• Harvey Weinstein et les hommes qui savent. - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2017/10/13/harvey-weinstein

    Hier sur twitter, des avocats, des médecins ont dit, tout tranquillement connaître des hommes se comportant comme Weinstein. Et ils ont reconnu tout aussi tranquillement ne rien faire.
    Cela se passe dans tous les milieux. Des femmes parlent, des hommes ne font rien.
    J’ai parlé ; il ne s’est rien passé. Des collègues ont porté plainte, il ne s’est rien passé.
    Partout des femmes parlent et il ne se passe rien. (ah si pardon elles sont traînées dans la boue).

    Certains, que la décence n’étouffera pas, me diront que des femmes aussi savaient. C’est exact. Peut-on admettre qu’hommes et femmes ne sont pas égaux face à un homme qui agresse sexuellement des femmes ? Peut-on admettre que lorsque les femmes parlent on ne les croit pas ?
    Tristane Banon a parlé. Elle a été traitée de salope absolument partout et des photos d’elle sont ressorties pour montrer qu’elle n’était pas crédible.
    Nafissatou Diallo a parlé. Son physique a été utilisé pour démontrer qu’elle était trop laide pour être violée.
    Samantha Geimer a parlé. On a expliqué qu’elle faisait plus vieux que son âge.
    Les victimes de Baupin ont parlé. On a jugé que c’était tardif.
    Des dizaines de victimes de Weinstein parlent et ont parlé. On a moqué et moque encore leur physique/leur chirurgie esthétique/ leur besoin de buzz/leur lâcheté/leur poids/leur carrière ratée/leur nombre d’amants.
    Je vous invite à lire ou relire cette BD de Mirion Malle qui égrène les hommes célèbres et l’impunité qui les entoure. Impunité qui existe tout autant pour les hommes inconnus.

    #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/637257 via Agnès Maillard



  • Harcèlement sexuel  : chute de Harvey Weinstein, pilier du cinéma américain - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/culture-next/2017/10/06/harcelement-sexuel-chute-de-harvey-weinstein-pilier-du-cinema-americ

    L’un des plus puissants producteurs indépendants à Holly­wood, ­figure éminente et redoutée, Harvey Weinstein, 65 ans, est dans la tourmente d’un ­scandale pour harcèlement sexuel depuis la parution, mercredi, d’un article du New York Times. Lequel décrit ses méthodes abusives avec les jeunes actrices de ses films et employées de sa boîte de production, Miramax (créée en 1979 avec son frère Bob et rachetée pour 60 millions de dollars par Disney en 2005), puis de la mini-major The Weinstein Company.

    L’article, très long, fouillé et farci d’exemples ­accablants, cite notamment les révé­lations de la comédienne ­Ashley Judd (Ruby in Paradise, Bug, Divergente…) racontant comment, alors qu’elle est en plein tournage de Kiss The Girls (le Collectionneur), Weinstein l’a invitée à monter un matin dans sa suite du palace Peninsula de Beverly Hills pour ce qui devait être un rendez-vous de travail. Il l’a reçue en peignoir, lui a proposé de lui faire un massage puis comme elle ­refusait, l’a invitée à le suivre dans la salle de bain pendant qu’il prenait sa douche  : « J’ai dit non, de nombreuses manières, de nombreuses fois, mais il revenait toujours à la charge. »
    « Toxique »

    Un an plus tard, une mésaventure similaire arrive à l’actrice Rose McGowan (Scream) au cours du festival de Sundance, et un accord à 100  000 dollars est signé pour étouffer sa plainte éventuelle. Un mémo d’une employée de la Weinstein Company, Lauren O’Connor, adressé aux dirigeants de la boîte, détaille comment elle et certains de ses collègues se ­retrouvent à prendre des rendez-vous pour leur patron avec « des filles vulnérables qui voulaient juste du travail », Weinstein promettant contre faveurs de lancer leur carrière.

    « Il y a un environnement toxique pour les femmes dans cette entreprise », écrit-t-elle, et les journalistes dévoilent en effet un incroyable climat de terreur et de licence au sein d’une maison dominée par la figure d’un despote ne supportant pas que l’on freine jamais son appétit, ses passions et sa soif de pouvoir. Cet article du New York ­Times met un terme à une durable omerta entourant le mogul  : il n’est pas un journaliste professionnel dans le secteur à ­Hollywood ou à New York qui n’ait eu vent des rumeurs et accusations couvant sous le glacis pailleté d’une ­success story turbulente.

    Vendredi le magazine Variety se demandait si ce parcours jalonné d’oscars, de coups de gueule et de poker, pourra se relever d’une telle flopée de révélations sur son tempérament de harceleur sexuel. Et ce, alors que d’autres victimes pourraient désormais oser parler et que d’autres journaux enquêtent. Le New Yorker s’apprête ainsi à publier les résultats d’un an d’investigations.

    Weinstein a envoyé au NYT une lettre ­penaude où il dit prendre du recul, qu’il suit une thérapie, qu’il est ­désolé, se justifiant par un machisme générationnel  : « J’ai grandi dans les années 60 et 70, quand toutes les règles sur le comportement et les lieux de travail étaient différentes. Mon chemin sera d’apprendre à me connaître et maîtriser mes ­démons. ».

