• BlackRock et les #Retraites : pourquoi et comment le gestionnaire d’actifs joue un rôle dans la réforme
    https://www.bastamag.net/BlackRock-reforme-retraite-age-pivot-capitalisation-epargne-lobbying

    Qu’est-ce que BlackRock ? Pourquoi cette société financière est-elle aussi puissante ? Quels sont ses liens avec les dirigeants politiques ? Et pourquoi s’intéresse-t-elle de si près à l’avenir de notre système de retraite ? La polémique ne cesse d’enfler : BlackRock joue-t-il un rôle dans les projets de Macron et de son gouvernement sur les retraites ? Le gouvernement s’en défend. Pourtant, le lobbying de Blackrock et les déclarations même des ses dirigeants laissent penser le le contraire. Qu’est-ce (...) #Décrypter

    / Quel avenir pour nos #Protections_sociales ?, Retraites, A la une, #Finance, #Spéculation_financière, #Multinationales, Protections (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ?

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  • Main basse sur l’#eau | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/082810-000-A/main-basse-sur-l-eau
    https://static-cdn.arte.tv/resize/khduCrAqR9NLBxeC-dvqbyhsphk=/940x530/smart/filters:strip_icc()/apios/Img_data/cache-buster-1574694506/26/082810-000-A_2908990.jpg

    Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel « or bleu ». Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.

    Réchauffement climatique, pollution, pression démographique, extension des surfaces agricoles : partout dans le monde, la demande en eau explose et l’offre se raréfie. En 2050, une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries. Après l’or et le pétrole, l’"or bleu", ressource la plus convoitée de la planète, attise les appétits des géants de la #finance, qui parient sur sa valeur en hausse, source de #profits mirobolants. Aujourd’hui, des #banques et fonds de placements – Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la Deutsche Bank ou la BNP – s’emploient à créer des #marchés porteurs dans ce secteur et à spéculer, avec, étrangement, l’appui d’ONG écologistes. Lesquelles achètent de l’eau « pour la restituer à la nature », voyant dans ce nouvel ordre libéral un moyen de protéger l’environnement.

    En Australie, continent le plus chaud de la planète, cette #marchandisation de l’eau a pourtant déjà acculé des fermiers à la faillite, au profit de l’#agriculture_industrielle, et la Californie imite ce modèle. Face à cette redoutable offensive, amorcée en Grande-Bretagne dès #Thatcher, la résistance citoyenne s’organise pour défendre le droit à l’eau pour tous et sanctuariser cette ressource vitale limitée, dont dépendront 10 milliards d’habitants sur Terre à l’horizon 2050.

    De l’Australie à l’Europe en passant par les États-Unis, cette investigation décrypte pour la première fois les menaces de la glaçante révolution en cours pour les populations et la planète. Nourri de témoignages de terrain, le film montre aussi le combat, à la fois politique, économique et environnemental, que se livrent les apôtres de la #financiarisation de l’eau douce et ceux, simples citoyens ou villes européennes, qui résistent à cette dérive, considérant son accès comme un droit universel, d’ailleurs reconnu par l’#ONU en 2010. Alors que la bataille de la #gratuité est déjà perdue, le cynisme des joueurs de ce nouveau #casino mondial, au sourire carnassier, fait frémir, l’un d’eux lâchant : « Ce n’est pas parce que l’eau est la vie qu’elle ne doit pas avoir un prix. »

    https://seenthis.net/messages/816326 via Kassem


  • La disparition de la #pollution
    http://carfree.fr/index.php/2019/10/10/la-disparition-de-la-pollution

    En général, on montre des cartes de pollution. Voici une #carte qui montre l’absence de pollution sur une partie du #périphérique parisien, grâce à sa fermeture provisoire dans le cadre Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Pollution_automobile #Quartiers_sans_voitures #Vélo #Vie_sans_voiture #actions #microparticules #NO2 #ozone #paris

    https://seenthis.net/messages/805778 via carfree



  • Le vrai bilan du CAC 40 : des profits considérables pour quelques-uns, les coûts pour tous les autres
    https://www.bastamag.net/CAC40-dividendes-actionnaires-licenciements-salaires-grands-patrons-inegal

    Salaires, dividendes, gaz à effet de serre, égalité entre hommes et femmes, droits des travailleurs, pollutions... L’Observatoire des #Multinationales publie la deuxième édition du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises », une radiographie du CAC 40 que vous ne trouverez nulle part ailleurs, car elle ne part pas du point de vue des marchés financiers, mais de l’intérêt général. En voici les grandes lignes en matière sociale. L’Observatoire des multinationales publie aujourd’hui la (...) #Décrypter

    / #Enquêtes, Emploi , #Inégalités, #Revenus, #Capitalisme, Multinationales, #Finance, A la (...)

    #Emploi_
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/cr_2019_def.pdf

    https://seenthis.net/messages/803696 via Basta !


