#gendarmerie

  • La gendarmerie ne parvient toujours pas à prédire l’avenir
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020919/la-gendarmerie-ne-parvient-toujours-pas-predire-l-avenir

    Présenté comme un outil dernier cri, l’algorithme prédictif des gendarmes n’a pas un impact aussi flagrant qu’annoncé là où s’est déroulée l’expérimentation. Il a néanmoins été généralisé.

    #Enquête #gendarmerie,_algorithme,_algorithmes_prédictifs,_A_la_Une

    https://seenthis.net/messages/799707 via Mediapart


  • « — ALLO, OUI ?
    -- #GENDARMERIE NATIONALE ! VOUS FAITES #GRÈVE JEUDI 04 AVRIL ? »
    https://www.sudeducbourgogne.org/IMG/pdf/communique_de_presse_03_avril_2019.pdf

    On connaissait, en Saône-et-Loire, les #manifestations d’enseignants empêchées d’aller sur la voie publique bien que dument déclarées auprès des autorités (comme à Louhans les 29 novembre et 05 février derniers) avec une sous-préfecture zélée ; on connaissait les « paparazzis » de la #police nationale ne pouvant s’empêcher de mitrailler les salariés et fonctionnaires lors de la manifestation du 19 mars (par exemple) à Chalon/Saône comme si les grévistes étaient de dangereux délinquants allant commettre de supposés forfaits ; on connaissait des manifestations déclarées par les Gilets Jaunes et non autorisées par la Préfecture, mais la gendarmerie nationale vient d’innover...

    Ainsi, mardi 02 avril, une collègue, professeure des écoles sur le bassin d’Autun et en classe, a reçu un appel téléphonique en fin d’après-midi émanant d’un gendarme. La collègue s’est entendu demander si elle-même comptait participer à cette journée de grève. Le gendarme a précisé « je dois appeler pour savoir »...

    #démocratieDTC

    https://seenthis.net/messages/772614 via Agnès Maillard


  • Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète [du #liquide_incapacitant ? parole de flic et de journaliste, mais qui sait, ndc]
    https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete
    https://www.marianne.net/sites/default/files/capture_decran_2018-12-10_a_18.27.14.png

    Selon nos informations, certains des blindés de la #gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris ce samedi 8 décembre étaient secrètement équipés d’une réserve de liquide incapacitant. Un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours.
    C’est dire si le pouvoir a eu peur. Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ». Une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique… Interrogée, la préfecture de police de Paris renvoie au #ministère_de_l'Intérieur.

    C’est le premier enseignement de la journée du 8 décembre : le préfet de police de Paris a perdu son leadership sur le maintien de l’ordre dans la capitale. La semaine dernière, le ministère de l’Intérieur, sous la double commande de Christophe Castaner et Laurent Nuñez, a pris les choses en main, largement épaulé en ce sens par les #syndicats_policiers. Cette mainmise du ministère de l’Intérieur ne s’est pas faite sans friction avec la préfecture de police de Paris, où le #préfet #Michel_Delpuech a grincé à plusieurs reprises devant la mise en place d’un dispositif mobile et décentralisé, contraire aux pratiques antérieures. Selon nos informations, le préfet a d’ailleurs réclamé en fin de semaine dernière « des instructions écrites », ce qui, en mœurs préfectoraux, consiste à « se couvrir » à l’approche d’une situation controversée. « D’un point de vue policier, le #maintien_de_l’ordre de samedi à Paris a finalement été un succès, ces frictions ne sont plus d’actualité », sourit une source à la préfecture de police. Bilan en six points.

    1 - Un nettoyage sans précédent. De mémoire de policier, aucune #manifestation parisienne contemporaine n’avait mobilisé autant de préparatifs en amont. Quasiment toute la rive droite avait tiré les stores, barricadé ses vitrines et rangé ses voitures. Le mobilier urbain avait été démonté et la plupart des chantiers de voirie vidés sur un large périmètre, pas seulement autour de la place de l’Etoile. Lors de la première manifestation sur les Champs-Elysées, celle du 24 novembre, un seul chantier sur l’avenue avait servi de combustible aux barricades. Lors de la deuxième manifestation, ce sont tous les chantiers autour de l’Etoile qui ont joué le même rôle… Samedi 8 décembre, pour ne pas fournir « armes et combustibles aux manifestants », la majeure partie de la rive droite ressemblait à une ville morte.

