• Le #MEDEF n’a pas le droit d’insulter l’École, ses enseignants, ses élèves, ses parents d’élève !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/medef-na-droit-dinsulter-lecole-enseignants-eleves-parents-del

    Le MEDEF a grand coup d’achat de publicité sur la toile et les réseaux sociaux lance une campagne de haine et d’insulte contre l’Education Nationale, les professeurs, mais aussi les élèves et parents d’élèves. Après tout, puisque Macron insulte jours après jours depuis l’étranger les français (faignants, extrémistes, extrémistes, irréformables etc..) pourquoi son patron, #gattaz, […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #Ecole #Education_Nationale #FSU


  • Bernard Ravet ou la fable marseillaise | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/09/21/bernard-ravet-ou-la-fable-marseillaise
    https://neewram.files.wordpress.com/2017/09/marwen-belkaid5.jpg?w=1200

    Comme dans beaucoup d’établissements des quartiers populaires, les collèges du 3ème arrondissement sont confrontés à des problèmes de #violence ou de trafic de drogue par exemple mais également, et c’est le problème le plus important à mes yeux, au creusement d’un fossé chaque jour plus grand entre ces collèges et ceux des quartiers huppés. J’ai déjà longuement disserté sur ce blog à propos du drame qu’a constitué la création du label #ZEP et de toutes ses conséquences mais Marseille demeure sur cette question un exemple à l’envers tant les #inégalités scolaires sont criantes selon le quartier où vous vous trouvez. Il est certes plus commode et aisé de rejeter les causes de ces problèmes structurels sur une supposée montée de l’islamisme mais cela relève au mieux d’une méconnaissance accrue du système au pire d’un #cynisme immonde. Bernard Ravet étant un ancien principal avec de l’expérience j’opte bien plus pour la deuxième option. Parler d’Islam permet donc d’éviter d’aborder des questions très fâcheuses pour les décideurs politiques comme, par exemple, l’état d’#insalubrité de certaines écoles des quartiers nord.

    Nous le voyons donc, si Bernard Ravet et sa fable bénéficient d’une aussi large exposition c’est précisément parce qu’ils permettent de ne pas poser les bonnes questions sur notre système éducatif qui va pourtant si mal. Ce faisant, Bernard Ravet participe largement du mouvement qui tente de substituer aux questions sociales les questions identitaires.

    #éducation #racisme

    https://seenthis.net/messages/631410 via Agnès Maillard



  • « Tu étais habillée comment ? » : L’expo qui montre que viol et vêtements des victimes n’ont rien à voir (HuffingtonPost)
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/18/tu-etais-habillee-comment-lexpo-qui-montre-que-viol-et-vetements-des-

    C’est la question qu’on pose bien trop souvent aux victimes d’agressions sexuelles ; une question qui vise à les stigmatiser, en sous-entendant que le pire aurait pu être évité si elles avaient porté quelque chose de plus couvrant ou de moins sexy.

    Une exposition de l’Université du Kansas cherche à déconstruire cette croyance en apportant une réponse forte. Intitulée « Tu étais habillée comment ? », elle présente 18 récits de violences sexuelles ainsi que les vêtements que portait chaque victime au moment de l’agression. Parmi les tenues, on trouve un bikini, un t-shirt à col jaune pour garçon, une robe rouge sexy et un t-shirt avec un jean.

    #éducation #culture_du_viol #violences_sexuelles #stéréotypes

    https://seenthis.net/messages/631125 via Heautontimoroumenos


  • Emmanuel Todd : « La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire »
    Par Sonya Faure et Cécile Daumas — 6 septembre 2017

    Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative. Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe.

