• Dans les îles grecques devenues camps de réfugiés, le coronavirus s’ajoute à l’abandon européen
    https://www.bastamag.net/Refugies-Grece-Turquie-Chios-Lesbos-coronavirus-Union-europeenne

    L’épidémie de coronavirus menace aussi les camps de réfugiés des îles grecques. Avec des dizaines de milliers de personnes qui y survivent sans accès suffisant à l’eau, aux douches, ni aux toilettes, ces camps risquent de se transformer en bombes sanitaires. Les ONG demandent leur évacuation, le gouvernement grec a décidé de les confiner. Reportage sur l’île de Chios avant le confinement. Ils se sont donnés rendez-vous dans un petit appartement du centre-ville, à deux pas de la forteresse qui veille (...) #Décrypter

    / #Europe, #Migrations, #Droits_fondamentaux, Quel avenir pour la construction européenne (...)

    #Quel_avenir_pour_la_construction_européenne_ ?
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    https://seenthis.net/messages/836188 via Basta !


  • C’est une blague ou bien ?
    https://www.marianne.net/societe/c-est-confirme-la-loi-urgence-coronavirus-va-revenir-sur-les-droits-aux-co

    A la guerre comme à la guerre, répète le gouvernement. D’où l’idée d’introduire dans la loi « urgence coronavirus », qui doit être votée définitivement ce vendredi 20 mars, une réforme importante du droit de travail. Et surprise, le texte adopté par le Sénat ce jeudi dans la nuit ne prévoit aucun caractère « provisoire » ou « exceptionnel » pour la nouvelle loi. En clair, les mesures prises prendront un caractère définitif. Plusieurs acquis sociaux pourraient être rognés, comme le droit aux congés payés ou la durée hebdomadaire de travail. Le tout sous la pression du patronat.

    #coronavirus #autoritarisme #droits_sociaux #droit_du_travail #patronat #saloperie #travail

    https://seenthis.net/messages/832508 via EricW


  • Dans les villes gérées par le RN : budgets sociaux sabrés, démocratie entravée, indemnités des maires augmentées…
    https://www.bastamag.net/RN-FN-Marine-Le-Pen-extreme-droite-municipales-2020-Henin-Beaumont-identit

    Que s’est-il passé pendant six ans au sein des quatorze villes gérées par le RN/FN ? Le collectif Vigilance et initiatives syndicales antifascistes livre, avec les éditions Syllepses, son bilan de la gestion communale par l’extrême droite. En voici quelques illustrations. Quatorze villes françaises sont aujourd’hui gérées par des maires d’extrême droite, ainsi que deux arrondissements de Marseille. Qu’y font-ils ? Quelle y est leur #Politique ? À l’approche des municipales, le collectif Vigilance et (...) #Décrypter

    / #Droites_extrêmes, #Droits_fondamentaux, Élections , Politique, A la une

    #Élections_

    https://seenthis.net/messages/829735 via Basta !


  • Réfugiés en Grèce : l’île de Lesbos au bord de l’explosion
    https://www.bastamag.net/Grece-Turquie-refugies-Lesbos-extreme-droite-Idlib-Syrie

    Pris en étau entre le régime autoritaire Turc et la gouvernement de droite grec, les réfugiés coincés dans le camp de Moria sur l’île de Lesbos sont totalement abandonnés par les pays de l’Union européenne. 21 000 personnes s’y entassent, sans nourriture et sans chauffage. Des « check points » sont improvisés sur les routes par des militants d’extrême droite, des étrangers sont attaqués, les voitures de locations visées. Depuis quelques jours, l’île grecque de Lesbos (86 000 habitants), à quelques (...) En bref

    / #Droites_extrêmes, #Europe, #Proche_et_Moyen_Orient, Quel avenir pour la construction européenne ?, #Migrations, Droits (...)

    #Quel_avenir_pour_la_construction_européenne_? #Droits_fondamentaux

    https://seenthis.net/messages/828632 via Basta !


  • Apple and Google named in US lawsuit over Congolese child cobalt mining deaths | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2019/dec/16/apple-and-google-named-in-us-lawsuit-over-congolese-child-cobalt-mining
    https://i.guim.co.uk/img/media/7de810f715289e26e7ddddeda437c1dde2be6f48/0_0_5760_3456/master/5760.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-align=bottom%2Cleft&overlay-width=100p&overlay-base64=L2ltZy9zdGF0aWMvb3ZlcmxheXMvdGctZGVmYXVsdC5wbmc&enable=upscale&s=695dcc7c7ace4a15373cbb2398d268eb

    A landmark legal case has been launched against the world’s largest tech companies by Congolese families who say their children were killed or maimed while mining for cobalt used to power smartphones, laptops and electric cars, the Guardian can reveal.

    Apple, Google, Dell, Microsoft and Tesla have been named as defendants in a lawsuit filed in Washington DC by human rights firm International Rights Advocates on behalf of 14 parents and children from the Democratic Republic of the Congo (DRC). The lawsuit accuses the companies of aiding and abetting in the death and serious injury of children who they claim were working in cobalt mines in their supply chain.

    Cobalt is essential to power the rechargeable lithium batteries used in millions of products sold by Apple, Google, Dell, Microsoft and Tesla every year. The insatiable demand for cobalt, driven by desire for cheap handheld technology, has tripled in the past five years and is expected to double again by the end of 2020. More than 60% of cobalt originates in DRC, one of the poorest and most unstable countries in the world.

    The extraction of cobalt from DRC has been linked to human rights abuses, corruption, environmental destruction and child labour.

    The lawsuit argues that Apple, Google, Dell, Microsoft and Tesla all aided and abetted the mining companies that profited from the labour of children who were forced to work in dangerous conditions – conditions that ultimately led to death and serious injury.

    #Cobalt #Droits_humains #Travail_enfants #GAFA #Batteries

    https://seenthis.net/messages/816124 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Émilie a fait de la garde à vue

    #Emilie_Rolquin est étudiante en école d’animation. Le 8 décembre 2018, elle fait partie des 974 personnes placées en garde à vue à Paris à l’occasion de l’acte 4 des Gilets jaunes. Ces 24 heures de privation de liberté, les cellules sales, sa rencontre avec la police, c’est tout cela qu’elle raconte admirablement dans ce petit film d’animation.

