• « On nous appelait les prisonniers politiques » : des gilets jaunes incarcérés racontent
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-prisonniers-politique-colere-sociale-detention-justice

    Plus de 400 gilets jaunes, condamnés à de la prison ferme, purgent ou ont purgé leurs peines. Certains ont accepté de raconter à Basta ! leur découverte de l’univers carcéral, une expérience qui marque les personnes et souvent déstabilise les familles. Tout en laissant une trace profonde sur le mouvement. En plus d’un an près de 440 gilets jaunes ont été incarcérés pour des peines de un mois à trois ans. Cette répression, menée sur le plan judiciaire et carcéral, a bouleversé leurs vies et celles de leurs (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Justice, #Droits_fondamentaux, #Le_mouvement_des_gilets_jaunes, A la une, #Enquêtes, Classes (...)

    #Classes_populaires

    https://seenthis.net/messages/820898 via Basta !


  • Contre la vie appauvrie | Revue Esprit
    https://esprit.presse.fr/article/angotti-matthieu-et-prady-delphine/contre-la-vie-appauvrie-39709?folder=1
    https://esprit.presse.fr/meta-social-network/picture?path=%2Farticle%2Fimg_resize%2F39709_large.jpg

    D’abord, le #progrès n’est plus une #conquête collective, mais une force anxiogène, tout entière dévouée à la recherche d’un #profit individuel. Les conservateurs, gouvernants ou possédants, n’associent plus le progrès à l’ouverture de nouveaux #droits, de nouvelles #assurances contre des risques plus élevés d’#aliénation. Non seulement ils ont accaparé les produits de l’#automatisation et de la #numérisation, mais ils en ont socialisé la #précarité et détruit tout potentiel d’#émancipation. Tous insistent sur l’inéluctable remplacement de l’homme inutile par la machine plus performante, ou sur sa #concurrence généralisée et dérégulée. Ceux qui ne possèdent pas de machines doivent accepter l’#exclusion ou la précarité : une vie appauvrie.

    Ensuite, la démocratisation de la précarité s’organise autour de la confrontation individuelle à des risques toujours plus nombreux, ce moteur utile d’une croissance déshumanisée : la peur du #chômage, de la perte de revenu, de l’#obsolescence de ses compétences, alimente une #compétition propice à l’#exploitation de l’homme. Les progrès de l’assurance collective sont sapés par la « #flexibilité », habillée d’une rhétorique vantant la #mondialisation bienfaitrice, et consistant au détricotage en règle de cadres protecteurs. Par exemple, l’obtention d’un diplôme ne garantit plus une inclusion professionnelle et le fait de travailler, même au-delà de la quantité légale, ne suffit plus à « gagner sa vie ». Tous les risques ne sont pas également « dés-assurés », car tous ne servent pas également l’exploitation productive. Que le risque soit universel – être jeune, être vieux, devenir parent, devenir dépendant – et la socialisation de son assurance sera plus aisée, parce que perçue comme naturelle, à l’exception du risque « jeunesse ». En revanche, que la réalisation du risque touche un sous-groupe de personnes – perdre son emploi, échouer à l’école, vivre dans une famille pauvre – et la #socialisation de son assurance sera remise en question. La robustesse de l’assurance collective est également relative au degré de responsabilité individuelle, réel ou fantasmé, associé au risque : par exemple, le traitement collectif du handicap est plus généreux que celui de la pauvreté.

    https://seenthis.net/messages/820134 via Agnès Maillard


  • La résistance à l’oppression est le droit à avoir des droits

    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2019/12/9782845977464_1_75.jpg

    Dans la préface Regis Meyran aborde, entre autres, l’affaiblissement des démocraties, l’omniprésence de la violence, les nouvelles formes de terrorisme, les émeutes et les mouvements de population, le droit international, le dépassement des « conceptions procédurales de la démocratie », l’inévitabilité et la nécessité de « la conflictualité entre divers groupes sociaux », le refus de la pluralité par l’Etat, l’attribution de la nationalité et la souveraineté, « Obligeant tous les citoyens à se reconnaître dans le « Un » de l’Etat, la souveraineté se révèle incompatible avec la nature plurielle de la démocratie », le droit de résistance à l’oppression, des institutions libératrices, un nouveau droit international à imaginer…

    Note sur Monique Chemillier-Gendreau : Régression de la démocratie et déchainement de la violence
    Conversation avec Regis Meyran

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/01/07/la-resistance-a-loppression-est-le-droit-a-avoir-des-dr

    #droit #démocratie #violence


  • Après France Télécom : de nouveaux droits pour la santé au travail et l’environnement

    Le jugement vient enfin de tomber dans l’affaire du harcèlement de masse dont ont été victimes des milliers de travailleurs de France Télécom-Orange, de 2007 à 2010. Des peines de prison ont été prononcées à l’encontre des principaux dirigeants de l’époque, condamnés pour « harcèlement moral institutionnel ».

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/01/06/apres-france-telecom-de-nouveaux-droits-pour-la-sante-a

    #travail #droit


  • Agressé par des policiers cagoulés alors qu’il filmait une interpellation, un motard témoigne

    https://lesinrocks.com/2020/01/03/actualite/societe/agresse-par-des-policiers-cagoules-alors-quil-filmait-une-interpellation
    https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2020/01/03/1448947/width-1125-height-612/tounsibiker2.jpg

    Contacté par Les Inrocks, celui-ci [_Sébastian Roché, chercheur au CNRS spécialiste de la #police_] s’inquiète de la multiplication des phénomènes d’agressivité policière face à des citoyens qui filment leur action, alors que c’est “parfaitement légal”. “C’est inquiétant, car c’est répété, affirme-t-il. Ce n’est pas le fait d’un policier mis sous tension. Il y a une multiplication de ces actes, et il n’y a pas de mise en garde ou de rappel du règlement d’emploi de la police nationale, que ce soit sur le droit de filmer ou sur l’obligation de pouvoir identifier individuellement des agents. C’est dérangeant. C’est comme si le code moral des policiers prévalait sur le droit. Comment des policiers, qui sont censés être des agents de la loi, peuvent faire passer leur propre code moral avant elle ? Cela nécessite qu’on s’interroge.”

