• « Comment fait-on quand on n’a pas d’ordinateur ? » : reportage avec les oubliés de la « start-up nation »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/31/illectronisme-les-oublies-de-la-start-up-nation_5376860_3224.html
    https://img.lemde.fr/2018/10/30/326/0/3900/1950/644/322/60/0/bb60fbe_tICQJ3AvNA6KVAp3_SDD19sd.jpg

    Sur la table de sa salle à manger, Annie, 71 ans, a étalé tous les courriers qu’elle range habituellement précautionneusement dans des pochettes à rabats. Il y a là des lettres de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV), de la Caisse d’allocations familiales (CAF), des avis d’imposition. Cette ancienne gardienne d’immeuble en Seine-Saint-Denis veut comprendre pourquoi sa retraite de base est passée de 1 145,94 euros à 1 106,38 euros. Et depuis quand exactement ? Elle a beau chercher, elle ne trouve pas. Les derniers courriers de la CNAV remontent à 2015. Où sont passés les autres ? « Ah mais je n’en reçois plus maintenant, c’est tout par Internet, déclare-t-elle. Et Internet, moi j’y connais rien. »

    Se lancer seule dans la création de son « espace personnel » ? Annie ne l’imagine même pas. Il lui faudrait remplir sans se tromper son numéro de Sécurité sociale, sa date de naissance, mais surtout inventer un mot de passe et franchir l’étape de sécurité qui oblige l’internaute à recopier des lettres biscornues pour prouver qu’elle n’est « pas un robot » : « Qu’est-ce que c’est que ce machin-là ? », se cabre la retraitée.
    « Le côté humain disparaît derrière les écrans »

    Comme elle semble loin de ce HLM de Seine-Saint-Denis, la « start-up nation », cette nation qui « pense et bouge comme une start-up », cette France bientôt « leader de l’IA [intelligence artificielle] et des deeptechs [des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture] » dont rêve Emmanuel Macron, comme le 9 octobre à Paris, devant les « start-upeur » de la Station F.

    Lors de sa présentation de la réforme de l’Etat, lundi 29 octobre, le premier ministre, Edouard Philippe, a d’ailleurs redit son « ambition » : « que 100 % des services publics soient accessibles en ligne à l’horizon 2022 ».

    #dématérialisation #guerre_aux_pauvres #exclusion #paywall

    https://seenthis.net/messages/733402 via Agnès Maillard


  • je m’appelle rue

    Entre politique et autobiographie, un regard et une réflexion sur Paris, le fait d’avoir ou de ne pas avoir « les codes », le rap comme parole portée à la limite du chant, la ville vitrifiée, notre violence, la leur :

    Violence de la non-violence, du non-contact, de la non-rencontre, de la séparation ; les opérations de police ne sont que la face spectaculaire et visible du processus. Tout commence dans / par la vie privée, dans / par les formes de vie.

    #rap #hip-hop #Paris #exclusion #gentrification #rue #graffitis #tags

    https://oulaviesauvage.blog/2018/04/26/je-mappelle-rue

    https://seenthis.net/messages/689964 via kaparia


  • #Données_fantômes : ce qui n’est pas compté et qui compte

    La #discrimination par la collecte de données et la #catégorisation_informatique.

    Certaines données sont collectées, d’autres sont manquantes. Qu’est-ce qui préside à ce choix ? L’artiste et chercheuse nigérienne-américaine #Mimi_Onuoha interroge les façons dont les individus sont catégorisés. Elle s’attache à mettre en évidence que la #collecte, l’#enregistrement et l’#archivage des données sont liés aux questions de #contrôle et de #pouvoir.

    Le travail de Mimi Onuoha autour des « #banques_de_données_manquantes » éclaire la discrimination et la #violence algorithmique qui est infligée aux #queers, aux #migrants et aux #minorités, souvent exclus et mal représentés par les systèmes de #décision_automatique. Alors que les algorithmes sont de plus en plus utilisés dans l’élaboration des politiques civiques, sociales et culturelles, il devient crucial de réfléchir de manière critique aux politiques qui façonnent nos infrastructures numériques.

    https://gaite-lyrique.net/article/donnees-fantomes-ce-qui-nest-pas-compte-et-qui-compte
    #données #bases_de_données #invisibilité #catégorisation #inclus #exclus #exclusion #algorithmes
    signalé par @fil

    https://seenthis.net/messages/731674 via CDB_77


  • Un an après, la galère des anciens députés Caroline Fontaine - 3 aout 2018 - maris patch
    https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Un-an-apres-la-galere-des-anciens-deputes-1567013

    Seuls 25 % des élus de l’Assemblée nationale ont survécu au raz-de-marée En marche !. Parmi les battus, une grande majorité de socialistes. Leur difficulté à retrouver un emploi signe la fin de « l’ancien monde ».