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    https://www.youtube.com/watch?time_continue=82&v=n4fnRmLzH8E&feature=emb_logo


    #film_d'animation #lumière #odeurs #témoignage #fouille #bruit #attente #dignité #haine #police #audition #droits #droits_humains #épreuve_mentale

    https://seenthis.net/messages/827327 via CDB_77


  • « Là-haut, ils créent des problèmes que nous n’avons pas » : enseignants et parents portant le voile témoignent
    https://www.bastamag.net/islamophobie-ecole-voile-meres-sorties-scolaires

    Alors qu’une partie de la classe politique et médiatique relance régulièrement les polémiques sur les mères qui accompagnent les activités scolaires tout en portant un voile, Basta ! est allé à la rencontre des mères de Mantes-la-Jolie, qui s’impliquent au sein des établissements de leurs enfants. « J’ai participé pendant dix ans aux activités scolaires de l’école maternelle. Quand j’ai dû arrêter l’année dernière, la directrice en a pleuré, et moi aussi. Quand je pense qu’au début, j’avais peur d’entrer dans (...) #Résister

    / #Droits_fondamentaux, #Discriminations, #Services_publics, #Education, A la une

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    https://seenthis.net/messages/824171 via Basta !


  • « On nous appelait les prisonniers politiques » : des gilets jaunes incarcérés racontent
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-prisonniers-politique-colere-sociale-detention-justice

    Plus de 400 gilets jaunes, condamnés à de la prison ferme, purgent ou ont purgé leurs peines. Certains ont accepté de raconter à Basta ! leur découverte de l’univers carcéral, une expérience qui marque les personnes et souvent déstabilise les familles. Tout en laissant une trace profonde sur le mouvement. En plus d’un an près de 440 gilets jaunes ont été incarcérés pour des peines de un mois à trois ans. Cette répression, menée sur le plan judiciaire et carcéral, a bouleversé leurs vies et celles de leurs (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Justice, #Droits_fondamentaux, #Le_mouvement_des_gilets_jaunes, A la une, #Enquêtes, Classes (...)

    #Classes_populaires

    https://seenthis.net/messages/820898 via Basta !


  • Contre la vie appauvrie | Revue Esprit
    https://esprit.presse.fr/article/angotti-matthieu-et-prady-delphine/contre-la-vie-appauvrie-39709?folder=1
    https://esprit.presse.fr/meta-social-network/picture?path=%2Farticle%2Fimg_resize%2F39709_large.jpg

    D’abord, le #progrès n’est plus une #conquête collective, mais une force anxiogène, tout entière dévouée à la recherche d’un #profit individuel. Les conservateurs, gouvernants ou possédants, n’associent plus le progrès à l’ouverture de nouveaux #droits, de nouvelles #assurances contre des risques plus élevés d’#aliénation. Non seulement ils ont accaparé les produits de l’#automatisation et de la #numérisation, mais ils en ont socialisé la #précarité et détruit tout potentiel d’#émancipation. Tous insistent sur l’inéluctable remplacement de l’homme inutile par la machine plus performante, ou sur sa #concurrence généralisée et dérégulée. Ceux qui ne possèdent pas de machines doivent accepter l’#exclusion ou la précarité : une vie appauvrie.

    Ensuite, la démocratisation de la précarité s’organise autour de la confrontation individuelle à des risques toujours plus nombreux, ce moteur utile d’une croissance déshumanisée : la peur du #chômage, de la perte de revenu, de l’#obsolescence de ses compétences, alimente une #compétition propice à l’#exploitation de l’homme. Les progrès de l’assurance collective sont sapés par la « #flexibilité », habillée d’une rhétorique vantant la #mondialisation bienfaitrice, et consistant au détricotage en règle de cadres protecteurs. Par exemple, l’obtention d’un diplôme ne garantit plus une inclusion professionnelle et le fait de travailler, même au-delà de la quantité légale, ne suffit plus à « gagner sa vie ». Tous les risques ne sont pas également « dés-assurés », car tous ne servent pas également l’exploitation productive. Que le risque soit universel – être jeune, être vieux, devenir parent, devenir dépendant – et la socialisation de son assurance sera plus aisée, parce que perçue comme naturelle, à l’exception du risque « jeunesse ». En revanche, que la réalisation du risque touche un sous-groupe de personnes – perdre son emploi, échouer à l’école, vivre dans une famille pauvre – et la #socialisation de son assurance sera remise en question. La robustesse de l’assurance collective est également relative au degré de responsabilité individuelle, réel ou fantasmé, associé au risque : par exemple, le traitement collectif du handicap est plus généreux que celui de la pauvreté.

    https://seenthis.net/messages/820134 via Agnès Maillard


  • What Are Borders For ?

    For most of history, they marked sovereignty or self-determination. Now their purpose seems to have changed.

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    In northern Vermont in the nineteen-eighties and nineties, where I grew up in a town whose name was French but where everyone spoke English, the nearby Canadian border was not imposing. Dirt roads crossed the line where New England’s maples become Quebec’s, with no signs to warn passing hikers when they were under foreign trees. On the main highway north to Montreal were a pair of what looked like tollbooths, adorned with flags stitched with a big red leaf or stars and stripes. And when bored customs officers asked you to halt your vehicle, the inquisition to which you were subjected—at least if your Saab or pickup truck bore Vermont plates—was perfunctory. Documents often weren’t required. You could expect to be asked two questions: where you were headed and if you had any liquor.

    There were benefits, in high school, to living near a province more libertine than our wholesome state. On Monday mornings, louche upperclassmen sometimes turned up in the cafeteria with tales of having dashed north, over the weekend, to where the drinking age was eighteen, for a case of Molson Ice. But the pull of difference was matched with a sense, at least as strong, that the border didn’t so much divide two nations as amble over a contiguous region. Sure, people on our side of the line pronounced Gallic place names in mountain English. (Calais sounded like “callous.”) But our shared climate and past helped feed a sense, among humans who also shared the complexion of February snow (this no doubt helped), that we had more in common with one another than with citizens of our vast nations who lived in far-off Vancouver or Phoenix.