  • Comment le gouvernement Macron prépare discrètement la privatisation des grandes infrastructures gazières
    https://www.bastamag.net/privatisations-ADP-Francaise-des-jeux-Engie-GRTgaz-loi-Pacte-gazoducs-port

    Dans la loi Pacte promulguée en mai 2019, il n’y a pas que la privatisation d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux. Il y a aussi la sortie programmée de l’État du capital d’Engie et son désengagement de GRTgaz, qui exploite les gazoducs et les terminaux méthaniers français. Qu’en attendre, dans un contexte où les infrastructures gazières sont devenues une affaire de gros sous, dominée par une poignée de géants européens peu connus mais très influents ? Dans la série des privatisations à venir, (...) #Décrypter

    / A la une, #Enquêtes, #Capitalisme, #Multinationales, #Finance

    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/3_french_tso_web.pdf

    https://seenthis.net/messages/801984 via Basta !


  • PS, sept ans de trahisons (1/6) : François Hollande, la faute originelle, par Gérard Davet et Fabrice Lhomme
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/08/25/francois-hollande-la-faute-originelle_5502751_823448.html

    (…) Désabusé, Christian Eckert, ancien secrétaire d’Etat au budget, ne nie pas qu’au terme du quinquennat la déception a été au rendez-vous : « On a eu le sentiment d’accoucher d’une souris. On s’est fait un peu rouler. » Cruel sans même le vouloir, il rapporte cette interrogation formulée un jour devant lui par Hollande, alors en pleine préparation d’une interview post-quinquennat : « Quand on me reparle de cette phrase sur la finance – je sais que la question va m’être posée –, rafraîchis-moi la mémoire : qu’est-ce qu’on a fait contre la #finance ? » Les questions, parfois, en disent plus long que les réponses.

    Premier volet d’une série en six épisodes que j’ai la flemme de lire en entier mais @baroug avait l’air d’apprécier. #socialistes

    https://seenthis.net/messages/801120 via tbn



  • Faut-il « rémunérer » les ménages pour éviter une crise mondiale ? - Capital.fr #Finance
    https://www.capital.fr/economie-politique/faut-il-remunerer-les-menages-pour-eviter-une-crise-mondiale-1348157
    https://cap.img.pmdstatic.net/fit/http.3A.2F.2Fprd2-bone-image.2Es3-website-eu-west-1.2Eamazonaws.2Ecom.2Fcap.2F2019.2F08.2F24.2F481f7022-5aaf-4da2-b702-9296e098d21d.2Ejpeg/1200x630/background-color/ffffff/focus-point/999%2C811/quality/70/faut-il-remunerer-les-menages-pour-eviter-une-crise-mondiale-1348157.jpg

    "C’est principalement du côté des Banques centrales elles-mêmes que ça coince. La pratique comporte en effet un risque important : la thésaurisation. Pour que la théorie de la « monnaie hélicoptère » fonctionne, il faut en effet que les ménages jouent le jeu… et rien ne le garanti. Ils pourraient très bien épargner leurs gains supplémentaires, faisant perdre ainsi de son efficacité à la mesure."

    Cela m’évoque un vague souvenir d’une monnaie locale dotée d’une propriété afin d’empêcher l’apparition de ce risque : sa valeur décroissait en fonction du temps.


  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    https://seenthis.net/messages/797403 via CDB_77



  • Obfuscation : est-il possible de se camoufler sur internet en 2019 ?
    http://www.socialter.fr/fr/module/99999672/801/obfuscation__est_il_possible_de_se_camoufler_sur_internet_en_2019
    http://www.socialter.fr/images/Articles/obfuscation_couv_L800.jpg

    À l’heure du capitalisme de surveillance, la vie privée est devenue la denrée du commerce des données. Pour retrouver un peu d’anonymat sur le web, il existe des outils : bloqueurs de publicités et extensions anti-traqueurs. Un essai propose une autre stratégie : l’obfuscation.

    Alors que le dernier roman d’Alain Damasio, Les Furtifs (ed. La Volte), imagine un futur dystopique où les données personnelles sont utilisées pour bercer les citoyens dans un “technococon”, on peut se demander s’il est nécessaire – ou même possible – de camoufler son activité sur internet.

    Car la captation des données personnelles est devenue le modèle économique d’un certain nombre de géants du numérique. C’est une comparaison qui a fait florès ces dernières années : les données seraient devenues notre nouveau pétrole, renfermant un potentiel extraordinaire comme un lot de problèmes. Reste que, contrairement au pétrole, la matière première des données personnelles, c’est nous.

