• Le plan de Macron et de l’UE pour détruire l’#hôpital public - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2018/05/le-plan-de-macron-et-de-l-ue-pour-detruire-l-hopital-publ
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/54/91/86/20180513/ob_11015c_capture-d-ecran-2018-05-13-a-07-31.png

    La réalité est là : les instruments de #destruction de l’hôpital public proviennent des dogmes du #capitalisme : financement des investissements par les marchés financiers et non plus par le pôle public, tarification à l’activité (T2A) depuis 2004, #privatisation de toutes les fonctions supports qui ne sont pas censées faire partie du « cœur de métier » de l’hôpital, diminution de l’offre de soin par la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), gestion allégée (« lean management ») du personnel (65 à 70% des budgets hospitaliers) par la gestion par la #peur et la #flexibilisation.

    La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de #Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

    Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

    https://seenthis.net/messages/694649 via Agnès Maillard



  • Le socle européen de droits sociaux, c’est le nivellement pas le bas, le #dumping_social et salarial !
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/socle-europeen-de-droits-sociaux-cest-nivellement-bas-dumping-

    Le socle européen de droits sociaux, c’est le nivellement pas le bas, le dumping social et salarial ! démonstration avec l’analyse de l’accord du sommet de Gôteborg par les syndicalistes du Front Syndical de Classe. La preuve que si les travailleurs veulent s’en sortir, défendre leurs droits, leurs salaires, leurs emplois, leurs usines et leurs […]

    #4-EUROPE:en_sortir,_s’en_sortir ! #articles #europe.frexit #flexibilité #précarité #salaire #Sortir_de_l'euro #sortir_de_l'U.E. #Union_Européenne


  • #loitravailXXL : Ce que #flexibiliser les règles du travail veut dire – vidéo [Loic Chaigneau – JRCF]
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/loitravailxxl-flexibiliser-regles-travail-veut-dire-video-loic

    Loïc Chaigneau (JRCF) revient sur ce que signifie concrétement flexibiliser les règles du travail, que les communicants de Macron , de l’UE et du MEDEF appellent pour mieux embrouiller les esprits “libérer le travail”, ou transformer les rigidités. Derrière ces belles paroles, il s’agit non pas de libérer les travailleurs, mais bien de les enchainer, […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #loi_travail #loi_travail_xxl #Loic_Chaigneau #ordonnances #video


  • Du #salariat au #précariat : témoignage d’une adjointe de magasin.
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/salariat-precariat-temoignage-dune-adjointe-de-magasin

    Travaillant actuellement au sein d’un magasin à prédominance alimentaire (appartenant à une célèbre enseigne nationale de commerce de proximité), je témoigne sur le quotidien de mon emploi et de celui des autres salariés de l’entreprise, et plus globalement sur le monde de la moyenne distribution, ayant travaillé dans différentes structures par le passé. Précarisation des […]

    #2-lutte_des_classes_et_renaissance_communiste #articles #femme #flexibilités #lutte #Lutte_des_classes #précarité


  • Pays-Bas. Au bout de 20 ans de réformes du marché du #travail : l’emploi trop flexible ? - IRES
    http://www.ires-fr.org/publications/chronique-internationale-de-l-ires/item/5188-pays-bas-au-bout-de-20-ans-de-reformes-du-marche-du-travail-l-emploi-t

    Les critiques des conséquences de la #flexibilisation accélérée du marché du travail commencent à se faire entendre du côté des universitaires mais aussi de grandes institutions économiques 16 : moindre formation continue des travailleurs flexibles, impossibilité pour eux d’accéder à la propriété et au crédit, surexposition au #chômage coûtant à la collectivité, et prise de conscience de l’augmentation des usages pervertis de la flexibilité, sapant les bases des accords collectifs et des assurances sociales (Asscher, 2013). La croissance de la flexibilité touche plus tôt et plus fort les plus faiblement qualifiés, à partir de 2003, tandis qu’elle ne débute qu’en 2009 pour les hautement qualifiés, avec la crise économique. En 2012, 18,5 % des faiblement qualifiés et 10 % des hautement qualifiés sont en emploi précaire (contre respectivement 12,5 % et 6 % en 2003) selon le CPB (2015) 17. La mobilité entre l’emploi instable et l’emploi stable décroît sur cette période. Le marché du travail connaît alors une progression continue des formes non stables d’emploi desquelles on a de plus en plus de mal à sortir, accentuée par la récession du début des années 2000. Ainsi, entre 1999 et 2006, un travailleur flexible sur huit (hors indépendants sans personnel) reste dans ces formes d’emploi trois ans et plus contre un sur trois entre 2006 et 2010 (Asscher, 2013).