    #domination_masculine #harcelement_sexuel #harcèlement #culture_du_viol #sexisme

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  • De la promotion canapé, des vierges, des brebis et des loups.
    https://eviewer.netmedia-europe.be/cache/server?type=image&origin=pb&source=promobutler_be%2Farticles%2F2016%2F11%2F27%2F31249%2Fzoomrt000107f0000016.jpg&storage=2016

    Les commentaires des lecteurs du journal l’e-monde.fr sont une collection de perles misogynes, racistes et pro-viol de choix. La moderation pourtant à priori sur ce site, ne trouve rien à redire à tous ces éléments de justification et négation des violences sexuelles faites aux femmes. Mais c’est l’e-monde, la semaine dernière ils ont fait le promo de Cantat ( http://www.lemonde.fr/musiques/article/2017/10/06/le-retour-de-bertrand-cantat-passe-par-l-angleterre_5196831_1654986.html ) et deux jours plus tard dénoncé la une des inrock en oubliant de mentionné que l’e-monde à fait la même chose. ( http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/11/les-inrockuptibles-mettent-bertrand-cantat-en-une-et-le-debat-qu-on-connait- )

    Le commentaire d’un certain « bibifok » est exemplaire et je voudrais devellopé les idées sous entendus de ce discours :

    ont elles été victimes de harcèlement sexuelle, ou ont elles fait un deal : sexe contre avantage pour leur carrière. car, ce genre de chose est connu de tous et celles qui vont « se jetter dans la geule du loup » en sont conscience. Dans les milieux artistiques on a rarement affaire à des oies blanches sortant du couvent.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/10/11/les-accusations-pleuvent-contre-weinstein_5199053_3476.html#xVZTezicALjacKPX

    Cet affreux troll misogyne et violophile exprime en peu de mots un concentré de culture du viol basé sur de nombreuses #inversion_patriarcale -

    http://mesastucesmodeetdecoration.blogs.marieclairemaison.com/media/01/01/260e8804019673976f2113496d91a59b.jpg
    1 - « sexe contre avantage pour leur carrière »

    J’ai deja entendu des gens se plaindre de telle ou telle femme* qui aurait eu leurs postes par l’utilisation de leurs atouts sexuels et non pour leur compétences pro. Ce « sexe contre avantage pour leur carrière » dont parle bibifok et qui serait « connu de tous ».

    J’ai jamais entendu ces mêmes personnes se plaindre de tel ou tel homme qui aurais abusé de son pouvoir hiérarchique pour obtenir du sexe des femmes qui sont sous leur autorité hiérarchique.

    J’ai jamais entendu ces personnes critiqué un promoteur canapé, un homme qui promeut sur le critère de soumission d’une femme à ses désirs sexuels et non pour les compétences pro de cette femme.

    J’ai jamais entendu ces personnes parlé de harcélement sexuel au travail, phénomène qui touche pourtant massivement les femmes et commis massivement par les hommes dans le monde pro.

    J’ai jamais entendu ces personnes se plaindre des hommes qui font semblant d’être pote avec leurs supérieurs hiérarchiques pour avoir une promotion. On pourrait pourtant parlé de la « promotion bistrot » dont jouissent les mecs entre eux (qui pénalise les femmes dans leur carrière).

    Pourtant le promoteur canapé profite de son privilège hiérarchique. La promu canapé de son coté montre une motivation extrême pour réussir.

    Le promoteur canapé met l’entreprise en danger pour la satisfaction de son penis en plaçant à des postes élevés des personnes recrutés sur leur soumission sexuelle. C’est lui qui comment un dommage à la société et à l’entreprise, pas la femme qui aurait couché.

    L’existence même des toutes ces sois disant femme promu par le canapé est extrêmement douteuse. Sachant l’importance du harcelement sexuel sur le lieu de travail que subissent les femmes. Et le déni dans lequel les victimes sont plongé, j’imagine que la plus part de ces femmes que les gens évoquent quant ils me parlent de « promotion canapé » sont en fait probablement des victimes de viol par chantage.

    https://frankzumbach.files.wordpress.com/2011/02/frankpape_thais_endpapers_100.jpg

    2 - « des oies blanches sortant du couvent »

    Voici la dichotomie vierge/salope. L’idée que le sexe est une salissure pour les femmes. L’inverse de oie blanche sortant du couvent c’est une femme qui a une connaissance de la sexualité. Qui a « vu le loup » comme on dit aussi en patriarchie. Là dedan il y a l’idée qu’une femme qui n’est pas vierge n’est pas violable, que la femme qui a connu un homme est à disposition de tous les hommes.

    http://2.bp.blogspot.com/_bYR3SjiAZds/TSJltmlrliI/AAAAAAAAATE/V2CKj733VVc/s1600/se%2Bjetter%2Bdans%2Bla%2Bgeule%2Bdu%2Bloup%2Bweb.jpg
    3 - « se jetter dans la geule du loup »

    On a un loup, et une brebis. Le loup mange des brebis, ceci n’est pas remis en cause, c’est dans la nature du loup et le loup on ne lui reproche pas de manger des brebis. C’est même son régime alimentaire qui fait le loup, un loup végétarien c’est plus vraiment un loup. On trouve ici l’idée virilo-carniste que l’homme est un mangeur de viande, la femme de salade et la comparaison entre sexualité et alimentation.

    bibifok ne demande rien au loup. Le loup est libre, il habite la foret et le vaste monde. Les brebis par contre sont des animaux domestique qui doivent resté à la bergerie ou sous le contrôle d’un chien de berger et d’un berger. Si elles osent sortir de leur bergerie et se rendre dans la foret, c’est à dire être libre, aller travaillé, sortir du foyer et de la tutelle d’un chien de garde, la brebis est fautive, on peu pas en vouloir aux loups. Le loup est même encourragé à manger les brebis qui se sont aventuré hors de la bergerie. Plus un loup est vorace plus il sera gros et aura le respect de la meute.

    La tournure est « se jetter dans » est éloquente aussi, La brebis est active, le loup est passif. Le loup est là, la gueule ouverte à attendre dans la foret et des brebis j’y jettent et se mâchent toutes seule. Comment en vouloir aux loups avec une grammaire pareil.

    http://www.lefigaro.fr/medias/2013/06/14/PHO9a58ea4c-d530-11e2-a5e6-d83245e51435-805x453.jpg
    4 - Le « deal »... « connu de tous » + Elles « en sont conscience »

    Le deal c’est donc que si une femme sort du foyer de son homme propriétaire, si elle ose vouloir une carrière, des promotions, ou même simplement payer son loyer, elle est violable par n’importe quel homme. Car ici nous sommes bien dans le contexte de dénonciations de viols et harcelement sexuel au travail. Sois tu est une oie blanche au couvent qui ne verra jamais le loup ni de promotion, sois tu est une libre brebi qui sera doublement condamnée, dévorée/violée et culpabilisé d’avoir été dévorée/violée EN CONSCIENCE.