    Multiplier les signaux parasites pour camoufler une trace : et si c’était la meilleure manière de rester anonymes sur internet aujourd’hui ? L’essai d’Helen Nissenbaum et Finn Brunton, Obfuscation, La vie privée, mode d’emploi (C&F éditions) propose une réponse au “contexte de surveillance généralisée” qu’ils dénoncent : l’obfuscation. L’idée est relativement simple : “l’obfuscation consiste à produire délibérément des informations ambiguës, désordonnées et fallacieuses et à les ajouter aux données existantes afin de perturber la surveillance et la collecte des données personnelles”.
    Comprendre l’obfuscation

    Le livre propose plusieurs exemples concrets pour illustrer cette stratégie de résistance née bien avant internet. Utilisons une métaphore : c’est un peu comme cacher les étoiles avec un feu d’artifice. Pour faire plus concret, prenons une scène emblématique du péplum Spartacus (1960) : les soldats romains demandent aux esclaves rebelles d’identifier leur chef pour qu’ils puissent le crucifier ; alors que Spartacus (incarné par Kirk Douglas) s’apprête à se dénoncer, les autres esclaves l’entourent et chacun proclame : “Je suis Spartacus”.

    Si cet exemple date un peu, et relève de l’action collective, l’obfuscation propose d’adopter aujourd’hui cette méthode de saturation sur internet dans le but de “provoquer une révolution” contre la captation des données. Helen Nissenbaum et Finn Brunton détaillent quelques moyens de pratiquer l’obfuscation aujourd’hui.

    L’application TrackMeNot, qu’Helen Nissenbaum a contribué à développer, permet ainsi de saturer un moteur de recherche. Le but n’est pas de “dissimuler les recherches effectuées par l’usager, [mais de] brouiller les pistes par le bruit généré avec d’autres recherches”. Ainsi, si vous recherchez “où sortir à Paris”, l’application peut simultanément entrer les requêtes “chaussures pour enfant”, “meilleures pizzas de Lyon” ou “lampe halogène télescopique”.

    Autre exemple : l’extension AdNauseam (Helen Nissenbaum a également travaillé dessus), qui clique sur toutes les publicités affichées par un navigateur. En conséquence, il devient impossible de savoir lesquelles intéressent vraiment un internaute.
    Rendre le pistage plus onéreux

    Établir le profil d’un utilisateur devient ainsi une tâche bien plus ardue. L’obfuscation ne permet pas de disparaître complètement, mais joue avec un ingrédient clef : le temps. “Les coffres impossibles à forcer n’existent pas. Leur résistance se mesure en temps - c’est-à-dire combien de temps faut-il à un perceur [...] pour les ouvrir”.

    Lorsque des bots Twitter ont saturé les discussions sur les irrégularités des élections Russes en 2011 en utilisant le même hashtag que ceux qui les dénonçaient, il ne s’agissait pas d’effacer les protestations. Les messages parasites rendaient le traitement de l’information plus chronophage : lorsque tout était tiré au clair, il était trop tard pour que l’information soit utilisable.

    L’idée est la même pour le profil d’un internaute : l’obfuscation ne propose pas d’effacer la trace, ni de la rendre invisible. Simplement, le pistage devient plus complexe, donc plus onéreux pour les entreprises, donc moins rentable. Or, le ciblage se justifie (aujourd’hui) avant tout par un motif économique, ce qui fait d’ailleurs dire à la chercheuse Shoshana Zuboff que nous sommes entrés dans l’ère du “capitalisme de surveillance”.
    Une question de morale

    La pratique de l’obfuscation, puisqu’elle relève du resquillage, soulève plusieurs questions.

    Est-ce que c’est malhonnête ? Les auteurs justifient que nous vivons dans un contexte “d’asymétrie informationnelle”, reprenant le concept développé par Frank Pasquale dans son essai The Black Box Society (2015). Selon Helen Nissenbaum et Finn Bruton, “la collecte de données personnelles et leur exploitation sont faites dans des circonstances incompréhensibles, avec des finalités opaques et selon des modalités mystérieuses”. Ce n’est pas parce qu’un utilisateur utilise un moteur de recherche qu’il consent (sciemment) à ce qu’on accède à toutes ses données personnelles. Dès lors, puisque le contrat est biaisé d’un côté, il peut être braconné (pour reprendre un concept de Michel de Certeau) de l’autre.

    Est-ce que c’est responsable d’un point de vue écologique ? Chaque recherche a un coût énergétique – et génère donc son lot d’émissions de CO2 ; on pourrait donc supposer qu’une abondance de requêtes aurait un impact écologique néfaste. “Pour défendre TrackMeNot des accusations de gâchis, argumente l’essai, nous pouvons montrer que l’usage que fait cette application du réseau internet est insignifiant par rapport au trafic généré par les images, les fichiers audios, et les vidéos”. En d’autre termes : non, ce n’est pas écologique, mais c’est un moindre mal. Toutefois, si l’obfuscation était pratiquée non de manière marginale, mais en masse, les conséquences en termes de consommation de bande passante seraient problématiques.

    Est-ce que c’est respectueux vis-à-vis des autres internautes ? Un utilisateur qui passe entre les mailles du filet continuera de profiter (presque) gratuitement des services parce que les autres paient pour lui en laissant leurs données être exploitées. Là, il devient plus épineux de répondre. La justification serait que l’obfuscation est une arme du faible, qui s’adresse d’abord à “ceux qui oeuvrent au niveau local, aux usagers lambda et à la marge du système, qui ne sont pas en position de dire non”.

