• Interné à la demande de son supérieur le préfet, « libéré » par la justice - Le Point
    https://www.lepoint.fr/faits-divers/interne-a-la-demande-de-son-superieur-le-prefet-libere-par-la-justice-19-08-

    Le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal de grande instance de Grasse a ordonné la mainlevée de l’#hospitalisation_sous_contrainte d’un fonctionnaire de 56 ans, en poste à la direction des territoires des Alpes-Maritimes. En « soins psychiatriques » depuis douze jours, Éric D., agent de catégorie A, avait été interné à la demande du #préfet, qui n’est autre que son supérieur hiérarchique. Le Code de la santé publique prévoit que lorsqu’une personne « compromet la sûreté des personnes ou porte gravement atteinte à l’ordre public », le représentant de l’État (le préfet) peut ordonner son hospitalisation d’office, « par arrêté et au vu d’un certificat médical [...]

    Apparemment très agité, Éric D. est placé dans un premier temps à l’isolement et mis « en #contention ». « Pour dire les choses clairement, on l’a attaché à son lit, pieds et poings liés. Il a été privé de douche durant plusieurs jours. Quand il est sorti, il se trouvait dans un état lamentable, sous le choc ; il ne pouvait plus marcher, on aurait dit une loque. ».

    ...

    S’estimant « placardisé » par son chef de service, qu’il accuse d’avoir organisé son désœuvrement en lui confiant « une mission bidon », Éric D. avait, en effet, déposé une plainte pour « harcèlement moral » contre son chef de service, le 2 juin, soit deux mois avant son internement. Rétrogradé deux fois, privé de ses primes, il avait été suspendu de ses fonctions le 7 avril en attendant de comparaître devant le conseil de discipline – décision attaquée depuis par son avocat. « On lui reprochait d’avoir pris fait et cause pour des étrangers qui, après avoir fait la queue toute la nuit dans le froid, avaient été refoulés du bureau de l’accueil et de l’admission au séjour de la préfecture où ils venaient faire enregistrer leur demande », relate son avocate. « Miné par ces conflits à répétition et les pressions dont il faisait l’objet, mon client était dépressif.

    #dépression #internement #abus_de_pouvoir #placardisation #répression

    https://seenthis.net/messages/797849 via odilon


  • It’s the End of the World as They Know It – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/environment/2019/07/weight-of-the-world-climate-change-scientist-grief
    https://www.motherjones.com/wp-content/uploads/2019/07/20190703_bird-2000x1124.jpg?w=1200&h=630&crop=1

    It’s hardly surprising that researchers who spend their lives exploring the dire effects of climate change might experience emotional consequences from their work. Yet, increasingly, Cobb, Shukla, and others in the field have begun publicly discussing the psychological impact of contending with data pointing to a looming catastrophe, dealing with denialism and attacks on science, and observing government inaction in the face of climate change. “Scientists are talking about an intense mix of emotions right now,” says Christine Arena, executive producer of the docuseries Let Science Speak, which featured climate researchers speaking out against efforts to silence or ignore science. “There’s deep grief and anxiety for what’s being lost, followed by rage at continued political inaction, and finally hope that we can indeed solve this challenge. There are definitely tears and trembling voices. They know this deep truth: They are on the front lines of contending with the fear, anger, and perhaps even panic the rest of us will have to deal with.”

    [...]

    “We have for too long as scientists rested on the assumption that by providing indisputable facts and great data that we are…counter[ing] the forces against science. And obviously that strategy has failed miserably. What we need right now is all the scientists who care so deeply…to shake off the fear that holds them back from engaging in this space.” This was, she says, the first time she had placed her “personal voice and body on the line.”

    #chercheurs #climat #dépression #engagement

    https://seenthis.net/messages/791882 via Kassem


  • Non, une jeune néerlandaise n’a pas été « euthanasiée » à 17 ans

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/05/non-une-jeune-neerlandaise-n-a-pas-ete-euthanasiee-a-17-ans_1731868
    https://medias.liberation.fr/photo/1225329-checknews_hospitalisation.jpg?modified_at=1559752389&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    « Face à une vie qu’elle ne supportait plus, Noa, 17 ans, a choisi l’euthanasie », titrait ainsi le site de Paris Match cette après-midi, qui a longtemps figuré en tête des articles sélectionnés par Apple News, l’espace « News » des iPhone, qui garantit de très fortes audiences.