    C’est le premier signe d’un changement d’importance : ils ne décrochent plus leur téléphone aux premières sonneries. D’ailleurs, ils ne le décrochent plus du tout. Et ils ne rappellent pas. Difficile pour eux, qui ont tant aimé prendre la lumière, d’annoncer qu’ils ne s’en sortent pas. Les élections législatives de 2017 ont laissé 434 sortants sur le carreau, dont environ deux tiers sont PS ou écologistes. Un an après, leur reconstruction personnelle et professionnelle est, pour beaucoup, loin d’être achevée. Digérer l’humiliation de la défaite – certains n’ont pas passé le premier tour – a pris du temps. « Pendant les cinq ans de mon mandat, je me suis investi à 110 %, confie Philippe Baumel, ancien élu socialiste de Saône-et-Loire. Mon échec m’a semblé profondément ingrat. J’ai vécu pendant six mois une forme de tétanisation. J’ai eu beaucoup de mal à tourner la page. »

    Six mois, c’est le temps qu’il a fallu à Véronique Massonneau, ex-députée écolo de la Vienne, pour ne serait-ce que sortir de chez elle : « J’avais du mal à supporter la compassion des gens. » Idem pour Catherine Lemorton, ancienne présidente PS de la commission des Affaires sociales, qui avait vendu sa pharmacie pour se consacrer à son travail d’élue. « Après le choc », elle a flirté avec les abîmes : « J’ai flanché. Ne plus me sentir utile a été très violent pour moi. » « On a eu peur qu’elle se suicide », glisse une de ses anciennes camarades. « La politique est une drogue dure », s’excuse Alexis Bachelay, ex-député socialiste des Hauts-de-Seine et porte-parole de Benoît Hamon pendant la campagne de la primaire. Tous sont habités par un profond sentiment d’injustice : s’ils n’ont pas été réélus, ce n’est pas leur faute, non, mais celle de François Hollande et de son gouvernement. « J’avais un seul défaut circonstanciel, celui d’être socialiste », dit Catherine Lemorton. Un an après, les plaies ne sont pas encore toutes cicatrisées.
    https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBLqE98.img?h=414&w=624&m=6&q=60&o=f&l=f&x=459&y=258.jpg
    Notre enquête révèle leur difficulté à trouver un emploi malgré leur réseau et leur expérience
    Un sevrage violent, voilà donc le premier enseignement de notre enquête. Pour tous, même pour les 225 qui ont fait valoir leurs droits à la retraite. « J’avais le sentiment de n’avoir pas démérité », confie Dominique Raimbourg, ancien patron socialiste de la commission des Lois à l’Assemblée. Mais eux, au moins, savent qu’à leur manière, ils ont eu « de la chance », selon les mots de Patricia Adam, son homologue PS à la Défense : « Je suis un privilégié dans le sens où je suis vieux ! » s’amuse Raimbourg. Leur téléphone sonne beaucoup moins, mais, grâce à leur pension, ils ont pu rester actifs – en s’impliquant dans des associations, des think tanks ou des fondations – sans crainte du lendemain. « Ça aide », confirme Jean-Christophe Cambadélis, ancien patron du PS et ex-député de Paris. Pour les autres, pour ceux qui, comme le dit Véronique Massonneau, ont eu « la mauvaise idée de n’avoir “que” 59 ans », notre enquête révèle leur difficulté à trouver un emploi malgré leur réseau et leur expérience. Une première.

    « J’ai réalisé qu’on paraissait obsolète », s’attriste Véronique Massonneau
    « Autrefois, les députés avaient des carrières longues, explique Emile Blessig, président du Groupe des anciens députés. S’ils perdaient leur siège, ils gardaient leur mairie, leur conseil général… » Désormais, l’interdiction du cumul des mandats les prive de cette possibilité de rebond. Autre changement, l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron a signé la fin de l’alternance, ce balancier qui garantissait un retour dans l’hémicycle : après la droite, la gauche et ainsi de suite. Résultat, beaucoup se sont retrouvés sans rien. « Je ne suis plus une personne publique, je n’ai plus à m’exprimer », coupe Sandrine Mazetier, ancienne vice-présidente socialiste de l’Assemblée nationale. « Je n’ai rien à vous dire. Je suis redevenu un citoyen ordinaire », prétend Kader Arif, autrefois plus bavard dans sa vie d’élu de Haute-Garonne ou de ministre délégué de François Hollande. « Certains ont pris de tels coups sur la gueule qu’ils ne veulent plus entendre parler de rien », décode Catherine Coutelle, présidente de l’Association des anciennes députées. Et ce d’autant moins que la poignée d’anciens députés qui ont raconté leurs difficultés ont récolté sur les réseaux sociaux une volée d’insultes, sur le thème : « Mais pour qui se prend ce privilégié ? » Alors ils préfèrent se taire.
     « Avant, une entreprise pensait qu’un politique pouvait lui apporter des marchés, analyse Jean-Christophe Cambadélis. Aujourd’hui, elle se dit qu’il va lui valoir des emmerdes »

