette économiste libérale. Pour elle, un emploi à vie ne se justifie que pour un petit nombre de fonctionnaires ».

      [Ici, plan-séquence sur Agnès Verdier-Molinié : « C’est tous les agents qui sont sur des fonctions de souveraineté nationale ; donc là il y a bien sûr la Défense, la police, la Justice. Pour tous les autres agents, on pourrait très bien utiliser tout simplement le Code du travail et des contrats de type contrats de droit privé ».]

      Magali Boissin : « Changer le statut est donc possible. Y a-t-il eu des précédents en Europe ? Au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Finlande ou encore en Suède, l’immense majorité des agents sont placés sous contrat privé. La Suisse est allée encore plus loin depuis en référendum en 2002, l’ancien statut de fonctionnaire a été totalement supprimé ».

      Remarque 1. Le vocabulaire. Sans qu’il y paraisse, les journalistes de France 2 présentent la remise en cause du statut de la fonction publique de manière positive (et, corrélativement, ce statut de manière négative).

      – Exemple. Emmanuel Macron aime « bouger les lignes ». Or, comme le dit une chronique de Libération de décembre 2008, faire bouger les lignes a une connotation positive. Cette action marque une rupture. Elle s’oppose à inaction, routine, passivité ou conformisme. Et, par déduction, on suggère au lecteur ou à l’auditeur que le statut de fonctionnaire, ce sont ces défauts, et, au-delà du statut, que le fonctionnaire lui-même est inactif, routinier, passif et conformiste.

      – Exemple toujours dans cette même veine. Sophie Brunn, filant la métaphore des « lignes qui bougent », évoque des lignes qui « avancent ». Or « avancer » est un verbe à connotation positive. La remise en cause du statut du fonctionnaire, la ligne sociale-libérale (comme dans le pâté d’alouette, une alouette de social et un cheval de libéral) est donc vue comme une évolution positive. Elle répond d’ailleurs à la remarque de Nathalie Kosciusko-Morizet : le pas en avant représente la remise en cause du statut, les pas en arrière, sa préservation.

      – Exemple encore. Le statut de la fonction publique (comme le Code du travail, les 35 h), serait un sujet « tabou » ou « totem ». Ces mots, issus des civilisations polynésienne et amérindienne (vues - encore aujourd’hui - comme « primitives »), sont employées par ironie (dit le Dictionnaire historique de la langue française), en parlant de personnes ou de choses [et, j’ajoute ici, d’institutions] qui font l’objet d’un respect exagéré, quasi-sacré. On instille donc l’idée que les fonctionnaires, les syndicalistes, les salariés ont, pour le statut de la fonction publique, les 35 h, le Code du travail, le même respect exagéré (ridicule, irrationnel, aux yeux de sujets cartésiens, laïques et libéraux) que les « primitifs » polynésiens ou algonquins en avaient, aux yeux des explorateurs « civilisés », pour telle manière « farfelue » de se coiffer ou de se nourrir...

      Remarque 2. Les figures de style. Comme d’habitude, lorsqu’il s’agit de faire passer des mesures « libérales », c’est-à-dire favorables au patronat, aux riches, aux spéculateurs (donc désastreuses pour les salariés, les retraités, et la majorité de la population), on use d’euphémismes, pour ne pas effrayer le gibier. On n’abroge pas, on ne supprime pas le Code du travail ou le statut de la fonction publique, on les « réforme ». [Verbe qu’emploie Delahousse au début du sujet]. De même, on ne dit pas qu’on va imposer une mesure mais qu’on va en « débattre » [la conception d’Emmanuel Macron, c’est « Vive le débat ! », comme le rapporte Sophie Brunn].

      Sauf qu’ici, le sujet de « débat » qu’Emmanuel Macron propose aux fonctionnaires, c’est : « Je caresse l’idée de vous flanquer à la porte : et si nous en débattions ? » On conçoit que les intéressés ne soient pas enthousiasmés...

      Remarque 2bis. Les figures de style toujours. Après l’euphémisme, la prétérition (figure de style par laquelle on affirme ne pas dire une chose... tout en la disant). Exemple : « si je n’avais pas le plus grand respect pour vous, je dirais que vous êtes un crétin ». Ou, comme disent les jeunes, après avoir sorti une vacherie : « C’était juste pour rigoler ! ».

