• Le sommeil des enfants, un enjeu politique (Libération)
    http://www.liberation.fr/debats/2016/09/19/le-sommeil-des-enfants-un-enjeu-politique_1502951

    Les départements leur ont offert des tablettes, ils ont des smartphones, on attend d’eux qu’ils se projettent dans l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde. Ils sont notre avenir, ils paieront nos dettes, nos retraites et ils sauveront le climat. Avec un peu de chance, ils se sont bien reposés, et ils vont même peut-être réussir à reprendre le rythme. Eux ? Ce sont les 12,3 millions d’écoliers, de collégiens et de lycéens qui viennent de reprendre les cours.

    Mais si, au lieu de parler de révolutions technologiques, on parlait de qualité d’attention, de force de concentration ? Si au lieu de rythmes scolaires, on parlait aussi de leur socle : le sommeil des enfants ? Sans un sommeil suffisant et de qualité, c’est toute la vie sociale qui se trouve minée. Mal dormir entraîne des souffrances physiques, psychiques et sociales ainsi que des difficultés scolaires importantes. Pas d’enfance heureuse sans sommeil heureux. N’oublions jamais que c’est allongés, chaque nuit, que nos enfants grandissent, mémorisent, mûrissent leurs émotions.

    Cette nécessité est scientifiquement documentée.

    […]

    Mais, ce n’est pas parce que notre sommeil a une dimension intime que les conditions qui le favorisent ne concernent pas la société dans son ensemble. Le bruit, des voisins comme de la rue, la lumière, du magasin d’en face ou d’un écran allumé dans la chambre, les horaires de travail, l’organisation de la vie de famille, l’alimentation, les rythmes sociaux : tous ces facteurs ont une incidence sur le sommeil.

    La soi-disant liberté de se coucher à l’heure qu’on veut, comme on veut, est un mirage. On sait notamment que les familles les plus défavorisées sont celles où les enfants accumulent les plus grosses dettes de sommeil.

    […]

    Que faire ? Commencer par encourager la sieste à l’école élémentaire au-delà de la moyenne section ; promouvoir une véritable éducation au sommeil comme sur les autres questions liées à l’hygiène ; introduire dans le carnet de santé de l’enfant des repères de sommeil ; décaler l’heure de début des enseignements, notamment au lycée ; aborder avec les parents la question du sommeil des enfants pendant la grossesse et durant le séjour à la maternité ; cesser enfin de vendre à la jeunesse l’ouverture des villes vingt-quatre heures sur vingt-quatre comme le summum de la modernité, alors que tous ceux qui travaillent de nuit de façon régulière paient leurs horaires décalés en années d’espérance de vie.

    #éducation #enfants #élèves #familles #inégalités #sommeil #réforme_rythmes_scolaires

    https://seenthis.net/messages/526106 via Heautontimoroumenos


  • #NuitDebout et #éducation

    #NuitDebout à une commission éducation (populaire) :
    http://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Cat%C3%A9gorie:Commission_%C3%A9ducation
    http://www.facebook.com/Nuit-Debout-%C3%89duc-975816055837008

    L’idée dans toutes les #écoles publiques, d’une journée debout a été lancée :
    http://education3.canalblog.com/archives/2016/04/19/33685510.html
    http://www.facebook.com/journeedeboutalecole

    [Bernard Collot] lance une idée : dans toute la France, dans toutes les écoles, collèges, lycées publics, une journée debout, sans obligation de rester assis, sans leçons, sans exercices, sans horaires, sans programme, où les initiatives seraient libres, peut-être des débats, des discussions entre classes, des relations entre toutes et en direct avec les blogs, les réseaux sociaux…

    Les #familles ne sont pas en reste avec l’événement :“1ere rencontre des #parents debout pour que Nuit Debout ne se fasse pas sans les #enfants !”
    https://www.facebook.com/events/1722000951391011

    […] première rencontre des parents qui souhaitent s’organiser pour pouvoir participer à la Nuit Debout avec leurs enfants !
    Au programme :
    –une crèche parentale à Nuit Debout ? Comment ?
    –comment intégrer les plus grands dans le mouvement ?
    –toutes les autres questions de parents nuitdeboutistes sont les bienvenues !

    http://seenthis.net/messages/482247 via Heautontimoroumenos


  • Où vivent les #familles en France ? - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250270161888&cid=1250270160752

    Plus on s’éloigne des #villes-centres, plus il y a de familles. Mais si on s’éloigne trop, et que l’on sort complètement des aires urbaines, il y en a moins. Et depuis quelques temps, les villes-centres perdent moins de familles, en proportion, que leur #périphérie.

    #urbain

    http://seenthis.net/messages/452262 via Agnès Maillard


  • Inégalités et pauvreté: l’effet solitude - Olivier Galland, Telos
    http://www.telos-eu.com/fr/societe/inegalites-et-pauvrete-leffet-solitude.html

    Les inégalités sont généralement pensées comme étant liées à la position professionnelle : en haut les dirigeants d’entreprises ou les traders, en bas les ouvriers ou les petits employés, au milieu les cadres moyens et techniciens. Cette vision stratificationniste des inégalités conserve bien sûr sa valeur, les inégalités de #revenu entre catégories socioprofessionnelles ou entre salariés et détenteurs de patrimoine et de capitaux restent une question centrale. Pourtant de nouvelles lignes de fracture apparaissent dans la société, qui ne sont plus seulement indexés sur la position professionnelle. Parmi ces nouveaux facteurs de risque, partiellement indépendants du statut social, le développement de la #vie_solitaire tient une place importante. 