    « La vague a touché beaucoup de monde, rappelle Véronique Massonneau. Il y a d’anciens ministres, des vice-présidents de l’Assemblée nationale sans emploi. Et comme on cherche tous dans les mêmes domaines – porte-parole de fondation, dans les relations institutionnelles –, les places sont rares. » Alors même que leur image s’est dégradée : « Avant, une entreprise pensait qu’un politique pouvait lui apporter des marchés, analyse Jean-Christophe Cambadélis. Aujourd’hui, elle se dit qu’il va lui valoir des emmerdes ! » Catherine Coutelle opine : « Elles n’ont pas envie de s’encombrer avec des gens battus et dévalués dans l’opinion. » De surcroît s’ils viennent du PS. Alexis Bachelay raconte : « J’ai passé quelques entretiens. Mon étiquette politique est complètement démonétisée. Dans l’ancien monde, on était recruté parce que, cinq ans plus tard, on allait être à nouveau au pouvoir. Là, on est tricard. » Tricard et ringardisé par les jeunes loups macronistes. « J’ai réalisé qu’on paraissait obsolète », s’attriste Véronique Massonneau. Un « retour au réel » d’autant plus dur que certains « ont pris de mauvaises habitudes, admet Jean-Christophe Cambadélis. Ils ne veulent pas perdre leur position sociale. Ils cherchent donc des emplois plus élevés dans la hiérarchie que ceux qu’on leur propose. » Leurs difficultés n’avaient pas été anticipées. Rien n’a été prévu par l’Assemblée. Ici, aucun accompagnement pour les aider dans leur reconversion.

    En juillet 2017, 97 ex-députés touchaient l’allocation de retour à l’emploi
    Même pour les fonctionnaires – un quart des sortants –, le retour au bureau s’est révélé compliqué. « Vous n’êtes pas toujours le bienvenu, rappelle Catherine Coutelle. Une directrice de recherche a été déclassée de trois échelons. Une autre mise au placard… » Alexis Bachelay a travaillé onze ans dans la fonction publique territoriale : « Ils me reprenaient à leurs conditions. Ce n’étaient pas les miennes. » Au terme de six mois de congé parental à 370 euros par mois, il s’est mis en disponibilité – sans droits au chômage – pour créer, comme tant d’autres, sa société de conseil. « Ce n’est pas très original, mais, quand vous avez été parlementaire, vous n’avez pas 50 000 possibilités de reconversion ! »

    En juillet 2017, 97 ex-députés touchaient l’allocation de retour à l’emploi (contre 44 après les législatives de 2012). Un an après, ils sont encore 70 à la percevoir. Et certains, comme Alexis Bachelay ou Véronique Massonneau, qui a obtenu de son précédent employeur une rupture conventionnelle, n’y ont pas droit. En 2007, Guillaume Bachelay, ancienne figure montante du PS, député battu en 2017, publiait un livre au titre toujours d’actualité : « Désert d’avenir ? Le Parti socialiste, 1983-2007 ». Sollicité pour cette enquête, il n’a jamais donné suite à nos appels. Tout comme d’anciens ténors du PS – Christophe Borgel, François Lamy, Pascal Cherki… Signe que la nouvelle vie de ces ex-piliers de la Rue de Solferino doit être encore en construction. Un an après la défaite.

    #députés #députées #PS #politicards #chômage #chômeurses #chômeurs #précarité #assurance-chômage #crise #pauvreté #politique #exclusion , retour de bâton , subir les lois qu’ils/elles ont voté #tricard #ringard #réel #solferino #assistanat #galère

    https://seenthis.net/messages/713124 via BCE 106,6 Mhz


  • L’économie de la haine - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/L-economie-de-la-haine
    Au final, il s’agit une fois de plus de contrôler les #femmes et de les exclure.

    S’agissant des humiliations quotidiennes dans le milieu professionnel, Çala raconte l’ambivalence de ses employeuses-eurs et le pouvoir discrétionnaire dont ils et elles font preuve s’agissant du port du #foulard, voire du bandeau :

    « À mon travail, je travaillais comme animatrice, le directeur il m’a dit que je devais enlever le bandeau, alors que ma supérieure elle m’avait dit que je pouvais le porter. Il m’a pas donné de raisons, maintenant je l’enlève. Ce qui m’a choqué c’est qu’on accepte et qu’après on me demande de l’enlever, alors qu’au départ j’avais proposé. »

    « Une fois, il y a une mère qui venait chercher son enfant, ma supérieure elle m’a dit de me mettre sur le côté, comme pour me cacher. C’est la mère, elle avait de mauvaises pensées. »

    Une autre enquêtée, animatrice dans une structure associative d’accompagnement à la scolarité et soumise au même type d’injonctions successives et contradictoires, finira par quitter son emploi.

    Certaines femmes disent avoir choisi donc de porter un bandeau, voire d’alterner les moments de voilement et de dévoilement. En tout cas, elles recherchent les espaces qui leur sont potentiellement ouverts. Beaucoup d’entre elles évoquent des niches professionnelles dans lesquelles elles espèrent s’insérer. Les femmes plus dotées en ressources économiques et sociales peuvent se tourner vers des « espaces réservés » [14], comme des formes d’entrepreneuriat social et confessionnel [15], mais les formes d’#exclusion du marché du travail sont pour toutes réelles, et le #déclassement des jeunes femmes qualifiées brutal. Le sociologue Julien Beaugé relate l’exemple d’une femme titulaire d’un BTS assistante de direction et qui, faute d’être employée, finit par devenir assistante maternelle [16].