    Au plan social, plusieurs facteurs se conjuguent pour conduire en 2013-2014 à lâcher un peu de lest sur le terrain de la flexibilité, mais ce ne sera pas sans nouvelles concessions du côté syndical. Le gouvernement Rutte II avait repris dans son programme de gouvernement de l’automne 2012 les projets de réformes du licenciement ainsi que de réduction de l’indemnisation du chômage, sur lesquels la Commission européenne, dans ses recommandations, n’a cessé d’insister, faisant pression pour une plus grande flexibilisation du marché du travail. Mais les travaillistes sont associés à ce gouvernement, et le vice-Premier ministre travailliste, également ministre des Affaires sociales, Lodewijk Asscher, reste attentif au mouvement syndical pour qui la réforme du licenciement n’est discutable que si un contrôle administratif préventif du licenciement est maintenu. Le gouvernement, en défaut de majorité parlementaire au Sénat, a tout à gagner à assurer ses propositions d’un bon soutien de la société civile et des corps intermédiaires concernés. La concertation sociale est ainsi réanimée en 2013 après une période de gel liée aux remous créés au sein de la FNV par un accord sur la réforme des retraites professionnelles (juin 2011). En effet, sortant avec peine de la grave crise interne qui l’a traversée suite à cet accord, la FNV a repris l’initiative à partir de 2012 et a adopté une ligne plus offensive sur le terrain de l’emploi. Face au chômage en augmentation, notamment dans le secteur de la santé et du social touché par de très fortes baisses de budget et à la déstructuration de l’emploi, elle a vigoureusement dénoncé les emplois en miettes, les excès des contrats courts (contrats zéro heure, contrats min/max) et le recours abusif aux indépendants.

    #précarité

    https://seenthis.net/messages/626631 via Agnès Maillard


  • Retorno al trabajo libremente esclavo – Por Juan J. Paz y Miño Cepeda
    http://www.nodal.am/2017/08/retorno-al-trabajo-libremente-esclavo-juan-j-paz-mino-cepeda

    La restauración de modelos empresarial-neoliberales radicales en #Argentina y #brasil ha demostrado la fragilidad de las conquistas y derechos de los...

    [Esto es un resumen. Visita la Web para la nota completa y más!]

    #Columnistas_de_NODAL #america_latina #flexibilización_laboral #neoliberalismo #precarización_laboral


  • Does CSS Grid Replace Flexbox? | CSS-Tricks
    https://css-tricks.com/css-grid-replace-flexbox
    https://cdn.css-tricks.com/wp-content/uploads/2017/03/both-grid-and-flex.png

    No. Well. Mostly No.

    #Grid is much newer than #Flexbox and has a bit less browser support. That’s why it makes perfect sense if people are wondering if CSS grid is here to replace Flexbox.

    To put a point on it:

    Grid can do things Flexbox can’t do.
    Flexbox can do things Grid can’t do.
    They can work together: a grid item can be a flexbox container. A flex item can be a grid container.

    #web_design

    https://seenthis.net/messages/617063 via baroug


  • #Pays-Bas : de la flexi-sécurité à l’hyper-flexibilité
    http://www.force-ouvriere.fr/pays-bas-de-la-flexi-securite-a-l-hyper-flexibilite

    CDD, contrats en intérim, contrats zéro heures, contrats en payrolling et en contracting, « faux » travail indépendant… Toutes les formes de travail flexible et précaire, des plus anciennes aux plus récentes, explosent aux Pays-Bas. Marie Wierink, chercheuse associée à l’IRES (Institut de recherches économiques et sociales) revient ici sur les raisons de cette « dérive ». La flexi-sécurité des Pays-Bas a longtemps fait figure de modèle social en #Europe. Qu’en est-il aujourd’hui ? Marie Wierink : Depuis (...)