    Such cross-border ties are extremely common, of course, among the many millions of people who live near one of the hundreds of boundaries on earth. Most of the oldest borders date from a couple of centuries ago; many count their age in decades. And the ease with which many people straddled them was until very recently exemplified along the now notorious gran linea to our south, which before the nineteen-nineties neither the United States nor Mexico saw fit to mark with anything more forbidding, along most of its length, than an occasional rock pile in the desert. In a part of the continent once thought too dry to cultivate, that porosity was no less vital for Hispanic ranchers and Native Americans than for the builders of what became an agricultural juggernaut, in California and across the U.S. West, which has long depended on willing workers from the south.

    Now Donald Trump’s dream of “sealing” that border has pulled it into the center of our national life. But as the scholar Matthew Longo underscores in “The Politics of Borders: Sovereignty, Security and the Citizen after 9/11,” although the policies that Trump is pursuing may stand out for their cruelty, they aren’t nearly so much of a departure as we may like to think—either from aims held by his predecessors, or from larger trends in how borders have been changing. In fact, Trump has revealed a new consensus among our political classes—and among hundreds of nations on earth—about what borders are, and what they’re for.

    For most of the twentieth century, the “hard boundaries” that did exist were militarized for actually military reasons. These included contested frontiers like Kashmir and a few Cold War hot spots, like the D.M.Z. crossing the Korean peninsula, where opposing armies and world views stared each other down through rolls of concertina wire. Now such scenes are replicated along borders dividing countries whose shared system of government is democracy and whose armies are at peace. This is seen in the more than two thousand miles of heavily guarded barbed wire that India has erected between itself and Bangladesh; or the electrified fence with which South Africa confronts Zimbabwe; or the potato fields that Hungary has laced with menacing barriers to keep out refugees. Since the start of this century, dozens of borders have been transformed from mere lines on a map into actual, deadly features of the landscape. These are places where, as the geographer Reece Jones notes in his book “Violent Borders,” thousands of people each year are now “losing their lives simply trying to go from one place to another.”

    The once obscure field of “border studies” has won new impetus from the global refugee crisis. But a surge of recent scholarship, of which Longo’s book is perhaps the standout, makes clear that there’s much to be gained from zooming out to examine the history and present of borders everywhere. The ways that borders are evolving in the twenty-first century, in step with changing technology, have profound implications for the future of human rights and international relations—and for the vision of sovereignty that’s shaped both since the first governments embraced the principle of jurisdiction over a strictly defined area of earth.

    Many ancient cultures espoused ties to particular landscapes and the resources or fishing holes they contained. But for several millennia after our species’s first city-states flourished along the Tigris, few such seats of political power presumed to identify precisely where, in the no man’s lands between their cities’ walls, one’s realm ended and another’s began. This continued as certain of those city-states, later on, became empires. When, in the second century A.D., Rome’s legionaries lodged a ribbon of limestone across Britannia’s north, they cared little if Scottish shepherds ambled south with their sheep or hopped Hadrian’s Wall. That boundary, like the famous Ming-dynasty battlements outside Beijing that we call the Great Wall of China, was a military installation—erected to slow invaders from adjoining lands, yes, but also to project power outward.

    The builders of these walls never presumed their domains’ edges to be anything more than provisional; they were less concerned about preventing people from crossing or inhabiting their realms than with maintaining access, when they did, to their taxes and toil. The Mayans may have walked the fields and forests, in Meso-America, to mark where one of their ahawlels’ lands ended. But Malaysia’s negeri city-states—in which rulers maintained firm control over the river systems but made little effort to control the hinterlands beyond their banks—were more indicative of a planet whereon, until several hundred years ago, few people conceived of political territory as exclusive real estate. As medieval fiefs evolved into early states in Europe, their edge-lands were still comprised of what their minders called “marches,” and what we came to call frontiers—contested zones where who was in charge, and whether laws obtained at all, was often in doubt.

    The key moment in the transition to what scholars call the modern state system arrived in the middle of the seventeenth century, with the famous treaty that ended the Thirty Years’ War. The Peace of Westphalia was signed by a hundred and nine principalities and duchies and imperial kingdoms, all of which agreed, in 1648, that states were now the only institutions allowed to engage in diplomacy and war, and that they would also now be accorded the right to “absolute sovereignty” over their territory. There’s a reason that the great majority of political maps we’d recognize as such date from this era: Westphalia gave states a vested interest in laying claim, with the help of the mapmakers they employed, to jurisdiction over a defined patch of sod. This led to some beautiful maps—and implanted in people’s minds, for the first time, shapes like the one we now associate with France. But few efforts were made to make those maps’ borders clear to inhabitants. The question of whose sovereignty certain shepherds lived under, in notoriously liminal zones like the Pyrenees or Alsace, would remain murky well into the era when sovereignty began to be transferred from kings to laws.

    As the Harvard historian Charles S. Maier recounts in “Once Within Borders,” a factor that helped change this, in the nineteenth century, was the spread of new technologies—the telegraph, the railroad—that enabled central governments, even in countries as vast as the United States, to think that they might actually be able to govern all of their territory. Another was a series of increasingly bloody wars in Europe and elsewhere that culminated, between 1914 and 1918, in a conflict that saw humankind kill off some sixteen million of its members. Near the end of the First World War, Woodrow Wilson proposed that the international community might prevent such horrors if it followed his Fourteen Points, which became central, in January, 1919, to the Paris Peace Conference. Key among them was the principle that some of the globe’s borders be redrawn “along clearly recognizable lines of nationality.”

    This vision was born from a war fuelled by the desire of Bosnians and others for self-rule. It also reflected an idea—that any national group should aspire to and defend a sovereign bit of land—that’s animated countless struggles since, for “self-determination” or its opposite. But this idea also had its drawbacks. One was the danger, as another world war soon made clear, of imagining a map of Europe that furnished for each of its language groups what the German geographer Friedrich Ratzel termed a Lebensraum, or “living space.” Another was that Wilson’s dictum pointedly did not extend beyond Europe—and especially not to Africa, whose vast acreage had only recently been carved into territories. Those territories were anything but “clearly recognizable” to the colonial owners who tacked a big map of the continent to the wall of a Berlin ballroom, in 1884, and drew their borders with scant regard for the language groups and ancestral homelands they crossed.

    Such are the tortured roots of our current international system. The United Nations’ expectation that each of its member states respect the territorial sovereignty of its neighbors has formed, since 1948, the core of its efforts to maintain world peace. That most of the U.N.’s members have bought into this notion is why, in the late twentieth century, many of the world’s borders came to resemble the United States and Canada’s. In the nineties, there was a brief turn from this project, as celebrants of globalization hailed a borderless world augured by, for example, the European Union’s opening of internal frontiers. Now that vision has collapsed, eroded by mass migration and anxiety. For scholars like Longo, we have entered an era of “bordering” without precedent.