    Trump, Brexit, Macron. Vous analysez les bouleversements au sein des démocraties moins comme les résultats d’une fracture sociale que d’une fracture éducative…
    Nous vivons une phase décisive : l’émergence pleine et entière d’une nouvelle confrontation fondée sur les différences d’éducation. Jusqu’ici, la vieille démocratie reposait sur un système social fondé sur l’alphabétisation de masse mais très peu de gens avaient fait des études supérieures. Cela impliquait que les gens d’en haut s’adressaient aux gens simples pour exister socialement - même les dominants et même la droite. On a cru que la propagation de l’éducation supérieure était un pas en avant dans l’émancipation, l’esprit de Mai 68 finalement. Mais on n’a pas vu venir le fait que tout le monde n’allait pas faire des études supérieures : selon les pays, entre 25 % et 50 % des jeunes générations font des études supérieures, et dans la plupart d’entre eux leur nombre commence à stagner. Les sociétés ont ainsi adopté une structure éducative stratifiée. « En haut »,une élite de masse (en gros, un tiers de la population) qui s’est repliée sur elle-même : les diplômés du supérieur sont assez nombreux pour vivre entre eux. Symétriquement, les gens restés calés au niveau de l’instruction primaire se sont aussi repliés. Ce processus de fragmentation sociale s’est généralisé au point de faire émerger un affrontement des élites et du peuple. La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht. Les élites « savaient », et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté « non ». Ce phénomène de fracture éducative arrive à maturité.

    La lutte des classes sociales est remplacée par la lutte entre les classes éducatives ?
    Oui, même si revenus et éducation sont fortement corrélés. La meilleure variable pour observer les différences entre les groupes est aujourd’hui le niveau éducatif. Les électeurs du Brexit, du FN ou de Trump sont les gens d’en bas (même si le vote Trump a été plus fort qu’on ne l’a dit dans les classes supérieures), qui ont leur rationalité : la mortalité des Américains est en hausse, et même si les économistes répètent que le libre-échange, c’est formidable, les électeurs pensent le contraire et votent pour le protectionnisme.

    Les trois grandes démocraties occidentales ont réagi différemment à cet affrontement entre élite et peuple…
    En Grande-Bretagne, il s’est passé un petit miracle : le Brexit a été accepté par les élites, et le Parti conservateur applique le vote des milieux populaires. C’est pour moi le signe d’une démocratie qui fonctionne : les élites prennent en charge les décisions du peuple. Ce n’est pas du populisme car le populisme, c’est un peuple qui n’a plus d’élites. David Goodhart, le fondateur de la revue libérale de gauche Prospect, parle de « populisme décent », une magnifique expression. Les Etats-Unis sont, eux, dans une situation de schizophrénie dynamique. Les milieux populaires, furibards et peu éduqués, ont gagné l’élection, une partie des élites l’a acceptée (Trump lui-même fait partie de l’élite économique et le Parti républicain n’a pas explosé) mais l’autre moitié de l’Amérique avec l’establishmentla refuse. C’est un pays où règne donc un système de double pouvoir : on ne sait plus qui gouverne. En France, nous sommes dans une situation maximale de représentation zéro des milieux populaires. Le FN reste un parti paria, un parti sans élites. Le débat du second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en a été la parfaite mise en scène. A son insu, Marine Le Pen a exprimé l’état de domination intellectuelle et symbolique de son électorat qui est, de plus en plus, peu éduqué, populaire, ouvrier. La dissociation entre les classes sociales est à son maximum. L’absence de solidarité entre les groupes sociaux est typique de la dissociation d’une nation.

    La France insoumise est-elle une tentative de renouer le contact entre élite et peuple ?
    Elle est le phénomène électoral intéressant de cette dernière élection. Il m’intéresse d’autant plus que je n’y croyais pas du tout ! Les électeurs de Mélenchon sont jeunes comme ceux du FN. Mais ce qui est vraiment original dans l’électorat de Mélenchon, c’est son caractère transclassiciste. Ouvriers, employés, professions intermédiaires, diplômés du supérieur : toutes les catégories sociales y sont représentées. En ce sens, les progrès de La France insoumise ne seraient pas une nouvelle forme de gauchisme, mais exactement l’inverse : une certaine forme de réconciliation des catégories sociales et éducatives françaises. Reste à savoir si Mélenchon a dans la tête ce qu’il faut pour gérer une telle réconciliation.