    La version australienne de News.com fut l’un des premiers à parler d’euthanasie. Dans la foulée, EuroNews, les britanniques The Independent, le Daily Mail, le Daily Beast et l’américain The Washington Post en avaient fait de même. L’ensemble a même ravivé aux Etats-Unis ou au Canada le débat sur la fin de vie, en particulier si cela concerne des adolescents. D’autant que législation néerlandaise autorise l’euthanasie à partir de 12 ans, avec l’accord des parents.

    Pourtant, la jeune fille n’a pas été euthanasiée, comme tant de médias l’ont écrit, de l’Australie à la France en passant par les Etats-Unis.

    Les faits, donc : dimanche 2 juin, une adolescente néerlandaise de 17 ans est bien morte. Elle s’appelait Noa Pothoven (*).

    (*) : je me suis permis de rectifier l’article avec le vrai nom, la "coquille" du journaliste est assez indélicate
    Il me semble que le message le plus important dans son acte, dans son choix de mourir, avait déjà été posé dans un livre qu’elle a laissé en témoignage :

    Noa veut que son livre produise quelque chose. Parce qu’aux Pays-Bas, il n’existe aucune institution où de jeunes enfants comme Noa peuvent obtenir à la fois l’aide psychologique et physique dont ils ont besoin

    Lire en complément les explications (en anglais) de la journaliste Naomi O’Leary
    https://twitter.com/NaomiOhReally/status/1136189899672084480
    #euthanasie #suicide #dépression #stress_post-traumatique #viol #soin #accompagnement

    https://seenthis.net/messages/785446 via ¿’ ValK.


  • Panthère Première » HP, l’ère du vide
    https://pantherepremiere.org/texte/hp-lere-du-vide

    par Sila B.

    Dans l’unité fermée où les patient·es passent 24h/24 pendant des semaines, parfois des mois, se trouvent leurs chambres, des chiottes, des douches, des bureaux pour les consultations (avec un psychiatre, deux internes et une psychologue) et pour les infirmières, ainsi qu’un « lieu de vie ». Pas franchement conviviale, cette grande pièce évoque plutôt des bureaux. Une partie est dotée de tables à tout faire dont la principale activité : manger trois fois par jour. Dans un coin, une télévision reste toujours branchée sur TF1 et la clope est autorisée à l’intérieur – c’était dans les années 2000. Regarder Le maillon faible avec des gens qui vont mal et à qui la famille n’a pas pu ou voulu payer de meilleurs soins dans une clinique privée, voir l’animatrice humilier le maillon faible et les pubs qui défilent où il n’est question que de beaux cheveux, d’intérieurs bien tenus et d’automobiles filant dans des décors de cinéma. Regarder la télé et éprouver l’ennui absolu d’une discussion entre « cas psy » comme moi. L’administration n’a pas prévu de nous faire faire un tour dehors, en plein air, ni une activité physique ou créative qui donne un peu de plaisir et de fierté – ou qui, tout bêtement, maintienne dans une santé physique correcte. Maillon faible tu es, maillon faible tu resteras, avec un peu plus de gras autour du bide et des muscles atrophiés. Nous faisons l’objet d’injonctions contradictoires : il faut s’habiller avec ses propres vêtements et ne pas rester en pyjama mais les fringues sales mettent dix jours à revenir de la buanderie ; il faut passer la ma­tinée en-dehors des chambres mais il n’y a rien à faire dans les parties communes.

    #psychiatrie #HP #handicap #dépression #exclusion

    https://seenthis.net/messages/780911 via Panthère Première


  • Aurions-nous tout faux au sujet de la #dépression ? - ★ ZINZIN ZINE ★
    http://www.zinzinzine.net/tout-faux-depression.html

    Annotations :

    L’exception du deuil semblait avoir créé une faille dans l’affirmation voulant que les causes de la dépression seraient déjà scellées dans votre crâne. Cela laissait entendre qu’il existait des causes dans l’environnement extérieur, et qu’elles devaient être appréhendées et résolues dans cet environnement. Ce fut un débat que la #psychiatrie traditionnelle (à quelques exceptions près) ne voulu pas avoir. Donc, iels répondirent d’une manière simple – en réduisant petit à petit l’exception du deuil. À chaque nouvelle édition du manuel, iels réduisirent la période de deuil permise avant d’être étiqueté·e comme souffrant de maladie mentale – jusqu’à ce qu’elle ne soit plus que de quelques mois et pour ensuite finir par disparaître complètement. (...)

