• « Emmanuel Macron, je ne veux pas être créatif »
    Une critique de l’idéologie de l’innovation créative, par @xporte
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-vie-numerique/emmanuel-macron-je-ne-veux-pas-etre-creatif

    « La suprématie culturelle que dans le culture tech en particulier nous accordons au faire - intrinsèquement considéré comme supérieur au fait de ne pas faire, de réparer, d’analyser, de prendre soin - est informé par l’histoire genrée de ceux qui font des choses qu’ils offrent au monde, au mépris de ce qui se passe ailleurs, au sein des coeurs ou des foyers. » […] il n’y a rien de rebelle dans cette idéologie du faire, elle ne pousse pas les individus à s’élever contre le système. Au contraire, elle ne fait que donner une forme un peu nouvelle aux vieilles valeurs.

    Bien sûr elle n’a rien contre le fait de fabriquer, d’innover, de créer. Le problème est le sous-entendu que l’alternative, c’est ne rien faire - et que dans ce “ne rien faire”, on entend en général faire des choses avec les autres (s’occuper des gens, par exemple).

    Why I Am Not a Maker - Debbie Chachra - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/technology/archive/2015/01/why-i-am-not-a-maker/384767

    #disruption #maker #care #CultureTech

    https://seenthis.net/messages/564393 via tetue


  • « La cinquième bulle » : un petit lexique de la #Silicon_Valley | Stuart Grabler, Le Monde, 26/10/2016 (manque #disruption)
    http://lemonde.fr/idees/article/2016/10/26/la-cinquieme-bulle-un-petit-lexique-de-la-silicon-valley_5020607_3232.html

    La crise des sociétés d’investissements immobiliers cotées (Real Estate Investment Trust, REIT) de 1974-1975 aux Etats-Unis fut la première de l’après-guerre. Chacune des décennies suivantes connut sa bulle, et son krach.

    Dans les années 1980, les razzias de corporate raiders (les « prédateurs d’entreprise ») gonflaient la LBO bubble (bulle des OPA à effet de levier), la vente de junk bonds (obligations pourries) finançait le rachat de poids lourds de la cote. Cette vogue prit fin lors du krach d’octobre 1987, emportant dans son sillage les Caisses d’épargne américaines (Savings & Loans) précarisées par la surenchère hypothécaire.

    La décennie suivante vit l’essor de la bulle Internet (dotcom bubble). Porté par les start-up et les stock options, l’indice Nasdaq de valeurs technologiques toucha un plus haut en mars 2000... avant de perdre 78 % en trente et un mois.

    Pendant ce temps, la quatrième bulle, celle des subprimes (crédits hypothécaires immobiliers), se formait déjà. A la différence des précédentes, hautement médiatisées, celle-ci se développait dans un huis clos financier où se titrisaient à coups d’algorithmes des prêts hypothécaires accordés à des clients peu solvables. Quand, dans la foulée de la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers en 2008, la bulle éclata, elle faillit entraîner toute la planète finance.

    Et ce n’est pas fini, puisque la cinquième bulle, dont l’épicentre est la Silicon Valley, enfle à vue d’œil. En voici une brève description, à travers un petit lexique de la novlangue anglo-saxonne de rigueur.

    Unicorn (licorne) : jeune pousse technologique valorisée au moins 1 milliard de dollars, sur la base du placement initial de ses backers.

    Backer (soutien) : investisseur pionnier dans une unicorn en herbe. Au tout début, un projet plus ou moins ingénieux suffira pour le séduire. Une fois opérationnelle, l’entreprise mettra les bouchées doubles pour accroître le nombre de ses utilisateurs/clients, décuplant ainsi sa capacité à réussir des tours de table supplémentaires. Stratégie en conformité parfaite avec Metcalfe’s Law.

    Metcalfe’s Law (la loi de [Robert] Metcalfe) : une augmentation arithmétique des utilisateurs d’un réseau suscite une croissance exponentielle de son utilité et, par extrapolation comptable, de sa cote. Rouage-clé de cet engrenage vertueux : le giveaway.