    Là où l’#islamophobie n’a pas la force du droit, l’expérience de la #stigmatisation et des #discriminations produit des rapports aux espaces sous une forme duale : des espaces où la circulation est relativement libre s’opposent à ceux où elle est contrainte, voire interdite. L’exemple de la fréquentation des plages à la suite des « débats » de l’été 2016 sur le burkini est de ce point de vue particulièrement éclairant.

    https://seenthis.net/messages/704868 via Agnès Maillard


  • Stéphanie Gibaud raconte « la traque des lanceurs d’alerte » | Le Lanceur
    http://www.lelanceur.fr/stephanie-gibaud-raconte-la-traque-des-lanceurs-dalerte

    “Les lanceurs d’alerte sont abandonnés par le monde du travail, abandonnés par la justice, abandonnés par Bruxelles, abandonnés par l’État et par les élus, affirme-t-elle après avoir recueilli des témoignages sur leur condition en France, en Europe et aux États-Unis. Les combats, aussi héroïques soient-ils, sont perdus parce que nous sommes isolés.” Depuis plusieurs années, Stéphanie Gibaud tente de fédérer les lanceurs d’alerte, malgré leurs différences. Une mission périlleuse quand “diviser pour mieux régner” tourne à plein régime et qu’elle peut se voir traiter de “trotskiste, léniniste” lorsqu’elle se rend à la fête de l’Huma avec le sénateur communiste et vice-président de la commission des finances Éric Bocquet, ou de “fasciste, raciste et antisémite” lorsqu’elle se trouve aux côtés du député Nicolas Dupont-Aignan, auteur d’un rapport sur la lutte contre les paradis fiscaux.

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-19-octobre-2017

    « je n’ai jamais retrouvé d’emploi »

    http://img.over-blog-kiwi.com/0/53/44/39/20171012/ob_238366_la-traque-des-lanceurs-alertes.jpg

    #lanceur_d'alerte #finance #justice #répression #secret #exclusion #corruption

    https://seenthis.net/messages/638316 via Fil


  • Un Français sur cinq écarté de l’accès aux droits et aux démarches en ligne selon le COEPIA | Laboratoire d’Analyse et de Décryptage du #Numérique
    http://laboratoire.agencedunumerique.gouv.fr/2017/08/21/francais-cinq-ecarte-de-lacces-aux-droits-demarch
    http://laboratoire.agencedunumerique.gouv.fr/wp-content/uploads/sites/2/2016/11/barotitre.png

    Si les deux-tiers des Français déclarent réaliser des démarches administratives et fiscales en ligne, le COEPIA observe cependant qu’ils sont « 39 % à déclarer se méfier du passage au tout-numérique en matière de démarches en ligne, une part importante des usagers attendant un accompagnement de la part des pouvoirs publics pour se familiariser avec la dématérialisation ». Le COEPIA rappelle que 13 % de la population des 18 ans et plus déclarent être dans l’incapacité de déclarer ses revenus en ligne, télécharger ou remplir des formulaires en ligne ou encore obtenir des informations en ligne, soit pas moins de sept millions de personnes échappant totalement à l’administration numérique.

    #exclusion

    https://seenthis.net/messages/624471 via Agnès Maillard


  • « Les bannis du caddie » - Le Temps
    https://www.letemps.ch/suisse/2017/05/19/bannis-caddie

    En Suisse, ceux qui volent ou troublent l’ordre public peuvent être exclus des supermarchés durant des années. Et sévèrement punis s’ils tentent d’y pénétrer. Enquête sur une pratique qui a le vent en poupe.

    Ce jour-là, Jérémy n’a commis d’autre crime que d’entrer dans ce supermarché alors qu’il n’en avait pas le droit. Il sera condamné le lendemain à 300 francs d’amende, ainsi qu’à payer 250 francs de frais de procédure, selon l’ordonnance pénale émise par le Ministère public genevois le 26 mars dernier, et que Le Temps a pu consulter. En droit, le Français s’est simplement rendu coupable de « violation de domicile ».

    Notre enquête dévoile une pratique aussi discrète que répandue : l’interdiction de supermarchés visant une population de petits voleurs récidivistes, de sans papiers, de marginaux et de personnes psychologiquement fragiles. Des damnés de la terre devenus bannis du caddie – parce que les supermarchés, avant d’être des lieux publics, sont des endroits privés dont on peut être exclu presque sur un claquement de doigt.

