#geographes

  • « #Gilets_jaunes » : une #enquête pionnière sur la « révolte des revenus modestes »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/11/gilets-jaunes-une-enquete-pionniere-sur-la-revolte-des-revenus-modestes_5395

    Une équipe de 70 #universitaires mobilisée
    Collectif d’universitaires, nous avons lancé, dès la fin du mois de novembre, une enquête de terrain pour comprendre le mouvement des « gilets jaunes ». Nous sommes allés les rencontrer dans différentes régions de France, dans les manifestations et sur les ronds-points. Nous livrons ici les premiers résultats sur les profils et les motivations qui apparaissent derrière les « gilets jaunes ».

    Le 21 octobre, Priscillia Ludosky crée une pétition en ligne « Pour une baisse des prix du carburant à la pompe ! ». Rapidement et massivement diffusée sur les réseaux sociaux, relayée par les médias, la pétition atteint 200 000 signataires en quelques jours, et plus de 1 million aujourd’hui.

    Une journée d’action est prévue le 17 novembre, avec pour mots d’ordre la baisse des taxes et du prix des carburants. Cette mobilisation est préparée de manière décentralisée et autonome par des groupes locaux et nationaux, qui s’organisent notamment sur la plate-forme Facebook. Le 17 novembre, ce sont plus de 280 000 personnes, vêtues d’un gilet jaune, qui participent à cette mobilisation dans la France entière, principalement à travers des actions de blocage des routes, au niveau des ronds-points ou péages. A Paris, une manifestation a lieu sur les Champs-Elysées et certains manifestants tentent de se rendre au palais de l’Elysée, avant d’être bloqués par la police. Dans les jours qui suivent cette journée de mobilisation, les blocages continuent et d’autres journées de manifestations sont lancées pour les samedis suivants.

    Au lendemain du 17 novembre, des chercheuses du Centre Emile-Durkheim (Bordeaux) lancent un appel à participation auprès de la communauté des chercheurs et chercheuses en science politique pour comprendre le mouvement. Le collectif compte aujourd’hui près de 70 personnes, qui sont des enseignants-chercheurs, des chercheurs au #CNRS et à l’#INRA, des docteurs sans poste, des étudiantes et étudiants. #Sociologues, #politistes et #géographes travaillent ensemble sur la base du volontariat.

    L’ampleur du mouvement et la rapidité avec laquelle il s’est constitué, en dehors des organisations syndicales et des partis, tout comme ses modes d’action et ses mots d’ordre interpellent. Qui sont les « gilets jaunes » ? Que souhaitent-ils ? Assiste-t-on à un renouvellement profond des modalités de la protestation et de la politique ? Faut-il y voir un retour de formes traditionnelles de révoltes populaires ? Comment un tel mouvement est-il susceptible d’évoluer dans le temps et comment comprendre sa portée ?

    166 #questionnaires analysés
    L’objectif de l’enquête « gilets jaunes » est de récolter des données pour saisir sociologiquement ce mouvement. Il s’agit de comprendre sa complexité, sa composition et son évolution, de recueillir les revendications de ses participants et participantes et de mesurer la variété de ses modalités d’organisation et de mobilisation. Des groupes de travail se sont mis en place à partir de différentes méthodes : observation sur le terrain, analyse lexicométrique des réseaux sociaux, questionnaires, entretiens, cartographie. Parallèlement à ce questionnaire, une équipe de géographes mène une enquête complémentaire en Normandie. Les données sont toujours en cours de décryptage. Les premiers résultats présentés ici sont basés spécifiquement sur l’analyse des questionnaires administrés dans les manifestations, sur les ronds-points et aux péages.

    https://seenthis.net/messages/743069 via ant1



  • Cartographier les émotions
    http://cdg.revues.org/687

    Philippe #Rekacewicz est géographe, cartographe et journaliste. Il a été un Collaborateur permanent du Monde diplomatique de 1988 à 2014 et chef de projetau PNUE (Programme des Nations unies pour l’Environnement) de 1996 à 2008. Il co-anime aujourd’hui – avec Philippe Rivière– le site Visionscarto1. C’est l’un des principaux défenseurs de la géographie et de la cartographiecritique en France. Philippe Rekacewicz revendique et souligne la subjectivité cartographique en livrant de nombreuses esquisses réalisées à la main. Pour lui, « l’esquisse réhabilite la dimension émotionnelle, d’ordinaire absente de la carte imprimée, froide et scientifique ».

    http://cdg.revues.org/docannexe/image/687/img-3-small480.jpg

    Bon tout ça on connait, mais là Bénédicte #Tratnjek permet à Philippe de développer son propos colérique et cartographique.
    Les #géographes ont des #émotions. Les paysages urbains, le monde rural sont ausi traversés par ces émotions. C’est ce que montre une nouvelle livraison des « Carnets de géographes » avec un superbe numéro coordonné par Pauline Guinard et Bénédicte Tratnjek. Le numéro invite par exemple à cartographier les émotions et même à réfléchir à la psychopédagogie.

    https://seenthis.net/messages/554346 via Franz42


  • Les 400 culs - Le #pet est-il mâle ou femelle ? - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2015/11/10/le-pet-est-il-male-ou-femelle

    L’ouvrage a du succès car tout en prétendant exposer scientifiquement la théorie des vents, il dénonce sa propre imposture en dénombrant pas moins de 62 sons de pet différents au fil d’une #taxonomie délirante qui combine « les quatre modes simples du pet, l’aigu, le grave, le réfléchi et le libre » avec une grammaire de règles péteuses, notamment celle de Jean Despautère qui veut « qu’une liquide jointe à une muette dans la même syllabe fait brève ; ce qui signifie que l’effet du pet foireux est très prompt ». L’auteur s’en donne à cœur joie dans l’énumération de pets qu’il traite comme une langue à part, une langue dont les circonvolutions calquées sur celles des #intestins donnent matière, littéralement, aux jeux de mots les plus vaseux. Ainsi l’auteur parle des « pets de #géographes, semblables à des girouettes, tournant à tous les vents. Quelques fois, cependant, ils s’arrêtent du côté du Nord, ce qui les rend perfide ».

    http://seenthis.net/messages/427107 via Agnès Maillard