    Toute l’actualité

    / Europe, Pays-Bas, #Intérimaires, #Ires, Flexi-sécurité, #Loi_Travail, #RTT, #Économie, (...)

    #Toute_l'actualité #Flexi-sécurité #FNV


  • Deliveroo débarque à Tours, et ce n’est pas une bonne nouvelle
    https://larotative.info/deliveroo-debarque-a-tours-et-ce-n-2096.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH469/arton2096-2d8d8-2c37b.jpg?1488299198

    L’entreprise spécialisée dans la livraison à vélo de plats cuisinés va s’installer en Indre-et-Loire. Son fonctionnement étant basé sur l’exploitation des livreurs, il n’y a pas de quoi se réjouir.

    Contrairement au modèle traditionnel de livraison organisé par des pizzerias ou des restaurants de sushis, dont les livreurs sont salariés, le modèle Deliveroo fait appel à des travailleurs « indépendants », qui sont généralement auto-entrepreneurs. Les coursiers ne signent pas un contrat de travail, mais un contrat de prestation de services. Ce modèle, popularisé en France par l’entreprise Uber, est de plus en plus vivement critiqué. L’autoentrepreneuriat est devenu un outil utilisé par ces boîtes « pour faire bosser les gens sans gérer l’emploi, sans embaucher, sans payer de cotisations », comme l’explique la sociologue Sarah Abdelnour.

    (...)

    Dans un premier temps, les livreurs Deliveroo pouvaient espérer gagner un minimum de 7,50 euros par heure, auquel s’ajoutait le montant des « courses » réalisées pendant cette heure. Désormais, les minimums garantis ne concernent que certains créneaux horaires, et la course est payée autour de 5 euros brut. Compter donc deux courses par heure pour atteindre un salaire brut de 10 euros, sur lequel le livreur devra payer les cotisations et charges diverses liées à son statut d’auto-entrepreneur [1]. Le montant des bonus, versés en cas d’intempéries ou pour garantir une rémunération motivante certains soirs, peut varier sur décision unilatérale de Deliveroo. A une époque, Deliveroo promettait aux coursiers de « gagner jusqu’à 20€ de l’heure (sans compter les pourboires) ». Pour le recrutement de livreurs à Tours, l’entreprise annonce désormais « jusqu’à 150€ par week-end », sans préciser le nombre d’heures travaillées.

    (...)

    Depuis, de nombreux « collaborateurs » de Take Eat Easy luttent pour faire requalifier leurs contrats de prestation de service en contrats de travail. A Lyon, un collectif s’est constitué pour organiser la solidarité entre les coursiers. Dans un tract du collectif, on pouvait lire :

    « Les plateformes nous niquent depuis trop longtemps ! Nous n’avons aucun droit au chômage, aucun droit à la retraite, aucune prime de risque, aucun accompagnement en cas de blessure ! Et elles nous imposent leurs rémunérations, elles contrôlent nos horaires, elles ne payent aucune charge patronale ! Il est plus que temps de nous fédérer et de trouver des moyens de nous asseoir à la table des négociations ! »

    #Deliveroo #foodtech #uberisation #flexibilité

    https://seenthis.net/messages/575847 via La Rotative



  • Revue Projet » « Distribuer équitablement les #revenus primaires »
    http://www.revue-projet.com/articles/2017-02_philippe-askenazy_distribuer-equitablement-les-revenus-primair

    Aux divergences salariales s’ajoutent celles des conditions de #travail. L’#intensification du travail pèse principalement sur ceux qui sont en bas de l’échelle sociale. Ils subissent ainsi une double peine : leur #rémunération tend à stagner, du fait du discours sur l’improductivité, et pourtant ce sont eux qui subissent de plein fouet l’intensification du travail. Au contraire, on valorise – et on plaint – les productifs, les créatifs, dont les conditions de travail sont objectivement bonnes et ont même tendance à s’améliorer.