    Giveaway (cadeau) : service dispensé sans contrepartie, ou article vendu à prix coûtant, dans le but d’appâter clients ou utilisateurs. C’est le seul but qui vaille à ce stade précoce ; de sorte que les unicorns en devenir sont souvent dépourvues d’un vrai business model.

    Business model (mode opérationnel) : censé transformer un service gratuit en pièces sonnantes et trébuchantes, il se présente généralement comme une plate-forme où des internautes (Facebook, Twitter), passagers (Uber), voyageurs (Airbnb), auditeurs (Spotify, Deezer) ou prêteurs (LendingClub) sont mis en relation avec des annonceurs, chauffeurs, logeurs, maisons de disques ou emprunteurs. Exception : des unicorns industrielles (Tesla, GoPro) emploient un modèle plus classique. Certaines unicorns (Snapchat, Magic Leap) cherchent toujours le leur, ce qui les empêche de monetize leur activité.

    Monetize (monétiser) : à ne pas confondre avec « rentabiliser » ! Car on a beau traduire son activité en chiffre d’affaires, celui-ci n’est pas synonyme de profits. Hors Facebook, exception qui confirme la règle, peu d’unicorns sont véritablement rentables. Naguère surnommée « la nouvelle Facebook », Twitter s’enfonce toujours dans le rouge. Déficitaire de 470 millions de dollars en 2014 et de 1,27 milliard au premier semestre 2016, Uber est champion de la perte opérationnelle. Montent également au podium Airbnb et Tesla. En Europe, le suédois Spotify, le français Deezer et l’allemand Rocket ne sont pas en reste. Conséquence inéluctable de ces flots d’encre rouge : un énorme cash burn.

    Cash burn (consumation de liquidités) : carburant d’une croissance déficitaire, ces fonds partent en fumée. UberChina, avant de jeter l’éponge face à son rival chinois, perdait 1 milliard par an. Dans l’attente de son rachat par Tesla, Solar City (panneaux solaires) brûle 6 dollars pour chaque dollar de revenu. Heureusement, il existe un moyen d’éteindre le feu : le cash out.

    Cash out (décaissement) : exercice qui, conjugué à une levée de fonds, permet aux fondateurs, aux backers et aux dirigeants dotés de stock options de monétiser, moyennant dilution, leurs parts. Pour ce faire, lancer une IPO (introduction en Bourse) était le parcours indiqué. Mais, échaudés par les unicorns s’envolant lors de l’IPO pour plonger ensuite en dessous de la mise à prix, les investisseurs boudent et les IPO se tarissent. Faute d’une IPO, l’unicorn enchaînera les tours de table, sollicitant, contre participation, de l’argent frais, dont une partie finira dans la poche des ayants droit. Sinon, elle pourra se vendre à un géant technologique craignant que la start-up ne l’éclipse un jour (Google/YouTube, Facebook/Instagram), ou alléché par d’éventuelles synergies (Microsoft/LinkedIn), ou cédant au chantage de la start-up qui, vendant à perte sans payer de TVA, lui soutire des parts de marché (Walmart/Jet.com). Mais pour optimiser sa cash-out stratégie, rien ne vaut le creative accounting.

    Creative accounting (comptabilité créatrice) : quitte à publier des résultats conformes aux normes comptables, une unicorn peut aussi communiquer sur une version enjolivée non conforme. Ainsi, Lending Club avait annoncé des bénéfices de 56,8 millions de dollars... et une perte de 5 millions selon les normes. Manipulation qui n’abusera que les initiés imbus de la crédulité symptomatique d’un Ponzi scheme.

