#feminist_current

  • #Meghan_Murphy : Oui, vous aussi. Qu’en est-il des hommes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2017/10/25/oui-vous-aussi-quen-est-il-des-hommes%E2%80%89

    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/10/metoo.jpg Le déluge de #MoiAussi inondant mon écran en provenance de femmes que je connais, de femmes que je ne connais pas, et de femmes que je connaissais autrefois, tout cela m’a mis dans la gorge une boule qui n’est pas encore dissipée depuis 24 heures. Certaines ont partagé une histoire ou deux ou cinq, d’autres ont simplement posté les mots « Moi aussi », ce qui était plus que suffisant pour me mettre les larmes aux yeux. Je n’ai pas besoin de connaître les détails — nous savons toutes, en tant que femmes, ce que cela signifie.

    Cela pourrait sembler le pire moment où poser la question qui est devenue une farce en soi, « Qu’en est-il des hommes ? » Mais j’ai cette question en tête. Qui sont les personnes qui ont amené des légions de #MoiAussi à prendre d’assaut mon mur Facebook ? Et qu’attendons-nous d’eux ? Attendons-nous quoi que ce soit ?

    Pour être clair, le hashtag #MoiAussi parle des femmes. Je ne veux pas entendre un seul homme s’immiscer dans cette conversation pour rappeler aux femmes : « Cela arrive aux gens des deux sexes » ou pour dire : « C’est un problème humain, pas un problème de femmes ». Pas maintenant. Nous savons que des hommes sont victimes d’agressions et de viols commis par d’autres hommes. Et c’est affreux. Mais en ce moment nous parlons des femmes, et de ce que les hommes leur font vivre, en régime patriarcal. Voilà sur quoi porte la discussion.

    Alors, maintenant que ceci est clair entre nous, qu’en est-il des hommes ? Je suis sérieuse. Qu’attendons-nous de la part des hommes dans cette discussion ? N’importe quoi ? Rien du tout ? Le silence ? Qu’ils s’expriment ? Qu’ils se castrent ?

    Je vois des femmes avec qui je suis allée au lycée afficher #MoiAussi, en sachant que leur #MoiAussi est sans doute venu d’hommes que nous connaissions toutes. Des hommes qui sont probablement encore dans les parages, des amis de connaissances proches. Je vois des femmes afficher #MoiAussi, sachant que l’homme qui les a agressées ou harcelées est toujours dans leur cercle d’ami-e-s, et que les hommes qui les entourent sont restés silencieux, la laissant seule à parler. Je sais que certaines femmes envoient un signal à des hommes autour d’elles : oui, je parle de TOI. Je sais que beaucoup de femmes se rendent compte que la chose qu’elles ont traversée, qu’elles avaient acceptée comme normale ou sans gravité, ne l’était pas en fait. Elles se rendent compte que les incidents quotidiens de dépassement des limites par les hommes ont lieu sur un continuum — qu’il y a parfois des viols très violents qui laissent des ecchymoses, mais parfois aussi des incidents de masturbation publique et parfois il y a un ami qui vous fait céder à un rapport sexuel que vous ne voulez pas avoir.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/10/16/yes-you-too

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.
    #violences_masculines #feminist_current

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  • #Meghan_Murphy : À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, rappelons-nous du véritable sujet du féminisme : les femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2017/03/09/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-droits-des-femmes-ra

    Des gens nous répètent constamment que le féminisme est pour tout le monde. Ce « féminisme » n’a rien d’inquiétant – tout ce qu’il signifie est « l’égalité ». Mais ces gens ont tort. Le féminisme n’est pas à propos de tout le monde, et peut-être que celles et ceux qui sont effrayés par ce mot ont raison de l’être. Le féminisme est à propos des femmes. Et si vous n’aimez pas cela, vous n’allez probablement pas aimer beaucoup le féminisme.