    Et Emmanuel Macron ?
    On ne peut pas savoir ce qu’il y a dans la tête de Macron : il est jeune et trop instable, son parcours professionnel l’a montré. Il est pour l’instant sur une trajectoire de conformisme absolu. Réformer, flexibiliser, accepter la gestion allemande de la monnaie… une direction qui amène inévitablement à un ou deux points de chômage supplémentaires en fin de quinquennat. Pour Macron, poursuivre dans cette voie, c’est accepter de disparaître politiquement à 40 ans. Une hollandisation éclair.

    Vous êtes un homme de gauche, comment voyez-vous sa situation aujourd’hui ?
    Je ne suis pas très optimiste ! L’une des grandes faiblesses de la science politique est de réfléchir aux citoyens comme à des êtres abstraits. Mais quand on décrypte, comme je le fais, des variables sociologiques, on arrive à la conclusion qu’il existe un subconscient inégalitaire dans notre société. La stratification éducative, je l’ai dit, a provoqué une fermeture du groupe des éduqués supérieurs sur lui-même. La crétinisation politico-sociale des mieux éduqués est un phénomène extraordinaire. Le vieillissement de la population va aussi dans le sens d’une préférence pour l’inégalité. Que devient la démocratie quand les gens sont en moyenne beaucoup plus âgés et riches ? Dans le logiciel de La France insoumise, il y a la révolte. Mais des révolutions au sens mélenchoniste dans un pays où l’âge médian de la population atteint les 40 ans, je n’en ai jamais vu. Les peuples qui font des révolutions ont 25 ans d’âge médian. La société française semble dans une impasse.

    Vous êtes de plus en plus critique sur l’Europe. Dans votre livre, vous craignez une dérive autoritaire du continent…
    Je suis arrivé au bout de ma réflexion. Comment exprimer ces choses-là gentiment… Je ne veux surtout plus adopter la posture du mec arrogant. Que se passe-t-il en Europe ? L’Allemagne meurt démographiquement mais elle conserve un niveau d’efficacité économique et politique prodigieux. Elle a pris le contrôle de la zone euro. Je pense que les historiens du futur parleront du choix de l’euro comme d’une option stratégique inimaginable. Comme de la ligne Maginot en 1940. L’euro ne marche pas, mais il s’est installé dans les esprits pour des raisons idéologiques, et on ne peut pas en sortir. Autour de l’Allemagne, les pays latins sont en train de dépérir, avec des taux de chômage ahurissants, et les pays de l’Europe de l’Est ont vu chuter leur taux de natalité, signe d’une grande angoisse. Les inégalités sont plus fortes au sein de l’espace économique et social européen - entre les revenus allemands et roumains - qu’au sein du monde anglo-saxon qu’on dénonce toujours comme étant le summum de l’inégalité.

    Mais le but de l’Union est, à terme, de faire converger les conditions de vie…
    Les gouvernements élus dans les pays faibles ne peuvent plus changer les règles. Mais est-ce une surprise ? Il faut étudier l’inconscient des sociétés européennes : il y a, dans la zone euro, une prédominance de régions dont la structure familiale traditionnelle était la famille souche, ce système paysan dans lequel on choisissait un héritier unique, et dont les valeurs étaient inégalitaires, autoritaires. Au fond, mon analyse des couches subconscientes de l’Europe retombe sur un lieu commun historique : qui, dans les années 30, aurait décrit l’Europe continentale comme le lieu de l’épanouissement de la démocratie libérale ? Les berceaux de la démocratie sont le monde anglo-saxon et le Bassin parisien. Pour le reste, les contributions modernes à la politique de la zone euro, c’est Salazar, Pétain, Franco, Hitler, Dollfuss…

    Est-ce que ça condamne l’idéal européen ?
    Compte tenu du potentiel anthropologique et post-religieux de l’Europe continentale, il aurait été ridicule de s’imaginer qu’après le repli anglo-américain de la zone, car c’est cela qu’on vient de vivre sur le plan géopolitique, une réelle démocratie pourrait perdurer. Ce qui ré émerge aujourd’hui, ce sont les traditions propres du continent européen, et elles ne sont pas propices à la démocratie libérale. La France pourrait porter des valeurs démocratiques et égalitaires… mais la France n’est plus autonome.