    Cette inégale intensification masque une forme d’#exploitation de l’humain, qui trouve son parallèle dans l’exploitation de la nature. Le #productivisme opère une pression accrue, à la fois sur une masse de travailleurs en équilibre et sur une partie de l’environnement qui s’en trouve menacée. Dans les dernières décennies, les exigences de #flexibilité en termes de #mobilité et d’horaires n’ont cessé de s’accroître. Les temps et la fréquence des déplacements (domicile-travail, multiples lieux de travail) ont explosé. Or cette mobilité contrainte augmente fortement les émissions de CO2.

    https://seenthis.net/messages/565460 via Agnès Maillard


  • CSS Grid Layout arrive, préparez-vous ! – La Tête dans le Flux
    https://blog.goetter.fr/2016/11/30/css-grid-layout-arrive-preparez-vous/comment-page-1/#comment-616

    En résumé :
    Grid Layout est un module de positionnement parfait pour construire ses templates et ses grilles, bref l’architecture globale de la page
    Flexbox est parfait pour les composants qui constituent l’intérieur de nos gabarits : navigations, sliders, fiches produits, etc.

    L’idée serait de pouvoir se passer de bootstrap pour gérer les grilles dans les pages HTML...

    Voir aussi :
    – comparatif de toutes les possibilités pour des grilles en CSS : float, inline-block, table-cell, columns, flexbox, grid https://blog.goetter.fr/2014/10/27/le-point-sur-les-grilles-en-css

    Grid layout :
    – le positionnement par grid layout : http://www.alsacreations.com/article/lire/1388-css3-grid-layout.html
    le site de référence pour grid layout, page des exemples : http://gridbyexample.com/examples
    des exemples avancés d’utilisation de grid layout : https://blog.goetter.fr/2016/01/02/grid-layout-vers-la-grille-parfaite

    Flexbox :
    – revue exhaustive des caractéristiques de flex : https://chriswrightdesign.com/experiments/flexbox-adventures
    – exploration des possibilités de CSS flexbox (flex, flex-item, order...) : http://www.alsacreations.com/tuto/lire/1493-css3-flexbox-layout-module.html
    – un générateur de code pour les propriétés flex : http://the-echoplex.net/flexyboxes
    – des exemples de grilles en flex : https://philipwalton.github.io/solved-by-flexbox

    Et pour la norme :
    – Flexible box : https://www.w3.org/TR/css-flexbox-1
    – Grid layout : https://www.w3.org/TR/css-grid-1

    #css, #flex, #flexbox, #grid, #grid_layout, #grille #bootstrap

    https://seenthis.net/messages/565070 via cy_altern



  • #Emploi : le prix du « miracle » espagnol
    http://www.alterecoplus.fr/emploi-le-prix-du-miracle-espagnol/00011849

    C’est certain, les gouvernements successifs n’ont pas ménagé leurs efforts pour #flexibiliser le marché du #travail. Le système de négociation collective dont la rigidité, estime l’étude, aurait contribué à la forte hausse du chômage durant la crise, a été largement assoupli. Bien avant les débats hexagonaux sur la loi travail, le gouvernement espagnol a inversé la hiérarchie des normes, faisant primer l’accord d’entreprise sur l’accord de branche. Il a également mis fin au principe d’ « ultra-activité » qui permettait la reconduction de la convention collective antérieure, faute de nouvel accord. Cette mesure qui poussait les négociateurs à se retrouver plus souvent autour de la table a toutefois été limitée par une décision du tribunal suprême (un an après l’expiration de la convention, ses modalités continuent de s’appliquer pour les salariés en poste). Enfin, le principe d’indexation des salaires sur l’inflation dans les accords interprofessionnels a été abandonné, afin de contenir la hausse des salaires.

    Le principe d’indexation des salaires sur l’inflation dans les accords interprofessionnels a été abandonné, afin de limiter la hausse des salaires

    En matière de flexibilité interne, une batterie de dispositions a également été prise. A commencer par la suspension temporaire des conventions collectives en cas de choc économique ou encore la possibilité de moduler le temps de travail de 10 % sur l’année, à l’initiative de l’employeur, sans qu’il y ait nécessairement un accord.

    Conséquence de toutes ces mesures, le nombre d’accords de branche a diminué de moitié chez nos voisins ibériques, rappelle Catherine Vincent de l’Ires. Sans pour autant dynamiser les accords d’entreprise : ils ont, eux aussi, baissé d’un tiers. En 2010-2012, 12 millions d’Espagnols étaient couverts par une convention collective. Ils ne sont plus que 7 millions aujourd’hui.

