• La petite différence qui fait toute la différence - Mon patron est proféministe
    http://blog.monpatronestprofeministe.eu/post/La-petite-difference

    Confort et conformisme sont les traits les plus marquants de ces années de psychothérapie. Conformisme pour le paillassonnat au féminin, le chômage acceptable et les injonctions à une féminité stéréotypée (avec des « rondeurs »). Confort pour l’alloc qui permet de vivre dans une pauvreté de bon aloi (de 500 à 800 euros par mois depuis 2003 que je touche l’allocation adulte handicapé-e (1)) et les traitements médicamenteux bricolés pour que mes plaintes restent à un niveau acceptable. Les molécules en question marchent plus ou moins mal et me font une caverne de Platon où la température est tantôt acceptable et tantôt insupportable. Mais il faut que mes plaintes au sujet du froid mordant ou de la chaleur suffocante atteignent des niveaux sonores pénibles pour que le psy teste un nouveau bricolage.

    Présentées comme une aide temporaire me mettant en mesure de réussir ma thérapie et de reprendre pied dans mes activités, ces prescriptions rendent tolérable un provisoire qui dure. Étudiante avec un passage à vide, je suis devenue une malade administrée.

    #psychiatrie #dépression #psychiatrisation #ergothérapie #féminité #conformisme

    https://seenthis.net/messages/577338 via Aude


  • Cholestérol : le grand bluff ? | Sciences, environnement, technologies | ARTE Future
    http://future.arte.tv/fr/cholesterol?language=fr
    Diffusion le 18.10.2016 à 20h50

    Le #cholestérol, que tout un chacun se représente comme un excès de mauvaise graisse dans l’organisme, est désigné à la vindicte médicale et populaire depuis les années 1950 comme responsable des #maladies_cardio-vasculaires qui terrassent jeunes et vieux avant l’heure. Or, un nombre croissant de chercheurs en médecine dénoncent ce qu’ils considèrent comme un vaste #mensonge, façonné à la fois par une série d’#approximations_scientifiques et par de puissants #intérêts_économiques, de l’#industrie_agroalimentaire d’abord, des #laboratoires_pharmaceutiques ensuite. Les facteurs avérés de risque, affirment ces recherches convergentes, sont en réalité le #tabac, l’#hypertension, l’#obésité et le #manque_d'exercice. Mais depuis la mise sur le marché, en 1993, de nouveaux traitements #anticholestérol, les #statines, une écrasante majorité de médecins mise sur leur prescription avant toute autre mesure préventive. Consommées par 220 millions de patients à travers le monde, les statines sont devenues en quelques années le #médicament le plus vendu dans l’histoire de la #médecine. Or, les fabricants eux-mêmes commencent à reconnaître qu’elles peuvent entraîner des #effets_secondaires graves, tels que des douleurs musculaires, des problèmes hormonaux, des pertes de #mémoire, des #dépressions et aussi, selon des études récentes, le déclenchement d’un #diabète. Une reconnaissance tardive qui, étrangement, intervient alors que les derniers #brevets en la matière tombent dans le domaine public et qu’une nouvelle molécule anticholestérol s’annonce.

    #big_pharma #santé

    https://seenthis.net/messages/533367 via odilon


  • La #dépression est une maladie de #civilisation (Stephen Ildari) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/07/la-depression-est-une-maladie-de-civilisation-stephen-ildari
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/07/depression-435x315.png

    « 99,9 % de l’expérience humaine a été vécue dans un contexte de chasseur-cueilleur« , ajoute-t-il. « La majeure partie de la pression de sélection qui a sculpté et formé nos génomes correspond bien à cet environnement et à ce mode de vie ».

    Au regard des 3 millions d’années d’existence de l’hominidé, et l’utilisation d’outils en pierre par l’homo habilis, notre genre a connu un changement environnementale rapide depuis l’avènement de l’agriculture il y a environ 12 000 ans, et au cours des 200 dernières années, depuis la révolution industrielle, notre espèce doit faire face à ce qu’Ildari appelle une « mutation environnementale radicale ».