    Ponzi scheme (pyramide de Ponzi) : locution apte à qualifier la cinquième bulle, où la haute technologie est mise au service non pas d’une rentabilité pourvoyeuse d’emplois, mais de l’élaboration d’expédients permettant le cash out avant le souffle fatidique du krach...

    https://seenthis.net/messages/559244 via tbn


  • Le #futur du #travail et la mutation des #emplois | FrenchWeb.fr
    http://www.frenchweb.fr/le-futur-du-travail-et-la-mutation-des-emplois/267902
    http://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2015/06/Fotolia_72822540_Subscription_Monthly_M.jpg

    Une des conséquences de l’état de l’art en IA est que l’#automatisation des emplois peut commencer par des emplois d’#experts et non de généralistes. C’est ce qu’expliquent Brynjolfson et McAffe : « As the cognitive scientist Steven Pinker puts it, “The main lesson of thirty-five years of AI research is that the hard problems are easy and the easy problems are hard. . . . As the new generation of intelligent devices appears, it will be the stock analysts and petrochemical engineers and parole board members who are in danger of being replaced by machines. The gardeners, receptionists, and cooks are secure in their jobs for decades to come.” C’est précisément ce qui m’a frappé pendant ma semaine à la Singularity University : les exemples abondent de domaines pour lesquels l’algorithme fait mieux que l’humain, mais ce sont précisément des domaines d’experts avec une question bien définie (quel portefeuille d’investissement construire, quel diagnostic sur une tumeur possiblement cancéreuse, …) et une très grande volumétrie de données disponibles. Grace au groupe de travail de l’Académie des Technologies qui poursuit son enquête sur les avancées “récentes” de l’IA et de l’apprentissage, ma conviction se conforte que, même si la date est incertaine, la tendance à l’automatisation des emplois du rapport Frey-Osborne est la bonne.
     
    Cette notion d’automatisation des emplois est un raccourci qui est probablement trompeur, dans le sens que plutôt d’avoir des robots et des logiciels d’intelligence artificielle qui vont remplacer des humains un par un, c’est l’environnement complet qui devient “intelligent”. La combinaison de robots, d’objets connectés, de senseurs, et de logiciels “intelligents” ubiquitaires (répartis depuis le cloud jusque dans l’ensemble des processeurs invisibles qui nous entourent) crée l’environnement de travail “assisté” dans lequel moins d’humains réalisent plus de choses, mieux et plus vite. L’article de McKinsey, « Four fundamentals of workplace automation » explique que « Jobs will be redefined before they are eliminated » et insiste sur cette transformation progressive des activités dans ce nouvel environment. Cette transformation par l’automatisation ubiquitaire est plus “douce”, mais elle n’en est pas moins disruptive.

    #it_has_begun #disruption

    https://seenthis.net/messages/550619 via Agnès Maillard


  • #Uber, prochaine faillite du siècle ? – Medium France – Medium
    https://medium.com/france/uber-prochaine-faillite-du-si%C3%A8cle-772c115b3bf3
    https://cdn-images-1.medium.com/max/1200/1*3s1ttyeFQntMme92ro5s4w.jpeg

    7 ans, 85% de part de marché VTC et… toujours pas rentable !

    Pour comprendre cette prédiction surprenante, il faut lire le passionnant article de Bloomberg. Où l’on apprend que depuis sa création, l’entreprise californienne a perdu quelques 4 milliards $ !

    Pire, sur le premier semestre 2016, l’entreprise perdait 1,2 milliards $ pour 2,1 milliards $ de CA. Soit une rentabilité de… -57% !

    #disruption ?


  • GM, BMW, Volvo will have robot cars before Apple, Uber and Google — Quartz
    http://qz.com/782337/gm-bmw-volvo-will-have-robot-cars-before-apple-uber-and-google

    While the valley’s most hallowed high-tech names, the self-described industry disruptors—Apple, Google, Tesla, Uber—have attracted most of the attention, they appear to be flailing at execution, and hyping their capabilities.
    The names to beat, at least at this juncture, are supposedly dowdy incumbent carmakers such as GM, BMW and Volvo.

    #disruption #silicon_valley #automobile #autopilote

    https://seenthis.net/messages/525105 via Fil


  • Ultimate Tech Bro Peter Thiel Will Be a Delegate for Trump | WIRED
    http://www.wired.com/2016/05/investor-peter-thiel-will-california-delegate-trump
    https://www.wired.com/wp-content/uploads/2016/05/GettyImages-464620638.jpg
    Quand s’allient un extrémiste de droite extrêmement intelligent et und und extrémiste de droite extrêmement bruyant on ne s’attend à rien de bien.