    2 - Des mesures d’exception aux abords. Autre initiative policière restée cachée jusqu’à samedi matin, les #fouilles_préventives. Vendredi, les #procureurs compétents, notamment aux péages de la région parisienne, avaient pris des réquisitions judiciaires autorisant les contrôles d’identité, invoquant les risques d’infractions liées à la manifestation sur Paris. Ces contrôles ont permis de saisir des objets potentiellement dangereux comme des boules de pétanque, des manches de pioche, ou d’autres signant la participation à un rassemblement, comme des masques de plongée. Résultat, samedi, Paris a battu son record de #gardes_à_vue. Le dispositif initial permettant d’en absorber 800 a même été dépassé. Il y en a finalement eu 974 en région parisienne. Mais « seulement » 278 ont donné lieu à un déferrement judiciaire. Dans la majorité des cas, les gardes à vue étaient levées ou se soldaient par un « #rappel_à_la_loi ». Autrement dit une admonestation [non, le rappel à la loi est la reconnaissance d’une infraction suite à laquelle les dispositions prévues pour la récidive légale sont applicables : aggravation de la peine encourue, ndc] , la simple possession d’un masque de plongée ou d’une bombe à peinture ne pouvant pas, en tant que tel, constituer un délit.

    Les interpellations de Julien Coupat, figure de l’ultragauche, ainsi que d’autres activistes d’extrême droite, dès samedi matin, participent du même « dispositif préventif » inédit et controversé. Henri Leclerc, ancien président de la Lige des droits de l’Homme, dénonce un potentiel usage « liberticide très grave ». En clair, une sorte d ’interdiction de manifester qui ne dirait pas son nom .

    « On assume, confie une source policière. Au moins, ces gens n’étaient pas dehors. Cela a fait dégonfler les effectifs de durs potentiels ». Autre dispositif en amont, la plupart des gilets jaunes, avant de rejoindre les principaux « spots » de manifestation (Champs-Elysées, Bastille, République), étaient systématiquement fouillés. La plupart y perdaient leurs masques de protection contre les lacrymogènes. Pour parvenir jusqu’au Champs-Elysées, avec toutes les stations de métro bloquées et les barrages de policiers disposés à certains endroits autour du périmètre interdit, la plupart des gilets jaunes ont dû marcher plusieurs heures… Résultat, une grosse partie des manifestants errait d’un point à un autre, sans parvenir à rejoindre aucun « point chaud ». De fait, durant la quasi-totalité de la journée, le rapport de force sur les lieux de friction est toujours resté à l’avantage des policiers [ en jouant sur la #mobilité et une certaine rapidité "on a évite la formation de #nébuleuses" disait un type du syndicat des commissaires, ndc] .

    3 - Un dispositif mobile et décentralisé. C’est la grande nouveauté de cette journée. Les policiers et gendarmes sur Paris étaient « mobiles » et leur commandement largement décentralisé, par secteur . « Bien sûr, il y avait toujours autant de galonnés autour du préfet, dans la salle de commandement de la préfecture de police, se désole un fonctionnaire, mais pour la première fois, c’est vraiment le commissaire de terrain qui menait sa troupe en fonction de ce qu’il voyait sur place » . Avec une efficacité spectaculaire, à l’œuvre sur les Grands Boulevards, où, avançant au milieu de deux canons à eau, des policiers et gendarmes « nettoyaient » au fur et à mesure les feux de poubelles moins de cinq minutes après leur déclenchement. « Comme à l’entraînement ! On avançait vite, sans leur laisser le temps de former une véritable barricade devenant vite un point de fixation », raconte un fonctionnaire. Ce dispositif a permis d’éviter la confrontation générale du 1er décembre, avec une place de l’Etoile occupée par les gilets jaunes et des forces de l’ordre assiégées des heures durant, en direct sous les yeux des caméras du monde entier. « Samedi, dans l’après-midi, il y a eu des moments de grande tension , notamment autour de l’Etoile, mais ils se sont moins vus », admet cette source.