    La police privée progresse... ;(

    #police_privée #pauvreté #exclusion

    https://seenthis.net/messages/601355 via hubertguillaud


  • « Surtout, nous avons pris la parole » - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Surtout-nous-avons-pris-la-parole

    La marche passe. Mitterrand nous fait l’aumône de la carte de séjour de dix ans. Puis, on nous vole la parole dans un rapt historique que la gauche paye encore – et il faut qu’elle le paye ! Plutôt que nous laisser la parole – on était dans l’apaisement, on avait passé du temps à calmer les jeunes dans les cités –, ils ont lancé SOS-Racisme, qui est une perversion #politique monstrueuse. Le gouvernement leur a donné tout le pognon destiné aux #quartiers pour nous faire des concerts de Bruel sur la place du Trocadéro, à Paris. Voir aujourd’hui les Julien Dray nous faire la morale, après avoir fait carrière et « s’être lavé entre eux » plusieurs fois, ou Attali et sa Planète-finance qui aide soi-disant les jeunes à créer leur entreprise, ça me fait bien rigoler. La perversion de ces gens, ça a été de voir les quartiers se mobiliser, se fédérer et de s’être dit « vite, vite, il faut leur couper l’herbe sous le pied ». Aucun d’entre nous n’a fait carrière dans la politique, mais on a choisi – ou on a été choisis par – des métiers dans le social. Animateurs, éducateurs, profs… Quand je voyais un jeune de quartier avec leur pin’s de merde, « Touche pas à mon pote », je lui disais : « Mais le pote, c’est toi ! Tu ne vois pas qu’ils ferment ta gueule, qu’ils te cantonnent dans ton rôle de victime ? Tu ne peux pas te défendre tout seul ? Il faut encore que les Blancs parlent à ta place ? »

    #racisme #exclusion #intégration

    https://seenthis.net/messages/599415 via Agnès Maillard


  • États-Unis - Morts par désespoir Le Courrier - Lundi 10 avril 2017
    – Benito Perez

    https://www.lecourrier.ch/148484/morts_par_desespoir

    C’est l’épidémie invisible. Depuis une vingtaine d’années, le nombre de « morts par désespoir » a explosé aux Etats-Unis. Ces suicides, overdoses ou maladies de l’alcoolisme touchent particulièrement là où on ne les attend pas : les quadras et quinquas des classes populaires blanches.

    Le constat dressé en mars dernier par deux fameux professeurs de Princeton, Anne Case et Angus Deaton1, est sans équivoque. En 1999, le taux de mortalité d’un Etasunien blanc, quinquagénaire et peu instruit était 30% moindre que celui d’un Afro-Américain. Il est désormais 30% plus élevé. La probabilité qu’il ou elle meure d’un suicide ou d’une toxicomanie a triplé en moins de deux décennies.

    Issus des sciences économiques, les deux chercheurs voient dans cette spectaculaire évolution une causalité socio-économique. Le phénomène décrit va pourtant au-delà du creusement – réel – des inégalités face à la mort entre classes sociales. Pour mieux l’appréhender, les chercheurs l’ont cartographié, désignant un écosystème clé : la petite ville. Un environnement extrêmement fragile face à une délocalisation ou une faillite. Et ne possédant pas la culture du service public et de l’aide sociale qui pourrait amortir une telle crise. Tout en haut du classement morbide de Case et Deaton trônent d’ailleurs les Etats semi-ruraux et industriels du Kentucky et de la Virginie occidentale.

    « C’est un reflet de l’effondrement de la classe ouvrière blanche », a commenté Angus Deaton au Chicago Tribune. « Le marché du travail s’est retourné contre cette population », formée à l’époque révolue où un certificat d’études suffisait à gagner correctement sa vie. Où les « junks jobs », ces emplois précaires et mal payés, étaient vus comme un tremplin vers l’emploi stable, et non comme la seule perspective pour ces seniors en devenir.

    Une exclusion durable du marché du travail aggravée par le fait qu’elle se juxtapose à l’affaiblissement des solidarités sociales et familiales. Et face à laquelle les populations latino et noire semblent davantage préparées, de par leur histoire personnelle ou collective.

    Comme pour accentuer le phénomène, l’étude souligne n’avoir pas trouvé trace d’un tel phénomène ailleurs qu’aux Etats-Unis. Pas encore, serait-on tenté d’ajouter, tant ce pays préfigure régulièrement les évolutions européennes.

    Des signes inquiétants sont d’ailleurs déjà visibles en Europe, comme le creusement des inégalités en matière de longévité. En 2011, Berlin avait même dû admettre que l’espérance de vie des Allemands les plus démunis avait reculé de deux à trois ans après le démantèlement des protections sociales sous Gerhard Schröder. En Belgique, c’est l’espérance de vie en bonne santé des femmes qui a assez nettement reculé, selon une étude de 20102.

    A l’heure où le relèvement de l’âge de la retraite et la précarisation de l’emploi sont présentés comme indispensables, il serait temps de rappeler qu’il n’y a d’autre intérêt public que de lutter pour une plus grande égalité devant la vie et devant la mort.

