• Dans la #Silicon_Valley, le retour des #drogues psychédéliques
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/dans-la-silicon-valley-le-retour-des-drogues-psychedeliques-1006461
    https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/5ca5818ad286c248495e91b5/640x360/0601019940000-web-tete.jpg

    Tous les matins, c’est le même rituel. « Je me lève, je bois un thé vert, je prends ma dose, puis je médite un peu. Sous la douche, déjà, je commence à sentir les bénéfices, j’ai plein d’idées qui apparaissent. » Lové dans un fauteuil de l’hôtel Rosewood Sand Hill, le QG officieux de la crème de la Silicon Valley, à deux pas du siège de Facebook, l’entrepreneur Cory McCloud admet ne pas pouvoir fonctionner sans sa « microdose » de #LSD . « Je prends un dixième d’une dose normale, parfois deux dixièmes selon les jours, détaille ce quadra, qui a vendu, au tournant des années 2000, sa première start-up d’édition en ligne à Martin Eberhard, le cofondateur de Tesla. Je le fais de façon quasi quotidienne depuis plusieurs années. Avec le temps, j’ai optimisé mon protocole. Ca m’aide à concevoir des systèmes dans ma tête, à imaginer les architectures dont j’ai besoin pour mes projets. Il y a un effet ’Eureka’. »

    https://seenthis.net/messages/773841 via tbn


  • Enfants hyperactifs : nouvelle mise en garde sur l’usage massif de Ritaline (Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/enfants-hyperactifs-nouvelle-mise-en-garde-de-medecins-sur-l-usage-massif

    Certains spécialistes alertent contre l’usage de plus en plus important de ce médicament, utilisé notamment chez les enfants pour traiter les troubles de l’attention et l’hyperactivité.

    #Enfants #Santé #Ritaline #TDAH #Drogues

    https://seenthis.net/messages/764679 via Pierre Coutil


  • Portugal : les drogues ne font plus la morale

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-mercredi-23-janvier-2019
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2019/01/7dd52326-4c90-4707-985a-1a91a592f51c/838_azulejo.jpg

    Le Portugal a décidé, en 2001, de dépénaliser l’usage de toutes les drogues. Une décision qui a conduit à la baisse drastique du nombre de toxicomanes car elle a permis, en cessant de les considérer comme des criminels, à les replacer dans des logiques d’accompagnement et de soin.

    #drogue #portugal

    https://seenthis.net/messages/754846 via Reka


  • La Creuse rêve du cannabis thérapeutique pour relancer son économie
    https://www.streetpress.com/sujet/1538401750-creuse-cannabis-therapeutique-relancer-economie

    Pour lutter contre la morosité économique de leur département, élus et agriculteurs de la Creuse demandent l’autorisation de cultiver du cannabis à vocation thérapeutique. L’Elysée étudie très sérieusement l’idée.Reportagesroule un dragon

    #Drogues





  • L’#Insee intègre le trafic de #drogues au calcul du PIB
    http://www.boursorama.com/actualites/l-insee-integre-le-trafic-de-drogues-au-calcul-du-pib-22034855797384a449
    http://s.brsimg.com/static-1517406584/cache/i/content/images/e/3/5/e35aac3fc2a42646b0b72255abc20302-300x170.jpg
    #prostitution

    mais non, ils ont osé !

    La décision de l’Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L’institut statistique européen avait alors demandé aux États membres d’intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu’il s’agissait de transactions commerciales consenties librement. L’objectif était d’harmoniser les données, ces activités étant considérées comme légales dans certains États (Pays-Bas), ce qui gonfle leur PIB. Après la demande d’Eurostat, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont intégré ces données. Ce nouveau système s’est à chaque fois traduit par une révision à la hausse de leur PIB.

    LA PROSTITUTION RESTE EXCLUE DU CALCUL

    Dans un premier temps, l’’Insee avait accepté de prendre en compte les ressources issues du trafic de drogue dans le « revenu national brut » (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l’Union européenne, mais pas dans le PIB.

    L’institut refusait par ailleurs de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, estimant que le consentement des prostituées n’était « probablement pas vérifié ». « Sur ce point, nous maintenons notre position », souligne Ronan Mahieu.