    Billionaire investor and Facebook board member Peter Thiel has never shied away from contrarian ideas. He thinks kids should drop out of college to launch a startup. He’s backed efforts to build floating cities in international waters.

    But in the liberal bastion that is San Francisco, Thiel’s latest move may be the most daring yet: Thiel is going to be a California delegate for Donald Trump.

    #disruption #politique #USA

    http://seenthis.net/messages/494693 via klaus++


  • Le temps des cannibales | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/048041-000-A/le-temps-des-cannibales
    https://static-cdn.arte.tv/resize/Cpcl3wM92Pw00CA9LF9yS3Cjh-M=/940x530/smart/apios/Img_data/22/048041-000-A_zeit-der-kannibalen_02.jpg

    Öllers et Niederländer sont deux brillants consultants internationaux aux dents longues. Au service de la « Company », ils passent leur temps dans les avions et les hôtels de luxe pour vendre à des représentants de pays émergents des recettes alléchantes pour entrer dans le monde merveilleux du capitalisme. Ils attendent une promotion, mais aucun des deux ne l’obtient. Elle revient à l’un de leurs collègues. Peu après, le promu se défenestre. Bianca März, une ancienne étudiante en médecine, lui succède. Le trio se retrouve un jour dans une suite d’hôtel, après avoir appris que la Company vient d’être absorbée par un opérateur plus puissant. Les trois salariés se demandent comment ils vont se concilier les grâces de leur nouveau patron. Une première vidéoconférence avec ce dernier se déroule sous de bons auspices. Mais la jeune femme et les deux hommes n’ont pas la même façon d’aborder cette future coopération...

    Arte+7

    #mondialisation #film #disruption

    http://seenthis.net/messages/460661 via klaus++


  • Les #disruptions numériques dans les professions libérales
    http://www.oezratty.net/wordpress/2016/disruptions-numeriques-professions-liberales
    http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/WindowsLiveWriter/Le-numrique-et-les-professions-librales_121DE/Catalyseurs-de-disruptions_thumb.jpg

    Cela fait un peu plus d’un an que la mode de la frayeur des disruptions numériques bat son plein en France. Elle est alimentée par la thématique de l’#uberisation, une notion utilisée à tors et à travers. Je m’en étais fait l’écho dans une série de six articles publiée début 2015 sur “Comment éviter de se faire uberiser”.

    L’uberisation a été souvent mal interprétée car le modèle “Uber contre les taxis” a des caractéristiques particulières qui sont loin d’être reproductibles dans les autres secteurs d’activité. Il existe bien d’autres formes et variantes de disruptions par le numérique. C’est ce que nous allons revoir ici, pour l’appliquer ensuite aux professions libérales et évaluer les menaces et opportunités qui les concernent.

    Segmenter l’origine des disruptions numériques

    Dans ma série d’articles, j’avais d’abord segmenté les générateurs de disruptions en cinq pans et en fournissant à chaque fois quelques pistes d’action pour les entreprises : les insatisfactions clients, les mécanismes de défragmentation de marchés, la redistribution du travail, l’automatisation et les nouveaux modes de financement des startups et des unicorns.

    http://seenthis.net/messages/458738 via Agnès Maillard


  • What Is Disruptive Innovation?
    https://hbr.org/2015/12/what-is-disruptive-innovation
    https://hbr.org/resources/images/article_assets/2015/11/R1512B_BIG_MODEL-1024x922.png

    First, a quick recap of the idea: “Disruption” describes a process whereby a smaller company with fewer resources is able to successfully challenge established incumbent businesses. Specifically, as incumbents focus on improving their products and services for their most demanding (and usually most profitable) customers, they exceed the needs of some segments and ignore the needs of others. Entrants that prove disruptive begin by successfully targeting those overlooked segments, gaining a foothold by delivering more-suitable functionality—frequently at a lower price. Incumbents, chasing higher profitability in more-demanding segments, tend not to respond vigorously. Entrants then move upmarket, delivering the performance that incumbents’ mainstream customers require, while preserving the advantages that drove their early success. When mainstream customers start adopting the entrants’ offerings in volume, disruption has occurred.