    Jusque-là, le maintien de l’ordre parisien « habituel » privilégiait l’absence de contact avec la foule [ heu oui, toujours très variable ce principe, ndc] . « Pour ce genre de manifestation, la mobilité était souhaitable depuis longtemps, il y aura un avant et un après samedi 8 décembre », se réjouit un commissaire parisien, saluant pour sa part l’efficacité du dernier dispositif. « On nous rétorque depuis des années que le contact risque d’augmenter le nombre de blessés, cela n’a pas été le cas », ajoute-t-il. Le bilan de samedi est de 264 blessés dont 39 fonctionnaires. Un manifestant a eu une main arrachée à cause d’une grenade, une femme a perdu un œil sur les Champs-Elysées, vraisemblablement à cause d’un tir de flash-ball. Dès vendredi, après des premiers incidents liés à des #flash-ball lors de manifestations lycéennes, 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont appelé à cesser immédiatement l’usage de ces armes.

    4 - Une mobilisation en hausse. Autre constat, malgré les appels incitant à ne pas manifester à Paris, la mobilisation des gilets jaunes a grossi d’une semaine sur l’autre. Le message envoyé par l’Elysée, selon lequel certains « venaient pour tuer » [ et que on va légitimement se défendre avec nos joujoux ; menaces de mort contre les manifestants, ndc] , n’est pas parvenu à inverser la tendance. Aucune arme n’a pourtant été saisie lors des contrôles de police. « La dramatisation n’a pas empêché le monde, de l’ordre de 10.000 personnes » [ quelle rigolade, encore une fois : qui informe les journalistes ? ndc] , admet un fonctionnaire. Ce 8 décembre, les #gilets_jaunes étaient visibles par grappes de Bastille à l’Etoile en passant par République et les grands Boulevards, quand le week-end précédent, ils n’étaient concentrés que sur l’Etoile. « Raison de plus pour se féliciter de notre dispositif », glisse un syndicaliste qui espère, sans trop y croire, « que la tension va désormais retomber ». « Si ce samedi, on avait fait comme le week-end d’avant, on aurait eu une nouvelle journée de chaos, dit-il. Mais je ne sais pas combien de samedis consécutifs on tient encore comme cela ». Face aux 136.000 gilets jaunes recensés dans toute la France, ce 8 décembre, le ministère de l’Intérieur avait déployé 89.000 policiers. Sans parler des effectifs d’agents municipaux pour ranger et réinstaller le mobilier urbain, et des efforts des commerçants pour barricader et débarricader leurs vitrines.

    5 - Un déséquilibre Paris-Province. Autre constat, la province trinque. Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux notamment ont été le théâtre d’affrontements d’une rare violence. « Sur 150 unités, 50 étaient à Paris et cent en province », indique une source au ministère de l’Intérieur. Un tiers, deux tiers… Officiellement, pas question d’avouer que certaines zones avaient été dégarnies faute de troupes. Ce lundi matin, en déplacement à Bordeaux, Laurent Nuñez a estimé que les effectifs (4 unités) y avaient été suffisants. Une affirmation qui fait sourire certains syndicalistes. « Le ministre ne peut pas le dire, mais certains secteurs étaient très dégarnis. Samedi, on était à notre maximum. On ne peut pas plus… Au delà, c’est l’armée qu’il faut appeler », dit un policier. C’est d’ailleurs le paradoxe de ce mouvement. Etant durable, disséminé sur tout le territoire et violent, il met les forces de l’ordre au bord de la rupture. Samedi prochain, en cas d’acte V, Paris sera-t-il délaissé de certaines unités au profit de villes de province ? La décision politique, au ministère de l’Intérieur, ne sera pas facile à prendre.

    6 - Des pillages du soir en hausse. Le dernier constat concerne ce que certains policiers appellent la troisième mi-temps des manifestations de gilets jaunes : les #pillages. Samedi soir à Paris, ils ont été « deux fois plus nombreux encore que ceux du 1er décembre », selon un policier de terrain. « Ce sont des petits groupes, pour la plupart de #jeunes_de_banlieue, qui attendent la fin de la journée et la tombée de la nuit pour cibler des boutiques et se servir », se désole-t-il. De fait, les 90 mineurs arrêtés samedi à Paris l’ont tous été en flagrant délit de pillage, ainsi que bon nombre de « jeunes majeurs ». « Un gérant de bijouterie a tiré au flash-ball… Si ces pillages continuent, cela peut dégénérer », prévient ce policier, qui craint un « sérieux risque de bavure » de ce coté-là. « De toute façon, maintenant, on marche sur le bord d’un volcan », conclut-il. Jusqu’à quand ?

    Le message émis le 1er décembre à Paris, au Puy en Velay et ailleurs a été entendu et repris le 8 décembre dans de nombreuses grandes villes et villes moyennes. Ce que l’action de la police a parfois favorisé, comme dans le cas de ces bordelais qui avaient payé leur billet de train mais ont été empêchés de « monter à Paris » par la police.

