• #Julie_Bindel : Andrea Dworkin est la féministe radicale et visionnaire dont nous avons besoin en ces temps difficiles. Voici pourquoi.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/14/andrea-dworkin-est-la-feministe-radicale-et-visionnaire-dont-nous

    J’ai connu la vraie Dworkin, et notre amitié de dix ans m’a appris beaucoup plus sur l’amour que sur la haine. « Je conserve dans mon cœur les récits des femmes », me répondait-elle quand je lui demandais comment elle arrivait à demeurer saine d’esprit dans le travail qu’elle faisait. « Ces récits m’exhortent à continuer et à rester concentrée sur ce qui doit être fait. »

    Elle était motivée par un désir inné de débarrasser le monde de la douleur et de l’oppression. Si nous avions été plus nombreuses à écouter Dworkin pendant ses décennies de militantisme et à prendre son travail plus au sérieux, plus de femmes auraient adhéré à un féminisme intransigeant, par opposition au féminisme fun, qui se prête au genre de slogans qu’on peut lire sur les T-shirts de mode, celui qui vante le « girl power » individuel des filles et l’audace de porter le pantalon, plutôt qu’un mouvement collectif pour libérer toutes les femmes de la tyrannie de l’oppression.

    Nous nous sommes rencontrées en 1996. J’étais l’une des organisatrices d’une conférence internationale sur la violence faite aux femmes, et Dworkin était l’une des oratrices principales. Nous nous sommes tout de suite bien entendues, à cause d’un humour semblable et de quelques amies en commun. Le premier soir, nous sommes allées souper avec d’autres conférencières et nous avons rigolé haut et fort de nos différentes listes de souhaits sur des moyens de mettre fin au patriarcat. « Avez-vous remarqué, nous a dit Dworkin le lendemain matin, qu’on nous appelées « ladies » à notre arrivée, « you guys » quand ils ont pris notre commande, et qu’on a probablement été bannies à vie en repartant ? »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2019/apr/16/why-andrea-dworkin-is-the-radical-visionary-feminist-we-need-in-our-ter
    #Andrea_Dworkin #féminisme_radical #misandrie #patriarcat #violences_masculines #femmes_de_droite

    https://seenthis.net/messages/780766 via Tradfem


  • Notre-Dame de Paris : qui étaient ces invisibles bâtisseuses du Moyen Âge ?
    https://information.tv5monde.com/terriennes/notre-dame-de-paris-qui-etaient-ces-invisibles-batisseuses-du-
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/1200px-Meister_der_Cite_des_Dames_002.jpg

    Ignorées ou oubliées... Encore une fois les femmes s’effacent ou plutôt sont effacées des livres d’histoire. Avec l’incendie de Notre-Dame de Paris sont parties en fumée des centaines de milliers d’heures de travail d’ouvriers mais aussi d’ouvrières et d’artisanes. Car les femmes, elles aussi, ont contribué à l’édification de ce chef-d’oeuvre d’art, d’architecture et d’artisanat à l’immense dimension spirituelle.

    Difficiles, pourtant, de distinguer les personnages féminins dans les archives et autres sources, même quand celles-ci sont conséquentes - ce qui n’est pas le cas pour la construction de Notre-Dame, alors que les chantiers en Provence, en Italie ou en Espagne, par exemple, sont, eux, bien documentés. Dans tous les cas, on devine les femmes sans les voir - elles n’ont pas de nom. [...]

    La main-d’oeuvre féminine n’en était pas moins un rouage essentiel sur les grands chantiers du Moyen Âge, cathédrales ou remparts : sans surprise pour l’intendance, l’apport en nourriture et les travaux de finesse, comme l’ornementation, mais aussi pour le gros oeuvre, comme l’explique la chercheuse : « Contrairement à l’image que l’on peut avoir de l’économie médiévale, les femmes effectuent toutes sortes de travaux, dont des tâches très physiques. Elles peignent, brodent les vêtements liturgiques, se chargent des délicats ouvrages de décors, mais elles portent aussi des pierres, brassent la chaux, travaillent les ardoises, construisent des échafaudages, tressent des cordes et des paniers… »

    #femmes #femmes_de #fille_de #veuve via @mona

    https://seenthis.net/messages/775467 via odilon


  • Interview de Françoise Dolto dans la revue Choisir la cause des femmes n° 44

    http://www.philap.fr/HTML/inconscient-sexuel/Annexes/dolto_choisir_la_cause_des_femmes.htm

    Cette interview a été souvent citée mais elle est très difficile à trouver dans son intégralité. Son existence a même parfois été niée du fait de l’extrême rareté des exemplaires du n° 44 de cette revue encore en circulation. Je l’ai photocopiée à la Bibliothèque Marguerite Durand, à Paris.

