• Le nouveau Notes et morceaux choisis : Les êtres vivants ne sont pas des machines, Bertrand Louart @tranbert, 2018
    https://sniadecki.wordpress.com/2018/02/08/louart-netmc13
    https://sniadecki.files.wordpress.com/2018/02/couverture-netmc13.jpg

    Aujourd’hui plus que jamais, la conception de l’être vivant comme machine est indissolublement liée au fait que nous vivons dans une société capitaliste et industrielle : elle reflète ce que les instances qui dominent la société voudraient que le vivant soit, afin de pouvoir en faire ce que bon leur semble.

    Cette évidence constitue le point de départ de notre enquête et de nos analyses critiques sur la biologie moderne, qui s’articulent autour de trois points principaux :

    1. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le point aveugle de la biologie moderne, c’est son « objet », l’être vivant, l’organisme et la vie qui l’habite. Non seulement les biologistes et les biotechnologues ne savent pas ce qu’est un être vivant, mais surtout, ils ne veulent pas le savoir et préfèrent en faire une « machine complexe » qu’ils se font forts de « reprogrammer » à volonté.

    2. Or, la biologie est aussi et surtout l’étude du sujet, de son état natif jusque dans ses formes les plus développées, de la bactérie jusqu’à l’être humain. Dans leurs formes les plus simples, ils sont les premières manifestations d’une sensibilité propre et d’une activité autonome qui, en s’enrichissant d’organes et de fonctions au cours de l’évolution, aboutit à la conscience et à l’intentionnalité, à des formes d’autonomie plus élevées. Or, la philosophie d’inspiration cartésienne n’attribue la qualité de sujet qu’au seul être humain, reconduisant ainsi la scission entre l’humanité et les autres êtres vivants.

    3. Si la conception de l’être vivant comme machine est le pur produit de la société capitaliste et industrielle, c’est pour plusieurs raisons complémentaires. La méthode des sciences est la forme d’investigation et de connaissance qui convient à ce système : mettre au jour les « lois de la nature » pour ensuite construire les machines qui les matérialisent et les mettent en œuvre ; pour mettre en place des dispositifs économiques et techniques qui les font travailler sans relâche et indépendamment des conditions écologiques, sociales et politiques. La machine est aujourd’hui omniprésente, elle est comme le modèle des rapports sociaux, qui reconduit toutes les formes de domination, d’exploitation et d’aliénation.

    La critique du vivant comme machine est le fil directeur à partir duquel un diagnostic historique pertinent peut être précisément formulé, non seulement sur la biologie moderne mais aussi et surtout sur la société capitaliste et industrielle.

    Cette dimension socio-politique est l’angle mort de la critique du vivant comme machine, elle a échappé à la majeure partie des critiques d’ordre scientifiques formulées jusqu’à maintenant. Or, cette dimension est essentielle : la manière dont nous concevons le monde et les êtres vivants exprime avant tout un projet, la manière dont nous voudrions qu’ils soient afin que notre action sur eux s’opère sans heurt ni surprise.

    Sans cette dimension, la critique de l’être vivant comme machine ne peut que manquer de cohérence faute de perspective, elle ne peut s’élever à une philosophie de la nature susceptible d’articuler la critique et l’élaboration d’une nouvelle conception, c’est-à-dire qui puisse concevoir une réconciliation et une coopération entre l’humanité et la nature.

    Une biologie nouvelle (biologia novae) semble donc nécessaire à plus d’un titre. D’abord, elle permettrait de remettre au centre de la réflexion l’être vivant en tant que sujet réalisant une unité organique avec son milieu ; de mieux appréhender la sensibilité et l’autonomie dont l’être vivant fait preuve. Elle pourrait ainsi contribuer à la (re)formulation d’une pensée plus claire sur la liberté, mieux articulée avec l’idée d’autonomie, qui manque cruellement après deux siècles de capitalisme industriel…

    Le sujet étant fort complexe et très vaste, cette livraison de Notes & Morceaux choisis comprendra deux numéros. Celui-ci formule une critique approfondie de la conception de l’être vivant comme machine ; en montrant les impasses politiques et sociales où cette conception nous mène actuellement (chapitre 1), en examinant les ressorts idéologiques des trois piliers de la biologie moderne, le darwinisme, la génétique et la biologie moléculaire (chapitre 2) et en critiquant les diverses notions que ces idéologies scientifiques mettent en œuvre pour expliquer le monde vivant – sélection naturelle, hérédité, programme génétique, etc. – (chapitre 3).

    Un prochain numéro explorera des pistes pour une nouvelle approche de la vie sur Terre.

    #biologie #Darwin #machine #vivant #Notes_et_morceaux_choisis #Bertrand_Louard #critique_techno #Éditions_La_Lenteur #livre

    https://seenthis.net/messages/667490 via RastaPopoulos


  • Avec #Darwin, à la recherche de l’horloge moléculaire
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130817/avec-darwin-la-recherche-de-lhorloge-moleculaire

    L’histoire des organismes ne s’écrit pas seulement à travers les fossiles, elle est aussi archivée dans l’ADN. L’horloge moléculaire exploite les séquences génétiques pour reconstituer la chronologie de l’évolution.