    Avec sa tête de bon élève ce soir (la pitoyable scène de contrition est la seule que j’ai vue), et sa fausse hausse du SMIC, nul doute que nombreux seront ceux pour qui Jupiter fait à minima office de tête à claque.

    https://seenthis.net/messages/742940 via colporteur


  • Notre-Dame-des-Landes : la gendarmerie se prépare à une opération d’ampleur (soit environ 2 500 militaires, pendant deux à trois semaines au moins)
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/01/12/notre-dame-des-landes-la-gendarmerie-se-prepare-a-une-operation-d-ampleur_52

    Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés (...)

    A la veille d’une décision du gouvernement sur l’avenir du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes – et de la possible évacuation de la zone –, la gendarmerie nationale se prépare à l’une des opérations de maintien de l’ordre les plus délicates de son histoire sur le sol métropolitain.

    Les difficultés qu’anticipent les militaires relèvent de plusieurs facteurs. D’ordre tactique, elles tiennent notamment à la configuration de la ZAD (« zone à défendre »). Ses occupants sont disséminés sur un espace rural étendu et accidenté, fait de champs, de bosquets, de bois et de sentiers boueux, et en partie aménagé. Les forces de l’ordre ne peuvent donc pas jouer sur un effet de surprise et sont contraintes à une progression lente – accentuée par la lourdeur de leurs équipements – et, par conséquent, plus exposée.

    « Les opérations de maintien de l’ordre en milieu rural sont complexes parce que, à la différence d’un environnement urbain très encagé, l’adversaire est mobile, dispersé et il peut avoir préparé le terrain », ajoute le général à la retraite Bertrand Cavallier, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne). L’évacuation de la zone devrait se faire par une progression à pied, mais la gendarmerie n’exclut pas de mobiliser ses véhicules blindés – d’ordinaire employés pour des opérations de maintien de l’ordre outre-mer –, et de solliciter des moyens du génie de l’armée de terre pour détruire des obstacles tels que des barricades, déloger des opposants de leurs cabanes perchées ou rétablir la viabilité de certains axes. (...)

    Le journal officiel de tous les pouvoirs cultive un simulacre de pluralisme, donc un point de vue de Bruno Retailleau : « Le président doit faire évacuer la ZAD et construire l’aéroport » et un point de vue "de gauche"

    Hugo Melchior : « Les zadistes ne quitteront jamais spontanément Notre-Dame-des-Landes »
    Dans une tribune au « Monde », le doctorant en histoire à l’université de Rennes-II rappelle que quelle que soit la décision du gouvernement, les zadistes n’évacueront pas les lieux car ils ont un « monde » à défendre, une « utopie réelle » à sauvegarder.

    Tribune. Après la victoire du « oui » lors de la consultation du 26 juin 2016 en Loire-Atlantique, le gouvernement socialiste semblait ne plus vouloir perdre de temps. La date de la nouvelle tentative d’évacuation de la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes fut annoncée pour l’automne 2016. Pourtant, l’horizon des zadistes demeura dégagé.

    Puis Emmanuel Macron succéda à François Hollande, charge à lui de régler le sort du projet aéroportuaire et par là même de la ZAD, cette zone libérée censée apporter la démonstration qu’il serait possible de fuir le système capitaliste et le salariat, et cela en travaillant au façonnement de nouvelles alternatives émancipatrices, sans attendre un changement antisystémique par le haut.
    Plutôt que de déclencher immédiatement la foudre, le « président jupitérien » nomma trois médiateurs, le 1er juin, pour « regarder une dernière fois les choses » et l’aider à prendre une décision définitive. Le 13 décembre, ces derniers remirent leur rapport dans lequel il apparaît que c’est bien l’abandon du projet de construction du nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui est inscrit à l’ordre du jour. Si la roue de l’histoire devait tourner en faveur des opposants, ces derniers, après un demi-siècle d’agir ensemble contre un projet jugé « néfaste » et « inutile », ne pourraient que se réjouir de voir les décideurs accéder à leur revendication unifiante.

