#démolition



  • Je suis allée voir l’état critique des colonies complètement à sec. J’ai trouvé une piscine. (Amira Hass) – Pour la Palestine

    http://www.pourlapalestine.be/je-suis-allee-voir-letat-critique-des-colonies-completement-a-sec-ja

    Dror Etkes, un chercheur indépendant qui se concentre sur la politique israélienne de colonisation, a déclaré dans Haaretz que, dans l’aire d’implantation entourant Shiloh, « les colons cultivent 2 746 dunams [274,6 hectares : la majeure partie se trouve autour de Shiloh : 2 600 dunams, soit 260 hectares]. De cette superficie, 2 133 dunams [213,3 hectares] sont des terres palestiniennes privées. »

    En langage clair : Ces dernières années, les colons ont découvert que la piraterie (par opposition au vol par l’État) à des fins agricoles facilitait la mainmise sur bien plus de terres palestiniennes que la construction de villas ou de logements préfabriqués.

    #israël #palestine #colonisation #démolition #occupation

    https://seenthis.net/messages/505338 via Reka


  • Tout savoir sur la #rénovation_urbaine sans s’interroger vraiment sur ses conséquences - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Tout-savoir-sur-la-renovation.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton960.jpg?1460370535

    On remarque ainsi qu’aucun des auteurs ne rappelle que la rénovation urbaine, avec sa mesure phare qu’est la #démolition (suivie, certes, le plus souvent d’une reconstruction partielle), revient à détruire un patrimoine de #logements jusqu’alors accessibles aux populations les plus #modestes. Cet oubli tient au fait que la structure de l’ouvrage se révèle plus thématique et descriptive que problématique, plus attentive à déployer les logiques institutionnelles et les jeux des acteurs décisionnels qu’à interroger les conditions économiques et sociodémographiques aussi bien que les cadres d’appréhension et d’énonciation sous-tendant l’existence même de la rénovation urbaine. Il en résulte que ce volume présente et discute les modalités pratiques d’opérations de rénovation ayant abouti à la démolition de 200 000 logements très sociaux sans vraiment examiner les causes et les raisons, explicites ou non, d’un tel chantier. Ce faisant, et bien que certains contributeurs aient pu par ailleurs développer une approche critique du lexique institutionnel, il semble adopter les catégories de raisonnement de l’action publique et se rendre aux évidences proclamées par les décideurs publics : ces quartiers sont « indignes » (Fijalkow 2014) et constituent des « #ghettos » [2], les bâtiments et l’urbanisme sont « obsolètes » (Duarte 2010), la concentration de populations défavorisées est « pathogène »…

    Toutes ces affirmations, conformes au sens commun et constitutives de la doxa institutionnelle, servent de justification pour des opérations de démolition que l’on pourrait pourtant considérer comme problématiques à plus d’un titre : quelles solutions pour le logement des catégories les plus modestes pourront être proposées une fois qu’aura été démoli un parc de logements non convoités par les autres catégories, plus intégrées, de la population « éligible » au logement social ? Quelles sont les conséquences de cette politique entraînant un « manque à loger » net (comme dans le monde de l’entreprise on parle de « manque à gagner ») pour les populations modestes, sachant que les reconstructions ne s’effectuent qu’à 15 % avec des logements de type prêt locatif aidé–insertion (PLAI), c’est-à-dire destinés à la couche sociale qui résidait dans les immeubles dynamités ? Quelle est la rationalité économique et budgétaire de démolir des logements très sociaux anciens et amortis, dont le loyer d’équilibre pourrait donc être sensiblement abaissé, et qui très souvent avaient fait l’objet de plusieurs campagnes de réhabilitation afin d’en corriger les insuffisances techniques ? Une fois que l’on se sera privé de ce parc de logements très sociaux, comment compte-t-on remplir les obligations du droit au logement opposable (DALO), surtout quand on sait que, d’ores et déjà, seul un quart des ménages de la tranche des 10 % les plus pauvres réside en HLM et que la situation va empirer à cause de l’arrivée à l’âge de la retraite de salariés avec de très modestes pensions, puisqu’ils auront été victimes du chômage de masse sévissant au cours des quarante dernières années ?

    http://seenthis.net/messages/478745 via Agnès Maillard


  • Un député irlandais très en colère et le dit directement en session et en réponse à une question posée par l’ambassadeur d’Israël à Dublin : " à quelle solution constructive pouvons nous penser maintenant ?" demande l’ambassadeur d’Israël.

    Réponse du député irlandais :

    https://www.facebook.com/lilia.ghanem/posts/10154117541612248

    Traduction très rapide à l’arrache (n’hésitez pas à reprendre et corriger si nécessaire) :