    Le risque pour l’Europe, c’est l’autoritarisme ?
    Même si la démocratie disparaît, ça ne veut pas dire qu’on va vers le totalitarisme, ni qu’on perd la liberté d’expression, et que la vie devient insupportable pour tout le monde. Mais ce qui est insupportable dans le stade post-démocratique actuel, c’est que la vie reste plutôt agréable pour les gens d’en haut tandis qu’une autre partie de la population est condamnée à la marginalité. Peut-être que le système explosera. Peut-être que la France retrouvera son autonomie et, comme les Britanniques, une façon de reformer une nation, avec ce que ça suppose de solidarité entre les classes sociales.

    Vous intervenez aujourd’hui en tant qu’historien, polémiste ?
    Je suis beaucoup intervenu, parfois de manière polémique, dans le débat public. Mais, avec ce livre, j’ai voulu revenir au plaisir de l’observation historique, sans prendre partie. Je suis à la fois un citoyen qui s’énerve parce que je suis toujours dans le camp des perdants, et qu’à force, c’est agaçant, mais je suis aussi un historien. Et ce qui est bien, c’est que même quand le « citoyen » perd, l’histoire, elle, continue. Je pense que la démocratie est éteinte en Europe. Le gros de l’histoire humaine, ce n’est pas la démocratie. L’une de ses tendances lourdes est au contraire l’extinction de la démocratie. En Grèce, en France, les gens votent, et tout le monde s’en moque. Pour un citoyen, c’est tout de même embêtant. Pour un Français qui se pense français, c’est carrément humiliant. Mais un historien sait qu’il y a une vie après la démocratie.

    http://www.liberation.fr/debats/2017/09/06/emmanuel-todd-la-cretinisation-des-mieux-eduques-est-extraordinaire_15946

    #Démocratie #europe #union_européenne #euro #Famille #Education #élite #gréce #france #allemagne #Emmanuel_Todd

    https://seenthis.net/messages/630764 via BCE 106,6 Mhz


  • #Education : dossier spécial #rentrée_des_classes
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/education-dossier-special-rentree-classes

    En cette rentrée des classes, les jeunes des #JRCF propose des réfléchir aux grandes questions concernant la #Jeunesse et le système éducatif www.initiative-communiste.fr vous propose le dossier spécial lu sur le blog des JRCF Et oui, il est venu le temps de la rentrée des classes. Allons, ne nous le cachons pas, nous préférerions tous […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #Ecole #Education_Nationale #PRCF ?



  • A Gaillac, une sombre histoire de tableaux noirs - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/09/13/a-gaillac-une-sombre-histoire-de-tableaux-noirs_1596062
    http://md1.libe.com/photo/413960-numbers-and-letters.jpg?modified_at=1505325968&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Des enseignants d’un collège tarnais sont visés par une plainte pour vol, intrusion et effraction après avoir essayé de sauver des tableaux noirs destinés à la déchetterie.

    Ce sont des tableaux couleur ardoise sur lesquels plusieurs générations d’élèves et d’enseignants ont usé leurs craies. Au collège Albert-Camus de Gaillac (Tarn), on se préparait à les remplacer par des tableaux blancs et des feutres. Des travaux estivaux allaient être lancés au premier étage de l’établissement, nouvelle étape dans la rénovation de l’établissement, financée à hauteur de 10 millions d’euros par le conseil départemental. L’année précédente, il y avait eu une opération similaire au deuxième étage : les tableaux blancs avaient pris la place des anciens noirs, tous conduits à la déchetterie. Pour éviter la même opération poubelle cette année, dès le mois de décembre 2016, des enseignants adressent donc un courrier à la cheffe d’établissement pour lui demander de préserver « leur outil de travail ». Pas de réponse malgré plusieurs relances.