    Un lieu d’aimantation politique
    Mais déjà on s’aperçoit que c’est une autre question qui polarise l’attention : que faire de ceux qui occupent « illégalement » ces centaines d’hectares, certains depuis le milieu des années 2000 ? Dans ses dernières déclarations, l’exécutif a exprimé sa volonté de dissocier le dossier de l’aéroport de la question épineuse des zadistes. En effet, ces derniers auront vocation à quitter les lieux, quelle que soit l’option retenue par le gouvernement. Dans ces conditions, un renoncement au projet d’aéroport ne saurait signifier le maintien du statu quo en ce qui les concerne. Aussi, tel un Pierre Messmer ne cachant plus, en octobre 1973, son exaspération devant la combativité têtue des ouvriers de l’entreprise Lip, Edouard Philippe a fait comprendre que « la ZAD, c’est fini ! ».

    LES OBSTINÉS DE LA ZAD ONT EU LE TEMPS DE « CONSTRUIRE UNE AUTRE RÉALITÉ » DÉLIVRÉE DE LA DÉMESURE D’UNE SOCIÉTÉ CAPITALISTE AUTOPHAGE

    Toutefois, il est quelque chose d’acquis : les centaines d’opposants ne quitteront jamais spontanément les lieux qu’ils occupent, même si l’abandon du projet devait être entériné. En effet, ils ont un « monde » à défendre, une « utopie réelle » à sauvegarder, pour reprendre le titre de l’ouvrage du sociologue Erik Olin Wright. Depuis l’automne 2012 et l’échec mémorable de l’opération « César » [la tentative par les forces de l’ordre de déloger les zadistes], les obstinés de la ZAD ont eu le temps de « construire une autre réalité » délivrée de la démesure d’une société capitaliste autophage, et cela au travers de l’existence de ces 70 lieux de vie habités et ces 260 hectares de terres cultivées arrachées à la multinationale Vinci, mais aussi de ce moulin, cette épicerie-boulangerie-fromagerie, cette bibliothèque.

    Derrière la lutte contre le projet d’aéroport, ce qui se joue aujourd’hui, et qui fait que la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est devenue un lieu d’aimantation politique et l’expression exemplaire de la nécessité de faire bifurquer l’humanité pour l’amener à prendre une autre voie, c’est l’affrontement entre différentes conceptions antagonistes du monde.

    Défense de ce précieux bien commun
    Aussi, en cas de nouvelle offensive sécuritaire d’envergure contre la ZAD, aux habituels slogans « Vinci dégage, résistance et sabotage ! » succéderont, peut-être, des « Etat casse-toi, cette terre n’est pas à toi ! » afin d’exprimer non seulement le droit de vivre du fruit de la terre partagée mise en valeur en harmonie avec la nature, mais également le droit à l’auto-gouvernement pour ceux qui la travaillent et l’habitent. Face à une entreprise de « pacification » de la zone, les zadistes, toujours soutenus par un large spectre du champ politique à gauche, et par plus de 200 comités de soutien, forts de leur alliance nouée avec les opposants historiques à l’aéroport, notamment les paysans locaux, défendront légalement l’intégrité de ce précieux bien commun.

    L’opération de police sera ressentie comme une violation de la souveraineté territoriale revendiquée de fait, sinon de droit, par ces habitants de la ZAD. Dès lors, les formes de contestation politique auxquelles recourront les zadistes seront susceptibles d’apparaître comme porteuses d’une légitimité réelle aux yeux d’une partie significative de la population. En effet, elles seront perçues comme des modes d’action essentiellement défensifs et réactifs de femmes et d’hommes défendant leur droit commun à la terre, et de facto leur droit à l’existence, face à l’action prédatrice de l’Etat expropriateur.

    Rentre la situation politiquement intenable
    Dans le cadre d’un rapport de force a priori asymétrique, avec des unités coercitives étatiques, qui seront immédiatement assimilées à des « forces d’occupation », l’enjeu pour les militants zadistes sera, comme en 2012, de rendre la situation politiquement intenable pour le pouvoir d’Etat, jusqu’à l’obliger à négocier les conditions de sa défaite en consentant à la pérennisation de la ZAD par la conclusion « d’une paix ». Celle-ci pourrait s’inspirer du modèle du quartier autogéré de Christiania à Copenhague, où les habitants ont signé un accord de « paix » avec l’Etat danois en juin 2011, après près de quarante années passées dans l’illégalité.