    Une efficacité qui varie selon le contexte

    Produire quelques données parasites qui seront vite englouties par les géants du big data peut, selon les auteurs du livre, avoir un impact : tout dépend des objectifs de l’obfuscateur, de ceux de son adversaire, et des moyens employés par les deux parties dans l’affaire. Selon que l’on souhaite “gagner du temps”, “fournir une couverture”, “brouiller le profilage” ou encore “exprimer [sa] révolte”, on ne répond pas aux mêmes maux.

    Prenant en compte l’évolution du contexte, Finn Brunton estime qu’aujourd’hui, l’une des grandes forces de l’obfuscation demeure la provocation : “L’idée, c’est aussi de ruiner la valeur des données. Lorsque nous avons publié ce livre, nous étions animés par un sentiment de colère. Il est sans doute encore plus grand aujourd’hui.”

    Selon Thomas Bourgenot, chargé de plaidoyer de l’association Résistance à l’agression publicitaire, “l’obfuscation est une stratégie intéressante comme outil de résistance individuel. Appliquée à l’échelle collective, ce serait peut-être plus efficace, mais également très énergivore.”
    D’autres outils pour se camoufler

    Il existe une stratégie qui peut se coupler à l’obfuscation : tenter le pari de l’invisibilité. Parmi la myriade d’extensions qui proposent de protéger des traqueurs, Résistance à l’Agression publicitaire en recommande deux : “Privacy Badger et uBlock font très bien le travail. S’équiper d’autres modules en complément n’est pas nécessaire, et risque de nuire au bon fonctionnement du navigateur”. D’autant que certaines extensions sont douteuses : “AdBlock était recommandable pendant un temps ; puis ils ont créé l’idée de publicités acceptables. Ils ne filtrent pas certaines publicités, notamment celles de Google, or c’est Google qui les finance.” De même, l’association a découvert que Ghostery “utilise les données collectées pour les revendre à d’autres organismes”.

    Si ces solutions constituent un pis-aller acceptable pour se camoufler sur internet, c’est plutôt le système dans son ensemble qu’il faudrait remettre en question : “L’obfuscation ne remet pas en cause le problème de la publicité ciblée ; nous souhaiterions que les sites cessent de mettre des trackers sur leurs pages, continue Thomas Bourgenot. Par ailleurs, si l’on souhaite arrêter d’être pistés, il faut se passer des GAFAMs. Ce sont toutefois des pratiques plus solidement ancrées, qui seront plus lourdes à changer.”

    Pour espérer vraiment naviguer sur internet l’esprit libre, il faudrait donc se tourner du côté du web alternatif et des logiciels libres : adopter toute la galaxie d’applications proposées par Framasoft, remplacer le moteur de recherche de Google par celui de DuckDuckGo, Qwant ou SearX, ou encore utiliser le relais ToR. Autant de moyens de bricoler en attendant une réaction politique qui permette d’imposer une régulation au niveau collectif.

    #C&F_éditions #Obfuscation #Helen_Nissenbaum #Finn_Brunton

    https://seenthis.net/messages/789277 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • «On a créé des ghettos de vieux riches» : en #Bretagne, les habitants ne font pas de quartier avec les #résidences_secondaires
    https://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/prix-immobilier/on-a-cree-des-ghettos-de-vieux-riches-en-bretagne-les-habitants-ne-font
    https://www.francetvinfo.fr/image/75nfxb4nz-19c0/1500/843/19536975.jpg

    Mi-avril, des tags contre les résidences secondaires ont recouvert les murs de treize communes bretonnes. Certains habitants sont vent debout contre ces nouveaux voisins qui font grimper les prix de l’#immobilier. Reportage sur la presqu’île de Rhuys, dans le Morbihan.

    #démographie #finances_locales #vieillissement #tourisme #cohésion_sociale #aménagement_du_territoire #urbanisme #littoral

    https://seenthis.net/messages/790342 via AF_Sobocinski


  • DIFFUser bientôt vos articles dans le #Fediverse ?
    https://framablog.org/2019/06/30/diffuser-bientot-vos-articles-dans-le-fediverse

    Chaque mois le Fediverse s’enrichit de nouveaux projets, probablement parce nous désirons toujours plus de maîtrise de notre vie numérique. Décentralisé et fédéré, ce réseau en archipel s’articule autour de briques technologiques qui permettent à ses composantes diverses de communiquer. … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Fédération #Libres_Logiciels #Libres_Services #Befox #Crowdfunding #Diffu #financement_participatif #Libre #Morfin #PHP #Publier #Ulule





  • Surveillance : publier des fake news pour embrouiller les GAFA
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/embrouiller-gafa-fausses-donnees
    https://www.ladn.eu/wp-content/uploads/2019/04/Piranka.jpg

    Vous n’échapperez pas à la surveillance de masse, mais vous pouvez la gêner. C’est la théorie des chercheurs américains Helen Nissembaum et Finn Brunton. Leur livre Obfuscation, La vie privée, mode d’emploi explique comment embrouiller les algorithmes en publiant de fausses infos.