    Le mercredi 28 juin, quelques jours avant la fin de l’année scolaire, six professeurs aidés par des parents d’élèves prennent donc l’initiative de mettre ces tableaux à l’abri pendant l’été, sans autorisation. Ils souhaitent les stocker, puis les réinstaller dans les classes à la rentrée, en complément des nouveaux tableaux. Alors qu’ils sont en train de charger le tout dans des camionnettes, la gendarmerie intervient sur le parking pour stopper l’opération, alertée d’un « cambriolage au collège ». Le groupe de dissidents est invité à décharger les tableaux et les laisse sur place, dans le hall. Cette histoire, déjà un peu insolite, aurait pu s’arrêter là. Mais elle s’est peu à peu transformée en affaire à deux volets, d’abord judiciaire puis disciplinaire.

    Des enseignants militants

    A la suite de l’échec de l’opération récup, la direction de l’établissement a déposé plainte pour « effraction, intrusion et vol », les domiciles des professeurs ont été perquisitionnés et ils sont désormais visés par une procédure disciplinaire du rectorat de Toulouse. Un comité de soutien formé durant l’été a lancé une pétition : 9 000 signatures en une semaine. Pascal Pragnère, porte-parole de ce comité, estime que les procédures engagées sont « disproportionnées ». Le conseiller municipal EE-LV d’Albi et ancien délégué syndical, toujours syndiqué à Sud éducation, connaît personnellement certains des enseignants accusés. « Les personnes mises en cause sont complètement investies dans leur travail pédagogique. Elles sont très impliquées dans la vie des environs de Gaillac et dans les mouvements sociaux, certains sont des militants syndicaux », précise-t-il.

    Et d’ajouter que ces professeurs sont présents depuis longtemps dans l’établissement tarnais, sans jamais poser de problème. Il assure enfin que la directrice du collège, présente sur les lieux, n’a pas exigé que les enseignants arrêtent leur opération récup. Contactée par Libération, elle ne désire pas répondre aux questions de la presse. Le Département confirme que l’opposition de certains professeurs, « consultés quant aux choix des tableaux qu’ils souhaitent utiliser dans les salles de classe », était connue. Leur volonté de récupérer les anciens tableaux, à l’inverse de la politique de rénovation du département qui promeut les classes tablettes et les tableaux interactifs, « a peut-être été perçue comme un signe de défiance », tente d’expliquer Pascal Pragnère.

    Accusés d’avoir volé du matériel scolaire disparu

    Les enseignants ne sont pas seulement accusés d’avoir voulu dérober des tableaux noirs mais d’avoir été les auteurs de vols d’autres objets manquant à l’inventaire réalisé en fin d’année. C’est ce que les intéressés ont appris lors de leurs auditions le 28 juillet et le 3 août. Durant la perquisition qui a suivi, les gendarmes étaient à la « recherche de deux tabourets, de deux tables d’élèves et des chariots pour téléviseurs et rétroprojecteurs », selon le comité de soutien, qui indique que la liste des objets volés aurait tendance à s’allonger. Pour preuve selon Pascal Pragnère, un communiqué récent du rectorat, consulté par Libération, qui ajoute des étagères. Il reconnaît que les enseignants, qui n’avaient prévu de récupérer que cinq tableaux au départ, ont vu que deux écrans enrouleurs et trois porte-cartes devaient avoir le même destin et les ont pris.

    Du côté du rectorat, la procédure disciplinaire engagée pourrait mener à des blâmes, des avertissements, des mutations ou même à des radiations. Pascal Pragnère détaille ce qui leur est reproché en donnant sa version des faits : « Il y a d’abord l’intrusion dans un établissement scolaire, alors qu’ils étaient convoqués ce jour-là pour le déménagement du mobilier du collège en vue des travaux, où il était prévu de mettre les tableaux en sécurité. On les accuse aussi d’avoir manqué de loyauté vis-à-vis de leur hiérarchie, parce qu’ils n’auraient pas prévenu de ce qu’ils voulaient faire. Pourtant, ils ont envoyé un courrier à plusieurs reprises depuis décembre : au mois de mars, d’avril, de mai… La troisième raison est l’usurpation de mobilier administratif, alors que les tableaux étaient destinés à la déchetterie et qu’ils ne souhaitaient pas se les approprier. » Le rectorat n’a pas encore répondu aux demandes de précision de Libération.