    What changed? For Longo, the answer, in large part, is 9/11. Since the attacks in New York, he argues, there has been a profound shift in how borders are conceived, installed, and sustained. The most obvious change has been a physical escalation. Over the past eighteen years, for example, the U.S Border Patrol grew to employ twenty thousand agents, becoming the nation’s largest enforcement agency. Throughout the world, anxiety about terrorism has helped drive a trend toward states erecting boundaries to deny entry to potential bad actors. It has seen one prominent U.N. member state, Israel, build some four hundred and seventy miles of barriers, through the territory of its Palestinian neighbors, whose purpose is “security” but which in effect seizes land not regarded by the U.N. as its own. These developments have occurred at a time when the number of people worldwide who’ve been displaced by violence is at an all-time high—some seventy million, according to the U.N. High Commissioner for Refugees.

    Many of those refugees hail from a region destabilized by the United States’ invasion of Iraq, in 2003, and its War on Terror. In the early two-thousands, Mumbai, Madrid, Bali, and London experienced their own terrorist attacks, and, as Longo details in his book—which is distinguished by his efforts to actually speak with the officials responsible for executing the ideas that he’s interested in—those countries gladly followed the United States’s lead. Dozens if not hundreds of states around the world turned questions of customs and immigration enforcement, once left to anonymous bureaucrats, into pressing matters of national defense.

    Not a few scholars of politics and law, in those years, began to try to understand what was happening to the world’s borders. Perhaps the most prescient was Wendy Brown, whose book “Walled States, Waning Sovereignty,” was published in 2010. Brown noted the burgeoning popularity of walled borders, years before Trump’s rise, and predicted that nativist politicians would continue to build boundaries that, she argued in a preface to the 2016 edition, would “not merely index, but accelerate waning state sovereignty.” What she meant was that nation-states were reacting to their dwindling ability to control the movement of information, money, and humans over their territory by building “visual emblem[s] of power and protection that states increasingly cannot provide.” But by doing so, they only highlighted their lack of control, enriching the traffickers and syndicates that have profited from having to find new ways to get their desperate clients and wares, obstacles be damned, where they want to go.

    About the latter point, Longo can’t disagree. But he has a different argument to make about what “bordering” tells us about the future of states. Sovereignty, to his mind, hasn’t so much waned as transformed. Governments today have never known so much about the people they govern, or been more determined to know more about those entering their territory. For these same reasons, they’ve come to share the once indivisible responsibility for policing their edges. This is the second plank of the post-9/11 shift: with the hardening of physical barriers came the rise, unprecedented in history, of cross-border collaboration in the name of surveillance. This obtained even in the most neutral of boundaries. In the summer of 2003, I returned home from a visit to Canada and was asked for the first time, by an officer dressed in the stiff new duds of the Department of Homeland Security, to hand over my passport. I can still recall being struck, as he scanned its barcode into a computer, by a thought that now seems quaint: the government was endeavoring to track and store data, accessible in real time, about every time any person left or entered the U.S.

    Borders were once where sovereignty ended, or began. Now they’re places where states partner with their neighbors to manage and monitor who and what moves between them. This trend toward “co-bordering”—the joint management of overlapping jurisdictions—is a momentous change, Longo writes. It’s also a product of our era, in which national defense has become a matter less of confronting rival states than of working out more efficient ways to, in the words of one Pentagon official, “magnify our focus down to the individual person level.” At the U.S.-Mexico border, one U.S. official says, this means working with his Mexican counterparts to build a “layered detection system that focuses on risk-based screening, enhanced targeting and information sharing.” Another puts it this way: “The wider we make our borders, the more effective we’ll be.” The quote neatly summates what Longo calls the trend to “thick” borders, witnessed around the world.

    In the U.S., these trends have been formalized in treaties to which we’re now party with both Mexico (the 21st Century Border Initiative, signed in 2010) and Canada (the Beyond the Border agreement, from 2011), which allow for joint surveillance and policing hundreds of miles to either side of where the respective countries meet. The agreements also foster more electronic forms of coöperation: the building of “inter-operable” databases that contain biometric and biographical data for the hundreds of millions of people who call the continent home or have visited its shores. In a 2012 report, D.H.S. put it tersely: “Our vision for the northern border cannot be accomplished unilaterally.” The fact that Canadian Mounties are now empowered, with cause, to board an American vessel off the coast of Maine suggests a rather different vision of sovereignty than the one conjured by “America First.”

    Europe is even further ahead. The E.U.’s member states haven’t merely banded together to head off migrants—whose fingerprints whatever E.U. state they land in is rule-bound to collect. They’ve also made data on the inhabitants of the Schengen Area, which lacks border checks, available to one another. Across the sea in North Africa, Tunisia and Egypt have been pushing for regional border-security arrangements to confront continued instability in Libya. The member nations of the East African Community—Tanzania, Kenya, Uganda, Rwanda, Burundi, and South Sudan—now maintain shared patrols around Lake Victoria. Even India and China, never models of trusting bonhomie, have since 2013 had an accord in place “to improve security along their 4,056-kilometer border . . . [and increase] cooperation on a military-to-military basis.”

    As in the nineteenth century, technology is what has enabled the state to maintain—or aspire to—control. In recent months, a few U.S. cities banned the use of facial recognition on their streets. But an arguably bigger story about the same technology—by which F.B.I. and ICE agents have been making extensive use of millions of driver’s-license photos culled from state D.M.V.s—highlights how our laws will struggle to keep pace with overreach. (Another example can be glimpsed in the D.H.S.’s push to legalize and expand its officers’ practice, recently revealed, of collecting DNA from detained migrants.) In China, facial recognition is already being used on a mass scale. And in Xinjiang, the home region of the oppressed Uyghur minority, the state has even taken to installing an app on the smartphones of everyone who resides in or enters the region. The app transmits to Communist Party police users’ private habits, as well as their daily travels around the Internet.

