• 2 novembre, fin de salaire pour les Européennes - Les Nouvelles NEWS
    http://www.lesnouvellesnews.fr/2-novembre-fin-de-salaire-pour-les-europeennes

    Une autre façon de percevoir les inégalités salariales entre hommes et femmes. « Lundi 2 novembre marque le jour de l’année où les femmes en Europe cessent de percevoir un salaire quand les hommes continuent d’être payés jusqu’au 31 décembre », rappellent trois commissaires européen.ne.s.

    En effet, le salaire horaire moyen des femmes en Europe est inférieur de 16,3% à celui des hommes. Ce qui correspond à une différence de 59 jours de salaire sur une année.

    Y’a même des mecs payés jusqu’au 4 375 décembre
    #inégalités #femmes #salaire #travail_reconnu

    http://seenthis.net/messages/424870 via odilon



  • Y a-t-il des princesses moches ? - Fille d’album
    https://filledalbum.wordpress.com/2015/11/04/ya-t-il-des-princesses-moches

    https://filledalbum.files.wordpress.com/2015/09/princesse-finemouche-moto.jpg

    Si les princesses restent belles, certaines prennent en revanche leurs distances avec les robes, pierreries et autres habits de princesses qui ne sont franchement pas pratiques.

    C’est parfois accidentellement. Dans la princesse et le dragon de Robert Munsch et Michael Martchenko (Talents Hauts, 2005), la princesse Elisabeth est « somptueusement vêtue » jusqu’à ce qu’un dragon brûle tous ses vêtements, détruise son château et enlève son fiancé.

    Elisabeth décida de poursuivre le dragon et de sauver Ronald. Elle chercha autour d’elle de quoi s’habiller mais tout ce qu’elle pu trouver fut un sac en papier épargné par le feu. Alors elle revêtit le sac en papier et suivit le dragon.

    Mais le renoncement aux tenues princières est la plupart du temps volontaire. Dans Même les princesses doivent aller à l’école de Susie Morgenstern (Ecole des loisirs, 1992), la princesse Alystère se rend vite compte que ses vêtements ne sont pas adaptée à la vie d’une petite écolière :

    Son retour à la maison causait des drames. Ses broderies majestueuses étaient déchirées, ses escarpins en soie étaient pleins de boue, sa houppelande était éclaboussée. sa mère disait chaque jour « Tu ne retourneras plus à cet endroit, Ce n’est pas pour une princesse » (…) « Au contraire, Mère. Levez-vous s’il vous plait. Il faut que vous veniez m’acheter des tennis. Je ne peux pas courir avec ces maudits escarpins » (…) Alystère élimina la crinoline et courut ainsi beaucoup mieux avec les tennis, mais sa jupe l’empêchait d’améliorer son record. (…) Sa mère accepta petit à petit de lui acheter un jean, des pulls, des chaussettes et tout l’attirail des non-princesses. »

    #beauté #femmes #littérature_jeunesse

    http://seenthis.net/messages/424856 via Beauté fatale


  • Bref, j’ai eu un rendez-vous chez le #gynéco | Comment peut-on être féministe ?
    http://www.commentpeutonetrefeministe.net/2015/10/28/dr-servent-clinique-saint-luc-schirmeck

    – Vous avez déjà pensé à la ligature des trompes ?
    – Oui, et je ne suis pas contre. J’avais commencé les démarches, mais mes interlocuteurs médicaux n’ont pas été réceptifs, ça m’a paru être un sacré parcours de combattante, alors j’ai laissé tomber.
    – Vous savez, ici, on peut vous le faire, avec la méthode Essure, c’est sans souci.
    – Ah, ok, c’est intéressant, j’y réfléchirai.
    – Je vous assure, pensez-y. Il faut juste être sûre de ne pas le regretter. Et bien sûr, il faut que votre conjoint aille consulter un urologue, pour qu’on s’assure qu’il a été informé de la possibilité de faire une vasectomie, c’est obligatoire.
    – Pardon ? Le conjoint ? Mais non…
    – Si, si. Et ce qui est bien c’est que comme vous avez plus de 40 ans et que vous avez déjà des enfants, la stérilisation vous est autorisée.
    – Mais euh… Non, en fait…
    – Écoutez (le ton se durcit), je sais quand même mieux que vous de quoi je parle : la loi de 2003 interdit de pratiquer une stérilisation chez une femme si le conjoint n’a pas consulté un urologue pour qu’on lui propose au moins la vasectomie.
    – Euh… Je n’ai jamais entendu parler de cette loi, je suis super surprise, la stérilisation c’est la loi de 2001 non ? (et réellement, je n’en avais pas entendu parler, de cette loi de 2003, et je ne savais plus trop. Après tout, peut-être ?) Et puis, il n’est pas nécessaire d’avoir eu des enfants, ni d’avoir plus de 40 ans. Je suis mal renseignée pour la loi de 2003, ça c’est fort possible, mais…
    – J’en ai rien à foutre ! s’écrie-t-il, furieux. Je ne sais pas pourquoi vous êtes si agressive, c’est incroyable ça ! Bon, il faut que vous soyez sûre. Je vais vous raconter l’histoire d’une patiente : elle avait 40 ans passées, du diabète, elle avait claquer au cours de sa troisième grossesse, elle était obèse, bref, je lui ai ligaturé les trompes. Eh bien elle me l’a reproché ensuite, parce qu’elle s’était dégoté un petit jeune, d’ailleurs je ne sais pas comment il faisait, parce qu’elle ressemblait à tout sauf à une femme…
    – Euh… Pardon mais… C’est un peu déplacé, ce commentaire.
    – Quoi ? Mais je sais de quoi je parle tout de même !
    – Euh non, mais les remarques sur son physique, là, « je ne sais pas comment il faisait, parce qu’elle ressemblait à tout sauf à une femme ». Ca ne se dit pas, c’est insultant.
    – Mais je ne sais pas ce que vous avez, vous ! Ecoutez, j’interromps cette consultation, c’est à peine croyable un truc pareil, j’ai 40 ans d’expérience, et je connais quand même mieux les femmes que vous, on s’arrête là, mais je peux vous dire une chose, c’est qu’agressive et en opposition comme vous l’êtes, personne ne pourra s’occuper de vous ! »

    #violence_médicale #femmes

    http://seenthis.net/messages/423016 via Agnès Maillard


  • « Noires et Musulmanes, taisez-vous les filles… »
    - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/noires-et-musulmanes-taisez-vous-1605.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1605.png

    17 jeunes femmes Mahoraises à La Réunion se battent pour leur droit, pour leur citoyenneté, pour leur dignité et pour le respect de la femme. Le traitement réservé à ces femmes est scandaleux, elles ont le droit de réclamer une égalité de traitement.