    Si tu veux pas être violé, tu reste enfermé chez toi, vierge et voilé nous dit bibifok. Et je suis certaine que ce bibifok si on l’interroge sur les femmes qui portent le voile, te sortira qu’il est pour la liberté des femmes.

    #culture_du_viol #virilo-carnisme #domination_masculine #déni #fraternité #victim_blaming #honte_sur_la_victime #troll #harcelement_sexuel

    https://seenthis.net/messages/636985 via mad meg


  • #Amber_Barnhill : “J’ai laissé mon mari me violer, et voilà pourquoi…”
    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/05/jai-laisse-mon-mari-me-violer-et-voila-pourquoi

    J’ai passé les dernières semaines à me demander si je devais garder cette histoire pour moi ou si j’en avais déjà trop dit, mais je pense qu’il est temps d’avoir d’une discussion ouverte et honnête sur la violence domestique et le viol. Les répercussions de la honte et du silence sont bien trop grandes pour ne pas prendre la parole. Lorsque l’on entend une histoire de violence domestique, on a l’impression qu’il s’agit toujours de récits de victoire — victoire de celles qui ont survécu à un abus passé —. Pourquoi nous n’en n’entendons pas au présent ? Pourquoi nous n’en parlons pas comme un problème continu, plutôt que comme une chose à laisser derrière nous et à dépasser ? Je ne pense pas que c’est très réaliste pour de nombreuses victimes.

    Nous sommes d’accord pour dire « J’ai été maltraitée et j’ai survécu », mais nous ne sommes pas assez courageuses pour dire « C’est toujours un problème pour moi à l’heure actuelle ». C’est pour cela que j’ai décidé de publier cet article sous ma véritable identité, et non avec un pseudonyme comme j’avais prévu de le faire au début. Et c’est aussi pour cela que j’ai décidé de parler de certaines choses avec lesquelles je me débats toujours, et pas seulement de ce qui m’est arrivé par le passé. Cela n’a pas été facile d’écrire ce texte, mais j’espère qu’il aidera des victimes à savoir qu’elles ne sont pas seules ou qu’il les aidera à mieux comprendre ce qu’elles sont en train de vivre. J’espère aussi qu’il aidera celles et ceux qui n’ont pas subi de maltraitance à être plus conscient.e.s de comment ils et elles en parlent et y pensent.

    Dans mon enfance et adolescence, il y a deux choses dont personne ne parlait : la violence domestique et le sexe. Aussi, lorsque ces deux mots se rencontrèrent, je me suis retrouvée piégée en leur centre, sans voix, trop honteuse pour en parler à qui que ce soit, et incapable d’entrevoir une porte de sortie.

    “Car le Seigneur châtie celui qu’il aime” (Hébreux 12:6)

    Même si j’avais la mi-vingtaine quand tout a commencé, j’étais terriblement crédule. J’étais aussi débrouillarde qu’un enfant de cinq ans. Je ne savais rien à propos de l’alcool, des drogues, et même si je venais de perdre ma virginité, je ne savais toujours rien sur le sexe. Les mots « consentement » et « non » ne faisaient pas partie de mon vocabulaire.

    Je venais juste de sortir d’un collège catholique et j’étais lassée de suivre tout un tas de règles. J’étais en train de « glisser dans le péché ». J’allais au cinéma, je portais des pantalons, je me rasais au-dessus des genoux et je montrais mes clavicules en public —vous connaissez la routine.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.patheos.com/blogs/removingthefigleaf/2016/08/i-let-my-husband-rape-me

    #viol #violences_post-séparation #post-traumatisme #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/635138 via Tradfem



  • « Tu étais habillée comment ? » : L’expo qui montre que viol et vêtements des victimes n’ont rien à voir (HuffingtonPost)
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/18/tu-etais-habillee-comment-lexpo-qui-montre-que-viol-et-vetements-des-

    C’est la question qu’on pose bien trop souvent aux victimes d’agressions sexuelles ; une question qui vise à les stigmatiser, en sous-entendant que le pire aurait pu être évité si elles avaient porté quelque chose de plus couvrant ou de moins sexy.

    Une exposition de l’Université du Kansas cherche à déconstruire cette croyance en apportant une réponse forte. Intitulée « Tu étais habillée comment ? », elle présente 18 récits de violences sexuelles ainsi que les vêtements que portait chaque victime au moment de l’agression. Parmi les tenues, on trouve un bikini, un t-shirt à col jaune pour garçon, une robe rouge sexy et un t-shirt avec un jean.

    #éducation #culture_du_viol #violences_sexuelles #stéréotypes

    https://seenthis.net/messages/631125 via Heautontimoroumenos


  • Culture du viol : Konbini retire une vidéo - Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/breves/2017-08-25/Culture-du-viol-Konbini-retire-une-video-id20799
    https://www.arretsurimages.net/media/breve/s208/id20799/original.99724.jpg

    Faire boire les filles pour les draguer ? Rapidement, plusieurs twittos, dont l’avocat Maître Eolas et la blogueuse Crêpe Georgette dénoncent la culture du viol sous-jacente dans la vidéo : « Le consentement de la fille n’est plus garanti si elle est ivre. Donc Konbini, vous diffusez une vidéo où en appliquant un tel conseil les hommes peuvent commettre un viol », tacle ainsi la blogueuse féministe. Un tweet accusateur repris quelques centaines de fois, et notamment par la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ce vendredi matin peu après 9 heures.