    Donc il faut en conclure que la #dépendance est un choix.
    Soit absolument tout le contraire des études sociales ou scientifiques sur les #addictions.
    #libéralisme
    #business
    #cynisme
    C’est Nan Goldin qui va être contente.

    https://seenthis.net/messages/664887 via touti


  • Sur la route mortelle des opioïdes - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/06/25/sur-la-route-mortelle-des-opioides_1579449
    http://md1.libe.com/photo/1033702-french-freelance-logan-huntington-sdo-20170413.jpg?modified_at=1498414938&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Aux Etats-Unis, l’addiction aux psychotropes de synthèse fait des ravages, avec la complicité de labos et médecins sans scrupules. Reportage en Virginie-Occidentale.

    La première chose qui frappe, ce sont ses yeux. Vert foncé, surmontés de fard à paupière rose. Pétillants et espiègles sans doute à l’adolescence, mais aujourd’hui empreints d’une profonde lassitude. Comme recouverts d’un voile cotonneux. A lui seul, le regard de Tiffany Vincent trahit une vie d’excès. Son épais maquillage ne gomme pas la dureté des traits de cette femme de 33 ans passée par toutes les drogues ou presque. Et brisée à la fois par l’addiction et le deuil. A l’étage de la modeste maison où elle nous reçoit, dans la petite ville morose de Madison, en Virginie-Occidentale, Tiffany a retrouvé le corps sans vie de sa mère, Mary Kathryn, décédée d’une overdose à l’âge de 50 ans. C’était le 23 décembre 2015, deux jours avant un Noël qui devait être le premier en famille depuis trois ans. « Elle avait acheté des cadeaux pour tout le monde. Elle était si excitée, si heureuse, comme une enfant », se souvient Tiffany, les larmes aux yeux.

    L’addiction de Mary Kathryn a débuté en 1997. Un violent accident de voiture. De lancinantes douleurs au dos. Et un médecin qui lui prescrit de l’Oxycontin, puissant analgésique dérivé de l’opium. Un an plus tôt, ce médicament a été introduit aux Etats-Unis par le laboratoire Purdue Pharma, qui en assure une promotion marketing agressive auprès des docteurs et pharmaciens. Les arguments sont rodés : l’Oxycontin serait un opiacé sûr, capable de soulager des douleurs sévères sans générer d’addiction. La réalité se révèle bien différente. Le cercle infernal est enclenché : on estime qu’au moins 2 millions d’Américains sont accrocs aux opiacés, qui ont tué plus de 300 000 personnes en quinze ans.

    « En quelques mois, Mary Kathryn est devenue dépendante », résume Kay Mullins, la mère de la défunte, et grand-mère de Tiffany. Pendant près de deux décennies, cette mère courage qui, à 70 ans, travaille encore chez un fleuriste de Madison pour faire vivre la famille - Tiffany et ses deux fillettes habitent chez elle - a tenté d’aider sa fille à s’en sortir. A plusieurs reprises, elle l’a envoyée dans de rares et coûteuses cliniques de désintoxication. Sans succès. Pour se procurer les pilules dont elle avait besoin, Mary Kathryn a écumé les cabinets médicaux et pharmacies sans scrupules de la région, roulant parfois près de deux heures pour se procurer ici une ordonnance, là une boîte de médicaments. « Le dernier docteur qui l’a reçue était néphrologue ! Il lui a prescrit du Xanax et de l’oxycodone, deux médicaments que vous n’êtes pas censé associer car cela peut vous tuer. Elle l’a vu le lundi. Le mercredi, elle était partie », se désole Kay.

    Ordonnances

    Après les funérailles de sa fille, la septuagénaire à la voix douce et au regard affable a décroché son téléphone pour appeler le cabinet du néphrologue. A la secrétaire, elle se souvient simplement d’avoir dit que Mary Kathryn ne reviendrait pas pour son prochain rendez-vous, prévu quelques jours plus tard. Si le médecin en question n’a pas été inquiété, d’autres ont en revanche été contraints de fermer boutique. Certains ont été poursuivis en justice. A l’image de Michael Kostenko, qui délivrait des ordonnances à la chaîne dans une clinique au milieu de la forêt, où il animait officiellement des groupes de parole fondés sur la spiritualité. Tiffany, qui y a accompagné sa mère, se souvient : « Les gens passaient la nuit devant le bâtiment pour pouvoir entrer. Il y avait 40 personnes dans une salle. Le docteur te disait que Dieu était le seul à pouvoir soulager ta douleur. Puis il te donnait ta prescription. »