    #travail #médicaments #Science

    https://seenthis.net/messages/756368 via Ghald


  • La #dépression de l’époque
    #Dalila_Awada, Métro (Montréal), le 8 janvier 2019
    http://journalmetro.com/opinions/dalila-awada/2034903/la-depression-de-lepoque

    Peut-être ressentez-vous une sensation étrange lorsque vous entendez parler de crise écologique ? Lire des articles qui projettent les scénarios catastrophes fait naître chez plusieurs une anxiété diffuse, comme si le corps et le cerveau cherchaient à nous préparer aux bouleversements à venir.

    Il y a quelques jours, lors d’un souper, une amie racontait qu’elle avait passé le temps des Fêtes déprimée parce que la prise de conscience est soudainement devenue plus concrète que jamais. Bien sûr, elle sait depuis longtemps que la situation environnementale est alarmante, mais là, c’est différent : le point de non-retour arrive à une vitesse vertigineuse. Elle comprenait que nos vies seraient radicalement changées dans un avenir rapproché.

    Quand l’horizon semble aussi obstrué, comment ne pas ressentir de l’abattement ?

    Plusieurs chercheurs et chercheuses ont étudié les réactions psychologiques liées aux changements climatiques qui s’opèrent sur la planète. Un philosophe australien, Clive Hamilton, fait le lien avec les différentes phases traversées lors d’un deuil : d’abord le déni, suivi de la colère et du marchandage, puis la dépression, et enfin l’acception. C’est une hypothèse que fait également la biologiste Anne-Caroline Prévôt, qui explique, dans un article publié sur Reporterre, que le cerveau cherche à se protéger face à des informations qui seraient trop déstabilisantes. C’est là qu’apparaissent divers mécanismes de rejet et d’évitement.

    Toutes ces réactions psychiques de détresse ne sont donc pas étonnantes puisque les informations qu’on reçoit sur l’état de la planète Terre ont quelque chose d’assommant. C’est extrêmement troublant d’avoir à assimiler l’idée que le monde tel que nous le connaissons est en déliquescence.

    Mais c’est désormais bel et bien notre réalité.

    La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’un deuil est surmonté, on regagne la capacité d’agir et de se projeter dans l’avenir. Il ne s’agit donc pas de démissionner, mais de renouer avec la volonté de se battre. Chercher coûte que coûte à renverser le cours des choses. Ça ne sera possible qu’en cessant le marchandage avec le modèle économique actuel qui nous a propulsés tout droit dans le mur. La tâche est colossale face à des gouvernements et industries qui cherchent le profit à court terme au détriment de notre avenir à long terme, mais il est dit que de se mettre en action contribue déjà à sortir de la noirceur.

    On l’ajoute à la troisième compilation :
    https://seenthis.net/messages/680147

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène

    https://seenthis.net/messages/750582 via Dror@sinehebdo


  • « Si vous êtes dépressif et anxieux, vous n’êtes pas une machine avec des pièces défectueuses. Vous êtes un être humain avec des besoins insatisfaits. | « PrototypeKblog
    https://prototypekblog.wordpress.com/2018/01/27/si-vous-etes-depressif-et-anxieux-vous-netes-pas-une-machi

    Alors qu’est-ce qui se passe vraiment ? J’ai rencontré des spécialistes en sciences sociales partout dans le monde – de São Paolo à Sydney, de Los Angeles à Londres – et j’ai commencé à voir une image inattendue émerger. Nous savons tous que tout être humain a des #besoins physiques élémentaires : nourriture, eau, hébergement, air propre. Il apparaît que, de la même manière, tous les êtres humains ont certains besoins psychologiques élémentaires. Nous avons besoin de sentir que nous avons notre place. (« We need to feel we belong. ») Nous avons besoin de sentir que notre valeur est reconnue. (« We need to feel valued ») Nous avons besoin de sentir que nous sommes bons à quelque chose. Nous avons besoin de sentir que nous avons un futur sûr. Et il y a des indices croissantes que notre culture ne répond pas à ces besoins psychologiques pour beaucoup de gens – peut-être pour la majorité des gens. Je continue à découvrir que, de toutes sortes de manières différentes, nous sommes devenus déconnectés de choses dont nous avons vraiment besoin, et que cette profonde déconnexion mène l’épidémie de #dépression et d’anxiété tout autour de nous.