    #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/624740 via Agnès Maillard


  • Les Texanes devront prendre une “assurance viol” après que leur État a exclu l’avortement des assurances maladie
    http://www.konbini.com/fr/inspiration-2/les-texanes-forcees-de-souscrire-une-assurance-viol-apres-que-letat-a-exclu
    http://www.konbini.com/fr/files/2017/08/hb214.jpg

    Les mines sont réjouies sur la photo du gouverneur du Texas Greg Abbott brandissant fièrement la loi anti-choix qu’il vient de signer, entouré du sénateur Brandon Creighton et de John Smithee de la Chambre des représentants du Texas. Comme Broadly le rapporte, ce mardi 15 août les trois Républicains texans se sont rassemblés pour signer la House Bill 214 (HB214), surnommée la loi de « l’assurance viol » par ses opposants démocrates. Un nom malheureusement adapté, puisqu’elle exclut la prise en charge des avortements de toutes les assurances maladie au Texas, qu’elles soient publiques, privées ou fournies par l’employeur, et n’autorise leur prise en charge que dans le cadre d’une assurance séparée. Et ce même en cas de viol, d’inceste ou de malformations sévères du fœtus ; seul un avortement réalisé dans le cas d’une femme enceinte se trouvant en urgence mortelle pourra désormais être pris en charge par une assurance maladie.

    #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/623377 via Agnès Maillard


  • Mélanie Gourarier. « La séduction alpha mâle s’inscrit dans un continuum de pratiques violentes » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/melanie-gourarier-la-seduction-alpha-male-sinscrit-dans-un-continuum-de-pra
    https://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/129026_couverture_hres_0.jpg?itok=FL3H1qIs

    Dans son ouvrage intitulé « Alpha Mâle, séduire les femmes pour s’apprécier entre hommes », l’anthropologue Mélanie Gourarier a étudiée pendant trois ans la « Communauté de la Séduction ». Ce groupe fait par et pour les hommes - majoritairement blanc et de classes moyennes et supérieures - soit disant opprimés par les femmes, met tout en œuvre pour retrouver une hégémonie masculiniste. Misogynes, sexistes, antiféministes, les acteurs de cette communauté se rassemblent, en France mais aussi partout en Europe et en Amérique du nord, dans le but de répondre à une « crise de la virilité » fantasmée.

    Comment expliquer ce paradoxe de vouloir récupérer un certain pouvoir en étant le plus grand séducteur, et en même temps d’être misogyne ?
    Mélanie Gourarier.
    Selon moi, il ne s’agit pas d’un paradoxe, c’est même assez logique. Ce qui est visé dans cette volonté d’être un grand séducteur, ce qui les intéresse n’est absolument pas la conquête des femmes mais, à travers la conquête des femmes s’apprécier entre hommes. C’est s’aimer entre hommes mais aussi s’évaluer, se hiérarchiser. La reproduction des masculinités fonctionne sur ce double processus : la nécessité de l’entre-soi masculin et les rapports – de pouvoir- entre hommes.

    #male-alphisme #masculinisme #fraternité #misogynie #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/622721 via mad meg


  • More than 200,000 children married in US over the last 15 years | The Independent
    http://www.independent.co.uk/news/world/americas/200000-children-married-us-15-years-child-marriage-child-brides-new-j
    https://static.independent.co.uk/s3fs-public/thumbnails/image/2016/07/04/09/child1.png

    The youngest wedded were three 10-year-old girls in Tennessee who married men aged 24, 25 and 31 in 2001. The youngest groom was an 11-year-old who married a 27-year-old woman in the same state in 2006.

    Children as young as 12 were granted marriage licences in Alaska, Louisiana and South Carolina, while 11 other states allowed 13-year-olds to wed.

    More than 1,000 children aged 14 or under were granted marriage licences.

    Most states set the age of sexual consent between 16 and 18 and a person can be charged with statutory rape for having sex with a minor. Yet many children were granted marriage licences, approved by judges, before they could legally consent to sex.

    #culture_du_viol #pédophilie

    https://seenthis.net/messages/614829 via Agnès Maillard


  • Société. Le Japon ouvre les yeux sur le viol | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/societe-le-japon-ouvre-les-yeux-sur-le-viol

    La loi sur les délits sexuels, qui n’avait pas été modifiée depuis 110 ans, a été réformée au Parlement japonais le 16 juin. Selon le nouveau texte, qui entrera en vigueur le mois prochain, les agresseurs seront passibles de cinq ans d’emprisonnement, au lieu de trois actuellement. Les hommes pourront désormais porter plainte en tant que victimes, alors que jusqu’ici seule la pénétration vaginale par un pénis correspondait à la définition du viol. L’acte pédophile sera condamnable, même dans les cas d’absence de menaces ou de violences physiques, éléments qui étaient nécessaires jusque-là. Les enquêtes pourront être lancées sans que les victimes portent plainte au préalable.

    Voilà une réforme qui a été saluée par les associations portant secours aux victimes. Ces dernières craignaient que cette modification de la loi soit remise à plus tard par le gouvernement. “Le Parti libéral-démocrate [PLD, au pouvoir] a donné la priorité à la loi très controversée sur la lutte antiterroriste [contestée pour son caractère liberticide], au détriment de l’urgence de la réforme de la loi sur les délits sexuels”, déplore le Tokyo Shimbun.
    Une affaire étouffée

    Or le débat autour du viol embrase les réseaux sociaux japonais, notamment depuis que l’hebdomadaire Shukan Shincho a publié fin mai un dossier sur le cas d’une plainte qui aurait été étouffée. L’agresseur présumé, Noriyuki Yamaguchi, 51 ans, est un journaliste politique de renom, réputé proche du Premier ministre Abe. Suite à cette publication, une conférence de presse inhabituelle a été donnée par la plaignante, Shiori, une journaliste free-lance de 28 ans.

    Dans un pays où 75 % des victimes de crimes sexuels renoncent à porter plainte, le fait qu’une plaignante apparaisse en public en divulguant son identité a eu l’effet d’un pavé dans la mare… Si l’affaire a enflammé la Toile, les grands titres nationaux ont été rares à faire mention de l’affaire.