    La semaine dernière, les médias ont publié des allégations voulant que le « féministe masculin » Jamie Kilstein se soit comporté de manière prédatrice et violente à l’égard de femmes. Ce comédien et (maintenant ex) coanimateur de Citizen Radio, un populaire podcast engagé, a longtemps été accueilli par des féministes libérales américaines qui présentaient Kilstein comme exemple d’un véritable « féministe masculin ». Dans la revue Mic, Lauren Rankin écrit : « Les comédiens féministes masculins comme Jamie Kilstein et John Knefel contribuent à rendre le féminisme accessible et cool pour les jeunes hommes qui risquent de ne pas pouvoir le comprendre autrement. Les alliés féministes masculins peuvent rejoindre les hommes plus jeunes d’une manière dont les femmes sont sans doute incapables. »

    Même si je crois bel et bien que les hommes doivent remettre en question leurs confrères et les détourner de choses comme la virilité et la violence masculine, la préoccupation principale de Rankin, constamment répétée par d’autres voix libérales, me semble inquiétante. Elle se résume à « Comment faire pour aller chercher plus d’alliés féministes masculins ? »

    C’est une question étrange.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://i-d.vice.com/en_gb/article/on-international-womens-day-lets-remember-what-feminism-is-really-about-wo

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.

    Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio nommée, coïncidence, elle aussi « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012.
    #feminist_current #journée_internationale_de_luttes_pour_les_droits_des_femmes #violences_masculines #féminisme_inclusif #Andrea_Dworkin

    https://seenthis.net/messages/576934 via Tradfem


  • #Rae_Story : La gentrification numérique de la prostitution.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/07/12/rae-story-la-gentrification-numerique-de-la-prostitution

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/07/illutration-reportage.jpg En revenant six ou sept ans en arrière, je me souviens du moment où je me suis pour la première fois hasardée dans la prostitution « free-lance ». J’avais travaillé pendant plusieurs années dans de petits bordels et des services d’escorte locaux (ayant la plupart du temps évité les grands établissements des centres-ville, ouverts 24 heures sur 24) et j’étais devenue profondément insatisfaite du peu de contrôle que j’avais sur les prostitueurs que je voyais, sur le temps passé, et l’argent gagné. Les tarifs ridicules et la multiplication des clients étaient physiquement éreintants et complètement avilissants ; et, en plus de ces problèmes physiques, une maquerelle s’appropriait la moitié de mes recettes.

    La sphère mondiale du Web s’était manifestement imposée chez la plupart des gens depuis un bon moment, et les « escortes indépendantes » étaient déjà un élément fondamental dans ce paysage. J’admirais plutôt naïvement leurs sites personnalisés comme des boutiques haut de gamme, débordants d’images photoshoppées et de phrases aguicheuses. La plupart du temps, ces femmes exigeaient des prix plus élevés pour compléter leur présumé « statut d’élite » et utilisaient leurs sites Web pour étayer ces prétentions. À mesure que se popularisaient la création de sites personnels et l’accès à de bonnes photos peu coûteuses ou gratuites, on voyait de tels sites « d’élite » et de telles escortes « haut de gamme » surgir partout comme des taupes. J’ai fait pareil.

    Ce ne fut que lorsque la police fit fermer un établissement où j’avais travaillé durant environ deux ans que j’ai réalisé qu’il serait relativement facile pour moi de « faire cavalier seul ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2016/02/22/whoreburbia-gentrification-sex-work

    #Rae_Story #prostitution #médias #feminist_current

    https://seenthis.net/messages/508711 via Tradfem


  • #Cherry_Smiley : Quand Amnesty International endosse l’industrie du sexe, ce sont les femmes autochtones et de couleur qui paient la note.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/07/01/quand-amnesty-international-endosse-lindustrie-du-sexe-ce-sont-le

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/07/cherry-smiley.jpg
    (...) Aujourd’hui, grâce au travail soutenu de femmes et d’hommes autochtones, de plus en plus de gens et d’organisations reconnaissent l’importance du territoire pour la survie, pour les cultures et le bien-être des peuples autochtones. Ils et elles ont constaté les nombreuses façons dont le colonialisme perturbe violemment ces liens. Lentement, les non-Autochtones commencent à comprendre le concept de « territoires non cédés » et à reconnaître l’exploitation des terres et des « ressources » qui ont été arrachées au soin que leur portent les populations autochtones.