    Vidéo originale complète : https://youtu.be/SPJ5NnRXtzU

    #Droit_d'Informer #violences_policieres #maintien_de_l'ordre #BAC

    https://seenthis.net/messages/818902 via ¿’ ValK.


  • #FreeOmar ! Au #Maroc, le journaliste Omar Radi emprisonné pour un tweet critiquant une décision de justice
    Son arrestation a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, et a été dénoncée par Reporters sans frontières.
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-maroc-le-journaliste-omar-radi-emprisonne-pour-un-tweet-critiquant

    Free Omar Radi : soutiens :
    page facebook : @freeomarradi
    compte twitter : @FreeOmarRadi

    Vidéo récente où il parle justement de son métier, de sa spécialisation sur la corruption et d’une de ses dernières enquêtes : Expropriation des terres tribales et son impact sur le Maroc et son peuple ?
    https://youtu.be/fZtdufgg-2U

    #répression #journalisme #liberté_de_la_presse #Droit_d'informer

    https://seenthis.net/messages/817629 via ¿’ ValK.


  • Study: #hadopi Has Been Great For Big Artists And Labels, Bad For The Spread Of Culture And Smaller Or New Artists | Techdirt
    https://www.techdirt.com/articles/20191219/09254343602/study-hadopi-has-been-great-big-artists-labels-bad-spread-culture-smaller-

    En bref (Seb Sauvage) : "Sans grande surprise : HADOPI a été bénéfique aux artistes qui touchent déjà beaucoup d’argent, et mauvais pour les artistes moins connus : Les ventes des artistes moins connus ont BAISSÉ. Celles des artistes les plus connus ont augmenté. C’est donc mauvais pour la diversité culturelle, mais très bon pour les industriels de la culture qui sont là pour nous vendre leur locomotives. " — Permalien

    #copyright #droitdauteur #piratage

    https://seenthis.net/messages/817169 via Alexis J.


  • Qu’est-ce que le tribunal de police en Belgique ?
    https://jeretiens.net/quest-ce-que-le-tribunal-de-police-en-belgique

    https://jeretiens.net/wp-content/uploads/2019/12/organisation_juridictions_belgique_tribunaux_police_appel_correctionnel_travail_cassation.png

    Le tribunal de police est le tribunal de la circulation et le tribunal de première instance qui juge les contraventions mineures dans le système judiciaire belge. Il s’agit de la plus basse juridiction belge ayant une compétence pénale (en plus d’une certaine compétence civile limitée). Il y a un tribunal de police pour chaque arrondissement […]

    #Droit #Je_comprends


  • Community managers à Mediapart, nous sommes en grève !

    https://blogs.mediapart.fr/community-managers-en-greve/blog/161219/community-managers-mediapart-nous-sommes-en-greve
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/12/16/cm-engreve-2.jpg

    Nous sommes des travailleurs du web, nous refusons la réforme des retraites et nous voulons le faire entendre en exerçant notre droit de faire la grève. Nous voulons que cette grève ait aussi un impact sur l’économie du numérique. Nous savons que c’est difficile, que cela peut nous mettre en difficulté avec notre employeur, que cela a un coût et que chaque jour de grève est une perte de salaire supplémentaire. C’est pourtant notre seul moyen de pression, nous n’en avons pas d’autre, et nous trouvons insupportable de ne pas pouvoir l’exercer correctement. Alors ce weekend, nous avons réfléchi à des solutions pour pallier l’inefficacité de la grève.

    /.../
    Community Managers En Grève

    #Greve_Generale #Reforme #Retraite #tech #greves_invisibles #Droit_de_Greve #c'est_comment_qu'on_greve

    https://seenthis.net/messages/816162 via ¿’ ValK.


  • Pour l’abolition de la retraite !

    https://lavoiedujaguar.net/Pour-l-abolition-de-la-retraite

    Mon père a attendu toute sa vie sa retraite pour, disait-il, pouvoir enfin faire ce qui lui plaisait. Il n’a pu « profiter » de sa pension et de son temps que pendant quelques mois... Cela pour souligner que, si on ne peut pas profiter de la vie avant l’âge de la retraite, ce n’est pas après que cela sera vraiment possible.

    La retraite est une vaste escroquerie, un miroir aux alouettes, le colifichet que l’on agite aux salariés pour les aider à supporter une réalité économique quotidienne de plus en plus vide de sens pour une majorité d’entre nous. La retraite n’a jamais consisté en une « récompense » d’une vie de labeur et de renonciation : elle ne consiste au final qu’à prendre acte qu’au-delà un certain point la « machine humaine » n’est plus assez rentable, plus assez fiable, plus assez souple, que son taux de pannes devient contre-productif… Ce n’est pas un hasard si l’âge de départ à la retraite correspond en gros à l’espérance de vie en bonne santé…

    Ce qui se joue aujourd’hui dans ce dernier projet en date de réforme des retraites, c’est la détermination de ce seuil de compromission entre les besoins en main-d’œuvre des grands acteurs de l’économie et la soutenabilité de sa charge financière pour les finances d’État (...)

    #retraite #travail #vie #exploitation #capitalisme #salariat #droit #acquis

    https://seenthis.net/messages/814103 via la voie du jaguar


  • What Are Borders For ?

    For most of history, they marked sovereignty or self-determination. Now their purpose seems to have changed.

    https://media.newyorker.com/photos/5dcb20a1eaad300008d73378/master/w_649,c_limit/Jelly-Schapiro-borders.jpg

    In northern Vermont in the nineteen-eighties and nineties, where I grew up in a town whose name was French but where everyone spoke English, the nearby Canadian border was not imposing. Dirt roads crossed the line where New England’s maples become Quebec’s, with no signs to warn passing hikers when they were under foreign trees. On the main highway north to Montreal were a pair of what looked like tollbooths, adorned with flags stitched with a big red leaf or stars and stripes. And when bored customs officers asked you to halt your vehicle, the inquisition to which you were subjected—at least if your Saab or pickup truck bore Vermont plates—was perfunctory. Documents often weren’t required. You could expect to be asked two questions: where you were headed and if you had any liquor.