    L’an dernier, le docteur Kostenko a été arrêté et inculpé pour avoir fourni de l’oxycodone sans raisons médicales à de nombreux patients, dont au moins deux ont succombé à une overdose. Le dossier constitué par le procureur donne le tournis. En une seule journée, en décembre 2013, ce médecin aurait par exemple signé 375 ordonnances pour 271 patients, sans en avoir vu un seul. Soit plus de 22 000 pilules d’oxycodone prescrites en échange de plus de 20 000 dollars (18 000 euros) en espèces.

    Le 25 avril, Michael Kostenko a plaidé coupable devant un tribunal fédéral. Il encourt jusqu’à vingt ans de prison et un million de dollars d’amende. Sa peine sera prononcée le 23 août. Certains de ses patients ont déjà écopé, bien malgré eux, de la peine capitale. Mi-juin, pas moins de 47 personnes ont été arrêtées dans l’Etat pour avoir écoulé illicitement de l’oxycodone.

    A une cinquantaine de kilomètres au sud de Madison, Logan symbolise le déclin économique de la Virginie-Occidentale, berceau sinistré de l’industrie du charbon. Dans cette région reculée, à l’ombre des Appalaches, des milliers d’emplois ont disparu dans les mines. Laissant derrière eux une génération de chômeurs en proie à des douleurs physiques et des traumatismes mentaux. Un terreau parfait pour l’épidémie d’opiacés qui, contrairement à celle de crack dans les années 80, touche davantage l’Amérique blanche et rurale.

    Si les experts notent une corrélation entre chômage et consommation de drogue, le fléau n’épargne aucun milieu social. Chelsea Carter peut en témoigner. « J’ai grandi dans une belle maison. Mon père était le maire. Nous allions à l’église deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi », raconte cette femme de 30 ans, blonde aux yeux bleus et à la taille de guêpe. Quand on l’entend raconter son passé de « gymnaste et pom-pom girl au collège », on ne peut s’empêcher de penser à l’adolescente qui fait tourner la tête de Kevin Spacey dans American Beauty. A 12 ans pourtant, l’ado modèle déraille au contact de l’une de ses amies qui lui raconte comment, le week-end, elle « se défonce » avec son père dealer. Chelsea essaie l’alcool puis l’herbe. Suivront pilules antidouleur, cocaïne, méthamphétamine et ecstasy. Le tout avant l’âge de 15 ans.

    « Les opiacés étaient vraiment ma drogue préférée », se souvient-elle. La mort rapprochée de sa grand-mère et d’un ami (d’une overdose) la font basculer. Sa rencontre, à 19 ans, avec un dealer de deux fois son âge l’entraîne vers le fond. Ils entament une relation « drug fueled » (« alimentée par la drogue ») : « A l’époque, je consommais jusqu’à 10 pilules d’oxycodone par jour. Chacune coûtait 100 dollars au marché noir. Je faisais à mon dealer tout ce qu’il voulait et en échange, j’obtenais la drogue dont j’avais besoin. » Chelsea finit par rompre cette relation toxique. Mais pour financer sa consommation, elle monte une bande de cambrioleurs. L’arrestation du gang fait la une du journal local. Condamnée, elle échappe à la prison en échange d’une cure de désintoxication et de contrôles réguliers. Elle replonge presque aussitôt. « J’ai échoué à un test antidrogue. Ils m’ont mis les menottes, une combinaison orange et m’ont conduite en prison. Il n’y a pas d’endroit plus humiliant sur Terre », dit-elle d’un accent traînant.

    « Un fléau familial »

    C’était le 29 septembre 2008. Pour ne jamais oublier cette date, Chelsea l’a fait tatouer récemment sur l’intérieur de son poignet gauche. Précédé de ces quelques mots : « I once was lost » (« Jadis, j’étais perdue »). Depuis ce jour, elle n’a jamais retouché à la drogue. « Cela fait neuf ans que je suis sobre et cela se passe bien. Je ne dis pas que je n’ai pas pensé par moments à replonger. Vous savez, les drogués recherchent la satisfaction immédiate. Se désintoxiquer n’apporte pas de satisfaction immédiate. C’est beaucoup de travail », confie-t-elle. Un travail qui est devenu le sien : après des études de psychologie et de travail social, Chelsea est aujourd’hui thérapeute dans un centre de traitement des addictions à Logan.