    #disruption

    http://seenthis.net/messages/429485 via Agnès Maillard


  • Tech’s Enduring Great-Man Myth (Putting Elon Musk and Steve Jobs on a Pedestal Misrepresents How Innovation Happens) | Amanda Schaffer, MIT Technology Review
    http://www.technologyreview.com/review/539861/techs-enduring-great-man-myth
    http://www.technologyreview.com/sites/default/files/images/greatmanx392.jpg

    l’inverse du portrait habituel de l’entrepreneur mythique self-mad-man-qui-a-tout-inventé

    #SpaceX is not driving the future of space exploration. It is capitalizing on a deep pool of technology and highly trained people that already existed, and it is doing so at a moment when national support for #NASA has diminished and the government is privatizing key aspects of space travel.

    (...) the great-man narrative carries costs. First, it has helped to corrode the culture of #Silicon_Valley. Great-man lore helps excuse (or enable) some truly terrible behavior.

    (...) If tech leaders are seen primarily as singular, lone achievers, it is easier for them to extract disproportionate wealth. It is also harder to get their companies to accept that they should return some of their profits to agencies like NASA and the National Science Foundation through higher taxes or simply less tax dodging.

    And finally, technology hero worship tends to distort our visions of the future. Why should governments do the hard work of fixing and expanding California’s mass transit system when Musk says we could zip people across the state at 760 miles per hour in a “hyperloop”? Is trying to colonize Mars, at a cost in the billions of dollars, actually the right direction for future space exploration and scientific research? We should be able to determine long-term technology priorities without giving excessive weight to the particular visions of a few tech celebrities.

    #disruption #silicon_army #énergie #automobile #espace #privatisation #start-ups

    (ajoutons à cet article que ces “great men” ne contribuent pas à valoriser la place des femmes dans la technologie)

    http://seenthis.net/messages/397304 via Fil


  • Les US corporations continuent leur guerre contre les petites et moyennes entreprises européennes

    On apprend que les taxis d’Europe et d’Amérique Latine protestent contre Uber qui s’attaque à leur marché déjà difficile.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Uber_%28entreprise%29

    En juin 2014, Uber lève 1,2 milliards de dollars, valorisant l’entreprise à 17 milliards de dollars.

    Il est intéressant que le chef pour l’Europe semble représenter à la fois les cent familles de France et les dynasties richissimes d’Amérique.

    http://seenthis.net/messages/266251

    Pierre-Dimitri Gore-Coty sur LinkedIn
    http://fr.linkedin.com/in/pierredimitri
    Coty Inc.
    Gore Vidal
    Al Gore

    #disruption

    http://seenthis.net/messages/266282 via klaus++


  • Elon Musk Saves the World? | Jacobin
    https://www.jacobinmag.com/2015/05/tesla-powerwall-elon-musk-climate-change
    https://www.jacobinmag.com/wp-content/uploads/2015/05/16782469134_73b23e8422_z.jpg

    Powerwall is like the automobile of electricity.

    (...) Tesla is proposing a similar transformation — the privatization of electricity generation.

    (...) what happens to the millions of people who cannot afford the “cheap” $3,500 Powerwall (not to mention the solar panels needed to get individuals off the grid)? In a city like mine (Syracuse, NY), people without access to an automobile are forced to rely upon an underinvested and decrepit public bus system. In a future where households are powered by individual battery walls, will poor communities who can’t afford them be stuck with an outmoded and underinvested grid?

    (...) The electricity grid is a profoundly collective #infrastructure. The very nature of the system requires that supply must always be calibrated to the fluctuating demands of society as a whole.

    #énergie #électricité #disruption

    http://seenthis.net/messages/369845 via Fil