    Selon votre profil Facebook vous avez accouché hier et vous vous êtes cassé une jambe il y a trois semaines. Rien de tout cela n’est vrai. Facebook, lui, vous croit sur parole. Ne vous étonnez pas si une publicité pour des couches ou des béquilles apparaît dans votre feed. Ça n’a l’air de rien, mais ces intox perturbent l’algorithme du réseau social. C’est ce qu’on appelle l’obfuscation. Derrière ce terme un peu barbare (et compliqué à prononcer) se cache une idée simple : gêner la surveillance de masse en publiant (subtilement) de fausses infos. L’objectif de ceux qui pratiquent cette méthode ? Protéger leur vie privée et protester contre le capitalisme de surveillance.

    Le concept est décrypté dans le livre Obfuscation, La vie privée, mode d’emploi des chercheurs américains en sciences de l’information Helen Nissembaum et Finn Brunton. La version française a été publiée en mars 2019 aux éditions C&F.
    On n’échappe pas à Big brother comme ça

    Les auteurs partent du constat que la surveillance est partout et qu’il est très complexe d’y échapper. Une liste vertigineuse énumère sur deux pages toutes les fois où un individu est surveillé au cours d’une même journée. De la caméra de surveillance dans sa rue aux phrases surlignées sur sa liseuse Kindle, en passant par l’utilisation de ses cartes de fidélité et de son smartphone. Rien de très nouveau, mais la juxtaposition fait froid dans le dos.

    Pour échapper à cet espionnage de masse la meilleure solution serait de se déconnecter de Facebook, Google et consorts, stocker ses données chez soi et chiffrer tous ses messages. « Le problème c’est que tout le monde n’a pas les connaissances techniques pour le faire », explique Laurent Chemla, informaticien et auteur de la préface du livre. Et se déconnecter des grandes entreprises de la tech n’est pas si simple. La journaliste de Gizmodo Kashmir Hill raconte très bien dans une série d’articles intitulée « GoodBye big Five » à quel point se débarrasser des grandes plate-formes est une épreuve quasi impossible.

    Brouiller les données serait donc la seule solution qu’il reste aux individus soucieux de préserver leur intimité. Ce n’est peut-être pas la plus efficace, mais au moins, elle est accessible à tous.
    « C’est une guérilla » dont les armes sont économiques

    Les auteurs définissent l’obfuscation comme l’« arme du faible ». « On est de toute évidence dans un rapport très inégalitaire. Face à la volonté des États et des GAFA de contrôler nos données, il y a peu de solutions », explicite Laurent Chemla. « C’est une guérilla », précise-t-il. Une guerre asymétrique. Et les armes de cette guerre sont économiques. En clair : on se bat contre des géants avec des bâtons, mais il faut se battre quand même. « Si tout le monde publie de fausses informations alors les données perdent de la valeur. C’est un moyen de financer un peu moins les monstres comme Google, Facebook et Amazon. »

    Brouiller les pistes pour tromper l’ennemi ? L’astuce ne date pas d’hier et trouve ses racines dans le monde réel. Les auteurs rappellent que pendant pendant la Seconde Guerre mondiale, les bombardiers britanniques et américains utilisaient des paillettes d’aluminium. Ces paillettes brouillaient le signal des radars allemands, empêchant les opérateurs ennemis de localiser les bombardiers.
    Inonder son profil Facebook d’histoires loufoques

    Sur le net, la technique prend différentes formes. Le livre énumère des dizaines de méthodes. Il est possible d’embrouiller les algorithmes « à la main ». En postant de fausses infos sur Facebook par exemple. C’est ce qu’a fait le développeur et entrepreneur Kevin Ludlow en 2012. Il a inondé son profil de centaines de fausses anecdotes pendant des mois, « tellement d’histoires que l’on pourrait écrire un roman en trois volumes avec, précisent les auteurs. Il s’est marié et il a divorcé ; s’est battu contre un cancer (deux fois), a eu les os fracturés à plusieurs reprises, a conçu et mis au monde des enfants, (…) embrassé une douzaine de religions. »

    Sans aller jusqu’à s’inventer une vie délirante, de petits gestes simples suffisent pour tromper les algorithmes. « Lorsque vous achetez quelque chose pour un proche sur Amazon, vous pouvez éviter de préciser que vous faites un cadeau, suggère Laurent Chemla. Si j’achète une poupée pour ma nièce sans préciser à Amazon que c’est un cadeau, l’algorithme me proposera d’autres modèles de poupée. » Un moyen de brouiller votre profil Amazon.
    Cliquer sur des pubs qui ne nous intéressent pas

    D’autres moyens un peu plus évolués sont aussi disponibles. Certains outils permettent de générer de fausses données automatiquement. L’un des plus connus s’appelle Trackmenot. Il permet de dissimuler vos recherches sur internet en les noyant dans un flot de recherches factices générées aléatoirement. Si vous recherchez "café Paris wifi", par exemple, le navigateur pense que vous avez aussi cherché "jus de fruits Lyon", "lampe halogène" et "méthodes épilation". Il y a aussi Adnauseam. Une extension pour navigateur web qui clique de façon aléatoire sur tous les bandeaux publicitaires de toutes les pages web où navigue un internaute. L’idée ici est de réduire la valeur du clic en les dissimulant derrière ceux générés automatiquement. Plus récemment, des codeurs ont développé un petit programme pour gêner la récolte de données d’écrans publicitaires.