    Dans son bureau épuré, la trentenaire à la longue chevelure soignée a accroché quelques cadres « feel good » : « Dreams come true », « Love is all you need », « Follow your heart ». Il y a aussi, dans un coin, une copie de son mugshot - la photo méconnaissable prise par la police le jour de son arrestation - et quelques coupures de presse sur son parcours. Rare exemple de désintoxication et de reconversion réussie, Chelsea tâche de transmettre un message d’espoir aux centaines de toxicomanes qu’elle suit. Tout en constatant à la fois l’ampleur de la crise et le manque de moyens : « Tous les jours, je reçois des gens dont la mère, le fils, le père sont aussi suivis ici. C’est un fléau familial. Nous avons besoin de plus de centres de traitement. Nous avons besoin d’aide. Notre Etat traverse une crise profonde, et nous voyons mourir devant nos yeux des générations entières. »

    « Heroin babies »

    Une étudiante de 21 ans au volant de sa voiture accidentée. Un père de 47 ans et son fils de 26 ans sur le sol de leur salle de bain. Trois amies de 23, 27 et 32 ans dans un jardin. Un homme de 59 ans dans un buisson. Un couple de quadragénaires dans les toilettes d’une station-essence. Le 15 août 2016, ces neuf personnes - et près d’une vingtaine d’autres - ont fait une overdose à Huntington, deuxième ville de Virginie-Occidentale. Vingt-six overdoses en à peine quatre heures. Un traumatisme pour la ville et ses services de secours. « C’est comme si l’enfer s’était déchaîné », dira plus tard Steve Williams, le maire de Huntington, 50 000 habitants. Comme un miracle au milieu de cet enfer, toutes les victimes ont pu être sauvées, la plupart grâce au Narcan, médicament antidote à base de naloxone, administré par intraveineuse ou par voie nasale et qui annule les effets des opiacés.

    Ce jour-là, toutes les victimes avaient consommé la même héroïne frelatée. Face aux contrôles accrus imposés aux médecins et aux pharmaciens, se procurer des opiacés sur ordonnance s’avère de plus en plus complexe. Les toxicomanes se tournent alors vers des médicaments contrefaits ou, de plus en plus fréquemment, vers l’héroïne, bien moins chère mais aussi beaucoup plus dangereuse. Entre 2014 et 2015, les overdoses mortelles d’héroïne ont ainsi bondi de plus de 20 % aux Etats-Unis. Car la drogue, principalement importée par les cartels mexicains, est souvent mélangée avec d’autres molécules, dont le fentanyl. Trois grains de sable de cet opiacé synthétique, cent fois plus puissant que la morphine, constituent une dose mortelle.

    Selon les statistiques du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), plus de 33 000 Américains ont succombé à une overdose d’opiacés en 2015, quatre fois plus qu’en 1999. Avec un taux d’overdoses mortelles de 41,5 pour 100 000 habitants, la Virginie-Occidentale était de loin l’Etat le plus touché, devant le New Hampshire et le Kentucky. Une enquête récente du journal local, le Charleston Gazette-Mail, récompensé au printemps d’un prix Pulitzer, a montré que 780 millions de pilules d’opiacés (oxycodone et hydrocodone) ont été écoulées en Virginie-Occidentale entre 2007 et 2012. Et les chiffres de 2016 indiquent qu’en dépit de la prise de conscience, l’épidémie n’a pas encore atteint son pic. L’an dernier, 818 personnes sont mortes d’une overdose en Virginie-Occidentale - 13 % de plus qu’en 2015.