    « Eléments faux »

    Lors d’une conférence de presse organisée mercredi après-midi, le comité de soutien a dénoncé la présence « d’éléments faux » dans des communiqués émis par le conseil départemental et le rectorat, sur lesquels les procédures disciplinaires sont basées. Les enseignants demandent l’arrêt des poursuites à leur encontre d’ici le début de la semaine prochaine et disent envisager une action en « diffamation par voie de presse ».

    Les six accusés seront convoqués par le rectorat dans la semaine pour prendre connaissance de leur dossier administratif. « Nous avons envoyé un courrier au ministre de l’Education nationale, nous nous attendons à une réaction rapide étant donné l’ampleur que ça prend au niveau national », espère le porte-parole du comité de soutien. Pour le moment, pas de réponse de Jean-Michel Blanquer, actuellement en déplacement sur l’île de Saint-Martin.

    Alors là j’en reste bouche bée. Dans l’Éducation nationale, on peut commettre des actes pédophiles et passer littéralement entre les mailles du filet judiciaire et administratif, mais par contre il suffit de récupérer un tableau destiné à la poubelle pour se retrouver passible de graves sanctions et comparaitre devant un tribunal. Moi je sais pas mais si j’avais des enfants j’aurais des angoisses à les confier à une administration qui fait des trucs pareils.
    #éducation_nationale #collège #tarn #tribunal

    https://seenthis.net/messages/629612 via ninachani


  • Moi professeur, j’ai fait un rêve… #école #rentrée
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/moi-professeur-jai-reve-ecole-rentree

    Par un enseignant syndicaliste proche du PRCF : « Moi professeur », j’ai fait un rêve… … qui, certes, n’a rien de grandiose ni de si utopique que ça, vous allez voir ! J’ai rêvé que les contre-réformes scolaires de ces dernières décennies, toutes dictées par l’euro-austérité (les « critères de Maastricht qui font corps avec la monnaie unique) […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #Ecole #Education #Education_Nationale #lycée #PRCF ?


  • Les petits Polonais à l’école du #conservatisme ? Des enseignants résistent
    https://hu-lala.org/petits-polonais-a-ecole-conservatisme-enseignants-resistent

    Des professeurs et des parents d’élèves entendent manifester en cette journée de rentrée des classes contre la refonte de l’Éducation nationale opérée par le parti PiS qui mène sa « révolution conservatrice » tambour battant en #Pologne.

    Rentrée des classes mouvementée en Pologne. Le syndicat national des enseignants ZNP, le principal syndicat de l’éducation nationale, a lancé un appel à la grève ce lundi 4 septembre, jour de rentrée scolaire. Une manifestation de parents d’élèves est également attendue cet après-midi devant le ministère de l’Éducation nationale, à Varsovie.

    #Société #Article_payant #école #éducation_nationale #enseignement


  • Témoignage Rentrée des classes : l’école de votre enfant est menacée !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/temoignage-rentree-classes-lecole-de-enfant-menacee

    C’est la rentrée des classes, l’occasion de s’intéresser à ce qui se passe à l’école. Initiative Communiste vous propose le témoignage d’un professeur des écoles sur les menaces qui pèsent sur l’école de vos enfants. L’euro austérité véritable et seul moteur des réformes de l’école qui s’empilent les unes sur les autres avec la succession […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #Ecole #Education_Nationale #enseignant #privatisation #rentré_des_classes #uber


  • « Les socialistes investiront dans l’école là où le #Fidesz a préféré construire des stades »
    https://hu-lala.org/les-socialistes-investiront-dans-lecole-la-ou-le-fidesz-a-prefere-construir

    Pour #Ágnes_Kunhalmi, « l’éducation n’est pas un privilège mais un investissement commun pour une vie meilleure ». La responsable de la fédération de Budapest du Parti socialiste hongrois (MSzP) critique le bilan du Fidesz au pouvoir en matière éducatif et trace ses propositions pour l’école à quelques mois des élections législatives.