    There were benefits, in high school, to living near a province more libertine than our wholesome state. On Monday mornings, louche upperclassmen sometimes turned up in the cafeteria with tales of having dashed north, over the weekend, to where the drinking age was eighteen, for a case of Molson Ice. But the pull of difference was matched with a sense, at least as strong, that the border didn’t so much divide two nations as amble over a contiguous region. Sure, people on our side of the line pronounced Gallic place names in mountain English. (Calais sounded like “callous.”) But our shared climate and past helped feed a sense, among humans who also shared the complexion of February snow (this no doubt helped), that we had more in common with one another than with citizens of our vast nations who lived in far-off Vancouver or Phoenix.

    Such cross-border ties are extremely common, of course, among the many millions of people who live near one of the hundreds of boundaries on earth. Most of the oldest borders date from a couple of centuries ago; many count their age in decades. And the ease with which many people straddled them was until very recently exemplified along the now notorious gran linea to our south, which before the nineteen-nineties neither the United States nor Mexico saw fit to mark with anything more forbidding, along most of its length, than an occasional rock pile in the desert. In a part of the continent once thought too dry to cultivate, that porosity was no less vital for Hispanic ranchers and Native Americans than for the builders of what became an agricultural juggernaut, in California and across the U.S. West, which has long depended on willing workers from the south.

    Now Donald Trump’s dream of “sealing” that border has pulled it into the center of our national life. But as the scholar Matthew Longo underscores in “The Politics of Borders: Sovereignty, Security and the Citizen after 9/11,” although the policies that Trump is pursuing may stand out for their cruelty, they aren’t nearly so much of a departure as we may like to think—either from aims held by his predecessors, or from larger trends in how borders have been changing. In fact, Trump has revealed a new consensus among our political classes—and among hundreds of nations on earth—about what borders are, and what they’re for.

    For most of the twentieth century, the “hard boundaries” that did exist were militarized for actually military reasons. These included contested frontiers like Kashmir and a few Cold War hot spots, like the D.M.Z. crossing the Korean peninsula, where opposing armies and world views stared each other down through rolls of concertina wire. Now such scenes are replicated along borders dividing countries whose shared system of government is democracy and whose armies are at peace. This is seen in the more than two thousand miles of heavily guarded barbed wire that India has erected between itself and Bangladesh; or the electrified fence with which South Africa confronts Zimbabwe; or the potato fields that Hungary has laced with menacing barriers to keep out refugees. Since the start of this century, dozens of borders have been transformed from mere lines on a map into actual, deadly features of the landscape. These are places where, as the geographer Reece Jones notes in his book “Violent Borders,” thousands of people each year are now “losing their lives simply trying to go from one place to another.”

    The once obscure field of “border studies” has won new impetus from the global refugee crisis. But a surge of recent scholarship, of which Longo’s book is perhaps the standout, makes clear that there’s much to be gained from zooming out to examine the history and present of borders everywhere. The ways that borders are evolving in the twenty-first century, in step with changing technology, have profound implications for the future of human rights and international relations—and for the vision of sovereignty that’s shaped both since the first governments embraced the principle of jurisdiction over a strictly defined area of earth.

    Many ancient cultures espoused ties to particular landscapes and the resources or fishing holes they contained. But for several millennia after our species’s first city-states flourished along the Tigris, few such seats of political power presumed to identify precisely where, in the no man’s lands between their cities’ walls, one’s realm ended and another’s began. This continued as certain of those city-states, later on, became empires. When, in the second century A.D., Rome’s legionaries lodged a ribbon of limestone across Britannia’s north, they cared little if Scottish shepherds ambled south with their sheep or hopped Hadrian’s Wall. That boundary, like the famous Ming-dynasty battlements outside Beijing that we call the Great Wall of China, was a military installation—erected to slow invaders from adjoining lands, yes, but also to project power outward.

    The builders of these walls never presumed their domains’ edges to be anything more than provisional; they were less concerned about preventing people from crossing or inhabiting their realms than with maintaining access, when they did, to their taxes and toil. The Mayans may have walked the fields and forests, in Meso-America, to mark where one of their ahawlels’ lands ended. But Malaysia’s negeri city-states—in which rulers maintained firm control over the river systems but made little effort to control the hinterlands beyond their banks—were more indicative of a planet whereon, until several hundred years ago, few people conceived of political territory as exclusive real estate. As medieval fiefs evolved into early states in Europe, their edge-lands were still comprised of what their minders called “marches,” and what we came to call frontiers—contested zones where who was in charge, and whether laws obtained at all, was often in doubt.

    The key moment in the transition to what scholars call the modern state system arrived in the middle of the seventeenth century, with the famous treaty that ended the Thirty Years’ War. The Peace of Westphalia was signed by a hundred and nine principalities and duchies and imperial kingdoms, all of which agreed, in 1648, that states were now the only institutions allowed to engage in diplomacy and war, and that they would also now be accorded the right to “absolute sovereignty” over their territory. There’s a reason that the great majority of political maps we’d recognize as such date from this era: Westphalia gave states a vested interest in laying claim, with the help of the mapmakers they employed, to jurisdiction over a defined patch of sod. This led to some beautiful maps—and implanted in people’s minds, for the first time, shapes like the one we now associate with France. But few efforts were made to make those maps’ borders clear to inhabitants. The question of whose sovereignty certain shepherds lived under, in notoriously liminal zones like the Pyrenees or Alsace, would remain murky well into the era when sovereignty began to be transferred from kings to laws.

    As the Harvard historian Charles S. Maier recounts in “Once Within Borders,” a factor that helped change this, in the nineteenth century, was the spread of new technologies—the telegraph, the railroad—that enabled central governments, even in countries as vast as the United States, to think that they might actually be able to govern all of their territory. Another was a series of increasingly bloody wars in Europe and elsewhere that culminated, between 1914 and 1918, in a conflict that saw humankind kill off some sixteen million of its members. Near the end of the First World War, Woodrow Wilson proposed that the international community might prevent such horrors if it followed his Fourteen Points, which became central, in January, 1919, to the Paris Peace Conference. Key among them was the principle that some of the globe’s borders be redrawn “along clearly recognizable lines of nationality.”