    #société

    https://seenthis.net/messages/663782 via Agnès Maillard



  • Il ne faut pas que ça se voit | PrototypeKblog
    https://prototypekblog.wordpress.com/2017/09/26/il-ne-faut-pas-que-ca-se-voit

    On ne croit pas les dépressifs. La #dépression n’est pas acceptée comme une vraie #maladie. C’est pire qu’une maladie. C’est une chose qui est à la fois niée et exploitée. Niée comme si ce n’était pas une maladie, comme si c’était juste un choix, une préférence, une volonté : « Tout ça c’est dans ta tête… Secoue-toi… Souris… Arrête ta comédie… ». Exploitée comme outil d’exclusion, de stigmatisation, de discrimination : « Arrête de nous emmerder… Tu nous tires vers le bas… Casse-toi… Va te faire soigner… ». Ce monde pue. Ce monde est sans pitié. Ce monde est sans répit. Ça ne s’arrête jamais. Je suis fatigué.

    On ne respecte pas les dépressifs. Il n’y a pas de « Depression Pride ». Il n’y a pas de héros dépressifs. Il n’y a pas de quotas pour les dépressifs. Il n’y a pas de place pour les dépressifs. On ne supporte pas les dépressifs. Ce monde se veut beau. Ce monde se croit parfait. Ses gens se croient jeunes et jolis. La tristesse est interdite. Tout va bien. On ne veut pas voir. « Faites un effort, bordel de merde ! »

    On ne prend pas les dépressifs au sérieux. Et, voyez-vous, c’est peut-être idiot, mais être pris au sérieux, c’est très important pour moi. Comprendre. Être compris. Écouter. Être écouté. Et la dépression est le plus court chemin vers le discrédit. Une fois que vous êtes étiqueté « dépressif », tout ce que vous direz par la suite, sur quelque sujet que ce soit, sera ignoré. Tout sera mis sur le compte de la dépression, réelle ou supposée, permanente ou temporaire. « Faut pas l’écouter, il est comme ça, c’est pas important… »

    Se reconnaître dépressif, être connu comme dépressif, être juste considéré comme dépressif, suspecté d’être dépressif, c’est le début de la mort sociale.

    https://seenthis.net/messages/632825 via Agnès Maillard


  • Résistance et activisme : comprendre la #dépression grâce à l’#écopsychologie (par Will Falk) – Le Partage
    http://partage-le.com/2017/07/resistance-et-activisme-comprendre-la-depression-grace-a-lecopsychologie
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2017/07/nuclearthumnail-1024x646-499x315.jpg

    L’écopsychologie explique que l’élimination du stress n’est pas possible en cette période écologique. La psychologie étant l’étude de l’esprit, et l’écologie l’étude des relations naturelles créant la vie, l’écopsychologie insiste sur l’impossibilité d’étudier l’esprit en dehors de ces relations naturelles, et nous encourage à examiner les types de relations nécessaires à l’esprit pour qu’il soit vraiment sain. En observant la dépression au travers du prisme de l’écopsychologie, on peut l’expliquer comme le résultat de problèmes dans nos relations avec le monde naturel. La dépression ne peut être soignée tant que ces relations ne sont pas réparées.

    https://seenthis.net/messages/617199 via Agnès Maillard


  • La petite différence qui fait toute la différence - Mon patron est proféministe
    http://blog.monpatronestprofeministe.eu/post/La-petite-difference

    Confort et conformisme sont les traits les plus marquants de ces années de psychothérapie. Conformisme pour le paillassonnat au féminin, le chômage acceptable et les injonctions à une féminité stéréotypée (avec des « rondeurs »). Confort pour l’alloc qui permet de vivre dans une pauvreté de bon aloi (de 500 à 800 euros par mois depuis 2003 que je touche l’allocation adulte handicapé-e (1)) et les traitements médicamenteux bricolés pour que mes plaintes restent à un niveau acceptable. Les molécules en question marchent plus ou moins mal et me font une caverne de Platon où la température est tantôt acceptable et tantôt insupportable. Mais il faut que mes plaintes au sujet du froid mordant ou de la chaleur suffocante atteignent des niveaux sonores pénibles pour que le psy teste un nouveau bricolage.