      Ici, « ce n’est pas le moment », « pas à l’ordre du jour », « pas à trois mois des régionales ». Sous-entendu : quand les régionales seront passées, quand on n’aura plus rien à perdre (ou plus rien à gagner), fonctionnaires, vous pourrez numéroter vos abattis !".

      Remarque 3. Sur la conception de la politique. Maryse Burgot qualifie Emmanuel Macron de ministre de gauche, ce qui témoigne d’une conception de la gauche pour le moins élastique. Si, par habitude, par lassitude, par paresse, on qualifie le gouvernement actuel, issu du Parti socialiste, de gauche, il ne s’ensuit pas, a fortiori, que tout ministre de ce gouvernement soit lui-même de gauche... surtout lorsqu’il n’est pas lui-même un élu ! Ce n’est pas parce que la chatte fait ses petits dans le four de la cuisinière qu’on les appelle des biscuits.

      Autre remarque sur la conception de la politique. Claude Bartolone dit à Emmanuel Macron : « Emmanuel, fais attention, il y a des phrases qui te portent tort et qui nous portent tort. »

      Si on lit entre les lignes, ce que reproche Bartolone à Macron, ce n’est pas tant de vouloir mettre les fonctionnaires en caleçon, mais de les prévenir qu’il va le faire ! Bartolone doit conserver le souvenir cuisant de l’échec non moins cuisant de Lionel Jospin aux élections de 2002, « blackboulé » par nombre d’enseignants, qui n’avaient pas supporté qu’il tarde à débarquer Claude Allègre, qui les avait ulcérés avec ses déclarations sur le « mammouth » ou l’absentéisme...

      En somme, ce que dit Bartolone à Macron, assez cyniquement, c’est de faire sa réforme, de la faire discrètement, de la faire habilement, de rouler les fonctionnaires dans la farine, mais de ne pas le claironner. « Le scandale du monde est ce qui fait l’offense/Et ce n’est pas pécher que pécher en silence... »

      Remarque 4. Les images. Les propos d’Emmanuel Macron, rapportés par Laurent Delahousse, sont accompagnés d’une photo du ministre, avec les mots ("plus justifiable", « plus adapté ») qui s’inscrivent dans le même temps. Et la photo montre un Emmanuel Macron de face, en buste, le regard fixé sur la ligne bleue des cours de Bourse, mais déterminé, presque impérieux, bras gauche replié, main gauche à demi-fermée, doigts rassemblés et extrémités pointées vers lui, comme un professeur qui insiste sur un point fondamental de sa discipline : la règle de l’accord des participes ou la définition des nombres premiers.

      Remarque 4 bis. Les images encore. Le rappel du statut de la Fonction publique est accompagné d’images en noir et blanc, qui donnent un aspect vieillot, daté, obsolète au statut de la fonction publique, accompagné de la voix typique du commentateur de l’époque (avec sa scansion, sa diction) et conférant à ce document filmé le statut d’un capitulaire carolingien calligraphié sur parchemin en minuscules carolines.

      A quoi s’ajoute la vilenie de lier le statut de la fonction publique à la création de l’E.N.A., sachant l’image détestable qui, dans une large partie de l’opinion, s’attache à cette école : élitisme, technocratie, cooptation, endogamie, privilèges, dédain, morgue de caste, absence de sens du réel, etc., de telle sorte que le statut de la fonction publique, déjà bien chargé, est lesté en outre du poids du discrédit de l’E.N.A. Alors que le journaliste aurait pu lier ce statut au programme du C.N.R.

      Remarque 5. Les remarques des intervenants. Les deux fonctionnaires de Marseille ont un débit rapide, des phrases hachées, peu ou mal articulées, non achevées. On sent qu’elles ont été prises au dépourvu et leur intervention laisse une impression pénible.

      A l’inverse, les phrases d’Agnès Verdier-Molinié sont bien articulées et bien scandées. Et il est révélateur (et navrant) qu’en deux jours cette femme (ultralibérale jusqu’à la moelle) ait été invitée sur une chaîne de radio-télévision du service public (cf. ma chronique du 17 septembre), comme s’il s’agissait d’une universitaire de renom, issue d’une institution prestigieuse, alors qu’elle ne représente qu’une officine singeant les gros « think tanks » étatsuniens (un poulet de Bresse qui se fait passer pour un aigle royal), et que la journaliste pousse la flagornerie (ou l’ignorance ?) jusqu’à la décorer du nom d’économiste, alors que ses seules compétences universitaires en la matière sont... une maîtrise en histoire contemporaine.