    #laréunion #musulmane #femme #mayotte


  • « Jeunes, instruites, libres… et diabolisées » - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/jeunes-instruites-libres-et-1604.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1604.jpg

    Octobre 2015, Saint-Denis de La Réunion. Elles sont 14 jeunes femmes debout devant la Préfecture de Saint-Denis (La Réunion), un dimanche matin d’arrivée du Grand Raid, brandissant des panneaux sous les yeux des passants. « STOP aux Injustices », « Non aux abus de pouvoir », « Non à l’intimidation », « Tous égaux devant la loi »… Pour elles, la course de fond a commencé quand leur guide spirituel soufi, le Sénégalais Papa Amary Sané a été mis en garde à vue, suite à trois signalements anonymes. Anonymes peut-être, mais d’une traçabilité transparente aux yeux des jeunes femmes, qui dénoncent un réseau mahorais traditionnaliste, voire radical, ameuté par un membre de leur famille.

    #laréunion #femme #mayotte #religion


  • “La plus grande victoire des jésuites fut de persuader les Naskapi de battre leurs enfants” — Silvia Federici décrit l’arrivée de la civilisation française en Amérique du Nord.
    https://dl.dropbox.com/s/cvr09guyy9ftxmd/caliban-naskapi.jpg?dl=0

    #masculinisme #civilisation #colonialisme #europe #amériques #sauvages #enfance #femmes #punition #religion #histoire #esclavagisme

    (Je viens de finir l’introduction de “Caliban et la Sorcière” — l’introduction occupe les deux-tiers du volume ! —, et je m’apprête à entrer enfin dans l’histoire de la chasse aux #sorcières.)

    http://seenthis.net/messages/422612 via Fil


  • Bruxelles devrait bientôt se pencher sur la taxe tampon | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/sante-modes-de-vie/bruxelles-devrait-bientot-se-pencher-sur-la-taxe-tampon-318909
    http://www.euractiv.fr/sites/default/files/pursettes.png

    Le 26 octobre, un ministre adjoint des Finances britannique a annoncé l’intention de Londres de faire campagne contre la « taxe tampon » dans l’UE. Cette initiative est lancée après la pétition Stop taxing periods, period. (« Cessons de taxer les #règles »), qui a recueilli 252 000 signatures, et un débat parlementaire, qui a révélé le soutien dont jouit cette cause.

    Les protections hygiéniques féminines sont en effet soumises à une taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ou taxe de vente, dans certains pays, comme les produits qui ne sont pas considérés « de première nécessité ».

    « Franchement, la #TVA sur les tampons est une taxe sur le #vagin ajouté », a dénoncé la députée britannique travailliste Paula Sherriff. « Une taxe qui pénalise tout simplement le fait d’être #femme. »

    #taxe_tampon

    http://seenthis.net/messages/422548 via Agnès Maillard


  • Pourquoi les filles mentent-elles sur le nombre de mecs avec qui elles ont couché ? | VICE | France
    http://www.vice.com/fr/read/pourquoi-les-filles-mentent-sur-le-nombre-de-mecs-avec-qui-elles-ont-couche-45
    https://vice-images.vice.com/images/articles/meta/2015/10/20/pourquoi-les-filles-mentent-sur-le-nombre-de-mecs-avec-qui-elles-ont-couche-457-1445362588.jpg?resize=*:*&output-quality=75

    « On explique cet écart notamment parce que les #femmes ont tendance à minimiser leur nombre de partenaires sexuels et les hommes, l’inverse, à le gonfler », indique François Kraus, le Monsieur Sexe de l’Ifop. Il sait tout de la #sexualité des Français, c’est son boulot. Pourquoi diable mentons-nous ? Je ne suis pas la Julian Assange du cul et je ne veux pas forcer toutes les femmes à balancer la liste de leurs amants en statut Facebook dès demain matin. Oui à la vie privée, oui aux petits secrets, oui aux parts d’ombre. Mais n’empêche, de quoi a-t-on peur ? « Même si les choses évoluent, aujourd’hui, dans tous les milieux, persiste la croyance qu’un homme avec de multiples partenaires sera davantage valorisé qu’une femme », répond Monsieur Sexe de l’IFOP.

    Don Juan contre fille facile, on en est donc encore là ? Oui.

    http://seenthis.net/messages/422273 via Agnès Maillard



  • Many Many Women | an index of innovative composers, improvisers, and sonic artists
    https://manymanywomen.wordpress.com
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    Several years ago, a bright and talented pianist told me that she had gone through her entire Juilliard education having heard of only five female composers – three of whom were dead. I started making her a list, but it got a little out of hand and so here we are.

    The focus of this index is on women in contemporary/post-classic composition, free improvisation and avant jazz, electronic/electroacoustic music, sound art, sound installations, radio art, etc. A few of these artists may also work within relatively mainstream forms (rock, singer-songwriter, folk, dance music), but they are included here because of their other work that is more experimental. I’ve also included some classical composers who lived and worked in the early part of the 20th century; while their music may be more conventional by current standards, they deserve recognition as pioneers in their own right. For the sake of focus and my sanity, this list is limited to individual generative artists only, and excludes groups and performers who are strictly interpreters.

    The index tabs above list artists alphabetically by surname. Each name is linked to the artist’s own web site as a primary source; if they don’t have their own site, it links to the best secondary source of information I could find about them – Wikipedia, record label, publisher, etc. Sorry, but artists without any informative web presence are not listed. When an artist is listed with two countries, the first is where they are originally from and the second is where they currently live (to the best of my knowledge). For artists who are deceased, their years of birth/death are shown.

    #playlist #femmes

    http://seenthis.net/messages/420669 via unagi


  • The Odds That a Panel Would ’Randomly’ Be All Men Are Astronomical - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/business/archive/2015/10/the-odds-that-a-panel-would-randomly-be-all-men-are-astronomical/411505
    http://cdn.theatlantic.com/assets/media/img/mt/2015/10/RTR4KGWY/facebook.jpg?1445360684

    when people choose to resist the idea of gender inequity based on probabilistic statements (“having few women just happens by chance”), then they’re the ones holding out the petard to be hoisted by. I like the idea of using this probabilistic tool in response to such statements—“Ah, well, if you are going to suggest that probability is the right way to examine the situation, let’s see how that works out for you…!”

    http://www.laurenbacon.com/how-likely-is-an-all-male-speakers-list-statistically

    #femmes #conférences #la_barbe #statistiques #boules

    http://seenthis.net/messages/420935 via Fil


  • Eurostat map of the gender pay gap in Europe - Business Insider

    http://www.businessinsider.com/eurostat-map-of-the-gender-pay-gap-in-europe-2015-10?IR=T&r=UK

    http://static6.businessinsider.com/image/561cfd63dd089544398b45c3/this-astonishing-map-shows-just-how-big-the-gender-pay-gap-is-in-europe.jpg

    We all know that, on average, women earn less than men. This astonishing map based on European statistics sheds light on just how big the gap between gender pay levels is.