    Aujourd’hui en France, d’après le recensement de 2011, 34% des ménages sont constitués d’une seule personne. Dans le nord de l’Europe, ces situations sont encore plus fréquentes : les « #singletons » forment entre 40 et 45% de l’ensemble des foyers ! Mais ce phénomène se développe dans le monde entier. Aux ménages d’une personne stricto sensu, on peut ajouter les familles monoparentales (surtout constituées de femmes vivant avec un ou plusieurs enfants), qui représentent 8,5% des foyers français.

    La progression de la vie solitaire a été spectaculaire : la part des Français concernés (c’est-à-dire vivant dans un ménage de ce type) a plus que doublé de 1975 à 2012 (passant de 8% à 19%). Les #familles_monoparentales étaient quasiment inexistantes en 1975, 8% des Français y vivent dorénavant. Au total, nettement plus d’un quart des Français sont concernés par ces situations. C’est donc loin d’être un phénomène marginal.

    Il y a bien sûr une assez grande #hétérogénéité dans les populations qu’elles touchent. Tous ceux qui vivent seuls ne connaissent pas la #précarité, ni forcément la solitude entendue comme une raréfaction des liens sociaux. Les étudiants, par exemple, qui vivent souvent seuls (40% sont dans ce cas), sont le plus souvent entourés et très fortement aidés matériellement et affectivement par leur famille. Ils ont aussi souvent une vie sociale intense.

    En réalité deux phénomènes ont surtout favorisé le développement de la vie solitaire et contribué à en faire un nouveau problème social : la hausse de la divortialité et le vieillissement démographique associé à la mortalité différentielle des hommes et des femmes. La première cause est bien connue et explique en grande partie qu’un nombre important d’hommes et de femmes dans la force de l’âge vivent seuls (avec ou sans enfants). Si la vie en solo touche les deux sexes, hommes et femmes ne sont pas égaux devant elle. Au début de la maturité (entre 30 et 40 ans) ils sont certes touchés également (20%). Mais progressivement, à mesure qu’elles avancent en âge, les femmes sont de plus en plus surreprésentées dans le contingent des personnes seules. Sans doute les hommes, même relativement âgés, ont-ils plus de facilités à reformer un couple, éventuellement avec des femmes plus jeunes.

    Par ailleurs, en se séparant, les femmes conservent le plus souvent la garde des enfants et il est fréquent alors que leur situation économique devienne précaire. Le taux de #pauvreté des enfants vivant dans une famille monoparentale est de 40%. Autre chiffre spectaculaire : en 2014 28% des allocataires du #RSA sont des personnes seules avec une ou des personnes à charge (le plus souvent des enfants) dont 92% sont des femmes. Parmi les allocataires du RSA socle la proportion de personnes seules avec enfant(s) est encore plus élevée : 34%. Mais les effets délétères de la vie solitaire ne concernent pas que les femmes vivant avec un ou plusieurs enfants : pour preuve 40% des mêmes allocataires du RSA sont des personnes seules sans enfants dont 64% d’hommes. Au total 68% des allocataires du RSA vivent seuls (86% des allocataires du RSA socle) contre seulement 24% de l’ensemble des personnes de 18 à 64 ans ! Il n’est pas besoin de beaucoup d’autres démonstrations pour montrer le lien entre la vie solitaire et la pauvreté. (...)

    On peut légitimement se demander comment une personne seule (si elle n’a pas fraudé dans sa déclaration bien sûr) peut vivre avec 500 euros par mois. Quant aux jeunes sans ressources, ils étaient jusqu’à peu totalement exclus du dispositif. ...

    ...il faudrait aller vers une uniformisation et une individualisation du système d’#allocations de solidarité, voire vers une allocation sociale unique qui diminuerait les coûts bureaucratiques et les #fraudes et assurerait un #revenu décent _aux plus #pauvres_ .

    #bureaucratie #contrôle #tri_des_pauvres

    http://seenthis.net/messages/421428 via colporteur


  • L’attachement à l’#école des #familles sans #logement à l’épreuve de l’instabilité résidentielle - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/L-attachement-a-l-ecole-des.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton850.jpg?1434342093

    Si l’école joue un rôle de point fixe pour les enfants sans logement, y accéder n’est pas toujours aisé. Ainsi, nous montrerons dans cet article les conséquences néfastes de l’instabilité résidentielle sur l’accès des enfants à l’école. Nous verrons qu’elle explique en partie l’absence de #scolarisation d’un certain nombre d’entre eux. Plus largement, elle suppose bien souvent une scolarisation en dehors de la commune de résidence. Cette disjonction entre lieux de résidence et lieux de scolarisation n’est pas sans répercussions sur les apprentissages des enfants et l’organisation familiale, en particulier sur la gestion des #déplacements domicile–école. Si l’enquête (cf. encadré ci-dessous) confirme l’importance de l’école pour les enfants, elle permet aussi de mesurer les contrecoups de l’investissement familial autour de la scolarisation, en particulier pour des enfants fortement mobiles ou éloignés de leur établissement scolaire.

    #mobilité #précarité #transport

    http://seenthis.net/messages/381054 via Agnès Maillard