    This vision was born from a war fuelled by the desire of Bosnians and others for self-rule. It also reflected an idea—that any national group should aspire to and defend a sovereign bit of land—that’s animated countless struggles since, for “self-determination” or its opposite. But this idea also had its drawbacks. One was the danger, as another world war soon made clear, of imagining a map of Europe that furnished for each of its language groups what the German geographer Friedrich Ratzel termed a Lebensraum, or “living space.” Another was that Wilson’s dictum pointedly did not extend beyond Europe—and especially not to Africa, whose vast acreage had only recently been carved into territories. Those territories were anything but “clearly recognizable” to the colonial owners who tacked a big map of the continent to the wall of a Berlin ballroom, in 1884, and drew their borders with scant regard for the language groups and ancestral homelands they crossed.

    Such are the tortured roots of our current international system. The United Nations’ expectation that each of its member states respect the territorial sovereignty of its neighbors has formed, since 1948, the core of its efforts to maintain world peace. That most of the U.N.’s members have bought into this notion is why, in the late twentieth century, many of the world’s borders came to resemble the United States and Canada’s. In the nineties, there was a brief turn from this project, as celebrants of globalization hailed a borderless world augured by, for example, the European Union’s opening of internal frontiers. Now that vision has collapsed, eroded by mass migration and anxiety. For scholars like Longo, we have entered an era of “bordering” without precedent.

    What changed? For Longo, the answer, in large part, is 9/11. Since the attacks in New York, he argues, there has been a profound shift in how borders are conceived, installed, and sustained. The most obvious change has been a physical escalation. Over the past eighteen years, for example, the U.S Border Patrol grew to employ twenty thousand agents, becoming the nation’s largest enforcement agency. Throughout the world, anxiety about terrorism has helped drive a trend toward states erecting boundaries to deny entry to potential bad actors. It has seen one prominent U.N. member state, Israel, build some four hundred and seventy miles of barriers, through the territory of its Palestinian neighbors, whose purpose is “security” but which in effect seizes land not regarded by the U.N. as its own. These developments have occurred at a time when the number of people worldwide who’ve been displaced by violence is at an all-time high—some seventy million, according to the U.N. High Commissioner for Refugees.

    Many of those refugees hail from a region destabilized by the United States’ invasion of Iraq, in 2003, and its War on Terror. In the early two-thousands, Mumbai, Madrid, Bali, and London experienced their own terrorist attacks, and, as Longo details in his book—which is distinguished by his efforts to actually speak with the officials responsible for executing the ideas that he’s interested in—those countries gladly followed the United States’s lead. Dozens if not hundreds of states around the world turned questions of customs and immigration enforcement, once left to anonymous bureaucrats, into pressing matters of national defense.

    Not a few scholars of politics and law, in those years, began to try to understand what was happening to the world’s borders. Perhaps the most prescient was Wendy Brown, whose book “Walled States, Waning Sovereignty,” was published in 2010. Brown noted the burgeoning popularity of walled borders, years before Trump’s rise, and predicted that nativist politicians would continue to build boundaries that, she argued in a preface to the 2016 edition, would “not merely index, but accelerate waning state sovereignty.” What she meant was that nation-states were reacting to their dwindling ability to control the movement of information, money, and humans over their territory by building “visual emblem[s] of power and protection that states increasingly cannot provide.” But by doing so, they only highlighted their lack of control, enriching the traffickers and syndicates that have profited from having to find new ways to get their desperate clients and wares, obstacles be damned, where they want to go.

    About the latter point, Longo can’t disagree. But he has a different argument to make about what “bordering” tells us about the future of states. Sovereignty, to his mind, hasn’t so much waned as transformed. Governments today have never known so much about the people they govern, or been more determined to know more about those entering their territory. For these same reasons, they’ve come to share the once indivisible responsibility for policing their edges. This is the second plank of the post-9/11 shift: with the hardening of physical barriers came the rise, unprecedented in history, of cross-border collaboration in the name of surveillance. This obtained even in the most neutral of boundaries. In the summer of 2003, I returned home from a visit to Canada and was asked for the first time, by an officer dressed in the stiff new duds of the Department of Homeland Security, to hand over my passport. I can still recall being struck, as he scanned its barcode into a computer, by a thought that now seems quaint: the government was endeavoring to track and store data, accessible in real time, about every time any person left or entered the U.S.

    Borders were once where sovereignty ended, or began. Now they’re places where states partner with their neighbors to manage and monitor who and what moves between them. This trend toward “co-bordering”—the joint management of overlapping jurisdictions—is a momentous change, Longo writes. It’s also a product of our era, in which national defense has become a matter less of confronting rival states than of working out more efficient ways to, in the words of one Pentagon official, “magnify our focus down to the individual person level.” At the U.S.-Mexico border, one U.S. official says, this means working with his Mexican counterparts to build a “layered detection system that focuses on risk-based screening, enhanced targeting and information sharing.” Another puts it this way: “The wider we make our borders, the more effective we’ll be.” The quote neatly summates what Longo calls the trend to “thick” borders, witnessed around the world.

    In the U.S., these trends have been formalized in treaties to which we’re now party with both Mexico (the 21st Century Border Initiative, signed in 2010) and Canada (the Beyond the Border agreement, from 2011), which allow for joint surveillance and policing hundreds of miles to either side of where the respective countries meet. The agreements also foster more electronic forms of coöperation: the building of “inter-operable” databases that contain biometric and biographical data for the hundreds of millions of people who call the continent home or have visited its shores. In a 2012 report, D.H.S. put it tersely: “Our vision for the northern border cannot be accomplished unilaterally.” The fact that Canadian Mounties are now empowered, with cause, to board an American vessel off the coast of Maine suggests a rather different vision of sovereignty than the one conjured by “America First.”