    The map shows places where the gender pay gap is higher in dark blue, and places where it is lower in white.

    Gender pay gap mapEurostat

    In Europe, generally one of the world’s most equal continents, the pay gap is still a major problem. According to the European Commission the average gender pay gap within the EU is around 16%. That means that for every £1 a man in the European Union earns, a woman will earn just 84p.

    #inégalités #femmes #salaires #europe

    http://seenthis.net/messages/420778 via Reka


  • #Avignon, le silence des femmes est une machine de guerre - La Revue des Ressources
    http://www.larevuedesressources.org/avignon-le-silence-des-femmes-est-une-machine-de-guerre,2838.h

    Avignon a bien changé. La rue de la République ressemble désormais à la rue du Commerce du quinzième arrondissement. Propre, piétonne, elle sent la Terre d’Hermès.
    Les Sdf qu’on voyait, jadis, avec leurs chiens loups et leurs bières, ont disparu. Déportés sûrement à Marseille, où ils passeront inaperçus, se fondront dans le passage de la Porte d’Aix ou des Arnavaux.
    Reste-t-il des pauvres ? Oui, mais ils sont au delà des remparts, les immigrés. Pareils aux « Gentils de l’Église » ; ils ne sont pas touchés par la grâce du Festival, car ils ne connaissent rien au théâtre, et que le Théâtre, par essence, ne blaire pas les immigrés.
    Place des Corps Saints, le ménage a été fait. Les rades et les kebabs ont cédé place à des boutiques bios, où l’on vend du vin sans sulfite, des tomates cerises et des huiles essentielles. Époque de foutaise, où il ne reste d’essentiel que les huiles.
    Tous les murs, les façades, les gouttières, les poteaux, les grilles, les volets de la ville sont recouverts par les affiches du OFF. Un immense patchwork. Impossible de deviner la couleur des façades et même celle des platanes.
    Mais là aussi les temps ont changé. L’affichage n’est plus artisanal, ce ne sont plus des jeunes comédiens et comédiennes qui s’y collent, mais des entreprises. Résultat, les spectacles des troupes friquées sont affichés en guirlandes, ou en chapelets. La même affiche se répète sur une corde de vingt mètres. Au cas où les badauds manqueraient de concentration.
    Au fil des années, le Off se transforme en caisse de résonance de TF1 ou de M6. À l’affiche, Nicolas Bedos, Smaïn, Sophia Aram et Majax. Il ne manque plus que Drucker au « Chien qui fume » et Patrick Sébastien au « Chêne Noir ». Pour boucler la boucle.
    Le Catalogue du Off a pris des couleurs. Il ressemble désormais à celui d’Ikea. Il est loin le temps d’Alain Léonard où la brochure du Off ressemblait à un tract d’une organisation trotskyste clandestine, tiré sur une machine à polycopier dans une cave de Montfavet ou de la Courtine. Le « Plus grand théâtre du monde » propose cette année pas moins de 1336 spectacles. Quelle orgie ! A vos bons cœur, camarades ! Singulier pays où l’offre des spectacles augmente à mesure que les moyens baissent et que le public fond, comme neige au soleil.
    On ne sait toujours pas comment les compagnies font pour sortir vivantes de ce guet-apens.
    Le moindre, théâtre, ou placard à balais, coûte 10 000 euros de l’heure. Ajoutez à cela le logement, les défraiements, les transports, et le café à 3 euros, et vous comprendrez pourquoi beaucoup de compagnies s’échouent à Avignon comme les dauphins sur la plage. Ici, le suicide a un prix, et il faut avoir des couilles en or pour pouvoir crever, la bouche ouverte, place Pasteur ou rue des Teinturiers.

    Face à ce Off qui enfle d’année en année, comme la grenouille de la fable, il y a le In qui ramollît de jour en jour.
    Comme le théâtre français a toujours un train de retard, ses lieux officiels sont atteints du syndrome du nouveau roman depuis quelques années. C’est la folie ou la maladie de l’expérimental. On découvre en 2015, les conneries de Robbe-Grillet et de Ricardou, et on croit faire table rase du passé : « à mort le texte, l’histoire et l’auteur », en réchauffant des théories médiévales.
    Les béotiens ne pourront jamais comprendre la différence qui existe entre les deux festivals et pourquoi les deux ne communiquent jamais. Pour faire vite, disons que le In et le Off c’est comme Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est. A l’Ouest les « nantis » et à l’Est les « pauvres ». Il ne manque plus qu’un check-point entre la Chapelle du Verbe incarné et le Cloître Saint-Louis.
    Alors quelle est la différence entre un metteur en scène du In et du en Off ? Aucune. Le premier est subventionné pour montrer sa quéquette à guichets fermés, à des bobos vieillissants que la vue d’une quéquette n’émerveille plus depuis qu’ils ont vu celle de Julien Clerc en 68 ; et le second, paie de sa poche, pour supplier les gens dans la rue afin qu’ils viennent le voir jouer, par exemple, un texte de Jonas Hassan Khemiri, un auteur génial que tous les théâtres du monde s’arrachent, sauf les théâtres français.
    Si les quéquettes sont légion dans le In, question foufoune, c’est le Ramadan. Nada. Ce n’est pas pour rien qu’Olivier Py a vidé un rouleau de scotch sur la gueule de Cordelia dans son « Lear ». Tout un manifeste. Tout un programme. Histoire de dire vos gueules les nanas ! On est pas à la Cité des Papes pour rien ! En effet, le silence des #femmes est une machine de guerre !