    Protégés derrière leurs lignes de défense, ceux formant cette « communauté ouverte » n’ont nullement l’intention de se rendre à la préfecture pour déposer leur préavis de départ. Ainsi continueront-ils à vivre autrement, prêts à réagir dans la légalité si, au nom de la restauration de « l’Etat de droit », Emmanuel Macron, postulant qu’il aura le vent de l’opinion publique dans le dos, se décide à trancher le nœud gordien de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

    Notre-Dame-des-Landes. « Il faudra du temps » avant d’évacuer dit la préfète
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/notre-dame-des-landes-il-faudra-du-temps-avant-d-evacuer-5494384

    Nicole Klein, aussi, attend la décision sur Notre-Dame-des-Landes. La préfète laisse entendre que l’évacuation ne serait pas « totale » en cas d’abandon. Ni forcément immédiate.

    [L’annulation du projet parait toujours plus plausible, et pour économiser un dédit pharaonique,ndc] Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement envisage de demander l’annulation du contrat avec #Vinci en raison d’une "clause bizarre"
    https://www.francetvinfo.fr/politique/notre-dame-des-landes/info-franceinfo-notre-dame-des-landes-le-gouvernement-envisage-de-deman

    #Zad #tactique #gendarmerie

    https://seenthis.net/messages/659289 via colporteur


  • Les juges délivrent un non-lieu : l’affaire #Rémi_Fraisse est enterrée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090118/les-juges-delivrent-un-non-lieu-l-affaire-remi-fraisse-est-enterree

    Rémi Fraisse © DR Les juges d’instruction de #Toulouse ont rendu une ordonnance de non-lieu pour clore le dossier de la mort de Rémi Fraisse à #Sivens, après que toutes les demandes de sa famille ont été rejetées. Un enterrement judiciaire qui suit les réquisitions du parquet. Mediapart publie le document.

    #France #Barrage #Bernard_Cazeneuve #gendarmerie #grenades #Justice #violences_policières


  • Oise : 200 chasseurs assermentés vont épauler les forces de l’ordre - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-200-chasseurs-assermentes-vont-epauler-les-forces-de-l-ordre-07-01-2

    « Nous serons un peu les RG des campagnes ». Dès la fin du mois, 200 chasseurs assermentés par la gendarmerie pourront patrouiller dans les bois pour prêter main-forte aux forces de l’ordre dans l’Oise.

    #milice #gendarmerie

    https://seenthis.net/messages/657743 via colporteur


  • Une contre-expertise relance l’affaire Adama Traoré
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060717/une-contre-expertise-relance-laffaire-adama-traore

    Une nouvelle contre-expertise apporte un éclairage différent pour comprendre un peu mieux les causes médicales du décès d’Adama Traoré, il y a presque un an. Dans leurs conclusions, les deux médecins confirment une mort due à un syndrome asphyxique et l’absence d’infection. D’autres hypothèses médicales restent à explorer.

    #France #Adama_Traoré #Assa_Traoré #Beaumont-sur-Oise #gendarmerie #Persan #Yves_Jannier


  • Adama Traoré : une contre-expertise relance l’affaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060717/adama-traore-une-contre-expertise-relance-laffaire

    Une nouvelle contre-expertise apporte un éclairage différent pour comprendre un peu mieux les causes médicales du décès d’Adama Traoré, il y a presque un an. Dans leurs conclusions, les deux médecins confirment une mort due à un syndrome asphyxique et l’absence d’infection, contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps. D’autres hypothèses médicales restent à explorer.

    #France #Adama_Traoré #Assa_Traoré #Beaumont-sur-Oise #gendarmerie #Persan #Yves_Jannier


  • Le parquet requiert un non-lieu : l’affaire #Rémi_Fraisse étouffée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230617/le-parquet-requiert-un-non-lieu-l-affaire-remi-fraisse-etouffee

    Le procureur de Toulouse requiert un non-lieu pour clore le dossier de la mort de Rémi Fraisse à #Sivens, après que toutes les demandes de sa famille auprès de la #Justice ont été rejetées.

    #France #Barrage #Bernard_Cazeneuve #gendarmerie #grenades #violences_policières


  • Informée, la police n’a rien fait
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120317/informee-la-police-n-rien-fait

    Un nouvel indicateur lillois a expliqué avoir été « infiltré dans un groupe d’extrémistes » qui revendait des armes remilitarisées « aux islamistes », un an avant les #attentats. Un commissaire divisionnaire, responsable du Centre de coordination policière et douanière (CCPD) de Tournai, affirme avoir communiqué ces informations à l’un des patrons de la PJ lilloise, « sans savoir qu’il s’agissait de #terrorisme ».