    Il est complexe de connaître l’ampleur de ce mouvement de protestation contre la collecte des données. Laurent Chemla estime qu’il s’est densifié ces dernières années, mais qu’il reste marginal. Notamment en France. « Sur les sujets de protection des libertés en ligne, la France est généralement un peu en retard. Il suffit de regarder le vote pour la loi copyright. Les députés français ont voté à 95 % pour. C’est un score soviétique. Bien au-dessus des autres pays. »
    Brouiller les données, c’est gaspiller ?

    La technique de l’obfuscation suscite certaines critiques. Les sceptiques avancent que la méthode n’est pas très efficace. Les algorithmes sont-ils bêtes au point de gober toutes ces salades ? Google and co n’ont-ils pas déjà mis en place des solutions pour identifier les données étranges et les éliminer de leur collecte ? « Les services de surveillance d’État mettent certainement les moyens pour identifier une donnée marginale parmi une masse de données. Mais je ne suis pas sûr que les GAFA aient les moyens de le faire », estime Laurent Chemla.

    On pourrait aussi accuser la méthode de ne pas être très écolo. Faire tourner les serveurs pour raconter n’importe quoi, on a vu mieux en matière de sobriété numérique. Helen Nissembaum et Finn Brunton répondent que l’énergie consommée par l’obfuscation est minime comparée à l’impact environnemental des débits de fichiers audio et vidéos quotidiens. « Au bout du compte, l’eau qui goutte petit à petit d’un robinet mal fermé est sans doute, et de loin, moindre que celle consommée pour prendre chaque jour une douche. Mais l’on trouve que c’est un gâchis, parce que cela ne correspond pas à une nécessité », comparent-ils. Pour eux, lutter contre la marchandisation des données et l’espionnage de masse est bel et bien une nécessité.

    Pour Laurent Chemla, le réel antidote contre la surveillance de masse se trouve chez les services alternatifs à ceux des géants de la tech. Les utiliser permet de décentraliser le web et de complexifier le traçage des données. L’obfuscation reste, à ses yeux, une solution pertinente en attendant que ces services se démocratisent.

    #C&F_éditions #Obfuscation #Helen_Nissenbaum #Finn_Brunton

    https://seenthis.net/messages/772766 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier




  • For six months, these Palestinian villages had running water. Israel put a stop to it
    For six months, Palestinian villagers living on West Bank land that Israel deems a closed firing range saw their dream of running water come true. Then the Civil Administration put an end to it

    Amira Hass Feb 22, 2019 3:25 PM

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-why-doesn-t-israel-want-palestinians-to-have-running-water-1.69595
    https://www.haaretz.com/polopoly_fs/1.6959590.1550844669!/image/2700794391.jpg_gen/derivatives/headline_1200x630/2700794391.jpg

    The dream that came true, in the form of a two-inch water line, was too good to be true. For about six months, 12 Palestinian West Bank villages in the South Hebron Hills enjoyed clean running water. That was until February 13, when staff from the Israeli Civil Administration, accompanied by soldiers and Border Police and a couple of bulldozers, arrived.

    The troops dug up the pipes, cut and sawed them apart and watched the jets of water that spurted out. About 350 cubic meters of water were wasted. Of a 20 kilometer long (12 mile) network, the Civil Administration confiscated remnants and sections of a total of about 6 kilometers of piping. They loaded them on four garbage trucks emblazoned with the name of the Tel Aviv suburb of Ramat Gan on them.

    The demolition work lasted six and a half hours. Construction of the water line network had taken about four months. It had been a clear act of civil rebellion in the spirit of Mahatma Gandhi and Martin Luther King against one of the most brutal bans that Israel imposes on Palestinian communities in Area C, the portion of the West Bank under full Israeli control. It bars Palestinians from hooking into existing water infrastructure.

    The residential caves in the Masafer Yatta village region south of Hebron and the ancient cisterns used for collecting rainwater confirm the local residents’ claim that their villages have existed for decades, long before the founding of the State of Israel. In the 1970s, Israel declared some 30,000 dunams (7,500 acres) in the area Firing Range 918.

    In 1999, under the auspices of the negotiations between Israel and the Palestinian Authority, the army expelled the residents of the villages and demolished their structures and water cisterns. The government claimed that the residents were trespassing on the firing range, even though these were their lands and they have lived in the area long before the West Bank was captured by Israel.