    #théâtre #le_in_et_le_off

    http://seenthis.net/messages/418183 via odilon


  • Désexualisation et violence contre les femmes en situation de handicapes
    http://prenezcecouteau.tumblr.com/post/131416801137/une-des-attitudes-sociales-communes-est-de

    Une des attitudes sociales communes est de considérer que les personnes handicapées ne sont pas sexuelles - que leur handicap les dépouille de leurs pulsions sexuelles, et qu’en plus le handicap rend les gens intrinsèquement indésirables sexuellement, donc ce n’est pas comme si ils allaient trouver des partenaires qui allaient bien vouloir d’eux. Ces considérations sont de notoriété publique, malgré le fait qu’elles créent des attitudes et des structures sociales extrêmement néfastes.
    Persister à dire que les personnes handicapées ne sont pas sexuelles, par exemple, joue un rôle direct dans le refus de voir l’abus sexuel et la violence commise à l’égard de ces personnes(1). Après tout, clament les gens, ces comportements sont ancrés dans la sexualité (la raison pour laquelle cette croyance continue malgré toutes les évidences du contraire me dépasse), et vu que les personnes handicapées n’ont pas de sexualité, cela signifie qu’ils ne peuvent pas être agressés sexuellement ou abusées - c’est presque comme si les gens croyaient sincèrement que les personnes handicapées sont comme des poupées, avec un grand vide là où leurs organes génitaux devraient être. (On se demande ce qui arrive aux gens qui deviennent handicapé-e-s sur le tard.)

    http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2010/01/panneau-handicapes-inverse.png

    There’s a common social attitude that disabled people are not sexual — that something about disability strips people of their sex drive, and that, moreover, disability makes people inherently sexually unappealing, so it’s not like they could find partners even if they wanted them. This is accepted as common knowledge, despite the fact that it creates some extremely harmful social attitudes and social structures.
    The insistence that disabled people are not sexual, for example, plays directly into the denial of sexual abuse and violence committed against disabled people. After all, people claim, these behaviours are rooted in sexuality (why this belief persists despite all evidence to the contrary is beyond me), and since disabled people have no sexuality, this means they can’t be assaulted or abused — it’s almost as though people genuinely believe that disabled people are like children’s dolls, with a great big void where their genitals would be. (One wonders what they think happens to people who acquire disabilities later in life.)

    (1)J’en profite pour rappeler quelques statistiques (source) : en France 70% des femmes handicapées seraient victimes de violence, et en Europe les femmes handicapées ont entre 1,5 et 10 % plus de risques d’être maltraitées que les femmes valides.

    –----------
    La note sur les statistiques n’est pas de moi mais de la traductrice du site « prennez ce couteau ». Selon d’autres sources moins fiable et moins recommandables ( http://madame.lefigaro.fr/societe/le-chiffre-de-la-honte-4-femmes-handicapees-sur-5-victimes-de-violen ) ca serait 80% des femmes handicapées qui seraient victimes de violence. Mais de toute facon 70% c’est tellement ahurissant qu’on est pas à 10% près !

    Par rapport au texte, les femmes en général sont traité en objet sexuels mais pas en sujet (sexuel), elles sont déjà dépouillées de pulsion sexuelles. Une femme sur trois subira une agression sexuelle au cours de sa vie et les femmes qui ont des pulsions sexuelles sont durement réprimées avec le mot salope #slut_shaming. Le handicape semble faire un effet démultiplicateur sur ce phénomène (on passe de 1/3 à 7/10 victimes d’agressions sexuel !!!).

    #violence #discrimination #domination #sexualisation #désexualisation #femmes #validisme #handicap

    http://seenthis.net/messages/419873 via mad meg


  • Travail reproductif et oppression des mères isolées (suite)
    Relevé sur twitter : https://twitter.com/feeskellepeut/status/655732240207519744 et suivants

    la notion de #travail_reproductif n’aura pas percé à temps il faudra inventer un autre concept, c’est tout.
    « travail d’humain » ce serait pas mal. ou « travail de la vie ». un truc comme ça qui définira l’ensemble de ce qui n’est pas pour le moment
    considéré comme une dépense ni de ressources ni d’#argent ni d’énergie alors que justement ce n’est que ça.
    ce qu’on appelait #sécurité_sociale c’était juste la prise en charge collective de ce monceau de travail et de coûts mais bon.
    c’était déjà pas à la hauteur en plus. on avait inventé les #allocations_familiales par exemple pour aider à assumer le coût de la #reproduction
    je sais pas si t’imagines le coût REEL d’un gamin mais les allocs c’est JUSTE 125 euros par mois à partir du deuxième, quoi.
    on n’a même pas eu le temps de dire que c’était pas assez que déjà faut entendre qu’on fait les gamins POUR cette aumône --
    on n’a pas eu le temps de dire que l’#apl était trop basse pour soutenir l’accès au #logement des plus pauvres que déjà on la perd O.O
    et qui a servi de cible à toute cette merde intellectuelle qui à terme brise le peu de #solidarité qu’on avait réussi à établir ?
    les divorcées. les #mères célibataires. ces traîtresses à l’ordre du capital et du nom du père.
    c’est pas nouveau ça fait des siècles que tout le monde cogne sur les « enfants illégitimes » et leurs génitrices « impures »
    ça a toujours été comme ça. les filles mères. les veuves, un peu moins mal vues mais tout autant dans la merde. les divorcées.
    on nous a toujours reproché la même chose : nos enfants. demande à un raciste il te dira pareil sur les étrangers. « ils font trop d’enfants »
    ça a toujours été LE point care où il y avait une lacune et où on attaquait non pas sur des solutions mais sur des culpabilisations dégueu
    je crois pas que le trip ait changé au fil des siècles. les pauvres on leur reproche essentiellement de se reproduire
    parce que c’est facile ça les maintient pauvres et justement comme on en a besoin pour faire du bon larbin...voilà.
    on parlait travail reproductif pour attirer l’attention sur ce mécanisme là qu’il aurait fallu enrayer mais bon. tant pis.
    maintenant qu’il est établi que les mères sont des merdes, que la reproduction n’est pas un travail ni un coût mais juste une faute...
    ça va pouvoir gentiment se répandre au reste du domaine de l’humain, le #handicap la #maladie la #vieillesse seront des fautes aussi
    le #chômage en est déjà une, on va pas le compter ^^ (et comme toutes les autres « fautes » ce n’en est pas une on le subit)
    à terme tous les maigres acquis vont sauter, petite consolation : les mères ne seront plus les seules fautives désignées
    au moins on aura des copains au pays des fautifs ce sera plus juste la reproduction le problème.
    tu mangeras un jour peut être un platane pleine gueule et toi aussi tu seras un méchant qu’avait qu’à pas. ou juste tu vieilliras. fallépa^^
    on fera des échanges et des comparaisons comme les taulards
    « et toi kestafé de mal pour arriver là ? »
    « un gosse »
    « un cancer »
    « 75 ans »
    c’est cool on pourra redécouvrir le concept de sécu et la re fabriquer tavu. ça fait un peu poison rouge mais bon. on assume.
    oui tiens gestion de l’enfance un truc que vous avez pas repéré c’est les nouveaux rythmes scolaires
    doucement mais sûrement privatiser le travail reproductif et réserver sa délégation à ceux qui peuvent se la payer
    de ça aussi les mères ont essayé de vous parler mais vous étiez très occupés à leur chier dessus...
    on pourra étendre ce truc à d’autres activités impondérables de gestion des improductifs. genre changer les horaires des hostos de jour
    décider que l’accueil de jour ferme à 15h et qu’après c’est culture (c’est bien la culture, non ?), et l’année suivante rendre ça payant
    les familles obligées de récupérer leur vieux/malade/handi pourront pas se plaindre, c’est passé crème pour l’enfance.
    voilà comment en tapant prioritairement sur la reproduction (l’enfance, donc) on arrive à taper sur tout le reste derrière.
    là on est bien, on tape dur sur les mères, les nouveau horaires scolaires sont super excluants pour le boulot (déjà que les anciens...)
    et on entend déjà les premières accusations de privilège-daronnes sur le travail du dimanche en prime. on va morfler bien.
    80% des patrons foutent direct le cv à la benne quand ils voient que c’est une femme avec des gosses, on n’a aucun relais ils le savent
    mais socialement on va arriver à dire que les mères sont des planquées. isolée paupérisée désignée à l’opprobre : paie ta planque.
    ça va remonter jusqu’aux autres après. au final tout ce qui a une charge vivante coûteuse nécessiteuse sera considéré comme privilégié
    c’est juste un peu le monde à l’envers à part ça tout va bien.
    mais politiquement c’est malin, en effet. culpabiliser pour des impondérables humains c’est pratique. c’est des impondérables. lol
    ça me fout bien en vrac de voir que ça passe crème pr tout le monde et qu’on peut taper sur les plus affaiblis PAR DES CHOSES IMPONDERABLES