    Cher monsieur, je suis de ceux qui pensent que vous devriez être expulsé de ce pays, ça n’a rien à voir avec vous personnellement, mais plutôt avec les politiques menées par votre pays. Comme dit Desmon Tutu, le moment est venu de ne plus vous traiter comme un état normal, simplement parce que vous ne vous comportez pas comme un état normal. Et je voudrai vous poser une question, vraiment, en relation avec le conflit, et dans mon cas, je veux vous assurer (pour le compte rendu de cette session) que ça n’a rien à voir avec de l’antisémitisme, et que ce n’est pas une tentative tout à fait honteuse de remettre en cause l’existence l’holocauste comme l’a fait par exemple David Irving, j’ai invité dans cette ville des délégations de survivants d’Auschwitz pour des rencontres des conférences et des émissions de télévision, justement pour rappeler aux irlandais l’existence de l’Holocauste, et je le referai sans hésiter si quiconque essayer de nier à nouveau les horreurs qu’on a fait subir au peuple juif. Et c’est précisément parce que je suis fermement opposé au racisme, que je suis opposé à ce que votre État [israélien] fait aujourd’hui. Alors laissez-moi vous poser quelques questions (mais je dois aussi ajouter que j’ai vécu dans un village près de la Mer Morte, en 1987, deux semaines avant que la première Intifada ne démarre. Ma première question donc : vous avez essayé de couvrir les responsables du massacre [de civils innocents] à Gaza, la confiscation de terres palestiniennes… en attaquant le Hamas. Mais pourquoi n’admettez vous pas que le Hamas n’existait pas quand à commencé la première Intifada. Les palestiniens n’avait pas crée de branche armée jusqu’au début des années 1990, et à cette époque, l’OLP exilé à Tunis n’était pas présente sur le terrain palestinien, mais ce sont les palestiniens ordinaires qui se sont soulevés, parce que vous, les israéliens, leur ont refusé les droits humains fondamentaux. J’ai vécu là-bas. Le racisme y était endémique, la situation était pourri, j’étais absolument horrifié de voir comment vous traitiez les Palestiniens. ET n’est-il pas vrai que les lois fondamentales de l’État d’Israël sont fondamentalement des lois racistes puisqu’elle donnent aux Juifs des droits qu’elles refusent totalement aux Palestiniens. Par exemple, si j’étais Juif, je pourrai sans problème prétendre à la nationalité israélienne demain… mais 6 millions de personnes qui sont originaires et vivent dans ce que vous appelez aujourd’hui Israël, qui en ont été expulsé en 1947 et 1948 n’ont pas ce droit. N’est-ce pas là une des raisons pour lesquelles les Palestiniens sont en conflit avec les Israéliens ? Parce que vous leur refusez le droits de revenir dans leurs foyers, d’où ils ont été chassés, dans leurs terres et dans leurs villages. Et en plus, leur revendication est complètement légitime selon le droit international ! et vous leur refusez ce droit ! Pourquoi leur refusez-vous ce droit ? Et pourquoi donnez-vous ce droit à des gens qui n’ont aucune connexion quelle qu’elle soient avec cette terre que l’appeliez Israël ou Palestine ? Pourquoi continuez vous à confisquer des terres [palestiniennes] si vraiment vous prétendez sérieusement croire dans les accords d’Oslo et la solution à deux États ? Pourquoi continuez-vous à confisquer des terres si, selon les accords d’Oslo, ces terres sont destinées [dans l’accord final] à être palestiniennes ? 500 000 personnes vivent dans des colonies sur ces terres confisquées depuis la signature des accords d’Oslo ? Comment pouvez-vous permettre cela alors que vous avez signé ces accords ? Comment pouvez-vous laisser faire cela [la colonisation] si, dans les accords d’Oslo que vous avez signé, il était prévu que ces terres [confisquées] soient palestiniennes ? C’est quand même incroyable ! Et vraiment, Monsieur l’ambassadeur, vous nous prenez pour des imbéciles : vous nous dites, en nous regardant droit dans les yeux « nous voulons sincèrement faire la paix, mais nous continuons à confisquer vos terres ! » Et vous vous attendez à ce que les Palestiniens reculent et acceptent cela. Mais le Monde pense que cela est une manière tout à fait inacceptable de se comporter. Et un peu plus tôt aujourd’hui, vous nous avez demandé : « À quoi pourrions nous penser comme solution constructive ». Mais vous savez ce que les Palestiniens demandent ? Enfin, ce que certains demanderaient, parce que moi je pense que c’est le système d’apartheid entier qu’il faudrait détruire. Mais les Palestiniens demandent la levée du siège de Gaza. Laissez les avoir un aéroport ! Laissez-les avoir un port [de commerce] ! ne les punissez pas pour avoir un gouvernement pour lequel ils n’ont même pas voté ! En envahissant leur territoire, en décidant si oui ou non ils ont le droit d’avoir de l’électricité, de l’eau potable, des médicaments ! Qu’est-ce qui vous fait croire que vous, qui êtes sur-armés, qui êtes la quatrième armée la plus puissante du monde, que vous avez le droit de détruire Gaza et sa population ? Alors qu’ils n’ont aucun droit de se défendre ? Alors qu’ils n’ont pas de territoire ? comment pouvez vous justifier cela ? Comment pouvez-vous justifier ce « double-sandard » ? En enfin, Monsieur l’ambassadeur, des personnalités comme Nelson Mandela et Desmond Tutu ont qualifié votre État d’État d’apartheid, avec des lois adaptées aux gens selon leur « origine » ou leur religion. Reconnaissez-vous que cela est la réalité ? Par exemple, à un checkpoint, pour aller en Cisjordanie : il y a une ligne pour les Israéliens et les Européens, et il y a une autre ligne pou si vous êtes Arabe. Juste parce que vous êtes Arabe ! Mais Monsieur l’ambassadeur, si vous arriviez à l’aéroport de Dublin et qu’on vous demandais si vous êtes juif : si vous dites oui, on vous répondrait « oh pardon monsieur, vous ne pouvez pas passer par les mêmes contrôles que ceux prévus pour les citoyens irlandais ou européens. Vous appelleriez cela du racisme et de l’apartheid. ET vous, vous pratiquez cela avec vos checkpoints et votre mur de séparation. Comment pouvez-vous justifier cela ?

    #israël #palestine #occupation #démolition #colonisation #gaza

    http://seenthis.net/messages/478502 via Reka