    Data has already made tech companies rich, and its strategic import to modern governments is plain. “Data is the new oil,” one Brazilian researcher explains. “Every government has become dataholic.” This emerges, in Longo’s account, as the reason that borders, quite apart from their use for the staging of populist or authoritarian dramas, have become so important: they’re where it’s legal for the government to capture the information that its bureaucracies covet. There was a time when you had to commit a crime, or be suspected of committing one, to have your fingerprints and photograph taken by an officer of the state. Now all you need to do is take a trip.

    For many scholars, the solution to all this lies in addressing the violent inequality that’s pushed a quarter billion people to leave their countries for a better life. This, for anti-capitalist academics like Reece Jones, would entail some familiar-sounding steps. The most prominent is open borders—one of those odd issues where, less for moral than for macroeconomic reasons, libertarian and left-wing positions congrue. Lifting limits on migration has been espoused by writers as divergent in outlook as the Wall Street Journal columnist Jason Riley, the author of the 2008 book “Let Them In: The Case for Open Borders,” and Suketu Mehta, whose important new book “This Land Is Our Land: An Immigrant’s Manifesto” cites the same strong evidence: more immigrants means more jobs. In rich countries where productivity is declining as fast as the birth rate, Mehta insists, “the immigrant armada that is coming to your shores is actually a rescue fleet.”

    But even if we begin to understand this, the main reason that hard borders aren’t going anywhere, Longo argues, has nothing to do with either economics or populism. It has to do with technology’s still-growing role in what nation-states do. In 1975, Michel Foucault famously identified what he called the “oldest dream of the oldest sovereign,” the panopticon: that circular prison whose sight lines were such that a warden at its center could keep tabs—or pretend to—on every subject in his realm. Now even the world’s most liberal governments have tools for gathering information that would have made the Stasi blush. Governments controlled by data, rather than vice versa, begin to process people as “readable texts” rather than as citizens. Borders, in turn, become the places in which those bureaucracies can most easily produce the “data double” that we’ve all become. Longo underscores what this means. “A central aim of this book,” he writes, “has been to identify the grand strategic shift away from nation-states and toward individuals. But what if this foretells the end of the individual too, now at the expense of the sub-individual, a subject composed of data points?”

    It’s a troubling suggestion, not least because of the stark divide that’s already emerged between countries willing to share those data points and those that aren’t. This digital “firewall,” invoked by several of Longo’s sources, excludes anyone whose government doesn’t have the capacity or will to issue passports whose chips and barcodes possess their holders’ vital information. It threatens to turn humans without data, in a word, into humans without rights. With rich countries now admitting foreign nationals based on how much they “trust” the data attached to their passport, such divides will only further inflame the perceived split between nations that have joined modernity and those outside it.

    To explain what this all portends, Longo turns to another hazy episode from history that Foucault used to illuminate his theories of modern society. It involves the moment when many medieval towns were spurred by rapid growth, in the eighteenth century, to do away with their walls—losing their ability to down their gates at night and to monitor, during the day, entries and exits. This change, in Foucault’s account, introduced to those towns a new anxiety about vagrants and outsiders. The shift gave birth to modern policing; armed guards turned their gaze from the horizon to the streets below them. The question for the sovereign state, then as now, wasn’t whether or not to have walls—it was where to put them. The answer, in the centuries since, has evolved with shifts in ideology and geopolitics and technology alike. But the conclusion reached by our republic and most nation-states today, whether spurred by populist strongmen or their own bureaucracies’ needs, about whether to wall their territories’ edges or more aggressively surveil what they contain, is plain: do both. In our new age of “bordering,” the border is drawing nearer, all the time, to the edge of the body itself.

    https://www.newyorker.com/books/under-review/what-are-borders-for
    #frontières #souveraineté #droits_humains

    ping @mobileborders

    https://seenthis.net/messages/813179 via CDB_77


  • Violences conjugales : pourquoi la levée du secret médical est « dangereuse » - Le Point
    https://www.lepoint.fr/societe/violences-conjugales-pourquoi-la-levee-du-secret-medical-est-dangereuse-27-1
    https://www.lepoint.fr/images/2019/11/27/19749429lpw-19751438-article-jpg_6709228_540x282.jpg

    Bruno Py rappelle qu’« il n’y a pas de médecine possible sans confiance, pas de confiance sans confidence et pas de confidence sans secret », selon la formule du Pr Louis Portes, président du Conseil national de l’ordre des médecins sous Vichy – il le demeurera jusqu’en 1950. « Si Hippocrate et les siens ont inventé le secret il y a près de 2 500 ans, ce n’est ni pour embêter leurs confrères ni pour leur donner un quelconque pouvoir. Le secret médical a régulièrement été attaqué, au nom de la sûreté et de l’ordre public, mais, sans lui, il n’y a pas de médecine possible », insiste le professeur.

    #secret_médical

    Parce que la défense des plus faibles masque bien souvent une destruction des #droits_fondamentaux. Et parce que tant qu’une prise en charge digne de ce nom des femmes violentées ne sera pas mise en place, faire des médecins des auxiliaires de police est démagogique, liberticide et criminel.

    https://seenthis.net/messages/813254 via touti


  • Vincenzo Vecchi, condamné à de la prison en Italie pour avoir manifesté, et menacé d’extradition, est libre
    https://www.bastamag.net/Vincenzo-Vecchi-libere-justice-Rennes-Italie-mandat-d-arret-europeen-Genes

    Vincenzo Vecchi était la cible d’un mandat d’arrêt européen, pourtant réservé à la grande criminalité et au terrorisme, alors que son seul « délit » est d’avoir participé à une manifestation altermondialiste. La #Justice française vient de lui rendre la liberté. Vincenzo Vecchi est libre. Arrêté le 8 août dernier en Bretagne, et incarcéré depuis, il était sous la menace d’un renvoi vers l’Italie où l’attendait une peine de 12 ans de prison, pour sa participation à la manifestation altermondialiste de Gênes en (...) #Résister

    / #Atteintes_aux_libertés, Justice, #Droits_fondamentaux, A la une, #Europe

    https://seenthis.net/messages/811299 via Basta !