    When the matter was brought to the High Court of Justice, the court approved a partial return to the villages but did not allow construction or hookups to utility infrastructure. Mediation attempts failed, because the state was demanding that the residents leave their villages and live in the West Bank town of Yatta and come to graze their flocks and work their land only on a few specific days per year.

    But the residents continued to live in their homes, risking military raids and demolition action — including the demolition of public facilities such as schools, medical clinics and even toilets. They give up a lot to maintain their way of life as shepherds, but could not forgo water.

    “The rainy season has grown much shorter in recent years, to only about 45 days a year,” explained Nidal Younes, the chairman of the Masafer Yatta council of villages. “In the past, we didn’t immediately fill the cisterns with rainwater, allowing them to be washed and cleaned first. Since the amount of rain has decreased, people stored water right away. It turns out the dirty water harmed the sheep and the people.”

    Because the number of residents has increased, even in years with abundant rain, at a certain stage the cisterns ran dry and the shepherds would bring in water by tractor. They would haul a 4 cubic meter (140 square foot) tank along the area’s narrow, poor roads — which Israel does not permit to have widened and paved. “The water has become every family’s largest expense,” Younes said.

    In the village of Halawa, he pointed out Abu Ziyad, a man of about 60. “I always see him on a tractor, bringing in water or setting out to bring back water.”

    Sometimes the tractors overturn and drivers are injured. Tires quickly wear out and precious work days go to waste. “We are drowning in debt to pay for the transportation of water,” Abu Ziyad said.

    In 2017, the Civil Administration and the Israeli army closed and demolished the roads to the villages, which the council had earlier managed to widen and rebuild. That had been done to make it easier to haul water in particular, but also more generally to give the villages better access.

    The right-wing Regavim non-profit group “exposed” the great crime committed in upgrading the roads and pressured the Civil Administration and the army to rip them up. “The residents’ suffering increased,” Younes remarked. “We asked ourselves how to solve the water problem.”

    The not very surprising solution was installing pipes to carry the water from the main water line in the village of Al-Tuwani, through privately owned lands of the other villages. “I checked it out, looking to see if there was any ban on laying water lines on private land and couldn’t find one,” Younes said.

    Work done by volunteers

    The plumbing work was done by volunteers, mostly at night and without heavy machinery, almost with their bare hands. Ali Debabseh, 77, of the village of Khalet al-Daba, recalled the moment when he opened the spigot installed near his home and washed his face with running water. “I wanted to jump for joy. I was as happy as a groom before his wedding.”

    Umm Fadi of the village of Halawa also resorted to the word “joy” in describing the six months when she had a faucet near the small shack in which she lives. “The water was clean, not brown from rust or dust. I didn’t need to go as far as the cistern to draw water, didn’t need to measure every drop.”

    Now it’s more difficult to again get used to being dependent on water dispensed from tanks.

    The piping and connections and water meters were bought with a 100,000 euro ($113,000) European donation. Instead of paying 40 shekels ($11) per cubic meter for water brought in with water tanks, the residents paid only about 6 shekels for the same amount of running water. Suddenly they not only saved money, but also had more precious time.

    The water lines also could have saved European taxpayers money. A European project to help the residents remain in their homes had been up and running since 2011, providing annual funding of 120,000 euros to cover the cost of buying and transporting drinking water during the three summer months for the residents (but not their livestock).

    The cost was based on a calculation involving consumption of 750 liters per person a month, far below the World Health Organization’s recommended quantity. There are between 1,500 and 2,000 residents. The project made things much easier for such a poor community, which continued to pay out of its own pocket for the water for some 40,000 sheep and for the residents’ drinking water during the remainder of the year. Now that the Civil Administration has demolished the water lines, the European donor countries may be forced to once again pay for the high price of transporting water during the summer months, at seven times the cost.

    For its part, the Civil Administration issued a statement noting that the area is a closed military zone. “On February 13,” the statement said, “enforcement action was taken against water infrastructure that was connected to illegal structures in this area and that were built without the required permits.”

    Ismail Bahis should have been sorry that the pipes were laid last year. He and his brothers, residents of Yatta, own water tankers and were the main water suppliers to the Masafer Yatta villages. Through a system of coupons purchased with the European donation, they received 800 shekels for every shipment of 20 cubic meters of water. But Bahis said he was happy he had lost out on the work.

    “The roads to the villages of Masafer Yatta are rough and dangerous, particularly after the army closed them,” he said. “Every trip of a few kilometers took at least three and a half hours. Once I tipped over with the tanker. Another time the army confiscated my brother’s truck, claiming it was a closed military zone. We got the truck released three weeks later in return for 5,000 shekels. We always had other additional expenses replacing tires and other repairs for the truck.

    Nidal Younes recounted that the council signed a contract with another water carrier to meet the demand. But that supplier quit after three weeks. He wouldn’t agree to drive on the poor and dangerous roads.

    On February 13, Younes heard the large group of forces sent by the Civil Administration beginning to demolish the water lines near the village of Al-Fakhit. He rushed to the scene and began arguing with the soldiers and Civil Administration staff.