    #école #éducation #care
    #critique_de_la_valeur #guerre_aux_pauvres #femmes #patriarcat
    http://seenthis.net/messages/378617#message407092
    et lien avec http://seenthis.net/messages/383423 cc @chezsoi

    http://seenthis.net/messages/419415 via koldobika


  • Les femmes dans la maison vide - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Les-femmes-dans-la-maison-vide

    La nostalgie pour le temps où les hommes étaient des hommes et les femmes leurs bonnes est d’autant plus choquante quand Ellul aborde le thème de la maison vide et froide : « Elle restera morte jusqu’à ce soir ». Ainsi donc les femmes devraient passer leurs journées dans des maisons désertées par les enfants et les maris ? Des maisons qui ne vivent que de leur présence solitaire ? Et très épanouie, si on en croit le malaise des femmes dans des ménages assez aisés pour qu’elles puissent, bon gré mal gré, rester à la maison (1). Quid du fait qu’elles seules réchauffent les maisons et offrent le réconfort ? « Humeur massacrante de mon mari ; quand il rentrait, c’est vrai qu’il était toujours énervé, je me plaignais et ne comprenais pas. Maintenant, nous nous rencontrons à la porte de notre maison, venant chacun de notre travail, chacun exaspéré, chacun tendu, et nous sommes deux à être de mauvaise humeur, deux qui auraient besoin d’un lieu accueillant, d’une détente, d’une affection souriante quand on arrive. » Je ne doute pas un instant qu’il soit agréable de trouver la maison chaude, la table mise et la femelle-paillasson souriante quand on rentre d’une journée de cours à l’IEP mais il me semble difficile d’expliquer que c’est toujours l’autre qui doit s’y coller, faire la cuisine et se charger du travail domestique, y compris dans ses dimensions affectives. Visiblement les scrupules n’étouffaient pas Ellul et dans mon expérience les mâles technocritiques n’ont pas de mal à supporter le partage des tâches inéquitables, quitte à broyer les femmes qui n’ont pas de quoi leur tenir tête.

    #femmes #technocritique #revenu_garanti #maison #male_entitlement (domestique) #Jacques_Ellul #Silvia_Federici

    @mona pour Betty et @entremonde pour Caliban

    http://seenthis.net/messages/417952 via Aude V


  • Proche-Orient : Elles sont Palestiniennes, jeunes et en première ligne - tdg.ch
    http://www.tdg.ch/monde/moyen-orient/Elles-sont--Palestiniennes-jeunes-et-en-premiere-ligne/story/30897913

    http://files.newsnetz.ch/story/3/0/8/30897913/4/topelement.jpg

    Keffieh sur le visage et lance-pierre à la main, de plus en plus de jeunes Palestiniennes descendent dans la rue pour affronter les forces israéliennes aux côtés des garçons. Depuis la mi-septembre, date du début des heurts, une dizaine de filles ont été blessées par des balles israéliennes et plusieurs ont été arrêtés en Cisjordanie.

    « Ce phénomène n’est pas nouveau, mais son ampleur est inédite », explique Rania Madi, juriste de formation, et représentante du Centre pour les droits des réfugiés palestiniens (BADIL) à Genève, où elle est établie depuis plus de vingt ans. « Les femmes ont toujours été impliquées dans les mouvements de résistance contre Israël. En revanche, elles n’ont jamais été aussi jeunes et aussi nombreuses. On les voit partout, tant avec les jeunes lanceurs de pierre que dans les manifestations. Elles ont en moyenne 20 ans et ne se réclament d’aucun mouvement politique. Comme leurs camarades masculins, elles n’en peuvent plus de l’occupation israélienne. »

    #Palestine #Israël #femmes

    http://seenthis.net/messages/418181 via Mona


  • Ringards sur le monde, par Marie Darrieussecq - Libération
    http://www.liberation.fr/chroniques/2015/10/09/ringards-sur-le-monde_1400736