    Au milieu de cette marée de statistiques, un chiffre stupéfie plus que tout autre : un bébé sur cinq né l’an dernier dans le principal hôpital d’Huntington a été exposé à la drogue au cours de la grossesse. La moitié d’entre eux, soit environ 9 % des nouveaux-nés, ont hérité de l’addiction de leur mère aux opiacés. On les appelle familièrement les « heroin babies », victimes les plus jeunes - et les plus vulnérables - de cette épidémie ravageuse. « Ils souffrent de tremblements très rapides et incontrôlés, d’un sommeil très agité, de crampes, de diarrhées. Ils pleurent de manière effrénée, ont du mal à s’alimenter et à réguler leur température », décrit le néonatalogiste Sean Loudin.

    Outre une unité spécialisée au sein de la maternité, une structure externe baptisée Lily’s Place a ouvert fin 2014 pour accueillir ces nourrissons qui souffrent du syndrome d’abstinence néonatale (SAN). La clinique compte douze chambres et chaque bébé bénéficie d’un traitement médical personnalisé. Du type de drogue et de la quantité consommée par la mère dépend la durée du sevrage. Quelques semaines le plus souvent, plusieurs mois parfois. Les parents, privés de la garde de leur enfant dès que de la drogue est détectée dans son organisme, sont autorisés à venir s’en occuper la journée, sous la supervision des infirmières. « Certains sont présents tous les jours, du matin au soir. D’autres ne viennent quasiment jamais et disparaissent parfois pendant plusieurs semaines », raconte Rhonda Edmunds, l’une des deux fondatrices de Lily’s Place.

    Infirmière depuis trente ans, elle a assisté à l’explosion du nombre de bébés atteints de SAN. « En 2011, nous sommes allés visiter le seul endroit aux Etats-Unis qui s’occupait de ces bébés, dans l’Etat de Washington [nord-ouest du pays, ndlr]. En vingt ans d’existence, ils avaient acquis beaucoup d’expérience. On a compris qu’on ne faisait pas les choses de la bonne manière. » A leur retour, Rhonda et sa collègue infirmière adaptent donc leurs méthodes. A l’hôpital d’abord, puis au sein de Lily’s Place. Finies les lumières vives, place à un éclairage tamisé. Les bercements de haut en bas sont remplacés par des mouvements latéraux, mieux tolérés par les nourrissons.

    Bataille

    Malgré l’ampleur du phénomène - plus de 27 000 bébés américains nés avec le SAN en 2013, dix fois plus qu’en 2000 -, cette expérience acquise par l’équipe de Lily’s Place reste peu connue. Et peu partagée. La recherche sur le sujet demeure embryonnaire et les structures quasi inexistantes. Pour le néonatalogiste Sean Loudin, directeur médical de Lily’s Place, le fait que des milliers de bébés à travers le pays ne reçoivent aucun traitement approprié pour leur addiction s’apparente à de la torture. « Un bébé en manque qui n’est pas traité traverse d’énormes souffrances. Tout le monde serait choqué si, dans un hôpital, on laissait partir sans traitement un adulte dépendant aux opiacés en sevrage. Cet adulte serait en train de hurler, de vomir, il aurait la diarrhée. Si quelqu’un voyait cet être humain, il dirait que c’est une injustice. Et pour les bébés alors ? » s’emporte-t-il.

    Retour à Madison. Devant la maison familiale, Tiffany Vincent s’amuse avec ses deux filles de 7 et 11 ans. Après deux heures d’interview douloureuse, entrecoupée de longs silences et de sanglots, c’est la première fois qu’on la voit sourire. Adossée au porche écaillé, sa grand-mère, Kay, observe la scène. Dans son regard avenant, on perçoit tantôt la joie, celle de voir ses arrières petites-filles heureuses. Tantôt l’angoisse morbide de celle qui en a trop vu et se demande si Tiffany sera encore vivante dans trois, cinq ou dix ans. Car Tiffany, comme sa mère décédée, combat depuis longtemps les démons de l’addiction. Opiacés, speed, héroïne, méthamphétamines : elle a beaucoup testé. Et beaucoup consommé.