    Europe is even further ahead. The E.U.’s member states haven’t merely banded together to head off migrants—whose fingerprints whatever E.U. state they land in is rule-bound to collect. They’ve also made data on the inhabitants of the Schengen Area, which lacks border checks, available to one another. Across the sea in North Africa, Tunisia and Egypt have been pushing for regional border-security arrangements to confront continued instability in Libya. The member nations of the East African Community—Tanzania, Kenya, Uganda, Rwanda, Burundi, and South Sudan—now maintain shared patrols around Lake Victoria. Even India and China, never models of trusting bonhomie, have since 2013 had an accord in place “to improve security along their 4,056-kilometer border . . . [and increase] cooperation on a military-to-military basis.”

    As in the nineteenth century, technology is what has enabled the state to maintain—or aspire to—control. In recent months, a few U.S. cities banned the use of facial recognition on their streets. But an arguably bigger story about the same technology—by which F.B.I. and ICE agents have been making extensive use of millions of driver’s-license photos culled from state D.M.V.s—highlights how our laws will struggle to keep pace with overreach. (Another example can be glimpsed in the D.H.S.’s push to legalize and expand its officers’ practice, recently revealed, of collecting DNA from detained migrants.) In China, facial recognition is already being used on a mass scale. And in Xinjiang, the home region of the oppressed Uyghur minority, the state has even taken to installing an app on the smartphones of everyone who resides in or enters the region. The app transmits to Communist Party police users’ private habits, as well as their daily travels around the Internet.

    Data has already made tech companies rich, and its strategic import to modern governments is plain. “Data is the new oil,” one Brazilian researcher explains. “Every government has become dataholic.” This emerges, in Longo’s account, as the reason that borders, quite apart from their use for the staging of populist or authoritarian dramas, have become so important: they’re where it’s legal for the government to capture the information that its bureaucracies covet. There was a time when you had to commit a crime, or be suspected of committing one, to have your fingerprints and photograph taken by an officer of the state. Now all you need to do is take a trip.

    For many scholars, the solution to all this lies in addressing the violent inequality that’s pushed a quarter billion people to leave their countries for a better life. This, for anti-capitalist academics like Reece Jones, would entail some familiar-sounding steps. The most prominent is open borders—one of those odd issues where, less for moral than for macroeconomic reasons, libertarian and left-wing positions congrue. Lifting limits on migration has been espoused by writers as divergent in outlook as the Wall Street Journal columnist Jason Riley, the author of the 2008 book “Let Them In: The Case for Open Borders,” and Suketu Mehta, whose important new book “This Land Is Our Land: An Immigrant’s Manifesto” cites the same strong evidence: more immigrants means more jobs. In rich countries where productivity is declining as fast as the birth rate, Mehta insists, “the immigrant armada that is coming to your shores is actually a rescue fleet.”

    But even if we begin to understand this, the main reason that hard borders aren’t going anywhere, Longo argues, has nothing to do with either economics or populism. It has to do with technology’s still-growing role in what nation-states do. In 1975, Michel Foucault famously identified what he called the “oldest dream of the oldest sovereign,” the panopticon: that circular prison whose sight lines were such that a warden at its center could keep tabs—or pretend to—on every subject in his realm. Now even the world’s most liberal governments have tools for gathering information that would have made the Stasi blush. Governments controlled by data, rather than vice versa, begin to process people as “readable texts” rather than as citizens. Borders, in turn, become the places in which those bureaucracies can most easily produce the “data double” that we’ve all become. Longo underscores what this means. “A central aim of this book,” he writes, “has been to identify the grand strategic shift away from nation-states and toward individuals. But what if this foretells the end of the individual too, now at the expense of the sub-individual, a subject composed of data points?”

    It’s a troubling suggestion, not least because of the stark divide that’s already emerged between countries willing to share those data points and those that aren’t. This digital “firewall,” invoked by several of Longo’s sources, excludes anyone whose government doesn’t have the capacity or will to issue passports whose chips and barcodes possess their holders’ vital information. It threatens to turn humans without data, in a word, into humans without rights. With rich countries now admitting foreign nationals based on how much they “trust” the data attached to their passport, such divides will only further inflame the perceived split between nations that have joined modernity and those outside it.

    To explain what this all portends, Longo turns to another hazy episode from history that Foucault used to illuminate his theories of modern society. It involves the moment when many medieval towns were spurred by rapid growth, in the eighteenth century, to do away with their walls—losing their ability to down their gates at night and to monitor, during the day, entries and exits. This change, in Foucault’s account, introduced to those towns a new anxiety about vagrants and outsiders. The shift gave birth to modern policing; armed guards turned their gaze from the horizon to the streets below them. The question for the sovereign state, then as now, wasn’t whether or not to have walls—it was where to put them. The answer, in the centuries since, has evolved with shifts in ideology and geopolitics and technology alike. But the conclusion reached by our republic and most nation-states today, whether spurred by populist strongmen or their own bureaucracies’ needs, about whether to wall their territories’ edges or more aggressively surveil what they contain, is plain: do both. In our new age of “bordering,” the border is drawing nearer, all the time, to the edge of the body itself.

    https://www.newyorker.com/books/under-review/what-are-borders-for
    #frontières #souveraineté #droits_humains

    ping @mobileborders

    https://seenthis.net/messages/813179 via CDB_77


  • Violences conjugales : pourquoi la levée du secret médical est « dangereuse » - Le Point
    https://www.lepoint.fr/societe/violences-conjugales-pourquoi-la-levee-du-secret-medical-est-dangereuse-27-1
    https://www.lepoint.fr/images/2019/11/27/19749429lpw-19751438-article-jpg_6709228_540x282.jpg

    Bruno Py rappelle qu’« il n’y a pas de médecine possible sans confiance, pas de confiance sans confidence et pas de confidence sans secret », selon la formule du Pr Louis Portes, président du Conseil national de l’ordre des médecins sous Vichy – il le demeurera jusqu’en 1950. « Si Hippocrate et les siens ont inventé le secret il y a près de 2 500 ans, ce n’est ni pour embêter leurs confrères ni pour leur donner un quelconque pouvoir. Le secret médical a régulièrement été attaqué, au nom de la sûreté et de l’ordre public, mais, sans lui, il n’y a pas de médecine possible », insiste le professeur.