  • Comment les tribunaux se transforment en champ de bataille contre les crimes et abus des #Multinationales
    https://www.bastamag.net/Climat-Total-Lafarge-terrorisme-Syrie-BNP-Soudan-corruption-Vinci-coupe-du

    Lafarge et la Syrie, Total et le réchauffement climatique, BNP Paribas et le Soudan, Vinci et le Qatar... Les procédures judiciaires ciblant les activités douteuses des grandes entreprises françaises à l’étranger se multiplient. Tour d’horizon de plusieurs procès et affaires en cours. Il pleut des procédures judiciaires contre les multinationales. Ce 23 octobre, les Amis de la Terre France, Survie et quatre ONG locales assignent en référé Total devant un juge français pour empêcher des « violations (...) #Résister

    / A la une, #Climat, Multinationales, #Droits_fondamentaux, #Justice

    https://seenthis.net/messages/807507 via Basta !



  • Greta Thunberg attaque la France et quatre autres pays pour inaction climatique | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/greta-thunberg-attaque-la-france-et-quatre-autres-pays-pour-son-inact
    https://img.huffingtonpost.com/asset/5d89075b2100003200dad1fd.jpeg?cache=PtgAkbd4XM&ops=1200_630

    #CLIMAT - “Défiler tous les #vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème...” Visiblement, #Greta_Thunberg a écouté Emmanuel Macron et décidé de passer à la vitesse supérieure. Seize jeunes, dont la militante suédoise, ont annoncé ce lundi 23 septembre une nouvelle offensive, sur le terrain juridique cette fois, en dénonçant l’#inaction des dirigeants comme une atteinte à la convention de l’#ONU sur les droits de l’enfant.[...]

    Pratiquement, cette plainte inédite déposée par 16 jeunes, âgés de 8 à 17 ans et venus de 12 pays, avec l’aide du cabinet international d’avocats Hausfeld et la bénédiction de l’Unicef, vise cinq pays pollueurs - #France, #Allemagne, #Argentine, #Brésil et #Turquie.

    Elle s’inscrit dans le cadre d’un “#protocole_optionnel” méconnu de la convention : il autorise depuis 2014 des enfants à porter #plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs #droits sont bafoués.

    Le comité est censé enquêter sur les violations présumées, puis faire des recommandations aux Etats visés pour y mettre fin. Les recommandations ne sont pas contraignantes, mais les 44 pays ayant ratifié ce protocole s’engagent en principe à les respecter, a expliqué Michael Hausfeld, qui espère que des recommandations seront faites dans les 12 mois qui viennent.

    https://seenthis.net/messages/803530 via odilon


  • Les clandestins apprennent à résister à la police migratoire américaine
    https://information.tv5monde.com/info/les-clandestins-apprennent-resister-la-police-migratoire-ameri
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/c77951428dfb53707528fbc80eb055d635932282.jpg

    Si elle a su comment réagir face à la police migratoire, c’est grâce aux efforts des défenseurs des #droits humains qui trouvent de nouveaux moyens de s’opposer à la politique anti-#immigration du président Donald Trump en informant les clandestins des droits que leur accordent les lois américaines, ou en filmant les arrestations.

    #migrants

    https://seenthis.net/messages/803056 via Kassem


  • Réforme de l’assurance-chômage : plus de 40 % des demandeurs d’emploi touchés, Bertrand Bissuel
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/19/reforme-de-l-assurance-chomage-plus-de-40-des-demandeurs-d-emploi-touches_60

    Les nouvelles règles, qui vont s’appliquer par étapes à partir du 1er novembre, vont avoir plusieurs conséquences : réduction de la durée d’indemnisation, baisse du montant des #allocations, impossibilité d’entrer dans le régime…

    La réforme de l’#assurance-chômage va avoir une incidence négative sur un peu plus de 40 % des demandeurs d’emploi bénéficiant de ce régime. C’est ce qui ressort d’un « document de travail », que Le Monde s’est procuré et qui a été réalisé par l’Unédic, l’association paritaire chargée de piloter le dispositif. Le document en question est proche de la version définitive, qui sera présentée aux partenaires sociaux, mardi 24 septembre. Il confirme les craintes exprimées par les centrales syndicales lorsque l’exécutif avait dévoilé ses arbitrages, le 18 juin : les organisations de salariés avaient alors dénoncé un projet susceptible de porter gravement atteinte aux ressources des #chômeurs.

    Les principaux changements, introduits par décret, tournent autour de trois axes. D’abord, les conditions d’accès ont été durcies : les personnes devront avoir travaillé pendant six mois sur vingt-quatre (au lieu de quatre sur vingt-huit) pour pouvoir prétendre à une prestation, et les droits à l’assurance-chômage ne pourront être rechargés qu’à partir d’un nombre d’heures six fois plus élevé qu’avant.

    Ensuite, ceux qui percevaient de hautes rémunérations lorsqu’ils étaient en activité verront leur allocation baisser à partir du septième mois.

    Enfin, la formule de calcul pour déterminer les montants versés a été modifiée. L’entrée en application de ces nouvelles règles a été étalée dans le temps (novembre 2019 pour les deux premières, avril 2020 pour la troisième).

    Critères d’éligibilité plus stricts

    Entre début avril 2020 et fin mars 2021, l’instauration de critères d’#éligibilité plus stricts frappera 32 % des personnes qui auraient ouvert un droit si les textes étaient restés inchangés (soit environ 832 000). Pour elles, plusieurs cas de figures peuvent se présenter : soit elles n’ouvrent aucun droit avant au moins 2021, soit elles les ouvrent mais « plus tard » qu’en vertu des anciennes normes, soit « une partie de leur affiliation ne sera pas prise en compte du fait de la réduction de la période de référence » (de vingt-huit à vingt-quatre mois), ce qui ampute la durée de leurs droits.

    Les publics concernés « sont plus jeunes que la moyenne des allocataires » : ils « ont des droits plus courts avec des salaires de référence plus faibles », rapporte l’étude. En 2020, cette mesure engendrerait une économie de 900 millions d’euros (et de 1 milliard, l’année d’après).

    S’agissant de la nouvelle formule fixant le niveau de la prestation, elle est susceptible d’avoir des conséquences pour 37 % des nouveaux #entrants dans le régime « lors de la première année ». Soit un peu plus de 850 000 personnes (une partie d’entre elles étant également frappées par le durcissement des règles d’accès au régime). Toutes verront leur allocation mensuelle diminuer, la première année dans des proportions oscillant entre 25 % et 50 %, voire un peu plus, pour environ 500 000 individus.