    Présentées comme une aide temporaire me mettant en mesure de réussir ma thérapie et de reprendre pied dans mes activités, ces prescriptions rendent tolérable un provisoire qui dure. Étudiante avec un passage à vide, je suis devenue une malade administrée.

    #psychiatrie #dépression #psychiatrisation #ergothérapie #féminité #conformisme

    https://seenthis.net/messages/577338 via Aude


  • Cholestérol : le grand bluff ? | Sciences, environnement, technologies | ARTE Future
    http://future.arte.tv/fr/cholesterol?language=fr
    Diffusion le 18.10.2016 à 20h50

    Le #cholestérol, que tout un chacun se représente comme un excès de mauvaise graisse dans l’organisme, est désigné à la vindicte médicale et populaire depuis les années 1950 comme responsable des #maladies_cardio-vasculaires qui terrassent jeunes et vieux avant l’heure. Or, un nombre croissant de chercheurs en médecine dénoncent ce qu’ils considèrent comme un vaste #mensonge, façonné à la fois par une série d’#approximations_scientifiques et par de puissants #intérêts_économiques, de l’#industrie_agroalimentaire d’abord, des #laboratoires_pharmaceutiques ensuite. Les facteurs avérés de risque, affirment ces recherches convergentes, sont en réalité le #tabac, l’#hypertension, l’#obésité et le #manque_d'exercice. Mais depuis la mise sur le marché, en 1993, de nouveaux traitements #anticholestérol, les #statines, une écrasante majorité de médecins mise sur leur prescription avant toute autre mesure préventive. Consommées par 220 millions de patients à travers le monde, les statines sont devenues en quelques années le #médicament le plus vendu dans l’histoire de la #médecine. Or, les fabricants eux-mêmes commencent à reconnaître qu’elles peuvent entraîner des #effets_secondaires graves, tels que des douleurs musculaires, des problèmes hormonaux, des pertes de #mémoire, des #dépressions et aussi, selon des études récentes, le déclenchement d’un #diabète. Une reconnaissance tardive qui, étrangement, intervient alors que les derniers #brevets en la matière tombent dans le domaine public et qu’une nouvelle molécule anticholestérol s’annonce.

    #big_pharma #santé

    https://seenthis.net/messages/533367 via odilon


  • La #dépression est une maladie de #civilisation (Stephen Ildari) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/07/la-depression-est-une-maladie-de-civilisation-stephen-ildari
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/07/depression-435x315.png

    « 99,9 % de l’expérience humaine a été vécue dans un contexte de chasseur-cueilleur« , ajoute-t-il. « La majeure partie de la pression de sélection qui a sculpté et formé nos génomes correspond bien à cet environnement et à ce mode de vie ».

    Au regard des 3 millions d’années d’existence de l’hominidé, et l’utilisation d’outils en pierre par l’homo habilis, notre genre a connu un changement environnementale rapide depuis l’avènement de l’agriculture il y a environ 12 000 ans, et au cours des 200 dernières années, depuis la révolution industrielle, notre espèce doit faire face à ce qu’Ildari appelle une « mutation environnementale radicale ».