    #France #Amedy_Coulibaly #Claude_Hermant #gendarmerie #trafic_d'armes


  • Les gendarmes mis en cause par leur « infiltré »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120317/les-gendarmes-mis-en-cause-par-leur-infiltre

    En évoquant devant les juges un incident survenu lors d’une livraison d’armes, un proche d’Amedy Coulibaly, Willy Prévot, a récemment relancé l’hypothèse d’un loupé de la #gendarmerie dans les #attentats de janvier 2015. Des notes déclassifiées, obtenues par Mediapart, confirment qu’un indicateur, #Claude_Hermant, actuellement écroué, avait livré des informations sur le réseau ayant alimenté les terroristes.

    #France #Amedy_Coulibaly #trafic_d'armes


  • Le gendarme et les darquenettes
    https://reflets.info/le-gendarme-et-les-darquenettes

    On raconte que, dissimulée dans les profondeurs abyssales d’Internet, se trouverait une légendaire cité, un lieu hors l’Espace et le Temps et donc accessible uniquement aux pratiquants de la magie noire heureux possesseurs d’un ordinateur […]

    #On_s'en_fout #Technos #Darknet #deep_web #Freenet #Gendarmerie #I2P #Internet #Tor

    https://seenthis.net/messages/567761 via Reflets [RSS]



  • Une nouvelle plainte relance l’affaire Rémi #Fraisse
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180117/une-nouvelle-plainte-relance-l-affaire-remi-fraisse

    Rémi Fraisse. © (dr) Une plainte pour « faux témoignages » visant des #Gendarmes_mobiles vient d’être déposée par la famille de #Rémi_Fraisse. Aucune mise en examen n’a été prononcée après la mort du jeune homme en 2014 à #Sivens, et l’enquête s’achève. Un gendarme vient en revanche d’être poursuivi pour « violences volontaires » après avoir blessé une jeune fille avec une #grenade sur le même site.

    #France #Alimi #Barrage #gendarmerie #grenade_offensive #Justice #maintien_de_l'ordre #manifestations #Tarn #Testet #violences_policières


  • Mort de #Rémi_Fraisse : un rapport pointe la responsabilité du préfet
    https://www.mediapart.fr/journal/france/011216/mort-de-remi-fraisse-un-rapport-pointe-la-responsabilite-du-prefet

    Le Défenseur des droits, dans un rapport sur l’affaire Rémi Fraisse que Mediapart met en ligne intégralement, estime que les instructions données aux gendarmes par le préfet du #Tarn voilà deux ans n’étaient pas claires.

    #France #Cazeneuve #gendarmerie #grenades #maintien_de_l'ordre #Sivens #violences_policières


  • MediaPorte : « Justice pour Adama, tatata »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/141116/mediaporte-justice-pour-adama-tatata

    Vidéo accessible dans l’article. © Mediapart Cette semaine, #Didier_Porte salue les forces de #Police « qui font un travail formidable et prennent des risques considérables pour assurer la sécurité de nos concitoyens au quotidien avec un sens du sacrifice qui n’a d’égal que leur dévouement ».

    #France #13-Novembre #Adama_Traoré #gendarmerie #victimes


  • L’affaire Adama Traoré devient un scandale judiciaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220916/l-affaire-adama-traore-devient-un-scandale-judiciaire

    Adama Traoré. © DR Deux mois après le décès d’Adama Traoré, cet homme noir de 24 ans mort après son interpellation par les gendarmes, le procureur de Pontoise est fortement mis en cause pour sa gestion du dossier. #Yves_Jannier n’a eu de cesse de communiquer des éléments faux ou tronqués. Le magistrat doit quitter prochainement son poste… mais il est muté en raison de problèmes de management.

    #France #Adama_Traoré #Beaumont-sur-Oise #gendarmerie


  • Les logiciels de #Police prédictive « aggravent la discrimination »
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/09/13/les-logiciels-police-predictive-aggravent-discrimination-265145

    Depuis plusieurs années, on parle beaucoup (avec référence obligée à la prédiction des crimes du film « Minority Report » et de son inspirateur, l’écrivain de science-fiction Philip K. Dick) des logiciels dits de « police prédictive », qui déterminent les endroits où crimes et délits sont le plus susceptibles de se produire. Pour ce faire, rapporte Mediapart (article payant), « PredPol, la société californienne leader du marché, s’est inspirée d’un #algorithme de prédiction des répliques de tremblements de terre créé par le sismologue David Marsan. Mais selon les...