    #International #Culture-Idées #ADN #biologie #évolution


  • La promotion du darwinisme social : ça suffit ! Le Devoir - 5 avril 2017 - Robert Laplante - Directeur général de l’Institut de recherche en économie contemporaine, et directeur de « L’Action nationale »

    Il y a des limites à toujours prétendre que ce sont les autres qui sont de trop dans la vie économique », tranche l’auteur.
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/495586/la-promotion-du-darwinisme-social-ca-suffit

    L’Institut économique de Montréal donne maintenant dans les métaphores agricoles. Voilà que la très sérieuse boîte de rhétorique idéologique accuse les producteurs laitiers de traire les consommateurs plutôt que les vaches ( http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/495312/traire-les-vaches-ou-les-consommateurs ). On comprend que l’IEDM ne reculera devant rien pour sacrifier aux dieux du marché, surtout pas devant le pelletage de fumier…

    Réagissant aux propos du président de l’UPA qui taillait en pièces la proposition de troquer la gestion de l’offre en agriculture pour une entente sur le bois d’oeuvre, un certain Alexandre Moreau dudit institut en profite pour nous servir l’habituelle cassette. Plus de compétition pour plus de productivité et de meilleurs prix pour les consommateurs ! Jouant sur les données, se drapant dans les rapports de l’OCDE, le discoureur de l’IEDM fait des phrases pour mieux masquer ce qui se cache derrière sa proposition simpliste : promouvoir un darwinisme social effréné.
    http://media1.ledevoir.com/images_galerie/de_503738_360164/image.jpg
    À l’en croire, une société ne peut pas choisir de contrôler son agriculture en offrant à ses producteurs des conditions de stabilité leur permettant de travailler autrement que sous la botte des puissances de l’agrobusiness mondialisé. Il faudrait les exposer à tous les vents de la concurrence internationale pour que le prix du litre de lait baisse chez le dépanneur ? Tout franchement, il y a des limites à prendre les pis de vache pour des lanternes. Choisir de gérer l’offre pour soutenir un développement maîtrisé de l’agriculture n’a rien d’une hérésie. Sauf dans les cercles feutrés des idéologues qui considèrent que l’on doit mettre toute la société au service de l’économie.

    Sacrifier la cohésion sociale
    Le Québec tient à son agriculture. Il tient à consolider la place qu’elle occupe dans son économie tout autant que dans les structures sociales des communautés de toutes les régions. L’agriculture joue un rôle déterminant dans l’occupation du territoire, et surtout dans son humanisation. Si l’IEDM trouve de la grandeur à penser que l’on peut laisser les grandes corporations s’accaparer le territoire et les fermes pour faire bondir le PIB et les statistiques d’exportation, il y a ici des millions de gens qui pensent qu’un milieu habité par ceux qui le façonnent vaut la peine qu’on organise les règles pour limiter les appétits. Organiser la production en fonction de valeurs de convivialité et de qualité de vie vaut infiniment plus cher qu’un rendement trimestriel versé aux actionnaires.

    La proposition de troquer la forêt contre les pâturages équivaut à proposer la guerre de tous contre tous dans toutes communautés agricoles et forestières du Québec. Dresser les usines de sciage et ceux qui travaillent contre les producteurs laitiers et les usines de transformation, c’est choisir de sacrifier la cohésion sociale au nom d’une concurrence dont on ne se demande pas à qui elle profite. Les consommateurs qu’invoque le promoteur d’une agriculture apatride ne sont pas que des clients de dépanneurs : ce sont des citoyens qui peuvent choisir de vivre autrement que sous l’empire de la concurrence effrénée. Des citoyens pour qui l’agriculture compte tout aussi bien pour assurer la souveraineté alimentaire de leur pays que pour en contrôler un tant soit peu les conditions d’exercice.

    Les agriculteurs du Québec sont des acteurs économiques à part entière. Le soutien dont ils bénéficient et les modèles institutionnels qui encadrent leur activité tiennent non pas de la faiblesse de leur performance, mais bien plutôt de la reconnaissance de la valeur globale de leur contribution à la prospérité générale et au bien commun. Tous les pays soutiennent leur agriculture. Il n’y a rien de honteux ou d’aberrant à le faire. Ce n’est pas parce que le modèle de gestion de l’offre est pris d’assaut les idéologues et les grandes corporations qu’il faut y renoncer.

    Les choix démocratiques d’une politique publique soucieuse d’offrir à l’agriculture québécoise une stabilité et une régulation qui font que l’intérêt général prime les seules considérations de marché sont des choix légitimes. S’il quittait les limbes du tout-au-marché pour descendre sur le plancher des vaches, le discoureur de l’IEDM pourrait sans doute réaliser qu’il faut être bête à manger du foin pour s’imaginer que tout s’équivaut dans le marché. Bien des bûcherons ne demanderaient pas mieux que de lui administrer une bonne volée… de bois vert.