    Mon fils est en troisième et il étudie, en français, la nouvelle : c’est au programme de littérature, et forcément, ça m’intéresse. Douze Nouvelles contemporaines ; regards sur le monde, c’est le titre du livre conseillé, que vont lire quantité d’élèves cette année. Un tableau de Martial Raysse fait la couverture, une jolie femme avec un cœur sur la joue. Au dos, la liste des douze auteurs : dix Français, un Italien, un Américain ; je ne les connais pas tous, mais ce qui me saute aux yeux, c’est que ce sont tous des hommes. J’ai un petit espoir sur un ou une Claude ; ah non, c’est un Claude. « Regards sur le monde », au pluriel peut-être, mais tous masculins. L’ambitieux sous-titre du recueil est : « Portrait des hommes et des femmes d’aujourd’hui, de la naissance à la mort » ; les hommes sont donc vus ici par des hommes, et les femmes aussi. Dans le dossier pédagogique, un chapitre est intitulé : « Un portrait critique de l’homme d’aujourd’hui » ; j’y lis que « les personnages féminins ne sont pas davantage épargnés par la critique que les hommes » ; la femme y est traitée en dix lignes et quatre personnages : deux tueuses, une quinquagénaire « vénale et hypocrite » et une jeune coquette « qui semble réduire la femme à un être sans profondeur intellectuelle ». Il est vrai que ce recueil ne laisse aucune chance à « la » femme de s’exprimer avec ses mots et son regard. Peut-être aurait-il fallu « des » femmes ? Mon fils, amusé et déjà féministe - c’est-à-dire raisonnablement sensible à l’injustice -, me montre le dossier pédagogique final. Dans le chapitre « Regards sur le monde en poésie et en chansons » sont proposés cinq autres auteurs… tous des hommes. Dans le chapitre « Visions du monde de demain », ils sont quatre, attention… tous des hommes. Le fou rire nous gagne, nous allons au chapitre « Fenêtres sur » : quatorze noms… suspense… deux femmes ! Bravo, Andrée Chedid et Fred Vargas ! Mais rien d’Alice Munro, qui semblait tout indiquée puisqu’elle pratique exclusivement la nouvelle, prix Nobel en 2013, deux ans avant la composition de ce recueil « pédagogique ».

    Comment éduquons-nous nos enfants ? Christine Pau, professeure d’histoire-géo à Laval, commentait récemment ici les modifications du nouveau programme d’histoire : « Le chapitre "Les femmes au cœur des sociétés qui changent", que j’avais repéré dans la première version, devient "Femmes et hommes dans les sociétés des années 1950" ». Il est louable que le mot « femmes » vienne, pour une fois, en premier ; mais probable que le cours novateur sur les femmes d’action se transforme en panorama des fifties.

    Une jeune amie australienne me montre avec étonnement la carte d’étudiant qu’elle vient d’obtenir à la Sorbonne : « Est-ce que le "e" du féminin est toujours mis entre parenthèses ? » Sous sa photo, les mentions « étudiant(e) » et « né(e) » l’ont choquée. Mais ma propre carte d’étudiant, dans les années 90, était au masculin d’évidence, au masculin universel du « neutre ». J’étais donc « étudiant » et « né » ; à l’époque, ça ne m’avait même pas surpris(e).

    Ici-même, dans Libération, je n’ai jamais pu obtenir le moindre « e », parenthèse ou pas, à « auteur » écrit sous ma pomme (ne parlons d’« autrice », qui serait pourtant la forme correcte en français). Toute la vie d’une femme en France est à l’avenant ; ma carte d’« assuré social » est à mon nom d’épouse ; je paie mes impôts à mon nom à moi depuis peu de temps et après avoir beaucoup insisté (c’est-à-dire à mon nom de jeune fille, qui est de facto le nom de mon père). Il se trouve que j’en paie plutôt plus que mon mari ; ça aussi, ça amuse mes enfants. Et mon mari aussi, ça l’amuse, que la plupart de nos biens soient à mon nom mais que, pour toutes les administrations, le « chef de famille », ce soit lui. Il parvient à me faire rire quand tous mes formulaires de réservation en ligne se bloquent si je refuse de renseigner la case « madame » ou « mademoiselle », alors que lui, on ne lui demande rien de son état conjugal, de sa virginité de damoiseau ou de sa disponibilité sexuelle quand il doit remplir un bordereau quelconque. La case « civilité » est obligatoire, madame ou mademoiselle : cochez ! Oui, nous nous mettons en colère et nous rions aussi, plutôt que de nous taper la tête contre les murs. Parce que nous sommes féministes, lui plus encore que moi, et que la lourdeur du monde en est moins accablante. Féministe, la vie est plus gaie. D’ailleurs, on ne dit plus « chef de famille ». On dit « personne de référence ». Un changement purement cosmétique. Allez voir les définitions de l’Insee : dans les couples homosexuels, la personne de référence est la personne la plus âgée ; et dans les couples hétérosexuels, c’est l’homme. Un regard sur le monde aussi simple que ça.

    #féminisme #manuels_scolaires #historicisation #femmes #litterature

    http://seenthis.net/messages/417530 via mad meg


  • Lettre ouverte à #Ada
    http://framablog.org/2015/10/13/lettre-ouverte-a-ada

    À l’occasion de la journée Ada #Lovelace, Véronique Bonnet, professeur de philosophie et administratrice de l’April, s’adresse à cette femme illustre et la replace dans une perspective libriste, sans la réduire à la caution féministe d’une journée singulière… Lettre à … Lire la suite­­

    #Libres_Cultures #Non_classé #Babbage #Byron #Femmes #programmation


  • Les Inrocks - Pourquoi l’orgasme féminin nous intrigue-t-il autant ?
    http://www.lesinrocks.com/2015/10/11/actualite/pourquoi-lorgasme-feminin-nous-intrigue-t-il-autant-11780187

    http://www.lesinrocks.com/wp-content/thumbnails/uploads/2015/10/marnie-orgasmed-tt-width-604-height-400-lazyload-0-crop-0-bgcolor-000000.jpg

    Si tous les récits sont en anglais, le Tumblr n’en a pas moins rencontré un vif succès auprès des femmes à l’internationale. Ainsi de Maïa Mazaurette, auteur du blog Sexactu hébergé sur GQ, qui estime que “c’est avec ce genre de projets qu’on renoue avec l’intérêt d’Internet pour le sexe : une parole libérée.” “L’anonymat devrait servir à ça, assure-t-elle, et on voit bien que les menaces à l’anonymat sur internet sont une menace à la communication sexuelle. A force de faire du personal branding, à force de parler de revenge porn et de nier le droit à l’oubli numérique, on zappe les joies d’une bouteille jetée à la mer, sans conséquences : lèche-moi exactement comme ça, toi, inconnu que je ne rencontrerai sans doute jamais.”

    #sexe #femmes #Internet

    http://seenthis.net/messages/417077 via Mona


  • « Mouvement HF - Vers l’égalité hommes-#femmes dans les #arts et la #culture »
    http://www.mouvement-hf.org

    http://www.mouvement-hf.org/wp-content/uploads/2013/07/Acceuil-site-mouvement-page0011.jpeg

    « La parité Homme/Femme à la #Scam »
    http://www.scam.fr/fr/ViewerArticle/tabid/363606/ArticleId/3594/La-parite-Homme-Femme-a-la-Scam.aspx

    « Pourquoi les femmes ne représentent-elles que 35 % des auteurs de la Scam ? » Julie Bertuccelli
    La Scam a mené une étude sur la parité au sein de ses auteur(e)s.