    #Etats-Unis #discriminations #RACISME #gendarmerie


  • Avant Adama Traoré, ces étranges malaises entre les mains de la #Police
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110816/avant-adama-traore-ces-etranges-malaises-entre-les-mains-de-la-police

    Après deux autopsies, beaucoup de silences, d’incohérences et de versions contradictoires, on ne connaît pas encore les causes et les conditions de la mort du jeune homme interpellé par la #gendarmerie dans le Val-d’Oise. Mais son cas en rappelle beaucoup d’autres, depuis cinquante ans.

    #France #Adama_Traoré #garde_à_vue #violences_policières


  • Mort d’Adama Traoré : des éléments cruciaux ont disparu du dossier
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030816/mort-d-adama-traore-des-elements-cruciaux-ont-disparu-du-dossier

    Selon nos informations, plusieurs pièces essentielles manquent au dossier concernant le décès d’Adama Traoré, mort à 24 ans fin juillet, après son interpellation par les gendarmes de #Persan (Val-d’Oise). Le rapport d’intervention détaillé du Samu et des pompiers n’a pas été communiqué à la juge d’instruction. La famille réfléchit à porter plainte pour « dissimulation de preuves ».

    #France #Adama_Traoré #asphyxie #Beaumont-sur-Oise #gendarmerie


  • A #Beaumont-sur-Oise, une marche blanche pour #Adama Traoré
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230716/beaumont-sur-oise-une-marche-blanche-pour-adama-traore

    La famille d’Adama Traoré Entre 1 500 et 5 000 personnes ont participé, vendredi 22 juillet, à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), à une marche blanche pour rendre hommage à Adama Traoré, 24 ans, décédé lors de son arrestation par des gendarmes, mardi 19 juillet. La famille et ses soutiens réclament « la vérité et la justice » sur les circonstances encore floues de la mort du jeune homme.

    #France #gendarmerie #marché #Police


  • « Pas de traces de violence significatives » sur le corps d’Adama Traoré, selon le procureur
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210716/pas-de-traces-de-violence-significatives-sur-le-corps-dadama-traore-selon-

    Selon les premières conclusions de l’autopsie du corps d’Adama Traoré, décédé le 19 juillet après avoir été interpellé par des gendarmes, le médecin n’a pas relevé « de traces de violence significatives ». La famille, de son côté, est convaincue que le jeune a été battu.

    #France #Amada #Beaumont-sur-Oise #gendarmerie #Persan


  • Il fume un joint sur #Periscope et pas de chance, un gendarme le reconnaît
    http://api.rue89.nouvelobs.com/2016/07/21/fume-joint-periscope-chance-gendarme-reconnait-264730

    Un Corrézien de 24 ans, qui se filmait en train de fumer un joint et diffusait la vidéo en direct via l’application Periscope, a été repéré et reconnu par un gendarme. Pas de chance, retrace France bleu, « le patron de la brigade de #gendarmerie d’Objat est en ligne pour voir s’il se passe éventuellement quelque chose dans son secteur. Et justement, le fumeur de joint ne lui est pas inconnu. » Le Corrézien – qui a déjà été condamné à un mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve, et obligation de soins pour usage de stupéfiants – devra retourner devant le tribunal pour...

    #cannabis


  • Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070516/quatre-services-de-securite-connaissaient-les-fournisseurs-d-armes-de-coul

    Un nouveau trafiquant présumé, Antoine Denevi, a été interpellé le 13 avril à Malaga où il se cachait après avoir dénoncé son réseau en juin 2014. Huit mois avant l’attaque de l’HyperCacher de Vincennes, la PJ lilloise et la DCRI suivaient donc la filière de remilitarisation d’armes slovaques utilisées par #Amedy_Coulibaly. Tandis que l’ancien militaire #Claude_Hermant informait de son côté la #gendarmerie et les douanes.

    #France #Police #trafic_d'armes


  • La guerre #Police-gendarmerie s’est aggravée depuis les attentats
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080216/la-guerre-police-gendarmerie-sest-aggravee-depuis-les-attentats

    Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, et Denis #Favier, le directeur général de la #gendarmerie nationale. © Reuters Les attentats de janvier et novembre 2015 ont exacerbé les rivalités au sein des forces de l’ordre. D’abord querelle entre groupes d’intervention, le conflit déborde et se propage à l’ensemble des deux corps.

    #France #BRI #Cazeneuve #GIGN #raid #sécurité #terrorisme