    Dans cet entretien hallucinant, Dolto n’hésite pas, entre autre, à nier la réalité des viols incestueux, à défendre les châtiments corporels et à affirmer que ce sont les maris des femmes battues qui doivent être aidés et non ces femmes elles-mêmes, qui « poissent » leur mari. J’ai donc décidé de mettre cet entretien en ligne afin que chacun puisse juger sur pièce (ci-dessous en pdf).

    Cet entretien fait partie du dossier « Les enfants en morceaux », une enquête réalisée par Annie Brunet, Béatrice Jade et Christine Pecqueur et publiée dans le numéro 44 (septembre-octobre-novembre 1979) de la revue « Choisir la cause des femmes ». Il s’agit de la revue de l’association du même nom, présidée par Gisèle Halimi. Cette enquête comporte un entretien avec le commissaire Lefeuvre de la brigade de la protection des mineurs, un entretien avec Monsieur Xuereb, juge pour enfants, un entretien avec la psychothérapeute Michèle Gounnot et le psychologue Joe Agbomson, un entretien avec la psychanalyste Françoise Dolto et il se conclut avec un commentaire critique de Béatrice Jade sur les propos tenus par Françoise Dolto. J’ai fait le choix de reproduire l’intégralité de ce dossier pour montrer que, contrairement à beaucoup de psychanalystes qui la défendent, Dolto n’était pas en avance sur son temps pour défendre les enfants, en tout cas en matière d’inceste. On constate en effet que, contrairement à Dolto, le commissaire Lefeuvre confirme la réalité de l’inceste et parle de viol et de chantage là où Dolto ne parle que de consentement de l’enfant. Que ce soit le flic plutôt que la psychologue qui comprenne la réalité de l’inceste en dit long sur le caractère réactionnaire des positions de la psychanalyse en matière de sexualité. Dolto applique à la lettre et sans la questionner le moins du monde la théorie de son maître Freud sur le complexe d’Œdipe.

    J’ai d’ailleurs montré dans mon livre L’érotisme ou le mensonge de Freud (p. 201 à 205) qu’il en allait de même pour Freud, présenté par les psychanalystes comme le courageux pionnier ayant défriché seul le terrain de la révolution sexuelle. Ses positions étaient en réalité rétrogrades par rapport à beaucoup de sexologues et de psychanalystes qui lui étaient contemporains et dont il combattait avec une grande férocité les idées progressistes.

    Voilà le dossier dans son intégralité :

    http://www.philap.fr/HTML/inconscient-sexuel/Annexes/dolto_interview_choisir_1979.pdf

    #inceste #culture_du_viol #psychanalyse #blamer_la_victime #inversion_patriarcale #catholicisme #domination_adulte #domination_masculine #femmes_de_droite

    https://seenthis.net/messages/688632 via mad meg


  • La lutte d’une femme de gendarme pour se protéger des violences
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270318/la-lutte-d-une-femme-de-gendarme-pour-se-proteger-des-violences

    Alizé Bernard a vécu huit ans de violences conjugales, de coups de pied et de poing, de paroles humiliantes. Pour déposer plainte contre son conjoint gendarme, elle a dû s’y reprendre à plusieurs fois, se heurtant à des refus et au soutien dont a bénéficié son compagnon de la part de certains collègues. Elle a dénoncé les intimidations subies à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale.

    #France #femmes_de_gendarmes #femmes_de_policiers #IGGN #IGPN #violences_faites_aux_femmes

    https://seenthis.net/messages/680493 via Mediapart


  • The US the big winner in ‘comfort women’ agreement | East Asia Forum
    http://www.eastasiaforum.org/2016/01/07/the-us-is-the-big-winner-in-comfort-women-agreement
    http://www.eastasiaforum.org/wp-content/uploads/2016/01/20160103001215862700-minihighres-400x248.jpg

    South Korea had few incentives to resolve an issue that allowed it to exercise the moral authority of victimhood. And Japan was not shy about expressing its frustration with its neighbour’s criticism of Tokyo’s handling of past wrongs.

    So how was the agreement reached, and what does it mean?

