#denis_robert

  • Denis Robert sur FB (Il serait mieux ici mais bon, il est l’une des raisons pour lesquelles je garde un compte vivant chez FB)

    Denis Robert écrit :

    Dans sa manière de piller l’Afrique, d’offrir son yacht à n’importe qui ou de nous abrutir (voir sa prise en main de Canal ou d’Itélé), Vincent Bolloré se pose comme un des pires prédateurs de ce pays. Une sorte de condensé de tout ce qui nous appauvrit socialement, intellectuellement, politiquement. Ils n’aiment pas les journalistes sauf les lèche-bottes salariés de son groupe (et encore). Le livre qui sort ces jours-ci chez Lattes est d’autant plus remarquable que Bolloré pousse le raffinement très loin pour l’interdire et emmerder ses auteurs. A lire le premier chapitre de l’ouvrage, l’empereur de la veulerie a inventé une nouvelle pression pour museler l’information : le harcèlement préventif... Ils envoient les huissiers pour vous demander de ne plus poser de questions par mails, par téléphone ou par courriers... C’est ce que raconte un des auteurs dans le premier (et hallucinant) chapitre de l’ouvrage qui voit un huissier débarquer chez lui déposant une assignation pour harcèlement et réclamant 700000 euros (100 000 euros par question) suite à trois tentatives de contact avec la direction de chez Bolloré SA... On touche le fond... Si vous voulez emmerder Vincent tout puissant, lisez Canet et Vescovacci. Et faites le savoir...

    https://scontent-arn2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/27540980_10155072122326960_7737586889213186417_n.jpg?oh=d77a943aa16af6a654d2859c17695af5&oe=5B11BBA8

    #denis_robert #vincent_bolloré
    https://www.challenges.fr/media/vivendi-reclame-700-000-euros-de-dommages-et-interets-avant-meme-la-parut

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  • On ne peut pas effacer les ordres de virement, ou alors il faut mettre le feu aux banques. On ne peut empêcher certains guichetiers d’avoir vu. Ou alors il faut éliminer les banquiers. Je veux dire les éliminer physiquement.

    C’est de Denis Robert. On a beaucoup de chance d’avoir eu et d’avoir toujours un Denis Robert. Je vous fais une petite confidence : il y a dix ans alors que Denis Robert était violenté par Philippe Val et la direction du Monde qui faisait tout son possible pour le discréditer, je travaillais avec deux grands magistrats spécialisés dans la criminalité financière dans le cadre d’un projet éditorial, lesquels deux magistrats ne cachaient pas leur admiration pour lui : pour le sérieux de son travail, son courage (je veux dire son vrai courage parce qu’il était seul et ménacé. Aujoud’hui on parle des journalistes courageux qui dévoilent les Panamapapers, cette vanité obscène me fait doucement marrer), et enfin ses résultats, terriblement vrais et terriblement confirmés.

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10153419257101960&set=a.49908841959.74827.702736959&type=3

    « Ça ne tiendra plus longtemps. Le ministère chargé de la gestion des affaires en cours pare au plus pressé, colmate les brèches. J’ai idée que ça viendra par la Suisse, le jour où le bon juge tombera sur le bon réseau. On ne peut pas effacer les ordres de virement, ou alors il faut mettre le feu aux banques. On ne peut empêcher certains guichetiers d’avoir vu. Ou alors il faut éliminer les banquiers. Je veux dire les éliminer physiquement. Après, il faudra faire la même chose avec les juges et les journalistes. Ils multiplient les sociétés écrans, les panaméennes aux noms mystérieux. Electronic Thermic and Climatic Company Limited. Spalding. Suchy. Henley. Porwood. Rickmar. Jumbo. Farco. Ouranos. Cléo. Charlot. Belette Agency. Reste que l’argent entre et sort. Qu’il appauvrit certains bougres et en enrichit d’autres. Je fais partie des premiers. Eux des seconds. C’est peut être ce qui me motive. Au fond. On finira par savoir. Ils doivent penser qu’ils ont le temps devant eux. Ils se trompent. Le temps joue contre eux. Ils doivent mal dormir depuis quelques mois. Moi, je dors bien. De mieux en mieux. »

    Pendant les affaires, les affaires continuent (Stock, 1996).