    #viol #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/608984 via mad meg


  • « Appel au viol » : des collégiennes de Ruelle affichent leur colère sur leur tee-shirt (Charente Libre.fr)
    http://www.charentelibre.fr/2017/06/19/ruelle-elles-veulent-se-vetir-a-leur-guise,3108833.php

    « Appel au viol. » L’inscription au marqueur noir s’affiche sur les tee-shirts de collégiennes, ce lundi matin, à Ruelle-sur-Touvre. Il est presque 8 heures et juste avant de rejoindre les salles de classe de Norbert-Casteret, les adolescentes jouent la provocation. Leur manière de réagir aux propos qu’auraient tenus des membres de l’équipe pédagogique vendredi.

    #éducation #collège #sexisme #tenues_vestimentaires #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/608576 via Heautontimoroumenos


  • VIOL: Cʹest quoi la culture du viol ?

    Lʹassociation Viol-Secours à Genève reçoit des femmes ayant subi des violences sexuelles. Agnès Molnar, travailleuse sociale, nous raconte comment lʹélément de culpabilité revient systématiquement dans leurs témoignages. Coupable de se faire violer ? Coline de Senarclens, de lʹassociation #Slutwalk nous explique le concept de culture du viol qui imprègne toute notre société.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/viol-cest-quoi-la-culture-du-viol-?id=8540519

    #culture_du_viol #viols #espace_public #peur

    https://seenthis.net/messages/605808 via CDB_77


  • Comment le terme de « travail sexuel » écrase les victimes | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/06/14/comment-le-terme-de-travail-sexuel-ecrase-les-

    Beaucoup de gens bien intentionnés utilisent les termes « travail sexuel » et « travailleuse du sexe » parce qu’ils pensent que c’est politiquement correct et que cela donne une forme de dignité aux femmes et jeunes prostituées. Ces gens estiment qu’en décrivant la prostitution avec une sorte de langage professionnel, elles et ils sont respectueuses et progressistes comme il faut. Elles et ils semblent tous oublier que les droits professionnels (c’est-à-dire du travail) impliquent certains standards et requièrent des responsabilités des travailleurs.

    Si les jeunes ados de l’État Unité au Soudan du Sud sont des travailleuses du sexe plutôt que des enfants vulnérables, cela implique-t-il que n’importe lequel des hommes qui payent pour accéder à leurs corps peut demander un remboursement de son « moins d’un dollar » s’il trouve que l’acte sexuel n’a pas été correctement effectué à son goût ?

    Allons droit au but : que disons-nous exactement quand on appelle une jeune de quatorze ans vivant dans une pauvreté abjecte une « travailleuse du sexe » ?

    Comment peut-on voir des très jeunes filles, vivant dans une sombre pauvreté et payées par des hommes moins d’un seul dollar pour un accès sexuel à leurs corps, comme des « travailleuses du sexe » au lieu d’enfants vulnérables et abusées ?

    #vocabulaire #prostitution #viol #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/606823 via mad meg


  • #seenthis_fonctionnalités : Les thèmes privilégiés d’un.e auteur/autrice

    Grâce aux hashtags et aux thèmes automatiques, Seenthis fabrique une liste (pondérée) des thèmes privilégiés d’une personne. Cela apparaît en colonne de droite de la page d’un.e contributeur.trice. Par exemple :

    Country:France / Continent:Europe / City:Paris / #femmes / Country:Grèce / #sexisme / #Grèce / #racisme / Currency:EUR / #Palestine / #travail / Country:Israël / Country :États-Unis / #Israël / Country:Allemagne / #féminisme / Person:Encore / City:Gaza / Country:Suisse / Country:Royaume-Uni / City:Londres / City:Bruxelles / Person:Charlie Hebdo / Country:United States / #santé / Currency:USD / #prostitution / City:This / Person:Alexis Tsipras / #politique / Country:Israel / Country:Russie / #histoire / #viol / City:New York / #migrants / #cartographie / #photographie / Country:Espagne / #écologie / Company:Facebook / #inégalités / #réfugiés / Country:Palestinian Territories / Country:Italie / Person:François Hollande / #journalisme / Country:Japon / Continent:Afrique / #art / #culture_du_viol / Country:Syrie / Country:Iraq / City:Athènes / City:Lille / #France / #austérité / #littérature / Person:Manuel Valls / #Suisse / Person:Tony Blair / #misogynie / #éducation / #audio / #islamophobie / Country:Algérie / #plo / #Internet / ProvinceOrState:Cisjordanie / #asile / City:Bonne / #Union_européenne / #cinéma / PublishedMedium:The New York Times / NaturalFeature:Philippe Val / #sorcières / #livre / #revenu_garanti / City:Die / Country:Afghanistan / Person:Hillary Clinton / #photo / #chômage / Country:Danemark / Person:Mona Chollet / Region:Moyen-Orient / #gauche / City:Lyon / Country:Chine / #capitalisme / Person:Jeremy Corbyn / Country:Belgique / #colonisation / #qui_ca / City:Amsterdam / Organization:Académie française / City:London / #violence / Facility:Palestine Square / Country:Liban / #discrimination / #shameless_autopromo / #médecine / Company:Google / #radio / Country:Pays-Bas / Organization:Hamas / ProvinceOrState:Bretagne / ProvinceOrState :Île-du-Prince-Édouard / #société / City:Munich / #domination / City:Nice / City:Cologne / #Europe / Organization:Sénat / #nourriture / Region:Proche-Orient / Person:Christiane Taubira / Country:Suède / Organization:White House / Person:Donald Trump / Person:Laurence Rossignol / Company:Le Monde / #voile / #historicisation / Continent:America / #childfree / Person:Arnaud Leparmentier / #revenu_de_base / #théâtre / ProvinceOrState:Québec / Person:Philippe Rivière / #imaginaire / City:Strasbourg / Country:Finlande / City:Venise / #migrations / #Etats-Unis / Country:Arabie saoudite / City:Jerusalem / #Gaza / Country:Greece / City:Beyrouth / City:Toulouse / #islam / City:Marseille / Person:Mark Regev / Country:Grande-Bretagne / Person:encore / #Genève / City:Ramallah / #temps / #géographie / #sexe / Person:Osez / Country:South Africa / #patriarcat / Country:Pakistan / City:Bordeaux / #urbanisme / Person:Richard Malka / Person:Frédéric Lordon / Continent:Amérique / Company:The Guardian / #occupation / Person:Alain Juppé / Person:Denis Robert / Region:Méditerranée / PublishedMedium:The Guardian / #science / #BDS / City:Damas / Person:Peter Brook / City:Oslo / City:Dublin / #violences_sexuelles / City:Pomerol / City:Juif / Person:Paul Guers / City:Mayenne / #laïcité / Person:Jean-Luc Mélenchon / #censure / Organization:Tsahal / Person:Daniel Schneidermann / Organization:United Nations / Country:Bolivie / Position:Prime Minister / #domination_masculine / City:Nesle / Person:Virginia Woolf / ProvinceOrState:Maine / City:Montsoreau / Person:Jean-Louis Barrault / Person:Paul Dutron / Person:Lino Ventura / Person:Max Weber / City:La Tour / Company:Charles Oulmont /