    #secret_médical

    Parce que la défense des plus faibles masque bien souvent une destruction des #droits_fondamentaux. Et parce que tant qu’une prise en charge digne de ce nom des femmes violentées ne sera pas mise en place, faire des médecins des auxiliaires de police est démagogique, liberticide et criminel.

    https://seenthis.net/messages/813254 via touti


  • Base militaire, checkpoints et prison secrète : un rapport pointe la « militarisation » des infrastructures de Total au Yémen
    http://obsarm.org/spip.php?article325

    Publication le 7 novembre 2019 du rapport sur les activités de Total au Yémen depuis les années 1980 et qui interroge le rôle du gouvernement français, acteur de la militarisation du site. Actualités

    / Transferts / exportations, #Coopération_militaire, #Forces_de_sécurité_privées, #Opérations_extérieures, #Droit_international_humanitaire, #Guerres_civiles

    #Transferts_/_exportations
    http://obsarm.org/IMG/pdf/rapport_total_au_yemen.pdf

    https://seenthis.net/messages/809859 via Obsarm


  • Vincenzo Vecchi, condamné à de la prison en Italie pour avoir manifesté, et menacé d’extradition, est libre
    https://www.bastamag.net/Vincenzo-Vecchi-libere-justice-Rennes-Italie-mandat-d-arret-europeen-Genes

    Vincenzo Vecchi était la cible d’un mandat d’arrêt européen, pourtant réservé à la grande criminalité et au terrorisme, alors que son seul « délit » est d’avoir participé à une manifestation altermondialiste. La #Justice française vient de lui rendre la liberté. Vincenzo Vecchi est libre. Arrêté le 8 août dernier en Bretagne, et incarcéré depuis, il était sous la menace d’un renvoi vers l’Italie où l’attendait une peine de 12 ans de prison, pour sa participation à la manifestation altermondialiste de Gênes en (...) #Résister

    / #Atteintes_aux_libertés, Justice, #Droits_fondamentaux, A la une, #Europe

    https://seenthis.net/messages/811299 via Basta !


  • Macron contre le journalisme

    via Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Macron-contre-le-journalisme
    https://www.acrimed.org/IMG/jpg/macron_contre_le_journalisme.jpg

    Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, les attaques du gouvernement contre les médias touchent toute la chaîne de production de l’information. Elles se manifestent, tout d’abord, dans des projets de loi et des textes législatifs, dont les deux piliers sont la loi dite du « secret des affaires » et la loi « fake news ».

    Elles prennent aussi la forme de saignées budgétaires, « baisses de dotations » infligées à l’audiovisuel public, qui assèchent un peu plus sa capacité de produire une information de qualité [1]. Elles s’incarnent encore dans des plaintes gouvernementales, ciblant des articles de presse jugés embarrassants pour l’État et ses affaires politico-économiques, ou dans les convocations de journalistes par l’appareil d’État.

    Elles s’exercent également dans les violences policières à l’encontre des journalistes, visés en tant que tels, entravés sciemment dans l’exercice de leur métier, en particulier durant les mois de mobilisations des gilets jaunes, mais également au cours des manifestations « anti-G7 », en août 2019. Des violences dont l’ampleur a été jugée « inédite » par Reporters sans frontières en mai 2019.

    Enfin, ces attaques se traduisent dans un certain nombre de déclarations et d’anathèmes publics qui, du fait de leur fréquence, créent une petite musique témoignant d’un mépris profond pour la profession, autant que d’un rapport pour le moins contrarié à la critique, adossé à une violence, verbale cette fois-ci, parfaitement assumée [2].

    #droit_d'informer #pression #repression

    https://seenthis.net/messages/811093 via ¿’ ValK.


  • Comment les tribunaux se transforment en champ de bataille contre les crimes et abus des #Multinationales
    https://www.bastamag.net/Climat-Total-Lafarge-terrorisme-Syrie-BNP-Soudan-corruption-Vinci-coupe-du

    Lafarge et la Syrie, Total et le réchauffement climatique, BNP Paribas et le Soudan, Vinci et le Qatar... Les procédures judiciaires ciblant les activités douteuses des grandes entreprises françaises à l’étranger se multiplient. Tour d’horizon de plusieurs procès et affaires en cours. Il pleut des procédures judiciaires contre les multinationales. Ce 23 octobre, les Amis de la Terre France, Survie et quatre ONG locales assignent en référé Total devant un juge français pour empêcher des « violations (...) #Résister

    / A la une, #Climat, Multinationales, #Droits_fondamentaux, #Justice

    https://seenthis.net/messages/807507 via Basta !


  • Combo #JeudiPhoto & #VendrediLecture. Je termine en larme le visionnage de l’enquête vidéo du Monde sur les #ViolencesPolicieres après avoir écrit un billet sur les entraves au #DroitdInformer. Mais les larmes ça sert à rien...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/48913717692

    Flickr

    ValK. a posté une photo :
    avec du @davduf David Dufresne, du Mathieu Rigouste et du Raphael Kempf dedans...

    #droit_d'informer #vendredi_lecture #jeudi_photo #violences_policieres
    https://live.staticflickr.com/65535/48913717692_c9e40edc6c_b.jpg

    https://seenthis.net/messages/806701 via ¿’ ValK.


  • Le discret business du propriétaire de Valeurs actuelles, l’hebdo de référence de l’ultra-droite
    https://www.bastamag.net/Convention-de-la-droite-Valeurs-actuelles-Zemmour-milliardaires-qui-possed

    Le magazine Valeurs actuelles suscite régulièrement la controverse par ses unes ultra-réactionnaires, louant la France chrétienne, Eric Zemmour ou les #Droites_extrêmes européennes, stigmatisant en vrac les migrants, l’islam, le féminisme, les fonctionnaires ou l’écologie. Mais au fait, qui est son propriétaire et avec qui fait-il des affaires ? Dans la série « les milliardaires qui possèdent la presse française », il y a les connus – les Arnault, Bolloré ou Niel – et les discrets [1] comme Iskandar Safa. (...) #Décrypter

    / Droites extrêmes, #Europe, #Capitalisme, #Guerres_et_résolution_des_conflits, #Multinationales, A la (...)