    #Politique #Article_payant #éducation #Élections_législatives_hongroises_de_2018 #gauche #KLIK #László_Botka #MSzP #Système_scolaire #Viktor_Orbán


  • Les petits Polonais à l’école du #conservatisme ? Des enseignants appellent à la grève
    https://hu-lala.org/petits-polonais-a-ecole-conservatisme-enseignants-appellent-a-greve

    Des professeurs et des parents d’élèves entendent manifester en cette journée de rentrée des classes contre la refonte de l’Éducation nationale opérée par le parti PiS qui mène sa « révolution conservatrice » tambour battant en #Pologne.

    Rentrée des classes mouvementée en Pologne. Le syndicat national des enseignants ZNP, le principal syndicat de l’éducation nationale, a lancé un appel à la grève ce lundi 4 septembre, jour de rentrée scolaire. Une manifestation de parents d’élèves est également attendue cet après-midi devant le ministère de l’Éducation nationale, à Varsovie.

    #Société #Article_payant #école #éducation_nationale #enseignement




  • Au menu des manuels scolaires hongrois…
    https://hu-lala.org/au-menu-des-manuels-scolaires-hongrois

    La « révolution conservatrice » prônées par le #Fidesz depuis son retour au pouvoir en 2010 s’est traduit par l’introduction de cours de #Religion et d’éthique (au choix) pour les élèves et par l’introduction de manuels scolaires promouvant la vision rétrograde du pouvoir. Une journaliste hongroise dénonce avec ironie le contenu de ces nouveaux manuels.

    #Société #Article_payant #conservatisme #école #éducation_nationale #enseignement #Hongrie



  • « On ment aux élèves sur leur niveau réel » - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20170412.OBS7925/on-ment-aux-eleves-sur-leur-niveau-reel.html
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/16002872-on-ment-aux-eleves-sur-leur-niveau-reel.jpg
    Le contenu est plus subtil que ce que le titre laisse penser.

    Il y a aujourd’hui des lycées pour cadres dirigeants et des lycées pour salariés. On comprend mieux la panique des parents devant le choix d’un établissement pour leur enfant. Cette répartition des rôles est tacitement intégrée par les élèves. Quand un de mes élèves veut faire des études de commerce, il me dit timidement qu’il va essayer un BTS ; à quelques kilomètres de là, un autre aura parfaitement en tête le classement des prépas commerciales. Il y a ceux auxquels la famille montre la marche à suivre, ceux qui n’ont aucune difficulté à décoder le système, et les autres, ceux qui choisissent leur orientation tout seuls, au milieu des schémas et des arborescences d’un CIO, le centre d’information et d’orientation.

    Et malheur à ceux qui veulent aller au-delà de l’objectif professionnel qui leur est assigné. Ceux-là, ceux qui se risquent à vouloir devenir médecins ou avocats par exemple, alors qu’ils ne sont pas dans un lycée prévu pour, vont payer un lourd tribut. Comme on leur a menti sur leur niveau réel, ce n’est pas au lycée mais sur les bancs de l’université, quand il est trop tard pour colmater les brèches, qu’ils découvriront l’étendue de tout ce qu’ils n’ont pas appris.

    Pour ceux-là, ou plutôt pour celles-là, car ce sont souvent des filles qui ont cru de tout leur cœur à la fonction émancipatrice de l’école, ce sera la longue galère des réorientations qui s’achève souvent dans une succession de petits boulots. Ils sont des milliers, ces élèves méritants, dont les familles nous avaient fait une confiance absolue. Nous les avons laissés se casser les dents sur leurs rêves et leurs ambitions. Ne sous-estimons pas l’étendue de cet immense gâchis et la colère qu’il a pu engendrer dans de nombreuses familles.