    Les colonisateurs mâles étaient des voleurs qui ont pris ce qui ne leur appartenait pas, convaincus qu’ils y avaient droit. Mais cette prérogative ne s’est pas limitée à des terres : ces hommes ont décidé qu’ils avaient également droit aux corps des femmes et des filles autochtones. Des études effectuées par Melissa Farley, Jacqueline Lynne, et Ann Cotton ont révélé que les femmes et les filles autochtones au Canada ont d’abord été prostituées dans le contexte des premiers forts et bases militaires, et comme « épouses de terrain » des commerçants de fourrures blancs. Si les femmes et les filles autochtones ont été ciblées pour la prostitution, c’est en partie à cause des mensonges racontés à leur sujet : on en a fait un portrait de « squaws », de « sauvagesses », toujours assoiffées de rapports sexuels avec les Blancs. De fait, avant l’invasion de l’Amérique du Nord, la prostitution n’existait pas parmi les nations autochtones que j’ai côtoyées : cette institution a été imposée aux femmes et aux filles autochtones par les colons. L’appropriation des territoires se poursuit aujourd’hui alors que des non-Autochtones vivent sur des terres autochtones et les exploitent. Et l’appropriation des corps se poursuit par les niveaux critiques de violence masculine imposée aux femmes et aux filles autochtones.

    Dans son article, Emily Bazelon cite Liesl Gerntholtz, directrice générale de la Division des droits des femmes chez Human Rights Watch (HRW), une autre organisation qui revendique la décriminalisation totale du système prostitutionnel :

    « On parle souvent de femmes qui disposent de choix extrêmement limités. Aimerais-je vivre dans un monde où personne n’est forcée à se livrer au travail du sexe ? Absolument. Mais ce n’est pas le cas. Alors je veux vivre dans un monde où les femmes le font en grande partie volontairement, de manière sécuritaire. »

    Gerntholtz et HRW ont apparemment conclu qu’il est impossible d’imaginer un monde sans prostitution et, ce faisant, elles tirent un trait sur les réalités historiques des Autochtones et adressent aux femmes et aux filles autochtones le message que leurs vies ne valent pas la peine d’être défendues.

    Traduction : #Tradfem
    Version orginale : http://www.feministcurrent.com/2016/06/16/emily-bazelon-amnesty-whitewash-prostitution-indigenous-women

    #prostitution #racisme #colonialisme #Cherry_Smiley #Feminist_Current

    https://seenthis.net/messages/505457 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : Méfiez-vous de la pop star comme activiste (mais ne blâmez pas Beyoncé)
    https://tradfem.wordpress.com/2016/05/05/meghan-murphy-mefiez-vous-de-la-pop-star-comme-activiste-mais-ne-

    Ce que je veux dire, c’est que l’Amérique a remplacé les activistes, révolutionnaires et théoricien.ne.s par de richissimes célébrités. Et le résultat est déroutant, pour dire le moins.

    Ce n’est pas que je pense que les acteurs/trices ou les musicien.ne.s devraient nécessairement la fermer quand on parle de politique – ce n’est pas une mauvaise chose d’utiliser sa tribune à une fin juste. Il y a aussi la question de savoir si nous préférerions que nos pop stars restent silencieuses sur le plan politique ou qu’elles s’en tiennent à reprendre les hymnes des partis politiques. Je veux dire, nous voulons assurément que tout le monde s’informe et s’exprime contre les injustices, y compris les célébrités. Et ce que fait Beyoncé est bien plus politique et bien plus pertinent que la majorité de ce qu’on entend de la part d’artistes de son calibre.