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/chang-boustani-et-al-secret-debt-indictment-edny-redacted-3jan19.pdf

    https://seenthis.net/messages/804307 via Basta !



  • Greta Thunberg attaque la France et quatre autres pays pour inaction climatique | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/greta-thunberg-attaque-la-france-et-quatre-autres-pays-pour-son-inact
    https://img.huffingtonpost.com/asset/5d89075b2100003200dad1fd.jpeg?cache=PtgAkbd4XM&ops=1200_630

    #CLIMAT - “Défiler tous les #vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème...” Visiblement, #Greta_Thunberg a écouté Emmanuel Macron et décidé de passer à la vitesse supérieure. Seize jeunes, dont la militante suédoise, ont annoncé ce lundi 23 septembre une nouvelle offensive, sur le terrain juridique cette fois, en dénonçant l’#inaction des dirigeants comme une atteinte à la convention de l’#ONU sur les droits de l’enfant.[...]

    Pratiquement, cette plainte inédite déposée par 16 jeunes, âgés de 8 à 17 ans et venus de 12 pays, avec l’aide du cabinet international d’avocats Hausfeld et la bénédiction de l’Unicef, vise cinq pays pollueurs - #France, #Allemagne, #Argentine, #Brésil et #Turquie.

    Elle s’inscrit dans le cadre d’un “#protocole_optionnel” méconnu de la convention : il autorise depuis 2014 des enfants à porter #plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs #droits sont bafoués.

    Le comité est censé enquêter sur les violations présumées, puis faire des recommandations aux Etats visés pour y mettre fin. Les recommandations ne sont pas contraignantes, mais les 44 pays ayant ratifié ce protocole s’engagent en principe à les respecter, a expliqué Michael Hausfeld, qui espère que des recommandations seront faites dans les 12 mois qui viennent.

    https://seenthis.net/messages/803530 via odilon


  • Nouveau cap répressif franchi, cette fois sur la liberté d’informer : 5 mois de prison avec sursis pour une video de manif
    Article de Dijoncter et commentaires du conseil juridique de @lundimatin

    https://dijoncter.info/5-mois-de-prison-avec-sursis-pour-une-video-de-manif-1324
    https://dijoncter.info/home/chroot_ml/ml-dijoncter/ml-dijoncter/public_html/local/cache-vignettes/L937xH624/arton1324-af821.jpg?1569171744

    Un gilet jaune dijonnais a été condamné à 5 mois de prison avec sursis pour avoir filmé et diffusé sur le web une vidéo des affrontements qui avaient eu lieux devant la caserne Deflandre pendant l’acte 8 des gilets jaunes, le samedi 5 janvier 2019.

    Commentaires de « Juriste lundimatin » sur twitter :
    https://twitter.com/Juristematin/status/1175874777745170434

    Voici encore une nouveauté dans la répression, qu’il va falloir prendre au sérieux (signalé par @DijonDTR, merci à elle/lui).
    Voici le texte sur la base duquel la personne a été condamnée.
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIART
    Est considéré comme complice de violences et encourt donc la même peine celui oo celle qui les filme.
    Encourt 5 ans celui où celle qui diffuse.
    Une immunité pénale est néanmoins prévue :
    – lorsque cela rentre dans l’exercice de la profession de journaliste
    – lorsqu’il s’agit de recueillir un élément de preuve en justice.
    Compte tenu de la difficulté pour certain.e.s journalistes de se voir reconnaître cette qualité, l’immunité journalistique ne paraît pas les mettre complètement à l’abri de poursuites.
    Quant aux simples manifestant.e.s ou passant.e.s qui filment : sur quelle base determine-t-on le motif pour lequel ça a été filmé, exactement ?
    Rappelons que cette infraction a été créée par la loi du 5 mars 2007 prévention de la délinquance (grande époque), en réaction au phénomène du « happy slapping », qui consiste dans le fait de filmer une agression ciblée par un groupe.
    Ce texte est donc évidemment dévoyé, et n’a absolument aucun sens appliqué aux cas de personnes filmant des évènements en manif’, si ce n’est vouloir dissuader les gens de filmer.
    Nous avons vu légion de scènes d’intimidation physique par des policiers pour faire cesser les actions de vidéo de manifestant.e.s. Voici désormais l’utilisation du droit pénal.

    #information #droit #image #video #justice #liberté_de_la_presse #journalisme #repression

    https://seenthis.net/messages/803099 via ¿’ ValK.


  • Quand une agence photo, Gamma-Rapho, s’assoie sur l’#EducPop et provoque la mort d’une asso consacrée à la culture bretonne, En Envor, au prétexte d’avoir illustré son enthousiaste note sur l’expo de Robert Doisneau...
    #Copyright_Madness ????

    La fin d’une belle aventure
    http://enenvor.fr/eeo_actu/actu/la_fin_d_une_belle_aventure.html
    http://www.mbaq.fr/fileadmin/images/02.Expositions/05.Robert_Doisneau/affiche_Doisneau.jpg

    L’affaire remonte à l’hiver 2018-2019, période pendant laquelle nous avons de notre propre chef, sans avoir sollicité qui que ce soit ni réclamé quoi que ce soit, écrit sur le site tout le bien que nous pensions de l’exposition « #Robert_Doisneau, l’œil malicieux » présentée au Musée des beaux-arts de Quimper. Il s’agissait donc d’une publicité complètement gratuite et sans aucune contrepartie financière – nous avons même payé notre propre billet.

    Afin d’illustrer notre propos et de sensibiliser au mieux nos lecteurs, nous avons accompagné notre texte de deux clichés de Robert Doisneau faisant partie de l’exposition : « Bigoudène place Bienvenüe » et « Le baiser de l’hôtel de ville ». Ce fut, sans le savoir, notre arrêt de mort.

    Se basant sur le code L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle, l’agence de photographie Gamma Rapho, par l’intermédiaire du cabinet d’avocats Harlay, nous a réclamé à l’été 2019 une somme avoisinant les 4 000€ au titre des droits d’exploitation de ces deux clichés.