    Des « gagnants » sur la durée

    Cependant, d’autres y gagneront « en termes d’allocations perçues sur la durée » car ils seront « indemnisés suffisamment longtemps » (au-delà d’un an) et percevront « au total un montant d’allocations supérieur ». Pour l’Unédic, la baisse des dépenses permise par cette innovation se situe à environ 250 millions d’euros en 2020 et 1,1 milliard en 2021.

    Enfin, la #dégressivité des allocations pour les salariés les mieux payés (à partir de 3 500 euros nets par mois, environ) va « monte (r) en charge progressivement ». A partir de la fin 2020, « de 1 000 à 2 000 nouveaux allocataires » seront touchés. En régime de croisière, c’est-à-dire à partir de 2026, environ 70 000 personnes recevront, au moins un jour et sur une année, « une allocation journalière affectée » par cette mesure. Elle engendrera 20 millions d’euros d’économies en 2020, 140 millions en 2021 et 350 millions en 2026, selon l’Unédic.
    Au total, les économies induites par la réforme atteindraient un peu plus de 3,4 milliards d’euros pour la période 2020-2021. Un montant qui est très proche de celui escompté par l’exécutif : celui-ci tablait, en effet, sur 3,7 milliards, de novembre 2019 à fin 2021 (300 millions devant être réaffectés à Pôle emploi, ce qui donne au total 3,4 milliards).

    #précarisation #droits_rechargeables (fin des) #salaire_journalier_de_référence #SJR (fin du)

    https://seenthis.net/messages/802653 via colporteur


  • #données biométriques : des risques de sécurité
    https://framablog.org/2019/09/08/donnees-biometriques-des-risques-de-securite

    Rien de ce qui constitue notre vie numérique n’est totalement dépourvu de #failles, pas une semaine ne se passe sans qu’un #piratage massif ne soit révélé. C’est par millions que nos données d’internautes sont exposées, y compris et peut-être surtout … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Internet_et_société #biométrie #biostar2 #fuite #Reconnaissance_faciale #Securite #suprema


  • Les demandeurs d’asile bientôt privés d’argent liquide
    https://www.bastamag.net/Demande-d-asile-refugies-allocation-carte-de-paiement-Office-francais-immi

    Les demandeurs d’asile ne pourront plus effectuer de retrait en liquide. C’est une mesure, annoncée au cœur de l’été, qui risque de compliquer encore un peu plus le quotidien des réfugiés demandant l’asile en France. Ceux-ci bénéficient d’une aide de 6,80 euros par jour – soit 204 euros par mois – le temps que leur dossier soit instruit. Il leur est ainsi remis une « carte d’allocation » qui leur permet de retirer de l’argent liquide – cinq retraits maximum chaque mois – pour effectuer leurs achats et (...) En bref

    / #Droits_fondamentaux, #Migrations, #Discriminations

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  • Aujourd’hui, les licences suffisent-elles ?
    https://framablog.org/2019/08/30/aujourdhui-les-licences-suffisent-elles

    Frank Karlitschek est un développeur de logiciel #Libre, un entrepreneur et un militant pour le respect de la vie privée. Il a fondé les projets #Nextcloud et #Owncloud et il est également impliqué dans plusieurs autres projets de logiciels libres. … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #G.A.F.A.M. #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Libres_Logiciels #5G #Android #Apprentissage_automatique #data #données #Facebook #Microsoft #OpenSource #Stallman


  • Un intermittent du spectacle fait condamner Pôle emploi et obtient 47.000 euros - Capital.fr
    https://www.capital.fr/votre-carriere/un-intermittent-du-spectacle-fait-condamner-pole-emploi-et-obtient-47-000-eu

    Dans un jugement rendu courant avril, le tribunal de grande instance de Montpellier a condamné Pôle emploi à verser trois ans et demi d’indemnités que l’organisme devait à un intermittent du spectacle, révèle le site d’investigation Le D’Oc ce mardi.

    La somme peut paraître spectaculaire. Dans un jugement rendu courant avril par le tribunal de grande instance de Montpellier, Pôle emploi a été condamné à verser une importante somme à un intermittent du spectacle : 47.000 euros révèle le site d’investigation locale Le D’Oc ce mardi 20 août. Cet intermittent avait été privé de ses allocations-chômage pendant trois ans et demi. Les 47.000 euros - qu’il a finalement touchés en juillet - représentent donc l’intégralité des indemnités chômage que Pôle emploi lui devait. Ce à quoi s’ajoutent 5.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral, ainsi que 3.600 euros de frais d’avocat.

    Pour bien comprendre, un retour sur les faits s’impose Eric, intermittent du spectacle, est réalisateur de films. Dans le courant de l’année 2015, il intervient auprès de détenus de la prison de Béziers pour leur apprendre à réaliser des documentaires et des courts-métrages. Du fait de son statut d’intermittent, il a normalement la possibilité de toucher des indemnités en complément des cachets versés par la prison. Mais Pôle emploi s’y oppose. Raison invoquée ? Le métier exercé au sein de la prison - “animateur de formation” selon l’organisme et non pas réalisateur - n’entre pas dans les conditions requises pour bénéficier des allocations lorsque l’on est intermittent.

    “J’ai fourni toutes les preuves (...). Le centre pénitentiaire a également transmis tous les documents nécessaires. Mais l’agent [de Pôle emploi] n’a rien voulu savoir. Pire, il a inventé une série de prétextes pour me refuser des droits aux chômage”, témoigne Éric au site d’investigation. Et ce n’est pas tout : Pôle emploi se serait ensuite mis à douter de la véracité du lien de subordination entre Éric et l’association qui l’emploie. L’intermittent étant gérant d’une Société anonyme à responsabilité limité (SARL), Pôle l’emploi doutait du statut sous lequel il était rémunéré. Être payé en tant que patron l’aurait privé d’indemnisation.

    Pôle emploi condamné par un intermittent, pas une première cette année

    C’est grâce au tribunal de grande instance de Montpellier que le réalisateur va enfin trouver une issue à son affaire qui traîne en longueur. Dans son jugement de mi-juillet, le tribunal estime que son travail exercé au sein de la prison de Béziers “relevait essentiellement de son activité de réalisateur et non d’une activité d’animateur ou de formateur”, lui permettant ainsi de toucher les indemnités. Et s’agissant du lien de subordination avec l’association pour laquelle il a travaillé, il est indiqué que “Pôle emploi échoue à renverser la présomption légale de l’existence d’un contrat de travail”. Et qu’il devait donc être indemnisé au titre d’intermittent.

