#franchises

  • À Paris, les « Arabes du coin » ferment le rideau
    https://www.vice.com/fr/article/evdwya/a-paris-les-arabes-du-coin-ferment-le-rideau
    Philippe Pilliot connaît bien la profession. Délégué général de la Fédération nationale de l’épicerie, il a rencontré de nombreux épiciers en novembre dernier. Arrondissement par arrondissement, banlieue par banlieue, dans le but de rameuter le plus d’indépendants possible pour faire bloc contre des projets de lois ou des arrêtés préfectoraux. « Je constate depuis quelque temps que beaucoup d’entre eux ont vendu leur fonds de commerce à des chaînes. » (...)
    Autrefois situées en périphérie, les chaînes de supermarchés visent aujourd’hui les centres-villes. Selon les chiffres de l’APUR (Atelier Parisien d’Urbanisme), en 2010, à Paris, quelque 830 petites supérettes labellisées ont ouvert leurs portes. Serge Papin, PDG de Système U, n’a pas surfé sur la vague. Il analyse donc la disparition progressive de l’épicier indépendant avec un certain recul : « Dans les années 1980, on était sur du développement horizontal. Vous aviez la banlieue pavillonnaire, son centre avec les petits indépendants, et, à l’extérieur, les pôles commerciaux, les magasins de périphérie. On invitait les gens à aller faire leurs courses en voiture. Les chaînes ne s’intéressaient pas aux milieux urbains. Mais depuis une quinzaine d’années, on est sur un mouvement centrifuge. Les gens veulent de la proximité, tout en voulant des prix compétitifs. » Souvent mieux agencées, plus propres, compétitives sur les prix et toujours à la recherche de nouveaux concepts, les chaînes sont plus que jamais une source d’inquiétude pour le petit commerçant.
    #urbanisme #villes #commerces #changement #gentrification #franchises

    https://seenthis.net/messages/618360 via Supergéante


  • La contre-révolution #Obamacare: six ans plus tard
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/aou2016/care-a26.shtml

    Comme le World Socialist Web Site l’expliquait déjà en 2009, la « réforme » du secteur de la santé communément appelée Obamacare érige un système qui permet aux compagnies d’#assurances, aux #entreprises et au gouvernement de réduire radicalement les prestations de# santé offertes aux familles et personnes à faibles revenus.

    Ceci a toujours été le but de la loi. La réduction des prestations et l’augmentation des coûts pour les familles travailleuses ne représentent pas les conséquences malheureuses d’un effort maladroit mais bien intentionné pour offrir à la population « un système presque universel de soins de santé de qualités », tel que le prétendait Obama lors de la création de la loi. Comme l’a admis récemment le New York Times, défenseur de longue date d’Obamacare, faisant référence au programme gouvernemental de santé minimal pour les pauvres, « [L]a vérité est qu’un plan typique Obamacare ressemble plutôt à Medicaid avec des franchises élevées. »

    Selon le « mandat » de l’ACA, quiconque se trouve sans assurance maladie procurée par l’employeur, et sans Medicare ou Medicaid, est obligé de contracter une assurance au privé, sous peine d’une #pénalité d’impôt considérable. Aujourd’hui, un nombre important de personnes peinent, si même elles y arrivent, à payer les primes exorbitantes exigées par les compagnies d’assurance privées pour leurs mauvais régimes, pendant que ceux qui en sont capables sont forcés de dépenser d’immenses sommes d’argent sans remboursement pour fournir des soins de santé limités à leurs familles.

    Les régimes les moins coûteux sont accompagnés de #franchises dépassant 5.000 $. Les réseaux rapetissent, ce qui force les membres à choisir parmi un éventail de plus en plus limité de médecins et d’hôpitaux. Des formulaires pour requête de médicaments barrent l’accès à des médicaments vitaux. Les assureurs demandent et reçoivent des augmentations de primes importantes pour leurs politiques d’assurances tout à fait inadéquates.

    https://seenthis.net/messages/519821 via Agnès Maillard