    Le volet flexibilité externe n’a pas été oublié. Les conditions du licenciement ont considérablement été facilitées. Les indemnités en cas de licenciement abusif (ce qui correspondait peu ou prou à la mesure finalement retirée du projet de loi travail français de barémisation des indemnités prud’homales) ont été abaissées de 45 à 33 jours par année d’ancienneté avec un plafond maximum de deux ans. Les salaires ne doivent plus être obligatoirement versés jusqu’à l’issue d’une procédure judiciaire, en contrepartie de la suppression du « despido exprès », le licenciement accéléré qui prévalait jusqu’en 2012. Et alors que les entreprises de moins de 50 salariés ont toujours une obligation de reclassement interne, elles sont exonérées de plan d’accompagnement des salariés licenciés.

    Un nouveau CDI à période d’essai allongée et à forte incitation fiscale a été créé pour les PME de moins de 50 salariés

    Pour tenter de favoriser les recrutements et de lutter contre la dualité du marché du travail, un nouveau contrat à durée indéterminée (CDI) à période d’essai allongée et à forte incitation fiscale a été créé pour les PME de moins de 50 salariés. Quant au recours au contrat à durée déterminée (CDD), il ne peut excéder deux ans, pour toutes les entreprises. Enfin, le gouvernement a décidé de durcir les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Une dégressivité des droits a été introduite. Pendant ses six premiers mois à l’INEM (le Pôle emploi espagnol), un chômeur touche 70 % de son ancien salaire de référence (57% en France), au-delà ses allocations tombent à 50 %. Coup de bambou supplémentaire, les Espagnols doivent désormais justifier d’une recherche d’emploi, sous peine de voir leurs allocations supprimées.

    https://seenthis.net/messages/523005 via Agnès Maillard


  • Éric Verhaeghe : « Pourquoi je claque la porte du #Medef » | L’Humanité (2011)
    http://www.humanite.fr/eric-verhaeghe-pourquoi-je-claque-la-porte-du-medef

    Non, le coût du #travail n’est pas trop élevé, c’est la rapacité de l’oligarchie qu’il faut attaquer ! Ex-directeur des affaires sociales de la fédération patronale des assurances, Éric 
Verhaeghe claque la porte du Medef. Il dénonce une doctrine économique qui met en péril la société et la démocratie.

    [...]

    Éric Verhaeghe. J’ai voulu exercer un droit d’inventaire sur la pensée économique dominante depuis quarante ans. Né à la fin des années 1960, je suis d’une génération qui n’a jamais connu que la #crise, une génération qui a vécu dans la nostalgie des Trente Glorieuses. Avec l’implosion du modèle soviétique, quand l’économie de marché est restée comme seul système global, il y a eu un pari : plus on développera ce système, plus vite on arrivera à l’essence du #marché en concurrence libre et parfaite, plus vite on sera prospères et on renouera facilement avec la croissance des Trente Glorieuses. Pendant la décennie 1980, on a fait de la privatisation à tout-va ; pendant la décennie 1990, on a abaissé le coût du travail – on a quand même dépensé 1,5 point de PIB en allégements de charges… Le résultat est terrible. En réalité, au bout de quarante ans, non seulement ça ne va pas mieux, mais au contraire, le système est en train de s’autodétruire. Cette crise n’est pas imputable à la rigidité du marché, mais au contraire, à sa #flexibilité. Cela oblige à remettre en cause nos vieilles croyances. Collectivement, les élites de ce pays ne peuvent plus continuer à soutenir que les recettes d’avant 2008 vont nous sortir du marasme, elles sont la cause de la crise !

    [...]

    il y a eu un pari : plus on développera ce système, plus vite on arrivera à l’essence du marché en concurrence libre et parfaite, plus vite on sera prospères et on renouera facilement avec la croissance des Trente Glorieuses. Pendant la décennie 1980, on a fait de la privatisation à tout-va ; pendant la décennie 1990, on a abaissé le coût du travail – on a quand même dépensé 1,5 point de PIB en allégements de charges… Le résultat est terrible. En réalité, au bout de quarante ans, non seulement ça ne va pas mieux, mais au contraire, le système est en train de s’autodétruire.