    Border Police arrests

    Border Police officers arrested him, handcuffed him and put him in a jeep. His colleague, the head of the Al-Tuwani council, Mohammed al-Raba’i, also approached those carrying out the demolition work to protest. “But they arrested me after I said two words. At least Nidal managed to say a lot,” he said with a smile that concealed sadness.

    Two teams carried out the demolition work, one proceeding toward the village of Jinbah, to the southeast, the second advanced in the direction of Al-Tuwani, to the northwest. They also demolished the access road leading to the village of Sha’ab al-Butum, so that even if Bahis wanted to transport water again, he would have had to make a large detour to do so.

    Younes was shocked to spot a man named Marco among the team carrying out the demolition. “I remembered him from when I was a child, from the 1980s when he was an inspector for the Civil Administration. In 1985, he supervised the demolition of houses in our village, Jinbah — twice, during Ramadan and Eid al-Fitr [marking the end of the Ramadan holy month],” he said.

    “They knew him very well in all the villages in the area because he attended all the demolitions. The name Marco was a synonym for an evil spirit. Our parents who saw him demolish their homes, have died. He disappeared, and suddenly he has reappeared,” Younes remarked.

    Marco is Marco Ben-Shabbat, who has lead the Civil Administration’s supervision unit for the past 10 years. Speaking to a reporter from the Israel Hayom daily who accompanied the forces carrying out the demolition work, Ben-Shabbat said: “The [water line] project was not carried out by the individual village. The Palestinian Authority definitely put a project manager here and invested a lot of money.”

    More precisely, it was European governments that did so.

    From all of the villages where the Civil Administration destroyed water lines, the Jewish outposts of Mitzpeh Yair and Avigayil can be seen on the hilltops. Although they are unauthorized and illegal even according to lenient Israeli settlement laws, the outposts were connected almost immediately to water and electricity grids and paved roads lead to them.

    “I asked why they demolished the water lines,” Nidal Younes recalled. He said one of the Border Police officers answered him, in English, telling him it was done “to replace Arabs with Jews.”

    #Financementeuropéen

    https://seenthis.net/messages/762571 via Loutre


  • VIDEO. « C’est une catastrophe ce qu’il se passe en Antarctique ouest » : pourquoi la fonte du glacier Thwaites inquiète les scientifiques
    Benoît Jourdain | Mis à jour le 17/02/2019
    https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-c-est-une-catastrophe-ce-qu-il-se-passe-en-antarctique-ouest-pour
    https://www.francetvinfo.fr/image/75n984nd2-f2aa/1500/843/17025535.jpg

    Un compte à rebours a débuté en Antarctique ouest. Et pour les scientifiques, l’issue ne fait plus aucun doute : cette partie du continent blanc est vouée à disparaître dans les années à venir.

    Le glacier Thwaites, l’un des géants de la zone de la mer d’Amundsen qui fait 120 kilomètres de large, 600 de long et atteint 3 km de profondeur par endroits, est de plus en plus instable. « Il fait à peu près la taille de la Floride », résume à franceinfo Jérémie Mouginot, chercheur au CNRS à l’Institut des géosciences de l’environnement à Grenoble. Un « monstre » responsable, chaque année, de 4% de la montée du niveau de la mer dans le monde, estime un communiqué de la Nasa (en anglais).

    « Ce glacier se retire d’à peu près un demi-kilomètre par an, depuis une bonne vingtaine d’années », précise Eric Rignot, professeur en sciences de la Terre à l’université de Californie à Irvine, chercheur au Jet Propulsion Laboratory, et coauteur d’une étude (en anglais) publiée le 30 janvier.

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
    https://seenthis.net/messages/757034

    https://seenthis.net/messages/760797 via Loutre


  • Les réseaux du trading à haute-fréquence, par Alexandre Laumonier

    extrait du livre 4

    Comment gagner beaucoup d’argent en grattant quelques microsecondes dans les transmissions d’ordres d’achat et de vente — le plus rapide gagne, et tous les coups sont permis pour passer devant… les spécialistes achètent donc le droit d’installer des antennes sur les points les plus élevés du paysage entre Francfort et Londres, ou entre New York et Chicago. Et c’est la course pour s’approprier ces toits d’immeubles, ces tours militaires désaffectées…

    Géniale enquête cartographique dans les milieux de la finance internationale.

    https://visionscarto.net/enquete-reseaux-hft
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1024xH721/4_web_suitejbf33-4941f.jpg?1549635264
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1024xH630/microwave-to90df-d6406.jpg?1549635582
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1020xH1024/long-linesjp6ead-23572.jpg?1549636395
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1024xH529/AB_Services_db71-b721a.png?1549636785

    Je dois dire qu’on est très fier de la confiance d’Alexandre qui nous a confié ses “bonnes feuilles”.

    Pour commander le livre :
    http://www.zones-sensibles.org/alexandre-laumonier-4

    #enquête #cartographie #finance #réseaux

    https://seenthis.net/messages/758815 via visionscarto