    Lors de notre rencontre, elle assurait être sobre depuis six mois environ. Mais sa grand-mère ne semblait guère convaincue. En pleurs, Tiffany s’est confessée sur ses peurs. Et mis des mots déchirants sur sa bataille : « Je peux être sobre pendant plusieurs mois. Mais quelque chose va m’arriver, le sol va se dérober sous mes pieds et je vais aller me défoncer. Et je ne pourrai rien y faire. J’aime mes filles plus que tout. Mais quand je suis défoncée, mon addiction prend le dessus et je commence à aimer la drogue plus que j’aime mes enfants. Ce truc, c’est comme le diable. C’est le diable. Je peux courir pour lui échapper. Je peux ne pas le vouloir. Je peux me cacher. Mais il trouvera toujours son chemin jusqu’à moi. »
    Frédéric Autran Envoyé spécial en Virginie-Occidentale

    #drogue #opiacés #héroïne #Virginie #addiction #overdose #big_pharma
    Très bon article.
    Drogues légales, drogues illégales, dealer en blouse blanche ou dealer de la rue, au final le même résultat, la dépendance dans toute sa cruauté. On notera que comme tout phénomène social, les rapports de classe jouent leur rôle puisque celle qui s’en sort dans l’article est celle qui vient d’un milieu friqué, fille du maire.

    https://seenthis.net/messages/655568 via ninachani


  • #Albanie : pouvoir, police et armée sont gangrénés par le trafic de #drogue
    https://www.mediapart.fr/journal/international/161117/albanie-pouvoir-police-et-armee-sont-gangrenes-par-le-trafic-de-drogue

    Le premier ministre Edi Rama, lors d’un meeting électoral, le 23 juin 2017. © Reuters L’Albanie du premier ministre social-démocrate Edi Rama a longtemps fait figure de « bon élève européen » dans les Balkans. Mais depuis 2014, la production et le trafic de drogue explosent, pesant près d’un tiers du PIB. Les Occidentaux haussent le ton face aux scandales à répétition qui impliquent le pouvoir et tous les partis.

    #International #cannabis


  • The Secretive Family Making Billions From the Opioid Crisis
    http://www.esquire.com/news-politics/a12775932/sackler-family-oxycontin
    https://hips.hearstapps.com/hmg-prod.s3.amazonaws.com/images/es-101117-oxycontin-family-1507733616.jpg?crop=1xw:0.8890469416785206xh;center,top&resize=1200:*

    You’re aware America is under siege, fighting an opioid crisis that has exploded into a public-health emergency. You’ve heard of OxyContin, the pain medication to which countless patients have become addicted. But do you know that the company that makes Oxy and reaps the billions of dollars in profits it generates is owned by one family?

    les frères Sackler, la #pharma #drogue et le #profit qui provoque l’actuelle crise d’overdoses, et le #whitewashing à travers les donations aux #musées

    https://seenthis.net/messages/637851 via Fil


  • Cannabis : les premiers résultats de la #légalisation
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121017/cannabis-les-premiers-resultats-de-la-legalisation

    Dans le 3D Cannabis Center, à Denver au Colorado. © Iris Deroeux Selon l’étude Cannalex, la légalisation du cannabis en Uruguay et dans deux États nord-américains n’a pas produit « de retournement de tendance en termes de consommation ». La consommation des adultes, qui était déjà en hausse, a continué à augmenter, sauf dans un État. Celle des mineurs est restée stable, sauf en Uruguay.

    #France #Fil_d'actualités #dépénalisation #drogues


  • #stupéfiants : vers une réforme en trompe-l’œil
    https://www.mediapart.fr/journal/france/071017/stupefiants-vers-une-reforme-en-trompe-loeil

    L’autoproduction de #cannabis séduit de plus en plus de fumeurs, ici à Marseille en 2013. © LF Depuis un mois, une mission parlementaire se penche sur la mise en place de l’amende forfaitaire annoncée par Emmanuel Macron en campagne. Loin d’être un pas vers une légalisation contrôlée, la création d’une amende délivrée directement par les policiers risque de systématiser la répression et d’éloigner toute approche sanitaire et sociale.

    #France #amende_forfaitaire #drogues


  • #stupéfiants : une réforme en trompe-l’œil
    https://www.mediapart.fr/journal/france/071017/stupefiants-une-reforme-en-trompe-loeil

    L’autoproduction de #cannabis séduit de plus en plus de fumeurs, ici à Marseille en 2013. © LF Depuis un mois, une mission parlementaire se penche sur la mise en place de l’amende forfaitaire annoncée par Emmanuel Macron en campagne. Loin d’être un pas vers une légalisation contrôlée, la création d’une amende délivrée directement par les policiers risque de systématiser la répression et d’éloigner toute approche sanitaire et sociale.