    (...)
    Les points marquants de l’étude
    > Les femmes représentent 35 % des auteurs Scam.
    > La proportion de femmes est en hausse parmi les nouveaux membres qui adhèrent et atteint 44 %.
    > Plus le grade est élevé, moins les femmes sont représentées : elles sont 38 % parmi les adhérents, 34 % parmi les sociétaires stagiaires, et 28 % parmi les sociétaires.
    (...)
    > En #télévision, les œuvres de femmes sont sous-représentées parmi les documentaires unitaires et les séries au profit des œuvres d’hommes, et parmi les collections et les films d’investigation au profit des œuvres mixtes. Elles sont surreprésentées dans les œuvres de traduction et de reportages.
    > En #radio, les œuvres de femmes sont surreprésentées dans les émissions unitaires (documentaires, reportages, débats, interviews) et sous-représentées dans les émissions récurrentes (chroniques, billets…).
    > En matière d’action culturelle, si la parité est atteinte en matière de bourses d’aide à l’écriture, ce n’est pas le cas pour les Prix et les Étoiles de la Scam.

    http://seenthis.net/messages/417005 via intempestive


  • #Prostitution, une #guerre contre les #femmes - Prostitution et Société
    http://www.prostitutionetsociete.fr/eclairage/prostitution-une-guerre-contre-les

    Claudine Legardinier redonne à ces femmes et à ces hommes la réelle place qui leur échoit et dénonce les violences qu’ils subissent quotidiennement : « brutalités, viols, humiliations, insultes, meurtres… ». Des personnes qui, comme toutes les victimes d’agressions extrêmement violentes (attentat, guerre…) opèrent une dissociation pour survivre à la réalité : elles subissent la violence des proxénètes comme des clients, mais font le vide pour ne pas la ressentir. Pour ces personnes victimes de stress post-traumatiques, les conséquences sont dévastatrices sur le plan physique, psychique et social. « La destruction prostitutionnelle est… incolore et inodore. Invisible et non identifiée », conclut l’auteure qui rend un vibrant hommage aux « survivantes » de la prostitution, sorties de la honte et du silence, pour devenir des actrices de changement « fières et fortes ».

    http://seenthis.net/messages/416959 via Agnès Maillard


  • Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, « Ce que femme voit »

    Dans « Ce que femme voit », Myriam Tangi explore, à travers une cinquantaine de photographies, la séparation opérée dans la synagogue entre l’espace réservé aux hommes et celui réservé aux femmes, soit en hébreu la mehitza (division). Avec un regard résolument subjectif, cet essai photographique retrace l’expérience féminine au sein des différentes communautés du judaïsme contemporain (orthodoxes, traditionnelles, massorti, libérales...), et s’interroge plus largement sur les territoires masculin et féminin dans le monde juif.

    http://www.mahj.org/fr/3_expositions/expo-Myriam-Tangi-Mehitza-Ce-que-femme-voit.php?niv=2&ssniv=4

    #femmes #judaisme #religion #sexisme #patriarcat #photo #exposition

    http://seenthis.net/messages/416483 via mad meg


  • Allez hop, moi aussi je ressors mon entretien avec Svetlana Alexievitch, réalisé en 2004 pour le magazine suisse "Femina".

    https://i.guim.co.uk/img/static/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2015/10/8/1444304365858/e7cb60ee-00bf-4041-8b48-6b1120ae315a-2060x1236.jpeg?w=620&q=85&auto=format&sharp=10&s=20c58ff531404eeb69551a4d5c4f2a14

    –-
    Depuis vingt-cinq ans, elle passe son temps à écouter et à restituer dans ses livres les souffrances endurées par les hommes et les femmes ordinaires de l’ex-URSS : la Seconde guerre mondiale et le stalinisme ("La guerre n’a pas un visage de femme"), la guerre d’Afghanistan ("Les Cercueils de zinc"), la catastrophe de Tchernobyl ("La Supplication")… On s’attendrait à rencontrer quelqu’un de mélancolique ; et on se retrouve face à une femme chaleureuse, à l’allure sereine et au sourire radieux.

    Citée depuis 2001 parmi les possibles lauréats du prix Nobel de littérature (même si ça n’aura pas encore été pour cette année), Svetlana Alexievitch, qui a grandi dans la Biélorussie de l’après-guerre, a inventé un genre qu’elle appelle le « livre de voix », ou la « chronique des petites gens » : « Flaubert se définissait comme un ″homme-plume″ ; moi, je suis une ″femme-oreille″. » Pendant des heures, parfois des jours, elle recueille les récits de ceux qui ont vécu un événement historique, avant de les retranscrire et de les agencer pour composer une polyphonie unique. « Sur cent pages de témoignage, je conserve peut-être l’équivalent de deux pages, explique-t-elle. Si quelqu’un d’autre interrogeait les mêmes personnes, il ne ferait pas le même livre. Tout ce qu’on lit est la vérité, mais vue à travers mon prisme à moi ; à travers ma vision du monde et ma plume à moi. Je nettoie, je cisèle mon matériau : c’est quasiment un travail d’orfèvrerie littéraire. Je me livre à un tissage compliqué, afin de trouver, dans la combinaison des différents témoignages, une vérité qu’ils ne contenaient pas individuellement, et dont leurs auteurs n’étaient pas conscients. »

    Alors que, dans le journalisme (sa profession de départ), les personnes interrogées sont des moyens de comprendre l’événement, chez elle, c’est l’inverse. Ce qu’elle veut saisir, dit-elle, c’est « l’être humain éternel », « l’homme nu sur la terre nue » ; les événements ne font que servir à ses livres de « pivots ». Elle précise : « Je ne recherche pas l’anecdote, mais ce qui se passe là où l’historiographie s’arrête : par exemple, quand un homme en tue un autre, que se passe-t-il dans sa tête quand il se réveille le lendemain matin ? Ou quand il contemple les yeux, ou les mains de celui qu’il tue ? »

    Cette méthode de travail, elle l’a utilisée dès son premier livre, "La guerre n’a pas un visage de femme", qui est aussi le plus récemment paru en français et qui, comme les autres, stupéfie et bouleverse à chaque page. On y entend la Seconde guerre mondiale racontée par quelques-unes des innombrables femmes soviétiques qui y ont pris part : de très jeunes filles, le plus souvent (l’une d’elles se souvient que ses dents de sagesse perçaient dans le train du retour), qui partaient au front et devenaient aussi bien tireuses d’élite qu’infirmières. L’une raconte comment, courant sous le feu ennemi et ayant perdu son couteau alors qu’elle tentait de ramener un blessé sur son dos, elle a dû sectionner avec ses dents son bras à moitié arraché ; une autre, comment, après la fin de la guerre, elle a eu une violente éruption cutanée le jour où elle a mis un vêtement rouge, au point de ne plus jamais pouvoir en porter, parce qu’elle avait vu trop de sang…