    [...]

    Lorsque Liliane Bettencourt reçoit un chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal, ce chèque est financé par de la dette que Liliane Bettencourt achète sous la forme d’emprunts d’État et, du coup, quand on la rembourse, on lui fait un nouveau cadeau. Le bouclier fiscal est une opération de passe-passe qui permet d’accroître le patrimoine des gros revenus en le faisant financer par l’écrasante majorité des citoyens.

    [...]

    Je suis partisan du démantèlement des très grandes entreprises : dès lors qu’une entreprise atteint une taille qui la rend plus puissante qu’un État, il faut la démanteler. On sait le faire quand l’entreprise constitue une menace pour la libre concurrence. Je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas ce pouvoir dès lors qu’elle menace la souveraineté des peuples.

    #économie, #finance, #fiscalité, #revenus, #protection_sociale


  • Comment travaillerons-nous demain ?
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/270416/comment-travaillerons-nous-demain

    Alors que le projet de loi sur le #Travail, porté par la ministre El Khomri, est toujours étudié au Parlement et qu’une nouvelle journée d’action contre cette « loi Travail » est prévue pour le 28 avril, rencontre entre Jean Auroux, ancien ministre du travail et auteur des lois qui portent son nom, la sociologue Dominique Méda, et l’économiste Stéphane Carcillo.

    #Culture-Idées #flexibilité #loi_El_Khomri #Lois_Auroux #protection #salariat #stable #ubérisation


  • #CPA : La « grande œuvre sociale » du quinquennat Hollande accouche d’une souris
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260416/cpa-la-grande-oeuvre-sociale-du-quinquennat-hollande-accouche-dune-souris

    La loi sur le travail sera présentée le 3 mai prochain au Parlement, dans un climat de tension sociale inédit. L’histoire aurait pu se dérouler autrement. Les socialistes avaient dans leur manche le compte personnel d’activité (CPA), pensé initialement comme un outil taillé pour affronter les mutations du marché du travail. L’article 23 du projet de loi offre certes des droits nouveaux, mais il ne révolutionne le droit #social.

    #France #compte_personnel_d'activité #flexisécurité #loi_sur_le_travail ;_el_khomri


  • Flexbox Patterns
    http://www.flexboxpatterns.com

    Flexbox is awesome, but it introduces many new concepts that can make it difficult to use. These interactive examples will show you practical ways to use it to build UI components. They start out simple and get more complex near the end, and you can start using them in your own code right away.

    #flexbox_Web_CSS_exemple_clevermarks

    http://seenthis.net/messages/462556 via Nicolas Hoizey



  • Une petite idée de la #violence sociale : Actualités du droit
    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2016/02/01/une-petite-idee-de-la-violence-sociale-925762.h
    http://size.blogspirit.net/20minutes-blogs.fr/lesactualitesdudroit/260/media/00/01/3096888102.JPG

    Butant sur le mur des radicalisés la #flexibilité, Vanessa a du faire défendre ses #droits par la CGT. Devant l’évidence de la violation du droit, le directeur de la supérette a cédé, mais être obligé d’appliquer la loi lui est resté à travers du gosier : « Il a promis oralement qu’au premier faux pas, elle serait renvoyée », affirme Michel Forestier, le délégué de la CGT. Parole tenue…

    http://seenthis.net/messages/456801 via Agnès Maillard


  • Le dysfonctionnement inquiétant du #marché du "travail américain
    http://www.lenouveleconomiste.fr/financial-times/le-dysfonctionnement-inquietant-du-marche-du-travail-americain-28
    http://www.lenouveleconomiste.fr/wp-content/uploads/2015/11/worker.jpg

    Qu’est-ce qui pourrait expliquer que les hommes et les femmes de cette classe d’âge soient si nombreux à se retirer du marché du travail pendant une aussi longue période ? Les joies de l’oisiveté ne peuvent pas être une explication plausible, car les États-Unis ont le système social le moins généreux des pays à revenu élevé. L’hypothèse selon laquelle des salaires minimums élevés bloqueraient la création d’emplois, et persuaderaient ainsi les travailleurs peu qualifiés d’abandonner leur recherche d’#emploi, n’est pas plausible non plus. Selon l’OCDE, le #salaire minimum américain était en 2014 de 20 % inférieur à celui du Royaume-Uni en termes réels, et beaucoup moins élevé que dans la très généreuse France. En outre, les États-Unis ont encore le marché du travail le moins réglementé de l’OCDE.