    #France #amende_forfaitaire #drogues


  • La guerre des #gangs déferle sur le #Brésil
    https://www.mediapart.fr/journal/international/031017/la-guerre-des-gangs-deferle-sur-le-bresil

    Des membres des forces armées à la Rocinha, une favela de #Rio_de_Janeiro, le 25 septembre 2017 © Reuters Les deux principaux groupes criminels s’affrontent à travers tout le pays, tandis qu’à Rio, sur fond d’impuissance et de corruption policière, des bandes locales tentent de garder le contrôle et ensanglantent la favela de la Rocinha, où les combats sont quotidiens.

    #International #drogues


  • Where is the world’s most dangerous country for young people ? | Inequality | The Guardian
    https://www.theguardian.com/inequality/2017/aug/21/where-is-the-worlds-most-dangerous-country-for-young-people

    The widening gap in youth mortality between the developed and developing world is down to traffic accidents, violence and disease, a new analysis shows (…)

    Les 10 premiers pays cités sont au cœur de l’#Afrique, merci la colonisation…

    par ailleurs les #États-Unis sont en très mauvaise position :

    The analysis finds that young people in the United States are six times as likely to be murdered as their British counterparts. They are also more than three times as likely to be killed in a car crash, and twice as likely to commit suicide or overdose on drugs. Self-harm is the most common cause of death for young people in the UK.

    Liberal drug policies in the Netherlands may be responsible for a rate of drug-related deaths almost exactly ten times lower than in the US.

    #armes #drogue #santé

    https://seenthis.net/messages/623876 via Fil




  • The opioid epidemic as a microcosm of a broken pharmaceutical market (PDF)
    http://harvardlpr.com/wp-content/uploads/2017/07/SarpatwariSinhaKesselheim.pdf

    In this article, we argue that non-rigorous patenting standards and ineffectual policing of both fraudulent marketing and anticompetitive actions played an important role in launching and prolonging the opioid epidemic. We further show that these regulatory issues are not unique to prescription opioids but rather are reflective of the wider pharmaceutical market.

    #brevets #drogues #pharma #opioids #régulation

    https://seenthis.net/messages/619580 via Fil


  • Codéine : les usagers pris de court par l’arrêté ministériel
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/07/22/codeine-les-usagers-pris-de-court-par-l-arrete-ministeriel_5163704_1651302.h
    http://img.lemde.fr/2017/07/22/243.5/0/2144/1072/644/322/60/0/18ca30f_21447-1d1wfd7.dw5qaor.jpg

    Dans les commentaires :

    En soi l’idée n’est pas mauvaise. La codéine se transforme en morphine dans l’organisme. La molécule a d’ailleurs été considérée comme un antalgique de 2ème niveau pendant longtemps avant d’être de moins en moins utilisée en raison de la difficulté à anticiper son action d’un individu à l’autre. Cependant une interdiction subite, sans moyen pour prendre en charge les consommateurs, expose à des aspects pervers qui en pousseront certains vers des marchés illégaux.

    #antidouleurs #drogues #médicaments

    https://seenthis.net/messages/617113 via Fil


  • Lethal opioid delivery seized by Finnish customs | Yle Uutiset | yle.fi
    https://yle.fi/uutiset/osasto/news/lethal_opioid_delivery_seized_by_finnish_customs/9728264
    https://img.yle.fi/uutiset/kotimaa/article9727780.ece/ALTERNATES/w940h529/karfentaliini+tulli%20tappava%20m%C3%A4%C3%A4r%C3%A4#.jpg

    Finnish Customs said Tuesday that the agency had confiscated the highly dangerous drug #carfentanil. Officials intercepted the potent opioid in the post and have warned that merely handling the narcotic could be lethal.

    #drogue #finlande

    https://seenthis.net/messages/616089 via Fil


  • La #Police marseillaise en échec dans la lutte contre les stupéfiants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140717/la-police-marseillaise-en-echec-dans-la-lutte-contre-les-stupefiants

    Depuis 2012, la police marseillaise a déployé d’énormes moyens pour contrer les trafics meurtriers dans les cités. Les interpellations sont en forte hausse, les règlements de comptes aussi. Et les dealers se réinstallent systématiquement. « Tant qu’il y aura de la demande, il y aura de l’offre et les réseaux se réorganiseront », reconnaît un policier des Stups.