    À l’avenir, cette affaire pourrait certainement inspirer les avocats qui défendent les chômeurs face à Pôle emploi dans des cas similaires. Ce n’est en tout cas pas la première fois, cette année, qu’un intermittent du spectacle réussit à faire condamner l’établissement public. En avril dernier, toujours, la cour d’appel de Nîmes a fait annuler une dette de près de 15.000 euros que réclamait l’organisme à un intermittent, au motif qu’il n’avait pas fait du spectacle mais de la formation, ce qui n’entrait pas dans les critères d’indemnisation. La juridiction nîmoise a démenti, donnant raison au chômeur.

    #droits_sociaux #spectacle #intermittence #jurisprudence

    https://seenthis.net/messages/798077 via colporteur


  • Les #femmes de #pouvoir

    En ce début de XXIe siècle, les voix féminines se font de mieux en mieux entendre. Démonstration avec les parcours de femmes de conviction : Hillary Clinton, Michelle Bachelet, Inna Shevchenko. Une révolution tranquille est en marche. Petit à petit, le combat pour l’égalité des sexes progresse, dans les coulisses du pouvoir comme dans certains villages du tiers-monde. Aux quatre coins de la planète, à travers leurs trajectoires mêmes, des femmes contribuent à inspirer cette volonté de changement. Ce documentaire passe en revue leurs réussites et leurs combats : les militantes indiennes et nigériennes luttant pour leurs droits, mais aussi des personnalités telles que Christine Lagarde, Michelle Bachelet ou la Femen Inna Shevchenko. D’autres femmes engagées, comme Hillary Clinton, la théologienne Margot Käßmann (ex-évêque de Hanovre) et Melinda Gates, s’expriment dans ce film et donnent leur point de vue sur la condition féminine. Un documentaire qui montre comment, peu à peu, leurs comparses font tomber les barrières qui les empêchaient d’avancer.

    https://www.senscritique.com/film/Les_femmes_de_pouvoir/19821282
    #film #documentaire
    #politique_étrangère_féministe #égalité #leadership_féminin #maternité #Christine_Lagarde #Minouche_Shafik #revenu #quota_féminin #Angela_Merkel #droits_des_femmes #féminisme #Michelle_Bachelet #préjugés #politique #Inde #Daphne_Jayasinghe #toilettes #corruption #Suède #Chili

    #Margot_Wallström, qui déclare :

    «Sexual violence against women is not cultural, is criminal»

    #violences_sexuelles #viol

    #viol_comme_arme_de_guerre #sens_de_culpabilité #armes #commerce_d'armes #Haifaa_al-Mansour #invisibilité #invisibilisation #Arabie_Saoudite #sous-représentation_féminine #religion

    #femmes_du_mur (#mur_des_lamentations)

    #Elana_Sztokman —> #mouvement_féministe_juif_orthodoxe
    (#judaïsme #judaïsme_orthodoxe)

    ligne de bus « #meandrine » (= de stricte observance)

    #ségrégation #patriarcat #radicalisme_religieux #Femen #auto-détermination #mariage_forcé #Niger #mortalité_maternelle #droit_à_l'avortement #avortement #droits_sexuels_et_reproductifs #IVG #Morena_Herera

    #El_Salvador #Las_17 (https://las17.org)

    #machisme
    contrôle de la #fertilité

    Incroyable maire d’un village en #Inde :
    #Chhavi_Rajawat
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/51/Chhavi_Rajawat_at_the_World_Economic_Forum_on_India_2012.jpg/220px-Chhavi_Rajawat_at_the_World_Economic_Forum_on_India_2012.jpg
    https://en.wikipedia.org/wiki/Chhavi_Rajawat

    https://seenthis.net/messages/795739 via CDB_77


  • Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur »
    https://www.bastamag.net/Pantheon-gilets-noirs-occupation-sans-papiers-mal-loges-Republique-repress

    Le symbole est fort : les « sans-visages » de la République française – travailleurs sans papiers, mal-logés, sans-voix – entourant l’autel dédié à la Convention nationale de la Révolution française. L’action d’occupation du Panthéon par « les gilets noirs », sans aucune dégradation, ce 12 juillet, a été ensuite violemment réprimée par la police alors qu’ils demandaient simplement à communiquer leurs revendications au gouvernement. Basta ! était sur place. Le symbole était puissant. Vendredi 12 juillet, en (...) #Résister

    / A la une, #Luttes_sociales, #Reportages, #Vidéos, #Discriminations, #Migrations, Droits (...)

    #Droits_fondamentaux

    https://seenthis.net/messages/792780 via Basta !


  • A Bure, un « état d’urgence permanent » et une « surveillance généralisée » pour réprimer les opposants
    https://www.bastamag.net/Bure-LDH-opposants-nucleaire-etat-d-urgence-surveillance-association-de-ma

    « Les autorités publiques se livrent à un harcèlement contre les opposants au site d’enfouissement destiné à criminaliser leur position et leur manifestation et qui a pour effet de porter atteinte aux libertés individuelles. » Tel est le lourd constat dressé par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) dans un rapport rendu public ce 20 juin, concernant le traitement judiciaire des opposants à Cigeo. Cigeo est un projet d’enfouissement de déchets radiotoxiques porté par l’Agence nationale de gestion des (...)

    En bref

    / #Justice, #Droits_fondamentaux, #Nucléaire, Démocratie !

    #Démocratie_ !
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/rapport_ldh_sur_e_ve_nements_bure_et_traitement_judiciaire_20_06_19_def.pd
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/rapport_mission_fidh_bar-le-duc_2019_02_05_projet_.pdf

    https://seenthis.net/messages/788362 via Basta !


  • Un vaste réservoir d’images sous licences libres
    https://framablog.org/2019/05/06/un-vaste-reservoir-dimages-sous-licences-libres

    Vous cherchez des #Images utilisables pour vos sites ou publications ? Savez-vous qu’il est facile d’en trouver avec divers niveaux de permissions via le #Moteur de #recherche des Creative Commons ? Ces petits logos, familiers des libristes, sont souvent combinés et permettent … Lire la suite­­

    #Communs #Droits_numériques #Libr'en_Vrac #Libres_Cultures #CreativeCommons #Crédits #Flickr #Ressources #Search #UX