    #éducation #sélection #discrimination

    https://seenthis.net/messages/626211 via Agnès Maillard


  • Collège et #Rythmes_scolaires : le ministre Blanquer veut passer l’effaceur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290817/college-et-rythmes-scolaires-le-ministre-blanquer-veut-passer-l-effaceur

    Jean-Michel Blanquer, le 24 mai 2017 © Reuters Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’éducation nationale, #jean-Michel_Blanquer a partagé sa vision de l’école devant la presse. Il entend d’ores et déjà, seulement trois mois après sa nomination, défaire ce que la gauche a fait en matière d’éducation, au nom du « pragmatisme ».

    #France #éducation_prioritaire #lecture #réforme_du_collège #rentrée_scolaire


  • Collège et #Rythmes_scolaires : le ministre Blanquer veut déjà passer l’effaceur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290817/college-et-rythmes-scolaires-le-ministre-blanquer-veut-deja-passer-l-effac

    Jean-Michel Blanquer, le 24 mai 2017 © Reuters Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’éducation nationale, #jean-Michel_Blanquer a partagé sa vision de l’école devant la presse. Il entend d’ores et déjà, seulement trois mois après sa nomination, défaire ce que la gauche a fait en matière d’éducation, au nom du « pragmatisme ».

    #France #éducation_prioritaire #lecture #réforme_du_collège #rentrée_scolaire


  • Collège et #Rythmes_scolaires : le ministre Blanquer veut déjà passer l’effaceur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290817/college-et-rythmes-scolaires-le-ministre-blanquer-veut-deja-passer-lefface

    Jean-Michel Blanquer, le 24 mai 2017 © Reuters Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’éducation nationale, #jean-Michel_Blanquer a partagé sa vision de l’école devant la presse. Il entend d’ores et déjà, seulement trois mois après sa nomination, défaire ce que la gauche a fait en matière d’éducation, au nom du « pragmatisme ».

    #France #éducation_prioritaire #lecture #réforme_du_collège #rentrée_scolaire


  • « En contexte de guerre, le fondement de l’école n’a jamais été d’apprendre à se protéger de l’extérieur » (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/148959/exercice-terrorisme-ecoles

    Plusieurs cas d’exercices de préparation aux attentats dans les écoles montrent que les enfants ne comprennent pas ou prennent peur. Le contraire de ce qui était recherché.

    #éducation #établissements #terrorisme #éducation_à_la_peur

    https://seenthis.net/messages/620741 via Heautontimoroumenos


  • #Mali : une génération sacrifiée
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020817/mali-une-generation-sacrifiee

    Vidéo dans l’article Durant l’été 2017, Mediapart s’associe aux Haut-Parleurs pour vous donner des nouvelles du monde. Avec cette vidéo de 4 minutes réalisée par Mamadou Coulibaly, nous partons au Mali, où la crainte des terroristes islamistes prive les enfants d’école depuis plus de cinq ans.

    #International #éducation


  • M+ : paroles d’Auvergnats
    http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/maitres-surnumeraires/m-paroles-dauvergnats

    Cet écrit est un texte collectif né du bilan de la #Formation des enseignants surnuméraires (M+) sur le département du Puy-de-Dôme (63), communiqué par Marc Daguzon, enseignant-chercheur à l’ESPE de Clermont-Auvergne. Pour ces enseignants, le point fort du dispositif est dans l’espace ouvert pour questionner chacun de ceux qui y participent (maîtres titulaires, M+ et accompagnateurs du dispositif) sur ses pratiques au jour le jour et de les mettre en question. Et ils en parlent bien...

    #Éducation_prioritaire #élémentaire #Travail_enseignant #dispositifs #métier #Didactique #travail_collectif #Document


  • #jean-Michel_Blanquer, l’école à droite
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240717/jean-michel-blanquer-lecole-droite

    Interviewé par Le JDD, le ministre de l’éducation nationale a notamment affirmé que « l’ennemi du service public, c’est l’égalitarisme ». Des propos qui rappellent sa proximité idéologique avec l’Institut Montaigne et sa vision du système éducatif « où l’excellence et le mérite seraient au service du progrès social ».

    #France #école #Education_nationale #Institut_Montaigne