    À une époque, on avait un gadget trop mignon : on pouvait balancer ça d’un clic sur Wordle pour obtenir une représentation graphique (ici @odilon) :
    https://www.flickr.com/photos/odilodilon/6684464421

    Flickr

    https://seenthis.net/messages/589559 via ARNO*



  • Pré-publication...

    Le 14 novembre 2015, j’ai été laissée la tête dans le caniveau par un automobiliste qui, suite à une dispute avec la personne auprès de qui je roulais à vélo, m’a percutée volontairement. Malgré la qualification des faits en « violence avec arme par destination » par la police et malgré l’identification du véhicule par sept témoins, l’enquête piétine encore…

    Un an avant, je venais de décrocher mon premier emploi. Le mari d’une amie, qui m’avait proposé le boulot, après m’avoir recrutée, m’a inexplicablement tenue à l’écart de son équipe. Il a requalifié à deux reprises mon emploi, me privant des moyens d’accomplir ma mission et me plongeant dans une grande détresse que j’ai pu partager avec mes ami-es sans en être plus avancée pour comprendre ce qu’il m’avait fait subir.

    Que nous font les victimes ?
    De ces deux mésaventures je tire quelques enseignements qui ont trait au fait que nous avons du mal avec les victimes. Alors que les paroles des victimes semblent omniprésentes, imposant leur présence lacrymale sur les écrans, réclamant le retour de la peine de mort ou des atteintes toujours plus graves aux libertés civiles ou à l’état de droit (cette semaine une mairie a expulsé un camp de Rroms suite à une agression), finalement l’existence de « bonnes » victimes et de « mauvaises » nous renseigne sur le fait que ce ne sont pas d’elles qu’il est question. Certaines sont utiles au pouvoir et d’autres ne le sont pas, voire sont justement victimes de celui-ci. L’enquête sur la famille de Théo, jusqu’ici impeccable victime de violences policières, a opportunément fuité pour couper court, espère-t-on, à l’empathie qu’on pouvait avoir pour un jeune homme dont le principal tort était d’avoir croisé une patrouille de flics pensant avoir carte blanche pour se livrer à leurs violents instincts. Théo coupable de quoi que ce soit, cela change-t-il quelque chose au viol qu’il a subi ? Pour beaucoup d’entre nous, c’est le cas : à moins de faire sens, d’entrer dans le système de représentation qui a cours communément et qui est souvent celui du pouvoir, la violence nous plonge dans le désarroi et nous préférons éviter de la regarder en face. Les victimes ne trouveront autour d’elles que regards fuyants et gêne.

    Prière de ne pas ressasser
    Il faut dire que les victimes sont pénibles. Elles sont autocentrées, toutes occupées à ressasser ce qui a fait basculer leur vie. Dès 1946, nous apprend Charlotte Lacoste dans Séductions du bourreau (PUF, 2010), le public s’était lassé du sempiternel récit des victimes de la Shoah et leur reprochait de ne pas aller de l’avant. Même quand il s’agit d’un crime inédit par son caractère massif et par sa violence, il est acceptable de demander aux victimes de tourner la page un peu plus vite. Dans l’idéal, il eût fallu que les rescapés des camps nous rassurassent (« C’est passé, c’est passé ») en moins de temps qu’il n’en faut pour pleurer un proche. L’indécence avec laquelle on peut exiger de ne pas entendre la souffrance d’autrui s’exprime avec d’autant plus de facilité dans le cas de violences bien anodines et qui n’engagent pas de responsabilité collective. Devant cet appel à ne pas ressasser ce qui appartient à des temps révolus, on aimerait retourner dans le passé pour voir quand le moment de la plainte était acceptable. Entre la sidération dans laquelle nous met la violence et le temps qui n’est déjà plus celui des plaintes, il ne semble pas y avoir de véritable fenêtre de tir. Le temps de comprendre ce qui nous est arrivé (l’eussions-nous compris plus tôt qu’il eût été peut-être possible de s’en protéger) et cela est déjà tombé dans ce gouffre qu’on appelle le passé et qui se situe à une épaisseur de papier à cigarettes de notre présent.