      Je vous saurais gré de vos remarques, compléments, corrections et critiques.
      Bien à vous
      Philippe Arnaud, AMD Tours


  • La liste de sujets retoqués par le « comité d’#investigation de Canal+ »
    https://www.arretsurimages.net/emissions/2016-02-12/Bollore-et-Hollande-ont-un-interet-conjoint-a-etouffer-l-investigati

    De son petit tas de documents, Rivoire, journaliste de #Canal+ et représentant syndicat SNJ-CGT extrait une liste : la liste de sujets retoqués par le « comité d’investigation de Canal+ » - réunion qui se tient tous les deux mois, au cours de laquelle sont validés les projets d’enquête. Alors que sous l’ancienne direction, « 80 à 90% » des sujets étaient retenus en moyenne, depuis la reprise en main de Bolloré, les choses sont nettement moins simples : « Au dernier comité d’investigation, nous avons proposé à la direction onze projets d’enquête. On a eu sept refus. » Il égrène la liste des sujets dont on n’entendra pas parler sur la chaîne cryptée : « Volkswagen, entreprise de tous les scandales », « Le monde selon YouTube », « François Homeland » (une enquête sur le président et les guerres), « Attentats : les dysfonctionnements des services de renseignement », « Les placards dorés de la République » (sur les emplois fictifs dans la haute fonction publique), « La répression made in France » (sur comment la France exporte des matraques électriques, et autres outils de répression, à des régimes pas toujours recommandables), et enfin, « Nutella, les tartines de la discorde », également refusé. Nutella ? Peut-être un lien avec le fait que le groupe Ferrero, qui détient la marque de pâte à tartiner, figure parmi les 50 plus gros annonceurs de France (avec, de surcroît, 76% de son budget pub destiné à la TV) ? Dans ce top 50 figurent également... Volkswagen et Google, qui possède YouTube.

    #journalisme #médias #critique_médias #Bolloré #audiovisuel

    http://seenthis.net/messages/463783 via tbn


  • « Ne pas intégrer la critique des #médias à son programme lorsqu’on entend changer le monde, c’est se tirer une balle dans le pied avant même de commencer la course »
    https://npa2009.org/idees/societe/ne-pas-integrer-la-critique-des-medias-son-programme-lorsquon-entend-change

    Et quel est donc ce scénario ?

    On pourrait le schématiser de la manière suivante. Première étape, un gouvernement de gauche arrive au pouvoir sans avoir préalablement fait campagne pour la neutralisation de l’oligarchie médiatique et son remplacement par une information de qualité. Deuxième étape, les médias qui accompagnaient et soutenaient les gouvernements néolibéraux, deviennent soudain critiques. Ils attaquent la gauche au pouvoir sans relâche et agissent comme des adversaires politiques. Or ces entreprises de communication sont aussi censées représenter le quatrième pouvoir, la démocratie, le rempart contre le goulag, etc. Ils sont d’ailleurs perçus comme tels à l’étranger.

    Et là, de deux choses l’une. Soit la gauche au pouvoir ne réagit pas et subit la grêle de la désinformation, ce qui la fragilise encore un peu plus, surtout si elle tente de s’appuyer sur les mouvements sociaux. Soit elle décide de casser l’oligarchie médiatique en faisant par exemple adopter une loi sur la propriété des médias ou en appliquant les lois existantes. Et là, c’est le drame. Car ces mesures semblent prises dans l’urgence : elles ne figuraient pas au cœur du programme ; leur nécessité démocratique n’a pas été expliquée, démontrée, argumentée. Elles ne sont donc pas soutenues par une mobilisation populaire.

    Dès lors leur mise en œuvre soudaine apparaît comme un vil mouvement de répression contre des médias qui critiquent le gouvernement. Donc comme une atteinte à la liberté de la presse, aussitôt dénoncée par les éditorialistes du monde occidental. Et repris par l’opposition qui en profite pour mobiliser et déstabiliser le gouvernement.