    Tandis que notre environnement a radicalement changé, notre génome est essentiellement le même qu’il y a 200 ans, explique Ildari. « Cela ne fait que 8 générations. Ce n’est pas assez de temps [pour des adaptations génétiques importantes]. »

    « Il y a un décalage profond entre les gènes que nous portons, les corps et les cerveaux qu’ils génèrent, et le monde dans lequel nous nous trouvons », ajoute-t-il. « Nous n’avons pas du tout été conçu pour la sédentarité, l’enfermement, l’isolation sociale, l’alimentation fast-food, la privation de sommeil et le rythme effréné de la vie moderne ».

    https://seenthis.net/messages/510930 via Agnès Maillard


  • Why are our kids so miserable ? - Quartz
    http://qz.com/642351/is-the-way-we-parent-causing-a-mental-health-crisis-in-our-kids

    Twenge looks at four studies covering 7 million people, ranging from teens to adults in the US. Among her findings: high school students in the 2010s were twice as likely to see a professional for mental health issues than those in the 1980s; more teens struggled to remember things in 2010-2012 compared to the earlier period; and 73% more reported trouble sleeping compared to their peers in the 1980s. These so-called “somatic” or “of-the-body” symptoms strongly predict depression.

    “It indicates a lot of suffering,”

    (...) What’s going on? (...) Twenge has observed a notable shift away from internal, or intrinsic goals, which one can control, toward extrinsic ones, which are set by the world, and which are increasingly unforgiving.

    Gray has another theory: kids aren’t learning critical life-coping skills because they never get to play anymore.

    #santé_mentale #dépression #liberté qui rappelle aussi “comment on a interdit aux enfants de marcher” http://seenthis.net/messages/298133

    http://seenthis.net/messages/473609 via Fil


  • L’école est une machine à produire de la dépression
    (relevé sur twitter)
    https://twitter.com/kinkybambou/status/642340486808780800

    Un vieil ami philosophe (dans les deux sens du terme) qui a été formateur à l’IUFM pour les profs des écoles pendant 15 ans après 20 ans en lycée technique me disait toujours : l’#école c’est une machine à casser les gens. c’est pire que ça. C’est une machine à produire des formes d’individualités délétères.
    Le problème étant que l’alternative actuelle c’est « l’autonomie ». Ou l’autonomie, on sait ce que c’est grâce à la socio du travail et la socio critique de la « #santé mentale » depuis 20 ans : c’est cet idéal-norme qui régit très précisément des manières non seulement de penser, mais aussi d’organiser, d’agir, et de ressentir, qui a produit à une échelle globale un affect typique chez l’individu contemporain : la #dépression, comme fatigue de ne pas parvenir à être ce qu’on est censés être : des individus autonomes, c’est à dire capable d’être des « entrepreneurs d’eux-mêmes », de choisir non seulement leurs conduites mais aussi de contrôler leurs motivations, leurs préférences, leurs désirs, en faisant un tri entre celles qui favorisent cette « autonomie » (et dont le signe et l’affect régulateur est le « bien être »), et les autres.
    La #discipline, c’est la technologie favorite du vieux #capitalisme des corps et des esprits.
    L’autonomie, c’est l’idéal régulateur du « capital humain », c’est à dire du capitalisme néo-libéral qui nous traverse en totalité. Charybde et Scylla.

    #éducation #vie_intérieure #néolibéralisme #management #dressage #psychiatrisation

    Mais surtout, c’est que depuis les années 1960, l’autonomie individuelle n’est plus considérée comme un idéal à atteindre tout au long d’un parcours de la vie de l’adulte, mais bien comme une condition humaine qui se doit donc d’être réalisée au plus tôt dans l’#enfance - ceux qui achoppent étant alors moins rétifs qu’"anormaux" ou « troublés » ou « défaillants ».
    L’école de la Troisième République, c’était celle de la rétivité ; pas encore de la déficience et du trouble, même si Binet, les test de QI, etc. Ce n’était pas encore un schème général, celui de l’échec à être autonome qui est censée témoigner d’un « problème » chez l’enfant.
    La discipline incorpore aussi des normes, mais là, avec ce type d’incorporation, ce sont effectivement des technologies concrètes bien différentes. Ca joue pas sur la crainte et la honte, ça joue sur l’inquiétude - la peur projective dans l’avenir de ne pas être « normal » et de faillir dans tous les domaines de la vie, de ne pas « être à la hauteur » des attentes du monde, etc.
    Tu m’étonnes qu’il soient mal après les mômes … Sacrée #violence intériorisée qu’on a là.
    Et être rétif suffit pas à y échapper : une fois que tu crois que tu n’es « pas à la fauteur », tu peux être rebelle l’inquiétude de soi est bien installée.

    http://seenthis.net/messages/407694 via koldobika