    Il y a des limites à toujours prétendre que ce sont les autres qui sont de trop dans la vie économique.

    #darwinisme_social #Quebec #Agriculture #néo_libéralisme #Agriculture #Tous_contre_tous #agrobusiness #OCDE #dieux_du_marché #IEDM #UPA


  • Giving weight to Darwin’s theory of ’living fossils’
    https://www.sciencedaily.com/releases/2017/02/170222082315.htm

    https://images.sciencedaily.com/2017/02/170222082315_1_540x360.jpg

    When Charles #Darwin invented the term ’living fossils’ in 1859, he was thinking of living species that look just like their ancestors of millions of years ago. His explanation was they occupied small parts of the world, escaping competition, and therefore did not change.

    “Darwin’s wasn’t a testable definition. By using modern numerical methods we have now shown that living fossils should show unusually slow rates of evolution compared to relatives,” said co-author, Dr Tom Stubbs.

    #fossiles #évolution

    https://seenthis.net/messages/572659 via Kassem



  • Mourir en prenant un #selfie est devenu une épidémie : cette cause de décès est en pleine expansion | SooCurious
    http://soocurious.com/fr/selfie-danger-mort
    http://soocurious.com/fr/wp-content/uploads/2016/07/UNE-Article-russe2.jpg

    28 morts par selfie ont été décomptées en 2015 contre seulement 8 par attaque de requin. 40 % de ces décès sont survenus en Inde. Selon les statistiques, les victimes de ce type de décès seraient majoritairement des hommes d’une vingtaine d’années.

    #mort #darwin #selfdie

    https://seenthis.net/messages/507891 via Agnès Maillard


  • #Eugénisme déguisé en Grande Bretagne : 2,380 personnes non valides mortes entre 2011 and 2014 après avoir été déclarées aptes au travail
    http://www.theguardian.com/society/2015/aug/27/thousands-died-after-fit-for-work-assessment-dwp-figures
    http://www.dailynewsservice.co.uk/thousands-of-benefit-claimants-died-after-being-declared-fit-to-
    https://twitter.com/Biaise/status/637584578308374528

    En Grande-Bretagne les conservateurs et leur « valeur du travail » ont décidé de forcer à aller travailler des personnes handicapées/malades qui étaient déclarées jusqu’ici inaptes. Changement de critères = les voici soudainement « fit fo work ». En conséquence ces personnes décèdent. Voilà tout court c’est aussi simple. On en est à 3000 morts là.
    Vous savez quand vous haussez des épaules quand une personne handi/malade chronique vous dit ne pas pouvoir travailler ? C’est ce haussement d’épaules que des législateurs ont fait et qui mènent désormais à un génocide. Ça ne dérangera pas les eugénistes qui pensent qu’il faut systématiquement avorter les fœtus potentiellement handi (et les fœtus de pauvres aussi) mais les gens crèvent la, ça vous convient ?
    Dans le même temps les pauvres, persones âgées et handi sont premières victimes de la Bedroom Tax. Un hasard ?
    En bref, une taxe à payer sur les chambres « libres » qui finalement empêche des gens d’avoir une chambre tout court et ils se retrouvent SDF

    #darwinisme_social #guerre_aux_pauvres #validisme #néolibéralisme #progrès
    sur la bedroom tax : http://seenthis.net/messages/176882
    http://seenthis.net/messages/142824

    http://seenthis.net/messages/402834 via koldobika


  • Escalade dans la #guerre_aux_pauvres : certains bureaux de poste n’assureront bientôt plus les retraits en liquide au guichet, pour les retraits il faudra être muni d’une carte bleue ou pour les plus pauvres (ne disposant pas d’une carte bleue) d’une carte à usage unique, avec montant minimum de 10 euros de retrait.
    Les bureaux qui passeront en mode automatisé sont aussi ceux qui bénéficient d’une #surveillance vidéo pour se prémunir contre les braquages. Et ce sont aussi les bureaux d’une certaine taille.
    Sauf que les bureaux les plus braqués sont aussi les plus petits, souvent situés en zone plus rurale, et sans caméra car leur installation est considérée « non rentable » du fait du petit nombre d’usagers. De sorte qu’un braquage dans un petit bureau constituera un motif de fermeture pure et simple et de renvoi au plus gros bureau le plus proche.
    (source de l’information : bureau de poste de Clermont-l’Hérault 34 800)
    Pour un pauvre relégué en zone rurale par la spéculation immobilière, cela représente un coût supplémentaire en transport, et une impossibilité pure et simple de disposer de son argent dans le cas où il a moins de 10 euros sur son compte et où il en a un besoin vital.
    Ce n’est ni plus ni moins qu’une condamnation à mort. Merci de relayer l’info au max, il ne faut pas passer ça sous silence.
    #services_publics #darwinisme_social #exclusion
    #ruralité #périphéries
    cc @monolecte @aude_v @bastamag @rastapopoulos @touti @colporteur

    http://seenthis.net/messages/398518 via koldobika