    Il ne faut pas oublier que dans cette situation particulière où la gauche de gauche accède au pouvoir, le soutien à l’ordre ancien peut se confondre avec la critique du pouvoir en place. D’où la nécessité stratégique, pour une formation progressiste qui se trouve enfin en mesure de mettre ses idées en œuvre, de ne pas donner prise à ces critiques.

    Peux-tu développer cette dernière idée ? Comment faire ?

    Si, au contraire, les progressistes ont intégré la critique des médias à leur programme, s’ils en ont fait un élément central de leur pédagogie économique, s’ils ont promu un autre modèle et promis de le mettre en place sitôt élus, la situation est tout à fait différente. D’une part, l’hostilité des médias à l’égard du pouvoir de #gauche semblera motivée non plus par un soudain élan critique mais par un souci de protéger l’ordre ancien, ses passe-droit et ses prébendes. Et, d’autre part, la remise à plat du système d’information ne sera pas considérée comme un atteinte à la démocratie mais comme la simple mise en œuvre d’une promesse électorale, d’un programme entériné par la majorité.

    Bref, pour le dire en un mot, ne pas intégrer la critique des médias à son programme lorsqu’on entend changer le monde, c’est se tirer une balle dans le pied avant même de commencer la course.

    #critique_médias

    http://seenthis.net/messages/461968 via tbn


  • La conspiration - Quand les journalistes (et leurs favoris) falsifient l’analyse critique des médias, par Serge Halimi & Arnaud Rindel
    http://www.homme-moderne.org/societe/media/halimi/conspiration.html

    Vouloir transformer toute analyse des structures de l’économie et de l’information en « #théorie_du_complot » ne constitue pas une falsification ordinaire. Elle s’inscrit dans une logique d’ensemble.
     Depuis un quart de siècle, la contre-révolution néolibérale, la décomposition des régimes « communistes » et l’affaiblissement des syndicats ont concouru à la renaissance puis à l’hégémonie d’une pensée individualiste.
     Les institutions collectives sont démantelées ; celles que l’on édifie sur leurs décombres privilégient le consommateur désaffilié, l’« individu sujet ». La nouvelle idéologie dominante, qui accompagne cette grande transformation, la rend plus fluide, plus insensible aussi, en la proclamant « naturelle », produite par des forces telluriques auxquelles nul ne pourrait résister et qui, de surcroît, apporteraient dans leur sillage de nombreux bienfaits partagés.
     Dorénavant perçues comme « marxistes » et donc dévaluées à l’égal des régimes qui se prétendaient tels, les analyses structurelles de l’histoire, de la politique et des médias sont par conséquent dédaignées. Le refus de postuler que la spontanéité des « acteurs » et l’élan impétueux des « droits de l’homme » seraient les principes essentiels guidant la mondialisation expose au risque d’être qualifié d’archaïque, d’extrémiste ou de paranoïaque.

     Mais il faut bien « informer » et le faire à rebours des explications institutionnelles dorénavant proscrites. Les grands médias présentent alors l’actualité internationale et sociale sous forme d’une fable morale, à base d’affrontements binaires entre Bien (nous) et Mal (les autres), de portraits de grands hommes (tantôt héroïques, tantôt maléfiques), d’émotions successives propres à susciter la compassion unanime et le consensus apitoyé. La trappe de la « fin des idéologies » condamne à la pendaison les « grands récits collectifs » construits autour d’une histoire sociale conflictuelle. De tels ancrages intellectuels auraient, prétend-on, favorisé un « totalitarisme », un « populisme » toujours menaçants — deux termes dont la généralisation dans la vulgate dominante suggère assez leur profit politique. Ne permettent-ils pas, au demeurant, de fustiger de concert des développements qui n’ont eu en commun que de mettre en cause la démocratie bourgeoise et son système de représentation, désormais sacralisés ?

    #conspirationnisme #critique_médias


  • L’art et la manière d’ignorer la question des médias
    http://www.acrimed.org/article4644.html

    Nous reproduisons ci-dessous, avec son accord, un article de Serge Halimi (paru en 2007 et déjà publié avec l’aimable autorisation des Éditions du Croquant sur le site de l’Homme moderne). Cet article est extrait de Pour une analyse critique des médias — Le débat public en danger. Il n’a rien perdu de son actualité. (Acrimed)

    #critique_médias