    L’expo en question : http://www.mbaq.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/robert-doisneau-l-oeil-malicieux-668.html

    #droit_et_photographie #photo #photographie #association #education #education_populaire #transmission

    https://seenthis.net/messages/803054 via ¿’ ValK.


  • Les clandestins apprennent à résister à la police migratoire américaine
    https://information.tv5monde.com/info/les-clandestins-apprennent-resister-la-police-migratoire-ameri
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/c77951428dfb53707528fbc80eb055d635932282.jpg

    Si elle a su comment réagir face à la police migratoire, c’est grâce aux efforts des défenseurs des #droits humains qui trouvent de nouveaux moyens de s’opposer à la politique anti-#immigration du président Donald Trump en informant les clandestins des droits que leur accordent les lois américaines, ou en filmant les arrestations.

    #migrants

    https://seenthis.net/messages/803056 via Kassem


  • Réforme de l’assurance-chômage : plus de 40 % des demandeurs d’emploi touchés, Bertrand Bissuel
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/19/reforme-de-l-assurance-chomage-plus-de-40-des-demandeurs-d-emploi-touches_60

    Les nouvelles règles, qui vont s’appliquer par étapes à partir du 1er novembre, vont avoir plusieurs conséquences : réduction de la durée d’indemnisation, baisse du montant des #allocations, impossibilité d’entrer dans le régime…

    La réforme de l’#assurance-chômage va avoir une incidence négative sur un peu plus de 40 % des demandeurs d’emploi bénéficiant de ce régime. C’est ce qui ressort d’un « document de travail », que Le Monde s’est procuré et qui a été réalisé par l’Unédic, l’association paritaire chargée de piloter le dispositif. Le document en question est proche de la version définitive, qui sera présentée aux partenaires sociaux, mardi 24 septembre. Il confirme les craintes exprimées par les centrales syndicales lorsque l’exécutif avait dévoilé ses arbitrages, le 18 juin : les organisations de salariés avaient alors dénoncé un projet susceptible de porter gravement atteinte aux ressources des #chômeurs.

    Les principaux changements, introduits par décret, tournent autour de trois axes. D’abord, les conditions d’accès ont été durcies : les personnes devront avoir travaillé pendant six mois sur vingt-quatre (au lieu de quatre sur vingt-huit) pour pouvoir prétendre à une prestation, et les droits à l’assurance-chômage ne pourront être rechargés qu’à partir d’un nombre d’heures six fois plus élevé qu’avant.

    Ensuite, ceux qui percevaient de hautes rémunérations lorsqu’ils étaient en activité verront leur allocation baisser à partir du septième mois.

    Enfin, la formule de calcul pour déterminer les montants versés a été modifiée. L’entrée en application de ces nouvelles règles a été étalée dans le temps (novembre 2019 pour les deux premières, avril 2020 pour la troisième).

    Critères d’éligibilité plus stricts

    Entre début avril 2020 et fin mars 2021, l’instauration de critères d’#éligibilité plus stricts frappera 32 % des personnes qui auraient ouvert un droit si les textes étaient restés inchangés (soit environ 832 000). Pour elles, plusieurs cas de figures peuvent se présenter : soit elles n’ouvrent aucun droit avant au moins 2021, soit elles les ouvrent mais « plus tard » qu’en vertu des anciennes normes, soit « une partie de leur affiliation ne sera pas prise en compte du fait de la réduction de la période de référence » (de vingt-huit à vingt-quatre mois), ce qui ampute la durée de leurs droits.

    Les publics concernés « sont plus jeunes que la moyenne des allocataires » : ils « ont des droits plus courts avec des salaires de référence plus faibles », rapporte l’étude. En 2020, cette mesure engendrerait une économie de 900 millions d’euros (et de 1 milliard, l’année d’après).

    S’agissant de la nouvelle formule fixant le niveau de la prestation, elle est susceptible d’avoir des conséquences pour 37 % des nouveaux #entrants dans le régime « lors de la première année ». Soit un peu plus de 850 000 personnes (une partie d’entre elles étant également frappées par le durcissement des règles d’accès au régime). Toutes verront leur allocation mensuelle diminuer, la première année dans des proportions oscillant entre 25 % et 50 %, voire un peu plus, pour environ 500 000 individus.

    Des « gagnants » sur la durée

    Cependant, d’autres y gagneront « en termes d’allocations perçues sur la durée » car ils seront « indemnisés suffisamment longtemps » (au-delà d’un an) et percevront « au total un montant d’allocations supérieur ». Pour l’Unédic, la baisse des dépenses permise par cette innovation se situe à environ 250 millions d’euros en 2020 et 1,1 milliard en 2021.

    Enfin, la #dégressivité des allocations pour les salariés les mieux payés (à partir de 3 500 euros nets par mois, environ) va « monte (r) en charge progressivement ». A partir de la fin 2020, « de 1 000 à 2 000 nouveaux allocataires » seront touchés. En régime de croisière, c’est-à-dire à partir de 2026, environ 70 000 personnes recevront, au moins un jour et sur une année, « une allocation journalière affectée » par cette mesure. Elle engendrera 20 millions d’euros d’économies en 2020, 140 millions en 2021 et 350 millions en 2026, selon l’Unédic.
    Au total, les économies induites par la réforme atteindraient un peu plus de 3,4 milliards d’euros pour la période 2020-2021. Un montant qui est très proche de celui escompté par l’exécutif : celui-ci tablait, en effet, sur 3,7 milliards, de novembre 2019 à fin 2021 (300 millions devant être réaffectés à Pôle emploi, ce qui donne au total 3,4 milliards).

    #précarisation #droits_rechargeables (fin des) #salaire_journalier_de_référence #SJR (fin du)

    https://seenthis.net/messages/802653 via colporteur


  • #données biométriques : des risques de sécurité
    https://framablog.org/2019/09/08/donnees-biometriques-des-risques-de-securite

    Rien de ce qui constitue notre vie numérique n’est totalement dépourvu de #failles, pas une semaine ne se passe sans qu’un #piratage massif ne soit révélé. C’est par millions que nos données d’internautes sont exposées, y compris et peut-être surtout … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Internet_et_société #biométrie #biostar2 #fuite #Reconnaissance_faciale #Securite #suprema