    Donc, comment expliquer ces tendances ? Dans le cas des femmes des classes d’âge de forte activité, l’absence de services de garde d’enfants abordables semble une explication plausible. La #société semble avoir décidé qu’elle ne veut pas payer pour maintenir les femmes dans la population active.

    Une autre explication possible est que la #flexibilité du marché du travail permet aux employeurs de remplacer les travailleurs des classes d’âge médianes par des jeunes et des vieux. Les États-Unis ont des taux de participation à l’emploi relativement élevés pour les 15 à 24 ans. Ils ont également connu une forte hausse dans le taux de participation à l’emploi des personnes de plus de 65 ans, de 13 % en 2000 à 19 % en 2014 ; ce dernier chiffre place les États-Unis juste derrière le Japon dans le G7. La faiblesse des salaires minimums et les coûts de transport élevés pour les travailleurs vivant dans les villes tentaculaires américaines pourraient aussi rendre le travail à bas salaire non rentable. En particulier dans le cas des hommes, les chiffres de ceux qui ont un casier judiciaire, dus à l’incarcération massive aux États-Unis, pourraient aussi expliquer la difficulté à trouver un emploi et justifier ainsi leur retrait du marché du travail.

    http://seenthis.net/messages/432616 via Agnès Maillard


  • L’« Ubérisation » de l’emploi est déjà partout !, Marie-Claire Carrère-Gée (Présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE))
    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/11/05/l-uberisation-de-l-emploi-est-deja-partout_4803410_1698637.html

    Les débats sur les nouvelles #formes_d’emploi sont marqués par la nostalgie d’un passé imaginaire – l’âge d’or du CDI – et la fascination pour un avenir fantasmagorique – la fin du salariat.

    Or, l’âge d’or du CDI n’a jamais existé. La construction législative et jurisprudentielle du #CDI comme emploi protégé et stable ne date que des crises des années 1970. Au même moment, le législateur reconnaissait l’#intérim et le #CDD, leur assurant ainsi une progression fulgurante.

    En fait, depuis le début des années 2000, la répartition des grandes composantes de l’emploi – en CDI, temporaires, indépendant – est stable. En France, comme ailleurs, le CDI demeure la forme ultradominante d’emploi, autour de 87 % de l’emploi salarié. L’explosion du CDD et de l’intérim est derrière nous. Et nous n’assistons pas non plus à une explosion du #travail_indépendant : il s’est stabilisé autour de 10 % de l’emploi total, avec un regain récent tiré par l’autoentrepreneuriat.

    C’est vrai, on assiste à une diversification des formes juridiques d’emploi aux confins du salariat et du travail indépendant, avec le portage salarial, les coopératives d’activité et d’emploi, ou lorsqu’un indépendant exerce son activité dans un cadre contraint (la franchise, l’agent commercial mandataire indépendant, le gérant non-salarié de succursales de commerce de détail). Mais ces formes d’emploi, récentes ou plus anciennes, sont ultraminoritaires.

    Le CDI déjà minoritaire

    Alors, rien n’aurait changé ? Si, bien sûr. C’est même à un véritable bouleversement auquel nous assistons, avec une grande vague de #flexibilisation et d’#individualisation, qui touchent toutes les conditions d’emploi.

    A tout seigneur, tout honneur, le premier concerné est le CDI : le fameux « CDI à temps plein avec des horaires stables et chez un seul employeur » est déjà minoritaire, avec la progression du #temps_partiel, qui concerne un peu plus de 4 millions de #salariés, et des horaires décalés et variables. Près d’un tiers des salariés travaillent habituellement ou occasionnellement le dimanche, contre un sur cinq il y a vingt ans. La part des horaires à la carte a aussi quasiment doublé et dépasse les 10 %. L’unité de lieu du travail est également remise en question avec l’essor du #télétravail, qui concerne près de 17 % des actifs.