    The Japan–South Korea deal over ‘comfort women’ was the work of the trilateral relationship between Japan, the United States and South Korea, out of which the United States emerged as the biggest winner and South Korea the loser.

    The primary pusher of the agreement was the Obama administration. With a rising China, the United States could no longer afford for its two major allies in East Asia to be divided. Washington has been pressuring both Japan and South Korea to make mutual concessions over lingering history problems. Obama’s message was loud and clear: shake it off and move forward.

    Washington has also been increasingly wary of the rising number of petitions relating to Northeast Asian politics lodged on the White House website. The Obama administration had to respond to petitions signed by over 100,000 people on territorial disputes, the establishment of statues commemorating the ‘comfort women’ on US soil and history textbooks. The ‘comfort women’ issue is increasingly becoming a domestic as well as a diplomatic issue for the United States.

    In this context, President Obama emphasised the need for Japan and South Korea to mend ties and increase cooperation during his visit to Tokyo and Seoul in 2014. Obama reiterated this message by convening a tripartite meeting in The Hague later the same year.

    Japan responded quickly and decisively. During his Capital Hill speech in April 2015, Prime Minister Shinzo Abe made it very clear that Japan will support the United States in seeking to contain China. Abe made two big pledges to the American government. Japan would become a more active partner in the US–Japan bilateral security relationship by enacting new national security legislation. And it would continue its conciliatory policy vis-à-vis its former victim countries in Asia. Abe assured the United States that his policy towards Japan’s war history would remain unchanged from previous administrations.

    Abe lived up to his pledges. The new security law was passed in early September 2015. This revolutionary measure will reshape the scope and content of Japan’s military manoeuvrings in the global theatre. The Japanese leader also kept his promise to uphold the stance adopted in the Kono and Murayama statements. Abe extended apologies and expressed remorse over Japan’s past wrongs during his 70th anniversary statement of Japan’s defeat in 1945. Abe proved himself to be capable of not only ‘talking the talk’, but also ‘walking the walk’.

    The ball was then in South Korea’s court. The current Park Geun-hye administration has been swinging between Beijing and Washington since her term began in 2013. Park, who was initially known for her anti-Japanese orientation, decided to cut a deal with Tokyo on ‘comfort women’ before the 50th anniversary year of the South Korea–Japan Normalization Treaty ended. The day the agreement was announced, 28 December, was the last working day in 2015 for both South Korea and Japan.

    While Abe is enjoying rosy reviews of the agreement, the Park administration is drawing fire from various domestic corners of opposition. The surviving ‘comfort women’, a total of 46 women with an average age of 89, have not contained their anger about being excluded from the negotiation process. The compensation offered by Japan, roughly US$180,000 per person, is regarded as insufficient given the nature and duration of the victim’s suffering.

    But the real hot potato is the South Korean government’s pledge to ‘strive to solve’ the issue of relocating the ‘comfort women’ statue built by activists in front of the Japanese Embassy in Seoul ‘in an appropriate manner’. This is not going to be an easy task. South Korean NGOs have voiced their dissatisfaction with the bilateral agreement and are planning to continue to hold their weekly Wednesday rally in front of the statue, as they have done since 1992. The Seoul government’s efforts are bound to fall short in persuading civilian activists.

    The domestic backlash will come at a hefty price for the Park administration. Domestic critics will question her government’s decision to support what is seen as a last-minute trade-off between national honour and mediocre financial gains. Park’s party is expected to suffer repercussions in the upcoming general elections this April. Competing against Abe to respond to US pressure to come to an agreement was certainly politically costly.

    In Japan, the general atmosphere is one of relief. An irreversible deal has finally been struck, and it exempts Japan’s future generations from being held accountable for the sins committed by their forefathers. The only remaining chore is the government’s funding of the agreed 1 billion yen (about US$8.3 million) in compensation.

    More than anything, the agreement has proven that US leadership is alive and well in East Asia. The agreement is a powerful reminder to China that the US pivot to Asia is a viable strategy. China’s ability to use the history card against Japan will lose its steam with South Korea’s concession. And collaborative efforts by China and South Korea, such as the joint application to include records relating to ‘comfort women’ in the UNESCO Memory of the World Register, will be put on hold. The Obama administration has managed to send a clear message to President Xi Jinping that East Asia is still under US headship.

    Mikyoung Kim is an associate professor at the Hiroshima Peace Institute, Hiroshima City University.

    #Femmes_de_confort #Corée_du_Sud #Japon #Etats-Unis