    « Je me suis rendu compte que les femmes avaient une tout autre manière de parler de la guerre que les hommes, observe Svetlana Alexievitch. Les hommes – y compris dans ma famille – parlaient de gloire, d’héroïsme, de victoires ; les femmes, de pitié, de meurtre, de chagrin… Une infirmière me disait que, quand elle fouillait parmi les cadavres, après la bataille, pour rechercher d’éventuels survivants, elle avait autant pitié des morts allemands que des russes. Ce n’était pas le même texte que les hommes ; et comme, en tant qu’écrivaine, c’est le texte qui m’intéresse, cela m’a donné envie d’écrire ce livre. » En l’accueillant chez elle, une ancienne combattante lui confie qu’avant son arrivée, son mari lui a bien recommandé de parler comme il le lui a appris, « sans larmes ni détails idiots » ; et que, pour plus de précaution, il a passé la nuit à potasser avec elle l’"Histoire de la Grande Guerre patriotique" ! Dans l’univers saturé d’idéologie qu’est l’Union soviétique, La guerre n’a pas un visage de femme fait scandale. On accuse son auteur de « pacifisme » et de « naturalisme » – parce qu’elle évoque les difficultés très prosaïques rencontrées par les femmes-soldats, comme celle d’avoir ses règles à la guerre, par exemple… Ce n’est qu’avec l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev que la censure du livre sera levée.

    Toutes ces femmes se sont engagées avec enthousiasme : elles voulaient défendre la patrie, repousser l’ennemi nazi. Certaines ont triché sur leur âge, ou se sont cachées dans des transports de troupes quand on leur avait refusé l’incorporation. « Il y avait une part de conditionnement idéologique, bien sûr, commente Svetlana Alexievitch. J’ai rencontré une femme dont le père et le mari avaient été déportés en Sibérie. Sa fille et elle ont été mobilisées toutes les deux. La fille a protesté : ″Mais comment, maman, après ce qu’ils nous ont fait, nous allons partir nous battre ?!″ Et la mère lui a répondu : ″C’est vrai, nous souffrons, mais il faut mettre nos griefs entre parenthèses jusqu’à la victoire.″ C’était ça, la mentalité de l’époque ! Les gens étaient endoctrinés, mais en même temps, ils se dévouaient sincèrement. Ils avaient vraiment le désir de débarrasser l’Europe du nazisme, ils étaient conscients de leur responsabilité. Et puis, le peuple russe a toujours été très combatif : toute la population a pris part à la guerre contre les armées de Napoléon, par exemple… »

    Elle se dit « très énervée » de constater qu’on oublie aujourd’hui, soixante ans après, que l’Europe a aussi été libérée par l’Est, et qu’on attribue la victoire sur le nazisme au seul débarquement américain : « On réécrit l’Histoire de façon inacceptable. De manière générale, on minimise le rôle qu’a joué la Russie au XXe siècle ; on la traite comme un pays mineur. Mais qu’on pense seulement à son influence sur les intellectuels communistes du monde entier… Certes, en Russie, le communisme a pris une forme sanglante, mais je crois très naïf d’imaginer que l’idée de communisme peut tomber en désuétude pour autant. Elle était déjà là à l’époque des cavernes, quand l’un de nos ancêtres se demandait pourquoi son voisin avait un plus gros morceau de viande que lui ! On n’éradiquera jamais l’idée que le monde est injuste, et qu’il faut lutter contre cette injustice. »

    Cette idéologie soviétique dont était pétrie la génération de La guerre n’a pas un visage de femme, Svetlana Alexievitch en a vu le déclin, dans les années quatre-vingt, lors de l’occupation de l’Afghanistan, qu’elle a fait raconter par ses protagonistes – et surtout par les mères de soldats – dans "Les Cercueils de zinc". « Il aurait été malhonnête de ma part de ne pas aller me rendre compte par moi-même, puisque cette fois, je traitais d’une guerre contemporaine, raconte-t-elle. J’ai passé un mois en Afghanistan. Un jour, je suis montée dans un hélicoptère, et, au-dessous de nous, les cercueils de zinc contenant les corps des soldats tués, alignés par dizaines sur le sol, étincelaient au soleil. Le pilote m’a dit : ″A chaque fois que nous décollons, c’est le paysage que nous découvrons… Et nous ne savons pas pourquoi.″ C’était ça, la grande différence entre cette génération et les précédentes : leurs aînés, eux, savaient pourquoi… » Maintenant que les anciens repères ont complètement disparu, elle prépare, pour clore son projet littéraire, « un livre sur l’amour et un autre sur la mort, parce que c’est tout ce qui reste aux gens ».

    "Les Cercueils de zinc" lui a valu un procès. Plus tard, "La Supplication" a suscité l’ire des autorités biélorusses, qui faisaient tout pour dissimuler l’ampleur de la catastrophe de Tchernobyl – et leur incapacité à protéger leur population. Il y a trois ans, Svetlana Alexievitch a dû quitter Minsk pour s’installer en Italie, puis en France.

    Avec La guerre n’a pas un visage de femme, elle rêvait « d’écrire un livre sur la guerre qui donnerait la nausée même aux généraux ». Aujourd’hui, la constante réédition de ses livres, traduits dans une vingtaine de langues, ne lui apporte qu’une faible consolation : « L’humanité semble régresser plutôt qu’avancer. Nous n’avons pas tiré les leçons du XXe siècle. Voyez comment le nouveau commence… On envahit et on pilonne l’Irak, l’Afghanistan, la Tchétchénie ; on continue à croire qu’on peut résoudre les problèmes par des bombardements, alors que c’est moins vrai que jamais. On dit que les Etats-Unis sont une ″superpuissance″, mais qu’est-ce qu’une superpuissance sans une grande idée ? A quoi rime une superpuissance qui n’est rien d’autre qu’un gourdin très perfectionné ? »

    Mona Chollet

    Svetlana Alexievitch, "La guerre n’a pas un visage de femme", Presses de la Renaissance ; "Les Cercueils de zinc", Christian Bourgois ; "La Supplication", Lattès/10/18 ; "Ensorcelés par la mort", Plon.

    #Nobel #littérature #femmes #archives

    http://seenthis.net/messages/416338 via Mona