    Quand aucune vulnérabilité n’oblige
    Le refus d’entendre les plaintes des victimes tient à un autre écueil de nos sociétés, la volonté farouche de croire que nous sommes tou-tes également libres de refuser. Or, malgré un régime libéral qui garantit une égalité de droits, les vulnérabilités existent. Enfant, un adulte nous a proposé, à mes frères et à moi, de nous échanger un bel hameçon contre un trop petit, qui ne nous était plus d’aucune utilité et que nous avons vite jeté, disant ainsi adieu à nos parties de pêche. Pourquoi avons-nous accepté de nous dessaisir d’un objet qui nous appartenait au profit d’un parfait inconnu ? Parce qu’il nous le demandait. Le hameçon qui nous était proposé en échange ne nous faisait aucune, mais alors aucune envie. Mais, confiants dans l’idée qu’il ne pourrait pas nous proposer de marché inique ou intimidés parce qu’il fallait lui signifier un refus qui était un acte trop hostile, nous lui avons tendu l’objet sur lequel reposait l’un de nos plaisirs de cet été-là. Nous aurions pu accepter pire. La confiance et l’intimidation sont deux ressorts de la soumission aux desiderata d’autrui que j’observe encore autour de moi. L’acceptation de leur sort par les victimes n’absout pas les personnes qui se satisfont de passer des marchés si avantageux. Il n’y a pas de contrat qui tienne entre parties inégales et la vulnérabilité de l’autre à l’abus offre parfois des surprises. Ce sont parfois des adultes pleins d’assurance qui acceptent de se faire déposséder de leur hameçon.

    Coupables de ne pas s’être défendues
    Ainsi mon supérieur hiérarchique, pourtant assez au fait de violences au travail qu’il dénonce dans des textes académiques ou d’intervention, et avec d’autant plus de force que des femmes en sont les victimes, me dit n’avoir eu d’autre repère que ma capacité à dire non pour guider son action et me tenir pendant des mois dans un placard. Ni la confiance que je lui faisais, ni mon ignorance des us dans un milieu professionnel que je découvre, ni le pouvoir bêtement hiérarchique qu’il exerçait sur moi ne me protégeaient de lui. À la détresse de la victime il faut donc ajouter une seconde peine, le manque de reconnaissance du préjudice subi, voire la culpabilité d’être à terre. Une culpabilité que son ex-épouse (et mon ex-amie, tout est précaire), pourtant féministe, m’exprime ainsi : « Tu as dû être violée dans ton enfance pour te comporter comme ça et c’est de ta faute parce que tu n’as pas assez travaillé sur toi-même. » Rendues coupables de ce qui leur arrive ou sommées de mettre un mouchoir sur leur détresse, comment les victimes peuvent-elles se reconstruire seules ?

    #victimes #culture_du_viol #libéralisme #consentement

    https://seenthis.net/messages/573480 via Aude


  • Bienvenue, @hypathie.
    Ici, tu trouveras des tas de gens très intéressants, la liste est très longue, mais là, tout de suite, je pense à @mad_meg, @touti, @supergeante, @mona, @intempestive, @aude_v, @tetue ou @odilon, juste pour commencer !
    Tu peux aussi t’abonner à des tags : #féminisme, #domination, #culture_du_viol, mais aussi #littérature, #cinéma, #géographie… enfin, les trucs qui t’intéressent !

    https://seenthis.net/messages/550385 via Agnès Maillard


  • Pourquoi les #villes ne sont pas faites pour les #femmes | Socialter, le magazine de l’économie nouvelle génération
    http://www.socialter.fr/fr/module/99999672/322/pourquoi_les_villes_ne_sont_pas_faites_pour_les_femmes
    Sans déconner… les initiatives sont affligeantes et traduisent bien le manque total d’analyse et de compréhension de la territorialité et surtout de la #culture_du_viol.
    Ouais, pareil, je vais jeter de la poudre de licorne, je vais être grave respectée !!!

    Mais des initiatives plus importantes fleurissent à travers le monde. Womenability est une ONG qui a pour but de trouver des solutions pour une ville plus équitable. Elle a voyagé dans 17 pays pour identifier les bonnes pratiques, dont certaines sont particulièrement intéressantes. Dans la capitale de l’Uruguay, Montevideo, “72% des femmes se font harceler au moins une fois par semaine”, explique Audrey Noelter, urbaniste et social entrepreneure franco-américaine. Les femmes ont donc décidé de “s’armer” de… pistolets à eau. Elles arrosent leur harceleur en disant “l’eau sèche mais pas les paroles. Et la violence grandit en moi”. A Mexico, les femmes répliquent à grand coup de… confettis.

    https://seenthis.net/messages/549849 via Agnès Maillard


  • Royaume-Uni. Des centaines de policiers accusés d’abus sexuel | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-des-centaines-de-policiers-accuses-dabus-sexuel

    334 policiers britanniques ont été accusés d’avoir abusé sexuellement des personnes en détention ou des personnes maltraitées venues au commissariat pour porter plainte. The Guardian rapporte que, selon la HMIC [Her Majesty’s Inspectorate of Constabulary, la police des polices en Angleterre et au pays de Galles], 436 cas d’abus auraient eu lieu de mars 2014 à mars 2016, concernant un total de 334 agents de #police.

    #Violences_sexuelles #viols #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/549602 via odilon


  • Les Inrocks - « Dernier tango à Paris » : Bertolucci reconnaît avoir planifié le viol de la comédienne Maria Schneider
    http://www.lesinrocks.com/2016/12/04/cinema/dernier-tango-a-paris-bertolucci-reconnait-organise-viol-de-comedienne-m
    http://statics.lesinrocks.com/content/thumbnails/uploads/2016/12/maria-10-tt-width-750-height-630-fill-0-crop-1-bgcolor-000000.png

    L’actrice américaine Jessica Chastain a réagi à cette nouvelle en s’indignant profondément : « Pour tous ceux qui adorent ce film, vous regardez une jeune femme de 19 ans en train de se faire violer par un vieil homme de 48 ans. Le réalisateur a planifié ce viol.Cela me rend malade. »

    #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/548590 via Agnès Maillard


  • Marianne et les dessinateurs | TANX
    http://tanx.free-h.fr/bloug/archives/9342

    Quand on veut représenter l’état, ou la république, on invoque Marianne, qu’elle soit celle des révolutionnaires au sein dénudé, ou celle de la droite conservatrice, maternelle, son rôle est délimité, circonscrit, et ne dépasse jamais celui de la mère, la putain ou les deux à la fois. Qu’on souhaite Marianne disponible sexuellement et à la maison à élever les gosses pendant que les mecs font le boulot, elle reste à sa place sans qu’elle ose déborder. Dans les deux cas la femme n’a pas de pensée, pas de consistance, pas de personnalité.