    La flexibilisation progresse aussi de façon fulgurante au sein des CDD : les contrats temporaires les plus courts explosent. Les flux d’emploi de moins de trois mois en CDD ou intérim représentent neuf embauches sur dix. L’explosion est encore plus forte pour les contrats de moins d’un mois.

    L’emploi indépendant s’individualise également de plus en plus : c’est, en son sein, l’emploi indépendant sans aucun salarié qui progresse avec notamment 1 million d’#autoentrepreneurs.

    Individualisation de l’activité

    Mais le phénomène le plus marquant de ces dernières années est l’individualisation de l’activité elle-même, avec l’explosion de la #pluriactivité – avoir plusieurs emplois salariés, ou un emploi salarié et un autre indépendant. Elle concerne aujourd’hui plus de 2,3 millions d’actifs, contre 1 million il y a dix ans. Un tiers des autoentrepreneurs le sont en complément d’un emploi salarié.

    A l’origine de ces évolutions, il y a des facteurs économiques : la crise, la financiarisation et la mondialisation de l’économie, qui conduisent les entreprises à réduire leurs coûts ; l’essor du secteur tertiaire ; l’installation d’un #chômage de masse, qui réduit les capacités de négociation des actifs.

    Mais des facteurs sociologiques sont aussi à l’œuvre, avec des aspirations croissantes à davantage d’autonomie dans le travail, et de liberté dans la gestion de son temps. Enfin, l’essor des nouvelles technologies donne un formidable élan à toutes les formes d’activité dans lesquelles le travail ne s’exerce pas dans l’#entreprise qui embauche.

    C’est le cas des sites de « jobbing » entre particuliers, des plates-formes de services entre professionnels, des sites de free-lance, où un nombre important de personnes, rémunérées ou non, contribuent à la réalisation d’un #projet divisé en microtâches.

    Stress, flou entre vie professionnelle et personnelle

    Pour les entreprises, les avantages vont de soi. Mais, énormément d’actifs y trouvent également leur compte, et davantage encore le pourraient : meilleur accès à l’emploi, revenus supplémentaires parfois très significatifs, diminution du risque en multipliant les employeurs ou donneurs d’ordre, souplesse dans l’organisation de son temps, plus grand intérêt d’un travail autonome et varié, acquisition de nouvelles compétences, possibilités accrues de reconversion, envie de faire autre chose en plus ou à la place de l’activité habituelle.

    Les risques sont tout aussi clairs : stress, flou entre vie professionnelle et personnelle, enfermement dans la #précarité, difficulté d’accès aux prêts et au logement pour les CDD très courts et les indépendants, déplacement du partage du risque économique, pertes de chance d’accéder à la formation, perte de ressources pour les assurances sociales, difficulté d’application de la législation du travail (notamment pour la rémunération minimale, la durée maximale et la santé), nécessité d’inventer d’autres formes de dialogue social…

    Il n’y a pas l’ancienne économie, d’un côté, et la nouvelle économie, de l’autre, les salariés et les « anciens indépendants » contre les « ubérisés » : la nouvelle économie est partout. L’enjeu n’est pas d’inventer de nouvelles formes juridiques d’activité, mais de maximiser les avantages de la flexibilisation et de l’individualisation de toutes les formes d’emploi, et d’en minimiser les risques pour tous.

    http://seenthis.net/messages/426107 via colporteur


  • TGVflop
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/030815/tgvflop

    La #SNCF expérimente durant l’été le TGVpop qui ne part que si assez de voyageurs s’engagent, sur Internet, à le prendre. Un produit qui rassemble savamment les ingrédients les plus actuels, analyse le juriste Laurent Quessette : réseaux sociaux et démocratie numérique, #flexibilité généralisée même de son temps de vacances et #précarité étendue à sa destination.

    « Si un nombre suffisant d’acheteurs se manifeste, votre train partira. Si la desserte prévue ne recueille pas assez de likes sonnants et trébuchants, elle restera à quai.
    Avec le TGVpop, l’individu croit programmer sa vie alors qu’il subit les injonctions d’une vie que l’économie de marché lui fabrique. »

    #transport #tgv #libéralisme

    http://seenthis.net/messages/395259 via nicod_