    Tandis que notre environnement a radicalement changé, notre génome est essentiellement le même qu’il y a 200 ans, explique Ildari. « Cela ne fait que 8 générations. Ce n’est pas assez de temps [pour des adaptations génétiques importantes]. »

    « Il y a un décalage profond entre les gènes que nous portons, les corps et les cerveaux qu’ils génèrent, et le monde dans lequel nous nous trouvons », ajoute-t-il. « Nous n’avons pas du tout été conçu pour la sédentarité, l’enfermement, l’isolation sociale, l’alimentation fast-food, la privation de sommeil et le rythme effréné de la vie moderne ».

    https://seenthis.net/messages/510930 via Agnès Maillard


  • Why are our kids so miserable ? - Quartz
    http://qz.com/642351/is-the-way-we-parent-causing-a-mental-health-crisis-in-our-kids

    Twenge looks at four studies covering 7 million people, ranging from teens to adults in the US. Among her findings: high school students in the 2010s were twice as likely to see a professional for mental health issues than those in the 1980s; more teens struggled to remember things in 2010-2012 compared to the earlier period; and 73% more reported trouble sleeping compared to their peers in the 1980s. These so-called “somatic” or “of-the-body” symptoms strongly predict depression.

    “It indicates a lot of suffering,”

    (...) What’s going on? (...) Twenge has observed a notable shift away from internal, or intrinsic goals, which one can control, toward extrinsic ones, which are set by the world, and which are increasingly unforgiving.

    Gray has another theory: kids aren’t learning critical life-coping skills because they never get to play anymore.

    #santé_mentale #dépression #liberté qui rappelle aussi “comment on a interdit aux enfants de marcher” http://seenthis.net/messages/298133

    http://seenthis.net/messages/473609 via Fil


  • L’école est une machine à produire de la dépression
    (relevé sur twitter)
    https://twitter.com/kinkybambou/status/642340486808780800

    Un vieil ami philosophe (dans les deux sens du terme) qui a été formateur à l’IUFM pour les profs des écoles pendant 15 ans après 20 ans en lycée technique me disait toujours : l’#école c’est une machine à casser les gens. c’est pire que ça. C’est une machine à produire des formes d’individualités délétères.
    Le problème étant que l’alternative actuelle c’est « l’autonomie ». Ou l’autonomie, on sait ce que c’est grâce à la socio du travail et la socio critique de la « #santé mentale » depuis 20 ans : c’est cet idéal-norme qui régit très précisément des manières non seulement de penser, mais aussi d’organiser, d’agir, et de ressentir, qui a produit à une échelle globale un affect typique chez l’individu contemporain : la #dépression, comme fatigue de ne pas parvenir à être ce qu’on est censés être : des individus autonomes, c’est à dire capable d’être des « entrepreneurs d’eux-mêmes », de choisir non seulement leurs conduites mais aussi de contrôler leurs motivations, leurs préférences, leurs désirs, en faisant un tri entre celles qui favorisent cette « autonomie » (et dont le signe et l’affect régulateur est le « bien être »), et les autres.
    La #discipline, c’est la technologie favorite du vieux #capitalisme des corps et des esprits.
    L’autonomie, c’est l’idéal régulateur du « capital humain », c’est à dire du capitalisme néo-libéral qui nous traverse en totalité. Charybde et Scylla.

    #éducation #vie_intérieure #néolibéralisme #management #dressage #psychiatrisation

    Mais surtout, c’est que depuis les années 1960, l’autonomie individuelle n’est plus considérée comme un idéal à atteindre tout au long d’un parcours de la vie de l’adulte, mais bien comme une condition humaine qui se doit donc d’être réalisée au plus tôt dans l’#enfance - ceux qui achoppent étant alors moins rétifs qu’"anormaux" ou « troublés » ou « défaillants ».
    L’école de la Troisième République, c’était celle de la rétivité ; pas encore de la déficience et du trouble, même si Binet, les test de QI, etc. Ce n’était pas encore un schème général, celui de l’échec à être autonome qui est censée témoigner d’un « problème » chez l’enfant.
    La discipline incorpore aussi des normes, mais là, avec ce type d’incorporation, ce sont effectivement des technologies concrètes bien différentes. Ca joue pas sur la crainte et la honte, ça joue sur l’inquiétude - la peur projective dans l’avenir de ne pas être « normal » et de faillir dans tous les domaines de la vie, de ne pas « être à la hauteur » des attentes du monde, etc.
    Tu m’étonnes qu’il soient mal après les mômes … Sacrée #violence intériorisée qu’on a là.
    Et être rétif suffit pas à y échapper : une fois que tu crois que tu n’es « pas à la fauteur », tu peux être rebelle l’inquiétude de soi est bien installée.

    http://seenthis.net/messages/407694 via koldobika