    1. M. Deaton a reçu en 2015 le prix de la Banque de Suède, dit « Prix Nobel d’économie ». On trouve cette étude parue le 17 mars à l’adresse www.brookings.edu/wp-content/uploads/2017/03/6_casedeaton.pdf
    2. www.belspo.be

    #Epidémie #USA #néo_libéralisme #Exclusion #Suicide


  • Le Haut-Rhin a décidé d’assortir la distribution du #RSA à une peine de #bénévolat ! - La cgt
    http://www.cgt.fr/Le-Haut-Rhin-a-decide-d-assortir.html

    Faisant fi de tous les principes liés à l’aide sociale et déjà retoqué par le tribunal administratif de Strasbourg en 2016, le conseil départemental n’en démord pas : les bénéficiaires du RSA seraient responsables de la situation d’inactivité dans laquelle ils se trouvent. Il ne faudrait pas qu’ils s’y complaisent. C’est pourquoi un contrat d’engagement réciproque (CER) va leur être proposé assorti d’action(s) de bénévolat ; les manquements pouvant conduire à #sanctions : suspension de l’allocation voire radiation du dispositif.

    La protection des personnes vulnérables est un droit constitutionnel. Les personnes inscrites dans la grande #pauvreté le sont souvent pour des facteurs multiples : ruptures dans leur vie personnelle, sociale, avec le monde du travail, les enfermant dans un processus d’#exclusion les marginalisant un peu plus. Le contrat du RSA est avant tout conçu comme un support au service de l’insertion socio-professionnelle du bénéficiaire.

    Dévoyant le principe même du bénévolat basé sur le don et le contre-don, voilà un dispositif qui va à nouveau permettre d’utiliser des travailleurs gratuitement. L’#esclavage n’est pas mort, il s’est juste modernisé sous les oripeaux d’une conception de l’intérêt général fondée sur une #politique de la #discrimination.

    Le bénévolat conclu dans le CER constitue l’étape ultime à l’ubérisation du travail, sans compter évidemment l’occupation de postes de #travail en substitution des salariés et un effet domino possible sur le #chômage. Le patronat en rêvait, le conseil départemental du Haut-Rhin l’a réalisée : la #gratuité du travail.

    #exploitation #guerre_aux_pauvres @aude_v

    https://seenthis.net/messages/570295 via Agnès Maillard


  • Sans emploi, sans étude : qui sont ces 1,8 million de jeunes hors du système ? - CRAPS
    http://association-craps.fr/actualites/sans-emploi-sans-etude-qui-sont-ces-18-million-de-jeunes-hors-du-s

    Ils seraient près de 1,8 million de jeunes à être « hors système » en France, selon Eurostat. Les « Neet » (Neither in Employment, Education or Training) représentent environ 17% de la jeunesse française, selon des données compilées dans un rapport de France stratégie présenté la semaine dernière à la ministre du Travail et au Premier ministre. Cette appellation, utilisée depuis 2010 par l’Union européenne et l’OCDE, désigne les jeunes de 15 à 29 ans qui ne suivent pas d’étude, n’exercent pas d’emploi et ne bénéficient d’aucune formation en alternance ou en stage. Parmi eux, 460.000 sont carrément considérés comme « invisibles », soit l’équivalent de la population de la ville de Toulouse. En clair, ils échappent à tous les radars institutionnels : ils ne sont pas comptabilisés par Pôle emploi, ne sont inscrits à aucun organisme d’étude ou de formation et ne sont suivis par aucune mission locale. Europe 1 s’est intéressé au profil de ces jeunes « sans rien », et à leur possibilité de rebondir.

    #exclusion #jeunesse

    https://seenthis.net/messages/565845 via Agnès Maillard


  • Surfer sur les vaguelettes de la beauferie anarcho identitaire ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/36587

    Depuis les attentats, on voit déferler un « retour » de la haine raciale la plus décomplexé caché sous les apparats de la beauferie et de la bonne morale : liberté d’expression, défense de la culture moderne, rejet de la barbarie. Depuis des années un virage intellectuel s’opérait son paroxysme rdy cette nouvelle manière d’être un raciste respectable, un raciste qui rejette l’obscurantisme et le communautarisme des autres. PS, LR et FN défendent #en effet la laïcité et les valeurs universelles contre les ténèbres. Mélenchon se déclare ouvertement « islamophobe ». Bref la mode est au #Racisme et on n’hésite plus à se mettre au goût du jour même dans des milieux ou jusque là c’était plutôt mal vu… Rien d’étonnant à ce que cette vague pénètre l’extrême-gauche et les milieux anarchistes et autonomes. Bien (...)