    #denis_robert #banques #criminalité_financière

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  • Billet # !!! de #Denis_Robert :

    J’ai vu « Cash Investigation » hier, me suis tapé les flashs des chaînes tout info et le « grand soir 3 », je regarde les titres dans les kiosques à journaux... « Panama papiers, l’onde de choc »... Comment vous dire ? Comment vous dire ce que je ressens sans passer pour un cuistre ou un donneur de leçon ? Quand même... Des panaméennes à Panama ?!!! Houlala. Des banques françaises avec des filiales dans les paradis fiscaux ?!!! Houlalalalala... Et Sapin (le ministre, il ressemble de plus en plus à Gorbachev, non ?) qui vient s’émouvoir sur le sort des lanceurs d’alerte. Qu’est ce que tu as glandé mec depuis deux années qu’on t’explique que c’est grave ? Qu’est ce que tu as fait pour Antoine Deltour ? Pour Hervé Falciani ? Pour Stéphanie Gibaud ? Et -au hasard et en passant- pour moi qui me suis tapé 63 procès pour dénoncer en gros la même chose (off shore, banques françaises avec filiales dans les paradis fiscaux, effacement des traces des transactions, etc) ? Rien mec. Pas bougé le petit doigt. Resté planqué dans ton ministère à user de ta langue de baobab. Et la droite qui la ferme avec le souvenir précis de son petit roitelet -Le sarkozy- qui nous avait juré craché que c’était fini les paradis fiscaux. Quel connard ! Quel immense connard, gargantuesque, godmansachseste connard ! Et le FN -les poches pleins, les yeux vides- qui nous sort le grand air de la manip. Et Hollande qui fronce les sourcils, pire qu’une marionnette de South Park. Bientôt ce sera Juncker, vous verrez... Les journalistes -en tête ceux du Monde- découvrent la lune. Les politiques nous enfument. Il y a quelque chose de lamentable dans cet embrasement. De réjouissant, quand on voit des types comme Balkany ou Me Claude l’associé fraudeur de Sarkozy fuir les caméras... Mais quand même de lamentable. Pourquoi les journalistes ont-ils tant attendu ? Pourquoi les politiques -Hollande en tête avec son foutu discours du Bourget- n’ont-ils pas bougé le petit doigt quand -tiens prenons celle-là- l’affaire Luxleaks est sortie. Rien. Pas un soubresaut. Alors, bon. Ne vous étonnez pas si on est debout la nuit. On va bientôt venir vous chatouiller les doigts de pieds. On n’est pas pour les têtes à couper. Limite, le goudron et les plumes. Allez le téléphone sonne, c’est France Infos. Demain Grenoble, les mecs. Pour une conférence à 19h30. Si j’arrive à prendre mon train. Il y a Merkel et Hollande à deux pas de chez moi à Metz. Toutes les rues sont bloquées. C’est un peu comme Achille Zavatta et ses fauves. En moins rigolo.

    source du billet : https://www.facebook.com/denis.robert/posts/10153421785016960
    accompagné d’une vidéo... # !!! : https://www.facebook.com/yves.lespagnard/videos/10154121565002140

    j’me permets d’ajouter avoir ressenti le même malaise. Avec, de surcroit, une grosse sensation de manipulation : les émissions de #cash_investigation sont désormais buzzée à fond à l’avance avec des semi-révélations, mais surtout, se concluent avec des « interview » de ministres qui s’en sortent super bien en mode « vous avez raison, d’ailleurs notre prochain projet de loi... »
    #politique_spectacle

    http://seenthis.net/messages/477222 via ValK

    • Cela fait en effet belle lurette que Denis Robert a démonté ces mécanismes, ainsi que l’une des clés du blanchiment : Les banques de compensation, genre Clearstream, qui sont capables d’expédier une valise de billets à l’autre bout du monde en un clic.
      D’accord aussi avec D. Robert au sujet de Sapin, « découvrant » avec horreur et ravissement l’étendue des dégâts, ou s’apercevant soudain du fait que le Panama, au final, contrairement à ses promesses, a berné le fisc français avec la complicité de banques hexagonales, mais, rassurez vous, dès demain, c’est fini.
      La réalité est bien sûr que, demain, on découvrira que la Société Générale a été abusée par ses clients. On en chopera une douzaine, et tout repartira comme avant. Mais la SG paiera quand même une amende salée, représentant 10% de ce qu’elle a gagné grâce à ses combines.
      Notons aussi le fait que les Panama Papers, en dépit du volume hallucinant du fichier, ne représentent qu’une infime partie du montant des fraudes.
      Enfin, s’agissant des lanceurs d’alertes, leur sort est toujours le même : La misère, et les ennuis judiciaires. Très dissuasif.
      Quand on vote pour des gens capables d’embaucher Sapin, mieux vaut ne pas rêver.