    Traduction : #Tradfem
    Original : http://www.feministcurrent.com/2016/02/10/beware-of-the-pop-star-as-activist-beyonce

    #Meghan_Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité. Vous pouvez la suivre sur Twitter : http://twitter.com/MeghanEMurphy

    #Pop-star #féminisme #Feminist_Current

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  • #Aurora_Linnea : Revendiquer la féminité, c’est paralyser le féminisme

    https://tradfem.wordpress.com/2016/04/30/aurora-linnea-revendiquer-la-feminite-cest-paralyser-le-feminisme

    Quand des femmes célèbrent la féminité, les féministes subissent deux pertes fatales : premièrement, nous renonçons à nous connaître les unes les autres, en tant que femmes, en gardant le costume de la féminité bien cousu à notre peau ; deuxièmement, nous glorifions (et renforçons) les architectures sociales qui contraignent les femmes à des cycles de dégoût de soi, de honte, de violence et de dépendance. L’« empowerment par la féminité » ne subvertit pas le pouvoir des hommes de coloniser les femmes, psychiquement et physiquement. C’est une célébration de la réussite du patriarcat à définir ce que les femmes sont, ce que les femmes peuvent être et comment les femmes peuvent exister dans ce monde.

    Le fait d’être féministe n’exclut pas nécessairement de porter du mascara, de la dentelle ou même de vous plonger la tête dans un seau de foutues paillettes roses ; mais se blottir contre la féminité, comme si c’était un trésor spécial à goûter et préserver, contredit les objectifs mêmes du féminisme.

    Traduction : #Tradfem
    Original : http://www.feministcurrent.com/2016/01/04/reclaiming-femininity-crippling-feminism

    Aurora Linnea est écrivaine, artiste et recluse, amoureuse de chiens, à la dérive dans le sud des États-Unis. Elle a signé le court essai This Mutilated Woman’s Head, entre autres œuvres de dissidence féministe.
    https://tradfem.files.wordpress.com/2016/04/sexy-blond.jpg?w=208&h=300
    #féminité #féminisme #Feminist_Current

    http://seenthis.net/messages/484636 via Tradfem


  • Meghan Murphy : Il est grand temps d’envisager un couvre-feu pour les hommes

    https://tradfem.wordpress.com/2016/01/21/meghan-murphy-il-est-grand-temps-denvisager-un-couvre-feu-pour-le

    Même s’il est vrai que les hommes sont aussi violents durant le jour, et même si, bien sûr, un couvre-feu ne réglerait pas le problème du patriarcat et de la violence masculine envers les femmes, cette suggestion interpelle, en un sens, le problème des droits et privilèges masculins. Même si j’ai plutôt lancé cette suggestion en blague, plus je songe à l’idée d’un couvre-feu pour les hommes, plus elle me semble raisonnable. Pourquoi permettrait-on aux hommes de circuler librement dans ce monde, alors qu’ils ont démontré encore et encore qu’ils ne peuvent pas – ne veulent pas – laisser les femmes tranquilles, cesser de les harceler, les violer, les droguer, les traquer, les siffler comme si elles étaient des chiens, les tripoter et s’exhiber devant elles ? Ce sont nous, les femmes, qui souffrons et vivons dans la crainte.

    Traduction française : Tradfem
    Article original : http://www.feministcurrent.com/2016/01/07/its-time-to-consider-a-curfew-for-men

    #Meghan_Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Vous pouvez la suivre sur Twitter : https://twitter.com/MeghanEMurphy

    https://tradfem.files.wordpress.com/2016/01/cologne_2_3542688b.jpg?w=420&h=267

    #couvre-feu #agressions_sexuelles #Cologne #révolution_féministe #Feminist_Current #tradfem

    http://seenthis.net/messages/452390 via Tradfem