    #Guerre #Archives #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #précarité #antifascisme #quartiers #populaires #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #babtou #discordia #mille #Guerre,Archives,Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,précarité,antifascisme,quartiers,populaires,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage

    https://seenthis.net/messages/558756 via nantes.indymedia.org


  • Crise du logement : pire qu’Airbnb, découvrez les agences anti-squat

    "Une agence anti-squat est une société spécialisée dans la gestion de biens immobiliers vacants. Ces sociétés proposent aux propriétaires d’externaliser la gestion de leurs locaux vides, afin d’éviter qu’ils ne soient squattés ou dégradés, en attendant qu’une destination leur soit trouvée. Pour ce faire, les agences anti-squat ont recours à de la main d’œuvre gratuite – les “gardiens” – qui, en échange de l’occupation payante des locaux (180 euros par mois, en moyenne), doivent fournir un service de gardiennage et de protection, non rémunéré et très contraignant. Parce que les alternatives pour trouver un logement abordable sont rares, les résidents gardent sous silence les abus de pouvoir dont ils sont victimes, préférant être mal logés et maltraités que de vivre dans la rue. Estimés entre 30 000 et 50 000 aux Pays-Bas actuellement, les anti-squatteurs sont une nouvelle classe de sous-locataires et de mal logés qui risque de se développer."

    https://comptoir.org/2016/11/07/crise-du-logement-pire-quairbnb-decouvrez-les-agences-anti-squat

    #spéculation
    #mal_logement
    #précarité
    #exclusion


  • Séverine Chauvel, Course aux #diplômes : qui sont les perdants ?
    http://lectures.revues.org/21586

    Ces courts essais de synthèse sont des exercices très difficiles ; c’est d’autant plus vrai qu’ils traitent de questions fort complexes et que, par ailleurs, ils s’aventurent sur des sujets très largement balayés par les chercheurs. C’est pourtant le pari courageux que fait Séverine Chauvel en abordant la question de la reproduction des inégalités d’une génération à l’autre, en 134 pages… Dans les pays comme la France qui prétendent fonctionner selon un principe de #méritocratie, ce sont les diplômes, censés certifier les mérites, qui sont les vecteurs considérés comme légitimes de la distribution des places. Mais les diplômes sont inégalement accessibles, et pas seulement selon les mérites de chacun. Et Séverine Chauvel de questionner en trois étapes les grains de sable qui viennent enrayer la machine méritocratique, dans un contexte où la politique du « tout diplôme » a fait augmenter de manière spectaculaire le nombre de diplômés.

    #exclusion #inégalités #discrimination

    https://seenthis.net/messages/536953 via Agnès Maillard


  • Après un an au pouvoir, #Alexis_Tsipras n’a pas pu appliquer son programme de #réformes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051016/apres-un-au-pouvoir-alexis-tsipras-na-pas-pu-appliquer-son-programme-de-re

    Un an après la réélection d’un #Syriza débarrassé de son aile gauche, où en est le gouvernement Alexis Tsipras ? Mediapart a décidé de reprendre les promesses de campagne de septembre 2015 et de les comparer avec les mesures réellement mises en place par l’exécutif grec. De la dette aux dossiers sociaux, les politiques imposées par l’Europe et les marchés se poursuivent pour l’essentiel.

    #International #Commission_européenne #europe #exclusion #FMI #gauche_radicale #Grèce #MES #restructuration_de_la_dette


  • Au tribunal, #Jean-Marie_Le_Pen et le #FN s’écharpent
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051016/au-tribunal-jean-marie-le-pen-et-le-fn-s-echarpent

    Jean-Marie Le Pen à son arrivée au tribunal de grande instance de Nanterre, le 5 octobre. © Reuters Durant la quatrième manche judiciaire opposant Jean-Marie Le Pen au FN, les avocats se sont affrontés sur sa demande de #réintégration, convoquant pêle-mêle les procès de Pétain, Nuremberg, Klaus Barbie d’un côté, le « parricide » et la « tragédie grecque » de l’autre. Le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre.

    #France #exclusion #Front_national #Marine_Le_Pen #parti


  • Nuremberg, parricide et tragédie grecque : au tribunal, Le Pen et le #FN s’écharpent
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051016/nuremberg-parricide-et-tragedie-grecque-au-tribunal-le-pen-et-le-fn-s-echa

    Jean-Marie Le Pen à son arrivée au tribunal de grande instance de Nanterre, le 5 octobre. © Reuters Durant la quatrième manche judiciaire opposant #Jean-Marie_Le_Pen au FN, les avocats se sont affrontés sur sa demande de #réintégration, convoquant pêle-mêle les procès de Pétain, Nuremberg, Klaus Barbie d’un côté, le « parricide » et la « tragédie grecque » de l’autre. Le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre.

    #France #exclusion #Front_national #Marine_Le_Pen #parti


  • Nuremberg, parricide et tragédie grecque : au tribunal, Le Pen et le #FN s’écharpent
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051016/nuremberg-parricide-et-tragedie-grecque-au-tribunal-le-pen-et-le-fn-sechar

    Jean-Marie Le Pen à son arrivée au tribunal de grande instance de Nanterre, le 5 octobre. © Reuters Durant la quatrième manche judiciaire opposant #Jean-Marie_Le_Pen et le FN au sujet de l’exclusion du fondateur, les avocats se sont écharpés, invoquant les procès de Pétain, Nuremberg, Klaus Barbie d’un côté, le « parricide » et la « tragédie grecque » de l’autre. Le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre.