    #France #cannabis #drogues #Marseille #règlements_de_compte #stupféiants #ZSP


  • Lutte contre la consommation de #cannabis : une amende pour ne rien changer(1/5)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120717/lutte-contre-la-consommation-de-cannabis-une-amende-pour-ne-rien-changer15

    Marseille vue depuis le quartier de La Viste, en 2013. © LF Le gouvernement, pour punir la consommation de cannabis, veut remplacer la peine de prison par une #contravention. Cette réforme, qui a pour but de désengorger les services de justice et de police, risque de n’avoir aucun effet sur le trafic lui-même. Début de notre série sur les cités de Marseille rongées par les trafics de stupéfiants.

    #France #drogues #Gérard_Collomb #légalisation


  • Amid overdose crisis, China’s opioid producers embrace the Dark Web - The Globe and Mail
    https://www.theglobeandmail.com/news/politics/amid-overdose-crisis-chinas-opioid-producers-embrace-the-dark-web/article35355090
    https://static.theglobeandmail.ca/fc2/news/british-columbia/article34905073.ece/ALTERNATES/w620/lxn-opioids04nw1.JPG

    most of the opioids such as fentanyl and its chemical precursors arrive in small packages through the mail from China, predominantly in the Vancouver area.

    (…) a formal intelligence-sharing agreement between the RCMP and Ministry of Public Security.

    In exchange for Chinese co-operation to stop the flow of illicit synthetic opioids, Beijing expects the RCMP to provide intelligence and help track down Chinese nationals living in Canada who are accused of economic crimes such as money laundering, bribery and theft.

    Chief Supt. Doran said Chinese authorities are just as frustrated as the Mounties in trying to arrest the opioid dealers who are embracing the Dark Web and sending the deadly drugs to Canada.

    #dark_web #canada #chine #drogue #fentanyl #carfentanil

    https://seenthis.net/messages/607997 via Fil


  • Blotter carfentanil being sold on Winnipeg streets as ’drop dead,’ police say - Manitoba - CBC News
    http://www.cbc.ca/news/canada/manitoba/carfentanil-blotter-drop-dead-winnipeg-1.4153544
    https://i.cbc.ca/1.3763753.1474049351!/fileImage/httpImage/image.jpg_gen/derivatives/16x9_1180/carfentanil.jpg

    Blotter carfentanil — small pieces of paper infused with a synthetic opioid about 100 times stronger than fentanyl — is being sold on the street as “drop dead,” Winnipeg Police Chief Danny Smyth told the Winnipeg Police Board on Friday.

    Smyth said Winnipeg appears to be unique among Canadian cities in that there appears to be a market for carfentanil, whose intended use involves the tranquilization of elephants or large ungulates such as moose. 

    While the opioid has appeared in other cities, sometimes as a replacement for less potent substances, there is a small population of drug users that actively seeks the drug here, the chief said.

    #buvards #carfentanil #drop_dead #drogues #mort #canada

    The drug crisis is now pushing up death rates for almost all groups of Americans - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/national/health-science/the-drug-crisis-is-now-pushing-up-death-rates-for-almost-all-groups-of-americans/2017/06/09/971d8424-4aa1-11e7-a186-60c031eab644_story.html
    https://img.washingtonpost.com/rf/image_1484w/2010-2019/WashingtonPost/2017/06/09/Health-Environment-Science/Images/kerncounty00181471350250.jpg

    The opioid epidemic that has ravaged life expectancy among economically stressed white Americans is taking a rising toll among blacks, Hispanics and Native Americans, driving up the overall rate of premature death among Americans in the prime of their lives.

    https://img.washingtonpost.com/rf/image_1484w/2010-2019/WashingtonPost/2017/06/06/Health-Environment-Science/Graphics/2300-DEATHRATE-0601.jpg?uuid=Am9NYkq_EeeYfEKrV0XbLg

    (à noter dans ce dernier graphique, la solution subtile au problème de la base 0 du graphique)

    https://seenthis.net/messages/605810 via Fil