    Dans chacune de ces représentations, Marianne est passive, subit le viol, l’agression, et/ou le tabassage. Elle est là, amorphe, vide, creuse, au mieux en pleurs, à en prendre encore et encore plein la gueule. Quand on veut, en évoquant le viol d’une femme -explicitement ou non, directement ou non- dénoncer un abus de pouvoir ça signifie le marquage du territoire. Qu’on trouve insupportable le viol, ce plus grand crime apparemment, ne se fait qu’à la condition que la femme soit violée par l’ennemi, Marianne représentant tour à tour la fille de, la mère de, la femme de, son objet à protéger et qu’on s’arrache d’un bord à l’autre. L’ennemi change au fur et à mesure de l’actualité, et varie selon qui le met en scène : le terrorisme, le gouvernement, la droite, la gauche, la minorité, l’étranger, etc. l’ennemi peut être absolument n’importe qui, on le représentera invariablement en train de violer, tabasser Marianne ou on le suggérera. (si ce n’est pas Marianne c’est une autre, je rappelle que je reste concentrée sur ce sujet là. On a vu aux USA apparaitre la variante avec la statue de la liberté, dans le même goût).

    Parce que le viol est insoutenable non pas pour la victime mais pour son mec, son père, son fils, son frère : c’est pas le viol qui est insupportable, c’est le non-respect de la propriété. Ça n’est pas le viol qui est insupportable, puisque on brandit le “droit à l’humour” quand des femmes parlent du problème de l’évocation systématique du viol, et qu’on leur demande de prendre ça à la légère* (ignorant au passage les statistiques qui font que y’a de grandes probabilités qu’on demande ça à une victime de viol). C’est pas la femme, la victime, c’est son mec, son père, son frère, son fils. On se fout pas mal de l’état des femmes qui subissent ces agressions.
    {Aparté : Il est assez ironique d’ailleurs qu’on dise des féministes qu’elles “voient le mal partout” quand des hommes n’ont de cesse d’utiliser le sexe comme punition, que ce soit dans le dessin, le langage, ou les menaces proférées.}

    L’analogie avec le viol, plus ou moins directe et explicite, comme on a pu le voir à d’innombrables reprises lors du passage en force de la Loi Travail avec le 49-3 (exemple parmi tant d’autre mais très parlant), ne fait que renforcer ce qu’on appelle la culture du viol. Le violeur, c’est l’autre, le violeur c’est l’homme tapis dans l’ombre de la ruelle, le violeur c’est l’ennemi, le violeur est hors-humanité et délimité strictement à un camp politique, à une classe, une couleur ou quoique ce soit qui permet d’altériser et de rejeter le problème hors de soi. La culture du viol a besoin de ces mythes et de ses fantasmes pour perdurer, si on altérise pas le violeur, il faut balayer devant sa propre porte et on ne veut surtout pas de ça. Désigner l’ennemi comme violeur, c’est désigner l’autre comme seul agent de la misogynie et couvrir ainsi les viols commis chez soi, par soi, dans son camp, qu’il soit politique, familial, amical, et ne jamais vouloir mettre un terme aux violences faites aux femmes.

    Ça se constate tristement dans l’incroyable homogénéité des dessins de presse mettant en scène le viol de Marianne : qu’il soit anarchiste, socedem, de droite, ou sans opinion, le dessinateur est avant tout un homme.

    #culture_du_viol #dessin_de_press #humour #femmes #viol #représentation #Marianne #Tanx

    https://seenthis.net/messages/547951 via mad meg


  • Top 11 des affiches qui devraient plus choquer que celles du Ministère de la Santé, bonjour les homophobes | Topito

    http://www.topito.com/top-affiche-ministere-sante
    http://media.topito.com/wp-content/uploads/2016/11/pub.png
    http://media.topito.com/wp-content/uploads/2016/11/8-5-600x838.jpg

    Top 11 des affiches qui devraient plus choquer que celles du Ministère de la Santé, bonjour les homophobes

    le 22/11/2016

    Ça fait plusieurs semaines qu’une petite polémique enfle dans la magnifique France post-Primaires de droite : une campagne d’affiche du Ministère de la Santé montrant des photos (très chastes) de couples (homosexuels) fait scandale chez certaines personnes qui y voit tour à tour une promotion pour l’homosexualité, une banalisation du SIDA etc. Les mecs les arrachent, repeignent les affiches, certaines villes viennent même de les interdire. Pourtant on les entend moins les défenseurs de belle et propre pensée tout le reste de l’année, alors que des affiches scandaleuses il y en a des plus évidentes, sexistes notamment… Petit exemple avec (entre autre) jesuisunepubsexiste et sa jolie sélection.

    #sexisme #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/544677 via Reka


  • Les agressions sexuelles des enfants autochtones seront au coeur de l’enquête d’Ottawa | ICI.Radio-Canada.ca

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1001183/agressions-sexuelles-enfants-autochtones-enquete-ottawa-femmes-disp

    http://images.radio-canada.ca/w_635,h_357/v1/ici-info/16x9/enfant-autochtone-iqualiut.jpg

    Le problème des agressions sexuelles à l’endroit d’enfants autochtones occupera une place centrale dans l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées puisque ces agressions surviennent à une fréquence alarmante, soulignent plusieurs intervenants.
    La Presse canadienne

    Au cours d’une enquête de La Presse canadienne qui s’est échelonnée sur plusieurs mois, plusieurs victimes et experts ont fait le lien entre les agressions sexuelles d’enfants autochtones et la vague de suicides qui secoue plusieurs communautés des Premières Nations au Canada.

    Sharon Acoose avait à peine trois ans et habitait Regina, en Saskatchewan, quand trois de ses oncles l’ont tour à tour violée.

    #peuples_autochtones #nations_premières #viol #culture_du_viol #canada

    https://seenthis.net/messages/544339 via Reka