    #France #exclusion #Front_national #Marine_Le_Pen #parti #réintégration


  • Tsipras, un an après : des promesses à la réalité
    https://www.mediapart.fr/journal/international/051016/tsipras-un-apres-des-promesses-la-realite

    Un an après la réélection d’un #Syriza débarrassé de son aile gauche, où en est le gouvernement Tsipras ? Mediapart a décidé de reprendre les promesses de campagne de septembre 2015 et de les comparer avec les mesures réellement mises en place par l’exécutif grec.

    #International #Alexis_Tsipras #Commission_européenne #europe #exclusion #FMI #gauche_radicale #Grèce #MES #réformes #restructuration_de_la_dette


  • Plus de la moitié des ados vivant en bidonvilles sont déscolarisés
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270916/plus-de-la-moitie-des-ados-vivant-en-bidonvilles-sont-descolarises

    Les 1 800 à 2 000 jeunes de 12 à 18 ans, #Roms pour la plupart, vivant en habitat précaire sont déscolarisés dans 53 % des cas, selon une étude réalisée par le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation. Les expulsions à répétition sont le principal frein à l’accès à ce droit pourtant fondamental en #France, jusqu’à 16 ans tout du moins.

    #bidonville #discriminations #exclusion


  • La Drees fait un tour d’horizon complet des modes d’accueil des moins de 3 ans - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271186717&cid=1250271181743

    Néanmoins, malgré l’important nombre de structures (12.700 établissements en France métropolitaine accueillent des jeunes enfants, soit 397.300 places), l’enquête « Modes de garde et d’accueil des jeunes enfants » menée par la Drees en 2013, informe que 61% des enfants de moins de 3 ans sont gardés principalement par un de leurs parents et 3% par un autre membre de la famille.

    #enfance #famille #exclusion #femmes

    https://seenthis.net/messages/512678 via Agnès Maillard


  • « La #dématérialisation est un facteur d’#exclusion ! » - Pierre Mazet, chercheur
    http://www.lagazettedescommunes.com/450682/la-dematerialisation-est-un-facteur-dexclusion-pierre-mazet-ch
    http://www.lagazettedescommunes.com/wp-content/uploads/Pierre-Mazet.jpeg
    C’était tellement prévisible qu’on se demande si ce n’était pas le but !

    Alors que le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale mise notamment sur la simplification administrative pour réduire l’exclusion et, en particulier, le phénomène de non-recours, sur le terrain, cette même simplification semble produire l’effet contraire, explique Pierre Mazet, chercheur à l’Observatoire des non-recours aux droits et services. La simplification, qui s’appuie sur la dématérialisation, se heurte à la fracture numérique.

    #paywall

    https://seenthis.net/messages/505390 via Agnès Maillard


  • De l’hôpital Necker dans l’offensive spectaculaire marchande
    https://nantes.indymedia.org/articles/35073

    Aujourd’hui, le storytelling policier orchestré par Valls a de nouveau parfaitement fonctionné. Personne, ou presque, ne parle plus du million de manifestants dans les rues de la capitale hier 14 juin. Une mobilisation historique. Personne ne parle non plus de la résistance collective aux offensives policières, des dockers forçant les barrages, des syndicalistes nassés alors qu’il rejoignaient leurs cars, des dizaines de blessés.

    #Exclusion/précarité/chômage #Répression #Resistances #luttes #salariales #/ #actions #directes #lutte #loi #loitravail #travail #loi_travail #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #paris #Exclusion/précarité/chômage,Répression,Resistances,luttes,salariales,/,actions,directes,lutte,loi,loitravail,travail,loi_travail,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement

    http://seenthis.net/messages/500635 via nantes.indymedia.org


  • Le #football en rénovation : quels stades pour quelles villes ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Le-football-en-renovation-quels.html

    Mais les principales critiques concernent la transformation, plus ou moins explicitement assumée, de la composition sociale des publics. Derrière l’argument légitime de la lutte contre les débordements d’une frange violente des supporters (voir, par exemple, Collinet et al. 2008), les clubs ont mis en place, avec le soutien appuyé des autorités publiques, une #sélection de fait (augmentation du prix des billets, contrôle renforcé des abonnements et du placement à l’intérieur des stades) mais aussi de droit (possibilité pour les préfets de limiter la liberté d’aller et venir des supporters, interdictions de stade et obligation de pointage au commissariat à la mi-temps) de leurs publics, dont le Parc des Princes offre l’exemple le plus abouti. Pourtant, l’éviction progressive des #classes populaires, la multiplication des restrictions des libertés individuelles des supporters, la construction d’une frange de la jeunesse en problème public ne semblent pas particulièrement interpeller les chercheurs en sciences sociales. Seuls certains d’entre eux montrent à quel point il peut être pertinent d’appliquer des grilles de lecture critiques, comme celle de la « ville revanchiste » (Smith 1996), à un certain nombre de ces nouveaux « stades sans le peuple ».

    #exclusion

    http://seenthis.net/messages/499436 via Agnès Maillard